Actualités | Archives des événements scientifiques

2022

Les Rencontres du XIXe siècle - « Nature »

Les Rencontres du XIXe siècle - « Nature »

Date limite de dépôt : 21 janvier 2022 - Appel à communication

Présentation

Après deux précédentes éditions consacrées aux thèmes « Petites et grandes rencontres du XIXe siècle » et « Populaire », Les Rencontres du XIXe siècle proposent de réunir des jeunes dix-neuviémistes (doctorant.e.s et jeunes docteur.e.s) autour d’un colloque transversal sur le thème de la « Nature ».

Les Rencontres se tiendront les 9 et 10 juin 2022 à Dijon, à l’Université de Bourgogne sous le patronage de la Société d’Histoire de la Révolution de 1848 et avec le soutien du laboratoire LIR3S (UMR CNRS 7366) Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche Sociétés, Sensibilités, Soin. Le logement sera pris en charge ou assuré de façon collaborative par des doctorant.e.s, deux repas seront pris en charge par les organisateurs, mais les frais de déplacement seront à la charge des participant.e.s et/ou de leur laboratoire de rattachement.

Les communications pourront porter sur tout type de contexte local, colonial et/ou national et sont invitées à explorer un ou plusieurs des axes suivants.

 

Axe 1. La nature comme capital : une ressource à exploiter et administrer

· L’industrialisation et les nouveaux usages des ressources naturelles

· La pollution industrielle

· Les représentations hygiénistes de la nature

· La mise en marché de la nature

· Politiques de conservation et patrimonialisation de la nature

 

Axe 2. La nature comme justification : naturalisation(s) et légitimation(s)

· La « nature » comme fondement de légitimation des hiérarchisations et des inégalités de genre, de race et de classe

· Les discours sur l’association entre nature et sauvagerie

· Le statut des « non-humains » et le rapport à l’animalité

· « Droit naturel » et revendication démocratique

 

Axe 3. La nature comme refuge

· L’essor du tourisme dans les espaces dits « naturels »

· La critique de la partition entre nature et culture chez les socialistes, utopistes, anarchistes, transcendentalistes ou naturistes

· Les espaces dits « sauvages » comme lieux d’évasion et de modes vie alternatifs

· La végétation urbaine (parcs, jardins, arbres d’agrément etc.)

· Résister à la marchandisation : la nature comme « commun » démocratique

 

Axe 4. La nature, objet de collections, de savoirs et d’imaginaires

· Le développement et l’institutionnalisation des sciences de la nature

· Le développement des collections d’objets « naturels »

· Usages et traitements littéraires et photographiques de la nature

· La nature dans l’espace domestique urbain (papiers peints, plantes exotiques…)

 

Axe 5. La nature et les arts visuels

· Représenter la nature visible et invisible

· Nature, ruralité et représentation des inégalités sociales

· Le traitement du corps comme symbole

 

Modalités de soumission

Les propositions de communication (en français ou en anglais, de 2000 signes maximum) devront être envoyées à l’adresse rencontres19eme@gmail.com avant le 21 janvier 2022, accompagnées d’un court CV.

 

Comité scientifique et d’organisation

Nicolas Cambon (Université Toulouse Jean-Jaurès)

Eléonore Chanlat-Bernard (EHESS)

Alexandre Frondizi (Université de Neuchâtel)

Arnaud Malaty (Université de Bourgogne)

Cédric Maurin (Sorbonne Université)

Camille Mestdagh (Université de Bourgogne)

Eric Sergent (Université Lumière Lyon 2)

Emma Sutcliffe (Université de Bourgogne)

Benoit Vaillot (Université de Strasbourg et Centre Marc Bloch)  

Les archives ecclésiastiques

Les archives ecclésiastiques

Jeudi 20 janvier 2022 de 9h30 à 17h - Atelier annuel du GEI

Présentation

Depuis cinq ans, le GEI (Groupe d’études ibériques) organise un atelier annuel autour d’un univers archivistique particulier, destiné prioritairement aux masterant.e.s, aux étudiant.e.s d’année préparatoire à la thèse et aux doctorant.e.s. Cette année, cet atelier, coordonné par Antoine Roullet et Antoine Duranton, sera consacré aux archives ecclésiastiques, après des journées consacrées aux archives notariées, financières, judiciaires.

Les archives ecclésiastiques des mondes ibériques sont à la fois abondantes et de nature très diverse. Ce sont des archives privées dont l’accès n’est pas toujours aisé. Elles donnent à voir une perspective proche mais néanmoins différente des institutions royales et seigneuriales, des archives notariées, judiciaires et municipales qui sont l’ordinaire de la recherche. Leur étude dépasse ainsi largement le cadre de l’histoire religieuse, offrant des sources précieuses pour ce qui est de l’histoire sociale et de l’histoire économique des sociétés hispaniques. Impliquées dans de larges pans de la vie quotidienne, les diverses institutions de l’Église, jouaient un rôle central dans la monarchie hispanique, des tribunaux ecclésiastiques au prélèvement de la dîme. Ces archives, réunies dans de très nombreux centres, permettent en outre de varier les échelles d’analyse, du plus local au global, selon que l’on s’intéresse à une petite paroisse américaine ou aux archives de la Compagnie de Jésus à Rome. L’atelier sera essentiellement consacré aux XVIe-XVIIIe siècles, en embrassant la péninsule et l’Amérique coloniale.

Comme lors des années précédentes, il s’agit de proposer un atelier pratique, à destination des jeunes chercheur.e.s, présentant les diverses institutions et échelons ecclésiastiques, ainsi que les ressources documentaires et archivistiques qui permettent leur étude, notamment celles accessibles en ligne, sans pouvoir bien sûr être exhaustif. Les connaissances transmises lors de cette Journée seront directement utilisables pour les recherches des étudiant.e.s de master et de doctorat, puisque l’enjeu est de fournir des listes de fonds, des glossaires, des fascicules de documents types qu’ils pourront exploiter et qui seront mis en ligne, à leur disposition. Le format reprend celui des années précédentes : une journée de formation présentant des fonds d’archives et des études de cas, animés par des collègues spécialistes, en privilégiant des archives parfois techniques que les étudiant.e.s ont tendance à laisser de côté. 

Pour se connecter : https://webinaire.ehess.fr/b/rou-sdt-q3v

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle A4_47)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Banlieues : figurations de l’espace populaire ? Les périphéries urbaines dans les représentations culturelles (XIXe–XXIe siècle)

Banlieues : figurations de l’espace populaire ? Les périphéries urbaines dans les représentations culturelles (XIXe–XXIe siècle)

Date limite de dépôt : 15 janvier 2022 - Appel à session

Argumentaire

Tout travail sur la « banlieue » se heurte à des difficultés de définition tant le terme recouvre des notions aussi bien juridiques, géographiques, sociologiques et culturelles que symboliques. Si ce mot qualifie les espaces qui se trouvent dans les alentours et sous la dépendance d’une grande ville, son découpage spatial n’est ni continu ni homogène dans le temps. Il est pourtant possible d’aborder la banlieue en étudiant les imaginaires culturels et sociaux (Castoriadis) projetés sur elle.
Au début du XIXe siècle, la littérature participe à la construction d’une, ou plutôt des identités de la banlieue comme espace dédié aux pratiques de plusieurs strates de la société. Nous voulons nous intéresser en particulier à la représentation des classes populaires en banlieue, source d’une vaste production littéraire aux XIXe et XXe siècles, puis cinématographique au XXe et XXIe siècles, qui imprègne les mentalités et s’inscrit dans le patrimoine culturel de certaines communes.
D’abord, la littérature façonne des images de banlieue verte – celle des champs, des bois et des bords de l’eau –, en s’emparant de pratiques récréatives des classes populaires parisiennes (de Kock, Maupassant, les frères Goncourt, Zola, Daudet). A la fin du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle, d’autres couleurs banlieusardes apparaissent en littérature. Teinté de noir, de gris, de marron ou de rouge (Fourcaut) cet espace se met à incarner la marginalité, la précarité, la menace ou le crime (Céline, Marmouset, Queneau, Bove, Simenon). En France, la littérature policière – plus particulièrement le roman noir puis le mouvement du « néo-polar » – est la première à documenter la réalité sociale des grands ensembles de la banlieue parisienne dans le domaine de la fiction littéraire. La banlieue cristallise ainsi plusieurs facettes du « peuple » auxquelles nous voulons nous confronter.
La littérature n’étant pas isolée dans sa production d’imaginaires banlieusards, il est possible d’élargir les interventions à d’autres corpus culturels comme le cinéma, la photographie ou la chanson/le rap. Afin de peindre un vaste panorama, cette section se propose de se focaliser sur des œuvres issues de l’espace francophone depuis le XIXe siècle jusque dans l’époque contemporaine.
Pendant le colloque, pour cette session organisée par Constance Barbaresco (EHESS-CRH, Paris), Sybila Guéneau (EHESS, CRAL, Paris), Matthias Kern (Technische Universität Dresden), nous poursuivrons les principaux axes de recherche suivants :

  • L’imaginaire social de la banlieue : histoire de la construction culturelle d’images de la banlieue, par des comparaisons médiales
  • Mise en récit des pratiques populaires : analyses des relations entre les espaces péri-urbains et le populaire dans la narration et dans l’écriture
  • Criminalisation, marginalisation et menaces : sur les stratégies de la mobilisation émotionnelle (peur, sidération) de l’espace péri-urbain dans les médias.
  • Fiction et référentialité : questions des relations entre l’univers fictionnel et la réalité sociale et spatiale de la banlieue
  • Esthétique et politique : sur les conséquences politiques d’une mise en récit de la périphérie urbaine

En savoir plus, voir les bibliographies

 

Calendrier et modalités de soumission

Les résumés n’excèdent pas 500 mots (sans bibliographie). La soumission des résumés se fait à l’aide du formulaire téléchargeable sur le site web du Congrès, en langue française ou allemande, à envoyer jusqu’au 15 janvier 2022 (date limite) à l’adresse suivante : matthias.kern@tu-dresden.de
Les notifications d’acceptation seront envoyées avant le 28 février 2022.

Histoire & Mesure : Enjeux épistémologiques et perspectives analytiques dans une perspective transpériode

Histoire & Mesure : Enjeux épistémologiques et perspectives analytiques dans une perspective transpériode

Mercredi 23 février de 9h30 à 17h30 - Journée d'études

Présentation

Cette journée d’études, organisée par Alessandro Stanziani (ESOPP-GRHEN), est consacrée aux relations entre la mesure et l’histoire. L’histoire de la mesure et des statistiques propose une réflexion sur le contenu et la pertinence des données, sur les conditions de leur élaboration, sur leur inscription dans des catégories qui ont elles-mêmes une histoire. La mesure de l’histoire propose la présentation d’outils de traitement statistique de l’information et d’usages du chiffre pour mesurer des phénomènes historiques de tous ordres (du climat à l’histoire culturelle en passant par l’histoire sociale, économique, politique…).

Depuis 1986, Histoire & Mesure place l’histoire et la mesure au centre de ses problématiques, sans opposer regards critiques sur la mesure et usage de méthodes statistiques ou séparer méthodologie et histoire. C’est par une réflexion conjointe sur les sources et les méthodes, leurs apports et leurs limites, ainsi que sur l’histoire de nos outils statistiques que la revue se propose de contribuer à l’avancée des recherches historiques.

Cependant, depuis sa fondation, les réflexions historiographiques et épistémologiques sur la mesure ont évolué. Tout d’abord, le cultural turn a avancé des critiques radicales vis-à-vis des méthodes d’objectivisation du monde, aussi bien qualitatives (le positivisme archivistique) que quantitatives. Des tentatives de synthèse ont été avancées. Certaines ont essayé de concilier histoire sociale et histoire intellectuelle, d’autres ont encouragé le dépassement de la posture déconstructiviste en cherchant à aboutir à une reconstitution des morphologies historiques sans tomber pour autant dans le positivisme.

Ces orientations se sont ultérieurement compliquées avec la diffusion d’études sur la mesure portant sur les ainsi dites aires culturelles. L’histoire de la mesure et la mesure de l’histoire en Chine, en Inde, en Afrique, dans le monde ottoman-musulman, en Amérique latine ou en Russie ont soulevé le problème de savoir si les « spécificités » de chaque aire pouvaient se concilier avec une circulation des savoirs et une posture méthodologique « universaliste » ou bien si la mesure aussi, comme celle plus générale des savoirs, exprimerait plutôt des « modernités multiples ».

Cette journée se propose de faire le point sur les tensions épistémologiques entre histoire et mesure en prenant en considération ces orientations récentes, mais sans oublier pour autant les réflexions menées depuis plusieurs décennies dans ce domaine.

 

Programme

MATINÉE (9 h 30-12 h 30)

  • Morgane Labbé (EHESS), « De la commensurabilité : retour sur deux propositions »
  • Andrea Bréard (Friedrich-Alexander Universität Erlangen-Nürnberg), « Histoire et mesure en Chine »
  • Joel Felix (Université de Reading), « Évolutions chronologiques et de la comparaison entre espaces géographiques et expériences historiques »
  • Éric Geerkens (Université de Liège), « Contribution de la quantification à l’administration de la preuve en histoire : illustrations tirées d’Histoire & Mesure »

APRÈS-MIDI (14 h-17 h 30)

  • Jean-Philippe Genet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Stéphane Lamassé (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Incertitude et ensembles sécants. Les chanoines magistri et l’université médiévale »
  • Frédéric Vesentini (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique), « Des usages de la statistique publique »
  • Olivier Martin (Université de Paris), « “On ne connait bien que ce qu’on mesure” : réflexions et observations sur la place de la rhétorique savante dans l’histoire de la quantification »
  • Alessandro Stanziani (CNRS et EHESS), « Sources et données : des tensions bien fondées ? Une histoire transnationale »

DISCUSSION FINALE

  • « Mesure de l’histoire, histoire de la mesure dans une perspective transpériode et transnationale »

Contact : histoiremesure@services.cnrs.fr
Site de la revue
 : https://journals.openedition.org/histoiremesure

 

Lieu

EHESS (Salle BS1_28, sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Images, sport et politique de l’Antiquité à nos jours

Images, sport et politique de l’Antiquité à nos jours

Date limite de dépôt : 1er février 2022 - Appel à contribution

Images Re-vues, n°21
Numéro dirigé par Sébastien Laffage-Cosnier, Jean-Marc Huitorel et Nicolas Sarzeaud

 

Dans le cadre de ce numéro, nous nous référons à une définition élargie de la notion de sport, que certain·es auteur·rices emploient ou non le terme dans leurs travaux. L’historiographie a en effet discuté du bon usage du terme « sport », entre une définition restreinte au seul « sport moderne » (Guttmann, 1978) et une définition plus élargie (Eichberg, 1998), intégrant un éventail de pratiques à la fois physiques, compétitives et ludiques sans limitation géographique et historique. Dans la lignée des travaux fondateurs de Johan Huizinga ou de Norbert Elias interrogeant ces pratiques ludiques et sportives dans la longue durée (Huizinga, 1988 ; Elias & Dunning, 1994) et des tentatives de définition et de catégorisation mises en place par différents auteurs (Bouet, 1968 ; Caillois, 1958 ; Jeu, 1977 ; Ulmann, 1965), nous souhaitons interroger des représentations de ces pratiques provenant de toutes les époques et de toutes les aires géographiques (Renson, 1998 ; Behringer, 2012). Qu’il s’agisse des concours panhelléniques antiques, à Olympie et ailleurs, ou des jeux physiques pratiqués aux époques médiévales et modernes dans un contexte féodal, civique ou villageois, nombre de ces pratiques donnent lieu à une spectacularisation des corps et à des représentations dont la dimension politique est évidente (Bancel & Gayman, 2002 ; Terret, 2020).

En savoir plus

Resistencias campesinas en los espacios rurales de Europa y América durante la edad moderna

Resistencias campesinas en los espacios rurales de Europa y América durante la edad moderna

17 et 18 février 2022 - Séminaire international

Présentation

Ce séminaire international, coordonné par Rubén Castro (Université de Cantabrie) et Pablo F. Luna (Sorbonne Université/ERHIMOR), propose l’analyse historique et la comparaison Europe-Amérique des actions de résistance dans le monde rural durant la période moderne. La notion de résistance est prise dans son sens de confrontation (active ou passive, violente ou pacifique, régulière ou soudaine), face à l’administration et la seigneurie, devant la fiscalité, vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, pour la défense des droits et des coutumes, etc. Les communications examineront la participation collective des protagonistes et les réactions provoquées.

En savoir plus : https://castillaemetrum.unican.es (en cours d'élaboration)

Inscripciones: Enviar un correo a ruben.castro@unican.es

 

Programme

 

Lieu

Universidad de Cantabria
Facultad de Ciencias Económicas
Sala Gómez Laa
Av. de los Castros, 62A,
39006 Santander, Cantabria
Espagne

 

Informations pratiques

Certificación de asistencia: Esta actividad lectiva PRESENCIAL está
reconocida para el alumnado del programa de Doctorado en Historia Moderna de
la Universidad de Cantabria con 12 horas lectivas, así como para el del Máster
en Historia moderna: Monarquía de España, siglos XVI-XVIII, previa inscripción
antes del 13 de febrero de 2022. Para obtener el certificado será preciso haber
firmado en los controles de asistencia de todas las sesiones. El alumnado del
Grado de Historia o de otros másteres deberá consultar en el correo
anteriormente indicado si hay plazas presenciales escribiendo antes del 15 de
febrero de 2022.
El alumnado de Grado, Máster y Doctorado de cualquier universidad que quiera
asistir de forma telemática deberá solicitarlo antes del 15 de febrero de 2022.
Habrá 40 plazas para esta fórmula, reservada a asistentes externos. Se dará
certificado de asistencia a quienes acrediten haber participado en todas las
sesiones, presentando antes del 1 de marzo de 2022 un resumen de diez líneas
de cada ponencia.

Journée des doctorant.es du CRH

Journée des doctorant.es du CRH

Date limite de dépôt : 10 mars 2022 - Appel à communication

Argumentaire

Moment de sociabilité autant que de visibilité à l’échelle du laboratoire, l’édition 2022 de la Journée des Doctorant.e.s du CRH se tiendra le mercredi 8 juin.
Cette année encore, les questions de sources et de méthodes – entendues au sens large, y compris dans leurs dimensions pratiques et matérielles – seront privilégiées afin de favoriser l’émergence d’une réflexion conjointe sur les manières d’appréhender la pratique de l’histoire, par-delà les ancrages thématiques.
Alors que le CRH constitue trop souvent une figure abstraite au sein d’un parcours doctoral, la Journée des Doctorant.e.s a pour objectif de favoriser l’affirmation d’une dynamique collective et intergénérationnelle. Au-delà de la valorisation des travaux des doctorant.e.s, il s’agira donc de susciter des échanges transversaux, et notamment de questionner l’impact des conditions conjoncturelles (pandémie, situation politique, etc.) tant sur l’opération historiographique que sur le métier d’historien.
Chaque panel regroupera 3 contributions de 20 minutes et sera suivi d’une discussion collective présidée par un.e chercheur.e du CRH. En fonction de l’état d’avancement des recherches, les communications pourront prendre la forme d’une présentation du projet de recherche et des archives, d’une discussion des résultats ou d’une réflexion d’ordre méthodologique.

Comité d’organisation :
Marc Olivier Baruch, directeur d’études, CRH-GEHM
Vincent Debiais, chargé de recherche, CRH-AHLoMA
Clémence Gadenne-Rosfelder, doctorante, CRH-GRHEN
Tomohiro Kaibara, doctorant, CRH - GEHM
Benedetta Rinaldi Ferri, doctorante, CRH-LaDéHis / Università di Roma Tre
Florence Vychytil-Baudoux, doctorante, CRH


Calendrier et Modalités de soumission

Les propositions de communication devront être envoyées avant le 28 février 2022 à l’adresse suivante : representants.doctorants.crh@ehess.fr

Elles devront comporter les éléments suivants :
- NOM
- Prénom
- Adresse électronique
- Titre de la communication
- Résumé (400 mots)
- Mots-clés
- Etat d’avancement de la thèse / année d’inscription en doctorat
- Nom du directeur / de la directrice de thèse
- Le cas échéant, groupe / équipe de rattachement au sein du CRH


Calendrier :

  • Prolongation jusqu'au 10 mars 2022 : date-limite de soumission des propositions

  • Mi-mars 2022 : notification aux intéressé.e.s

  • 8 mai 2022 : date-limite d’envoi d’un texte de présentation de la communication (3 000 à 5 000 signes)

  • 8 juin 2022 : Journée des Doctorant.e.s. du CRH



 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transformer et s’approprier l’espace dans les empires ibériques (XVIe-XVIIe siècles)

Transformer et s’approprier l’espace dans les empires ibériques (XVIe-XVIIe siècles)

Date limite de dépôt : 4 avril 2022 - Appel à communication

Argumentaire

Du XVIe au XIXe siècles, de nombreux territoires à travers le globe sont transformés par l’impérialisme des couronnes espagnole et portugaise. L’appropriation et la transformation des territoires et des paysages jouent un rôle central dans les processus coloniaux des empires ibériques[1]. En interrogeant la transformation et reconstruction spatiale à l’époque coloniale, cette journée d’étude doctorale entend questionner la spécificité des outils et pratiques mis en place dans les empires ibériques pour maîtriser l’espace et exploiter les ressources des différents territoires qui les composent entre le XVe et XVIIe siècle.

Cette journée d’étude souhaite étudier la diversité des paysages et des espaces vécus dans les sociétés ibériques en confrontant les exemples issus des empires portugais et espagnol (territoires de la Péninsule inclus). Il s’agit également d’examiner la transformation des espaces et des processus d’appropriation des territoires sur le temps long, entre les  XVe et XVIIe siècles. Ensuite, il s’agit de prendre en compte la diversité des populations dans les empires ibériques. Une attention particulière sera ainsi portée aux stratégies développées par les populations indigènes, par les populations issues de la traite ainsi qu’aux différentes diasporas et populations migrantes dans les empires ibériques. Il faudra alors interroger les rapports de domination à l’œuvre dans l’appropriation et la maîtrise de l’espace et envisager les phénomènes de ruptures, de reformulation ou de revitalisation qui permettent de comprendre la diversité et la complexité des paysages coloniaux. Il s’agit d’analyser comment la multiplicité des acteurs et leurs différentes stratégies pour habiter et s’approprier l’espace façonnent des paysages en « millefeuilles » (multilayered), envisagés comme des surfaces évolutives sur lesquelles différentes générations inscrivent leurs valeurs et leurs préoccupations sans pouvoir effacer celles des précédents occupants[2].

Nous envisageons de privilégier quatre axes d’analyse.

1.   Agriculture, exploitation des sols et propriété foncière

La transformation de l’espace est particulièrement manifeste dans les changements agricoles qui suivent les conquêtes ibériques. L’introduction de plantes et d’animaux domestiques encourage de nouvelles pratiques et modifie durablement les paysages. Elle induit également un changement dans le rapport au sol et à la nature, qui se traduit notamment par la délimitation et la reconnaissance juridique de nouvelles formes de propriétés foncières, résultant souvent d’accaparements. Les élites locales s’adaptent à ces changements, en favorisant sur leurs terrains plantes et animaux européens, prouvant la réalité de ce nouveau paradigme et l’ampleur de la transformation des espaces colonisés.

2.   Peupler et contrôler l’espace

La conquête d’immenses territoires pousse les empires ibériques à adopter de nouvelles techniques de contrôle de l’espace. La concentration de populations, européennes mais aussi indigène, dans des lieux stratégiques en est la réalisation spatiale. On pourra interroger la façon dont les villes, mais aussi d’autres lieux de peuplement de taille plus modeste (avant-postes, presidios, missions, …), participent de la territorialisation des puissances ibériques. Le terme de « poblar », utilisé pour décrire autant la fondation de villes que l’envoi de colons recrutés dans la Péninsule, fournit ainsi une traduction intéressante du fait colonial aux XVIe et XVIIe siècles. Il s’agira également de voir comment certaines pratiques perpétuent et structurent le contrôle du territoire, des campagnes militaires aux visitas.

3.   Connaître et représenter les territoires

L’expansion des empires ibériques s’accompagne de la mise en place de nouveaux outils pour mesurer, représenter et définir les territoires. On pourra réfléchir à l’évolution et à la constitution des savoirs cartographiques ou encore à la représentation iconographique du « nouveau monde ». On reviendra aussi sur le rôle des visitas et procédures administratives dans la connaissance et l’appropriation des territoires colonisés. Une attention particulière sera également portée à la place des savoirs indigènes et à la transformation de leurs représentations de l’espace.

4.     Christianisation et occidentalisation de l’espace

L’évangélisation et l’introduction du modèle municipal castillan entraînent la destruction et/ou la reformulation des territorialités indigènes. Ils modifient les paysages mais surtout les modes d’occupation de l’espace. Il est donc essentiel d’envisager comment le déplacement contraint des populations colonisées, mais aussi la christianisation des paysages et l’occidentalisation des lieux de vie transforment le rapport des sociétés indigènes à l’espace ainsi que leurs identités collectives. En s’investissant et en investissant dans les institutions et associations chrétiennes et municipales ou encore dans les nouveaux rituels religieux et politiques, ces populations produisent de nouvelles localités[3], reformulant des pratiques d’identification collectives préexistantes.

Version anglaise

Version espagnole

Calendrier et modalités de soumission

La journée d’étude se tiendra dans les nouveaux locaux du campus Condorcet, le 1er juin 2022, en format hybride afin de rester accessibles au plus grand nombre.

Les propositions de communications sont ouvertes aux jeunes chercheur.euse.s en Sciences Humaines et Sociales, étudiant.e.s de master à postdoctorant.e.s. Nous invitons les participant.e.s à présenter des travaux en cours. Ces présentations feront l’objet de discussions par des intervenant.e.s.

Nous acceptons les communications en Français et Espagnol. Les communications pourront également se faire en Anglais ou Portugais, sous réserve de fournir un papier rédigé une semaine avant la rencontre pour les discutants.

Certains frais de transports pourront être financés. Merci de préciser dans le formulaire ci-joint si vous souhaitez bénéficier de cette aide en précisant sur quel trajet.

Pour participer, merci de fournir :

Votre dossier de candidature complet doit être envoyé avant le 4 avril 2022 20h (heure de Paris) à l’adresse suivante : transformer.approprier.espace@gmail.com

Pour toutes questions merci de contacter Antoine Duranton (antoine.duranton@ehess.fr) ou Elfie Guyau (e.guyau@parisnanterre.fr)



[1]C’est une question classique depuis les débats des années 1980 voir CHANCE (1978); SEED (1995); plus récemment DAVIES (2016).

[2]TILLY (2004) et WALSHAM (2011).

[3]APPADURAI (1995)

Recyclez ! Recyclez ! Il en restera toujours quelque chose...

Recyclez ! Recyclez ! Il en restera toujours quelque chose...

Vendredi 18 mars 2022 de 10h à 16h30 - Journée d'études

Présentation

Journée d'études organisée Laurent Herment et Niccolò Mignemi.

Les débats autour de l’économie circulaire ont récemment attiré l’attention sur les possibilités de remploi et de mise en valeur d’éléments autrement évacués des processus de production et des circuits d’échange. Devant la montée des inégalités sociales et de la crise écologique, ces discours promettent aujourd’hui de renverser la logique du gaspillage rendue possible par les systèmes contemporaines d’exploitation des ressources et d’accumulation de la richesse. Mais ils s’engagent, surtout, à donner une seconde vie à des objets en apparence inutiles ou nuisibles, en les inscrivant dans des nouvelles circulations à l’échelle locale, nationale voire mondiale.

La période d’urbanisation et d’industrialisation du XIXe siècle constitue un moment clef dans l’émergence des problématiques de la gestion des pollutions et des déchets. Aux États-Unis, en Angleterre et en Belgique, les villes industrielles croulent sous les sous-produits de l’industrie et sous les émissions d’usines soucieuses de se débarrasser des résidus. La contamination du monde, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Thomas Le Roux et François Jarrige, progresse à grand pas et ne cesse de s’amplifier. Le recyclage des déchets et des sous-produits de l’industrie a pu dès lors apparaître comme une solution pour parer aux menaces les plus immédiates ou les plus voyantes qui touchent en premier lieu les classes populaires.

Cependant, l’idée que les villes du XIXe siècle et celles des époques plus anciennes étaient des villes recycleuses – en leur sein et à travers des circulations métaboliques avec les territoires environnantes – soulève de nombreuses interrogations. Mais elle nous encourage aussi à questionner la référence mythifiée à un âge d’or du recyclage, qui se place indifféremment ou simultanément dans un pays asiatique (Chine ou Japon en priorité), dans le Paris pré-haussmannien, dans les zones rurales de la Flandre intérieure, etc.

Poursuivant ces pistes, l’édition 2022 de la journée d’études du GrHEco entend explorer les systèmes techniques, les logiques économiques et les rapports sociaux qui régissent les pratiques de récupération et de remploi, à des époques et dans des espaces différents. Il s’agira, dans le même temps, de questionner la persistance ou bien le caractère conjoncturel de ces pratiques, ainsi que leurs dynamiques de transformation. Il faudra enfin élargir le regard sur le recyclage en tant qu’économie circulaire qui s’efforce de donner une nouvelle vie à des objets autrement irrécupérables, en raison de leur caractère résiduel ou nuisible. Si la dimension purement matérielle des flux est sans doute la déclinaison la plus visible du phénomène, la compréhension du recyclage méritera de s’enrichir par l’étude des pratiques qui concernent la sphère financière (recyclage des crédits qualifiés de « toxiques »).

 

Programme

- 10h : Introduction

Laurent Herment (CNRS, CRH)

- 10h15-12h15 : Quand la circulation fait la valeur

Juan Vicente Garcia Marsilla (Universitat de València) : Des choses avec sept vies. Marché de l’occasion et économie circulaire dans la Valence du Moyen Âge

Mathieu Marraud (CNRS, CRH) : Engager, revendre. Économie morale et deuxième circulation des marchandises à Paris, mi-XVIIe siècle

Lise Saussus (Post-doc, EHESS, CRH) : Qui rienz ne valent que à fondre… Recycler les alliages à base de cuivre à la période médiévale : refondre, découper, détourner


Pause déjeuner


- 13h30-14h50 : Des valeurs inépuisables ?

Gregory Chambon (EHESS, ANHIMA) : Le recyclage des objets de luxe en Mésopotamie au début du IIe millénaire av. n. è.

Odile Lakomski-Laguerre (Université de Picardie Jules Verne, CRIISEA) : Cryptomonnaies et recyclage des liquidités


Pause café


- 15h10-16h30 : Matérialités encombrantes

Raphaël Morera (CNRS, CRH) et Nicolas Lyon-Caen (CNRS, IHMC) : Recyclage et réemploi des déchets parisiens à l’époque moderne

Guillaume Carré (EHESS, CRJ) : Le Japon d’Edo, parangon du recyclage ? Aux sources d’un malentendu
 

Lieu

EHESS - Salle BS1_28-BS1_05
54 boulevard Raspail
75006 Paris
 
 

Contacts : laurent.herment@ehess.fr ; niccolo.mignemi@gmail.com
Gouverner la nature par les communs. Magistratures, communautés, régulations

Gouverner la nature par les communs. Magistratures, communautés, régulations

Mardi 15 mars 2022 de 9h à 13h - Matinée d'études

Présentation

L’histoire très ancienne de la régulation des ressources (eaux, forêts, pêcheries, mines, etc.) et des nuisances est étroitement associée en France à celle du pouvoir incarnant la puissance publique. Faire l’histoire des régulations des choses de l’environnement engage ainsi à faire l’histoire de la souveraineté. Le droit de l’environnement comme discipline académique est largement issu de cette construction historique : s’inscrivant d’abord dans le droit public, il assume une filiation avec le droit administratif et tend à développer des formes de restriction des libertés propriétaires ou contractuelles. Une lecture en termes de continuités historiques des régulations environnementales, sous la houlette de l’État, masque cependant des déplacements cruciaux sur lesquels nous souhaitons porter l’attention.

D’une part, elle tend à minimiser le rôle joué dans l’histoire par d’autres collectifs en charge de gérer les ressources de l’environnement. Cette dimension est sans doute la mieux explorée aujourd’hui, grâce notamment au développement des études sur les communs qui ont mis en lumière des dispositifs collectifs de gestion des ressources à des échelles régionales, locales, voire infra communales.

D’autre part, cette lecture ne rend pas compte des transformations radicales de l’État entre Ancien Régime et période contemporaine et renforce une tendance historiographique lourde qui conforte une naturalisation de l’administration, présentée comme première fonction de l’État, voire comme constitutive de l’État depuis son origine. C’est à l’aune de la nouveauté d’une administration étatique séparée d’avec l’autorité judiciaire, mais dotée, par ses attributions en matière de police, d’un pouvoir à la fois coercitif et réglementaire, que nous voudrions analyser une série de processus qui modifient les formes de régulation des environnements.

Quels sont les effets de la disparition des multiples magistratures et juridictions anciennement dotées de compétences sur les ressources et les nuisances (des juridictions des eaux de l’Espagne méridionale aux juridictions de la mer et des rivages qu’étaient les amirautés anglaises ou françaises, etc.) ? De quelles manières des institutions ayant des compétences en matière de réglementation des usages de la nature subsistent-elles, bien qu’elles soient devenues des sortes d’objets juridiques non identifiés dans la nouvelle architecture des États administratifs (prud’homies de pêche, communautés d’habitants ou consulats, syndics de propriétaires pour la gestion de marais, de pâturages, de ressources en eau, etc.) ?

Le sort des choses de la nature, de leurs usages et des institutions qui les soutiennent, pose donc de manière aiguë la question des formes de régulation dans la période postrévolutionnaire et la place des régulations juridiques parmi elles. Tout en se gardant de tomber dans une idéalisation des régulations juridiques des environnements face à une logique administrative en soutien de l’industrialisation, d’une juridicité coutumière ou d’une police de la nature attentive à l’environnement des habitants, cette matinée d'études organisée par Alice Ingold (GRHEN) et Romain Grancher (FRAMESPA) sera l’occasion d’interroger collectivement les catégories au travers desquelles les sociétés ont pensé les savoirs et les régulations de leurs environnements (police, juridictions, droit civil, etc.).

 

Programme

  • Florian Grisel (University of Oxford, Centre for Socio-Legal Studies) : Les ordres privés dans la gouvernance des ressources halieutiques : le cas de la Prud'homie de Pêche de Marseille
  • Romain Grancher (CNRS, FRAMESPA) : Les institutions de la pêche des huîtres : enquête sur un commun maritime (baie de Cancale, XVIIIe-XIXe siècle)
  • Giulia Beltrametti (Marie Skłodowska-Curie Actions Fellow, Université de Primorska, Institute of Intercultural Studies) : Les frontières de la propriété. Pratiques d'utilisation et de possession entre transformations juridictionnelles et politiques étatiques (Italie-Slovénie, XIXe-XXe siècle)
  • Alice Ingold (EHESS, CRH) : Les Associations syndicales des eaux, un parcours entre communs et établissements publics (France, XIXe siècle)

 

Lieu 

Salle BS1_28 (sous-sol)

EHESS - 54 bd Raspail, 75006 Paris

Les participant.es doivent préalablement être inscrit.es au séminaire de l'EHESS "Conserver, mobiliser, restaurer la nature. Institutions, droits et savoirs" ou contacter Alice Ingold : ingold@ehess.fr
Autour de l'ouvrage de David Bell, Le culte des chefs. Charisme et pouvoir à l'âge des révolutions

Autour de l'ouvrage de David Bell, Le culte des chefs. Charisme et pouvoir à l'âge des révolutions

Jeudi 3 mars de 17h à 19h - Rencontre-Débat

Résumé de l'ouvrage

Le culte des chefs. Charisme et pouvoir à l'âge des révolutions, publié chez Fayard, 2022.

Au fil des portraits de cinq grandes figures du temps des révolutions, Pasquale Paoli, George Washington, Napoléon Bonaparte, Toussaint Louverture et Simon Bolívar, David Bell renouvelle en profondeur l’histoire de la démocratie moderne. 

En Europe comme en Amérique, l’expérience révolutionnaire mena souvent au pouvoir suprême de chefs militaires charismatiques. Pascal Paoli, George Washington, Napoléon Bonaparte, Toussaint Louverture, Simon Bolívar suscitèrent tous en leur temps l’enthousiasme des populations, au point de s’imposer à la tête de leurs pays.
En faisant résonner ces destins hors du commun, David A. Bell révèle combien sont liées histoire de la démocratie et histoire du charisme politique. Car c’est bien à l’âge des révolutions qu’émergea ce nouveau modèle de chef à la fois admiré et aimé, dont le pouvoir finit pourtant par fouler au pied la démocratie qu’il devait défendre.
Renouvelant notre compréhension du mouvement révolutionnaire qui transforma le monde atlantique à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, cet essai invite aussi à observer autrement la vie politique de nos sociétés contemporaines, loin d’être affranchies de la figure du chef charismatique.

Pour en savoir plus

 

Programme

En présence de David Bell* (Princeton University)

Table ronde animée par :

  • Sylvain Bourmeau (France Culture/AOC)

Table ronde organisée et présentée par

  • Thomas Dodman (Columbia University) et Arnaud Orain (EHESS-CRH/Université Paris 8)

avec les interventions de :

  • Jean-Claude Monod (CNRS-Pays Germaniques)

  • Geneviève Verdo (-EHESS-Mondes Américains/Université Paris 1)

  • Anne Verjus (CNRS-Triangle)

Modalités pratiques

Lieu

Salle de Conférence
Reid Hall
Columbia Global Centers
4 rue de Chevreuse, 75006 Paris

 

 


 

* Professeur à l’université de Princeton (USA), David A. Bell est spécialiste de la France desXVIIIe  et XIXe siècles. Il a publié de nombreux ouvrages dont The Cult of the Nation in France: Inventing Nationalism, 1680-1800 (Harvard University Press, 2001) ou encore The First Total War: Napoleon’s Europe and the Birth of Warfare As We Know It (Houghton Mifflin, 2007  ; trad. fr. Champ Vallon, 2010), qui font aujourd’hui référence.

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Vendredi 18 mars de 9h15 à 17h - Journée d'études

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

Comme les années précédentes, le séminaire, organisé par  Elizabeth Claire (Histoire du Genre), Béatrice Delaurenti (AHLOMA), Roberto Poma (Université Paris Est-Créteil) et Koen Vermeir (CNRS) fonctionnera à partir et autour des textes à la manière d’un atelier, en s’attachant à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

Inscription obligatoire (mode hybride) : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=248

 

Programme

  • 9h15-10h45 : Elizabeth Claire, Béatrice Delaurenti, Roberto Poma et Koen Vermeir, Introduction

  • 11h-12h30 : Roberto Poma (Paris, UPEC, Lis), « Mélancolie et pouvoirs de l'imagination »

  • 13h45-15h15 : Luca Crisma (Paris, EPHE), « Primus motus animae extrinsecus pulsatae - Imaginatio et imaginarii chez Jean de Salisbury »

  • 15h30-17h : Thibaut Julian (Lyon 2, IHRIM), « Comment parler des spectacles qu’on (n’) a (pas) vus ? Imagination et témoignage (France, XVIIIe siècle) »

Lieu

EHESS
Salle A05_51
54, boulevard raspail
75006 Paris

 

 



 

Autour de l'ouvrage de Claire Zalc, Z ou souvenirs d'historienne

Autour de l'ouvrage de Claire Zalc, Z ou souvenirs d'historienne

Lundi 11 avril 14h à 17h - Les Lundis du CRH

Présentation

Ce livre, Z ou souvenirs d'historienne, n'est pas une ego-histoire. Pas plus qu’un mémoire de synthèse. Claire Zalc s’empare avec originalité du motif de l’écriture rétrospective du « je » savant et transforme l’exercice en jeu de piste. Elle se souvient. Et d’abord d’avoir toujours lu et travaillé à partir de l’œuvre de Georges Perec.
Les affinités arbitraires et électives qui la lient à son histoire et à ses pratiques dessinent une approche du métier comme de la discipline. L’itinéraire de l’historienne rencontre celui de l’écrivain sans jamais se confondre avec lui.
De W à Z s’entrecroisent deux manières alternées de penser le retour d’expériences de soi, entre récit biographique et parcours académique. Ce n’est pas seulement un Souvenir d’enfance, d’adolescence, d’étudiante ou de jeune chercheuse confirmée. Le mode d’écriture inspiré et documentaire donne à voir l’infra-ordinaire de l’élaboration scientifique. Réécritures et relectures enchâssées composent un récit à la fois littéraire, intime et savant où affleure une histoire-science sociale.
En présence de l'auteur, la séance animée par Raphaël Morera, avec les discussions de Judith Lyon-Caen (CRH), Guillaume Calafat (Université de Paris 1) et Bertrand Muller (EHESS, CMH).

Pour s'inscrire : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=6.

Lieu

EHESS (Salle AS1_08)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Vendredi 15 avril de 9h15 à 17h - Journée d'étude

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.
Comme les années précédentes, le séminaire, organisé par Elizabeth Claire (Histoire du Genre), Béatrice Delaurenti (AHLOMA), Roberto Poma (Université Paris Est-Créteil) et Koen Vermeir (CNRS) fonctionnera à partir et autour des textes à la manière d’un atelier, en s’attachant à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée. Interviendront à cette journée d'étude, Thibault Miguet (Paris, UPEC, Lis), Sonia Gentili (Sapienza Università di Roma / IEA, Paris), Clément Duyck (Paris, UPEC, Lis) et Flavia Buzzetta (Hambourg, Maimonides Center for Advanced Studies)

Inscription obligatoire (mode hybride) : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=248

 

Programme

  • 9h15-10h45 : Thibault Miguet (Paris, UPEC, Lis)
    Quelques pouvoirs de l'imagination dans la médecine arabe médiévale et sa réception en grec : le Viatique du voyageur d'Ibn al-Ǧazzār et le Kitāb al-malakī d'Al-Maǧūsī

  • 11h-12h30 : Sonia Gentili (Sapienza Università di Roma / IEA, Paris)
    Force et limites de l'image poétique : une idée de longue durée

Pause déjeuner 

  • 13h45-15h15 : Clément Duyck (Paris, UPEC, Lis)
    L'imagination mystique (France, XVIIe s.)

  • 15h30-17h : Flavia Buzzetta (Hambourg, Maimonides Center for Advanced Studies)
    Imagination et kabbale chez Pierleone da Spoleto
     

Lieu

Campus Condorcet
Bâtiment Condorcet (Salle 412 B- Rothko)
4 rue Elsa Morante ou 10 rue Léonie Duquet
93300 Aubervilliers

Spring Talks EHESS 2022

Spring Talks EHESS 2022

29 mars et 7, 20 et 22 avril - Séminaires

Présentation d’un travail de traduction d’ouvrage : Benoît Grévin, à propos de la traduction de Balazs Ablonczy, Vers l'Est, Magyar ! Histoire du touranisme hongrois

  • Discutant : Emmanuel Szurek (EHESS)
  • Mardi 29 mars de 15h à 17h  (Séance en français)

Vers l’Est, Magyar ! Histoire du touranisme hongrois ! Histoire du touranisme hongrois retrace l’histoire du touranisme hongrois, c’est-à-dire des courants de pensée valorisant l’origine supposée asiatique des Hongrois et notamment leurs liens avec le monde turco-mongol. Cet essai permet de revisiter un ensemble de questions d’histoire politique, culturelle, artistique, qui peuvent se résumer ainsi : comment un peuple européen se pense-t-il, hier et aujourd’hui, comme asiatique ?

Pour s'inscrire : https://register.gotowebinar.com/register/3370055236813203726

 

Sébastian Veg (EHESS), Intellectuels, publications et publics : retour sur l’histoire intellectuelle de la Chine au XXe siècle

  • Discutante : Anne Cheng (Collège de France)
  • Jeudi 7 avril de 15h à 17h

L'étude des savoirs, des idées et de leurs auteurs a sans aucun doute une longue tradition, tant en Chine que chez les sinologues et les historiens étrangers. Cependant, à la suite des « tournants » méthodologiques (tournant social, culturel, linguistique, global...) du dernier demi-siècle, l'histoire intellectuelle en tant que discipline a été soumise à de nouveaux questionnements. En dressant un bilan des critiques et des nouvelles approches qui ont émergé à leur suite, cette présentation tentera de revenir sur les conditions matérielles, sociales et culturelles de la production et de la circulation des savoirs dans la Chine du XXe siècle.

Pour s'inscrire : https://register.gotowebinar.com/register/5016720134454289167

 

Barbara Carnevali (EHESS) et Antoine Lilti (EHESS), L'esthétique de l'existence ou l'éthique comme auto-design

  • Discutante : Simona Forti (Scuola Normale Superiore, Pisa)
  • Mercredi 20 avril de 15h à 17h

Depuis le tournant expressif moderne (Charles Taylor), les besoins d’auto-expression dominent les formes de la subjectivité contemporaine : les individus cherchent une forme originale pour réaliser leur identité unique, pour exprimer leurs qualités singulières et pour créer la « loi individuelle » (Georg Simmel) consistant à adhérer à sa propre norme intérieure. Sur la base d’une alliance normative stricte entre éthique et esthétique, le sujet moderne exprime sa singularité dans la production d’œuvres d’art comme dans l’auto-stylisation, voire dans l’auto-design. Par son approche du problème, le séminaire de recherche l’« Individualisme esthétique » entend souligner non seulement le potentiel d’émancipation exprimé par cette figure de la subjectivité mais aussi ses limites et ses contradictions.
Cette présentation du séminaire se concentrera notamment sur l’insoupçonné fil rouge qui relie l’individualisme de Jean-Jacques Rousseau à l’esthétique de l’existence de Michel Foucault ainsi qu'à l’esthétisme néo-nietzschéen proposé par Peter Sloterdijk : celui de la figure du « critique cynique », Diogène moderne qui exprime sa rébellion contre les normes sociales à travers la construction d'un personnage public stylisé et grâce à un usage philosophique de la provocation, de la performance et du scandale.

Pour s'inscrire : https://register.gotowebinar.com/register/253257530928733966

 

Pierre Monnet (EHESS), Sylvain Piron (EHESS), Travailler sur et avec les sources du Moyen Âge

  • Discutant : Rafael Mandressi (CNRS/EHESS)
  • Vendredi 22 avril de 15h à 17h

Certes ce séminaire, pratique, entend s'inscrire dans un parcours de formation des étudiants de mastère, mais aussi des doctorants, et aurait pu de ce fait se limiter au caractère pédagogique et direct en termes d'approche de documentations spécifiques à la période et utiles aux travaux de recherche. Ce socle est bien entendu présent dans la conception et l'animation du séminaire mais il se double d'une conviction à la fois méthodologique et heuristique qui conduit à aborder les différents types documentaires classés, cherchés, lus, interprétés et construits par les médiévaux d’abord, par les médiévistes ensuite.
En effet, il a paru essentiel de toujours garder à l’esprit que la « source » ne va jamais de soi, qu'elle ne forme jamais un bassin, un réservoir tout fait, attendant en quelque sorte la main, l'expertise et l'usage des historiens. C'est ainsi que cette notion même, la "source", dont l'emploi et la définition sont eux-mêmes soumis à des processus historiques complexes, se trouve à chaque séance placée dans une perspective critique au regard des traditions, des éditions, des transmissions, et se trouve confrontée à des terminologies concurrentes ou co-occurentes telles que « document », « archive », « témoignage », « monument »…

Pour s'inscrire : https://register.gotowebinar.com/register/1085117242178486797

 

 

Exemplarité du dirigeant, exemplarité des organisations. Regards croisés

Exemplarité du dirigeant, exemplarité des organisations. Regards croisés

Jeudi 14 avril de 13h30 à 18h - Demi-journée d'étude

Présentation

L’idée de cette journée d’études, organisée par des membres du Labex Hastec, est de penser l’exemplarité dans une perspective qui prolonge celle du séminaire de 2020-2021. Deux dimensions complémentaires seront abordées et articulées : exemplarité du dirigeant et exemplarité des organisations.

L’exemplarité du dirigeant est une préoccupation qui concerne à la fois le monde politique (depuis l’Antiquité jusqu’à Gracian, Castiglione ou Machiavel), et celui des organisations actuelles. Les détenteurs du pouvoir de diriger les organisations, que ce soit un empire, un royaume, une communauté religieuse, une commune urbaine, ou une corporation ont dû de tout temps justifier ce pouvoir et leur exemplarité a servi cette panoplie de légitimation. Les dirigeants de grandes organisations contemporaines, comme Steve Jobs pour Apple, deviennent des « role models » analysés et repris dans la littérature managériale, à travers des autobiographies ou des biographies qui relatent le geste managérial, ses exploits, et des théories managériales qui essaient de définir ce qu’est le « bon dirigeant ». Elles font écho aux autobiographies et biographies des souverains et des abbés. L’analyse de ces autobiographies montrait que différentes topiques existent dans ces récits : justification, exemplarité, genèse, réflexivité. Qu’en est-il du récit de soi du dirigeant ? Quelles sont les figures stylistiques du texte qui décrit l’exemplarité ? Comment ce texte est-il perçu, reçu, transmis ?

La deuxième dimension portera sur l’organisation exemplaire. Comment se construit cette image, variable dans le temps comme dans l’espace, de l’organisation exemplaire, qu’elle soit économique, administrative ou religieuse ? Si les communautés religieuses occidentales se pensaient au Moyen Age comme une projection du monde angélique sur terre, elles ont buté sur les difficultés d’application de cet idéal, qui plaçait l’exemplarité à un niveau d’exigence surhumain. Pour ce qui est de la cité ou du royaume exemplaire, reflet de la Jérusalem céleste, de nombreuses réflexions ont jalonné leur histoire. Les modèles de « l’excellence » des années 80 (Peters & Waterman) ont donné lieu à de nombreuses critiques, par la pression qu’ils induisent dans les organisations, comme par l’échec du projet : une entreprise dite exemplaire peut s’avérer défaillante trois ans plus tard. Peut-on être durablement exemplaire ? Les questions modernes du bonheur au travail ou du développement durable ont complété les critères plus traditionnels de l’efficacité ou de la rentabilité. Dans ce contexte, qu’est-ce qu’être exemplaire, pour une organisation ?

En savoir plus


Programme

  • 13h30 : Introduction : Jean-Philippe Bouilloud (Europe)

  • 14h : Jean-Philippe Bouilloud (Europe)
    La geste managériale de Steve Jobs dans la biographie d’Isaacson : modèles de réussites et d’échecs 

  • 14h30 : Nathalie Luca (CéSor, EHESS)
    L’entrepreneur comme figure exemplaire

  • 15h-15h30 : Discussion

  • 15h30-16h : Pause

  • 16h 00 : Marie-Anne Polo de Beaulieu (CRH, EHESS)
    Modèles animaux de la cité idéale au Moyen Âge : la fourmilière et la ruche

  • 16h 30 : Jacques Berlioz (CRH, EHESS)
    L’exemplarité des hommes illustres.
    À propos de l’ouvrage d’Olivier Christin, La cause des autres. Une histoire du dévouement politique

  • 17h : Odon Hurel (LEM, EPHE)
    Exemplarité du monastère et fondation autour de Jean-Baptiste Muard et de la Pierre qui Vire (1850-1900)

  • 17h30-18h : Discussion

  • 18h : Conclusion : Éloi Ficquet (CéSor, EHESS)

Modalités d'inscription

Mode hybride - Merci de vous inscrire pour participer en présentiel à cette journée d’étude auprès de : bouilloud@escp.eu

Voici le lien pour suivre la journée : https ://escp-eu.zoom.us/j/8714086087

Une liste des participants sera établie pour les agents de sécurité à l’entrée de l’ESCP-Europe.

 

 

Lieu

Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP, Europe)
(Salle 2110, 1er étage du bâtiment récent)
79, avenue de la République
75011 Paris

Quelle place pour l’Histoire sociale dans la recherche actuelle en Histoire ?

Quelle place pour l’Histoire sociale dans la recherche actuelle en Histoire ?

23 et 24 mai 2022 - Atelier doctoral CRH-Cambridge University

Présentation

L’atelier doctoral, co-organisé par Renaud Morieux et Samita Sen de la faculté d’histoire de l’Université de Cambridge et par Fanny Cosandey (RHISOP) et Jean-Paul Zuñiga (GEI) du Centre de recherches historiques de l’EHESS, vise à réunir des étudiant.es des deux institutions afin de mettre en dialogue les traditions historiographiques des deux pays.

Organisé sur un jour et demi, cet atelier consistera en la présentation par chaque participant.e d’un chapitre de thèse, d’un article en cours de rédaction ou de tout autre élément de réflexion issu des problématiques posées par leur recherche. Car, bien que les études menées dans les deux institutions présentent de nombreux chevauchements et des approches communes, la faculté d’histoire de Cambridge et le CRH ont des traditions intellectuelles différentes, ce qui conduit les recherches qui y sont menées à insister sur des protocoles et des thématiques qui leur sont spécifiques. Dès lors, un objectif important de cette rencontre sera de permettre à des doctorant.es de part et d’autre de la Manche de franchir les frontières et de mettre en travail leurs différences tant en ce qui concerne les méthodes, les références théoriques que les terrains mobilisés par les unes et par les autres. 5 doctorant.es du CRH et 5 doctorant.es de Cambridge y assisteront et présenteront des contributions liées à leur recherche doctorale.

Contacts : rm656@cam.ac.uk, ss162@cam.ac.uk

Programme

  • Constance Barbaresco (CRH-GRIHL)
    La partie de campagne de Paul de Kock. Histoire d’une scène littéraire et de sa mémoire dans les banlieues. [années 30]

  • Diego de la Calle y Díaz (CRH-GEHM)
    The Cold War “From Below”: New Historiographical Approaches From Social History

  • Eléonore Chanlat-Bernard (CEIAS/CRH-GRHECO)
    Écrire une micro-histoire sociale des mobilités liées aux famines au Bengale colonial au XIXe siècle : une approche par cas

  • Antoine Duranton (CRH-GEI)
    Des laboureurs en Nouvelle-Espagne ? Travail agricole espagnol en Nouvelle-Espagne au XVIe siècle

  • Pierre Millet (CRH-GEHM)
    The Transnational Trajectories of a Couple of German Communists between 1933 and 1947

  • Caitlin Adams (Cambridge University)
    The Linguistic Economies of Labouring Families in England and New South Wales 1788–1834

  • Teresa Barucci (Cambridge University)
    Academic Mobility and ‘National’ Belonging in 15th-century Paris

  • Hugo Bromley (Cambridge University)
    Weaving the nation; English clothiers and political economy in an era of national and global change, 1688-1722

  • Rohit Dutta Roy (Cambridge University)
    Writing Histories, Forging the ‘Historical’: State, academe, and disciplinary formation in twentieth-century India

  • Auriane Terk (Cambridge University)
    Patterns of female employment in France, 1792-1901

Lieu

23 mai
Pembroke College
Trumpington St
Cambridge CB2 1RF
Royaume-Uni

24 mai

Trinity College
Cambridge CB2 1TQ
Royaume-Uni

 

 

 


Informal Communication in Occupied Societies: World War II, Postwar Transitions, and the Search for Meaning in Societies at War

Informal Communication in Occupied Societies: World War II, Postwar Transitions, and the Search for Meaning in Societies at War

Date limite de dépôt : 16 mai 2022 - Appel à communication

Argumentaire

L’équipe Histoire et historiographie de la Shoah (Centre de recherches historiques, EHESS-CNRS) se joint au groupe de recherche INFOCOM et à l’Institut historique allemand de Paris pour organiser, du 23 au 25 novembre prochain, un colloque sur les circulations informelles d’informations à l’intérieur de l’Europe sous domination nazie. Il s’intitule : "Informal Communication in Occupied Societies: World War II, Postwar Transitions, and the Search for Meaning in Societies at War".
Pour mémoire, INFOCOM (Informal Communication and Information "From Below" in Nazi Europe) est un projet de recherche porté par l’Institut für Zeitgeschichte de Munich et dirigé par Caroline Mezger (https://www.ifz-muenchen.de/aktuelles/themen/man-hoert-man-spricht). Il vise à étudier les interactions entre la communication officielle émanant de l’État et la production, le traitement et l’interprétation d’informations informelles par la population dans l’Allemagne nazie et dans les territoires européens occupés par elle.


La Seconde Guerre mondiale a profondément altéré la manière dont les informations circulaient et le crédit qu'il leur était apporté. Les sources d'information traditionnelles ont été mises à mal par la guerre et l'occupation, tandis que les sphères publiques se trouvaient radicalement perturbées. Dans de nombreux territoires, les régimes dictatoriaux ont imposé des degrés sans précédent de censure, de propagande et de surveillance pour restreindre et influencer l'opinion publique. Au cours de cette période de crise, les informations fiables et vérifiables sont devenues très rares, ouvrant la voie à l'émergence de canaux d'information alternatifs informels et à une circulation plus ou moins large de rumeurs et de légendes urbaines sur lesquelles les acteurs ont pu le cas échéant s'appuyer pour agir. Résolument interdisciplinaire et transnational, cet atelier se propose donc d'explorer le rôle des communications informelles dans les sociétés européennes dans l'Europe nazie, avec une attention particulière pour la France et ses pays limitrophes.


Ce colloque parisien sera plus particulièrement centré sur l’Europe de l’Ouest, même si d’autres aires géographiques peuvent être abordées. Il s’adresse en premier lieu aux chercheurs en début de carrière (doctorants et post-docs), mais sera ouvert à tous.

En savoir plus sur l'appel (en anglais)

 

Modalités et calendrier de soumission

L'anglais sera la langue de travail pour ce colloque où chacun pourra cependant faire sa présentation dans sa langue.
Les propositions de communication doivent être adressées avant le 16 mai 2022 à Manuel Mork (mork@ifz-muenchen.de). L’appel à communication contient de nombreuses informations pratiques, mais nous restons à votre disposition si nécessaire.
Ce colloque se déroulera à Paris les 23 et 25 novembre 2022.

Migrations contraintes en Méditerranée orientale de l’Antiquité à nos jours

Migrations contraintes en Méditerranée orientale de l’Antiquité à nos jours

Date limite de dépôt : 30 mai 2022 - Appel à candidature

L’École française d’Athènes, en collaboration avec l’EHESS (ANHIMA, CETOBaC, CRH) et l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066 : CNRS, École normale supérieure, Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne) organise un séminaire de formation doctorale sur le thème des Migrations contraintes en Méditerranée orientale de l’Antiquité à nos jours.
 

Argumentaire

Depuis quelques années, la crise dite « migratoire » ou « des réfugiés », constitue un thème central de notre quotidien. Il occupe une bonne part de l’opinion publique et de la politique européenne. Celle-ci ne s’accorde d’ailleurs pas face à une crise humanitaire qui affecte plusieurs régions de l’Europe. La Méditerranée orientale compte parmi les régions les plus concernées par les flux de personnes contraintes de quitter leur pays, le plus souvent en Asie ou en Afrique. Cette région au carrefour de trois continents se situe à l’épicentre ou à proximité de bouleversements majeurs, d’ordre politique, économique, militaire ou autre, qui forcent les personnes à quitter leur foyer et à en chercher un autre. Pour cette partie du monde, qui a accueilli de nombreuses civilisations depuis l’Antiquité, les phénomènes migratoires, les flux de personnes contraintes ou forcées de se déplacer, sont loin d’être une nouveauté. Les problèmes auxquels elle se trouve confrontée ne devraient donc pas être traités comme particuliers à notre temps, mais comme une tendance lourde de notre histoire sur la très longue durée. En effet, depuis l’Antiquité, les questions liées aux ostracisés, aux exilés, aux bannis, aux rescapés, aux réfugiés, aux migrants ou à l’asile occupent une place centrale. Elles reviennent sans cesse dans les débats politiques des pays de départ, de transit et d’accueil, en raison des répercussions sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles que ces bouleversements suscitent. Pour ne citer que quelques exemples, au VIe siècle avant notre ère, des groupes et des individus ont quitté les cités ioniennes comme Phocée et Samos, soumises à la pression des rois achéménides ou à l’instauration des pouvoirs tyranniques, pour émigrer vers l’Occident. Au seuil de l’époque moderne, l’empire ottoman a accueilli les juifs d’Espagne après 1492, tandis qu’au moment de la chute de ce même empire en 1922 la Grèce a reçu environ 1 200 000 réfugiés, soit, à l’époque, l’équivalent du cinquième de sa population. À toutes les périodes, ces déplacements contraints ont laissé des mémoires et des traces, sous forme de récits, d’objets, de transferts de savoirs et de techniques.

L’École française d’Athènes en coopération avec l’École des hautes études en sciences sociales, Paris et l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066), souhaite participer à la commémoration d’un événement central de l’histoire de la Grèce moderne : la défaite de 1922 en Asie mineure qui a entraîné de nombreuses migrations contraintes. Pour cela, elle propose ce séminaire interdisciplinaire et trans-période de formation doctorale qui sera un cadre d’échange pour les étudiants en Master et en Doctorat. Le séminaire examinera comment les migrations contraintes ont été vécues par les différents acteurs, les individus, les groupes, les associations et les États. Les questions seront posées à la fois pour les lieux de départ, de transit, que ceux-ci aient des frontières terrestres ou maritimes, et pour les lieux d’installation. Ces derniers pouvant être des patries imaginées, imaginaires, des découvertes heureuses ou malheureuses. Ces expériences migratoires très disparates seront surtout examinées à partir des traces matérielles, mémorielles et autres qu’elles ont laissées dans les lieux de départ, de transit et de destinations. Ce choix épistémologique nous permettra d’étendre nos interrogations sur plusieurs disciplines (archéologie, histoire, histoire de l’art, anthropologie, sociologie, littérature) et sur la très longue durée en mettant l’accent sur des thématiques et des aspects méthodologiques différents à travers ces focales :

  • Culture matérielle
  • Focus chronologique : 1922
  • Sources, archives
  • Mémoire, ego-documents
  • Images, représentations, musique et son

Au cours de cette semaine de formation doctorale, les activités scientifiques se dérouleront sous forme d’ateliers, de conférences, et de visites sur le terrain, visant à confronter les différentes approches plus haut évoquées.

En savoir plus

Comité scientifique/ Comité d'organisation : Angelos Dalachanis (CNRS, IHMC), Gilles de Rapper (École française d’Athènes), Cecilia D’Ercole (EHESS, ANHIMA), Catherine Horel (EHESS, CETOBaC) et Marie-Elisabeth Mitsou (EHESS, GEHM-CRH).


Modalités et calendrier de soumission

Le séminaire de formation aura lieu à Athènes (Grèce) du 3 au 7 octobre 2022. Il est ouvert aux étudiants inscrits en thèse et aux étudiants de Master 2.
L’EFA prend en charge les frais d’hébergement, de restauration et des déplacements intérieurs des étudiant(e)s retenu(e)s.
Les étudiant(e)s prendront en charge leur billet d’avion vers Athènes et devront solliciter le soutien de leurs centres ou départements de rattachement.
Le dossier de candidature doit être fait en ligne sur la plateforme missions au plus tard pour le 30 mai 2022 et comprendra :                                   

  • une fiche de candidature      
  • un curriculum vitae
  • une lettre de motivation
  • une lettre de recommandation
  • une courte présentation du sujet de thèse

Contact : dir.moderne@efa.gr     

Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (3)

Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (3)

Vendredi 20 mai de 9h15 à 17h - Journée d'étude

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

Pour s'inscrire : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=6
 

Programme

  • 9h15-12h30 : Elizabeth Claire (CNRS'CRH), Béatrice Delaurenti (EHESS, CRH), Roberto Poma (UPEC, Lis) et Koen Vermeir (CNRS, Sphère), L’imagination et le corps, atelier autour d’un livre en préparation

  • 13h45-15h15 : Violaine Giocomotto-Charra (Université de Bordeaux Montaigne, Centre Montaigne)
    L'imagination vulgarisée : traités de l'âme et textes médicaux en français à la fin du XVIe siècle

  • 15h30-17h : Dominique Brancher (Université de Bâle)
    Quand l’imagination vous prend au mot. Les risques de la contrefaçon

Lieu

EHESS
(Salle B4-01)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

La police du travail, XVIIIe-XIXe siècle

La police du travail, XVIIIe-XIXe siècle

Lundi 2 mai 2022 de 9h à 17h30 - Journée d'études/atelier doctoral

Présentation

Atelier organisé par François Pineau, Renaud Seyfried et Philippe Minard, avec le soutien de l’IUF et de l’IDHE.S (UMR 8533-CNRS)

1) La police du travail en France : un court bilan

Les recherches sur la police du travail ont une longue histoire en France, depuis les ouvrages d’Émile Levasseur. En 1979 paraît l’important article « Réflexions sur la police du travail » de Steven Kaplan, qui s'appuie sur les archives de la police parisienne du XVIIIe siècle[1]. Parallèlement, la question revient dans les travaux menés à l'Université Lille III dans les années 1980 et 1990. Jean-Pierre Hirsch évoque ainsi la question du gouvernement du travail, des métiers aux ouvriers, dans le cadre de son étude sur les négociants lillois. Gérard Gayot revient longuement sur l'insubordination des tondeurs de draps, et Philippe Minard choisit d'aborder l'histoire des manufactures du XVIIIe siècle à travers le rôle des inspecteurs, soulignant la bascule, au milieu du siècle, entre la « police de la qualité » et la « police du travail »[2]. De l'autre coté de la rupture révolutionnaire, Paul Delsalle puis Alain Cottereau ont montré, dans les même décennies, le rôle original des tribunaux de Prud'hommes dans la régulation des rapports de travail entre marchands-fabricants et travailleurs à façon, à Lyon et à Roubaix, entre 1806 et 1848[3].

Pourtant, l’impulsion semble être retombée au cours des années 1990 et 2000. Du côté des historiens modernistes, après les années 1980-1990, tout semblait avoir pu être dit, notamment sur l'organisation des territoires proto-industriels et des villes de manufacture. De même, les mondes ouvriers du premier XIXe siècle ont pu être délaissés par les historiens de la deuxième moitié des années 1990 et des années 2000. Surtout, si des travaux ont continué d'être menés, peu d'historiens du travail se sont risqués, jusqu'à il y a peu, dans l'utilisation des archives judiciaires : un fait patent est ici la relative ombre dans laquelle sont restées les justices de manufacture du XVIIIe siècle[4].

Cela pourrait paraître d'autant plus étonnant que parallèlement, les recherches sur l'histoire de la justice et de la police ont connu un développement continu depuis les années 1970, notamment chez les historiens modernistes. À une première vague d'enthousiasme – les archives judiciaires et surtout criminelles devaient permettre un accès à la vie cachée du peuple, voire à sa conscience collective – a succédé un approfondissement critique. Les historiens de la justice sont passés à l'étude des justices civiles et ont patiemment cherché à comprendre le fonctionnement des institutions judiciaires, la représentativité des sources et les stratégies des acteurs, mais aussi ce que les sources judiciaires cachent, à savoir ce que Benoit Garnot a appellé « l'infrajudiciaire »[5]. Notre connaissance du monde judiciaire de l'Ancien Régime a fortement progressé, au détriment peut-être de l'utilisation des archives des institutions de justice comme moyen de saisir les rapports sociaux, même si on peut voir aujourd'hui un regain de cette perspective[6]. Il est important de préciser ici que ces travaux ont été menés en France, mais aussi en parallèle dans d'autres pays européens.

Une place particulière doit être faite – dans la perspective qui est la nôtre - à l'Angleterre. Dans les années 1970-1980, en effet, les historiens anglais ont souligné le rôle de la justice et de la loi comme producteurs des rapports sociaux de production[7]. Comme en France, ces thèses ont fait l'objet d'un réexamen critique, intégrant des analyses détaillées des fonctionnements judiciaires, mais l'interrogation sur les rapports sociaux semble être restée plus centrale[8]. Peut-être faut-il y voir la conséquence d'une différence archivistique fondamentale, la richesse des fonds judiciaires français d'Ancien Régime n'égalant que leur hermétisme. A contrario, le détail de l'activité des juges anglais a été bien moins conservé, ce qui en fait des sources moins foisonnantes, mais probablement plus aisées d'accès[9].

2) Objectifs de l’atelier

Il nous semble donc qu'il existe encore un continent à peine exploré, que nous avons tout juste commencé à défricher, pour comprendre le concret des rapports sociaux artisanaux et industriels, et les dynamiques de transformation qui sont les leurs au cours de la première industrialisation. Il s'agit en quelque sorte pour nous, historiens du travail, d'intégrer la connaissance approfondie des sources et la démarche critique des historiens de la justice à une histoire des rapports sociaux de production.

Cette démarche ne s'inscrit pas en rupture : d'une part, il s'agit de s'appuyer sur les travaux anglais qui, en soulignant le rôle producteur des rapports sociaux qu’ont les institutions judiciaires et répressives, ont montré une manière de ne pas utiliser les archives judiciaires comme simple « reflet » ; d'autre part, on s'inscrit en continuité des travaux menés sur les manufactures et leurs institutions, qui n'ont eu de cesse de montrer le rôle structurant des institutions dans les rapports sociaux et l'organisation des territoires manufacturiers.

Nous proposons par conséquent d’articuler nos travaux autour de trois axes de réflexion :

- Il s'agirait d'abord de s'interroger sur les sources et les institutions qui les produisent : leurs logiques (arbitrage ou répression ?), les rapports de force qui s'y expriment (entre ouvriers et employeurs ou encore entre magistrats et employeurs) et la manière dont on peut les interpréter en tenant compte de leurs biais, qu'il s'agisse des biais répressifs (quelle parole ouvrière ? quelle individuation des tensions collectives ?) ou de ce que ces sources ne montrent pas, à savoir les autres voies de règlement des conflits. De manière similaire, on cherchera à replacer les institutions judiciaires dans l'édifice plus vaste de la police du travail, au sens large. Justices et polices ne sont pas les seules voies de règlement des conflits. De même, elles jouent en interaction avec d'autres institutions, notamment celles de l'administration monarchique en France.

- Cette réflexion sur les sources doit permettre une réflexion plus globale sur la manière dont ces institutions policières et judiciaires structurent et organisent, en fait participent des rapports sociaux de production, le plus souvent à l'échelle d'un territoire donné. Comment contribuent-elles au maintien des hiérarchies sociales dans le travail, mais aussi quel rôle tiennent-elles dans le fonctionnement de la division du travail et dans l'organisation de la production ?

- On cherchera à articuler cette réflexion de manière dynamique en considérant les transformations qui, au cours de la transition au capitalisme industriel, marquent tant les institutions judiciaires que l'organisation du travail. En France, la rupture révolutionnaire est un moment de mutation profonde, mais nous souhaitons l’intégrer dans une chronologie plus large ; aussi le XVIIIe siècle comme le début du XIXe siècle pourront être interrogés.

Enfin, le point peut-être le plus important est qu'il s'agit d'un atelier de travail. Le but pour nous est de permettre les discussions, l'échange des vues et des expériences archivistiques. Pour cela aussi nous avons choisi un cadrage large du sujet. Si la curiosité des organisateurs porte avant tout sur les archives judiciaires, la polysémie bien connue du terme police – administration ou gouvernement sous l'Ancien Régime – doit permettre une large ouverture des discussions, autour de la question de la régulation des rapports de travail. De même, travail ne renvoie pas uniquement au travail salarié, rémunéré à temps, dans des sociétés où domine la pluriactivité et où la division sociale du travail ne montre pas une coupure nette entre « prolétaires » et « industriels ».


[1] Kaplan Steven L., « Réflexions sur la police du travail , 1700-1815 », Revue historique, n° 529, janvier-mars 1979, p.18-77.

[2] Hirsch Jean-Pierre, Les deux rêves du commerce. Entreprises et institutions dans la région lilloise 1760-1860, Paris, Éditions de l'EHESS, 1991 ; Minard Philippe, La fortune du colbertisme. État et industrie dans la France des Lumières, Paris, Fayard, 1998 ; Gayot Gérard, Les draps de Sedan (XVII-XIXe siècle), Paris, éditions de l'EHESS, 1998.

[3] Cottereau Alain, « Justice et injustice ordinaire sur les lieux de travail d’après les audiences prud’homales (1806-1866) », Le Mouvement Social, n°. 141, 1987, p.25–59, Delsalle Paul, La brouette et la navette. Tisserands, paysans et fabricants dans la région de Roubaix et de Tourcoing, 1800- 1848, Dunkerque, Westhoek-éditions des beffrois, 1985.

[4] Cf. notamment Maitte Corine, Terrier Didier, Les rythmes du labeur, Enquête sur le temps de travail en Europe occidentale, XIVe-XIXe siècle, Paris, La Dispute, 2020 ; Jarrige François, « Au temps des tueuses de bras ». Les bris de machines à l'aube de l'ère industrielle 1760-1860, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009. Sur les Prud'hommes, cf. Balois-Proyart Jean-Christophe, « Autopsie d'une statistique judiciaire : les états des affaires portées devant les conseils de prud'hommes au début du XIXe siècle », in Feller Laurent, Gramain Agnès (éd.), L'évident et l'invisible, Questions de méthode en économie et en histoire, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2020. Les justices de manufacture ont pu être utilisées, mais n'ont guère fait l'objet d'analyses détaillées. Pour une utilisation partielle ancienne, cf. par ex. Deyon Pierre, Étude sur la société urbaine au 17e siècle : Amiens, Capitale provinciale, Paris/La Haye, Mouton 1967, p.199-200.

[5] Pour l'enthousiasme initial, cf. Castan Nicole, Justice et répression en Languedoc à l'époque des Lumières, Paris, Flammarion, 1980. Pour le retour critique cf. les recherches menées autour de Benoit Garnot ou encore Antoine Follain. On signalera particulièrement l'ouvrage, remarquable et très représentatif de ces travaux, de Piant Hervé, Une justice ordinaire, Justice civile et criminelle dans la prévôté royale de Vaucouleurs sous l'Ancien Régime, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006. Pour l'histoire de la police, cf. Milliot Vincent. « Histoire des polices : l'ouverture d'un moment historiographique », Revue d’histoire moderne & contemporaine, 54-2, 2007, p. 162-177.

[6] Sur des sujets très différents, cf. parmi les nombreuses thèses en cours : Burgel Élias, « Gouverner le mouvant, Ressources naturelles et propriété sur le littoral lagunaire languedocien (second XVIIe-second XIXe siècle) », thèse sous la direction de Jean-Marc Moriceau et Stéphane Durand, Université de Caen et d'Avignon ; Pasquier Thomas, « Vols et voleurs sous la Révolution et l'Empire », thèse sous la direction de Philippe Minard et Vincent Milliot, Université Paris 8.

[7] Cf. l'ouvrage fondateur du groupe de Warwick : Hay Douglas, Linebaugh Peter, Thompson Edward P. et alii, (ed.), Albion's Fatal Tree, Crime and Society in Eighteenth-Century England, Londres, Penguin Books, 1975.

[8] On pense en particulier aux travaux de Peter King sur le glanage et de John Beattie sur la répression de la criminalité dans et autour de Londres au XVIIIe siècle : Beattie John, Crime and the Courts in England, 1660-1800, Princeton, Princeton University Press, 1986, King Peter, Crime and Law in England, Remaking Justice from the Margins, 1750-1840, Cambridge, Cambridge University Press, 2006. Pour un retour général, déjà ancien, sur l'historiographie de la criminalité en Angleterre, cf. Innes Joanna, Styles John « The crime wave, Recent writings on crime and criminal justice in eighteenth century England », in Wilson Adrian (ed.), Rethinking Social History, English Society and its Interpretation, Manchester, Manchester University Press, 1993, p. 201-265.

[9] Pour l'usage de ces sources dans l'étude des rapports sociaux dans les manufactures cf. par exemple Hay Douglas,, « England, 1562-1875, The Law and Its Uses », in Craven Paul, Hay Douglas (ed.), Masters, Servants and Magistrates in Britain and the Empire, 1562-1955, Chapel Hill (NC), University of North Carolina Press, 2004, p. 59-116, et Styles John, « Embezzlement, Industry and the Law in England », in Berg Maxine, Hudson Pat, Sonenscher Michael, Manufacture in Town and Country before the Factory, Cambridge, Cambridge University Press, 1983, p.173-210. 

 

Programme

9h — Accueil café

9h15 — Introduction de l’atelier

Institutions & régulations

9h30 — intervention 1 : Benoît Saint-Cast (LAHRHA, Lyon)

10h00 — intervention 2 : François Pineau (IDHE.S Paris 8)

10h30 - pause café

10h45 — intervention 3 : Renaud Seyfried (IDHE.S Paris 8)

11h15 — discussion introduite par Joanna Innes (Oxford)

12h30 — pause déjeuner

Jeux des acteurs

14h — intervention 4 : Guillaume Foutrier (IDHE.S Paris 8)

14h30 — intervention 5 : Juliette Milleron (IDHE.S Paris 1)

15h — intervention 6 : Jean-Christophe Balois (IDHE.S Paris 1)

15h30 — pause café

15h45— discussion introduite par Didier Terrier (Université des Hauts-de-France)

16h45 — discussion générale introduite par Philippe Minard (IDHE.S Paris 8)

17h30 — fin de la journée ; pot de l’amitié

 

Lieu

École Normale Supérieure,

45 rue d’Ulm 75005 Paris

salle IHMC (escalier D, 3e étage)

 

Inscription préalable nécessaire avant le 27 avril : écrire à philippe.minard@univ-paris8.fr

Professionnels et agents de l’information. Pour une histoire sociale de l’activité d’informer (XVIe-XVIIIe siècles)

Professionnels et agents de l’information. Pour une histoire sociale de l’activité d’informer (XVIe-XVIIIe siècles)

19 et 20 mai 2022 - Colloque

Présentation

Consacré aux agents de l’information aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, ce colloque, organisé par Marion Brétéché (Université d’Orléans, POLEN/GRIHL) et Nicolas Schapira (Université Paris Nanterre, MéMo/GRIHL) souhaite analyser des pratiques, des postures et des statuts qui permettent de considérer nombre des activités liées à la circulation de l’information comme de véritables activités professionnelles. À la croisée de l’histoire du livre et de la communication, de l’histoire du travail et des professions, de l’histoire des médias et de l’histoire sociale de la littérature, cette rencontre vise à mettre en évidence les phénomènes et les facteurs qui, sur le long et le court termes, durant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, concourent à l’apparition de professionnels de la production et de la circulation de l’information : régularité du travail et autonomisation du marché de l’information, innovations éditoriales et médiatiques, rémunérations, élargissement des catégories d’acteurs et des publics, diversification des médias et de leurs fonctions, reconnaissance nationale et internationale des médias et de leurs producteurs par les pairs et/ou les institutions, etc.

 

Programme

Jeudi 19 mai
(UPN, bât. Weber, salle de conférences)

8h30 Accueil des participants
9h00 Introduction (Marion Brétéché et Nicolas Schapira)

SESSION 1 – JOURNALISTES AU TRAVAIL Présidence : Christian Jouhaud (EHESS)

9h15 David Chataignier (Åbo Akademi, Finlande), « Lettres en vers du règne de Louis XIV : éléments d’enquête et d’analyse »
9h45 Pietro Piccin (EHESS et Université de Florence), « L’actualité italienne en France. Les avvisi dans la Gazette de Renaudot à l’époque de la guerre de Castro (1641-1644) »
10h15 Juliette Deloye (Université de Haute-Alsace) et Maxime Martignon (Université d’Orléans, POLEN), « La professionnalisation de l’information entre service de plume et bureaucratie. Le cas de la Gazette (1679-1792) »
10h45 Discussion et pause

11h45 Manuela Mattei (UPN, MéMo), « Un réseau de nouvellistes à la main sous Louis XIV »
12h15 Christophe Schuwey (Université Yale, États-Unis), « Agent de l’information ou insulte ? Le problème des “Nouvellistes” au XVIIe siècle »
12h45 Discussion

13h15 Pause déjeuner

SESSION 2 – ÉDITION ET INFORMATION Présidence : Dinah Ribard (EHESS)

14h15 Jean Duma (UPN, MéMo), « Condé, la Reine Mère et le compromis de-Sainte Menehould (1614) : une approche des libelles comme source d’information et/ou comme action politique »
14h45 Hadrien Dami (Université de Genève, IHR, Suisse), « Un « aventurier de la plume » à Genève. L’activité éditoriale de Giovanni Gerolamo Arconati Lamberti (1675-1685) »
15h15 Simon Dagenais (Projet ERC « Pamphlets and Patron », Université de Trèves, Allemagne), « Écrire la guerre d’Indépendance américaine : réseaux journalistiques et stratégies éditoriales à Cologne, Clèves et Leyde (1774-1782) »
15h45 Discussion et pause

SESSION 3 – POLICE ET INFORMATION Présidence : Marion Brétéché (U. d’Orléans)

16h30 Olivier Coelho (Université de Lille IRHiS (UMR 8529) et Université de Munich, LMU, Allemagne), « Une actualité policière ? La police munichoise comme acteur professionnel de l’information à la fin du XVIIIe siècle »
17h Marie-Élisabeth Jacquet (Paris 8, IDHE.S et BNF), « Une écriture policière de l’information ? Du renseignement à l’actualité, le cas de la Lieutenance générale de police de Paris (1720-1789) »
17h30 Discussion

Vendredi 20 mai
(UPN, bât. Weber, salle de conférences puis salle de séminaire 2)

SESSION 4 – COURTIERS DE L’INFORMATION EN VOIE DE PROFESSIONNALISATION Présidence : Lucien Bély (Sorbonne Université)

9h00 Clément Desgrange (Université Bordeaux-Montaigne, CEMMC), « Petites mains et grands desseins : les agents mobilisés par Lazare de Baïf, ambassadeur du roi à Venise, dans la transmission de l’information politique (1529-1534) »
9h30 Albert Schirrmeister (Institut Historique Allemand, Paris), « Agir avec des informations : la correspondance diplomatique d’Abel Servien en 1648 au congrès de Westphalie »
10h00 Discussion et pause

11h Fanny Giraudier (LARHRA, Lyon), « Des acteurs au cœur des réseaux d’information : les porte-manteaux et valets du roi »
11h30 Laurent Cuvelier (Sciences-Po Paris), « Peuple des afficheurs et travailleurs de l’affiche dans le Paris de l’époque moderne »
12h Discussion

12h30 Pause déjeuner

SESSION 5 – ACTUALITE ET MILIEUX PROFESSIONNELS Présidence : Héloïse Hermant (U. de Nice)

14h00 Margaux Prugnier (UPN, MéMo), « Autrices et auteurs lorrains, des passeurs de l’actualité européenne du XVIIIe siècle »
14h30 Élodie Oriol (École française de Rome), « Un intermédiaire du pouvoir et du monde des spectacles : Pietro Anfossi, secrétaire des Borghèse au XVIIIe siècle »
15h Discussion et pause

16h00 Isabelle Coquillard (UPN, MéMo), « L’État de la médecine, chirurgie et pharmacie de 1776. Une entreprise éditoriale d’ordonnancement des professions de santé génératrice de désordre »
16h30 Rahul Markovits (École Normale Supérieure, Paris), « William Bolts whistleblower : les Considerations on India affairs »
17h00 Discussion

17h30 Discussion finale

18h Clôture du colloque 

 

Lieu

Université Paris Nanterre

200 Av. de la République, 92000 Nanterre

Hackathon Savoirs : textes et interfaces pour l’histoire et l’anthropologie des savoirs et des sciences

Hackathon Savoirs : textes et interfaces pour l’histoire et l’anthropologie des savoirs et des sciences

12 et 13 mai - Colloque

Présentation

Savoirs est une bibliothèque numérique en accès ouvert consacrée à l’histoire et à l’anthropologie des savoirs et des sciences au sens large, dans une perspective comparatiste et interdisciplinaire.
Le projet est porté par l’EHESS, avec le soutien d’un ensemble de partenaires: LabEx Hastec, FMSH, Enssib, BNU, Laboratoire d’histoire des sciences et des techniques de l’EPFL, OpenEdition, le Pôle Documents numériques de Caen, l’Infrastructure de recherche Métopes, Huma-Num.
À l'occasion de ce colloque « Savoirs », l'équipe, composée entre autres de Carmen Brando (EHESS-CRH), Simon Dumas Primbault (EPFL) et Christian Jacob (EHESS), organise un hackathon pour échanger, expérimenter et pratiquer les humanités numériques, et imaginer ensemble de nouveaux dispositifs pour l’évolution de cette bibliothèque numérique.
L'équipe encourage la participation de toutes et tous, étudiants et chercheurs issus des disciplines en sciences humaines et sociales, designers, développeurs informatiques ou encore passionnés du numérique. Elle mettra à disposition les ressources numériques savantes créées pour l’application Savoirs, comme le thésaurus conceptuel et le corpus de textes taggués en entités nommées et concepts ainsi que les codes sources de l'application.

 

Programme

Le hackathon se tiendra en présentiel les 12 et 13 mai 2022 au Campus Condorcet. Avant cela, des courtes réunions virtuelles et asynchrones sont proposées aux participants pour échanger, s'ils le souhaitent, autour de leurs projets et les aider à avancer.

  • 10 nov. 2021 : L'appel à manifester votre interet pour participer restera ouvert, vous pouvez toujours nous contacter à cette adresse : carmen.brando@ehess.fr.
  • 30 nov. 2021 : réunion d'information en mode hybride ayant pour objectif de faire une brève démonstration de l'application Savoirs, de définir les sujets et de constituer les équipes de travail
  • De mars à mai, sur la base du volontariat, des réunions en ligne avec les organisateur·ice·s du Hackathon afin de guider et suivre vos réflexions en cours
  • 12-13 mai 2022 : hackathon organisé en présentiel lors du colloque « Savoirs », comportant des séances de travail avec accompagnement et la présentation des projets par les équipes.

 

Lieu

Centre de colloques du Campus Condorcet (Aubervilliers)

En savoir plus

Sociétés, colonisation et esclavage aux Amériques (XVIe-XVIIIe siècles)

Sociétés, colonisation et esclavage aux Amériques (XVIe-XVIIIe siècles)

Jeudi 12 mai de 18h à 19h 30 - les Jeudis du GED

Au cours de la période moderne, la colonisation d’une grande partie des Amériques donna naissance, souvent dans la violence, à des sociétés multiethniques d’un type inédit de Terre-Neuve à la Patagonie. Sous la direction de Cécile Vidal, un collectif d’historiens francophones travaillant sur différentes régions américaines (incluant notamment François-Joseph Ruggiu) s’est proposé de repenser cette expérience sociale sans pareil grâce à la pratique du comparatisme à l’échelle hémisphérique. L’objectif de l’essai collectif, fruit de cette longue collaboration, est de comprendre comment les trois populations, amérindiennes, africaines et européennes, mises en contact par la situation coloniale parvinrent à faire société en dépit des rapports de pouvoir exacerbés qui les opposaient. Une telle approche permet de dépasser l’opposition sociopolitique établie entre Amérique du Nord et Amérique latine, tout en révélant la centralité de la Grande Caraïbe. Elle démontre aussi la spécificité de l’impérialisme et du colonialisme d’Ancien Régime, étroitement associé à la traite des esclaves et à l’esclavage et, plus largement, la singularité d’un monde atlantique qui sert de laboratoire social à la première globalisation.

Interventions de : Cécile Vidal (EHESS-Mondes Américains), François-Joseph Ruggiu (Sorbonne-Université, Centre Roland Mousnier), Sylvie Steinberg (EHESS-CRH) et Jean-Yves Grenier (EHESS-CRH)

 

Lieu

Grand équipement documentaire (GED)
10, cours des Humanités

93300 Aubervilliers

Solliciter la parole. Les collectes dans le monde juif, XIXe-XXIe siècle

Solliciter la parole. Les collectes dans le monde juif, XIXe-XXIe siècle

Jeudi 19 mai 2022 - Colloque

Présentation

Colloque coordonné par Malena Chinski, FMS-EHESS ; Constance Pâris de Bollardière, The American University of Paris ; et Simon Perego, Inalco

Dans le sillage de la « science du judaïsme », apparue en Allemagne au XIXe siècle, l’émergence de l’histoire juive comme discipline a contribué à la multiplication des collectes de témoignages au sein des populations juives.

Afin d’explorer les différentes facettes de ces entreprises documentaires et en partant des foisonnantes entreprises de collectes de paroles et d’écrits conduites notamment auprès des juifs d’Europe orientale ou des survivants de la Shoah, ce colloque propose d’approfondir les connaissances sur ces deux cas paradigmatiques et de les mettre en perspective avec d’autres projets développés dans le monde juif, de la fin du XIXe siècle à nos jours.

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Programme

10h Ouverture

Malena Chinski, FMS/EHESS, Constance Pâris de Bollardière, The American University of Paris et Simon Perego, CERMOM/INALCO

Avant et après l'exil (bassin méditerranéen et Moyen-Orient)
Séance présidée par Yann Scioldo-Zürcher, EHESS/CRH/CNRS

10h30 : Terrain de linguistes, terrain de témoins : l’enquête sur le judéo-espagnol parlé en France, ou un heureux malentendu donnant naissance à des archives orales imprévues
Pandelis Mavrogiannis
, CERMOM/INALCO

11h : Les juifs du Maghreb : une histoire sans paroles ?
Valérie Assan
, GSRL/EPHE/CNRS

11h30 : Un miroir déformant : l'impact de la Shoah sur l'histoire des Juifs des terres d’Islam
Nadia Malinovich
, Université de Picardie Jules Verne, GSRL/EPHE/CNRS

12h : débat et pause

Face aux violences antijuives (Europe de l'Est et de l'Ouest)
Séance présidée par Judith Lindenberg, mahJ (sous réserve)

14h : Recueillir la parole des victimes des pogroms de la guerre civile russe
Thomas Chopard (CREE/INALCO, Centre d’études franco-russe de Moscou)

14h30 : Solliciter la parole des enfants juifs réfugiés ? Les éducateurs de l’œuvre de la Guette et la collecte de témoignages d’enfants à la veille de la Seconde Guerre mondiale
Laura Hobson Faure
, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

15h: Une initiative militante : David Diamant et le Centre de documentation auprès de l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide
Zoé Grumberg, IEP de Toulouse

15h30 : débat et pause

16h : Les survivants de la Shoah en France : retour sur une collecte de témoignages
Annette Wieviorka, historienne, responsable de l'antenne française « Témoignages pour mémoire » des archives Fortunoff de l'université Yale en conversation avec Anaïs Kien, France Culture. 

Lieu

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris

EHESS
CNRS

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Dernière modification :
30/06/2022