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Invisibilité, invisibilisation et régimes de perceptibilité en matière de santé au travail, XIXe-XXe siècles

Invisibilité, invisibilisation et régimes de perceptibilité en matière de santé au travail, XIXe-XXe siècles

5 février de 15h-19h, Séance exceptionnelle de séminaire

Que savons-nous, que ne savons-nous pas et pourquoi ne le savons-nous pas ? L'ignorance est-elle seulement l'envers de la connaissance ou peut-elle être le produit d'une construction politique et culturelle ? En quoi le doute scientifique peut-il être l'instrument d'une politique d'invisibilisation des phénomènes sociaux ? A travers deux interventions portant sur le champ de la santé au travail au XXe siècle, la séance portera sur la fabrication de l'invisibilité des pathologies du travail en interrogeant l'outil théorique de l'agnotologie, science de l'ignorance théorisée par l'historien des sciences américain Robert Proctor (Stanford University).

ATTENTION changement de salle : le séminaire du 5 février se tiendra en salle 015, au rez-de-chaussée (toujours à l'EHESS, 190-198 av de France 75013 Paris)

Conférences de Catia Pereira Antunes, invitée de l'EHESS

Conférences de Catia Pereira Antunes, invitée de l'EHESS

28, 30 janvier et 13 février

Invitée par Natalia Muchnik et Jean-Frédéric Schaub, Catia Antunes est professeure à l’Institut d’histoire économique et sociale de l'Université de Leiden. Elle a obtenu un ERC Starting Grant en juillet 2012 pour son projet intitulé « fighting Monopolies » qui porte sur une étude comparative des monopoles maritimes de l’Europe occidentale et de l’Empire Ottoman.

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Max Weber et le marxisme wébérien

Max Weber et le marxisme wébérien

Mardi 11 février de 17h-19h, séance exceptionnelle de séminaire

Parmi les publications récentes de Michael Löwy

Max Weber et les paradoxes de la modernité, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Débats philosophiques », 2012.

La cage d'acier : Max Weber et le marxisme wéberien, Paris, Éditions Stock, coll. « Un ordre d'idées », 2013.

Lieu ;

EHESS
Salle 527 (Noyau A, 5e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

Les crimes de masse du régime oustachi, 1941-1945

Les crimes de masse du régime oustachi, 1941-1945

21 février de 17h-19h, séance exceptionnelle de séminaire

L’Etat indépendant de Croatie est généralement vu comme un état-fantoche. Pourtant, comme l’expliquera Alexander Korb dans le séminaire « Histoire et historiographie de la Shoah », on ne peut nullement l’exempter de sa responsabilité dans la conception et la mise en œuvre d’une politique radicale de nettoyage ethnique dont furent victimes les Juifs, mais aussi les Tsiganes et les Serbes.

Moyen-Age et médiévalisme : les formes de la domination

Moyen-Age et médiévalisme : les formes de la domination

4-5 mars - Journées d'étude

avec le concours du Campus Condorcet

Le Moyen-Âge constitue aujourd’hui un support vivant et chaque fois ré-imaginé par les fictions médiévalistes, sous forme de film, de roman, de jeux-vidéo… Ainsi, la mise en scène d’institutions centrales et complexes des sociétés médiévales, aussi bien que n’importe quel épiphénomène, est traversée par les préoccupations du présent. Représenter le Moyen-Âge est une manière de prendre parti dans les préférences, luttes et engagements contemporains.

Ces journées d’études se donnent pour ambition de mettre en perspective des études scientifiques de ces fictions médiévalistes, avec des études d’historiens et de spécialistes de littérature médiévale. Nous pensons que les études historiques peuvent fournir un fond solide pour comprendre ce qui, dans le médiévalisme, correspond ou non à la réalité historique. Cela nous permet d’observer dans quelle mesure les fictions s’en écartent, et selon quelles modalités.

Contacts : moyenagedomination@gmail.com

Infos : https://www.facebook.com/moyenagedomination

Organisateurs : Elise Haddad (CRH-GAHOM), William Blanc (CRH-GAHOM), Doina Craciun (CRH-GAHOM), Alicia Viaud (Paris III).

Lieu

INHA
Salle Vasari
2, rue Vivienne
75002 Paris

Vie et mort des concepts historiographiques (II)

Vie et mort des concepts historiographiques (II)

Lundi 21 mars de 10h-17h30 - Les rencontres du GEHM

En une formation, une carrière, une vie, les historiens sont appelés à voir évoluer leurs manières de penser et d'écrire l'histoire. Parce que chacun d’eux évolue, progresse peut-être mais aussi parce que certaines notions, dominantes à une certaine période, perdent de leur superbe, se réfugient dans ses marges, sortent du champ historique si champ historique il y a.

Le GEHM (groupe d'études des historiographies modernes) entend organiser, au cours de l'année 2016, trois rencontres intitulées « Vie & mort des concepts historiographiques » destinées à aborder, sous son angle historique, la question de l'environnement intellectuel et méthodologique de notre profession. Après un bref retour « socio-historique » sur les raisons d'une part, les conséquences sur l'exercice de leur profession d'autre part, de ces engouements/dépérissements. Ces journées d'étude consisteront en la présentation de quelques études de cas, c'est-à-dire de quelques études de mots ou expressions largement utilisés à un moment de l'évolution historiographique

Le 18 janvier dernier, la première de ces manifestations a permis d'entendre des exposés portant sur les termes suivants : Résistancialisme (Marc Olivier Baruch), Retard historique (Alessandro Stanziani), Transition (Jacques Revel), Régime (Gérard Lenclud), Trauma (Sabina Loriga).

Lors de cette deuxième rencontre, seront traités les concepts suivants : Transfert culturel, (Marie-Elisabeth Mitsou),  Paradigme (Pietro Corsi), Consensus (Clarisse Berthezène), Accélération (de l'histoire) (Christophe Bouton), Révolution (comme concept catholique-romain) (Elisa Cárdenas Ayala) et Milieu (Wolf Feuerhahn).

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

De l’amendable à l’impubliable. Les pratiques du refus par les revues de sciences humaines et sociales

De l’amendable à l’impubliable. Les pratiques du refus par les revues de sciences humaines et sociales

Mercredi 30 mars de 13h30-17h30 - Journée d'étude

Présentation

Les revues et autres publications collectives reste nt l'espace privilégié de l'élaboration du savoir scientifique dans le monde académique ; elles contribuent à définir les normes disciplinaires, et perpétuent des formes de savoir, établissant les frontières de la scientificité des disciplines. Cette journée d’étude se propose de réfléchir aux questions de la sélection des articles, du rapport des comités de rédaction à l’innovation et à la routine , des normes d’écriture dites et non dites, en les abordant par le biais des pratiques du refus. Les exemples de refus ne manquent pas qui prouvent que dans de nombreuses situations, les critères autres que la seule qualité académique peuvent être déterminants ; parmi ceux-là nous pouvons mentionner l'importance des traditions rhétoriques qui sont à la fois disciplinaires et nationales, les traditions interprétatives, le mode de définition des objets et leur pertinence par rapport à une communauté et ses intérêts, les critères nationaux et internationaux de citation et de définition des bibliographies. Il ne s’agira pas, bien sûr, d’établir une liste de manières de faire hétéroclites suscitant de stériles comparaisons, mais de tenter d’ouvrir quelques pistes pour le développement d’une future enquête internationale. Cette après-midi de travail se déroulera en deux séquences. Dans un premier temps, une série d'interventions courtes permettra un retour sur expérience. Ont accepté d'intervenir dans cette perspective :

Etienne A NHEIM, Annales. HSS - Isabelle B ACKOUCHE, Genèses - Manuel C HARPY, Revue d'Histoire du XIXesiècle - Guiomar DE GRAMMONT, Artefilosofia - Annick LOUIS (CRAL) - Jacques R EVEL, Annales. HSS (sous réserve) - Robert SCHNEIDER, American Historical Review - Angelo T ORRE, Quaderni Storici

Dans un second temps, une discussion générale pourra aborder un ensemble de sujets tels que :

 - les modalités pratiques des processus de sélection ;

 - les expertises externes, le conformisme et l’anticonformisme  ;

- les sciences humaines et sociales : écritures inacceptables, l’irrecevable et l’inévaluable ;

- les modalités différentielles du refus pour les numéros à thème et pour les varia, pour le papier et pour le numérique ;

- au sein des comités : jugements singuliers de refus et prise de décision collective, la construction de l’assentiment ;

- l’expression du refus, variations disciplinaires, géographiques et autres.

Lieu

EHESS
Salle 8
105, Boulevard Raspail
75006 Paris

“Domestic Slavery”, 15th-19th Centuries Sources, Cross-Perspectives, and Definitions

“Domestic Slavery”, 15th-19th Centuries Sources, Cross-Perspectives, and Definitions

24-25 mars - Colloque

Présentation

This workshop proposes to discuss the definitions of slavery and bondage by shifting the focal point from “genuine” slavery to “domestic” (i.e. “internal”) forms of bondage. Following the paths opened up by previous scholarship, it proposes to consider slavery less as a uniform condition, a status or a system, than as a multiform relationship, the analysis of which must be replaced within specific social contexts. Participants will present particular forms of institutionalized domestic bondage from various geographic areas during the modern period. In the global perspective of this comparative workshop, presentations will focus on highlighting criteria essential to the characterization of “slavery” (or bondage) in particular social and historical contexts, through an exploration of both normative constructions and concrete practices.

Coordinator : Alessandro Stanziani
Organizer : Claude Chevaleyre, claude.chevaleyre@ehess.fr

Scientific Committee: Odile Journet (EPHE), Lionel Kesztenbaum (INED), Catarina Madeira Santos (EHESS, IMAF), Karine Marazyan (Paris 1), Alessandro Stanziani (EHESS, CNRS – coordinator), Thomas Vernet (Paris 1), Claude Chevaleyre (EHESS).

Funded by Paris Nouveau Mundi
http://www.hesam.eu/blog/category/recherche/programme-next/

Programme

Lieu

Collège de France
Room 3 (Claude Lévi-Strauss)
52, rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

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Republier Mein Kampf ? Autour de l’édition critique allemande de l’Institut für Zeitgeschichte

Republier Mein Kampf ? Autour de l’édition critique allemande de l’Institut für Zeitgeschichte

Mercredi 16 mars de 18h-20h30 - Table ronde

Du fait de l’extinction du copyright de l’auteur, Mein Kampf a fait son retour dans les librairies allemandes après soixante dix ans d’interdiction. Mais ce livre, monstrueux à tous égards, revient sous une forme spécifique : celle d’une édition critique de première qualité effectuée par un groupe d’historiens de l’Institut für Zeitgeschichte de Munich. Andreas Wirsching, son directeur, par ailleurs professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich, a supervisé ce projet dirigé par Christian Hartmann. Il vient nous en présenter les multiples résultats. Car il ne faut pas, concernant cette nouvelle édition, s’arrêter à la question du poids (6 kilos), du nombre de pages (1966) ou de notes (plus de 3500). Non, cette édition critique qui fera date opère surtout un profond renouvellement des connaissances autour d’un livre qui, paradoxalement, n’avait guère suscité de recherches chez les historiens jusqu’à récemment et transforme le regard et l’analyse qu’on l’on pouvait en faire jusqu’à présent.

Dirigée par Florent Brayard (CRH-EHESS), la table ronde sera animée par Stefan Martens (directeur adjoint de l’Institut historique allemand de Paris), Christian Ingrao (chercheur à l’IHTP-CNRS) et David Gallo (ATER à l’Université de Lyon II).

Inscription obligatoire auprès de nadja.vuckovic@ehess.fr

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Le temple, les marchands, la cité. Hommage à Giacomo Todeschini

Le temple, les marchands, la cité. Hommage à Giacomo Todeschini

Mercredi 9 mars de 17h-19h - Débat

 

Présentation

Giacomo Todeschini, professeur à l’université de Trieste, est l’un des plus éminents spécialistes européens de la pensée économique du Moyen Âge. Deux de ses livres ont été traduits en français, Richesse franciscaine (Verdier, 2008) et Au pays des sans-nom. Gens de mauvaise vie, personnes suspectes ou ordinaires du Moyen Âge à l’époque moderne (Verdier, 2015) tandis qu’un article important "Servitude et travail à la fin du Moyen Âge: la dévalorisation des salariées et les pauvres ’’méritants’’ est paru en 2015 dans la revue Annales. Histoire, Sciences Sociales. Son œuvre, qui vient de s’accroître d’un ouvrage important, La Banca e il Ghetto. Une storia italiana (Laterza, 2016) reste encore largement à découvrir en France. Elle met en lumière les racines, spirituelles et politiques à la fois, de nos pratiques les plus essentielles : nos richesses et l’usage que nous en faisons, nos communautés et ceux que nous en excluons, nos mots et les sens que nous leurs prêtons.

Participeront au débat : Mathieu Arnoux (Université Paris-Diderot, EHESS) , Simona Cerutti (EHESS), Jacques Chiffoleau (EHESS) , Giuliano Milani (Université de Rome La Sapienza) et Valentina Toneatto (Université de Rennes).

Inscription obligatoire:  www.iicparigi.esteri.it

Lieu

Institut culturel italien
Hôtel de Galliffet
50, rue de Varenne
75007 Paris

 

 

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Faits religieux et médias

Faits religieux et médias

23-24 mars - Colloque international

Présentation

Ce colloque vise à questionner les mécanismes de production de l’information sur les faits religieux et les enjeux de cette médiatisation, en France et en regard d’autres pratiques médiatiques, notamment européennes. Il s’intéresse aux grands médias d’information, tant dans leurs formes traditionnelles que numériques.

Organisé par des doctorants du Groupe sociétés, religions, laïcités (École pratique des hautes étudesCNRS) et du Centre de recherche historique (École des hautes études en sciences sociales), il est soutenu par le Campus Condorcet.

Trois demi-journées de communications seront suivies de deux tables-rondes réunissant chercheurs, journalistes, acteurs religieux et institutionnels.

Entrée libre, sous réserve d’inscription.

Calendrier :

  •     20 mars 2016 : clôture des inscriptions au colloque
  •     23 et 24 mars 2016 : Déroulement du colloque

Responsables :  Anne Lancien, Anaël Levy et Lola Petit

Contact : faits.religieux.et.medias@gmail.com

Lieu

Salle de conférence du GSRL

59-61 rue Pouchet – 75017 Paris

Pour plus de renseignements


Approches anthropologiques et historiques de la tauromachie

Approches anthropologiques et historiques de la tauromachie

14 janvier de 14h-18h

Groupe d'études ibériques, 

Les corridas ne cessent pas de provoquer de nombreuses manifestations, allant de la ferveur enthousiaste au rejet absolu. Elles constituent de fait un magnifique objet d’étude pour l’ensemble des sciences sociales ; nous tenterons au cours de cette demi-journée de donner des éléments d’analyse fournis par des historiens et des anthropologues afin de mieux comprendre l’évolution, l’environnement, le sens et l’enjeu du spectacle.Les corridas ne cessent pas de provoquer de nombreuses manifestations, allant de la ferveur enthousiaste au rejet absolu. Elles constituent de fait un magnifique objet d’étude pour l’ensemble des sciences sociales ; nous tenterons au cours de cette demi-journée de donner des éléments d’analyse fournis par des historiens et des anthropologues afin de mieux comprendre l’évolution, l’environnement, le sens et l’enjeu du spectacle.

Programme

Lieu :

Cité internationale universitaire de Paris
Colegio de España
7E boulevard Jourdan
75014 Paris

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Mobilité, solidarité et assistance dans l’Europe moderne

Mobilité, solidarité et assistance dans l’Europe moderne

8 janvier de 15h-19h, Séance exceptionnelle de séminaire

Le séminaire Mobilité, solidarité et assistance dans l’Europe moderne organisé par ESOPP recevra deux intervenants autour de la question de la bienfaisance dans l'Europe moderne: Natalia Muchnik s'intéressera aux liens entre Charité et communauté diasporique dans l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles tandis qu'Anne Winter (Vrije Universiteit Brussel) interviendra sur le thème Dissociating poor relief from residence: the eighteenth century Low Countries in a comparative perspective.

Programme

Lieu :

EHESS-Le France
Salle Jean-pierre Vernant
75244 Paris cedex 13

Privé/Public (2)

Privé/Public (2)

16 janvier de 9h30-17h30, atelier de recherche (HESTE)

Une première journée d’études autour du sujet privé/public avait eu lieu en juin 2013. Nous avions alors discuté de la tension entre privé et public dans les économies anciennes (Cecilia d’Ercole), dans la définition de la propriété foncière à l’époque moderne (Pablo Luna) ou encore dans l’éducation, le capital humain et les politiques publiques en matière d’inégalités (Jérôme Bourdieu et Gilles Postel-Vinay). Un deuxième bloc d’interventions avait mis l’accent sur les réflexions intellectuelles et politiques dans ce domaine. Sylvain Piron avait évoqué l’identification du privé/public dans la pensée médiévale, Elodie Richard avait discuté de cette même tension dans la pensée juridique et philosophique du XIXe siècle, tandis que Fabien Locher avait présenté la genèse de la pensée de Harding sur la tragédie des biens communs dans le contexte de la guerre froide. Les discussions, riches, avaient alors été développées autour de quelques points forts, à savoir :

  • L’identification des ayant-droits (citoyens, membres de la cité, retraités, héritiers)

  • La coexistence de plusieurs univers normatifs (juridiques, moraux, religieux)

  • La production et circulation de l’information concernant les objets de la propriété et les acteurs concernés.

  • L’objet des normes en matière de commons (biens, individus, droits).

La richesse des discussions nous a encouragés à organiser une deuxième journée d’études consacrée à ce même sujet, en ciblant en particulier certains aspects qui avaient été délaissés lors de la première journée : la tension entre privé et public dans la régulation du commerce, les limites à la propriété privée et les significations multiples de cette dernière, mais aussi les questions de santé publique et les valeurs d’un acteur souvent négligé dans ce domaine, à savoir le patronat français. Par rapport à la première journée d’étude, nous élargissons aussi notre définition de la tension privé/public hors du champs des organisations économiques en étudiant les contraintes pesant sur les individus mêmes et leur domaine privé. Finalement, nous proposons de sortir des espaces ouest-européen et américain et étudier la manière dont la tension entre privé et public a été pensée et mise en pratique en URSS. Enfin, cette journée accueille pour la première fois les participations de doctorants du CRH.

Programme

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La chasse aux Juifs en Pologne

La chasse aux Juifs en Pologne

17 janvier de 17h-19h, séance exceptionnelle de séminaire

Judenjagd : une chasse à l'homme menée par les Allemands, et par les Polonais sous leur impulsion, contre les juifs ayant échappé par miracle aux rafles et aux massacres. Ce phénomène monstrueux a été étudié dans le comté de Dabrowa Tarnowska par Jan Grabowski (University of Ottawa) qui présentera les résultats de son enquête dans le séminaire "Histoire et historiographie de la Shoah" coanimé par Florent Brayard.

Lieu :

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190-198, avenue de France
75244 Paris cedex 13

Conférences de Lise Bender Jorgensen, invitée de l'EHESS

Conférences de Lise Bender Jorgensen, invitée de l'EHESS

9, 13, 20, 27 janvier

Professeure d’archéologie à la Norwegian University of Science and Technology à Trondheim, Lise Bender Jørgensen a travaillé sur la production textile en Europe du nord sur un temps long. Elle s’intéresse aux identités textiles et aux circulations des savoirs et des objets, ainsi qu’au travail et à la créativité des artisans.

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Conférences d'Enrique Valencia Lomeli, invité de l'EHESS

Conférences d'Enrique Valencia Lomeli, invité de l'EHESS

14, 21, 29 janvier

Professeur à l'Université de Guadalajara, Enrique Valencia Lomeli est spécialiste de politique sociale en Amérique latine. Les séminaires qu'il donnera à l'EHESS, à l'invitation d'Alain Musset, s'inscrivent dans une démarche comparatiste et porteront sur les réformes des systèmes de protection sociale en Corée du Sud et au Mexique et les programmes de transferts monétaires en Amérique latine.

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Conférences de Leen van Molle

Conférences de Leen van Molle

29 janvier, 31 janvier et 5 février

Professeure à l'Université de KU Keuven, Leen Van Molle est spécialiste d'histoire agricole et rurale aux XIXe et XXe siècles. Elle donnera quatre conférences à l'invitation de Gérard Béaur sur ses thèmes de prédilection.

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Servants and domestic workers in rural Europe, 16-19th centuries. Regional diversity and forms of dependence

Servants and domestic workers in rural Europe, 16-19th centuries. Regional diversity and forms of dependence

21-22 novembre

ERHIMOR, 

Rural history has traditionally confronted two models of organizing agricultural production. On the one hand the family farm, very important in terms of productivity and ability to integrate innovations. On the other hand, the large capitalist holdings, based on waged labour. Examples of these two productive models are the English landholding, supported by wage labour, and the family farms of Southern Europe, which have survived until the twentieth century. Yet this dualistic approach, linked to the debate on the modernization of agricultural production and its transition to capitalism, fails to account for the complex realities of the rural world in the past. After two decades, these models are now under discussion.

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L’Hôtel de Ville et la cathédrale Notre-Dame dans l’histoire parisienne. Pouvoirs, aménagements urbains, sociabilité

L’Hôtel de Ville et la cathédrale Notre-Dame dans l’histoire parisienne. Pouvoirs, aménagements urbains, sociabilité

21-22 novembre

Les relations entre l’Hôtel de Ville et la cathédrale Notre-Dame, deux bâtiments qui incarnent, chacun à leur manière, la ville de Paris, la communauté des Parisiens et la capitale française, sont au coeur de ces rencontres. Les deux hauts lieux parisiens sont voisins, séparés seulement par la Seine, et, selon les époques, ils ont symbolisé les pouvoirs, les sociabilités et l’identité forte d’une capitale dans un État centralisé, au gré des séquences historiques qui ont vu alterner la complémentarité ou l’affrontement. Devenus aujourd’hui des monuments porteurs de valeurs esthétiques et historiques, ils ont connu des transformations spatiales à plusieurs échelles et des évolutions sociales affectant toutes les catégories de Parisiens.
Seront abordés l’architecture et l’économie de la construction de l’Hôtel de Ville et de Notre-Dame et leurs réinterprétations au fil des siècles, le rôle des deux sites dans l’aménagement de l’espace parisien, l’affirmation et la concurrence entre les institutions qui y siègent, le développement de micro-sociétés politiques et économiques sur lesquelles s’est exercé le pouvoir central, monarchique, impérial puis républicain.
Ainsi seront dégagés des moments de cristallisation de l’histoire parisienne ou nationale, rêvés ou vécus, à l’ombre des deux monuments qui incarnent l’identité urbaine de Paris et son statut de capitale.

 

Programme

Journée de clôture du projet Géopeuple

Journée de clôture du projet Géopeuple

12 novembre

Analyse des évolutions des maillages et des peuplements à travers l'observation du territoire - Construction des BD Géo-Historiques et approche ontologique.

L'objectif de ce projet de recherche est de concevoir un nouveau module OpenSource construit sur le SIG GeOxygène développé au COGIT permettant : la construction de bases de données géographiques historiques à partir de vectorisation de cartes l'analyse de l'évolution de données administratives et démographiques à différentes périodes basée sur des critères topographiques et démographiques la simulation de remembrements et l'étude de l'impact de ces remembrements simulés sur la répartition de la population. Les résultats du projet seront valorisés par la conception : d'un site internet pédagogique permettant de visualiser des données géographiques et démographiques à différentes époques, auxquelles seton associées des analyses permettant de contextualiser et de commenter les évolutions constatées d'un ouvrage scientifique décrivant le contexte démographique et historique étudié, les méthodes et réalisations informatiques suivies dans le projet et les analyses déduites des expérimentations faites pendant le projet.

 

Programme

  • 13h45 - Accueil
    Présentation du projet, Anne Ruas
    Deux siècles d'occupation du territoire
    , Hervé Le Bras

  • Construction des données géo-historiques GéoPeuple
    Des cartes aux bases de données
    , Eric Grosso, Christine Plumejeaud, Benoit Costes
    Des bases de données démo-administratives aux cartes
    , Claude Motte, Christine Vouloir
    Comment reconnaitre automatiquement toutes les églises sur les cartes de Cassini, en un clin d’oeil ?
    , Matthieu Cord

  • Peuplement, espace naturel et espace construit : quelles interactions ?, Ana-Maria Olteanu-Raimond

  • Table ronde autour du projet animée par Christian Grataloup 

  • 18h-19h30 - Cocktail de clôture

International Symposium Pioneering Ethical Capitalism

International Symposium Pioneering Ethical Capitalism

25 novembre

La Fondation Shibusawa et l'EHESS, avec le concours du Centre de recherches historiques, organisent, le lundi 25 novembre 2013 à Paris dans les locaux de l'OCDE, un symposium d'une journée sur capitalisme et éthique : d'une part l'émergence de pionniers du capitalisme éthique, d'autre part les tensions entre capitalisme. Dans une perspective d'histoire mondiale, connectant Asie et Occident, il s'agit à la fois de présenter des recherches et de débattre des problèmes posés.

Ce symposium est ouvert au public sur inscription par mail à pec-symposium@ehess.fr

Programme

Textiles amerindios : diferentes perspectivas sobre los colores y estudios recientes

Textiles amerindios : diferentes perspectivas sobre los colores y estudios recientes

27-29 novembre

The 6th International Conference on Indigenous Textiles of the Americas

 
This conference is a continuation of Victoria Solanilla’s commitment to organizing a Pre-
Columbian textile conference in Barcelona every three years. The Conference considers Pre-
Columbian textiles as well as related historic and ethnographic textiles from all the Americas
and privileges interdisciplinary approaches.
Inspired by research currently being conducted at the musée du quai Branly, one of the
sessions at the conference is specifically devoted to the role colour plays in indigenous
American textiles.

 

Programme

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Conférences de Marcus Rediker

Conférences de Marcus Rediker

18-19, le 22 et le 25 novembre

 

Quatre de ses livres sont traduits en français :

À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite (Seuil, 2013), tout juste sorti des presses, Les forçats de la mer. Marins, marchands et pirates dans le monde anglo-américain, 1700-1750 (Libertalia, 2010), L'hydre aux mille têtes. L'histoire cachée de l'Atlantique révolutionnaire(avec Peter Linebaugh, Éditions Amsterdam, 2008), Pirates de tous les pays. L'âge d'or de la piraterie atlantique, 1716-1726 (Libertalia, 2008).

 

Calendrier des conférences

The French E. P. Thompson

The French E. P. Thompson

29-30 novembre

L’ouvrage désormais classique du grand historien britannique Edward P. Thompson, The Making of the English Working Class (1963), vient d’avoir cinquante ans, et il est accessible en traduction française dans une nouvelle édition de poche (Le Seuil, 2012). La traduction de son recueil d’articles Customs in Common (1991) est en cours de publication aux éditions de l’Ehess.

Ce contexte exceptionnel a été saisi par le groupe des chercheurs du PRI « Mondes britanniques » de l’Ehess, en collaboration avec le Larca – Paris Diderot, pour organiser une journée d’étude consacrée à la réflexion sur les appropriations différenciées de l’œuvre de Thompson en France et dans le monde britannique : comment ses livres sont-ils lus, utilisés, appropriés dans un contexte national autre ? Comment les historiographies britanniques et françaises ont-elles dialogué (ou non) entre elles à propos de la crise de l’histoire sociale ? comment les nouvelles générations d’historiens britanniques et français se réfèrent-ils au travail de Thompson ?

La Maison française d’Oxford, dont la vocation est de porter le dialogue scientifique entre les deux pays, accueille cette rencontre qui cherchera à proposer une analyse comparative des deux historiographies. La MFO, l'EHESS, le CRH, le G.D.R. 3434 "Mondes britanniques" soutiennent cette initiative.

Les enquêtes en Grande-Bretagne XIe-XXe siècles - Savoirs et instruments de gouvernement

Les enquêtes en Grande-Bretagne XIe-XXe siècles - Savoirs et instruments de gouvernement

17-18 octobre

La précocité de la grande enquête du Domesday Book interroge sur la capacité du pouvoir anglais à développer ces modes spécifiques de collecte d’information et de production des savoirs que sont les enquêtes.

Les conditions de possibilité de la réalisation d’enquêtes dès le XIe siècle en Angleterre, grâce à la permanence de structures étatiques anglo-saxonnes, l’organisation des groupes sociaux et des structures territoriales, mais aussi grâce à de nouveaux instruments intellectuels apportés par les Normands, suffisent-elles à en faire une tradition anglaise ?

Nous envisagerons les enquêtes, en tant qu’objets, dans leur diversité (enquêtes publiques d’Etat mais pas seulement) et dans leurs évolutions formelles et techniques, mais aussi à partir des acteurs qui les ont mises en œuvre, avec comme fil conducteur la question de leur utilisation comme instrument de gouvernement.

Au cours de cette rencontre, il s’agira donc d’étudier les processus de fabrication des enquêtes en les replaçant dans leur contexte politique, social, intellectuel et matériel, mais également d’éclairer le choix des enquêteurs, la composition des commissions, la définition du champ d’investigation ainsi que leur mise en œuvre concrète, et tous les aspects matériels liés à la circulation et à la mise en réseau qui mobilise des acteurs à différents niveau (à la fois verticalement et horizontalement).

Nous chercherons également à saisir les procédés de constitution des enquêtes : comment s’effectue la transformation des données en séries, en listes, en compilations, en livres, ou tout autre support ? Quelles sont les modalités de leur publication et leur actualisation éventuelle ? Quelles ont été les institutions et les personnes chargées de ce processus, distinct de la collecte des données proprement dites ?

Enfin nous nous intéresserons aux usages des enquêtes, en confrontant les intentions initiales (enquête inventaire ou de bilan, enquêtes ponctuelles, enquêtes destinées à être actualisées régulièrement, récurrentes) et leurs usages effectifs qui peuvent être multiples, détournés ou élargis par rapport aux intentions initiales.

Nous pourrons également réfléchir sur leurs lieux d’archivage pour éclairer les intentions initiales mais aussi la manière dont l’institution sécrète sa propre information et des organes chargés de la production d’enquêtes.

Leur utilisation dans la sphère publique et leur rôle dans la prise de décision politique permettra ainsi de saisir comment elles ont constitué un mode de gouvernement privilégié en Grande Bretagne depuis le Moyen Âge.

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L'activité scientifique au prisme des données bibliographiques

L'activité scientifique au prisme des données bibliographiques

16 octobre de 9h-17h30

Les questions de collecte et de valorisation des données bibliographiques seront présentées dans la matinée en croisant plusieurs expériences issues d’instituts de recherche.

La thématique de l’après-midi 2 sera centrée sur des questions posées par l’exploitation de ces données bibliographiques et par une réflexion sur la mesure de la production scientifique à partir de ces seuls indicateurs.        

Programme

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Conférence de David A. BELL

Conférence de David A. BELL

29 octobre de 17h-19h

Colloque : La dame de cœur. Patronage et mécénat religieux des femmes de pouvoir (XIVe-XVIIe siècle)

Colloque : La dame de cœur. Patronage et mécénat religieux des femmes de pouvoir (XIVe-XVIIe siècle)

10-12 octobre

Les femmes ont de tout temps entretenu des liens privilégiés avec le sacré, bien mis en lumière par les historiens du Moyen Âge.

Ces réflexions méritent d'être porusuivies pour les époques postérieures : quel rôle jouèrent les femmes de pouvoir dans le domaine religieux ? Existe-t-il des dévotions ou des domaines d'intervention plus spécifiquement féminins ? Au-delà des bienfaits spirituels attendus, le mécénat et le patronage religieux des reines et des princesses étaient l'un des modes d'expression privilégiés de leur pouvoir : fondations et offrandes participaient de leur identité et de leur prestige.

Liens entre deux familles, entre deux espaces territoriaux, ces femmes contribuaient aussi à la circulation et à la promotion de nouveaux cultes, universels, dynastiques ou territoriaux. À la confluence entre histoire du genre, histoire politique, histoire religieuse et artistique, ce colloque pluridisciplinaire associera historiens, historiens de l'art et du texte, et ce dans une perspective comparatiste, intégrant royaumes européens (France, Italie, Espagne, Empire), duchés et principautés.

Le choix de la longue durée (XIVe-XVIIe siècle) permettra de prendre en compte les inflexions possibles survenues dans leurs modalités d'interventions.  

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Le CRH à Blois

Le CRH à Blois

10-13 octobre

La 16e édition des Rendez-vous de l’histoire se déroulera du 10 au 13 octobre 2013 sur le thème : La Guerre.    

Vous trouverez la participation des membres du CRH dans le programme ci-joint

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Images de soi dans l'espace domestique (XIIIe-XVIe siècles)

Images de soi dans l'espace domestique (XIIIe-XVIe siècles)

17-19 octobre

La RCPPM réunit cette année un colloque consacré aux images de soi où les plafonds peints médiévaux seront pensés dans l’ensemble du décor des demeures médiévales, en relation avec le mobilier, le décor des sols et celui des murs.

Les plafonds constituent aujourd’hui la source essentielle, souvent la moins mal conservée, de ces décors médiévaux, mais ils ne peuvent se comprendre sans les autres éléments avec lesquels ils forment un tout.

Les commanditaires pour qui ces décors ont été composés ont choisi d’y être représentés et ce sont des images d’eux-mêmes, de leurs proches, de leurs réseaux qu’ils ont fait figurer dans leurs demeures, à l’extérieur et à l’intérieur de leurs maisons. Portraits, inscriptions, héraldique s’y associent selon des modalités que le colloque analysera.

Une large participation internationale, venue d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne et de Suisse, remarquablement francophone, y exposera ses points de vue et en discutera.

Le colloque sera aussi l’occasion de connaître les plafonds peints que recèle la grande ville médiévale qu’était Montpellier.

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Conférence : Fêtes agraires au Moyen Âge

Conférence : Fêtes agraires au Moyen Âge

2 octobre à 19h

Conférence de Perrine Mane

Au Moyen Âge, l’importance des « travaux et des jours » est telle qu’elle a généré de multiples fêtes agraires que l’Église a tenté de contrôler et de christianiser, comme les Rogations qui ont pour but d’obtenir la protection divine sur les récoltes.
Mais parallèlement au calendrier chrétien, un « temps folklorique» continue de rythmer la vie de la plupart des paysans et les événements phares de l’année agricole, la moisson et les vendanges, sont fêtés.
Enfin de multiples réjouissances célèbrent avant tout les saisons et particulièrement le retour du printemps et les premières floraisons.  

Conférence
donnée dans le cadre de l'exposition « La fête au Moyen Âge » à la Tour Jean sans Peur

Organisée par
Danièle Alexandre-Bidon et Perrine Mane (GAM). 

Mercredi 2 octobre à 19h :
Tour Jean sans Peur  -  20, rue Etienne Marcel  -  75002 Paris

Réservation conseillée :
tjsp[a]wanadoo.fr
01.40.26.20.28

L'histoire et l'historiographie de l'Italie (XVe-XIXe siècle)

L'histoire et l'historiographie de l'Italie (XVe-XIXe siècle)

4 octobre de 14h-19h

L'histoire de l'Italie, de la Renaissance au Risorgimento, tient une place à part dans l'historiographie française.

Terrain de rencontre entre savants français et italiens depuis des générations, elle a été le creuset d'échanges scientifiques enrichissant les deux traditions, sans que chacune abandonne ses spécificités. Ce nouveau numéro des Annales est l'occasion de réfléchir aux effets actuels de ces échanges historiographiques à partir d'objets d'étude emblématiques : l'humanisme, les archives, la ville, la camorra.

On pourra ainsi chercher à mesurer combien l'histoire de l'Italie est un domaine innovant de la production scientifique, mais aussi un lieu d'élaboration d'une tradition intellectuelle transnationale qui a largement contribué, depuis la fin du XIXe siècle, aux évolutions de la pratique historique en France.    

Intervenants : Eleonora Canepari (Oxford University), Clémence Revest (École française de Rome / CNRS), Caroline Callard (Université Paris-Sorbonne), Jacques Revel (EHESS / Annales), Étienne Anheim (Université de Versailles Saint-Quentin / directeur de la rédaction des Annales).  

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Guy Patin et ses interlocuteurs : Le

Guy Patin et ses interlocuteurs : Le "manuscrit de Vienne"

14 décembre

Le médecin et érudit Guy Patin (1601-1672) est l’auteur d’un ensemble de cahiers manuscrits appelés, par commodité, les « papiers Patin ». Ceux-ci ont joué un rôle important dans la constitution d’un corpus de textes érudits où la libre pensée du siècle des Lumières apercevait sa propre genèse.
Cette journée d’études sera consacrée à cerner la spécificité et à explorer les contenus de ses cahiers.

Programme

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Genre et création dans l’Histoire : Arts vivants et arts de vivre

Genre et création dans l’Histoire : Arts vivants et arts de vivre

12-14 décembre

Si depuis plusieurs décennies, en France, les différentes disciplines artistiques (littérature, histoire de l’art et cinéma, notamment) se sont considérablement ouvertes à l’histoire des femmes, aux théories féministes et aux études de genre, le dialogue avec l’histoire des arts vivants (théâtre, musique, danse) reste encore à établir. De ce fait, la périodisation, et les cadres géographiques et culturels de cet appel restent volontairement ouverts. Nous souhaitons appuyer des initiatives de recherches, impulser des propositions, en évitant de restreindre un champ de recherche amené à s’épanouir dans des directions que les communications viendront en partie circonscrire. Aussi, le périmètre des « arts vivants » est entendu au sens large : nous sollicitons des recherches sur l’histoire du théâtre, de la musique et de la danse, mais aussi sur le cirque, les cultures populaires, les performances rituelles, les décors, l’éclairage, les costumes, le maquillage, etc. Étudier les actes de création au prisme du genre nous confronte à un certain nombre de paradoxes inhérents aux arts vivants et nous invite à répondre à une série de questions. Quel rôle joue le corps genré dans l’interprétation ? Comment traiter la complexité de la mémoire de l’événement et de sa création ? Dans quelle mesure les traces et les lacunes font-elles apparaître l’histoire genrée des arts vivants ? La difficulté de nommer au féminin certaines fonctions ne relève-t-elle pas d’une division sexuée du travail de création ? Enfin, comment la construction des identités de genre façonne, et est modelée en retour par le contenu des œuvres et les techniques d’interprétation ? Nous proposons trois axes de réflexion qui répondent au caractère éphémère des arts vivants et à la complexité temporelle de leurs traces éparses et polymorphes. Le premier, « Gestes et interprétation », porte sur le moment de l’action et de son incarnation ; le second, « Fabrique de l’art et construction de soi », sur sa mise en discours et en normes ; le troisième, « Transmission et héritages », sur son inscription dans le temps.

 

Programme

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Crises and Alternative Agriculture in a European Perspective - Trévise, Italy -

Crises and Alternative Agriculture in a European Perspective - Trévise, Italy -

5-7 décembre

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L'institution de la souffrance. Subjectivation, action, genre (du Moyen Age à nos jours)

L'institution de la souffrance. Subjectivation, action, genre (du Moyen Age à nos jours)

13 décembre

Après un cycle consacré en 2012-2013 à la violence de genre (une table-ronde consacrée à l’examen des outils conceptuels utilisables dans ce champ de recherche et une journée d’étude sur la thématique proposée, le tout au Centre de recherches historiques, EHESS), la suite donnée à ce programme analytique est le thème de la souffrance. Le titre est un hommage à l’écrit de l‘historien Michel de Certeau qui dans « L’institution de la pourriture », publié dans Histoire et Psychanalyse, montrait, à partir du cas d’un magistrat de la fin du XIXe siècle, sombrant dans la folie, comment l’institution institue le sujet tout en l’aliénant.

Ce cycle propose aux collègues historiens, mais aussi philosophes et psychanalystes, et spécialistes ou étudiants en sciences humaines et sociales, de se pencher sur différentes sources écrites manifestant de la souffrance, y compris dans les rapports de genre. En retour, ces manifestations de souffrance décrites par les acteurs de l’histoire éclairent et contextualisent leur rapport à l’institution dont ils sont porteurs ou exclus.

Programme

Histoire des risques et des accidents industriels (fin XVIIe – fin XIXe siècle)

Histoire des risques et des accidents industriels (fin XVIIe – fin XIXe siècle)

18-20 décembre

Ce programme réunit une équipe d’historiens afin de caractériser la généalogie des risques et accidents industriels durant ce moment d’acclimatation industrielle qui s’écoule de la fin du XVIIe à la fin du XIXe siècle, et pour rassembler des problématiques souvent disjointes (techniques, économiques, juridiques, médicales, urbaines, etc.) dans une compréhension globale de leur émergence et de leur incidence sur nos sociétés.

Programme

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Conférences d'Ioannis Kourboulis, invité de l'EHESS

Conférences d'Ioannis Kourboulis, invité de l'EHESS

5, 12 et 19 décembre

Maître de conférences en sociologie historique de la société grecque moderne au Département de Sociologie de l’Université de Crète,  chercheur invité à l’Institut de Recherches Historiques (FNRS, Athènes), membre de la Section Française de l’Association Internationale des Études du Sud-est Européen et Responsable des Instrumenta Studiorum Neohellenicade l’Institut de Recherches Historiques, Ioannis Kourboulis, invitée de Marie-Elisabeth Mitsou, interviendra sur le thème Récits de la nation grecque : historiographie, mémoire, biographie. (calendrier des conférences)

Ioannis Kourboulis a publié : La formation de l’histoire nationale grecque. L’apport de Spyridon Zambélios (1815-1881),Athènes 2005 ; Les dettes historiographiques de Sp. Zambélios et de C. Paparrigopoulos. La contribution d’historiographes grecs et non-grecs à la formation du schéma tripartite de l’historisme grec (1782-1846), Athènes 2012, ainsi que plusieurs articles sur le phénomène national et l’orthodoxie dans l’historiographie grecque, l’idée de la continuité historique chez les représentants des Lumières et le Voyage pittoresque de Choiseul-Gouffier.

Conférences de Levent Yilmaz, invité de l'EHESS

Conférences de Levent Yilmaz, invité de l'EHESS

18 et 20 décembre

Levent Yilmaz of Bilgi University (Istambul) is Professor of European cultural and intellectual history at Istanbul Bilgi University where he chairs the History Department. His research focuses on the evolution of historiography and on historical thinking in Europe between 14th and 18th centuries. He worked with François Hartog and received his Ph.D from EHESS with a dissertation on the Quarrel of the Ancients and Moderns. He also worked as senior editor for various publishers (Actes Sud, YKY etc.). His most recent monography is Le Temps Moderne (Gallimard, 2004). He also edited the Turkish version of Yves Bonnefoy's Dictionary of Mythologies (2 volumes, Dost Kitabevi, 2000) and published an edited volume on Giambattista Vico and the Basic Concepts of New Science (2007). He works on the concept of human nature in the natural law tradition and in historiography with a special emphasis on Giambattista Vico's work. His current research is on the historical-legal sources of the New Science.

Conférences

  • Machiavel: Historien de la cité ?
    Dans le cadre du séminaire de François Hartog
    Mardi 17 décembre de 11h à 13h à l’EHESS, salle Jean-Pierre Vernant (Le France)

  • Vico, historien -maladroit- des origines. Mais, pourquoi ?
    Dans le cadre du séminaire de Antoine Lilti et de Silvia Sebastiani
    Vendredi 20 décembre de 11h à 13h à l’EHESS, salle 3 (Le France)

Accueil

  • Invité par François Hartog

Durée du séjour

1 mois (décembre)

Louis Manchon, apologiste de Machiavel

Louis Manchon, apologiste de Machiavel

15 mars de 9h-13h

Louis Machon est l’auteur de la seule défense directe et systématique de Machiavel en langue française du XVIIe siècle : Apologie pour Machiavelle. La politique des Rois, et La science des souverains en faveur des Princes et des Ministres d’Estat. Il nous reste deux états autographes complets du texte, composés à 25 ans d’intervalle (1643 et 1668). Cette journée d'étude a pour objectif de conduire une première approche de ce texte déroutant, paradoxal, érudit et subversif, rapsodique et brutal.

http://www.fabula.org/actualites/louis-machon-apologiste-de-machiavel_60998.php

Lieu :

Paris 3 Sorbonne Nouvelle
Salle de l’École Doctorale-Max Milner (escalier C, 2e étage)
17 rue de la Sorbonne,
75005 Paris

Entre science-fiction et bande dessinée, itinéraire d’un collectionneur : Pierre Couperie (1930-2009)

Entre science-fiction et bande dessinée, itinéraire d’un collectionneur : Pierre Couperie (1930-2009)

11 mars de 14h30-20h

Bibliothèque nationale de France en collaboration avec le Centre national de la bande dessinée d’Angoulême, 2014

Historien et théoricien de la bande dessinée, amateur passionné de science-fiction, Pierre Couperie a été l’un des premiers à donner au neuvième art ses lettres de noblesse. Une après-midi d'étude lui est consacrée à l’occasion du don de ses livres de science-fiction à la BnF.

Avec la participation de Danièle Alexandre-Bidon, Pascal Ory, Dominique Petitfaux, Nicole Lambert, Jean-Pierre Dionnet

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Lieu :

François-Mitterrand
Petit auditorium
Quai François Mauriac
75013 Paris

Histoire et sciences sociales face à l'inégalité.

Histoire et sciences sociales face à l'inégalité.

Rencontre autour du Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty

Vendredi 7 mars de 16h-21h

La question des inégalités de patrimoine et de revenus est au cœur des réflexions sur les sociétés contemporaines. Dressant un tableau complet de la dynamique des inégalités dans l’ensemble des grandes puissances économiques depuis la fin du XVIIe siècle, Thomas Piketty ouvre de multiples pistes de réflexion pour expliquer ses fluctuations. L’objectif de cette rencontre est de faire discuter ces propositions par des historiens et des spécialistes de sciences sociales confrontés de leur côté, dans des champs plus spécifiques, aux multiples questions liées aux inégalités.

Allocution introductive de Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’EHESS
Débat animé par Jérôme Bourdieu, Jean-Yves Grenier, Gilles-Postel-Vinay et Sylvain Piron

Avec des interventions de :

  • Nicolas Barreyre (CENA-EHESS)
  • Katia Béguin (CRH-EHESS)
  • Jérôme Bourdieu (PSE-INRA)
  • Christophe Charle (Paris I)
  • Patrick Fridenson (CRH-EHESS)
  • Jean-Yves Grenier (CRH-EHESS)
  • Eric Monnet (Banque de France)
  • Paul-André Rosental (CRH-IEP)
  • Alessandro Stanziani (CRH-EHESS)
  • Giacomo Todeschini (Trieste)

Lieu :

EHESS
Amphithéâtre François-Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris


 

Conférence de Peter Ghosh

Conférence de Peter Ghosh

11 mars, séance exceptionnelle de séminaire

Peter Ghosh (Fellow in Modern History, St. Anne’s College, Oxford; CUF Lecturer, Faculty of Modern History, Oxford University)

Peter Ghosh a publié une série d'importants travaux sur Max Weber. Son approche résolument historique de l’œuvre de Weber ouvre de nouvelles perspectives sur un champ que les historiens ont largement abandonné aux sociologues.

M. Ghosh présentera la thèse principale de son nouveau livre Max Weber and the Protestant Ethic : Twin Histories (à paraître courant 2014) concernant la genèse longue du texte séminal de Weber, publié 1904/1905. Le retour vers le « jeune Weber » des années 1880 permet à P. Ghosh d’intégrer les travaux de Weber sur le capitalisme agraire et la transition de l’Allemagne vers le capitalisme industriel dans la réflexion sur l’importance du facteur religieux pour l’économie moderne.

Peter Ghosh est par ailleurs connu pour ses travaux sur Edward Gibbon, Hugh Trevor-Roper et  Benjamin Disrael.

Parmi ses publications :

  • Politics and Culture in Victorian Britain: Essays in Memory of Colin Matthew (Oxford University Press, 2006, edited with Lawrence Goldman)

  • A Historian Reads Max Weber (Harrassowitz: Wiesbaden, 2008)

Conférence d'Ivan G. Marcus

Conférence d'Ivan G. Marcus

20 mars, séance exceptionnelle de séminaire

Ivan Marcus, professeur d’histoire juive et d’histoire des religions à l’université de Yale, auteur de nombreux ouvrages et articles de références, est pécialiste d’histoire médiévale, notamment des Juifs en Europe du Nord et de leurs relations avec les chrétiens.

Ses ouvrages :

  • Piety and Society: The Jewish Pietists of Medieval Germany (E. J. Brill, 1981)

  • Rituals of Childhood: Jewish Culture and Acculturation in Medieval Europe (Yale University Press, 1996).

  • The Jewish Life Cycle: Rites of Passage from Biblical to Modern Times (University of Washington Press, 2004).

  • Il a édité : A Facsimile Edition of Sefer Hasidim [ Le Livre des Pieux], MS Parma H 3280; The Religious and Social Ideas of German-Jewish Pietism (Hebrew), Jérusalem, éditions Shazar, 1985.

  • (avec Peter Schaefer) Texts and Studies in medieval and early Modern Judaism, Tübingen J. C. B. Mohr, 1989.

En français on trouvera :

Une symbiose judéo-chrétienne. La culture d'Ashkenaz à ses origines", dans Les Cultures des Juifs: Une nouvelle histoire, editée par David Biale, (Éditons de l’Éclat, 2005), p 419-476.

«  Une communauté pieuse et le doute : mourir pour la Sanctification du Nom (Qiddouch ha-Chem) en Achkenaz (Europe du Nord) et l'histoire de rabbi Amnon de Mayence », Annales. Histoire, Sciences Sociales. 49e année, n°5, 1994. p. 1031-1047.

Découper l'Histoire. Qu'est ce qu'une période historique?

Découper l'Histoire. Qu'est ce qu'une période historique?

19 mars de 19h-21h

Jacques Le Goff

Ni thèse, ni synthèse, cet essai peut être lu comme l’aboutissement d’une longue recherche. Et d’une réflexion sur l’histoire, sur les périodes de l’histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Âge est mon compagnon depuis 1950. Il s’agit donc d’un ouvrage que je porte en moi depuis longtemps, des idées qui me tiennent à cœur.

Écrit en 2013, à l’heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ce livre-parcours pose des questions sur les diverses manières de concevoir les périodisations dans l’histoire : les continuités, les ruptures, les manières de repenser la mémoire de l’histoire.

Traitant du problème général du passage d’une période à l’autre, j’examine un cas particulier : la prétendue nouveauté de la « Renaissance » et son rapport au Moyen Âge auquel j’ai consacré avec passion ma vie de chercheur.

Reste le problème de savoir si l’histoire est une et continue ou sectionnée en compartiments ? ou encore : s’il faut vraiment découper l’histoire en tranches ?

Jacques Le Goff

 

Débat organisé par les Cercles de formation de l'EHESS
autour du livre de Jacques  Le Goff, Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ?
Vidéo sur Canal U.

Mercredi 19 mars
de 19h-21h

Intervenants :
Étienne Anheim (Université Saint-Quentin-en-Yvelines)
Patrick Boucheron (Université Paris I)
Christian Lamouroux (EHESS)
Silvia Sebastiani (EHESS)

Inscription obligatoire  (Accueil à partir de 18h30)

Lieu

EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris




Max Weber : la domination

Max Weber : la domination

Mardi 8 avril de 9h30-18h, Journée d'étude

La domination de Max Weber qui vient de paraître en traduction française aux Editions La Découverte constitue la part essentielle de la deuxième partie d’Economie et société que l’on attendait depuis la traduction de la première partie en 1971, il y a plus de 40 ans. Connu jusqu’alors sous le titre Soziologie der Herrschaft (Sociologie de la domination) cet ensemble de textes de Max Weber, rédigés avant la Première guerre mondiale et publiés seulement après sa mort, a été republié en 2005 dans l’édition critique de la Max Weber-Gesamtausgabe sous le titre Herrschaft (domination) comme un volume à part de Économie et société. L’économie et les ordres et pouvoirs sociaux. Weber y examine, dans le cadre de l’histoire universelle, les grands types de domination (bureaucratique, patrimoniale, fédoale, charismatique) ainsi que les rapports entre l’État et la hiérocratie. Weber cherche à combiner la mise au jour des régularités sociales en même temps que l’explication des singularités historiques. Il s’agit bien de combiner une approche de nature conceptuelle avec une approche liée au développement historique. L’approche wébérienne est tout à la fois génétique et fonctionnelle qui permet de saisir tout à la fois les conditions d’émergence des différentes configurations de domination, les modalités de leur fonctionnement comme leurs possibles évolutions.

La journée d’études réunit à côté de quelques connaisseurs de l’œuvre de Weber, appartenant à différentes disciplines (sociologie, science politique, philosophie, histoire) également les responsables de l’édition critique allemande (Edith Hanke) et de l’édition française (Yves Sintomer et Isabelle Kalinowski). L’actualité des grands thèmes de cet œuvre posthume de Max Weber sera au centre de la journée organisée par le Centre de recherches historiques.

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Gouvernement des populations et scientifisation de l'alimentation au XXe siècle

Gouvernement des populations et scientifisation de l'alimentation au XXe siècle

2 avril, Séance exceptionnelle de séminaire

A partir de la fin du dix-neuvième,  stimulé par de nouvelles théories économiques, sociales et biologiques, l’horizon d’une alimentation scientifique devint un élément majeur du projet biopolitique des Etats en voie d’industrialisation. Sur des terrains aussi éloignés que la France ou le Japon, la première moitié du vingtième siècle vit cette nouvelle science portée par une intensification de la circulation transnationale des savoirs et incarnée par des réformateurs sociaux qui y voyaient le moyen de gouverner les individus jusque dans leurs pratiques les plus individuelles. Il s’agissait non seulement de former le nouvel individu consommateur à intérioriser des normes de comportement rationnelles, mais également de mieux évaluer les effets physiologiques des conditions de travail modernes, et de gouverner les corps pour les rendre plus conformes aux besoins de l’industrie et de la nation. Cependant, cette séance tentera aussi de voir si, loin de n’être qu’une expression du biopouvoir moderne, cette science de la nutrition ne fut pas également au service du mouvement social et du développement de la citoyenneté.

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Computer Applications and Quantitative Methods in Archaeology

Computer Applications and Quantitative Methods in Archaeology

Mardi 22 au vendredi 25 avril, Congrès

Le 42e congrès du CAA (Computers Applications & Quantitative Methods  in Archaeology) réunira les chercheurs autour des nouvelles méthodologies ainsi que des innovations technologiques dans les domaines de l’informatique, les statistiques et les modélisations mathématiques appliquées à l’archéologie et au-delà car il concerne aussi l’histoire et la valorisation du patrimoine. L'EHESS est pour la première fois partenaire du CAA.

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Des graines et des maths

Des graines et des maths

Mercredi 09 avril de 10h-18h, Journée d'étude

Cette journée est consacrée aux activités à caractère mathématique dans lesquelles interviennent des manipulations de graines. Qu’il s’agisse de jeux de semailles ou de manipulations de tableaux de graines à usage divinatoire, ces pratiques peuvent être analysées comme impliquant à la fois des « calculs » et une très bonne connaissance de certaines configurations spatiales. « Nombres et géométries » s’articulent ainsi dans ces activités, ce qui est au cœur de la thématique du séminaire cette année. Par une approche interdisciplinaire (ethnomathématique, psychologie, anthropologie, etc.), et en nous intéressant à plusieurs aires culturelles (Côte d'Ivoire, Madagascar, aire Touaregs, Kazakhstan), nous chercherons à expliciter les aspects mathématiques et psychologiques de ces activités, tout en nous intéressant à la façon dont elles s’insèrent dans le tissu social des sociétés qui les pratiquent.

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Lieu :

EHESS
(salle du conseil B)
190, avenue de France
75013 Paris

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La responsabilité en justice. Acteurs et action

La responsabilité en justice. Acteurs et action

Vendredi 11 avril de 9h-18h, Journée d'étude

Organisée par Simona Cerutti, Françoise Briegel et Deborah Puccio-Den

Cette journée est la première organisée dans le cadre du nouveau Programme de Recherche Interdisciplinaire (PRI) "Terrains du droit"  dont l'objectif est de structurer, à l'EHESS, les échanges interdisciplinaires autour du droit comme savoir, comme pratique et comme discipline

 

A travers une série de cas d’étude, convoquant différentes disciplines, périodes et aires géographiques, nous voudrionsinterroger des problèmes qui nous paraissent centraux : quelles conditions (périodes historiques, traditions juridiques, variété de procédures sur un territoire donné) engagent la notion de responsabilité judiciaire ? Quelle relation est instituée entre la responsabilité et l’action accomplie par un individu ? Comment les notions de responsabilité et de culpabilité se positionnent l’une par rapport à l’autre ?  Et finalement, comment s’articulent, en justice, les notions de responsabilité individuelle et collective ?

 

En effet, un premier constat s’impose à l’historien, qui signale déjà l’intérêt, ainsi que la complexité du thème que nous voulons aborder : alors que l’adjectif « responsable », dérivé du latin respondere (se porter garant de, répondre), qualifiant une personne admissible en justice, est répandu depuis l’antiquité classique, le substantif « responsabilité » est inexistant dans les pratiques judiciaires, tout comme dans les traités juridiques de l’Europe occidentale, pendantune longue partie de l’époque moderne. Ce n’est que tardivement, au cours du XVIIIe siècle, que ce mot commence à apparaître dans les tribunaux. Cette chronologie a le mérite de nous signaler la discontinuité existante entre les deux termes (responsable et responsabilité) et d’enrichir ainsi nos interrogations, en les ancrant dans une durée longue. Ainsi, les historiens qui ont déjà accepté de prendre part à notre journée, nous proposent d’aborder de nouveaux terrains de réflexion. Pour l’époque antique, la conception de la responsabilité en droit criminel romain sera interrogée dans les cas de crime d'État, lorsque la famille et les proches du prévenu sont appelés à partager sa responsabilité (Yann Rivière).  Pour l’époque moderne, une riche casuistique judiciaire révèle que le lien entre les acteurs et « leurs » actions est loin de constituer une évidence. Il s’agit donc d’interroger le statut de ces dernières ; la relation entre responsabilité et culpabilité dans les procédures civiles et criminelles ;  les attentes vis-à-vis du procès, qu’elles soient appréhendées en termes de punition, restitution ou réparation (Françoise Briegel, Simona Cerutti).

 

L’objectif de cette journée est aussi d’explorer la question de la responsabilité individuelle vs collective à partir des dilemmes qu’elle soulève aujourd’hui dans les pratiques sociales, ainsi que d’examiner les tensions ou contraintes que suscite le choix de l’une ou de l’autre de ces formes d’imputation. Plusieurs cas d’étude contemporains sont susceptibles d’étayer ce questionnement. Une série d’affaires médicales, dans lesquelles des collectifs de victimes ou de familles de victimes demandent réparation en justice, montreront les différents montages juridiques et judiciaires intervenant au civil et au pénal (Héloïse Pillayre), en France et aux États-Unis (Giulia Colavolpe Severi). Les itinéraires des « victimes de l’hormone de croissance » permettront de préciser quelle est la place des imputations de responsabilité dans la recherche de réparation (Janine Barbot et Nicolas Dodier). Dans le droit italien, la création d’une catégorie de crime collectif – le « délit d’association mafieuse », et les controverses qu’a suscitées et continue de susciter sa mobilisation judiciaire, considérée comme contraire à la conception libérale et personnalisée de la responsabilité propre des sociétés modernes, questionnera cette dernière (Deborah Puccio-Den). Les imbrications de droits étatiques et coutumiers mobilisés, en Algérie et au Soudan, dans le cas de crimes de sang fourniront des exemples de pluralisme juridique dans lesquels se construisent, s’opposent ou s’allient, au cas par cas, responsabilité individuelle et collective (Yazid Ben Hounet). Aussi, la question de la définition de la responsabilité sera analysée dans le cadre contemporain où des actions illégales ont porté atteinte à la souveraineté étatique ; matière de droit privé, et non pas public, cette dernière devient un objet concret et négociable (Paolo Napoli).

 

À travers l’étude de la responsabilité en justice, notre journée d’étudessouhaite donc aborder les questions plus générales des modes d’engagement de l’individu par rapport à ses collectifs d’appartenance et par rapport à ses actes, et la manière dont les procès les ont reprises et les reprennent à leur compte et à nouveaux frais. Car l’affrontement ou la cohabitation de conceptions individualistes et communautaristes de la société, et la théorisation de l’action et de ses modalités, se jouent en partie, nous semble-t-il, par la mise à l’épreuve judiciaire de conceptions du droit.

European Social Science History Conference, Network: Rural

European Social Science History Conference, Network: Rural

Mercredi 23 au samedi 26 avril, Conférence

La conférence sur l’histoire européenne des sciences sociales est organisée par l’IIHS (Institut international d’histoire sociale). Le but de cette dixième conférence de l’ESSHC est de rassembler les chercheurs sur le thème spécifique du rural et de provoquer un échange autour d’une vingtaine de sessions : l’agriculture et le recyclage des déchets, l’élevage et l’industrie laitière, les marchés alimentaires, le marché foncier, la main d’œuvre rurale, le crédit et le niveau de vie, le budget des familles, les  manifestations et les  luttes de pouvoir.

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L'amour au Moyen Âge

L'amour au Moyen Âge

9 avril au 9 novembre, Exposition

À partir des modèles antiques, religieux voire même animaliers, l'homme médiéval a créé un univers amoureux dans lequel s'insinuent symboles et métaphores. Lettres d'amours, cadeaux et rendez-vous préludent à l'acte amoureux dont la finalité est la procréation pour une Église qui condamne l'homosexualité, le viol ou l'adultère.

Communiqué de presse

Site Web de la Tour Jean sans Peur

Le Sud-Est européen au XXe siècle

Le Sud-Est européen au XXe siècle

Lundi 2 juin de 18h-20h, Cycle doctoral

4 journées doctorales
du Centre d'Études Byzantines, Neo-Helléniques et du Sud- Est européen (CRH-CEBNHSEE)
Le lundi 7 avril, les lundis 5 et 19 mai et le lundi 2 juin 2014
 

Contacts des organisateurs
Paolo Odorico (Directeur d'études), Benjamin Saelens (Doctorant), Felipe Hernandez. (Doctorant)

Le Sud-Est européen suscite l’intérêt au début du XXe siècle par le défi de stabilité régionale après la disparition des régimes communistes. La transition de cette partie de l’Europe vers des sociétés plus démocratiques est un sujet de premier ordre pour les grandes puissances européennes car, à l’intérieur de sa transformation, se joue également la stabilité de l’Europe toute entière.

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Halting Transnational Communication at the Borders ?  Media, Law and Anti-Western Criticism  in France and the U.S.

Halting Transnational Communication at the Borders ? Media, Law and Anti-Western Criticism in France and the U.S.

Lundi 19 mai de 17h à 19h, Séance exceptionnelle de séminaire

Allen Hammond

Professor Allen Hammond IV is a well-regarded scholar and professor of law. He holds the Phil and Bobbie Sanfilippo Chair at Santa Clara University and is director of the Law and Public Policy Program at SCU’s Center for Science, Technology, and Society. A professor at Santa Clara University School of Law since 1998, he currently serves as director of the Broadband  Institute of California.

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La biographie revisitée. Etudes de cas et questions méthodologiques

La biographie revisitée. Etudes de cas et questions méthodologiques

Mardi 13 et mercredi 14 mai, Colloque international

Depuis une trentaine d’années déjà la biographie revendique une place privilégiée au sein des études historiques. La recherche récent e a signalé plusieurs aspects de la biographie qui ont imprégné les méthodes de l’historiographie moderne : la revendication du droit de narration et de la mise e n intrigue d’une suite d’événements, le retour en force de l’individu et du vécu à la place du fait social et de la statistique, de la temporalité au lieu du temps social, de la mémoire individuelle et du récit de vie. Le renouveau de la biographie historique est dû en premier lieu à la réflexion sur le concept du sujet historique et à l’élargissement de son questionnaire : vers l’histoire quotidienne et l’histoire orale, l’anthropologie historique, la culture populaire, l’histoire des femmes, etc.

Programme

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Académies et universités en France et en Italie (1500-1800). Coprésence, concurrence(s) et/ou complémentarité ?

Académies et universités en France et en Italie (1500-1800). Coprésence, concurrence(s) et/ou complémentarité ?

Vendredi 16 et samedi 17 mai, Journées d'étude

Journées d’études organisées par Déborah Blocker (Dépt de Français, UC Berkeley et Grihl) et Dinah Ribard (EHESS-CRH-Grihl)

Les échanges constants entre universités et académies ont structuré pendant toute l’époque moderne tant l’organisation des espaces de savoir que les carrières des érudits et lettrés, jouant un rôle important non seulement dans le développement des institutions savantes, mais encore dans celui des disciplines qui ont pris corps en leur sein. Ces journées explorent les effets de cette coprésence à travers une investigation comparée des configurations françaises et italiennes, en accordant une attention particulière aux rapports de ces institutions aux pouvoirs, tant politiques que religieux, dans les configurations locales et nationales qui furent les leurs.

Programme

Lieu

EHESS
190-198 avenue de France
75013 Paris

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La souffrance dans l'enfermement. Monastères, prisons, hôpital psychiatrique

La souffrance dans l'enfermement. Monastères, prisons, hôpital psychiatrique

Mercredi 28 mai de 9h-13h, Table ronde

L’institution de la souffrance, la souffrance comme norme, la souffrance comme vertu, la souffrance comme discipline de vie, la souffrance comme peine expiatoire, la souffrance comme (ré) éducation, la souffrance comme salut spirituel et social : une approche d’ego-psycho-histoire.

Depuis la naissance de la psychanalyse nous avons pris conscience que la souffrance est à l’origine de l’agir de l’humanité. L’enchainement naturel et universel du fonctionnement humain irait de la souffrance au plaisir en passant par le désir, et dès la naissance et tout au long de la vie chaque être humain agit et réagit aux événements et aux circonstances selon cet enchainement fondateur et inévitable. Dès lors il faut se demander pourquoi et comment s’est imposée au cours de l’histoire une valorisation positive de la souffrance au point d’en faire le pivot d’institutions sociales basées sur l’enfermement.

Nous savons que la condamnation à la prison ferme est une invention relativement récente, et que de l’Antiquité au XIXe siècle les différentes justices n’ont utilisé la réclusion que comme mesure provisoire ou partielle parmi d’autres peines (exécutions, châtiments corporels, envoi aux galères ou aux travaux forcés, bannissement, etc.). Nous savons aussi qu’il y a une filiation historique des institutions d’enfermement, bien symbolisée par la transformation de l’abbaye de Clairvaux en prison, au début du XIXe siècle. La clôture monastique était partie intégrante et constitutive d’une culture religieuse fondée sur la souffrance comme expiation du péché originel, comme discipline de vie refusant les plaisirs terrestres pour mieux goûter des plaisirs de l’au-delà. C’était un « libre » choix de moines et moniales, faisant de la souffrance une vertu, le chemin pour atteindre le salut spirituel. Mais comment est-on passé d’un choix personnel à une contrainte sur autrui, faisant de la souffrance une norme, une discipline quotidienne, un principe de rééducation, de rédemption ?  Comment, à l’image des saints et des moniales  martyrisant leur corps, certains individus peuvent-ils réagir à la souffrance imposée par l’institution en la redoublant par une souffrance volontaire, de l’automutilation au suicide ?

Par cette table ronde, nous voulons aborder ces questions avec une approche d’ego-psycho-histoire, combinant l’expertise des sciences sociales avec l’expérience, le vécu des intervenants. Le débat soulevé par Thomas Szasz, Michel Foucault, Franco Basaglia, Felix Guattari et d’autres voilà quarante ans semble aujourd’hui retombé et les quelques voix dissonantes écrasées par un consensus généralisé faisant de l’enfermement une dure mais inéluctable nécessité sociale. Peut-on encore penser une société sortant de la culture de la punition, de la souffrance ?

Contact : alessandro.stella@wanadoo.fr

Lieu :

EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les métiers et les pouvoirs en Europe aux XVIe-XVIIIe siècles. Convergence des objets, désaccord des approches?

Les métiers et les pouvoirs en Europe aux XVIe-XVIIIe siècles. Convergence des objets, désaccord des approches?

Mardi 27 mai de 9h-18h, Journée d'étude

Cette rencontre aimerait faire dialoguer les chercheur(euse)s autour des catégories qu’ils mettent en œuvre dans le traitement du fait corporatif d’Ancien Régime. Depuis plusieurs décennies, les enquêtes interrogeant les anciennes communautés de métier se sont en effet multipliées à partir d’une vaste palette méthodologique (histoire micro ou macro-économique des processus de production, histoire institutionnelle ou cérémonielle des villes, histoire juridico-culturelle des identités sociales...). La variété des approches, qu’elles s’intéressent directement aux formes corporatives ou les sollicitent incidemment, riches de résultats majeurs, repose néanmoins sur des postulats d’étude passablement divergents. Ceux-ci insèrent le corporatisme dans des configurations de sens, d’attendus et d’effets fort dissemblables, suivant le moment et le lieu, mais pas uniquement. Aussi, il semble aujourd’hui pertinent de comparer les méthodes plutôt que les conclusions, en prenant la mesure des visions kaléidoscopiques que ces travaux livrent du corporatisme urbain européen. Il s’agirait donc d’expliciter la manière dont les uns et les autres nous posons tel phénomène économique, social, politique, en préalable à l’étude des communautés : quelle place faisons-nous aux motivations des membres, quel équilibre entre intérêts collectifs ou individuels ?

Pour ce faire, il apparaît que le thème des relations des marchands et artisans avec les pouvoirs, entendues dans l’acception la plus large des rapports aux sources de l’autorité, présente l’avantage d’un front commun de questionnement. Qu’elles soient volontaires ou subies, structurelles ou circonstancielles, consubstantielles ou particularisantes, ces relations interrogent la nature de la communauté, entre transmission statutaire et lobbying au service d’intérêts économiques. Loin de limiter le débat à la seule théorie des catégories, cette rencontre serait l’occasion, à partir de l’exposé concret des terrains, périodes, problématiques, de scruter cette liaison d’un collectif professionnel aux dispositifs de commandement qui l’environnent ou qu’il compose lui-même. Cet angle d’approche permettrait de déplier les implicites autant que les explicites avec lesquels les différentes histoires écrivent le fait communautaire dans l’Europe du XVIe au XVIIIe siècle.

Lieu :

EHESS
Salle 640 (6e étage, noyau A)
190, avenue de France
75013 Paris

La philosophie politique de Thomas d’Aquin et sa réception. Autour du De regno

La philosophie politique de Thomas d’Aquin et sa réception. Autour du De regno

Mardi 27 mai de 9h-17h, Journée d'étude

Dans le cadre d’un travail de traduction du De regno ad regem Cypri (v. 1267) de Thomas d’Aquin et de sa « continuation », le De regimine principum (v. 1301) de Ptolémée de Lucques, Véronique Decaix et Delphine Carron ont désiré réunir des spécialistes de la philosophie politique de cette période, afin de réfléchir ensemble sur la portée de ces deux ouvrages dans les débats postérieurs ainsi que sur leur réception immédiate et plus lointaine.

Programme

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La maison des images, film de Claude Delhaye

La maison des images, film de Claude Delhaye

Lundi 19 mai à 13h, Projection

LES MAISONS AUX IMAGES [inédit], de Claude Delhaye, produit par CNRS Images (2014, 39 min)
En Languedoc-Roussillon, lors de travaux dans de vieilles bâtisses du Moyen-âge, on découvre parfois d’étranges images, peintes au plafond sur de petits panneaux de bois glissés entre les solives. Que nous racontent-elles ?

Avec l’intervention de Monique Bourin, professeur émérite d’histoire du Moyen-âge, Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (LAMOP – Université Paris 1 / CNRS), Pierre- Olivier Dittmar, ingénieur au Centre de recherches historiques (CRH – EHESS / CNRS) et de Claude Delhaye, le réalisateur.

Lieu :
CNRS
Auditorium Marie-Curie
3 rue Michel-Ange - 75016 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles -
Réservation impérative à cnrs-images@cnrs.fr

 
Elles ont changé notre manière de comprendre le passé

Elles ont changé notre manière de comprendre le passé

Mercredi 18 juin de 17h-19h, Table-ronde

André Burguière et Bernard Vincent vous invitent à la table ronde autour du livre Un siècle d’historiennes qu’ils ont dirigé aux Éditions : Des Femmes-Antoinette Fouque.

Vingt historiens y retracent l’itinéraire personnel et l’apport intellectuel de vingt historiennes du monde entier qui ont marqué le XXe siècle.

La table ronde sera introduite par les commentaires de :

  • Florence Gherchanoc, histoire ancienne (Université de Paris VII)

  • Marielle Lamy, histoire médiévale (Paris VII)

  • Sylvie Steinberg, histoire moderne (Université de Rouen)

  • Emmanuelle Loyer, histoire contemporaine (Sciences Po-Paris)

Lieu :

BNF François-Mitterrand
Salle 70 (accessible depuis l’entrée Est  - côté RER/métro ligne 14 )
suivre ensuite la direction «petit auditorium »
11 quai François Mauriac
75013 Paris.

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Ressources

Ressources

Lundi 16 juin de 9h-17h, Journée d'étude

Transversale HESTE

Nous envisageons de discuter les Ressources en montrant son usage dans des domaines différents : l'histoire environnementale, bien entendu, mais aussi l'histoire économique, sociale et des techniques.
Dans tous ces cas, cette catégorie a son histoire et ses usages. Il faudra en comprendre les origines, les enjeux et les implications. La notion de "ressource" a été souvent associée d'une part à celle de rareté et d'autre part à celle d'usage. Ce qui renvoie à la fois à des questionnements d'ordre technique, mais aussi social et distributif. Les ressources dites "naturelles" sont au cœur de ces réflexions; cependant, le travail comme ressource, voire l'accès au crédit sont également concernés, tout comme les solutions techniques envisagées ou bien justifiées afin de pallier précisément à l'insuffisance réelle ou présumée des ressources. Finalement, la démographie a été mobilisée dans ces débats, les questions de mortalité, natalité, espérance de vie et migrations étant directement liées à l'accès, à la distribution et à l'usage des ressources.

Écritures de la destruction dans le monde judéo-polonais de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années soixante : productions, trajectoires, réseaux

Écritures de la destruction dans le monde judéo-polonais de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années soixante : productions, trajectoires, réseaux

Jeudi 12 et vendredi 13 juin, Colloque international

Ce colloque rassemble des travaux consacrés aux écrits de la destruction, produits par les survivants du monde juif polonais, et portant d'une part sur la « Catastrophe »  - que l'on appelait pas encore Shoah -, et d'autre part sur un avant faisant exister un espace géographique et des formes de vie sociale désormais disparus.

On s’interrogera sur une judéité polonaise qui s'efforce de continuer à exister hors de son ancrage d'origine et sur la manière dont ces écrits aident à penser autrement la notion, apparue après-coup, de témoignage.

Programme

Lieu :

Musée d'art et d'histoire du judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
www.mahj.org
 

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Autour de Robert Descimon. Archives et histoire

Autour de Robert Descimon. Archives et histoire

Mardi 10 et mercredi 11 juin

À l’occasion du départ à la retraite de Robert Descimon, ces journées d’études seront consacrées à nos pratiques d’historien et à la façon dont, différemment les uns des autres, nous faisons usage des sources, nous pensons la pluridisciplinarité, nous construisons la comparaison.

Toute la réflexion de Robert Descimon est fondée sur un rapport continué aux archives, travail de longue haleine qu’il a sans cesse articulé à une problématisation forte, dans la lignée de l’« École des Annales ». Sa démarche instaure une dialectique entre la construction des objets et les questionnements historiques d’une part, les fondements empiriques déplaçant ces questionnements et apportant des réponses nouvelles d’autre part. En cela, elle est à la fois une conception du métier d’historien et une méthode enseignée.

Dans un paysage historiographique marqué par le « tournant critique », le paradigme des Annales tel qu’il a été défini par Marc Bloch et Lucien Febvre a été considérablement remanié. Sans faire un bilan critique de la production scientifique en sciences humaines et sociales, ces journées proposent, en partant de la démarche historienne suivie par Robert Descimon, de réfléchir à la façon dont chacun d’entre nous, à travers les évolutions historiographiques, construit ses propres objets dans un rapport nécessaire aux sources, manuscrites ou imprimées, publiées ou non, de première main ou non. La confrontation avec les écrits produits par les sociétés étudiées, l’articulation des informations mais aussi, parfois, l’apparente contradiction des données, amènent en effet l’historien à poser autrement les problèmes et à féconder ainsi les sciences sociales en l’obligeant à sortir des cadres d’analyses posés comme des évidences.

En s’appuyant sur un dossier spécifique de recherches en cours, les interventions confronteront la manière dont nos approches, issues de perspectives ou de traditions différentes, apportent des réponses à des questions historiques inédites ou reformulées. Ces journées n’ont pas vocation à être proprement méthodologiques mais plutôt, à partir de terrains concrets, d’amener à expliciter des procédures de recherches et des usages de sources dans une perspective épistémologique. L’objectif sera de susciter la discussion sur nos façons de faire et de concevoir l’histoire et notre métier d’historien en partant de nos pratiques des sources dans le paysage scientifique tel qu’il se dessine aujourd’hui.

Les communications seront volontairement brèves (15-20 minutes), pour inciter chacun à aller directement au cœur de son appréhension du travail, et pour laisser une large part à la discussion.

Programme

Contacts : cosandey@ehess.fr, haddad@ehess.fr,  marraud@ehess.fr

Lieu :
EHESS
Salle 8
105, boulevard Raspail
75006 Paris

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Les années 1970 : quel tournant pour les politiques sociales en France ?

Les années 1970 : quel tournant pour les politiques sociales en France ?

Mercredi 4 juin de 15h-19h, séance exceptionnelle de séminaire

Les apports des années 1970 semblent sous-évalués par la recherche, alors que des populations (notamment celles dites « vulnérables ») ayant jusqu’alors peu bénéficié de la croissance des trente Glorieuses deviennent désormais des cibles prioritaires pour de nouvelles politiques sociales en France et que nouvelles orientations sont données aux politiques en cours. Comment ces politiques sont-elles débattues et construites ? Dans le cadre de cette séance, nous nous interrogerons sur la façon dont le rôle de l’État social et ses orientations deviennent l’objet d’importants débats pour la gauche française dans un contexte de début de crise économique. Nous analyserons également, au travers l’exemple des politiques familiales, le rôle de l’expertise des sciences sociales dans l’élaboration des politiques sociales en au cours de ces années 1970.

Séance organisée par Christophe Capuano

Avec :

  • Marc Lazar (Sciences Po)
    La gauche et l’Etat en France dans les années 70. L’exemple du Parti socialiste
  • Jérôme Minonzio (CNAF/Sciences Po)
    L'expertise des sciences sociales au service des politiques familiales : évolution et débats au cours des années 1970

Bibliographie pour la validation

Au choix  un des titres suivants :

  • René Lenoir, Les exclus. Un Français sur dix, Paris, Seuil, 1974
  • Bernard Lory, Vers une politique d'action sociale, Privat, 1973, 1979, 1990
  • Anne-Marie Guillemard, La vieillesse et l’État, Paris, PUF, 1980
  • Rémi Lenoir, Généalogie de la morale familiale, Paris, Seuil, 2003
Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Mardi 3 juin de 9h15-18h, Journée doctorale

Le lien est, au sens propre, ce qui entrave, ce qui contraint, mais c’est aussi ce qui unit, affectivement, moralement, socialement, les individus entre eux. Selon une étymologie controversée, le lien serait à l’origine de la religion (re-ligare). Que ce soit dans le lien à la divinité, à la transcendance, au groupe ou à l’autre, la construction d’une relation constitue un élément essentiel du fait religieux. La diversité des liens

développés par les individus appelle donc à s’interroger, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique, sur la façon dont l’individu et le groupe construisent leur rapport à l’objet de croyance.

Programme

Lieu :

EHESS
Salle du Conseil B
190, avenue de France
75013 Paris

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Utopiser le monde

Utopiser le monde

Vendredi 6 et samedi 7 juin, Journées d'étude

L’utopie est un des lieux privilégiés où s’exerce l’imagination sociale. Après avoir raconté les rêves politiques, tout au long du XXe siècle, elle a souvent été rangée du côté des cauchemars réalisés. En 1932, Aldous Huxley choisit comme épigraphe pour le Meilleur des Mondes une phrase écrite par Nicolas Berdiaeff quelques années auparavant : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ? ... Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins ‘parfaite’ et plus libre ». Dans les décennies suivantes, les illusions de « nouvelles terres » ont pris de plus en plus l’allure d’un « nouvel enfer ».

Soixante ans plus tard, lorsque l’idée communiste semble se décliner désormais au passé, François Furet aborde la question de la perte des illusions. Après s’être interrogé sur les raisons pour lesquelles un grand nombre de personnes ont été séduites par « le charme universel d’octobre », il note : ainsi « le communisme se termine-t-il dans une sorte de néant ». Ce qui est mort, avec l’Union soviétique, ne serait pas un régime, mais l’imagination moderne en matière de bonheur social. L’idée même d’une autre société lui semble désormais épuisée : « Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons », écrit-il dans l’épilogue. Et pourtant, quelques lignes plus tard, il remarque l’impossibilité de vivre sans utopie : « C’est une condition trop austère et trop contraire à l’esprit des sociétés modernes pour qu’elle puisse durer ». Aujourd’hui, l’ambivalence profonde qui imprègne ces pages demeure intacte. On aimerait l’interroger de trois manières.

Tout d’abord, à travers l’analyse de quelque parcours biographiques, qui, de manière différente, ont connu le désir d’utopie ainsi que la déception utopique : outre celui de Furet lui-même, ceux de Cornelius Castoriadis et d’Italo Calvino.

Il s’agira, ensuite, de revenir sur le degré de réalisme de l’utopie. Celle-ci est-elle un simple acte d’imagination, un « pas de côté », ou bien une forme de pression sur la réalité ? Peut-on détacher l’impulsion utopique des « réalisations »  historiques ? Bien évidemment, ces questions renvoient à celle qui a traversé tout le XXe siècle, dans son va et vient entre utopie et dystopie : n’y a-t-il pas un point à partir duquel l’identification de l’utopie au totalitarisme devient abusive ? Jusqu’où, à l’inverse, peut-on valoriser le potentiel critique et exploratoire de l’utopie comme fiction du possible ?

Enfin, nous aimerions nous interroger sur l’état actuel des propositions et des pratiques utopistes. Plusieurs années après la chute du mur de Berlin, y-a-t-il une reviviscence de la pensée utopique ? Le cas échéant, quels sont les lieux de l’utopie, dans le sens d’endroits et de thèmes privilégiés ? Et quels rapports les nouvelles utopies entretiennent-t-elles avec les vieilles utopies ? D’autres questions importantes concernent la nature de la pensée utopique actuelle. Avons nous affaire à une nostalgie de l’utopie (pour un passé capable de produire des projets alternatifs au réel) ou bien à des imaginaires tournés vers le futur ? Les nouvelles expériences utopiques ont-elles une visée universaliste ou, au contraire, privilégient-elles une dimension micro, « communautaire » ?

Programme

Lieu :

Faculté libre de théologie
Amphithéâtre
83, boulevard Arargo
75013 Paris

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Les systèmes d’information géographique (SIG) et leurs applications aux sciences humaines et sociales

Les systèmes d’information géographique (SIG) et leurs applications aux sciences humaines et sociales

Jeudi 12 juin de 10h-18h, Journée d'étude

Le développement de l'application des techniques des Systèmes d'Information Géographiques (SIG) aux sciences humaines et sociales nous a conduit à penser qu'il est temps de faire le point sur les recherches actuellement menées en architecture, en géographie et en histoire.

Le premier chapitre de cette journée sera consacré à la présentation du cadre théorique des méthodes HBDS et des géodatabases ArcGIS, et de leur utilisation dans la réalisation/utilisation du système d'information géographique. Un chapitre exposera l'élaboration d'une géodatabase ArcGIS axée sur l’étude de la diffusion de l’art islamique du XIIe siècle autour la Méditerranée, et plus précisément des muqarnas. Les chapitres suivants exploreront la modélisation spatiale dans des domaines aussi différents que la préhistoire, l’architecture gothique, l’espace parisien des XVIIIe et XIXe siècles, les paysages du nord-est de la Syrie, l’histoire foncière et sociale au Brésil. Un dernier chapitre envisagera les projets en cours à l'Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, à Paris.

 En conclusion, cette Journée internationale d'étude s'efforcera de s'ouvrir sur le futur en envisageant l'utilisation des SIG dans des études de la Juiverie de Grenade.

 

Programme

Cette journée d'étude a été organisée dans le cadre du Projet de Recherche Postdoctoral L’art et l’architecture à l’époque almoravide en al-Andalus et en Afrique du Nord dans le contexte des manifestations artistiques du monde méditerranéen au XIIesiècle et leur impact culturel

Lieu :
Colegio de España
Cité internationale universitaire de Paris
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris  

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España en 3D. Hispania, El Andalus, Sefarad

España en 3D. Hispania, El Andalus, Sefarad

Vendredi 27 juin de 10h-13h, Journée d'étude

Il existe deux types de mises en cohérence contradictoires qui semblent présider les débats autour « l’identité hispanique ». Soit celle-ci qui prend en considération le territoire ibérique comme paradigme conceptuel des trois peuples, en montrant l’esprit de la « Convivencia » entre des Chrétiens, des Sarrasins et des Juifs. Soit une autre interprétation qui représentera ce même espace en tant que lieu d’opposition ainsi que dissension entre les trois monothéismes qui y habitaient.

Il ne s’agit pas d’établir les deux modèles de discussion, mais de présenter les nouveaux paradigmes autour cette ancienne problématique. La diversité des modèles d’analyse autour l’archéologie, l’anthropologie historique ainsi que la philologie permet des nouvelles approches a cette vielle discussion, et d’approfondir sur des catégories d’analyses comme telles d’identité et altérite en la construction de la pensée médiévale ainsi que moderne.

L’objectif de la Journée Internationale d’étude n’est pas un autre que celui d’ouvrir un cadre de rencontre et dialogue pour décrire l’espace ibérique en trois dimensions à travers le dialogue croisée de trois chercheurs espagnols qui travaillent sur des différents domaines afin d’approfondir sur la notion de la représentation de l’identité et l’existence des diverses façons historiques de s’identifier sur un même tapis partagé et face à l’autre.

Programme

Lieu :
Cité internationale universitaire
Colegio de España
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Carte-Itinéraire

XXVI Seminar of economic and social history. Social and geographical mobility in the history of rural societies

XXVI Seminar of economic and social history. Social and geographical mobility in the history of rural societies

Mercredi 2 et jeudi 3 juillet, Colloque international

The seminar aims to bring together research that analyses social and geographical mobility processes in different moments of history, from the Middle Ages to the present. In their presentations, the researchers will analyse the connection between social and economic changes and changes in residence and will explore new methodologies to analyse this relationship. Research on changes in residence associated with family or marriage, as strategies of social reproduction, will also be presented. In addition, the researchers have been invited to explore the direction – upward or downward – of social mobility, in both women and men, implied by the changes in residence analysed.

Programme

Comité organisateur :
Rosa Congost (UdG), Pere Orti (UdG), Enric Saguer (UdG), Gerard Béaur (CNRS, EHESS), Rui Santos (U. Nova de Lisboa)

Lieu :
Faculté des Lettres
Plaça Sant Domènec, 3
Edifici Les Àligues
17071 Girona
Espagne

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Le(s) bien(s) commun(s) et les biens collectifs aux époques médiévale et moderne

Le(s) bien(s) commun(s) et les biens collectifs aux époques médiévale et moderne

27-29 août, 3e école d'été d'histoire économique

Organisateurs : Katia BEGUIN (EHESS/CRH), Simona CERUTTI (EHESS/CRH), Laurent FELLER (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IUF/LAMOP), Julie CLAUSTRE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/LAMOP), Agnès GRAMAIN (Université Paris 1/Centre d’économie de la Sorbonne) Emmanuel HUERTAS (Université Toulouse 2-Le Mirail/CNRS/FRAMESPA).

1. Objectifs et nature de l’opération

La troisième école d’été d’histoire économique, qui se réunira à Florence (Villa Finaly), les 27, 28 et 29 août 2014, aura comme thème « le(s) bien(s) commun(s) et les biens collectifs aux époques médiévale et moderne »[1]. Elle rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de toutes nationalités. La nature du thème implique, outre la mobilisation d’historiens médiévistes et modernistes, la présence d’anthropologues spécialisés dans l’étude de la vie économique et d’économistes. Le but poursuivi est d’approfondir nos connaissances et nos réflexions sur ces matières et de permettre à des doctorants ou à de jeunes docteurs de s’associer à ces travaux par une participation active.

La méthode proposée est de faire présenter une série d’exposés par des spécialistes et de les mettre en débat. Il s’agira cette année, avec la thématique retenue, de croiser le plus possible les approches chronologiques (histoire médiévale et moderne) et disciplinaire (économie et anthropologie économique). La partition des doctorants prend la forme d’exposés sur leurs propres travaux et de prises de paroles dans le débat suivant les interventions.

Les institutions mises en causes sont l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ainsi que l’IUF, l’EHESS (Paris), le CNRS et l’Université de Toulouse 2 le Mirail. Les laboratoires impliqués sont le LAMOP (UMR 8589, Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne/CNRS), le CRH (UMR 8558, EHESS/CNRS) et le FRAMESPA (UMR 5136, Université de Toulouse 2 - Le Mirail/CNRS) de Toulouse. La manifestation reçoit l’appui financier du Labex HASTEC (Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances). Enfin, cette manifestation se déroulera sous le patronage de l’Association française d’histoire économique (AFHé).

2. Thématique de la session 2014
Bien(s) communs et biens collectifs aux époques médiévale et moderne

La question que l’école d’été se propose d’aborder est une question d’histoire de l’environnement prise par un biais qui, à la fois n’est pas habituel aux historiens et qui, en même temps, recoupe un grand nombre de recherches récentes ou anciennes. Les biens que l’on désigne sous le nom de biens communaux sont ainsi des biens collectifs que les économistes appellent des « biens non rivaux », c’est-à-dire des biens dont tous peuvent jouir en même temps, sans que la consommation ou l’exploitation faite par les uns ou par les autres gêne celle d’autrui. Toute la question est celle de savoir comment se définissent les droits de propriété existant dessus, comment on accède à leur jouissance, comment aussi on les gère. Ces biens « non rivaux », qui sont les véritables biens collectifs, se distinguent des biens rivaux, les biens communs, dont l’appropriation est collective, mais dont la jouissance ne peut être simultanée pour tous. Les questions soulevées par de telles définitions sont bien entendu nombreuses. Pour l’historien, la question est de savoir comment on passe de situations où les biens collectifs sont nombreux à d’autres où ces biens sont considérés comme communs c’est-à-dire accessibles à certains mais non plus à tous.

Biens communaux et droits d’usage

Dans les cités italiennes du haut Moyen Âge, par exemple, les incultes sont des biens collectifs, appropriés par l’ensemble de la communauté qui gère les espaces et les revenus qui en sont tirés. À partir de la fin du XIe siècle, une compétition extrêmement vigoureuse se déploie pour l’appropriation de ces revenus. Cette compétition est structurante pour la vie politique des cités : les institutions communales se construisent autour de cette question et les consulats sont d’abord destinés à permettre à des factions aristocratiques de mettre la main sur ces incultes qui cessent de ce fait d’avoir le statut de biens collectifs pour devenir des biens communs dont seuls les fruits peuvent faire l’objet d’une appropriation. Si l’on remonte dans le temps et que l’on s’interroge sur le statut des églises privées du haut Moyen Âge, des questions similaires se posent. Ce sont des biens en propriété indivise entre des groupes plus ou moins étendus de paysans ou de petits aristocrates proches économiquement de la frange supérieure de la paysannerie. La gestion commune de ce bien est, en Europe méridionale, l’assise politique de communautés politiques extrêmement solides.

De même, à l’époque moderne, la gestion des communaux est aussi l’un des points nodaux de la vie institutionnelle des communautés et leur transformation en biens appropriés individuellement, par exemple lors d’un mouvement d’enclosures est un point capital de la vie économique européenne. Dans le cas des économies de transhumance, les espaces de parcours du bétail, les drailles ou les tratturi, ne peuvent être que des espaces collectifs pris en charge pour ce qui  est de leur entretien et de leur  protection par l’État et ses institutions.

Bien(s) commun(s) – bien public

La question ainsi posée oblige à avoir sur les objets de propriété un regard différent qui permet de dépasser l’opposition classique entre biens marchands et biens non marchands et de réintroduire dans la réflexion historique des notions juridiques essentielles fortement liées à la pratique économique et à la pratique et à la réflexion politique. S’il y a des biens communs et des biens collectifs, objets matériels, il existe aussi un bien commun que les groupes dominants s’efforcent de définir et qui orientent les programmes comme les actions. Il y a donc un versant idéologique à ce problème dont la présence est importante, même s’il ne doit pas occulter les problèmes matériels, d’ordre plus strictement économiques ou politiques qui seront posés.

Biens collectifs et biens inaliénables

Ce versant idéologique débouche sur des problèmes très concrets comme, par exemple, le statut et la gestion des biens collectifs que sont les grandes collections d’œuvres d’art, le patrimoine architectural d’un pays et, de manière plus générale, tout ce qui définit son espace public.

3. Méthode

La question que l’on se propose de présenter durant l’école d’été mobilisera des économistes (A. Gramain), des anthropologues (F. Weber), des juristes (E. Conte) et des historiens médiévistes et modernistes. Le but poursuivi est ici de comprendre quelles sont les compétences construites et mobilisées pour gérer l’environnement, celui-ci étant compris comme les éléments de la nature indispensables à la vie de l’homme et ayant de ce fait un régime de propriété particulier. Les questions posées relèvent de l’ensemble des disciplines présentées (droit, anthropologie, économie, histoire) et la réflexion collective présentée permettra ainsi de construire une collaboration interdisciplinaire indispensable pour traiter de tels problèmes. L’école sera ouverte aux doctorants des différents secteurs mobilisés afin que la discussion et les échanges puissent être le plus fécond possible.

On présentera d’abord une historiographie de la question pour les deux périodes concernées et on les fera suivre par la présentation des notions économiques et juridiques sous-jacentes. On abordera dans un deuxième temps la question des biens communaux et des droits d’usage, le(s) bien(s) commun(s) et le bien public et enfin les biens inaliénables et les biens collectifs.

Liste des participants :

1.      Michela Barbot (CNRS - Idhes)

2.      Katia Béguin (EHESS)

3.      Patrick Boucheron (Univ. Paris 1)

4.      Simona Cerutti (EHESS)

5.      Julie Claustre (Univ. Paris 1)

6.      Emanuele Conte (Univ. Rome 3 / EHESS)

7.      Enrico Faini (Univ. Florence)

8.      Laurent Feller (Univ. Paris 1)

9.      Agnès Gramain (Univ. Paris 1)

10.  Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse 2 / CNRS)

11.  Fabien Locher (CNRS - Crh)

12.  Giuliano Pinto (Univ. Florence)

13.  Riccardo Rao (Univ. Bergame)

14.  Giacomo Todeschini (Univ. Trieste)

15.  Roland Viader (CNRS - Framespa)

16.  Florence Weber (ENS Paris)

4. Programme

 

 


[1]Les thèmes retenus en 2012 et 2103 étaient respectivement « la formation de la valeur » et « les économies de la pauvreté ». Sur la 1re école d’été d’histoire économique, voir http://lamop.univ-paris1.fr/spip.php?article550#.Ux7rl14nWlI

sur la 2e école d’été d’histoire économique, voir http://terrae.univ-tlse2.fr/accueil-terrae/presentation/appel-a-candidature-2e-ecole-d-ete-d-histoire-economique-230530.kjsp?RH=1322144289721

Sur la Villa Finaly, voir http://www.sorbonne.fr/la-chancellerie-des-universites-de-paris/la-villa-finaly/

 

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Projet NEXT - Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

Projet NEXT - Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

Mercredi 30 août, Appel à communications

Travail libre/forcé/contraint. Entre savoirs locaux et circulations globales (XVe-XXIe siècles).Europe, Afrique, Asie.

 

Journées interdisciplinaires
Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

 

 

9-10 janvier 2015

 

Présentation

Les notions de travail libre/forcé/contraint appellent, à raison de leur indétermination relative, une réflexion sur la porosité de leurs définitions.

Ainsi, la liberté peut être « contrainte » jusqu’à un certain point sans qu’il y ait travail forcé.

Anthropologues, sociologues, historiens, économistes et juristes ont chacun à leur manière mis l’accent sur différents aspects des relations de travail afin d’identifier la limite entre le travail « libre », le travail « forcé » et le « travail esclave ».

Ces définitions et qualifications n’ont pas lieu en vase clos ; elles renvoient à des formes historiques du travail et à leurs définitions qu’il convient d’étudier en situation.

L’ambition de ces journées est de repérer et mettre en discussion les délimitations du travail libre/contraint/forcé dans des contextes historiques, politiques, économiques et juridiques précis, du XVe siècle à nos jours.

 

Thématiques

Circulation des savoirs et des catégories

On s’intéressera ici à la pluralité des définitions et aux effets de leur circulation et de leur transposition dans le temps et dans l’espace.

Cette circulation peut être source de complexification, mais aussi d’homogénéisation, de différenciation, voire de hiérarchisation. Elle pose par ailleurs le problème de la traduction et de la mise en équivalence des pratiques du travail et des formes d’asservissement ainsi que des tensions entre valeurs locales et droits universels.

 

Institutions, résistance et « prise de parole »

 Les définitions et les catégories du travail ne peuvent être pensées indépendamment des institutions et des acteurs qui les produisent et les utilisent.

Ainsi, dans des contextes différents, les institutions utilisent plusieurs instruments pour mobiliser le travail, le motiver, ou pour restreindre la mobilité jusqu’à transformer les travailleurs en asservis. Elles s’appuient sur des catégories et des notions qu’il faudra étudier dans leur origine et usage sur la très longue durée et dans des espaces multiples.

 

C’est dans ce cadre que la multiplicité d’acteurs et d’institutions conduit à évaluer les modalités de « prise de parole » (droits judiciaires, droits politiques, actifs économiques, mouvements sociaux, résistance au travail, etc.). Complémentaires dans certains contextes, substituts dans d’autres, ces modalités méritent donc d’être examinées en détail tant dans leur expression que dans leur impact sur les formes du travail.


Lieu :

Institut des Mondes Africains (IMAF) - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
9, rue Malher
75004 Paris

 

 

Cet appel fait partie du programme de recherche Next, Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

Financé et soutenu par héSam Université. Voir l'appel de bourse

La mobilisation financière en France et à l’étranger. Le front financier, un troisième front ?

La mobilisation financière en France et à l’étranger. Le front financier, un troisième front ?

25-26 septembre, Journées d'étude

Comment a été envisagé et réalisé le financement de la guerre en France mais aussi en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Allemagne ? Les 25 et 26 septembre prochains des universitaires décryptent la mobilisation financière en France et à l'étranger lors de ces premières journées d'études du cycle Les Finances, un ministère en guerre, un ministère dans la guerre (1914-1918). Un cycle sous la direction scientifique de  Florence Descamps (Ecole pratique des hautes études, EPHE) et Laure Quennouëlle-Corre (CNRS/CRH - Centre de recherches historiques).

Par son ampleur, sa durée et ses conséquences, la Première Guerre mondiale a entrainé dans toutes les économies et les sociétés des mutations considérables. C’est également le cas pour les administrations économiques et financières qui ont eu à intégrer le conflit dans leurs pratiques et leur organisation.

Notre propos est de considérer l’impact de la guerre sur le ministère des Finances sous différents aspects : comment a été envisagé et réalisé le financement de la guerre ? Quelle a été la part du ministère dans la conduite de la guerre ? En quoi le conflit a-t-il engendré une transformation du ministère à court et moyen terme, du point de vue de son organisation, de ses méthodes, du contrôle, des personnels ? Dans quelle mesure la guerre a-t-elle été la première manifestation de l’Etat-providence, en raison de la prise en charge sanitaire et sociale précoce des victimes ? La prise en compte de la situation des  autres pays belligérants permettra de développer des points de comparaison utiles. Finalement, la guerre a été gagnée militairement mais qu’en est-il sur le plan économique et financier ?

Programme

En savoir plus

Cycle Les Finances, un ministère en guerre, un ministère dans la guerre (1914-1918)
sous le patronage de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics.


 

Illustration de l'affiche  : Deuxième Emprunt de la Défense nationale. En avant armée de l'épargne : [affiche 1916] / A. Robaudi (Source : Archives historiques de la Société Générale)

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Avant la guerre : attitudes d’attente et actions expectatives au XVIIe siècle

Avant la guerre : attitudes d’attente et actions expectatives au XVIIe siècle

6-7 octobre, Journées d'étude

L’époque moderne est saturée de guerres : le XVIIe siècle européen ne compte presque aucune année sans combat et les 15 ans qui suivent la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714) sont la paix la plus longue de la période.

Les raisons de cette intensité ont fait l’objet de vastesrecherches. On peut mentionner la facilité avec laquelle la guerre est déclarée juste, l'importance de la gloire pour la noblesse et pour le monarque (« la guerre c’est moi ! », comme le dit Johannes Kunisch en reprenant une phrase célèbre), les cas de successions dynastiques de plus en plus complexes, les conflits autour de la construction des Etats etc. Mais la paix est tout de même considérée comme un bien précieux et il est indispensable de justifier une guerre à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. 

Mais les recherches sur la paix à l’époque moderne se concentrent sur les après-guerre : les négociations de paix, les règlements de paix, les fêtes de la paix etc. Jusqu’à maintenant peu de recherches ont été menées sur l'avant-guerre.

Ces deux journées d’étude vont prendre le chemin inverse et interroger le comment de la préparation de la guerre. Nous travaillerons ainsi à partir de l’hypothèse selon laquelle les temps de guerres sont préparés et prévus par des écrits, toutes sortes d'écrits. Ce sont les écrits qui montrent – dans leurs écritures – différentes attitudes d’attente et qui sont donc eux-mêmes des actions expectatives. Nous aborderons donc deux ensembles de problèmes qui se recoupent : la temporalité ou l’historicité d'une part et l'extension du périmètre de l’État d'autre part.

Quelles sont les effets de l’interaction de ces deux catégories de problèmes ? Comment le futur se transforme-t-il par sa description dans les écrits et l’État par la participation de différents acteurs ? Comment évolue le sentiment d'implication des différents acteurs (surtout en dehors des institutions) dans les temps de crise politique ? Quels rôles sont attribués aux différents acteurs – soit par eux-mêmes, soit par d’autres acteurs ?

Quelles sont les relations entre un pouvoir qui se réalise dans le secret – qui sait toujours mieux – et le public ? La possibilité de restreindre l'information, de décider quelles informations doivent être transmises, est mise en cause par le danger des rumeurs qui perturbent les intentions et les objectifs des acteurs du pouvoir.

Pour débattre de ces questions – et d’autres qui leurs sont reliées – différentes situations historiques des XVIe et XVIIe siècles seront considérées afin de mettre en lumière les évolutions historiques à la fois du côté des médias, de la formation de l’Etat et de l’organisation de la guerre.

Programme

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L’historiographie du Saint-Empire à l’époque moderne. Approches croisées franco-allemandes

L’historiographie du Saint-Empire à l’époque moderne. Approches croisées franco-allemandes

16-18 octobre, Colloque

Présentation

Le colloque est organisé avec le soutien du CIERA, de l’ENS Lyon, du Centre Georg Simmel (UMR 8131 EHESS/CNRS), du Centre de recherches historiques (UMR 8558 EHESS/CNRS) et du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190 CNRS/ENS Lyon/Lyon 2/Lyon 3/Grenoble2). Ilclôtun programme de formation doctorale franco-allemande soutenu par le CIERA, initié par Falk Bretschneider (EHESS-CRIA Paris) et Christophe Duhamelle (EHESS-CRH/CARE Paris) et organisé avec Guillaume Garner (ENS-LSH Lyon), Matthias Schnettger (université Mayence) et Barbara Stollberg-Rilinger (université Münster).

Le colloque repose sur un double constat.

D’une part, le renouvellement des études sur les institutions impériales que l’on observe en Allemagne depuis plus de trente ans émerge actuellement d’un certain isolement disciplinaire et croise les interrogations de l’histoire générale en remettant en cause les paradigmes de l’Etat et de la nation aux XVIe-XVIIIe siècles mais également en épousant des orientations thématiques plus larges et novatrices (histoire de la communication, des rituels politiques, etc.). Il ne faut donc désormais plus être Reichshistoriker pour s’intéresser au Saint-Empire. En retour, il devient difficile d’étudier l’Allemagne à l’époque moderne sans prendre en compte la dimension impériale.

D’autre part, les historiens français ont joué un rôle limité mais actif dans l’évolution du regard que les historiens portent sur l’Empire moderne. Leurs travaux ont apporté à la connaissance de l’Empire des impulsions que l’on peut rassembler en trois directions majeures : l’analyse du Saint-Empire au travers de thématiques qui ne sont pas prioritairement politiques tout d’abord (étude sociale du confessionnel, travail historien sur la musique ou le portrait, histoire économique) ; une attention soutenue accordée ensuite à l’espace et à sa structuration ; un regard enfin qui, moins soucieux du paradigme de la modernisation, a pu remettre en cause certaines chronologies plus largement admises en Allemagne.

Ces deux évolutions sont importantes et entretiennent des liens réels. Pourtant, leurs relations restent trop limitées : les travaux français sur l’Empire ne sont pas suffisamment reçus en Allemagne ; et, surtout, le renouveau du travail sur le Saint-Empire n’a pas vraiment obtenu parmi les modernistes français un écho suffisant pour qu’ils intègrent cet objet historique dans leur perception, souvent mesurée à l’aune de l’exemple français, des modèles politiques, sociaux, spatiaux et confessionnels de l’Europe moderne.

Un bilan croisé de l’historiographie sur le Saint-Empire moderne est donc aujourd’hui nécessaire. Il n’a pas seulement pour objectif de promouvoir une meilleure connaissance réciproque. Il souhaite également confronter ce que signifie, en France et en Allemagne, l’étude d’un objet qui, pour des raisons différentes, ne va pas de soi. Pour quelles raisons étudie-t-on l’Empire des XVIe-XVIIIe siècles ? Selon quelles approches ? Le choix de cet objet est-il lié au choix de ces approches ? De quels paradigmes faut-il prendre congé ? Enfin, l’étude du Saint-Empire s’inscrit-elle uniquement dans une histoire « nationale » ?

Die Tagung wird mit der Unterstützung des CIERA (Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne), der ENS Lyon, des Centre Georg Simmel (UMR 8131 EHESS/CNRS), des Centre de recherches historiques (UMR 8558 EHESS/CNRS) et des Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190 CNRS/ENS Lyon/Lyon 2/Lyon 3/Grenoble2) veranstaltet. Sie bildet die abschliessende Veranstaltung eines vom CIERA unterstützten deutsch-französischen Doktorandenausbildungsprogramms, das auf eine Initiative von Falk Bretschneider (EHESS/CRIA) und Christophe Duhamelle (EHESS/CRH-CARE) zurückgeht und gemeinsam mit Barbara Stollberg-Rilinger (Universität Münster), Guillaume Garner (ENS-LSH Lyon) und Matthias Schnettger (Universität Mainz) durchgeführt wird.

Ausgangspunkt ist eine doppelte Feststellung:

zum einen befreit sich die Erneuerung der Reichsgeschichte, die in Deutschland vor etwa dreißig Jahren eingesetzt hat, gegenwärtig aus einer gewissen disziplinären Beschränkung (insbesondere aus der Konzentration auf die Institutionengeschichte). Dabei verbindet sie Anliegen der allgemeinen Geschichte mit einer Infragestellung der Paradigmen des Staates und der Nation im 16. bis 18. Jahrhundert, konfontiert diese aber auch mit neuen, innovativen thematischen Ansätzen (Kommunikationsgeschichte, politische Rituale usw.). Heute muss man also nicht mehr „Reichshistoriker“ sein, um sich für die Geschichte des Alten Reichs zu interessieren. Umgekehrt wird es nahezu unmöglich, die deutsche Geschichte der Frühen Neuzeit zu untersuchen, ohne auf die Reichsdimension Bezug zu nehmen.

Zum anderen haben französische Historiker bei der Neuausrichtung der Perspektiven auf das Alte Reich eine eingeschränkte, gleichwohl aber aktive Rolle gespielt. Die von ihren Arbeiten ausgehenden Anregungen lassen sich drei Richtungen zuordnen: eine Untersuchung des Alten Reichs über Thematiken, die nicht in erster Linie politikgeschichtlich geprägt sind (z. B. Sozialgeschichte des Konfessionellen, musik- und kunsthistorische Arbeiten, Wirtschaftsgeschichte), eine erhöhte Aufmerksamkeit für den Raum und seine Strukturierung (Geschichte der Grenzen, Fraktalität des politisch-rechtlichen Raums des Reichs), schließlich eine weniger vom Modernisierungsparadigma inspirierte Perspektive, die sich von einigen in Deutschland eingeführten Chronologien abhebt.

Beide Entwicklungen sind nicht nur gleichermaßen bedeutsam, sondern sind auch miteinander verknüpft. Allerdings bleiben diese Verbindungen bislang weitgehend unsichtbar: die französischen Arbeiten zur Reichsgeschichte sind vielen deutschen Kollegen unbekannt und auf französischer Seite hat die Erneuerung der Reichsgeschichte kaum dazu geführt, dass die Frühneuzeithistoriker das Reich als ein dem französischen Beispiel gleichrangiges Objekt der historischen Erkenntnis in ihre Wahrnehmung der politischen, sozialen, räumlichen und konfessionellen Modelle des frühneuzeitlichen Europas integrieren.

In komparatistischer Perspektive eine Bilanz der Reichsgeschichte zu ziehen, erscheint deshalb heute mehr als notwendig. Dabei soll es nicht nur darum gehen, die Arbeiten der jeweils anderen Seite besser kennenzulernen. Ziel ist vielmehr auch, gemeinsam darüber nachzudenken, was es in Deutschland wie in Frankreich bedeutet, über ein Thema zu arbeiten, das aus jeweils unterschiedlichen Gründen nicht selbstverständlich ist. Warum ist es überhaupt interessant, das Alte Reich zwischen dem 16. und 18. Jahrhundert zu erforschen? Und mit welchen Ansätzen? Geht die Wahl des Gegenstand aus der Wahl der Ansätze hervor (oder umgekehrt)? Von welchen Paradigmen gilt es, sich zu verabschieden. Und schließlich, hat die Geschichte des Alten Reichs ihren Platz nur im Rahmen nationaler Geschichte?

Programme à venir

Lieu

EHESS
190, avenue d eFrance
75013 Paris

Travail forcé, droits et prise de parole dans l’Océan Indien du XVIe siècle à nos jours

Travail forcé, droits et prise de parole dans l’Océan Indien du XVIe siècle à nos jours

9-11 octobre, Conférence internationale

27 millions de personnes vivent actuellement dans des situations de dépendance extrême dans les régions de l’Océan indien, allant de l’Afrique orientale et du Proche Orient, jusqu’à l’Asie méridionale et du sud-est et en Chine. Ces journées d’étude explorent les relations entre, d’une part, les formes historiques et formes contemporaines de la servitude, de la dépendance et du trafic d’êtres humains dans ces régions et, d’autre part, les contextes socio-économiques, institutionnels et environnementaux, du XVIe siècle à nos jours.

Notre projet avance une analyse à la fois comparative, circulatoire et globale des mondes de l’Océan indien ; les aspects plus proprement historiques du travail forcé et de la dépendance sont mis en relation avec les hiérarchies sociales (la dette en particulier), l’instabilité environnementale et les dynamiques globales. Nous explorons également les relations entre les formes historiques et les pratiques actuelles de la servitude dans ces régions.

Chercheurs, représentants d’organisations internationales (ILO) et des ONG discuteront de ces questions et envisagent de dresser un agenda des recherches à venir ainsi que des politiques les plus appropriées à envisager.

Cette conférence est la réunion finale du programme France-Quebec, sponsorisé par l’ANR et le FQRSC et coordonné par Alessandro Stanziani (CRH-EHESS) et Gwyn Campbell (McGill University).

Informations sur ce programme et le groupe de recherche

Contact : alessandro.stanziani@ehess.fr

Lieu :

EHESS
(Salle 8)
105, Boulevard Raspail
75006 Paris

La biorégion urbaine. Petit traité sur le territoire commun

La biorégion urbaine. Petit traité sur le territoire commun

jeudi 2 octobre, Séance exceptionnelle de séminaire

Le projet « territorialiste » se propose de faire grandir la « conscience des lieux » pour construire des relations de synergies entre les établissements humains et l'environnement, de promouvoir de nouvelles modalités d’habiter et de produire tout en valorisant une citoyenneté active et des formes d'autogestion des biens communs.

L'outil conceptuel et opérationnel proposé par Magnaghi et son école territorialiste pour entamer le processus du « retour au territoire » est la biorégion urbaine. C'est un moyen de redessiner, à contre-courant, les relations entre les établissements humains et leur environnement, en focalisant l’intervention sur l’individualisation et la requalification des « éléments constructifs » pour une intervention à l’échelle et à la mesure du territoire :

  • les cultures et les savoirs techniques locaux de construction de l’habitat
  • les structures hydrogéomorphologiques et écologiques dans lesquelles s’inscrit l'établissement humain
  • les morphologies urbaines et les structures réticulaires établies au cours de l’histoire de chaque territoire
  • les ressources énergétiques et les espaces agro-forestiers à disposition
  • le développement de systèmes économiques locaux, l’institution de formes de démocratie participative et de gestion sociale des biens communs territoriaux

Tous ces éléments permettent de bâtir des formes de planification du territoire fondées sur le respect de l’histoire et de la culture locale, en pleine concertation avec les habitants et dans le respect de leurs pratiques.

Le projet territorialiste de biorégion se fonde sur l’acquis de nombreuses expériences en cours dans des régions d'Europe qui essayent de répondre aux nombreux problèmes provoqués par un phénomène d’urbanisation qui vient d’atteindre son seuil critique. Autant d’expériences qui nous indiquent des voies à suivre pour contenir le grand exode vers la méga-city, en opposant une vision plus positive d'une planète fourmillant de biorégions en réseau, et pour une « mondialisation par le bas » fondée sur une gestion collective et locale du bien commun qui est le territoire.

Passé et futur du travail

Passé et futur du travail

22-23 octobre, Colloque international

Présentation

L’idée de ce colloque est issue d’un cycle de séminaires consacrés au travail libre dans les sociétés anciennes (EHESS, 2012-2014). La notion de travail abstrait, la signification de la spécialisation dans les sociétés pré-industrielles, la considération sociale contrastée, les stratégies de visibilité du travail nous ont paru autant de thématiques susceptibles d’être explorées et interrogées à nouveau, à la lumière des études récentes et de nouvelles perspectives théoriques, dans une approche de synthèse qui est nécessaire à la lisibilité historique. Dès lors, il nous a semblé clair que l’enquête ne pouvait guère se borner aux sociétés anciennes, puisque ces mêmes questions et bien d’autres, surgissent avec des déclinaisons différentes au fil des époques. Qui plus est, nous ne saurions esquiver les défis majeurs que le déclin de la grande industrie en Occident et les transformations de la nature même du travail – immatériel, virtuel, délocalisé, fragmenté- posent désormais aux historiens de toutes époques.

D’où l’idée de réfléchir, dans le cadre d’un colloque, aux temps forts de l’histoire du travail et de ses transformations, en ouvrant le dialogue autour de quelques questions communes. Quelles sont les interactions entre le différentes formes de la production, lorsque le travail dépendant projette son ombre sur le travail des hommes et des femmes libres ? Par quels parcours, non linéaires et parfois inattendus – la jurisprudence romaine, la scolastique médiévale- la notion de valeur emboîte le pas à celle de travail, jusqu’à constituer un couple dialectique certes, mais durable, jusqu’à forger des nouvelles figures professionnelles et de nouvelles réalités sociales et individuelles ? Quel est enfin l’horizon du travail dans les sociétés contemporaines et dans celles qui s’annoncent ? Nous avons invité à débattre autour de ces thèmes des personnalités scientifiques issus de plusieurs domaines disciplinaires (histoire, sociologie, philosophie, ethnoarchéologie), pour confronter leurs approches et analyses respectives autour d’une problématique historique commune.

Cecilia D’Ercole, Aldo Schiavone

Programme

Lieux :

EHESS
Salles du Conseil A et B
190, avenue de France
75013 Paris

CASC des ministères économiques et financiers
139, rue de Bercy
75012 Paris
Attention prévoir une pièce d'identité pour entrer dans les locaux)

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Ecritures du passé. Histoire et littérature

Ecritures du passé. Histoire et littérature

7, 14, 21 octobre de 17h-20h, Ecole d'automne du GRIHL

Le GRIHL propose au mois d’octobre 2014 une session intensive, ouverte à tous mais destinée plus spécifiquement aux étudiants de master, historiens, littéraires, ou autres.

L’enseignement se déroulera en trois séances de trois heures, selon trois axes :

  • Les œuvres dans l’histoire selon l’histoire littéraire

  • L’inscription sociale de la production littéraire

  • Les historiens et la littérature : pratiques, représentations, savoirs, pouvoirs

Pour obtenir le programme détaillé et le dossier de lectures préalables, les étudiants sont invités à s'inscrire auprès de Judith Lyon-Caen (jlc@ehess.fr).

Lieu :

EHESS
salle 638 (6e étage)
190 avenue de France
75013 Paris

Usagers et consommateurs : quelle autonomie ?

Usagers et consommateurs : quelle autonomie ?

5 novembre, Séance exceptionnelle de séminaire

Larissa Zakharova (EHESS)
Radio et téléphones soviétiques : les finalités détournées par les usages (des années 1920 aux années 1970) ?

Maxime Huré (Sciences Po Lyon) & Abir Kréfa (ENS-Lyon)
Vélo’v et les transformations du mode de vie urbain. Usagers et pratiques différenciées du vélo en ville 

Dans cette séance organisée par M.-E. Chessel (ESOPP), Larissa Zakharova et  Maxime Huré s'interrogeront sur le degré d’autonomie des consommateurs et usagers face à différentes prescriptions, issues du marché ou de l’univers politique. Cette question renouvelle l’histoire de la consommation, trop souvent centrée sur l’histoire des constructeurs des marché et non sur les consommateurs et usagers eux-mêmes. Les deux interventions s’interrogeront sur les modes d’appropriation, de réappropriation ou de détournement des objets par les usagers des radios et téléphones d’une part,du vélo en libre service d’autre part. 

Lieu

EHESS-Le France
salle A (R-1)
190 avenue de France
75013 Paris

Histoire des écritures de témoignage dans le monde judéo-polonais au XXe siècle

Histoire des écritures de témoignage dans le monde judéo-polonais au XXe siècle

14 et 28 novembre et 12 décembre, Séances exceptionnelles de séminaire

Séminaire de Judith Lindenberg et Judith Lyon-Caen

(EHESS - salle 11 - 105, boulevard Raspail 75006 Paris)

Ce séminaire s’intéresse aux pratiques et aux formes de l'écriture de témoignage telles qu’elles sont apparues au lendemain de la Seconde guerre mondiale chez les survivants du monde judéo-polonais anéanti par la Catastrophe - qu’on n’appelait pas encore Shoah. Tout en cherchant à présenter la variété des travaux actuels sur ces témoignages, on souhaite promouvoir une approche historique de ces écrits, qui ne les envisage pas seulement comme des sources, mais comme des événements de leur temps.

De langue majoritairement yiddish, mais aussi d’autres langues autochtones (polonais, russe), ou plus tardivement de la langue de leur pays d’émigration, les auteurs de ces écrits, tout en s’appuyant sur des compétences littéraires et historiographiques forgées dans la Pologne juive d’avant-guerre, ont élaboré des formes inédites pour dire, raconter, figurer la Catastrophe. On s’interrogera tout d’abord sur les origines de ces pratiques d’écriture et d’archive, en s’intéressant à la fois à l’histoire des savoirs ethnographiques dans l’Europe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et à la naissance d’une littérature et d’une histoire juives sécularisées (YIVO).

Ecrits au cœur de la Catastrophe ou juste après, les témoignages du monde judéo polonais déclinent une multitude d'expériences (dans les camps, les ghettos, la clandestinité, la résistance) selon une variété de registres et de formes (documentaire, fictionnelle, poétique), qui sont fortement liés aux pratiques de l'écrit dans le temps de la guerre – poèmes, journaux, notes, et entreprises collectives, comme les archives des ghettos. On tentera d'éclairer les contextes fortement politisés de la production et de la publication de ces écrits, ainsi que d'apprécier les modalités de l'effacement de ces contextes, pendant la guerre froide, et au delà.

En remontant le fil du « témoignage de la Shoah » désormais constitué en genre, voire en institution, ce séminaire veut mettre en lumière tout un pan longtemps laissé dans l’ombre de l’histoire du témoignage et contribuer aussi bien à l’histoire de l’historiographie de la Shoah qu’à un questionnement sur les liens entre histoire et littérature.

Ce séminaire est ouvert aux chercheurs de tous niveaux et validable par les étudiants de M1 et de M2. Pour les modalités de validation, contacter Judith Lyon-Caen : jlc@ehess.fr

Les récits historiques entre Orient et Occident XIIe-XVe siècles

Les récits historiques entre Orient et Occident XIIe-XVe siècles

21 et 22 novembre, Journées d'étude

Espace privilégié d’échanges et de circulation, la Méditerranée médiévale est le théâtre de rencontres entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Celles-ci constituent un vecteur prioritaire de transmission des savoirs et des connaissances et contribuent à façonner de nouvelles représentations tant sur le plan ecclésiologique que sur le plan territorial ou historique. Les conditions de production de textes historiques, leur circulation, leurs usages et l’autorité qui leur est conférée, permettent alors d’examiner comment Latins et Orientaux tiennent compte de l’altérité interne ou externe à la chrétienté : comment intégrer l’Autre à l’histoire de la chrétienté dans son ensemble ? Comment, entre Occident et Orient, l’histoire s’écrit-elle ? Que révèle-t-elle de la circulation des textes, des idées et des représentations entre les deux rives de la Méditerranée ? Comment, par qui et à quelles fins l’histoire ainsi construite est-elle utilisée ? La quête des origines, le plus souvent destinée à fonder une autorité, peut ainsi être mise au service tantôt d’une réflexion critique sur la situation présente, tantôt d’une stratégie de légitimation d’une entreprise présente ou à venir.

Programme

Lieu :
Maison Suger
16-18, rue Suger
75006 Paris

Document(s) à télécharger

Inequalities. Politics, Policy, and the Past

Inequalities. Politics, Policy, and the Past

6 et 9 novembre - 39th Annual Meeting of Social Science History Association (SSHA) - Toronto (Ontario)

LES CRISES CHANGENT-ELLES LA VALEUR DES ENFANTS HORS DE LA FAMILLE ET EN SON SEIN ?

Dans son premier livre, intitulé "La crise" (écrit en 1796) qui est resté inédit, Thomas Robert Malthus suggère – ce qu’il développera deux ans plus tard dans son premier Essai sur le principe de population 1798, publié anonymement –1 que la croissance de la population peut être la conséquence de la prospérité économique, mais que la poussée démographique risque inévitablement de mettre en danger cette prospérité, compte tenu du manque de subsistances qui en résulte. En fait, on trouvait déjà l’idée d’une relation inverse entre la capacité financière des parents à élever des enfants et le nombre d'enfants dans La Richesse des nations (1776), Adam Smith (Livre 1, chapitre 8). Les freins « positifs » des guerres, maladies, pestes, famines et divers cataclysmes se chargeaient de réguler la population par des crises de mortalité.

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Le travail domestique dans l’Europe rurale (16e-19e siècles). Diversité des modèles régionaux et des formes de dépendance

Le travail domestique dans l’Europe rurale (16e-19e siècles). Diversité des modèles régionaux et des formes de dépendance

Vendredi 28 novembre de 9h30-18h, Journée d'étude

Les domestiques en général ont fait l’objet d’une abondante bibliographie depuis que Peter Laslett  (1972) a mis l’accent sur l’importance du life cycle servants dans le système de reproduction démographique et social de l’Europe occidentale. Sur ce sujet non seulement, les travaux sont nombreux mais les approches ont été largement renouvelées ces dernières années. Un certain nombre d’études ont notamment bien mis en évidence que la domesticité ne correspondait pas seulement à une période de la vie précédant le mariage et l’installation d’un nouveau ménage mais qu’elle pouvait être également un métier à part entière. Toutefois, il nous semble que la réflexion des historiens sur le life cycle servant ces dernières années s’est surtout focalisée sur le cas des domestiques urbains et sur l’analyse des parcours de vie de ces domestiques (Annales de Démographie Historique « Domesticité et parcours de vie », 2009-1)  , moins sur le monde rural et l’articulation entre leur présence dans le ménage et l’économie de l’exploitation.

Plusieurs éléments font que les travaux sur les domestiques agricoles et serviteurs à la ferme sont sans doute moins nombreux (Historia agraria, n°35, 2005 abril). Chayanov estimait que le propre de l’exploitation familiale  était de ne pas avoir de salarié, ce qui exclut le recours aux domestiques et l’on sait l’influence de cette approche théorique (hors du champ des campagnes russes) sur l’historiographie. Il faut également souligner que la question de la domesticité agricole souffre d’un problème de source. Le travail d’une manière générale est le facteur de production agraire sans doute le moins bien renseigné du point de vue archivistique, à l’inverse notamment de la propriété. Pour la période moderne notamment nous manquons de recensements complets ie de listes nominatives pour les zones rurales qui permettraient une mesure précise du phénomène.

Dans le cadre de cette rencontre coorganisée par le GDRI CRICEC nous souhaiterions aborder la question de la place et du rôle des domestiques agricoles selon trois axes principaux :

1.- La question du travail des domestiques dans l’équilibre et le fonctionnement des exploitations agricoles préindustrielles. Le recours aux domestiques agricoles correspond-t-il à un type particulier d’exploitation, à un type de surface exploitée, à un type de spécialisation agricole en termes d’offre de travail ? A l’inverse en termes de demande de travail, la condition de domestiques agricoles est-elle corrélée à une distribution très inégale de la propriété qui incite à se tourner vers ce statut, est-elle spécifique à certains régimes démographiques caractérisés par un fort taux de célibat et à certains régimes juridiques de transmission des exploitations (inégalitaire/égalitaire) ? La domesticité agricole peut-elle être considérée comme un solution alternative à la migration pour les non-héritiers et/ou comme une voie de la mobilité sociale et géographique des individus ?

2.- La question des relations créées par ce mode d’existence particulier qui associe une relation employeur/ employé et le plus souvent une corésidence. Quel est le statut des domestiques agricoles et la nature des relations qu’ils entretiennent avec leur patron et la famille de celui-ci ? Sont-ils assimilables à des membres de la parenté à certains égards ? Le traitement de ces domestiques varient-ils selon leur origine géographique (sont-ils issus du voisinage ou pas) de leur sexe, de leur âge ? La corésidence avec leurs patrons était-elle une condition nécessaire au travail domestique ? Peut-on analyser en parallèle les trajectoires individuelles de ces domestiques, celles de leurs familles et celles de leur patron ?

3.-  Enfin, la question de la place des domestiques agricoles face aux transformations des conditions de la production agricole. Dans quelle mesure ce mode de résidence et de travail s’est-il adapté aux transformations de l’agriculture aux 18-19e siècles, en particulier à l’émergence, dans certaines régions européennes, d’une agriculture dite capitaliste ? Les transformations du système productif agraire aboutissent-ils à une crise de la domesticité agricole en tant que mode d’organisation du ménage exploitant et comme mode de vie ?

Programme

Lieu

EHESS (salle 2)
190, avenue de France
75013 Paris

Sylvie Steinberg. Genre, parenté et hiérarchies à l'époque moderne

Sylvie Steinberg. Genre, parenté et hiérarchies à l'époque moderne

Jeudi 11 décembre de 13h-15h

Présentation

Sylvie Steinberg présentera les grandes lignes de son projet de recherche actuel qui porte sur la filiation sous l’Ancien Régime, saisie à travers la question des bâtards et de la bâtardise. À partir d’une approche juridique et anthropologique, il s’agit de saisir l’évolution de la condition des bâtards entre les XVIe et XVIIIe siècles (stigmatisation, éducation, succession, etc.) mais aussi de retracer l’évolution du genre de la filiation.

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Lieu

EHESS (Salle 2)
190, avenue de France
75013 Paris
 

Marcia Barbosa Mansor d'Alessio. Ainsi on écrivait l'histoire après la Seconde Guerre mondiale. Réflexions sur l'historiographie de Pierre Vilar

Marcia Barbosa Mansor d'Alessio. Ainsi on écrivait l'histoire après la Seconde Guerre mondiale. Réflexions sur l'historiographie de Pierre Vilar

Mardi 2 décembre de 13h-15h, Séance exceptionnelle de séminaire

Pierre Vilar, un des grands historiens du XXe siècle, est né en 1906 et mort en 2003. Ainsi, il a suivi, comme historien, mais aussi comme citoyen, toute l’histoire du XXe siècle. Vilar est vu dans cette étude, autant pour sa vie que pour sa trajectoire professionnel, comme le producteur d’une oeuvre qui est la synthèse des profondes transformations à travers lesquelles est passé l’historiographie française, de la fin du XIXe siècle à l’après Seconde Guerre Mondiale. Il a hérité des philosophies de l’histoire, via Karl Marx, un regard universalisant sur l’histoire : de l’École méthodique, l’obsession des sources empiriques ; du groupe des Annales, dont il a été à la fois l’un des créateurs et la créature. Il a hérité des principales propositions méthodologiques de Lucien Febvre et Marc Bloch.

Comme toute l’École des Annales, Pierre vilar a eu de nombreuses réceptions au Brésil, surtout durant la décénie 1960-1970. La circulation d’idées entre les historiographies françaises et brésilienne de l’époque peut être constatée dans l’oeuvre de grands historiens brésiliens.

Un Clergé en crise, 1650-1900 ?

Un Clergé en crise, 1650-1900 ?

vendredi 12 décembre de 9h-18h, Journée d'étude

Présentation

La crise du clergé et du patrimoine ecclésiastique en Europe, entre la seconde moitié du 17e siècle et la fin du 19e siècle, ce sont des phénomènes complexes et diversifiés, liés en partie à des facteurs extérieurs à l’institution cléricale (la fiscalité étatique, la confiscation révolutionnaire, la destruction, le pillage, etc.). Cette crise est aussi imputable à des causes internes (le déphasage face aux évolutions économiques et financières du siècle, la saturation du territoire d’implantation, la crise des vocations, la sécularisation de la société, etc.).

A l’initiative du GDRI-Cricec, EHESS-CRH-Erhimor et de l’Université de Bologne, cette journée d’études tente de confronter les diverses expériences, en Europe méridionale mais aussi en Europe centrale et orientale, en prenant en compte les différentes dimensions matérielles de la pratique et de l’implantation ecclésiastiques. Et ceci, dans le but de dresser un tableau continental qui ouvrirait la voie à des approches comparatistes, en particulier avec le monde ibéro-américain, tout en prolongeant les acquis des efforts analytiques déjà accomplis dans un passé récent.

Programme

Comité organisateur : Fiorenzo Landi (Université de Bologne) et Pablo F. Luna (EHESS-CRH-Erhimor, GDRI-Cricec)

Lieu

Bruno Karsenti, D'une philosophie à l'autre. Les sciences sociales et la politique des modernes

Bruno Karsenti, D'une philosophie à l'autre. Les sciences sociales et la politique des modernes

Lundi 15 décembre de 14h-16h, Les Rencontres du GEHM

Présentation

En présence de l'auteur Bruno Karsenti interviendront plusieurs membres du GEHM pour débattre autour de son dernier ouvrage.

Résumé :

À l'origine, avec Socrate, la philosophie est une forme singulière de discours par lequel, selon Max Weber, on «coince quelqu'un dans un étau logique». Acte politique de résistance à un certain dévoiement de la parole publique et politique, le dialogue philosophique exige de ses interlocuteurs non plus qu'ils se conforment à un type de vérité susceptible d'exposition doctrinale, mais qu'ils entrent dans sa recherche commune - que la vie commune se reconfigure à travers ce type d'expérience dont la philosophie dégage le socle.

Or, la situation change du tout au tout avec l'émergence au XIXe siècle des sciences sociales qui font leur miel, à l'âge démocratique, de la connaissance relative au gouvernement des hommes, aux groupements qu'ils forment, aux liens qui les rassemblent, aux régimes de pensée et d'action qu'on peut y rattacher. Auguste Comte appelle à passer de la philosophie métaphysique à une autre, positive, dont la seule fonction, ancillaire et résiduelle, est d'aider à la clarification et à l'articulation méthodologiques des travaux scientifiques.

Assurément, à la manière de la Grèce ancienne, les sciences sociales ont imposé un nouvel «état logique» au discours public, opposé leur résistance mentale et normative à une conjonction délétère entre parole et pouvoir politique, et, en définitive, modifié la perception que les individus ont de leur existence dans leur situation sociale et politique en même temps qu'elles inventent des manières d'agir sur cette situation même.

L'enfermement des disciplines institutionnalisées dans leur champ respectif acheva de les convaincre que la philosophie était seconde par rapport à leur rationalité propre. C'est justement à l'articulation de ces disciplines et ambitions, démontre Bruno Karsenti, que la philosophie doit se déployer : si le discours des sciences sociales est bel et bien requis par le développement des sociétés modernes en ce qu'elles sont vraiment démocratiques, la philosophie se doit, elle, d'interroger cette exigence par-delà toute contrainte imposée par la division en disciplines particulières.

Lieu

EHESS (Salle 015)
190, avenue de France
75013 Paris

L'aluminium, matière à création, XIXe-XXIe siècles

L'aluminium, matière à création, XIXe-XXIe siècles

11 et 12 décembre, Colloque international

Présentation

Matériau de la seconde industrialisation, symbole du progrès de la science puis de la « modernité », l’aluminium fait l’objet de perceptions contrastées : adoubé par certains créateurs (designers, couturiers, artistes), métal de l’exploit et la performance scientifique, technique ou sportive, il a dans d’autres domaines du monde social une image moins forte, car la banalité est moins glorieuse.

Le colloque final de l’ANR Créalu met en lumière, par une démarche pluridisciplinaire et internationale, les processus créatifs à l’œuvre depuis la découverte et l’invention d’un matériau nouveau au milieu du XIXe siècle : création d’un secteur industriel allant de la mine de bauxite aux objets du quotidien, réception et usages des produits de consommation courante ou d’exception, appropriation par les sociétés dans un contexte de globalisation. Il interroge la démarche des institutions muséales pour comprendre quelle histoire de l’aluminium est donnée à voir dans les expositions et les collections et quelle est la place de l’aluminium dans l’histoire des collections publiques en général.

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Programme

Lieu

Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
75004 Paris

Marianne Hirsch et Leo Spitzer (Columbia University) Petits actes de réparation: l'héritage non réclamé de la Shoah en Roumanie

Marianne Hirsch et Leo Spitzer (Columbia University) Petits actes de réparation: l'héritage non réclamé de la Shoah en Roumanie

Vendredi 12 décembre de 11h-13h, Séminaire exceptionnel

Small Acts of Repair: The Unclaimed Legacy of the Romanian Holocaust

Comment survit-on à des événements traumatiques qui sont restés enfouis pendant des décennies, comment en hérite-t-on ? Le travail présenté ici s'intéresse à des catastrophes qui ont été oubliées, déniées, qui n'ont été prises en charge par aucune institution, ni fait l'objet d'aucune forme de reconnaissance judiciaire. Marianne Hirsch et Leo Spitzer partiront du cas de la transmission du témoignage poétique produit pendant la Deuxième guerre mondiale par une très jeune fille en Transnistrie - territoire complexe et peu étudié, qui fut annexé par la Roumanie pendant la guerre et devint un "cimetière oublié", où périrent des centaines de milliers de Juifs, de Tziganes et de prisonniers politiques. Cette recherche veut contribuer à éclairer la vie intellectuelle et artistique des camps et des ghettos de Transnistrie, qui demeure mal connue, tout en réfléchissant aux possibilités et aux enjeux de la "réparation"  et aux besoins de ceux qui, dans la génération de la post-mémoire, héritent de ces histoires douloureuses.

Contacts : jlc@ehess.fr, judith.lindenberg@ehess.fr.
L'article qui servira de point de départ à la discussion peut être obtenu sur demande auprès des organisatrices.
La discussion aura lieu en français et en anglais.

Lieu

EHESS (salle11)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

David Garrioch Les hommes et les choses. Essais d'histoire religieuse sur le Paris d'Ancien Régime

David Garrioch Les hommes et les choses. Essais d'histoire religieuse sur le Paris d'Ancien Régime

Lundi 5 janvier de 9h-18h, Table ronde

Présentation

David Garrioch, professeur à l’Université Monash (Australie) est une des spécialistes mondiaux les plus réputés de l’histoire de Paris. Il sera en janvier 2015 directeur d’études invité pour la troisième fois.

Pour marquer cette venue, est organisée par le LaDéHiS et le CARE une table ronde intitulée Les hommes et les choses : essais d’histoire religieuse sur le Paris d’Ancien Régime. Cette table ronde sera l’occasion de discuter du champ de validité de la notion de « catholicisme corporatif », élaborée par les travaux de R. Descimon sur le 16e siècle et du livre dirigée Par Laurence Croq et David Garrioch, La Religionvécue. Les laïcs dans l’Europe moderne. Rennes, Presses universitaires, 2013. La table ronde du 5 janvier prélude à une nouvelle publication.

 

Programme

Discutants :
Dominique Julia
(CNRS) et Isabelle Brian (Université Paris I)

Matin (sous la présidence de Pierre-Antoine Fabre, directeur d’études)

9h15 - Introduction par Robert Descimon
Définition et champs d’application de la notion de catholicisme corporatif.

10h15 - Nicolas Lyon-Caen
L’usage janséniste des reliques à Paris au 18e siècle

11h15 - Robert Descimon et Nicolas Lyon Caen
Les ornements des églises et l’empreinte des paroissiens notables dans l’espace sacré (Paris, 16e-18e siècle)

Après-midi (sous la présidence de Nicole Lemaitre, professeur émérite à Paris I)

14h15 - Laurence Croq et Robert Descimon
La confrérie des porteurs de la châsse de sainte Geneviève.
Constantes et ruptures d’un engagement confraternel (16e-18e siècle).

15h15 - Mathieu Marraud
L'articulation des confréries au métier dans les Six Corps de marchands parisiens.
Les mutations du 18e siècle

16h15 - Conclusions de David Garrioch
Vers une histoire socio-religieuse des confréries parisiennes au 18e siècle

 

Lieu

EHESS
Salles 638-640

190, avenue de France
75013 Paris

Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours

9 et 10 Janvier, Journées d'étude

Présentation

Ce projet se propose de rendre compte des relations entre coercition et travail sur la longue durée, du XVe siècle jusqu’à nos jours, sur des espaces multiples et hiérarchisés en Afrique, en Asie et en Europe.

Nous avançons des analyses novatrices de la tension entre travail libre et travail forcé et qui relient recherche, formation et dialogue avec les institutions nationales et internationales en charge de ces problématiques. Notre projet instaure un dialogue intense entre les spécialistes de ces régions, historiens, anthropologues, juristes, économistes, sociologues, démographes et membres des organisations internationales et des ONG en vue d’avancer une compréhension de ce phénomène et de suggérer des politiques appropriées.

La première hypothèse qui fédère notre groupe est que les définitions et les pratiques des formes du travail dit « libre » et du travail dit « forcé » prennent appui les unes sur les autres dans le temps et l’espace. Les dynamiques du travail en Afrique ne peuvent pas se comprendre hors de leurs interactions avec les mondes de l’Océan Indien, d’Asie et d’Europe. C’est là une nouveauté radicale par rapport aux approches dominantes en histoire, droit, anthropologie, économie et sociologie du travail, où le dialogue fait souvent défaut entre les spécialistes de l’Europe et du salariat, de même qu’entre les spécialistes du travail forcé et du travail non-capitaliste dans des aires non-européennes en particulier.

En même temps, et c’est là la deuxième hypothèse à l’origine de notre démarche, nous tenons compte à la fois des approches des économies-mondes (Braudel, Wallerstein) et des spécificités de chaque aire culturelle. Nous considérons que les dimensions locales, les valeurs et significations des aires ne s’estompent pas nécessairement dans une dimension globale. Plutôt que de tracer l’histoire à rebours de la globalisation, nous mettrons en évidence les interactions complexes entre plusieurs échelles, non seulement dans le passé, mais aussi de nos jours.

Axes de recherche

  • Définitions : La limite incertaine entre travail « libre » et travail « forcé » entre savoirs locaux et circulations globales.

  • Traite, migrations et mobilité du travail.

  • Travail, capital et genre.

  • Origines et formes de la contrainte : dette, guerre, marchés.

  • Institutions, résistance et « prise de parole ».

Circulation des savoirs et des catégories

On s’intéressera ici à la pluralité des définitions et aux effets de leur circulation et de leur transposition dans le temps et dans l’espace.

Cette circulation peut être source de complexification, mais aussi d’homogénéisation, de différenciation, voire de hiérarchisation. Elle pose par ailleurs le problème de la traduction et de la mise en équivalence des pratiques du travail et des formes d’asservissement ainsi que des tensions entre valeurs locales et droits universels.

Institutions, résistance et « prise de parole »

Les définitions et les catégories du travail ne peuvent être pensées indépendamment des institutions et des acteurs qui les produisent et les utilisent.

Ainsi, dans des contextes différents, les institutions utilisent plusieurs instruments pour mobiliser le travail, le motiver, ou pour restreindre la mobilité jusqu’à transformer les travailleurs en asservis. Elles s’appuient sur des catégories et des notions qu’il faudra étudier dans leur origine et usage sur la très longue durée et dans des espaces multiples.

C’est dans ce cadre que la multiplicité d’acteurs et d’institutions conduit à évaluer les modalités de « prise de parole » (droits judiciaires, droits politiques, actifs économiques, mouvements sociaux, résistance au travail, etc.). Complémentaires dans certains contextes, substituts dans d’autres, ces modalités méritent donc d’être examinées en détail tant dans leur expression que dans leur impact sur les formes du travail.

Programme

Lieu

Centre Malher
Amphithéâtre Georges Dupuis
9, rue Malher
75004 Paris

Intégration et sport

Intégration et sport

Mercredi 7 janvier de 15h-19h, Séminaire exceptionnel

Cette séance organisée par Morgane Labbé sera l'occasion d'accueillir Tatjana Lichtenstein (University of Texas) et Marion Fontaine (Université d'Avignon). Elle traite du sport comme d'une institution où se jouait ou déjouait l’intégration des populations ainsi que la mise en forme du social et du national, par l’éducation et la performance physiques, et leur représentation. Le choix de la perspective comparative sur deux terrains éloignés - le monde urbain et industriel du Nord de la France, et la Tchécoslovaquie plurinationale de l’entre-deux-guerres -, autour du thème des pratiques et sociabilités sportives, permet de croiser les interrogations que chacune des deux historiennes invitées a portées à partir d’elles sur l’histoire du monde ouvrier ou celui du sionisme.

Tatjana Lichtenstein
Maccabi in Czechoslovakia : jewish sport, citizenship and national Mobilization

Marion Fontaine
Organiser, distinguer, intégrer : sport et monde social minier

Lieu

EHESS
(Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Conférences de Mauricio Onetto

Conférences de Mauricio Onetto

Lundi 19 janvier de 9h-11h, Séminaire exceptionnel

Conférences

Dans le cadre su séminaire d'Alain Musset, Représenter la ville

La perception historique d’un territoire et la définition de l’identité d’un pays. Chili, XXᵉ siècle (Partie I)

Le séminaire analysera comment, au XXᵉ siècle, l’image du territoire chilien fut intégrée par les différents acteurs sociaux, pour définir une partie de son identité. L’exposition tentera de présenter les éléments qui ont composé cette image et qui ont été utilisés pour former un récit historique autour d’elle. Notre objectif est d’aborder les problématiques entre le souvenir (mémoire), le territoire et la formation d’un récit historique.
Pour démontrer nos idées, nous analyserons différents événements catastrophiques qui ont eu lieu au cours du XXᵉ siècle et qui ont, selon nous, alimenté ce récit. Nous utiliserons comme exemples une série d’articles de presse et de vidéos. 

Vendredi 19 décembre de 9h-11h, EHESS (salle 11) - 105, boulevard Raspail - 75006 Paris

 

Avec Eliza Benites
La perception historique d’un territoire et la définition de l’identité d’un pays. Chili, XXᵉ siècle (Partie II)

Le séminaire aura pour but de réfléchir sur la manière dont, actuellement, la perception historique du territoire est utilisée, non seulement pour appuyer une supposée identité chilienne, mais aussi pour définir des politiques spatiales concernant le territoire. Nous analyserons pour cela deux exemples concrets (discours et pratique). Le premier est la campagne touristique Chile es Tuyo  et le second est le système de transport qui a été mis en place ces dernières années, appelé Transantiago.

Vendredi 9 janvier de 9h-11h, EHESS (salle 11) - 105, boulevard Raspail - 75006 Paris

Une autre histoire : Jacques Le Goff (1924 - 2014)

Une autre histoire : Jacques Le Goff (1924 - 2014)

Mardi 27 janvier de 9h-19h, Journée d'étude

Présentation

Jacques Le Goff a été l’un des très grands historiens de son temps. Disparu il y a quelques mois, il a été l’objet d’une ample reconnaissance à travers le monde. Ses collègues, ses amis, ses lecteurs rendront un hommage public à son œuvre et à sa mémoire lors d’une journée de débats organisée par l’École des hautes études en sciences sociales – qu’il a fondée et présidée de 1975 à 1977 et où il a enseigné et mené ses recherches de 1962 à 1992 – et la Bibliothèque nationale de France. Quatre tables rondes permettront de rappeler son rôle central dans le « moment » intellectuel et scientifique des années 1960-1980, de souligner l’importance de son œuvre d’historien du Moyen Âge, d’évoquer son rayonnement international et enfin de camper l’homme public, passionné par les médias comme par le devenir de l’Europe. Des projections audiovisuelles ponctueront chacun de ces débats.

Programme

Lieu

BnF - Petit auditorium
Quai François Mauriac
75013 Paris

Document(s) à télécharger

Andrea Daher. L’Oralité perdue. Essais d’histoire des pratiques lettrées (Brésil, XVIe - XIXe siècle)

Andrea Daher. L’Oralité perdue. Essais d’histoire des pratiques lettrées (Brésil, XVIe - XIXe siècle)

Lundi 19 janvier de 14h-16h, Les rencontres du GEHM

Présentation

Dans son ouvrage L’Oralité perdue. Essais d’histoire des pratiques lettrées (Brésil, XVIe - XIXe siècle) (à paraître, traduction de A oralidade perdida. Ensaios de história das práticas letradas. Rio de Janeiro: Civilização Brasileira, 2012), Andrea Daher s'interroge sur les représentations et les usages de la langue tupi dans les textes des voyageurs et des missionnaires, dans les pratiques des jésuites, des interprètes, des administrateurs, mais aussi sur la longue durée des usages culturels de la langue tupi dans le Brésil moderne, qu'accompagne la monumentalisation littéraire et patrimoniale des textes des XVIe-XVIIe siècle.

Lieu

EHESS
Salle 15
190, avenue de France
75013 Paris

Epistemic Genres : Tools for the Cultural History of Knowledge

Epistemic Genres : Tools for the Cultural History of Knowledge

Lundi 16 février de 14h-16h - Les Rencontres du Gehm en collaboration avec le CAK

Présentation

In this lecture, Gianna Pomata will discuss the notion of “epistemic genre” and its use for the history of knowledge. While “styles of knowing” have been widely debated by historians and philosophers of science, less attention has been paid to the genres of scientific texts. She propose to call "epistemic" that class of genres which develop in tandem with scientific or cognitive practices -just to give a few examples: the treatise, the lecture, the commentary, the encyclopedia, the textbook, the aphorism, the essay, the medical recipe, the case history, etc.

G. Pomata will argue that the notion of genre has a cognitive, and not only literary, dimension. She will also argue that a focus on epistemic genres can be very useful for the cultural history of science, especially in a long-term and cross-cultural, comparative dimension. She will examine in particular three of the benefits that a focus on epistemic genres may bring to the cultural (and cross-cultural) history of knowledge: a) A better awareness of the long duration in the history of cognitive practices. b) A rapprochement of the social history of practices and the intellectual history of concepts, both indispensable to our historical understanding of knowledge and science, but all too often cultivated as separate enterprises.c) A new perspective from which to examine the issue of inertia versus innovation -a key issue in the history of scientific traditions.

 

Lieu

EHESS
Salle 15
190, avenue de France
75013 Paris
 

Les cadavres dans les violences de masse et les génocides : Impensés sociaux et dénis académiques

Les cadavres dans les violences de masse et les génocides : Impensés sociaux et dénis académiques

Mercredi 4 février de 15h-19h, séminaire exceptionnel

Présentation

Séance organisée par Paul-André Rosental

 

Elisabeth Gessat Anstett (CNRS/IRIS)
L'anthropologie sociale face aux cadavres en masse

Jean-Marc Dreyfus (Université de Manchester)
Substituts ou reliques ?
Les transferts de cendres et de restes humains après la déportation et la Shoah, 1945-1955

Elisabeth Anstett, anthropologue et Jean-Marc Dreyfus, historien, présenteront la recherche qu’ils dirigent, à l’échelle planétaire, sur la destinée des cadavres issus des violences de masse et génocides. Soutenu par l’European Research Council, ce projet pluridisciplinaire compare, sur tous les continents, le sort fait aux cadavres et au corps des victimes, depuis l’étape de leur destruction jusqu’à celle de leur commémoration, dans les configurations de crimes de masse. Les deux exposés présenteront les effets de cet angle de réflexion novateur sur l’analyse des violences extrêmes au 20e siècle et de leur postérité. Dans le cadre spécifique du séminaire Esopp, ils contribueront également à repenser, par leur envers, la question de la régulation politique des populations à l’époque contemporaine.

 

Lieu

EHESS
Salle A du Conseil
190, avenue du France
75013 Paris
 

Ecrits privés des bourreaux nazis

Ecrits privés des bourreaux nazis

Mercredi 4 février de 15h-19h, Séminaire exceptionnel

Présentation

En avril 1983, le magazine Stern suscita une émotion mondiale en annonçant la découverte et la publication des journaux intimes inédits d’Adolf Hitler. Supposé avoir été tenu entre 1932 et 1945 et receler des informations susceptibles de modifier substantiellement l’histoire du IIIe Reich, le journal était en réalité un faux grossier. L’histoire des faux carnets de Hitler est donc une simple histoire d’escroquerie, mais elle nous dit beaucoup sur le rapport que nous entretenons avec les sources intimes ou privées – celles où l’acteur historique parle à la première personne. Nous : les historiens mais aussi, dans un même mouvement, tous ceux que le passé intéresse, qui entretiennent un lien avec lui. La publication, en 2008, du Journal, cette fois parfaitement authentique, de Hélène Berr confirme assurément cette assertion. Le succès remarquable rencontré par ces journaux intimes relatant la vie quotidienne d’une jeune juive parisienne au temps de la « solution finale » n’est nullement dû aux notations susceptibles de modifier le « grand récit » de la persécution des juifs en France : les écrits d’Hélène Berr n’en contiennent pas. Ce qui a été déterminant, c’est la capacité de l’auteur à se constituer de manière posthume comme une figure idéale dans lequel le public, plus d’un demi-siècle après Anne Frank, pouvait s’identifier et grâce à laquelle il pouvait parvenir à une compréhension renouvelée, car empathique, de l’événement.

L’historiographie du nazisme et de la Shoah a bel et bien été scandée, ces dernières années, par l’apparition de sources intimes ou privées inédites dont la réception publique a dépassé, en terme d’ampleur, les réactions suscitées par n’importe quel autre type de source. Le succès de la publication pourtant très abrégée du Journal de Goebbels en français, l’engouement après la mise au jour de Mémoires inédits d’Eichmann ou l’édition de la correspondance privée entre les époux Himmler, le buzz planétaire quand fut annoncée la découverte du Journal d’Alfred Rosenberg, mais aussi le succès durable du Journal de Viktor Klemperer ou des gouaches autobiographiques de Charlotte Salomon, celui d’Hélène Berr en France et ailleurs, ou de Friedrich Kellner en Allemagne, la multiplication des journaux intimes de victimes ou de rescapés juifs : tout témoigne d’une sorte d’hypersensibilité aux sources intimes ou privées, dans la sphère publique comme dans le travail des historiens. Sans doute, ce phénomène n’est pas propre à cette histoire particulière et traverse, à des intensités diverses, tous les champs historiques. La proximité de la Shoah ne fait qu’exacerber les attentes. C’est pour cela qu’elle constitue un domaine précieux d’observation sur l’usage que nous faisons de ce genre de sources.

Pour cette première séance exceptionnelle de séminaire sur les écrits intimes ou privés, l’équipe Histoire et historiographie de la Shoah (CRH-GEHM, EHESS-CNRS) a choisi de se focaliser sur les sources privées des bourreaux. A travers une série de cas, il s’agira de comprendre à la fois les différents apports de ces sources inédites et les problèmes méthodologiques qu’ils posent – en particulier quand il s’agit d’évaluer leur degré de sincérité. Le succès des Journaux intimes de victimes de la Shoah nous le montre bien : ce que nous cherchons à percer, c’est l’individu dans ce qu’il a d’irréductible, à la fois singulier et universel. L’intensité de notre attention n’est pas moins grande pour les journaux de bourreaux, mais elle fonctionne sur un mode spécifique : nous cherchons à débusquer l’individu derrière ou malgré ses crimes pour savoir s’il est encore possible d’être un individu quand on est un si grand criminel. En d’autres termes, nous testons la possibilité d’une discordance entre la personne agissante et son moi intime auquel ces sources nous permettent, croit-on, d’accéder. Ce test est voué à échouer. Ce dont il est le signe, c’est de notre incrédulité devant les discours nazis : nous n’arrivons pas à croire que les acteurs historiques croyaient ce qu’ils disaient, ni que leurs paroles pouvaient informer leur action. Leur action, que nous nous accordons à juger monstrueuse, et leur discours, que nous haïssons et qui, pour cette raison même, nous demeure impénétrable ou étranger, fonctionnent comme un couple cohérent que nous n’avons de cesse, pourtant, d’interroger : c’est sans doute que, de manière ultime, il met en défaut les représentations que nous nous faisons ce qu’est un homme.

Programme

Lieu

EHESS
(Salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

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Milk flowing from Venus ’ Breast: lactation and sexuality in the art and medicine of the Ren

Milk flowing from Venus ’ Breast: lactation and sexuality in the art and medicine of the Ren

Jeudi 5 février de 13h-15h - Séminaire de l' Axe Genre

Présentation

In this lecture, G. Pomata examines an allegorical painting by Paolo Veronese, conventionally called “Venus and Mars United by Love” (Metropolitan Museum, New York) and the unusual image of Venus lactans (lactating Venus) represented in the picture. Historians of art have been puzzled by this image, and no satisfactory interpretation has been advanced so far. G. Pomata offers a new interpretation of Veronese’s Venus lactans in two ways: first, by contextualizing the image in the Renaissance iconography of lactation; second, by examining the understanding of the female breast in 16th century medical discourse. In both contexts, pictorial and medical, she argues, the lactating breast was perceived not simply as a symbol of motherhood but as a locus of conjunction of the nutritive and the erotic, the maternal and the sexual.

 

Lieu

EHESS
(Salle 1)
190, avenue de France
75013 Paris

L’Histoire pratique de la politique dans le premier péronisme : Les conventions à l’échelle locale

L’Histoire pratique de la politique dans le premier péronisme : Les conventions à l’échelle locale

Lundi 9 février de 15h-17h - Séance exceptionnelle de séminaire

Présentation

Dans le cadre du séminaire d'Yves Cohen Influence et contre-influence aux XXe et XXIe siècles : études d’histoire des pratiques, Mariana Garzon-Rogé présentera l'examen des pratiques politiques saisies au niveau des assemblées locales (Mendoza) qui donne un autre visage à ce qu’apprend l’histoire politique classique du péronisme. Cette intervention ne présente donc pas une chronique locale mais une micro-histoire qui interroge par l’étude des pratiques les manières de faire de l’histoire.

 

Lieu

EHESS
Salle 5
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Liberalismo extraño. Religión, política y modernidad en el Atlántico hispano

Liberalismo extraño. Religión, política y modernidad en el Atlántico hispano

Mardi 10 février de 14h-17h - Séminaire exceptionnel du GEI

Historien de l'Etat et du premier libéralisme espagnol, José María Portillo Valdés évoquera avec Elodie Richard, les liens entre identité catholique et constitutionnalisme libéral dans le monde hispanique au XIXe siècle (Espagne-Amérique hispanique). Il interviendra en espagnol mais il est anglophone et pourra répondre aux questions posées en anglais et en français.

Lieu

Cité internationale universitaire
Collège d’Espagne
7E Boulevard Jourdan
75014, Paris

The Hidden Abodes of Production Labour. Commodities and Repertories of Evaluation in the European Eignteenth and Nineteenth Centuries

The Hidden Abodes of Production Labour. Commodities and Repertories of Evaluation in the European Eignteenth and Nineteenth Centuries

19 et 20 février - Colloque international

Présentation

Indifference towards any specific kind of labour presupposes a very developed totality of real kinds of labour, of which no single one is any longer predominant. As a rule, the most general abstractions arise only in the midst of the richest possible concrete development, where one thing appears as common to many, to all. – Karl Marx Research and d ebate on workers’ alienation and estrangement during the industrial revolutions has in its heydays in the 1970s and 1980s predominantly focused on technological, organizational and managerial transformations. From a Marxist point of view, the loss of contr ol over the means of production and the division of labour remained the fulcrum around which alienation could be explained in a setting of disciplinary practises and deskilling processes. Harry Braverman drew on his long experiences as a factory worker to explain the long - term tendency of homogenisation of labour in the execution of industrial production. His work Labor and Monopoly Capital (1974) caused heated debates among labour historians, political economists and sociologists. Subsequently, discussions during the ‘cultural turn’ have helped to appreciate the importance and relative autonomy of perceptions of and discourses on labour - whether from outside or from the workers themselves. E.P. Thompson brought the workers’ agency in the production process to light, and emphasized the importance of extra - economic elements in the transformation of concrete labour into labour power – i.e., moral conventions, social status, community ties. Nonetheless, theoretical debates on alienation and commodity fetishism notwithstanding, historians have refrained from examining the practical and at the same time imagined and discursive connections which artisans and workers forged with raw material and the products of their labour. How did the relationship of artisans and workers with their materials and products change during periods of economic transformation? The organisers of this conference intend to enter that terra incognita by studying the importance of cultural practices and repertoires of evaluation in material pr ocesses of production and the construction of product value. To that end, labour will be related to every day practices on the shop floor, political discourses on labour skills and product values, the changing conditions of the workplace, and changing rela tions, practices and sources of power. This conference attempts to adopt a comparative angle between European regions. Doing so, this angle can promote further de - limitations of heterodox, integrative approaches:

  • The perception of labour skills and the ass essment and construction of product values;

  • The repertoires of evaluation concerning the relation between labour and the exchangeable commodity;

  • Different forms of alienation and microphysical relations of power and conventions in the putting - out networks, manufactures and factories during the eighteenth and nineteenth centuries;

  • Continuities and changes in the political discourse on labour processes and institutional reforms.

Programme

Lieu

Université d'Anvers
Prinsstraat 13,
2000 Anvers
Belgique

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Finances publiques en temps de guerre. Déstabilisation et recomposition des pouvoirs

Finances publiques en temps de guerre. Déstabilisation et recomposition des pouvoirs

26 et 27 mars - Journées d'étude

Organisatrices : Florence Descamps (EPHE) et Laure Quennouelle-Corre (CRH)

Présentation

Après les journées d’étude de septembre 2014 consacrées à la mobilisation financière et aux différents choix de financement de la guerre faits par les belligérants, les secondes journées d’études des 26 et 27 mars 2015 seront consacrées aux institutions en charge des finances publiques, à leur déstabilisation par le conflit, aux mesures qu’elles ont mises en œuvre pour s’adapter à l’Etat de guerre et aux recompositions du système financier public que la guerre suscite ou annonce.  

Quatre axes d’étude ont plus spécialement été retenus :

Du côté du pouvoir exécutif, comment les successifs ministres des Finances, Alexandre Ribot et Louis-Lucien Klotz, ont-ils assumé leurs responsabilités dans la conduite de la guerre ? De quelles ressources politiques, économiques, sociales, intellectuelles et de quelles compétences financières disposaient-ils pour y faire face ?  Quel était leur poids dans le gouvernement et face au Parlement, mais aussi face aux milieux d’affaires ? Comment se sont-ils positionnés par rapport aux ministères politiques (Guerre, Affaires étrangères, présidence du Conseil) et économiques (Commerce/Industrie, Armement, Travaux Publics, Ravitaillement etc.) ? Par rapport au Parlement ? Comment ont-ils arbitré entre la préservation des principes du libéralisme et les adaptations nécessaires à la conduite d’une économie de guerre ? Comment qualifier la gestion comparée de Ribot et de Klotz ?

Du côté du Parlement, quels ont été les parlementaires qui ont compté ou pesé dans la définition de la politique financière et budgétaire ? Quels ont été les points de débats les plus importants en matière de financement de la guerre ou de finances publiques ? Quelles procédures les Commissions financières ont-elles mises en place pour contrôler les finances de guerre ? Avec quels résultats ? La Première Guerre mondiale a-t-elle été l’occasion de modifications ou de perfectionnements dans la procédure budgétaire ou dans la répartition des pouvoirs budgétaires ? Quels ont été les aménagements apportés au droit budgétaire et comptable ?

Du côté de la gestion des finances publiques, quel a été l’impact de la guerre sur le système budgétaire  et ses différentes institutions (ministère des Finances, Cour des Comptes, commissions financières, ministères « dépensiers ») ?  Y a t’-il eu des innovations gestionnaires apportées au système de gestion des finances publiques, au niveau central ou au niveau local ? Quelle a été l’attitude et l’action des ministères en matière de dépense (marchés de fournitures et d’armement, comptes spéciaux etc.) ? Quelles ont été les réalisations ou les réflexions des responsables des finances publiques en matière de contrôle de la dépense ?  Les juristes de finances publiques ont-ils joué un rôle pendant la durée de la guerre ?

Enfin, du côté des administrations et des fonctionnaires, quel a été l’impact social et humain de la guerre sur les institutions financières, en matière d’organisation, de structures et de personnels ?

Programme

Lieu

Ministères économiques et financiers
Centre de conférences Pierre-Mendès-France
Salle François-Bloch-Lainé
139, rue de Bercy
75012 Paris

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Périodisations et régimes de temporalité en histoire (I)

Périodisations et régimes de temporalité en histoire (I)

Vendredi 6 mars de 9h30-17h30 - Table ronde

  Présentation

La remise en cause des découpages chronologiques conventionnels – histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine – est fondatrice de la naissance même de l’EHESS. Avec Marc Bloch et Lucien Febvre, Fernand Braudel et ses régimes de temporalité multiples forgent une référence essentielle à l’architecture épistémologique et pédagogique de l’EHESS.

Après ces éléments fondateurs, de nombreuses nouveautés sont survenues au cours des dernières décennies :

1) Les découpages chronologiques en histoire européenne. Une mise en perspective historiographie s’impose étant donné les évolutions historiographiques dans ce domaine. Que reste-t-il aujourd’hui des périodisations académiques et quelles sont les alternatives proposées ?

2) L’irruption des aires culturelles. Leur essor à l’EHESS incite à un double questionnement. D’une part, chaque aire avance ses propres périodisations, plus ou moins liées aux historiographies nationales, voire nationalistes. Il s’agit donc de comprendre dans quelle mesure ces périodisations sont recevables et pour quels motifs. Mais d’autre part, l’histoire connectée, l’histoire globale et la world history encouragent, chacune à sa manière, à dépasser ces cadres traditionnels. En ce cas, comment proposer des périodisations capables de dépasser ces segmentations ? Quel rôle attribuer aux échelles temporelles ?

3) Les périodisations à elles seules ne constituent qu’un aspect du problème. Elles demandent à s’inscrire dans des débats non seulement historiographiques (à savoir, le moyen par lequel telle historiographie a pu produire telle périodisation), mais aussi épistémologiques. En ce cas, il s’agit de déterminer, tout d’abord, la nécessité des périodisations et leur raison d’être, et, en second lieu, la manière dont elles peuvent se relier aux problématiques plus générales des temporalités.

4) Cette dernière perspective, par exemple autour des trois temps braudéliens, renvoie aussitôt aux relations entre histoire, sciences sociales et sciences. L’article de 1958 combinait la longue durée à l’ambition d’intégrer histoire et sciences sociales. Cependant, depuis lors, cette interaction a été différemment mise en pratique. Aux USA, l’histoire relève essentiellement des humanités et il en va de même dans la plupart des universités françaises. Qu’en est-il de l’EHESS ? L’histoire est-elle encore une science sociale ou a-t-elle désormais basculé du côté des humanités ?
Une mise en perspective s’impose, notamment en tenant compte de l’essor des aires culturelles et de l’histoire connectée. L’érudition et les langues jouent un rôle central dans les deux cas, quoique de manière différente. Il est important de rendre ces différences explicites, puis, à partir de là, de préciser leurs relations avec les sciences sociales.

5) Les relations avec la science. Dans la tradition de l’EHESS, l’histoire de la science et les postures réflexives dominent la force et la spécificité de la recherche. La question se pose de concilier critique et réflexivité d’une part, avec reconstructions historiques, d’autre part. La circulation et la mise en pratique des savoirs dans des contextes pluriels constituent une réponse possible à cette question. Cette solution évince la question de la performativité des savoirs et de leurs pratiques, à l’affiche en histoire des sciences et de l’économie dans leur version euro-centrique. Faut-il pour autant radicalement écarter cette question ? Est-il possible de concilier une analyse réflexive des apports scientifiques avec leur usage « positif » en histoire et dans les sciences sociales ou bien faut-il accepter une incompatibilité, voire une rupture épistémologique majeure, entre ces domaines ?

6) Ces questions et les réponses apportées conditionnent non seulement la recherche mais aussi l’enseignement à l’EHESS : les passerelles entre histoire européenne et histoire des aires culturelles, le rôle dans ce cadre de l’histoire trans-aires se prêtent à discussion. En même temps, cette question ne pourra trouver de solution sans son complément, à savoir, quelle interdisciplinarité pour quelle histoire ?

Bien sûr il ne s’agit pas de discuter chacune de ces interrogations en particulier, mais de prendre pour point de départ le problème des périodisations et des temporalités confrontées les unes aux autres. Plusieurs sujets se prêtent à l’examen de cette confrontation : par exemple, les tensions entre sources et données ; entre langue, érudition et catégories des sciences sociales, etc. Si nous le souhaitons, nous pourrons très bien décider de continuer nos discussions sur ces points comme sur d’autres.

Nous avons conçu ces tables rondes comme de véritables échanges ouverts entre l’ensemble des participants. Les intervenants se limiteront dès lors à introduire les problèmes pendant une dizaine de minutes afin qu’un dialogue approfondi puisse émerger.

Deux tables rondes auront lieu en mars, le 6 et le 16 respectivement, sur les questions concernant les périodisations et régimes de temporalité en histoire européenne, dans les aires culturelles et en histoire des sciences, ainsi que sur les relations et croisements possibles.

Des journées d’études sur ce même sujet sont prévues début novembre, dans le cadre du programme GHC (ghc.wp.ehess.fr/) avec nos collègues de la Freie Universitat, Humboldt, Tokyo (Todai) et Princeton.

Contact : Alessandro Stanziani

Programme

9h30-13h00
Quelles périodisations pour l’histoire européenne ? Que reste-t-il du découpage entre histoire ancienne, médiévale, moderne, contemporaine ?

Cecilia D’Ercole (AnHima), Marcello Carastro (AnHima), Sylvain Piron (CRH), Mathieu Arnoux (CRH-Université Paris 7), Sabina Loriga (CRH), Jean-Yves Grenier (CRH)

14h-17h30
De l’histoire européenne aux aires culturelles : quelles périodisations, quels jeux d’échelles?

Alessandro Stanziani (CRH), Christian Lamouroux (Centre Chine), Romain Huret (CENA), Claudia Damasceno (Mondes américains)

Lieu

EHESS
Salle Vernant (8e étage, Noyau B)
190, avenue de France
75013 Paris

Périodisations et régimes de temporalité en histoire (II)

Périodisations et régimes de temporalité en histoire (II)

Lundi 16 mars de 9h30-17h30 - Table ronde

 Présentation

La remise en cause des découpages chronologiques conventionnels – histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine – est fondatrice de la naissance même de l’EHESS. Avec Marc Bloch et Lucien Febvre, Fernand Braudel et ses régimes de temporalité multiples forgent une référence essentielle à l’architecture épistémologique et pédagogique de l’EHESS.

Après ces éléments fondateurs, de nombreuses nouveautés sont survenues au cours des dernières décennies :

1) Les découpages chronologiques en histoire européenne. Une mise en perspective historiographie s’impose étant donné les évolutions historiographiques dans ce domaine. Que reste-t-il aujourd’hui des périodisations académiques et quelles sont les alternatives proposées ?

2) L’irruption des aires culturelles. Leur essor à l’EHESS incite à un double questionnement. D’une part, chaque aire avance ses propres périodisations, plus ou moins liées aux historiographies nationales, voire nationalistes. Il s’agit donc de comprendre dans quelle mesure ces périodisations sont recevables et pour quels motifs. Mais d’autre part, l’histoire connectée, l’histoire globale et la world history encouragent, chacune à sa manière, à dépasser ces cadres traditionnels. En ce cas, comment proposer des périodisations capables de dépasser ces segmentations ? Quel rôle attribuer aux échelles temporelles ?

3) Les périodisations à elles seules ne constituent qu’un aspect du problème. Elles demandent à s’inscrire dans des débats non seulement historiographiques (à savoir, le moyen par lequel telle historiographie a pu produire telle périodisation), mais aussi épistémologiques. En ce cas, il s’agit de déterminer, tout d’abord, la nécessité des périodisations et leur raison d’être, et, en second lieu, la manière dont elles peuvent se relier aux problématiques plus générales des temporalités.

4) Cette dernière perspective, par exemple autour des trois temps braudéliens, renvoie aussitôt aux relations entre histoire, sciences sociales et sciences. L’article de 1958 combinait la longue durée à l’ambition d’intégrer histoire et sciences sociales. Cependant, depuis lors, cette interaction a été différemment mise en pratique. Aux USA, l’histoire relève essentiellement des humanités et il en va de même dans la plupart des universités françaises. Qu’en est-il de l’EHESS ? L’histoire est-elle encore une science sociale ou a-t-elle désormais basculé du côté des humanités ?
Une mise en perspective s’impose, notamment en tenant compte de l’essor des aires culturelles et de l’histoire connectée. L’érudition et les langues jouent un rôle central dans les deux cas, quoique de manière différente. Il est important de rendre ces différences explicites, puis, à partir de là, de préciser leurs relations avec les sciences sociales.

5) Les relations avec la science. Dans la tradition de l’EHESS, l’histoire de la science et les postures réflexives dominent la force et la spécificité de la recherche. La question se pose de concilier critique et réflexivité d’une part, avec reconstructions historiques, d’autre part. La circulation et la mise en pratique des savoirs dans des contextes pluriels constituent une réponse possible à cette question. Cette solution évince la question de la performativité des savoirs et de leurs pratiques, à l’affiche en histoire des sciences et de l’économie dans leur version euro-centrique. Faut-il pour autant radicalement écarter cette question ? Est-il possible de concilier une analyse réflexive des apports scientifiques avec leur usage « positif » en histoire et dans les sciences sociales ou bien faut-il accepter une incompatibilité, voire une rupture épistémologique majeure, entre ces domaines ?

6) Ces questions et les réponses apportées conditionnent non seulement la recherche mais aussi l’enseignement à l’EHESS : les passerelles entre histoire européenne et histoire des aires culturelles, le rôle dans ce cadre de l’histoire trans-aires se prêtent à discussion. En même temps, cette question ne pourra trouver de solution sans son complément, à savoir, quelle interdisciplinarité pour quelle histoire ?

Bien sûr il ne s’agit pas de discuter chacune de ces interrogations en particulier, mais de prendre pour point de départ le problème des périodisations et des temporalités confrontées les unes aux autres. Plusieurs sujets se prêtent à l’examen de cette confrontation : par exemple, les tensions entre sources et données ; entre langue, érudition et catégories des sciences sociales, etc. Si nous le souhaitons, nous pourrons très bien décider de continuer nos discussions sur ces points comme sur d’autres.

Nous avons conçu ces tables rondes comme de véritables échanges ouverts entre l’ensemble des participants. Les intervenants se limiteront dès lors à introduire les problèmes pendant une dizaine de minutes afin qu’un dialogue approfondi puisse émerger.

Deux tables rondes auront lieu en mars, le 6 et le 16 respectivement, sur les questions concernant les périodisations et régimes de temporalité en histoire européenne, dans les aires culturelles et en histoire des sciences, ainsi que sur les relations et croisements possibles.

Des journées d’études sur ce même sujet sont prévues début novembre, dans le cadre du programme GHC (ghc.wp.ehess.fr/) avec nos collègues de la Freie Universitat, Humboldt, Tokyo (Todai) et Princeton.

Contact : Alessandro Stanziani

Programme

9h30-13h00
Périodisations, échelles et aires culturelles 2

Wladimir Berelowitch (CERCEC), Larissa Zakharova (CERCEC), Liliane Hilaire Perez (CAK-Université Paris 7), Kapil Raj (CAK)

14h-17h30
Périodisations, échelles et histoire des sciences

Jean-Baptiste Fressoz (CAK), Fabien Locher (CRH), Frédéric Graber (CRH), Fréderic Obringer (Centre Chine)

Lieu

EHESS
Salle Vernant (8e étage, Noyau B)
190, avenue de France
75013 Paris

Paths for Agricultural Growth in Europe from the Sixteenth to the Mid-Twentieth Century

Paths for Agricultural Growth in Europe from the Sixteenth to the Mid-Twentieth Century

5-7 mars - International conference

Présentation

Ce colloque a pour objectif de réexaminer les voies de la croissance de l’agriculture européenne entre 1500 et 1950, au prisme des divers modèles que l’historiographie s’est efforcée de proposer, mais aussi de les critiquer. Il sera axé autour de cinq thèmes fédérateurs qui permettront d’examiner les questions suivantes :

— Quelle est l’évolution des techniques et des processus productifs agricoles ? Quelles sont leurs relations avec l’ensemble du progrès économique et l’émergence du capitalisme agraire ?

— Comment de nouvelles cultures sont-elles introduites dans les systèmes agraires complexes ? Quelles en sont les conséquences socio-économiques ?

— Quelles sont les améliorations introduites dans l’élevage des animaux ? Quelles sont leurs incidences sur l’ensemble de la filière de production ?

— Quelles sont les modifications dans la possession de la terre et dans le statut de la propriété ? Quels sont les résultats pratiques des projets conçus et mis en œuvre dans des buts explicitement économiques ?

— Quels sont les effets de l’émergence de nouveaux flux commerciaux internationaux ? Quels sont leurs effets sur les exploitations agricoles et sur l’industrie rurale et domestique ?

English Version

This workshop aims to re-examine the paths of growth in European agriculture between 1500 and 1950 by the critical use of various historical models. It will be both a critical examination of these historical models, explaining the successes and failures of national and regional agricultures, and an attempt to re-evaluate the specific relevance of contemporary growth models. It will focus on five unifying themes in order to look at the following questions:

— How did agricultural techniques and productive processes develop? What was their relation to economic progress in general and the emergence of agrarian capitalism?

— How were new cropsbrought into complex agrarian systems? What were the social and economic consequences of this?

— What improvements were made in stock rearing? What effect did this have on the whole production stream?

— What changes were made to land possession and ownership? What were the practical results of projects introduced for explicitly economic purposes?

— Whatwere the effects of new international trading patterns? What effect did they have on agricultural holdings and on rural and domestic industry?

Programme

Lieu

Conference Centre Monte Verita
Fondazione Monte Verità
Strada Collina 84
CH-6612 Ascona
Suisse

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Bobines et parchemins

Bobines et parchemins

24-29 mars - 3e Festival du film médiéval

Présentation

Cette année, le festival du Film médiéval Bobines et Parchemins est consacré aux femmes du Moyen âge au cinéma et se déroulera du 14 au 29 mars 2015, au cinéma Desperado, à la Cantada, au cinéma Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois, et à la librairie Aaapoum Bapoum.

Programme en PDF

Lieu (principal)

Cinéma Desesperado
23, rue des Ecoles
75005 Paris

Rappelons enfin que l’entrée, au Desperado, est gratuite pour celles et ceux qui viendront en costume médiéval.

Autre lieux à voir sur le site

Un bilan du cent cinquantenaire de la naissance de Max Weber  Le Max Weber Handbuch (2014)

Un bilan du cent cinquantenaire de la naissance de Max Weber Le Max Weber Handbuch (2014)

Mardi 31 mars de 14h-18h - Journée d'étude

Présentation

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Max Weber, Hans-Peter Müller et Steffen Sigmund ont convoqué plus d’une quarantaine d’auteurs pour établir un état de la recherche sur Max Weber, sous la forme d’un ouvrage collectif de plus de 400 pages, conçu comme une petite encyclopédie. Ce volume se compose de quatre parties.
Une première (petite) partie porte sur le contexte biographique de l’œuvre. La seconde partie analyse en 41 chapitres les concepts les plus importants, De Arbeit und Beruf  à Wirtschaft, en passant par Charisma, Idealtyp, Macht und Herrschaft, Staat et bien d’autres.
La troisième partie étudie les différentes parties de l’œuvre de Weber (Histoire sociale et économique de l’Antiquité et du Moyen Âge, Structures sociales, politiques et économiques allemandes et européennes, Théorie de la science, Sociologie des religions, Economie et société, Les fondements rationnels et sociologiques de la musique, et les lettres de Weber.
La quatrième partie aborde en dix tableaux les grandes problématiques de l’œuvre de Weber et de sa réception.

La journée d’études sera l’occasion d’un débat entre des chercheurs français (historiens, sociologues, philosophes et politologues) et les responsables de cette encyclopédie, le Max Weber-Handbuch.

Lieu

EHESS (salle 640)
190, avenue de France
75013 Paris

La citoyenneté féminine, l’action publique et l’idée d’un « woman problem » en France et en Grande-Bretagne pendant l’entre-deux guerres/Womanhood and the ‘woman problem’ in the interwar period (France-Britain)

La citoyenneté féminine, l’action publique et l’idée d’un « woman problem » en France et en Grande-Bretagne pendant l’entre-deux guerres/Womanhood and the ‘woman problem’ in the interwar period (France-Britain)

Mardi 7 avril de 9h-18h - Journée d'étude

La citoyenneté féminine, l’action publique et l’idée d’un « woman problem » en France et en Grande-Bretagne pendant l’entre-deux guerres. L’historiographie britannique a longtemps accrédité l’idée d’un ‘recul’ dans les avancées du mouvement féministe dans les années d’entre-deux guerres, plus spécifiquement et paradoxalement après la loi sur le droit de vote des femmes en 1928 : il y aurait eu un ‘backlash’ contre le féminisme et la décennie des années trente marquerait un repli sur un féminisme dit domestique, c’est-à-dire une valorisation de la femme dans ses fonctions maternelles et domestiques. De fait le ‘woman problem’ –expression qui apparaît en réaction à la ‘New Woman’ de la fin du 19e siècle- devient central aux débats sur la citoyenneté dans l’entre-deux guerres : ‘womanhood’, le fait d’être une femme, est construit comme un problème, non seulement culturel et politique, mais également comme une question économique, démographique et sexuelle. ‘L’existence même des femmes semble désormais faire polémique’ explique Winifred Holtby en 1934. L’obtention du droit de vote en 1928 pose de manière plus urgente la question de la place des femmes dans la sphère publique et c’est ce processus de construction d’une citoyenneté nouvelle, en permanente négociation, qu’il s’agit d’appréhender. Croiser la problématique avec le cas français permet de questionner les spécificités nationales et d’interroger cette idée de ‘recul’ du féminisme dans les deux pays. L’idée de ‘recul’ implique qu’il y aurait eu des avancées pendant la première guerre mondiale, ce que l’historiographie la plus récente remet en cause. Il s’agit donc d’établir un regard croisé sur la construction de la condition et de la citoyenneté féminine dans les deux pays, et de mettre en perspective critique l’idée d’un ‘backlash’ et d’un ‘woman problem’ comme grilles de lecture pour comprendre la condition sociale et politique des femmes pendant les années 1930.

Programme

Contacts :
clarisse.berthezene@univ-paris-diderot.fr
fbinard@univ-paris-diderot.fr

 

Lieu

Université Paris Diderot
Bâtiment Olympe de Gouges (Salle 830)
8, place Paul Ricoeur (au bout de la rue Albert Einstein)
75013 Paris
 

(Demander un badge, en échange de votre carte d'identité, à l'accueil pour pouvoir prendre les ascenseurs)
 

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Écritures de soi : lifewriting, autobiographie, mémoire

Écritures de soi : lifewriting, autobiographie, mémoire

Mardi 14 avril de 9h30-12h30 - Demi journée d'étude

Présentation

Demi-journée d’étude organisée en collaboration avec l'Atelier international des usages du passé, l'Axe Genre du CRh et le GEHM, autour des livres d’Alison Light, Common People. An English Family History Without Roots (2014) et Barbara Taylor, The Last Asylum (2014).

Barbara Taylor (Newcastle University) The Last Asylum is Barbara Taylor’s journey through mental illness and the British psychiatric health care system. The Last Asylum begins with Barbara Taylor’s visit to the innocuously named Princess Park Manor in Friern Barnet, North London – a picture of luxury and repose. But this is the former site of one of England’s most infamous lunatic asylums, the Middles ex County Pauper Lunatic Aslyum at Colney Hatch. At its peak this asylum housed nearly 3,000 patients – among them, in the 1980s, Barbara Taylor herself.

Alison Light (University of London Queen Mary) présentera sur l’histoire de la famille : Family history is a massive phenomenon of our times but what are we after when we go in search of our ancestors? Beginning with her grandparents, Alison Light moves between the present and the past, in an extraordinary series of journeys over two centuries, acro ss Britain and beyond. Common People is a family history but also a new kind of public history, following the lives of the migrants who travelled the country looking for work.

Lieu

EHESS (Salle 1)
190, avenue de France
75013 paris

Sensibilités et émotions : quelle histoire ?

Sensibilités et émotions : quelle histoire ?

Vendredi 3 avril de 13h30-16h - Demie journée d'étude

Présentation

Lors de cet atelier collaboratif sous forme de table ronde, suscitée par l'actualité de l'histoire affective en France et à l'étranger, proposée en commun par quatre historiens de  la vie affective, deux médiévistes (Damien Boquet - Piroska Nagy) et deux contemporanéistes (Quentin Deluermoz - Hervé Mazurel), il s'agira de réfléchir ensemble sur l'identité du champ historiographie de l'histoire de la vie affective, à partir de la comparaison  des signifiés de "l'histoire des émotions" et de "l'histoire des sensibilités". La discussion prendra la forme d'une véritable table ronde: les participants aborderont tour à tour et discuteront en commun un ensemble de questions prédéfinies, concernant  leur généalogie intellectuelle respective, la définition du champ, ses grands enjeux actuels, ainsi que les présupposés épistémologiques et les pratiques méthodologiques de chacun.

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Hygiène et santé en France (XXe siècle) : des politiques publiques en question

Hygiène et santé en France (XXe siècle) : des politiques publiques en question

Mercredi 1er avril de 15h-19h - Séminaire exceptionnel

Cette séance exceptionnelle du séminaire ESOPP, L’auto-fabrication des sociétés. Population, politiques sociales, santé, s’intéresse à la place des questions d’hygiène et de santé dans la construction des politiques publiques en France et sur l’impact des guerres au cours du XXe siècle.

Séance organisée par Christophe Capuano et Marie Chessel

Vincent Viet (Cermes3)
La Grande Guerre : un rendez-vous manqué dans la construction de l’Etat providence en France ?

Steven Zdatny (University of Vermont, invité de l’EHESS)
La révolution hygiénique en France dans les années 1950

Informations complémentaires http://esopp.ehess.fr
contact : esopp@ehess.fr

Lieu

EHESS Salle du conseil A
190-198, avenue de France
75013 Paris

L’agriculture une solution pour recycler les déchets urbains et industriels ? Perspectives historiques et comparaisons européennes XVIIIe-XXe siècle (Grande-Bretagne, Belgique, France, Italie, Pays-Bas)

L’agriculture une solution pour recycler les déchets urbains et industriels ? Perspectives historiques et comparaisons européennes XVIIIe-XXe siècle (Grande-Bretagne, Belgique, France, Italie, Pays-Bas)

Vendredi 10 avril de 9h-18h - Journée d'étude

Présentation

Journée d'étude organisée par Laurent Herment (CRH/CNRS-EHESS) et Thomas Le Roux (CRH/CNRS- EHESS)

Cette journée d’étude aura pour but de s’intéresser à un aspect souvent négligé des rapports entre les villes les campagnes. Dans l’historiographie du monde rural, le rôle des systèmes agraires périurbains se résume souvent à la fourniture de denrées alimentaires aux villes. Pourtant, comme le montrent l’exemple de Paris au XVIIIe siècle ou l’exemple flamand durant la période moderne, les villes fournissent aux campagnes des engrais (boues urbaines, déchets). A partir du second quart du XIXe siècle, en Europe du Nord-Ouest (Belgique, Pays-Bas, Angleterre et France), la croissance urbaine et l’émergence de l’industrie (chimie, sidérurgie, savonnerie, sucrerie, féculerie, etc.) démultiplie simultanément les problèmes de retraitements des déchets et les disponibilités en éléments fertilisants.

Si ces phénomènes sont connus, ils restent globalement très mal étudiés. Une telle étude suppose en effet la mise en commun des savoirs propres à deux historiographies distinctes qui peinent parfois à se rencontrer : l’histoire agraire et l’histoire de l’environnement.

Cette journée d’étude se propose de croiser les regards des historiens ruralistes et des historiens de l’environnement issus de différentes trad itions historiographiques nationales, sur ce thème encore méconnu, en France plus encore qu’en Angleterre, en Belgique ou Pays-Bas.

Il s’agira en premier lieu de réinterroger les pratiques et les discours des acteurs (agriculteurs, populations urbaines, édiles, scientifiques, etc.) qui préconisent, justifient, encouragent le recyclage des déchets urbains et des sous-produits de l’industrie dans l’agriculture. Il conviendra en second lieu de se demander dans quelle mesure ces mêmes acteurs prirent en compte les effets de ces pratiques sur l’environnement des citadins et des ruraux.

Cette double perspective ne va pas de soi. Contrairement à l’histoire urbaine, qui entretient volontiers des liens à avec l’histoire environnementale, l’histoire rurale, en France en particulier, ne s’interroge guère sur la dimension environnementale de son objet. Pourtant, à partir du second tiers du XIXe siècle, la pénurie d’engrais qui affecte les campagnes et les découvertes de la chimie entrainent un triple courant d’échange. Le premier concerne les déchets urbains dont le commerce s’amplifie. Le second est lié aux engrais que les industries chimique et sidérurgique fournissent à l’agriculture. Le troisième concerne le recyclage des sous-produits industriels nauséabonds ou nocifs dans l’agriculture.

Cette journée d’étude devra permettre de mieux apprécier l’ambivalence de la position des agriculteurs qui, tout en revendiquant une protection vis-à-vis des pratiques commerciales des groupes industriels pourvoyeurs d’engrais, accueillirent souvent avec enthousiasme ces pratiques de recyclage, même lorsqu’elles remettaient en cause les équilibres des systèmes écologiques. Elle devra aussi permettre de mieux comprendre les exigences contradictoires des populations urbaines qui, tout en souhaitant disposer d’espaces bucoliques préservés, considéraient l’éloignement des nuisances que provoquaient les activités urbaines et industrielles comme une priorité.

Programme


Contact et inscription obligatoire : lherment@ehess.fr

Lieu

EHESS (Salle 527)
190, avenue de France
75013 Paris

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Murmelstein, le dernier des injustes ?

1er avril – Séminaire exceptionnel – EHESS

Présentation

Le séminaire « Histoire et historiographie de la Shoah » reçoit Anna Hájková (University of Warwick) à l’occasion de la sortie récente du documentaire de Claude Lanzmann, Le dernier des injustes. Cette séance, commentée par Rémy Besson (LLA-CREATIS, Toulouse), sera l’occasion d’aborder un ensemble varié de thématiques : le rôle des conseils juifs à travers le cas de Benjamin Murmelstein, dernier « doyen des Juifs » du ghetto de Theresienstadt, la question du témoignage comme source, le dialogue parfois conflictuel entre l’histoire comme discipline et l’histoire comme l’objet de récit documentaire. 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Ecclesia et synagoga: soeurs, amies, ennemies

Ecclesia et synagoga: soeurs, amies, ennemies

Jeudi 16 avril de 17h-19h - Séance exceptionnelle de séminaire

Présentation

Miri Rubin, Professeure d’histoire médiévale et directrice de l’École d’histoire au Queen Mary University de Londres, interviendra sur l’émergence historique des termes ecclesia et synagoga qui sera examinée comme une représentation des relations du christianisme et du judaïsme à travers l’utilisation de deux figures féminines. Peut-être inspiré par un texte du Vesiècle, le thème apparaît dans les scènes de crucifixion sur des couvertures de livres en ivoire, avant d’être repris dans d’autres médias associés à la liturgie au cours des siècles suivant, puis associé à l’art monumental des façades des cathédrales d'Europe du Nord au XIIesiècle. Alors que la plupart des recherches menées sur ce thème s’achèvent sur les représentations majestueuses des cathédrales de Reims, Strasbourg ou Bamberg, il s’agira d’aller plus loin dans le temps, car après 1350 environ, la paire traditionnelle sera rejetée au bénéfice de nouveaux arrangements inédits.

Lieu

EHESS
Salle 2
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Sciences sociales en révolution

Sciences sociales en révolution

28 et 29 avril - Séminaires exceptionnels

Présentation

Que fait la Révolution aux sciences sociales ?Et que peuvent faire les sciences sociales en Révolution, voire pour la Révolution ? Quels troubles ou quelles refondations scientifiques jaillissent des événements révolutionnaires et de la passion des débats civiques, mais aussi de nouvelles confrontations au « terrain » ?

La Révolution tunisienne constitue une mise à l’épreuve en acte des sciences sociales elles-mêmes et des chercheurs, dont les positionnements civiques et politiques, mais aussi éthiques, se révèlent avec une intensité inédite dans ces moments de « vérité des êtres », de mise à nu, que créent les refondations révolutionnaires.

A une société en plein bouleversement mais aussi en pleine redécouverte d’elle-même, il faut une nouvelle recherche de sciences sociales. De nouvelles questions se posent, des zones d’ombre surgissent en pleine lumière, des catégories sociales oubliées réclament aujourd’hui de nouveaux statuts… Et dans le monde entier, de jeunes chercheurs se découvrent un intérêt inédit pour un pays qui a relancé une dynamique révolutionnaire dans le monde, de nouvelles recherches sont entreprises de toute part.

Ce séminaire intensif de deux jours, Sciences sociales en révolution, rassemblera des chercheurs de Tunisie et de France, représentant plusieurs domaines de recherche et plusieurs générations. Il permettra d’interroger le lien entre la recherche produite en Tunisie et ailleurs dans le monde, la Tunisie s’avérant désormais investie scientifiquement sur un plan international. En second lieu, il permettra de reposer la question d’un paradigme tunisien ou d’une exemplarité tunisienne qui constitue un défi non seulement politique et civique, mais proprement intellectuel,à étayer et fonder plutôt qu’à poser comme un préalable.

Enfin, et surtout, cet événement scientifique permettra à l’ensemble des participants de réfléchir ensemble à ce que la révolution a changé dans leur pratique personnelle et collective des  sciences sociales, mais aussi dans leur rapport intime au « terrain » et à la société. Les intervenants sont appelés à faire le point et à souligner les nouvelles orientations de la recherches en sciences sociales afin de : repenser le terrain et la société ; de repenser l’histoire. Et de répondre autant que possible aux interrogations sur l’éthique et engagement/dégagement du chercheur…

Contributeurs

  • Hichem Abdessamad, historien et traducteur, CRLDHT
  • Michael B. Ayari, politiste, Crisis group, Tunis
  • Sami Bargaoui, historien, Université de la Manouba
  • AmorBelhédi, géographe, Université de Tunis
  • Ridha Ben Amor, sociologue, Université de Carthage
  • Rafika Bendermel, journaliste et militante associative, Bondy Blog, Tunis
  • Fatma Ben Slimane, historienne, Université de Tunis
  • Mohamed Ali Ben Zina, démographe, Université de Tunis
  • Jocelyne Dakhlia, historienne, EHESS, Paris
  • Asma Ghachem, juriste, Université de Carthage
  • BaccarGherib, économiste, Université de Jendouba
  • Enrique Klaus, politiste, IRMC, Tunis
  • Olivier Koch, spécialiste en communication, IRMC/Labsic, Tunis
  • Imed Melliti, sociologue, IRMC/Université Tunis El Manar
  • SihemNajar, sociologue, Université de Tunis El Manar
  • Héla Yousfi, sociologue, Paris Dauphine

Organisation et gestion scientifique

  • Jocelyne Dakhlia, historienne, EHESS, Paris
  • Hichem Abdessamad, CRLDHT, historien et traducteur, Paris
  • Sami Bargaoui, Président de Nachaz, historien, Université de la Manouba
  • Imed Melliti, IRMC/Université de Tunis El Manar

Programme

Lieu

Bibliothèque nationale de Tunis
oulevard 9 Avril 1938
1008 Tunis

Tunisie

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Heydrich, le bourreau de Hitler

Mercredi 6 mai de 16h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Robert Gerwarth (University College Dublin) interviendra dans le séminaire « Histoire et historiographie de la Shoah » pour présenter son dernier ouvrage Hitler's Hangman. The Life of Heydrich (Yale University Press). Ce sera l’occasion, pour l’avant-dernière séance de l’année, de se confronter à la question de l’écriture biographique quand elle se heurte à la rareté des sources archivistiques. 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Retour sur la guerre d'Espagne. Mémoire et histoire

Retour sur la guerre d'Espagne. Mémoire et histoire

Lundi 18 mai de 9h30-20h - Journée d'étude

Cette journée d’étude, co-organisée par l’Atelier international sur les usages publics du passé (EHESS), le Centre d’histoire sociale du XXe siècle, le Groupe d’étude sur les historiographies modernes, le Groupe d’études ibériques (Centre de Recherches Historiques), avec l’appui du Labex Tepsis, sera suivie par la projection du documentaire Las Fosas del silencio de Montse Armengou et Ricard Belis (2003).

Présentation

Depuis la fin des années 1990, des mouvements en faveur de la « récupération de la mémoire historique » s’élèvent, en Espagne, contre l’oubli des victimes de la Guerre civile et de la dictature franquiste, manifeste dans les politiques mémorielles de la démocratie. Cet oubli résulterait des modalités de la Transition démocratique (1975-1982) qui mit fin à la dictature personnelle du général Franco, établie au terme d’une guerre civile particulièrement meurtrière, déclenchée par un coup d’État militaire (1936-1939).La démocratisation se fit en effet dans le cadre institutionnel de la Dictature, sans condamnation formelle du régime franquiste ni poursuite judiciaire de ses crimes.

Or, la transition démocratique est aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques. Ses protagonistes sont en effet accusés d’avoir inhibé la parole des victimes du franquisme et effacé leur présence dans la mémoire collective par « un pacte de silence ». Au nom de ces victimes, des associations et des intellectuels revendiquent la « récupération de la mémoire historique » et la clarification de la position de la démocratie espagnole à l’égard de son passé récent par une condamnation plus ferme du régime franquiste, des mesures de réparation à l’égard de ses victimes, et une révision des interprétations courantes de la guerre civile comme un conflit fratricide entre deux camps également responsables. Le mouvement mémoriel entend aussi poursuivre en justice les crimes franquistes par la mobilisation du droit international et de la notion de « crime contre l’humanité » qui permet de contourner, par son caractère imprescriptible, la loi d’amnistie de 1977. Des actions en justice sont aujourd’hui en cours en Argentine, pays dans lequel des mesures de justice transitionnelle ont permis la poursuite des responsables de la répression. Le parti socialiste, entré dans l’opposition en 1996, reprit à son compte une partie de ses revendications. Il obtint en 2002 la condamnation du coup d’État du juillet 1936 par le parlement espagnol et le vote de la loi sur la mémoire historique en 2007. Cette dernière prévoit des réparations symboliques pour les victimes, la suppression des éléments de commémoration franquiste dans l’espace public, et appelle au développement de la recherche et de l’enseignement de l’histoire de la Guerre civile et du franquisme. Le traitement du passé est devenu un enjeu important de la bataille politique entre les deux partis de gouvernement

De toutes les actions du mouvement mémoriel, la plus visible est l’exhumation des corps des victimes républicaines hors des fosses communes où ils se trouvent depuis la guerre, afin de les honorer et de leur donner une sépulture digne. Ces initiatives qui réunissent les familles des victimes, des associations et des experts ont largement contribué à la médiatisation du mouvement mémoriel, dans les années 2000. Cette focalisation relative des actions et des discours sur les corps morts des victimes et la nécessité de réparer l’absence de sépulture s’inscrit dans un contexte international. De l’ex-Yougoslavie au Rwanda, on retrouve ces mêmes questions. En Espagne, en outre, cette présence des cadavres dans le débat public s’inscrit dans une histoire qui remonte au moins à la fin de la guerre civile. Les autorités franquistes sont en effet les premiers à mettre les morts tombés sur le champ de bataille – les caídos – et leurs dépouilles au cœur des discours et des rituels politiques. Répondant au culte des « caídos », les exhumations contemporaines des victimes républicaines sont devenues un phénomène de société majeur, qui illustrebien la façon dont ces questions mémorielles ébranlent la société espagnole, ainsi que les équilibres politiques issus de la transition.

Cette journée d’étude intitulée « Retour sur la guerre d’Espagne. Mémoire et histoire » sera consacré aux mouvements de « récupération » de la mémoire historique et à ses actions en faveur de la réparation des victimes du franquisme. Des anthropologues, des historiens, des sociologues et des politistes, spécialistes de l’Espagne et de l’Argentine, replaceront la pratique des exhumations dans le contexte des conflits mémoriels, dans l’histoire de la répression et de la propagande franquiste,  ainsi que dans celle de la circulation internationale des modèles de sortie de dictature et de justice transitionnelle. L’étude des échanges d’expériences entre l’Espagne et l’Argentine dans ce domaine permettra de réfléchir aux modalités de l’émergence récente en Espagne de la catégorie de « victime du franquisme » et aux débats que celle-ci suscite.

Programme

Contact : usagesdupasse@gmail.com

 

Lieu

Cité internationale universitaire
Collège d’Espagne
Salle Luis Buñuel
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

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Du particulier au général – ou l’inverse. Etudes juives : des approches spécifiques ?

Du particulier au général – ou l’inverse. Etudes juives : des approches spécifiques ?

Mardi 26 mai de 9h30-18h30 - Journée doctorale

Présentation

Les études juives du CRH de l’Ehess organisent avec la Société des Études juives une rencontre des étudiants francophones  Il s’agira, cette année, d’inviter les étudiants inscrits en thèse à réfléchir sur le thème de leur recherche en le situant dans un cadre méthodologique plus large : « Du particulier au général – ou l’inverse ; études juives : des approches spécifiques ? ». Et notamment de leur suggérer de s’interroger sur les particularités des problématiques, des références théoriques et des méthodes utilisées dans leurs travaux, afin de contribuer au renouvellement scientifique des « études juives ». Ce cadre devrait permettre  de mesurer l'importance des études juives en langue française, d'en repérer les tendances et d’en favoriser la promotion tout en mesurant leur inscription dans les domaines des sciences humaines et sociales.

La journée se terminera par la remise du Prix de thèses en études juives, organisé par la Société des études juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2014).

Programme

Lieu

EHESS
salle A du conseil (niveau -1)
190-198, avenue de France
75013 Paris.

Atelier d’anthropologie scolastique : Questions disputées en histoire intellectuelle du Moyen Âge

Atelier d’anthropologie scolastique : Questions disputées en histoire intellectuelle du Moyen Âge

13 et 27 mai de 15h-17h - Conférences post-doctorales

Séminaire animé par Alain Boureau, Béatrice Delaurenti et Sylvain Piron
 

Présentation

Annemieke Verboon (LabEx Hastec postdoctoral Fellowship)
L'âme sensitive en texte et image l'enseignement de la science de l'âme (Fin XVe siècle)
Mercredi 13 mai de 15h à 17h

Une partie de l'âme est immortelle et immatérielle, mais l'âme médiévale a aussi des parties inextricablement dépendantes des organes. Dans cette intervention, Annemieke Verboon parlera des sièges physiques de l'âme (le cerveau et le foie), et le tissage entre l'âme et corps, conçus à la frontière de la philosophie naturelle (la science de l'âme), des doctrines chrétiennes et la médecine, à travers une série de textes et des images des étudiants à la faculté de Leipzig (XVe siècle). Ces étudiants apportent surtout l'attention à «l'âme organique» - le principe responsable des fonctions vitales inextricablement dépendantes des organes des êtres vivants. Ces fonctions allaient des opérations vitales de la digestion et de la reproduction, à la sensation et l'émotion, aux fonctions cognitives supérieures de l'imagination et de la mémoire. Ils ont exclu de « l'âme organique » l'intelligence et la volonté, qui n'avaient pas besoin d'organes physiques.

Chiara Franceschini (Fernand Braudel-IFER Fellowship)
Les limbes, histoire d'un dogme impossible
Mercredi 27 mai de 15h à 17h

Boursière Braudel au CRH et enseignante de Renaissance Studies à l’University College de Londres, Chiara Franceschini présentera certains aspects de son livre à paraître sur l’histoire et les images des limbes en Occident entre XIVe et XVIIIe siècles. Alors que le peu de recherches menées sur ce thème s’achèvent sur le moment de naissance de cette notion, entre XIIe et XIIIe siècles, la persistence, les variations et les représentations de la fluctuante notion des limbes et du destin des masses de morts innocents non baptizés – les petits enfants, les patriarches, le païens et les non-chrétiens vertueux – n’ont jamais fait l’objet d’une recherche historique. L’histoire des limbes en tant que lieu de l’au-delà chrétien a duré dix siècles environ: depuis quand l’expression ‘limbus inferni’ (ourlet ou marge de l’enfer) commença à être utilisé par les théologiens occidentales au XIIe siècle jusqu’à l’abandon de l’«hypothèse limbes» de la part de la papauté contemporaine. En abordant la question d’un point de vue historique et en se concentrant sourtout sur les siècles entre bas Moyen Âge et époque moderne, il s’agira d’interroger une vaste typologie de sources pour repondre à les questions suivantes: pourquoi les limbes, à difference d’autres lieux de l’au-delà chretien, ne sont jamais devenus un dogme? Comment et pourquoi les fidèles crurent et furent encouragés à croire en cette «hypothèse»? Qu’est-ce que les images ajoutent à la longue histoire de la liminalité des morts non baptisés?

Lieu

EHESS
Salle 4
105, boulevard Raspail
75006 Paris


La poule. Pratiques d’élevage et histoire culturelle

La poule. Pratiques d’élevage et histoire culturelle

Jeudi 28 mai - Journée d'étude

Présentation

Journée d’études organisée par le Groupe d’archéologie médiévale (Centre de recherches historiques - EHESS), en partenariat avec l’association des Amis de la Tour Jean sans Peur.

Bien que souvent négligée, la basse-cour, et en particulier les poules, ont joué depuis l’Antiquité un rôle important dans l’alimentation. Cette place se retrouve aussi bien dans la symbolique chrétienne que dans les représentations artistiques, tant dans la peinture que plus récemment dans la bande dessinée et le cinéma. Proposant une approche sur la longue durée, cette journée d’études abordera à la fois les aspects matériels de l’aviculture et les usages culturels des gallinacés.

Programme

 

Lieu

Tour Jean sans Peur
20, rue Étienne Marcel
75002 Paris

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L’historien et les fantômes.  Lectures (autour) de l’œuvre d’Alain Boureau

L’historien et les fantômes. Lectures (autour) de l’œuvre d’Alain Boureau

29 et 30 mai - Journées d'étude

Présentation

L’œuvre d’Alain Boureau, multiple et dense, se déploie sur les quarante dernières années et aborde de nombreux domaines de l’histoire médiévale, avec divers excursus hors de cette période. Elle pose d’importantes questions à la pratique historienne. Depuis les premières études de narratologie jusqu’aux travaux sur la théologie politique et la raison scolastique, en passant par la démonologie et l’hagiographie, Alain Boureau a exploré les différentes facettes d’un long Moyen-Âge occidental à travers l’étude historique des discours spéculatifs et des énoncés sociaux, dans leurs discontinuités et leurs enchevêtrements.

 Si la retraite professionnelle ne met sûrement pas fin à l’œuvre, elle est l’occasion de mettre en avant la fécondité d’un parcours intellectuel, d’en discuter les tenants et les aboutissants, d’en explorer les prolongements. Les journées d’études que nous organisons les 29 et 30 mai se proposent de réunir autour d’Alain Boureau ceux et celles qui ont accompagné une recherche fortement ancrée dans l’interdisciplinarité et la pratique collective, pour en montrer les apports scientifiques et les perspectives intellectuelles.Il s’agit de créer un lieu de discussion entre les lecteurs et l’auteur lui-même, parfois à plusieurs décennies de distance, dans l’esprit de débat qui anime ses séminaires où se sont formées et confrontées plusieurs générations de chercheuses et de chercheurs.

La rencontre sera organisée sous forme de tables-rondes abordant chacun des grands chantiers ouverts par Alain Boureau. Les communications présentées dans ce cadre auront pour vocation de prolonger et de problématiser une question majeure dans l’œuvre d’Alain Boureau, de donner des clés de lecture, d’interroger tel ou tel aspect de l'œuvre et les possibles ainsi ouverts.

La première table-ronde aborde le champ de la scolastique médiévale. Alain Boureau l’a abondamment parcouru au cours des vingt dernières années, s’attachant à l’étude de textes connus et méconnus produits par les théologiens et les philosophes du Moyen-Âge. Partant des marges, des dissidences, des controverses et des censures (Théologie, science et censure au XIIIe siècle. Le cas de Jean Peckham), il a proposé une approche historique de ces sources spéculatives, dans le cadre de la notion de raison scolastique (L'Empire du livre. Pour une histoire du savoir scolastique ;Devagues individus. La condition humaine dans la pensée scolastique).

La seconde table-ronde s’attache au droit et à la royauté, deux objets fréquemment interrogés par Alain Boureau dans la longue durée médiévale et moderne des emblèmes politiques (L'Aigle. Chronique politique d'un emblème) et des formes de sacralité royale (Le Simple corps du roi. L'impossible sacralité des souverains français, XVe-XVIIIe siècles). Ses travaux mettent en avant l’arrière-plan théologique (La Religionde l’État. La construction de la République étatique dans le discours théologique de l’Occident médiéval) et chrétien des conceptions étatiques modernes (La Loidu royaume. Les moines, le droit et la construction de la nation anglaise). 

La troisième table-ronde interroge les recherches d’Alain Boureau sur les légendes et les croyances médiévales, revenant sur l’immense dossier de la Légendedorée, entamé au début des années 1980 (La Légendedorée. Le système narratif de Jacques de Voragine) et abordé dans une approche novatrice d’analyse des modalités narratives médiévales. Cette approche des sources médiévales s’est poursuivie avec des travaux sur la prédication mendiante et les modalités du récit chrétien (L'Evénement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Age).

La quatrième table-ronde est consacrée aux liens étroits noués aux fils des années entre l’anthropologie historique et la psychanalyse (En somme. Pour un usage analytique de la scolastique médiévale). Au fil de ces études, notamment publiées dans la Nouvelle Revuede Psychanalyse et dansPenser/Rêver, Alain Boureau a dessiné les spécificités médiévales de la conception de l’individu, de la construction d’une grammaire des passions de l’âme ; il les a mises en rapport avec les savoirs et les pratiques de la psychanalyse.

La cinquième table-ronde traite du diable et des démons, personnages centraux de l’anthropologie scolastique, cas limites pour spécifier ce qu’est l’humain (Satan hérétique. La naissance de la démonologie dans l’Europe médiévale ; Le pape et les sorciers. Une consultation de Jean XXII sur la magie en 1320). Suivant les interrogations des théologiens médiévaux sur le mal, l’historien a mis en avant l’importance de ces développements spéculatifs pour la construction d’une morale sociale.

La sixième table-ronde envisage la dimension expérimentale de la pratique historienne d’Alain Boureau, acteur du tournant critique des Annales au début des années 1990 et promoteur, avec d’autres, de formes alternatives d’écriture de l’histoire (Alter-Histoire. Essais d'histoire expérimentale). Parallèlement à son activité de médiéviste il a consacré plusieurs travaux aux questions historiographiques (Histoires d’un historien. Kantorowicz)  ; son œuvre est traversée de questionnements épistémologiques vivifiants pour les sciences humaines et sociales.

Programme

Lieu

Reid Hall
4 rue Chevreuse
75006 Paris

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Aménagement des villes et mobilisations sociales

Aménagement des villes et mobilisations sociales

27, 28 et 29 mai 2015 - Colloque

Présentation

Colloque organisé par Isabelle Backouche, Annie Fourcaut, Nicolas Lyon-Caen, Nathalie Montel, Valérie Théis, Loïc Vadelorge et Charlotte Vorms

Les mobilisations collectives suscitées par les aménagements urbains depuis le Moyen Âge en Europe sont au cœur de ce colloque. À partir d’études de cas, fondées sur une enquête qui met en valeur la diversité des corpus mobilisables, les intervenants analysent les relations sociales qui s’élaborent au moment où divers groupes sociaux (habitants, usagers, …) voient leur cadre de travail ou de vie se modifier, ou quand au contraire, ils s’engagent en faveur de transformations alternatives.

Déployé sur la longue durée, le colloque historicise les revendications, les attentes, les résistances ou les remises en cause de ce qui est souvent perçu, ou affirmé comme un geste de « modernisation », et les communications identifient et spécifient différents modes de construction des actions, enjeux, groupes et espaces matériels impliqués. Si le motif explicite de la mobilisation est inscrit dans l’espace circonscrit de la ville, la diversité des motivations qui impliquent plusieurs cercles d’acteurs critiquant ou contestant un aménagement urbain, revendiquant ou initiant des aménagements alternatifs, invite aussi à aborder ces mobilisations urbaines comme les formes locales, parfois occultées, d’une remise en cause plus globale des transformations sociales. Se pose à cet égard, la question de la signification politique de ces combats et le questionnement sera aussi l’occasion de donner de la consistance au « politique » et d’appréhender les différents contextes et les temporalités de la territorialisation des questions sociales.

Programme

Lieu

Mercredi 27 mai 2015
Université de Paris-est-marne-la-Vallée,
Auditorium Maurice Gross (Bâtiment Copernic)
5, boulevard Descartes,
77420 Champs-sur-marne (rer A, station Noisy-Champs)

Jeudi 28 mai 2015
EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Vendredi 29 mai 2015
Université Paris 1
Amphithéâtre Dupuis
9, rue Malher
75004 Paris

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Journée autour de Ruggiero Romano

Journée autour de Ruggiero Romano

Jeudi 28 mai - Journée d'étude

Présentation

Ruggiero Romano (1923-2002) nous a quittés dans les premiers jours de janvier 2002 : la même année qui a vu disparaître deux autres de ceux qui avaient été sans doute les plus proches collaborateurs de Fernand Braudel pendant les vingt-quatre premières années de la toute jeune VIe Section de l’EPHE, aujourd’hui l’EHESS : Clemens Heller à la fin d’août, et Alberto Tenenti le 11 novembre. Il était arrivé à Paris à l’automne de 1947 pour y faire une recherche sur la paix du Cateau-Cambrésis, porteur d’une lettre de son maître Federico Chabod pour Fernand Braudel, connu aux archives de Simancas au début des années 1930. Braudel, qui venait de soutenir sa thèse sur la Méditerranée , le prit aussitôt en amitié, le convertit sans peine à l’histoire économique de l’époque, celle qui privilégiait l’étude des mouvements des prix et des échanges commerciaux, surtout maritimes, et lui trouva auprès du CNRS les crédits nécessaires pour travailler en France, à Paris et à Marseille, sous sa direction et celle d’Ernest Labrousse, mais aussi pour repérer les ressources des archives de Venise et de l’Italie du nord-est : Chioggia, Udine, Mantoue, Padoue, etc. Son élection à la VIe section, le 1eravril 1951, à l’âge de 28 ans fit de lui sans doute le plus jeune des Directeurs d’études de l’histoire de l’Ecole, et donc celui qui y a cumulé le plus grand nombre d’années d’enseignement et de recherche, jusqu’à sa retraite en 1988.

Avant même de lui confier en 1963 la direction du Centre de Recherches Historiques qu’il assura jusqu’en 1966, ce fut encore F. Braudel qui, en le proposant pour un séjour d’enseignement de trois mois à l’Université de Santiago du Chili pendant l’été de 1957, lui ouvrit et lui permit de découvrir ce qui allait devenir et rester, jusqu’à la fin de sa vie, son domaine d’élection : l’Amérique latine hispanophone, du Chili et de l’Argentine au Mexique. Il y fit de nombreux séjours, il lui consacra la partie la plus neuve et la plus stimulante à ses propres yeux de ses recherches et de ses écrits, il s’y fit de très nombreux amis parmi ses aînés (José-Luis Romero et John Murra), ses pairs (Tulio Halperin Donghi, disparu l’an dernier) et les très nombreux doctorants plus jeunes dont il dirigea les travaux aussi bien sur place qu’à Paris, où beaucoup d’entre eux trouvèrent refuge contre la répression. Il y reste aujourd’hui une référence personnelle et intellectuelle pour tous ceux qui l’ont connu.

Mais 1966 marqua aussi un autre tournant dans sa vie. Devenu le conseiller pour l’histoire de Giulio Einaudi, il joua un rôle décisif dans la politique de la plus grande maison d’édition italienne. Il mit toute son énergie, tout comme il l’avait fait dès 1949 pour la Méditerranée, à faire accepter une politique de traduction de la production de tous les principaux titres des sciences sociales européennes et en particulier françaises, alors à leur apogée : il a été sur ce plan un « passeur » exceptionnel. Dans la même perspective, il mit en chantier et dirigea de grandes entreprises éditoriales collectives –les grandi opere-, qui eurent un impact profond sur la vie intellectuelle italienne : pour ne retenir que les deux principales, la Storia d’Italia (lancée en 1972 et à laquelle participèrent F.Braudel et J. Le Goff) et l’Enciclopedia (lancée en 1977 et à laquelle ont contribué nombre de nos collègues, dont Marc Augé, Maurice Godelier, Françoise Héritier et Nathan Wachtel).

 

Entre l’Italie, la France et l’Amérique Latine, Ruggiero Romano a donc suivi trois parcours parallèles dont, même avec le recul, peu nombreux sont ceux qui peuvent prendre une mesure d’ensemble. En juin 2012, la Scuola Superiore di Studi Storici de l’Université de Saint-Marin créée en 1988 par Aldo Schiavone et dirigée aujourd’hui par Luciano Canfora, et dont la bibliothèque personnelle de Ruggiero Romano (ouvrages, revues, tirés à part) constitue le noyau central de la bibliothèque, avait pris l’initiative d’organiser une rencontre de deux jours à sa vie et à son œuvre. Les Actes en ont été publiés en 2014. Le moment était venu de lui rendre à Paris, la ville où il a résidé sans interruption de 1947 à 2002, l’hommage du souvenir qui lui était dû. Tel est le sens de la journée du 28 mai. Symbole supplémentaire : elle se tiendra à la Maison de l’Italie de la Cité Universitaire, dont Ruggiero Romano avait été le premier directeur, et un directeur particulièrement dynamique, de la fin de 1947 à l’été 1968.

Programme en français (en italien)

Lieu

Maison de l'Italie de la Cité Universitaire
7A, boulevard Jourdan
75014 Paris

'Unsocial sociability' and socio-cultural tensions in Enlightenment Britain /'L'Insociable sociabilité' au coeur des tensions sociales et culturelles en Grande-Bretagne

'Unsocial sociability' and socio-cultural tensions in Enlightenment Britain /'L'Insociable sociabilité' au coeur des tensions sociales et culturelles en Grande-Bretagne

29 et 30 mai - Colloque international

Présentation

Colloque co-organisé par PLEIADE (Paris 13) & HCTI (UBO Brest) et par le GRHS (Montréal), en partenariat avec  le GEHM/CRH et le PRI Iles britanniques (EHESS)
Dans le cadre du projet international HIDISOC : « History and Dictionary of Sociability in  Britain  (1660-1832) », coordonné par le GRISOL.

Ce colloque a pour objectif de comprendre les mécanismes qui mettent  à l’épreuve la sociabilité et de chercher les manifestations de « l’insociable sociabilité » des hommes (Kant). Il s’agira d’identifier les tensions culturelles et sociales, les paradoxes et les formes de résistance qui définissent la sociabilité britannique au cours du long  XVIIIe siècle.

Programme

Lieux

29 mai :

Université Paris 13
UFR LLSHS - Salle B203
99, av. J-B Clément
93430 Villetaneuse

30 mai :

EHESS
Salle du Conseil A
190-198, avenue de France
75013 PARIS

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Les travailleurs et la mobilité dans les villes d'Ancien Régime Acteurs et stratégies

Les travailleurs et la mobilité dans les villes d'Ancien Régime Acteurs et stratégies

25 et 26 juin - International Workshop

Présentation

Les changements décisifs que le marché du travail est en train de vivre dans les dernières années ont encouragés la réflexion historiographique autour de la précarité et de la flexibilité du travail. Loin d’être une prérogative des sociétés actuelles, la mobilité des travailleurs, surtout intra-sectorielle, a aussi caractérisé le monde du travail de l’Ancien Régime. L’activité des instituts d’assistance et des confréries, les stratégies individuelles et familiales, les parcours professionnels, les contrats et les accords de travail ne sont que quelques-uns des domaines où l’on peut trouver des traces de cette mobilité professionnelle, entendue non seulement comme opportunité de promotion sociale mais aussi et surtout comme condition d’instabilité. Ces journées d’étude voudraient contribuer à éclaircir certaines questions spécifiques sur le thème de la mobilité professionnelle, compte tenu du récent débat historiographique.

Les attitudes et les positions des travailleurs face à la mobilité n’étaient pas univoques : dans certains cas, ils en étaient responsables à travers la résiliation anticipée des contrats ou la migration spontanée ; dans d’autres cas, ils la subissaient à cause des licenciements, des périodes d’inactivité, des déplacements forcés. Pour mieux comprendre les différents aspects de la mobilité professionnelle, il est nécessaire d’enquêter sur les parcours professionnels et les stratégies de certains acteurs face à la mobilité. Il s’agit, en d’autres termes, d’examiner les instruments à disposition des acteurs, les ressources activées pour limiter ou défendre la mobilité ainsi que les conséquences qu’une situation de mobilité professionnelle avait sur les différents secteurs productifs et sur le tissu social urbain.

Les journées d’étude visent à focaliser l’attention, avant tout, sur les acteurs sociaux face aux situations de mobilité professionnelle, en se concentrant plus spécifiquement sur leurs stratégies et sur les instruments utilisés durant le passage d’un emploi à l’autre, d’un moment d’activité à l’inactivité et vice-versa, d’un secteur productif à l’autre ; mais aussi sur les conséquences que ces parcours avaient sur la vie des individus et sur le rôle qu’ils jouaient dans la société urbaine.
Nous sommes convaincus qu’une telle stratégie de recherche – focalisée sur les acteurs et sur les pratiques sociaux – nous permettra de mieux comprendre non seulement le fonctionnement des marchés du travail, mais aussi la raison de l’existence de certaines institutions urbaines de première importance (telles que les confréries, les corporations, les hôpitaux) et les solutions que ces sociétés élaborèrent pour faire face à la mobilité du travail.


Programme

 

Lieu

EHESS
Salle 015
190, avenue de France
75013 Paris

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Agriculture in the Age of Fascism. Authoritarian Technocracy and rural modernization, 1922-1945

Agriculture in the Age of Fascism. Authoritarian Technocracy and rural modernization, 1922-1945

Vendredi 5 juin de 9h-11h - Débat du GRHECO

Présentation

The agrarian policies of fascism have never before been studied from a comparative perspective. This volume offers an up-to-date overview, as well as new insights drawn from eight case-studies on Italy, Portugal, Hungary, Germany, Austria, Spain, Japan and Vichy France. The consensus that emerges from them is that the  agricultural and rural policies of fascist regimes tended towards modernization and that many of them resembled initiatives pursued in the post-war decades and the Green Revolution, When viewed in this perspective,  the fascist era appears less as an aberration and more as an integral part in  the global process of agrarian “modernization”, a process whose merits are now being called into question.

Lourenzo Fernández Prieto is Professor of Modern History at the University of Santiago de Compostela (Galicia, Spain). His fields of interest include agrarian history, particularly agricultural technology, the Spanish Civil War and Francoist dictatorship.

Juan Pan-Montojo teaches Modern History at the Universidad Autónoma de Madrid. His research interests cover social movements in the European countryside, agrarian policies in nineteenth and twentieth-century Spain, economic lobbies and  agricultural technicians.

Miguel Cabo is Associate Professor of Modern History at the University of Santiago de Compostela (Galicia, Spain). His main publications deal with collective action in the countryside, politicization and nation-building in nineteenth and twentieth-century Spain.

En savoir plus

Lieu

EHESS
Salle 2
190, avenue de France
75013 Paris

Travail forcé  Contraintes locales et dynamiques globales Afrique, Europe, Asie, du XVIe siècle à nos jours

Travail forcé Contraintes locales et dynamiques globales Afrique, Europe, Asie, du XVIe siècle à nos jours

8, 9 et 10 juin - Colloque

Présentation

Les tensions entre travail libre et travail forcé ne peuvent se résumer aux passages canoniques du féodalisme au capitalisme en Europe, de l’esclavage à la liberté dans l’espace Atlantique. Au contraire, ces tensions concernent toutes les régions du monde sur la très longue durée, bien avant l’expansion européenne et au-delà des changements institutionnels tels que la Révolution française ou le mouvement abolitionniste. En témoignent les millions de personnes – hommes, femmes, enfants – en état d’esclavage ou de dépendance absolue de nos jours, de l’Afrique, à l’Inde, à l’Asie du Sud-Est et à la Chine, sans oublier l’Amérique latine et, bien entendu, les travailleurs au noir et les immigrés clandestins en Europe et aux USA. Ce colloque se propose de rendre compte des relations entre coercition et travail sur la longue durée, du xvie siècle jusqu’à nos jours, sur des espaces multiples et hiérarchisés en Afrique, en Asie et en Europe.

Programme

Lieu

8 et 9 juin :

Collège de France
(Salle Claude Levi-Strauss, n°3)
52, rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris

10 juin :

EHESS
Salle Denys Lombard
105, boulevard raspail
75006 Paris

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How Jews Know Epistemologies of Jewish Knowledge

How Jews Know Epistemologies of Jewish Knowledge

2, 3 et 4 juin - International Workshop

Presentation

In recent years various attempts in international scholarship begin to signal a new approach to Jewish, especially rabbinical intellectual tradition. Methods, disciplines and motivations vary. In its core, however, the new approach shifts from the chiefly historical-philological engagement that has characterized research since the 19th century, to a more conceptual-theoretical engagement. Building on sources developed by the historical-philological scholarship, it focuses on the unique knowledge that these sources articulate. It seeks not longer to learn only of Jewish texts (their development, Sitz im Leben, historical context etc.) but to learn from them.

The aim of this workshop is to demarcate an intellectual space common for the individual projects. Its basic question concerns the relation between the forms of knowledge (‘epistemologies’) acknowledged and embodied by modern science and those inhabiting the Jewish sources – ‘how Jews know’.

Since the Wissenschaft des Judentums was founded in Berlin with the aim of making Judaism “an object of science” (Immanuel Wolf, 1822), science has never attempted to develop an understanding of the Jewish textual tradition as a form of systematic, self-conscience knowledge. The founders of the WdJ thus attempted to express Jewish knowledge in the categories of modern academic science. This attempt often ran counter to the traditional ways in which Jews exercised knowledge, which were branded as particularistic and so unfit for the universal rational community of which WdJ wished to be part.

What science knows about Jewish knowledge has therefore been always separated from scientific self-knowledge, i.e. science’s understanding of itself, the theory of scientific knowledge. This principle also applies to the scholarship of Jewish texts. The development of the ‘science of Judaism’ to Judaistik, מדעי היהדות and Judaic or Jewish Studies has mostly followed trends in theory of science, hardly ever in any critical dialogue with Jewish tradition of knowledge itself.

The workshop invites its participants to the birthplace of the Wissenschaft des Judentums in order to reflect on new ways of understanding this expression ‒ not only as a genitivus objectivus, but as a genitivus subjectivus. If “all humans by nature desire to know” (Aristotle), do Jewish intellectual traditions provide any unique responses to the human quest for knowledge? Do these responses have a universal import? Can contemporary science, therefore, in re-working its own response, look at Judaism no longer just as an object for observation, but as a source for critical self-reflection?

Participants in the workshop are invited to explore all epistemological aspects of Judaism: its basic categories of knowledge, its organontorah, mishna, talmud, midrash etc.; its paradigmatic knowing subjects – rav, hacham, gaon etc.; its knowledge institution – yeshiva, bet-midrash, bet-din; its mediums – oral vs. textual traditions and more. Contributions should relate these aspects to current topics and questions in theory and methodology of science in general and the humanities in particular: science in society and politics, structure of studies, material and institutional conditions of knowledge and so forth. Papers can also analyze the epistemological and historical conditions that have so far prevented science from considering Judaism as a form of knowledge: the categorical divides of secular/religious, universality/particularity, knowledge/faith, theoretical/practical, spiritual/material etc. Attention will be given also to comparison with other intellectual traditions – Christianity, Islam, Buddhism, Daoism etc. – as well as with other neighboring areas of science.

Programme

Comité organisateur :

Lieu

Freie Universität Berlin
Kaiserswerther Straße 16-18
14195 Berlin
Allemagne

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Usages de l'écrit, usages du droit au Moyen Age

Usages de l'écrit, usages du droit au Moyen Age

Vendredi 5 juin de 9h-18h - Journée d'étude

Présentation

Cette journée a pour objectif de faire dialoguer historiens du droit et historiens de l’écrit médiéval à partir du regard qu’ils portent sur des textes dits juridiques, qu’il s’agisse de chartes, d’actes notariés, de procès-verbaux ou de traités. Un des effets de l’écrit, qu’il soit juridique ou non, est de contribuer, comme le droit, à l’organisation et à la reproduction sociale, à l’établissement des rapports sociaux et des normes. Certains usages du droit ne se traduisent pas systématiquement par la production d’un écrit. D’autres au contraire, reposent sur des documents ou leur donnent naissance. Pourquoi ? Puisqu’ils s’inscrivent dans des logiques sociales particulières, dans quelle mesure peut-on associer usages de l’écrit et usages du droit dans les sociétés médiévales et modernes ? Le regard croisé des participants est destiné à mener la réflexion sur ce qui lie (ou pas) droit et écrit, à préciser les logiques  sociales qu’ils peuvent avoir en commun, à revoir le caractère juridique de certains écrits, ou encore à s’interroger sur la fonction performative de ces écrits.

Programme

Lieu

EHESS
(salle 121)
190, avenue de France
75013 Paris

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Technologies de la visibilité : visualiser les nouvelles formes de souveraineté (guerre, démocratie, Etat)

Technologies de la visibilité : visualiser les nouvelles formes de souveraineté (guerre, démocratie, Etat)

Vendredi 12 juin de 10h-12h - Table ronde

Présentation

La table ronde se propose de mener une réflexion croisée au sujet de la manière dont la souveraineté politique occidentale fait usage de la visualité pour imposer sa domination. Des tribunaux de Guantanamo aux suppressions « masquées » de civils en Afghanistan, le pouvoir souverain mobilise la guerre asymétrique, clandestine et infinie, invisibilisant acteurs et victimes et les démocraties contemporaines font usage de la hiérarchisation de la visibilité des citoyens, selon un principe de domination visuelle. La table ronde sera l'occasion de lancer une discussion commune autour de ces thèmes croisant philosophie politique et culture visuelle, dans une perspective encore trop absente de l'académie francophone. 

Programme

Lieu

EHESS
Salle 10
105,  boulevard  Raspail
75006 Paris

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Planting Dance :​​ Histoire culturelle et performativité du genre

Jeudi 4 juin de 13h-15h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Historienne de la danse et des sciences, Felicia McCarren (Tulane University, USA) propose une réflexion théorique autour de la notion de performativity en lien avec l’histoire culturelle des arts vivants et des sciences botaniques du XIXe siècle. La résonance sociale de la science biologique et la représentation anthropomorphique des plantes ne laissent guère penser à une science radicale en ce qui concerne la théorisation du genre. Or, certains spectacles de danse du répertoire classique du XIXe siècle aussi bien que dans la danse moderne naissante du début du XXe siècle, semblent mettre en scène une conceptualisation du genre imbriquée dans la pensée botanique où le sexe et le genre des plantes seraient plus fluides et multiformes. Cette communication fait suite au colloque sur Genre et création dans l’histoire des arts vivants organisé en décembre 2013 par Elizabeth Claire, Catherine Deutsch et Raphaëlle Doyon.
 

Lieu

EHESS
Salle 1
190, avenue de France
75013 Paris
Incorporation  à la puissance  deux : Le corps social et ses  phénotypes littéraires

Incorporation à la puissance deux : Le corps social et ses phénotypes littéraires

26 et 27 juin - Colloque

Présentation

Dans le discours de la sociologie française, le concept d’incorporation est un fil récurrent depuis les débuts de l’Année sociologique. Marcel Mauss notamment a posé le concept de « techniques du corps » (1935) que les travaux de Pierre Bourdieu sur l’habitus ont ensuite développé, tout comme, en Allemagne, ceux de Norbert Elias sur le XVIIe siècle et l’étiquette, dans la Société de cour notamment (1969). Pour l’époque moderne, ce cadre théorique qui était lié à l’intérêt des sociologues pour les processus de socialisation, a ainsi servi à mettre au centre de la réflexion sur les sociétés un principe de contrôle (soit un contrôle des corps, soit un contrôle des affects), contrôle effectué par l’ordre politique et « vécu » par les membres de la société, c’est-à-dire notamment intériorisé par les individus (Elias). Plus récemment, cette question a été reprise dans les sciences politiques, les sciences de la culture et les disciplines historiques. L’historienne du Saint Empire, Barbara Stollberg-Rilinger, traite par exemple de la « fiction collective » des institutions politiques et de ses « formes extérieures »[1], qui produisent – ou « incarnent » – l’État par le biais d’une culture de la présence, une culture des signes et des fêtes officielles[2]. Albrecht Koschorke et d’autres ont tenté de reconstituer comme incorporation métaphorique le trajet de « l’État fictif » dans l’histoire européenne en 2007[3]. En France, la sociologie de Manuel Schotté sur les sportifs se situe dans la continuité des travaux de Pierre Bourdieu. Conçue comme une pratique symbolisante, la notion d’incorporation est presque devenue un topos des discours sur la façon dont agit le politique.

Mais qu’en est-il du point de vue des écrits littéraires[4] ? Quand Norbert Elias lit L’Astrée d’Honoré d’Urfé dans le dernier chapitre de La Société de cour, il y voit une forme de résistance par la fiction d’un ethos de l’amour, par les « armes de l’esprit » écrit-il, au processus de contrôle monarchique de la noblesse qu’il analyse ; une forme d’action directe mais seconde par rapport à la lutte armée, en partie inconsciente, puisque Elias réduit à la fois l’action de l’écrit littéraire (par comparaison avec l’action guerrière) et la maîtrise que l’auteur a de son écrit. L’intérêt d’une telle analyse sur laquelle on pourra revenir dans le cadre de ces journées est bien pourtant de montrer que la pratique symbolisante, c’est-à-dire la production de métaphores, de fictions, de représentations, théâtrales par exemple, n’est pas seulement un objet de recherche des lettres ; elle est également un point de repère pour penser les modes de symbolisation qui tentent d’échapper au contrôle politique, voire les effets sémiotiques qui lui échappent vraiment. Elle montre que la pensée de l’incorporation et des effets de résistance est en outre liée à une représentation du littéraire. Ainsi dira-t-on que la symbolisation, en sollicitant ou en créant dans l’individu des affects parfaitement réglés par la soumission, va de pair avec une production de signes qui ne se laissent pas entièrement absorber dans ce processus. Jon Beasley-Murray montre ainsi que chaque habitus entraîné produit simultanément de la résistance[5]. Sans contester l’efficacité de l’incorporation dans la perspective foucaldienne de la gouvernementalité, Beasley-Murray pose néanmoins la question de savoir comment l’habitus et l’affect idéologique font surgir des effets contraires aux opérations du champ social. Cela peut s’élaborer sous des formes diverses : par l’inertie ou la réticence (à l’égard des habitudes proscrites), c’est-à-dire dans le domaine du comportement ; par une résistance corporelle ou institutionnelle ; ou alors par la production de signes polysémiques, par exemple des écrits, des photos, des représentations idéologiques. Ainsi, dans un domaine qui prolonge les réflexions de Norbert Elias, peut-on réfléchir à la façon dont la galanterie a été au XVIIe siècle un discours de représentation des conduites et des corps, marquant, sous la forme d’une multiplicité constante de définitions et de prescriptions, l’intériorisation plus ou moins « résistante » d’un contrôle du modèle curial. Selon Beasley-Murray, something always escapes dès qu’il est question d’évoquer des affects ; dans le processus de soumission des individus à l’ordre social, un « surplus affectif » rend l’incorporation efficace, mais le même surplus travaille aussi contre elle. Il s’agit donc paradoxalement d’une vertu et d’une énergie propre de l’affect qui arrive à déborder le principe de contrôle.

Nous nous proposons donc de réfléchir aux formes que peut prendre le « surplus affectif » dans le domaine de la représentation, littéraire ou autre. Dans cette perspective, on ne souscrira pas plus à une logique d’immanence politique totale (c’est-à-dire, à l’hypothèse d’un passage direct du contrôle, d’une transmission sans reste de l’institution à l’individu), qu’à une logique de transcendance sémiotique pure (par exemple dans les œuvres d’art, détachées du monde social). La littérature, les spectacles, les écrits, voire toute production sémiotique, circulent entre des incorporations et leurs effets contraires : en tant que représentations, elles produisent peut-être cet intervalle.

Par ailleurs, toute pratique symbolisante produit des phénotypes affectifs[6] qui signalent tant les formes de soumission idéologiques que les modes du surplus affectif (escape).[7] Un exemple : en 1496, l’auteur castillan Juan del Encina présente une églogue à la cour des ducs d’Albe, l’Égloga de Mingo, Gil y Pascuala.Dans ce texte, il reproduit sa propre situation sociale précaire à travers la figure du berger rustique Mingo qui n’ose pas entrer dans la salle où se trouvent les ducs et leurs courtisans. Dans un premier temps, Mingo montre donc une servilité éclatante ; puis, mieux entraîné aux techniques du corps aristocratique valables dans cette société, il peut en devenir une membre.[8] On pourrait dire que cette pièce manifeste une espèce d’« incorporation du moi dans des stratégies symboliques publiques » (embodiment of self into public symbolical strategies[9]). Mais dans le même temps, Encina utilise dans son œuvre des métaphores récurrentes (par exemple, dans le Triunfo de Fama), pour se présenter sous le voile d’un nouveau Prométhée. Figure d’un puissant transmetteur de lumière pourvue d’un génie poétique, Encina en arrive à se présenter dans la fiction comme l’égal des ducs et même des rois catholiques, les monarques représentant la lumière céleste et le pouvoir absolu. Pour autant qu’ils soient des figurations affectives – ce qui mérite discussion – le berger et Prométhée peuvent être analysés comme deux phénotypes possibles d’une incorporation politique « au carré », c’est-à-dire des phénotypes littéraires donnant forme à l’incorporation politique (c’est la soumission du berger) et faisant retour en outre vers celle-ci (à travers Prométhée qui traverse la soumission et la dépasse). Autre exemple : le bras meurtrier du Cid cornélien, rendu responsable de la bataille entre devoir et amour, n’est-il pas une métaphore corporelle de l’incorporation conflictuelle qui divise la figure héroïque dans un régime contraignant ? Le conflit fatal entre langage, affect et devoir dans les œuvres de Racine, cet « effet de sourdine » classique dont a parlé Leo Spitzer[10], emblématisé par l’impuissance de Phèdre à « se déclarer »[11], n’est-il pas une forme d’énonciation rhétorique du même processus ? Enfin le comique de Molière et sa mise en scène du corps, notamment dans Le Bourgeois gentilhomme, n’invite-t-il pas à une lecture analogue, à travers le développement de ses propres phénotypes littéraires ? Ainsi, pourra-t-on, dans le roman, enquêter sur la relation entre les divers niveaux sémiotiques permettant un dialogisme interne du texte, un dialogisme qui réclame une autre compréhension de la figuration affective, différent de celui des genres théâtraux : dans La vie de Marianne, le système de la première personne fait par exemple retour de manière complexe sur les moments affectifs, les récits de larmes, tout ce qui procède d’une « narration de pathos »[12] que l’on peut travailler au regard de l’incorporation, comme une expansion plus ou moins contrôlée, plu sou moins « normée », de ce qui a été refoulé. Un peu différemment, au niveau de la production énonciative même des écrits, la question de l’incorporation telle qu’on l’envisage ici pourrait permettre de revenir sur les enjeux politiques du mode éthique d’énonciation dans la pastorale française des années 1620-1630 : en quoi la codification pastorale d’un ethos nobiliaire déborde-t-elle ou non le jeu de l’intériorisation d’une contrainte curiale, d’une distance avec les valeurs de cour ?

Notre colloque sera consacré à explorer le champ esquissé ci-dessus, y compris dans le cas d’écrits non immédiatement classé comme « littéraires ». C’est-à-dire à réintroduire du politique, dans le cadre d’une réflexion sur l’incorporation, à l’intérieur des perspectives philosophiques et morales récentes sur l’éthique de la littérature. Sans prétendre construire une description nouvelle d’un moment historique en particulier ou un grand récit de l’incorporation sociale sous l’ancien régime[13](et surtout sans répéter les résultats bien établis de la recherche sur l’histoire du corps[14]), les communications et les discussions devront plutôt permettre d’élaborer de nouvelles questions de recherche : comment penser l’incorporation sociale du point de vue de la littérature ? qu’est-ce que les écrits qualifiés de « littéraires » permettent de dire des processus d’incorporation ? comment entrent-ils dans ces processus ? quel rapport notamment peut-on éventuellement établir entre incorporation, affect et codification littéraire ou poétique ? Comment l’action propre des écrits se combine-t-elle, si tel est le cas, avec un discours sur l’incorporation ou une manifestation de celle-ci ? De quelle façon faudrait-il élargir la perspective pour vraiment saisir le rapport entre les différentes pratiques d’écritures imaginables, des pratiques symbolisantes et une pensée qui tente de décrire l’ordre et l’histoire d’une société ? Enfin quelles relations établir entre représentation, figuration et affect ?

Dans la suite du premier colloque à Paris (26 et 27 juin 2015), qui sera dédié aux figurations politico-affectives et aux représentations poétiques du corps en particulier, les organisatrices se proposent de continuer la discussion en 2016 à Mayence, afin de porter leur regard sur le corps comme métaphore de l’Etat et « l’Etat fictif » comme incorporation au deuxième degré. Finalement, le projet devrait aboutir à une publication, en invitant d’autres spécialistes à contribuer pour enrichir l’éventail des perspectives sur le sujet.

 

Karin Peters, Maître de conférences, université « Johannes Gutenberg » de Mayence, MSH et Grihl

Laurence Giavarini, Maître de conférences, Université de Bourgogne, centre Chevrier et grihl

Sophie Houdard, Professeur, universite Paris 3

Dinah Ribard, directrice d’études, EHESS, CRH-grihl



[1]Les vieux habits de l’empereur. Une histoire culturelle des institutions du Saint-Empire à l’époque moderne, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l’homme, 2013, p. 3.

[2]« C’est parce qu’elles s’offrent à une appréhension matérielle, parce qu’elles sont saisies par les sens, que ces symbolisations transforment l’ordre institutionnel qu’elles incarnent en une réalité objective. », Ibid., p. 5.

[3]Albrecht Koschorke, Susanne Lüdemann, Thomas Frank, Ethel Matala de Mazza (dir.), Der fiktive Staat. Konstruktionen des politischen Körpers in der Geschichte Europas, Frankfurt/Main, Fischer, 2007.

[4]Voir les contributions dans la Collection L’Intime 3 (2012) : L’expression de l’intériorité : vivre et dire l’intime à l’époque moderne [http://revuesshs.u-bourgogne.fr/intime/document.php?id=451ISSN - 2114-1053].

[5]Posthegemony. Political Theory and Latin America, Minneapolis/London, Univ. of Minnesota Press, 2010.

[6]Sur les phénotypes en matière d’affects, voir Hartmut Böhme, « Gefühl », in Christoph Wulff (éd.), Vom Menschen. Handbuch historischer Anthropologie, Weinheim, Beltz, 1997, pp. 525-548, ici p. 540.

[7]Voir la question de la mélancolie et la contre-culture dans les salons dans Wolfgang Lepenies, Melancholie und Gesellschaft, Frankfurt/Main, Suhrkamp, 1969.

[8]Gil – « Ponte el bonete de tema / y en el costado la mano. » Mingo – « ¿Y para qué en el costado? » Gil – « Porqu’es muy gran galanía. » (v. 439-442) Juan del Encina, Teatro completo, éd. Miguel Ángel Pérez Priego, Madrid, Cátedra, 2008, p. 185.

[9]James  Richard Andrews, Juan del Encina: Prometheus in the search of prestige, Berkeley, Univ. of California Press, 1959, p. 109.

[10]« Das zurückgeschwiegene Fühlen rächt sich durch Dynamisierung des Wortausdrucks, durch einen Gegendruck gegen den Wort-Druck, der auf dem Fühlen lastet. Also eine mit Spannungen geladene Dämpfung […]. », Leo Spitzer, « Die klassische Dämpfung in Racines Stil », in Romanische Stil- und Literaturstudien, t. I, Marburg, Elwert, 1931, pp. 135-268, ici p. 138 [« Le refoulement des sentiments accentue par réaction le dynamisme de l’expression verbale, une contre-pression s’oppose à la pression que le mot exerce sur les sentiments. Donc l’atténuation faite d’une accumulation de forces contenues… », Léo Spitzer, « L’effet de sourdine dans le style classique : Racine », dans Études de style, article traduit de l’allemand par Alain Coulon, Gallimard, 1970, « TEL », p. 210].

[11]Voir notamment Roland Barthes, Sur Racine, Paris, Seuil 1960.

[12]« Ein Pathosnarrativ liegt also vor, wenn im Erzählen eine pathetische Handlung wenigstens ansatzweise simulativ vollzogen, das heißt als Gestus textlich so vorgeführt wird, dass wir sie in unserer Imagination nahezu zeitgleich als Bewegung nachvollziehen können. » [On a affaire à une narration de pathos si une action pathétique est performée dans la narration, au moins de manière simulative, c’est-à-dire présentée textuellement comme geste afin que nous puissions la concevoir presque en même temps comme mouvement dans notre imagination.] Joachim Knape, « Rhetorischer Pathosbegriff und literarische Pathosnarrative », in Cornelia Zumbusch (éd.), Pathos: Zur Geschichte einer problematischen Kategorie, Berlin, Oldenbourg Akademieverlag, 2010, pp. 25-44, ici p. 43.

[13]Ainsi Bettina Hitzer déconseille de poursuivre le narratif linéaire d’une rationalisation des affects à la manière d’Elias, voir « Emotionsgeschichte – ein Anfang mit Folgen », in HSoz-u-Kult (23.11.2011), pp. 1-80, ici p. 5. [http://hsozkult.geschichte.hu-berlin.de/forum/2011-11-001]

[14]Voir, par exemple, Philipp Sarasin, Reizbare Maschinen: Eine Geschichte des Körpers 1765-1914, Frankfurt/Main, Suhrkamp, 2001, Christine Detrez, La construction sociale du corps, Paris, Seuil, 2002, Cornelia Hahn / Michael Meuser (éds.), Körperrepräsentationen. Die Ordnung des Sozialen und der Körper, Konstanz, UVK, 2002, Alain Corbain et al (éd.), Histoire du corps, Paris, Seuil, 2005 (3 t.), Markus Schroer (éd.), Soziologie des Körpers, Frankfurt/Main, Suhrkamp, 2005, Rebekka von Mallinckrodt (éd.), Bewegtes Leben: Körpertechniken in der Frühen Neuzeit, Wiesbaden, Harrassowitz, 2008, et Sydney Anglo, L’escrime, la danse et l’art de la guerre : le livre et la représentation du mouvement, Paris, Bibliothèque nationale de France, 2011.

Programme

Lieu

EHESS
Salle Denys Lombard
96, boulevard Raspail

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Diversité et rabbinisation. Textes et sociétés dans le judaïsme entre 400 et 1000 de notre ère

Diversité et rabbinisation. Textes et sociétés dans le judaïsme entre 400 et 1000 de notre ère

24-26 juin - Colloque

Présentation

Pour le judaïsme de l’époque romaine, la pluralité des identités collectives juives est opinio communis depuis un certain temps déjà, et cela au delà de la division tripartite de Flavius Josèphe. Outre des pharisiens, saducéens, esséniens, samaritains et chrétiens, l’existence d’un grand nombre d’autres groupes est acquise et admise par tout le monde. Quant au Moyen Âge, la plupart des chercheurs présument en Occident l’existence d’un seul courant : le judaïsme rabbinique, et, en Orient, ils y ajoutent le judaïsme qaraïte, qui rejette l’autorité de la littérature talmudique et la liturgie rabbinique et revient aux sources bibliques comme la principale source des lois et coutumes. E pluribus unum ?

La vision d’un judaïsme rabbinique homogène établi en tant que «le» judaïsme pendant les premiers siècles de notre ère a été remise en question sous plusieurs aspects, sans qu’un seul paradigme nouveau ait pu la remplacer. Le colloque Diversité et rabbinisation: Textes et sociétés dans le judaïsme entre 400 et 1000 de notre èrese veut un forum pour la discussion et l’évaluation des thèses les plus récentes portant sur la possible diversité. Notre colloque a pour but de mieux éclairer cette période de transition en essayant d’articuler les différents corpus littéraires, leurs auteurs et leurs réalités socio-historiques afin d’arriver à une nouvelle synthèse du savoir.

La mise en question de l’homogénéité du judaïsme rabbinique et la mise en relief d’une diversité - pas seulement géographique- est d’une part le résultat des découvertes archéologiques (synagogues avec des mosaïques élaborées) et épigraphiques en Palestine et au-delà (inscriptions himyarites, bols magiques venant d’Iran) (Robin, Bohak). Quel rapport existe-t-il entre les rabbins du Talmud de Babylone et les bols magiques araméens juifs, qui viennent de la même région et dont certains évoquent des rabbins tandis que d’autres utilisent des formules chrétiennes ? Par contre, les rabbins mentionnés dans les inscriptions synagogales ne sont pas pour la plupart connus des textes rabbiniques et vice versa. Si l’on prend en compte que les mosaïques élaborées contredisent les prescriptions talmudiques, dans quelle mesure les rabbins des synagogues et les rabbins des textes sont-ils les mêmes (Irshai, Schwartz) ? Faut-il parler d’un «judaïsme synagogal» différent du judaïsme rabbinique  (Costa) ?

L’épigraphie nous apprend aussi que langue et écriture hébraïque ne sont répandues au sein des communautés juives méditerranéennes hors Palestine qu’à partir du sixième ou septième siècle. Quel rapport donc entre les vestiges synagogaux, les épitaphes en grec et latin et les rabbins du Talmud? Quand et pourquoi est-ce que les communautés occidentales ont été rabbinisées ?

D’autre part, notre compréhension des textes classiques transmis par les scribes rabbiniques a été peaufinée par la découverte des tendances différentes et des tensions majeurs entre la littérature rabbinique classique et les corpus des piyyoutim (les hymnes liturgiques), des hekhalot (la littérature mystique), les différents targoumim et un nombre important d’autres œuvres (par ex. Jossipon, Toledot Yeshu, Pirqé de Rabbi Éliézer), dont les réalités sociohistoriques - tant que nous pouvons les reconstruire - ne correspondent que partiellement au monde esquissé par les textes rabbiniques et gaoniques. Fréquemment des courants sacerdotaux ont été évoqués en tant que concurrents de celui des rabbins (Alexander, Irshai, Swartz, Yahalom). Dans quelle mesure une partie de ces textes a-t-elle été «rabbinisée»  a posteriori ?

De plus, l’hérésiologie mérite d’être re-examinée. Est-ce que les qaraïtes émergent des groupes sadducéens (Erder) ou est-ce qu’ils ne sont qu’une réaction anti-talmudique de l’époque médiévale ? Plusieurs chercheurs ont adopté la thèse de S. Pines selon laquelle des groupes judéo-chrétiens existaient encore après la naissance de l’islam (Gager, Stroumsa). Est-ce que le judaïsme qui a judaïsé les royaumes himyarite et khazar était talmudique ?

A ces chantiers complexes s’ajoutent les témoignages des sources non-juives grecques, latines, syriaques ou arabes. De quelle sorte de juifs parlent-ils ? Si les descriptions des textes non-juifs contredisent des éléments dans les textes traditionnels, est-ce que ces juifs étaient des juifs imaginaires ou est-ce que c’étaient des juifs non-rabbiniques ?

Programme

Lieu

Université Paris Sorbonne
Salle des Actes (mercredi 24 et jeudi 25 juin)
et Salle J636 (vendredi 26 juin)
1, rue Victor Cousin
75005 Paris

L'analyse de réseaux en sciences sociales

L'analyse de réseaux en sciences sociales

Vendredi 19 juin de 9h-18h30 - Journée d'étude

Présentation

Et si l’analyse de réseaux pouvait permettre aux sciences formelles, naturelles et sociales d’entrer dans un dialogue de plain pied? Et ainsi, de dépasser leurs clivages. Tel est le pari que poursuivent l’historien Maurizio Gribaudi (CRH) et le physicien Jean-Pierre Nadal (CAMS) qui organisent le 19 juin 2015 une journée d’études, au cours de laquelle ils invitent à débattre des chercheurs issus des disciplines les plus diverses (mathématiciens, physiciens, informaticiens, historiens, linguistes, géographes, sociologues…).  Ils nous précisent ici les enjeux qu’ils attachent à cette rencontre.

Lieu

EHESS
Salle 8
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Récits et images : Translations et reconfigurations russes entre Orient et Occident (XVIe-XXe siècle)

Récits et images : Translations et reconfigurations russes entre Orient et Occident (XVIe-XXe siècle)

Vendredi 19 juin de 10h30-18h - Journée d'étude

Présentation

Bien avant l'occidentalisation imposée par Pierre le Grand, la Russie a accueilli une abondante littérature occidentale en privilégiant les œuvres médiévales. Nous nous interrogerons sur le rôle joué au XVIIe siècle par les Jésuites, le bureau des Ambassadeurs et des aristocrates et prélats dans ce large mouvement d'acculturation. Au travers de divers types de textes (exempla, romans de chevalerie, nouvelles, ouvrages de pastorale), nous suivrons les diverses modalités de translation et reconfiguration russes de des matériaux narratifs ainsi que leurs mises en images dans les peintures murales des églises de l'Anneau d'Or, les manuscrits enluminés et les loubki.

Programme

10h30   Accueil des participants

  • 11h00   Victoria Smirnova (CIHAM, Lyon), Marie Anne Polo de Beaulieu (CHR – GAHOM, Paris), Premiers résultats de l’enquête sur les reconfigurations russes desexempla médiévaux
  • 11h45   Mikhaïl Maizouls (Centre d'études franco-russe de Moscou), Les images dangereuses et les diables vexés : comment les exempla médiévaux sont-ils réélaborés en Russie du XVIIIe siècle

12h15   Discussion
12h30   Déjeuner

  • 14h00  Pierre Gonneau (EPHE-Paris IV), Image de soi et de l'autre dans la Chronique enluminée russe (1568-1576)
  • 14h30  Véra Tchentsova (UMR 8167 Orient et Méditerranée – Monde byzantin, Paris), L’image du patriarche Théophane de Jérusalem (1608-1644) et ses modèles

15h00  Discussion
15h15  Pause-café

  • 15h45  Elena Koroleva (Université de Lille-3), La vie d'Alexandre dans le manuscrit МК-8 (К-5145) de la galerie Tretiakov: tradition et innovation
  • 16h15  Nina Pannina (Université de Novossibirsk), Le Livre de l‘Icône de Tikhvin

16h45  Discussion

17h00  Visite de l'hôtel de Lauzun

Entrée libre sous condition d'inscription préalable: http://paris-iea.fr/evenements

Lieu

L'Institut d'études avancées de Paris
17, quai d'Anjou
75004 Paris

Les sources au travail. Les spoliations d’œuvres d’art, 1933-2015

Les sources au travail. Les spoliations d’œuvres d’art, 1933-2015

2-11 Juillet - Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky/ MNAM/CCI

Présentation

L’Université d’été de la Bibliothèque Kandinsky est un programme du Centre Pompidou organisé en partenariat avec l’équipe Histoire et historiographie de la Shoah. qui se déroule dans l’espace public du musée. Elle a pour objet les sources de l’art moderne et contemporain : archives, documentation écrite, photographique ou filmique, témoignages et appropriations. Initiative interdisciplinaire, l’Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky réunit des jeunes chercheurs : historiens et historiens de l’art, anthropologues et sociologues, artistes, critiques, commissaires d’expositions, etc., qui partagent un travail collectif sur les sources avec des professionnels de l’art et des universitaires. La grande table-vitrine autour de laquelle s’assemblera l’Université d'été sera implantée dans l’espace du musée même. Les cimaises dont la table-vitrine est entourée recueilleront des reproductions des sources archivistiques et des documents proposés ou évoqués par les participants au cours des séances. A l’issue de chaque étape du déroulement du programme de l’Université d'été, ces planches d’un « Atlas des sources » seront photographiées. Dans le cadre d’ateliers d’écriture, les planches seront annotées, commentées et assorties de notices par les participants et les intervenants, sous la conduite d’une direction artistique et avec l’aide de graphistes qui en assurent la mise en page.  La production éditoriale de ces échanges, le « Journal de l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky », sera alors, tout à la fois, un recueil de sources, un reflet du travail accompli et des questionnements partagés, et une création visuelle du savoir.

Programme

Lieu

Musée National d'Art Moderne
Centre Georges Pompidou
Bibliothèque Kandisky
3, rue Beaubourg
75004 PARIS

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Captives, recruited, migrants: Empires and labor mobilization (17th century to present days)

Captives, recruited, migrants: Empires and labor mobilization (17th century to present days)

30 septembre-2 octobre - Workshop

Présentation

Ce workshop part de l'hypothèse de l’existence d'un lien étroit entre guerre et travail dans la construction et l'évolution des empires, depuis le rôle majeur des captifs de guerre dans l'Europe, l'Asie et les Amériques prémodernes ou précoloniales, jusqu'aux diverses formes du recrutement pratiquées dans les empires (terrestres et maritimes) de ces trois continents. Les captifs, mais aussi les paysans, furent à la fois soldats, marins, et parfois même colons.

D'un autre côté, à partir du 17e siècle, les immigrants, tout comme les soldats et les marins, furent eux aussi soumis à des législations coercitives, d'inspiration militaire, au point que les mots déserteur et fugitif furent appliqués à la vaste palette de ces conditions diverses. Les soldats et la population locale ordinaire prirent part, au côté de recrutés et de soldats, aux entreprises de travaux collectifs conduites par les villages, les états, les compagnies privées et les propriétaires fonciers.

Les formes du recrutement contraint demeurent importantes tout au long du 19e siècle (système de la presse en Grande Bretagne et ses variantes à travers l'empire, recrutement en Russie, etc.). Elles persistent tout au long du 20e siècle (en Europe au cours des guerres, hors d'Europe durant et après la colonisation et la décolonisation) et subsistent encore de nos jours avec les enfants soldats.

Là encore, la connexion entre recrutement contraint et migration forcée est essentielle. Celle-ci prend cependant un tour nouveau au 20e siècle avec le déplacement massif de populations dans l'empire soviétique et dans de nombreuses régions d'Afrique et d'Asie, si bien que la distinction entre réfugiés, recrutés et travailleurs apparaît souvent très fragile.

Programme

Lieu

Collège de France
Salle Claude Lévi-Strauss
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris

Fiche éditeur : http://esopp.ehess.fr
Agir au futur : attitudes d’attente et actions expectatives - II

Agir au futur : attitudes d’attente et actions expectatives - II

28-29 septembre - Journées d'étude

Présentation

Au mois d’octobre 2014 dernier, nous avions étudié dans une première approche des questions portant sur les différentes temporalités des actions. Alors que nous avions commencé notre réflexion par une focalisation sur l’avant-guerre, nous voudrions désormais prolonger et approfondir le travail en examinant les questions de temporalité autour de sujets différents.

L’avant-guerre et l’attente d’une guerre restent au centre de ces réflexions, dans la mesure où nous avons vu que la guerre est un événement – ou plutôt une chaîne d’événements – à laquelle se réfèrent une multitude d’acteurs dans une multitude d’écrits à l’époque moderne.

Pendant ces nouvelles journées d’étude, nous voudrions surtout interroger la temporalité multiple des écrits, qui les distingue fondamentalement des autres actions humaines : Il y a d’abord le temps et la temporalité de l’action d’écrire –celle-ci s’appuie fortement sur le futur et peut être considérée comme une action au futur. Ensuite il y a les possibles temporalités des réceptions et réutilisations des écrits qui modifient  la fois les futurs et les passés des écrits en leur donnant une présence renouvelée.

Par ailleurs, en partant du couple conceptuel « expérience – attente », forgé par Reinhart Koselleck avec un fort caractère ontologique, donc fortement discutable, nous examinerons le rôle de l’expérience dans la construction d’une attente : Il faudra entre autres se demander comment l’expérience est conçue dans les écrits ?S’agit-il par exemple d’une expérience tacite ou explicite ? Y a-t-il des conceptions d’expérience plus concrètes ou plus abstraites ?, l’expérience se réfère-t-elle à un savoir spécifique – scientifique, culturel, politique, religieux … ?

La présence d’une expérience dans les écrits peut-elle entraîner des conséquences sur les actions expectatives des écrits ? Est-il possible de reconstruire une relation entre l’expérience dans les écrits et le non-savoir d’un futur que l’on essaie de rendre plus plausible – ou, tout au contraire, que l’on essaie de rendre impossible ?

La question plus générale est donc le problème de l’activité d’une attente, de ne pas se contenter de constater une attente diffuse mais de discerner et de distinguer les possibilités d’agir au futur.

Comme la précédente édition, ces journées d’études seront organisées comme un travail sur les sources afin d’assurer une discussion concentrée, capable d’établir des liens entre les contributions diverses.

Programme

Lieu

Institut historique allemand
8, rue du Parc-Royal
75003 Paris
 

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Le « rural » en question. Regards croisés sur une  catégorisation

Le « rural » en question. Regards croisés sur une catégorisation

Jeudi 24 septembre de 9h-18h30 - Journée d'étude

Présentation

Dans le prolongement du séminaire de lecture en histoire et sociologie rurales (CMH) que nous animons à l’EHESS depuis 2013, cette journée d’étude fait retour, dans le cadre du 40e anniversaire de l’EHESS, sur la place qu’y ont occupées les études portant sur « le rural », au sens large et, inséparablement, à partir d’une analyse d’un état des lieux actuels dans ce domaine, ouvrir des pistes de réflexion et un débat sur la possibilité d’en renouveler les perspectives et les façons de faire. Le concept de « rural », central dans les outils des sciences sociales, fait en effet actuellement l’objet d’investissements multiples, aussi bien scientifiques que politiques, à des fins d’en redéfinir les contours, mais également pour mettre en œuvre des politiques d’intervention. Pour comprendre les conditions de production des travaux contemporains, la situation actuelle gagne dans un premier temps à être comparée avec la période précédente d’effervescence intellectuelle autour de cet objet, durant les années 1960-1970.

Dans cette perspective, l’EHESS apparaît comme l’un des observatoires privilégiés, pour différentes raisons. Tout d’abord, deux principes inspirateurs de son projet scientifique porté par Fernand Braudel – l’interdisciplinarité et la longue durée – ont longtemps trouvé dans les études rurales un terrain d’élection. En effet, les recherches autour du « rural » sont intrinsèquement pluridisciplinaires, et croisent histoire, anthropologie, sociologie et géographie. En outre, en tant que lieu de rencontres et d’échanges à l’échelle internationale, l’EHESS est un lieu qui permet de saisir les courants des évolutions disciplinaires en les appréhendant à partir de réseaux internationaux. De multiples recherches sur les mondes ruraux, tant dans une perspective historique que sociologique et anthropologique, ont en effet été menées par des équipes et des centres de la VIe section de l’EPHE d’abord et de l’EHESS ensuite : parmi eux, on peut citer le Centre de Recherches Historiques (CRH) fondé en 1949 par Fernand Braudel et destiné à devenir un terrain de rencontre entre l’École des Annales et les anthropologues ; le Groupe d’Anthropologie des Sociétés Paysannes du Laboratoire d’Anthropologie Sociale (LAS) créé en 1960 et dirigé par Isac Chiva ; le Centre de Sociologie Rurale de l’EPHE (VIe section) puis de l’EHESS fondé en 1960 et dirigé par Placide Rambaud.

Dans ce contexte d’effervescence et d’échanges interdisciplinaires naît, en 1961, la revue Études Rurales qui constitue encore aujourd’hui une référence sur le sujet, par son effort de mise en dialogue de chercheur.e.s venu.e.s d’horizons scientifiques différents, tant des sciences humaines et sociales, quedes sciences de la nature. Actuellement, les « études rurales » figurent toujours parmi les mots-clés des séminaires annuels, dont Ruralités contemporaines, par une équipe collectiveet qui se poursuit depuis plusieurs décennies. Cependant, aucun centre de l’EHESS ne se réclame plus du rural ni n’en comporte l’intitulé. Quant aux groupes de recherche, seule l’Équipe de recherches pour l’histoire du monde rural (ERHIMOR) du CRH fait exception, les autres préférant mettre l’accent sur d’autres aspects : le territoire et l’environnement par exemple. Conséquence de la fin d’un « âge d’or » tant de l’histoire que de la sociologie rurales, de la relative dispersion à la fois institutionnelle et disciplinaire des études rurales, de l’épuisement des paradigmes, les terrains d’enquête ruraux semblent en outre avoir été délaissés à partir de la fin des années 1980. Pourtant, malgré cet ap parent déclin, les études rurales sont demeurées un domaine de recherche actif et dynamique, quoique discret au sein de l’EHESS.

Nombre de séminaires, de thèses, de mémoires et de numéros de revue continuent à traiter de la ruralité sous différents aspects et contribuent à élaborerdes formes d’investigation et des approches théoriques renouvelées dans les études portant sur le rural. La journée d’étude s’organisera en deux temps: d’une part, il s’agira defaire retour sur la genèse et l’évolution des études rurales – dans leur double dimension institutionnelle et intellectuelle (approches théoriques et méthodologiques) mais aussi dans une perspective comparative. D’autre part, nous nous interrogerons sur les transformations du regard porté par les sciencessociales sur un objet (le «rural ») dont les frontières n’ont eu de cesse de fluctuer, et nous explorerons les diverses tentatives récentes contribuant à renouveler les études du rural en France à travers notamment une attention portée aux comparaisons internationales mais aussi aux transformations induites par le processus de mondialisation. Cette journée d’étude permettraenfind’apprécier l’impact cognitif des études rurales sur les sciences sociales et éventuellement d’envisager les conditions de possibilité d’une « re-institutionnalisation » des études du « rural ».

Contacts comité d’organisation :

benoit.leroux@univ-poitiers.fr
niccolo.mignemi@gmail.com
edouard.morena@gmail.com
delphine.thivet@ehess.fr

Programme

Lieu

EHESS
Salle Denys Lombard
96, boulevard raspail
75006 Paris

Fiche éditeur : http://erhimor.ehess.fr/

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Histoire et littérature

Histoire et littérature

6, 13, 20 octobre - Ecole d'automne du GRIHL

Présentation

Cet enseignement intensif propose, au seuil de l'année universitaire, une introduction aux questionnements sur les rapports entre histoire et littérature. Il est ouvert à tous, et destiné plus spécifiquement aux étudiants de master et de doctorat, littéraires, historiens et autres étudiants en sciences sociales.

L’enseignement se déroulera en trois séances de trois heures, selon trois axes :

  • Contextes, milieux, « champ »

  • Pratiques de lecture, matérialité de l’écrit

  • Pouvoirs de la littérature : agir, savoir, témoigner

Cette école d’automne implique une série de lectures préalables, qui seront discutées lors des séances.

Le programme détaillé et des lectures sera fourni aux étudiants sur inscription auprès de J. Lyon-Caen (jlc@ehess.fr)

 

Lieu

EHESS
Salle 015
190, avenue de France
75013 Paris

Marchés monétaires et politiques monétaires

Marchés monétaires et politiques monétaires

2 et 3 octobre - Colloque

Présentation

Ces journées scientifiques sont destinées à tirer les conclusions des séances de  l’Atelier « Marchés monétaires et politiques monétaires » qui se sont tenues chaque année depuis 2013.

Cet atelier a réuni des historiens spécialistes de l’histoire économique et des économistes spécialistes de l’histoire de la pensée économique autour de la problématique suivante :

Le marché monétaire, comme lieu d’échange de la liquidité entre les banques et entre les banques et la banque d’émission/centrale, est une notion difficile. Il combine à la fois la dimension du marché, mais un marché très particulier, puisque très souvent (mais pas toujours) organisé autour d’une banque centrale et une dimension politique (puisque la politique monétaire y trouve son domaine d’application), mais une politique très particulière dont le degré d’autonomie reste curieusement à l’abri des débats qui caractérisent la politique budgétaire et fiscale.

Les évènements récents ont incité les économistes à revenir sur l’étude de ce marché et sur des questionnements théoriques qui lui sont liés tels que la formation des taux d’intérêt et la notion de liquidité. Ainsi, les économistes aujourd’hui qui cherchent à mettre en accord la théorie économique avec les pratiques bancaires constatées, renouent avec une tradition plus ancienne que des historiens de la pensée économique ont étudié.

De leur côté, les historiens économistes se sont penchés depuis longtemps déjà sur la question de la formation des taux d’intérêts sur les marchés de l’argent. L’examen des pratiques des politiques monétaires avant et après l’apparition des banques centrales, l’étude de l’évolution de la monétisation et de la bancarisation des économies depuis l’Ancien Régime n’ont cessé de révéler l’importance du marché monétaire et des formes qu’il a prises.

Programme

Quatre demi-journées d’étude seront introduites chacune par un rapport sur un ensemble de communications regroupées par thème et déjà présentées à l’atelier « Marchés monétaires et politiques monétaires ». A partir de ces rapports, une discussion s’engagera sous forme de table ronde entre les participants de la journée d’étude. Les thèmes des quatre demi-journées sont les suivants :

-          Marché monétaire et banque centrale : un marché centralisé ?

-          Marché monétaire, marché du crédit et dette publique.

-          Marché monétaire et marché des changes.

-          Marchés monétaires : espace national et international.

Comité organistaeur :

Daniel Diatkine (daniel.diatkine@univ-evry.fr)
Sylvie Diatkine (sylviediatkine@orange.fr)
Laure Quennouëlle-Corre (laure.corre@noos.fr)
André Straus (xstraus@orange.fr)

Lieu

Maison des Siences Ecoinomiues
106-112, boulevard de l’Hôpital
75013 Paris

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La culture matérielle : un objet en question. Anthropologie, archéologie et histoire

La culture matérielle : un objet en question. Anthropologie, archéologie et histoire

9 et 10 octobre - Colloque

Présentation

Colloque international organisé par le Centre Michel de Boüard - Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (CRAHAM).

A partir des années 60, le concept de culture matérielle a permis de faire converger de nombreuses problématiques (production, consommation, comportements). Ce colloque permettra de retracer son historiographie et de mesurer son caractère opératoire dans la recherche actuelle.
Responsables scientifiques :
D. Alexandre-Bidon (EHESS), L. Bourgeois (UCBN), L. Feller (Paris I), P. Mane (EHESS), C. Verna (Paris VIII, , M. Wilmart (EHESS)

 

Programme

Public concerné : réservé aux chercheurs et étudiants
Fiche d'inscription au colloque

Contact :
Luc BOURGEOIS
02 31 56 58 44
luc.bourgeois@unicaen.fr

Lieu

Musée des Beaux-Arts de Caen
Audtorium
Le Château
14000 Caen

  •  
Fiche éditeur : http://gam.ehess.fr/
Que fait le genre à l’histoire du XIXe siècle ?

Que fait le genre à l’histoire du XIXe siècle ?

12 et 13 octobre - Journées d'études

Présentation

Depuis maintenant près d'une quarantaine d'années, l’histoire des femmes et, plus récemment, les études de genre ont ouvert des perspectives nouvelles dans l'ensemble des sciences humaines et sociales, et contribué à y faire évoluer les méthodes d'enquête. Les 12 et 13 octobre 2015, deux journées d'études prendront appui sur le travail des historien-ne-s pour proposer, autour d'un cas concret – celui des croisements entre rapports de genre et rapports coloniaux dans la France du XIXe siècle – une réflexion interdisciplinaire sur les apports heuristiques des concepts de genre et d'intersectionnalité. Leurs organisatrices, Elizabeth Claire (CRH), Caroline Fayolle (Paris 8), Lola Gonzalez-Quijano (CRH) et Sylvie Steinberg (CRH), précisent ici l'enjeu de cette rencontre.

Pour en savoir plus

Contact et inscription : genre19e@gmail.com

 

Programme

 

Lieu

EHESS
salle 638-640 (6e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

Fiche éditeur : http://crh.ehess.fr

Document(s) à télécharger

La mystique juive dans la philosophie et la science modernes Kabbale, « athéisme » et conceptions non-mécanistes de la nature aux XVIIe et XVIIIe siècles

La mystique juive dans la philosophie et la science modernes Kabbale, « athéisme » et conceptions non-mécanistes de la nature aux XVIIe et XVIIIe siècles

12 et 13 octobre - International Workshop

Présentation

Ce colloque propose une réflexion pluridisciplinaire sur les diverses modalités selon lesquelles la mystique juive a intégré et nourri les courants intellectuels des 17e et 18e siècles. L’accent sera mis plus particulièrement sur le rôle des synthèses alchimico-kabbalistiques dans l’émergence de la science moderne et ses alternatives, sur les disputes autour du panthéisme spinoziste et sur diverses formes d’« athéisme », ainsi que sur leur retentissement chez les penseurs juifs du 18e siècle.


Programme

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

Fiche éditeur : http://cej.ehess.fr/

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L’histoire de la Shoah par le document. Le recueil de documents comme forme d’écriture historique

L’histoire de la Shoah par le document. Le recueil de documents comme forme d’écriture historique

20 et 21 octobre - Journées d'étude

Présentation

L’édition et la publication de « matériaux » et de « documents » tient une grande place dans la première historiographie de la Shoah, dominée par l’activité des centres de documentation et commissions historiques créées au lendemain de la guerre. Si ces institutions et les parcours des « survivor historians » commencent d’être bien connus, si les conceptions historiographiques de ces derniers font l’objet d’une relecture attentive, les opérations historiographiques concrètes, la manière de produire de la « documentation » pour faire histoire, d’articuler « documents » et commentaires, de disposer des traces dans une écriture et de les donner à voir, demeurent peu étudiées.

Il ne s’agit pas que d’une simple cuisine historiographique : les « documents » constituaient une ressource fondamentale pour ces historiens qui avaient, pour certains, un lien biographique avec la documentation qu’ils utilisaient et publiaient (parce qu’ils avaient contribué à la sauver, à la collecter, à la conserver) et on sait combien la maîtrise de la documentation put constituer un enjeu institutionnel et politique majeur dans l’après-guerre. Par ailleurs, ces « documents » ne sont pas des écrits stables : comme pour les individus, on peut reconstituer leurs itinéraires, depuis les contextes de leur production jusqu’aux époques de leurs publications, souvent plurielles. Dans ces itinéraires d’écrits, les questions d’auctorialité (qui est l’auteur du témoignage constitué en document ?), de la frontière entre « document » produit pendant la guerre et « témoignage » des lendemains, se trouvent souvent considérablement complexifiées.

On cherchera à rendre compte de cette complexité, qui a pu conduire souvent les historiens des générations suivantes à se tenir à distance de ces corpus de « recueils de documents » qui ne répondaient pas à leurs attentes historiographiques, tant ces recueils semblaient curieusement assemblés, insuffisamment référencés, trop « littéraires », marqués par des questionnements historiographiques problématiques ou erronés, surdéterminés par les luttes politiques de la guerre froide, ou par des logiques de vengeance ou de piété.

La sortie du « document » de l’agenda intellectuel des historiens de la Shoah fait également partie des questions que nous aimerions soulever. En réalité, on n’a jamais cessé de publier des documents, mais différemment, en oubliant ces premiers recueils, ou en les retravaillant sans le dire. Alors que la première époque de l’historiographie suscite un regain d’intérêt, comment publie-t-on des « recueils de documents » aujourd’hui, et selon quels liens avec les entreprises documentaires de l’immédiat après-guerre ? C’est pour répondre à cette question que la première session de ces journées sera consacrée à l’actualité la plus récente de cette manière spécifique d’écrire l’histoire en publiant des recueils de documents : le volume consacré à l’Europe de l’Ouest de cette entreprise de longue haleine Die Verfolgung und Ermordung der europäischen Juden durch das nationalsozialistische Deutschland 1933-1945vient d’être publié. Il sera discuté en présence des auteurs.

Comité organisateur :

Judith Lyon-Caen (EHESS-CRH), Barbara Lambauer (IfZ, Munich-Berlin/SIRICE,Paris), Florent Brayard (EHESS-CRH), Judith Lindeberg (EHESS-CRH), l'équipe Histoire et Historiographie de la Shoah Avec le soutien de soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

Programme

Version française

Version anglaise

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Fiche éditeur : http://hhs.ehess.fr/
Les juifs face à la destruction : le district de Lublin

Les juifs face à la destruction : le district de Lublin

Jeudi 15 octobre de 16h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Pour la première séance du séminaire "Histoire et historiographie de la Shoah", David Silberklang (chercheur au sein de l'International Institute for Holocaust Research et rédacteur en chef de Yad Vashem Studies) viendra présenter son dernier ouvrage, Gates of Tears: The Holocaust in the Lublin District (Yad Vashem, 2014).

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

Fiche éditeur : http://hhs.ehess.fr/
Conférence de Tom Burke : The American Disabilities Act as a Litigation Policy

Conférence de Tom Burke : The American Disabilities Act as a Litigation Policy

Mercredi 7 octobre de 15h-19h - Séance exceptionnelle de séminaire d'ESOPP

Présentation

Tom Burke est professeur de science politique au Wellesley College. Il est actuellement professeur invité à l’Institut d’études gouvernementales de l’Université de Berkeley (Californie). Ses recherches portent sur la place du droit et des litiges dans les politiques publiques et sur la manière dont les institutions répondent aux revendications en matière de droits. Après avoir longtemps travaillé sur la question du handicap, il examine dans son dernier livre, co-écrit avec Jeb Barnes, How Policy Shapes Politics (Oxford University Press, 2015), les conséquences politiques de la ‘judiciarisation”.

Quelques publications :

  • avec Lief Carter de la 8e édition de Reason in Law (University of Chicago Press, 2015)

  • Lawyers, Lawsuits and Legal Rights: The Struggle Over Litigation in American Society(University of California Press, 2002)

  •  Kagan the Explorer(Judicature, 2013)

  • From the Courthouse to the Chalkboard(Tulsa Law Review, 2013), Making Way: Legal Mobilization, Organizational Response and Wheelchair Access (Law and Society Review, 2012)

 

Lieu

EHESS
Salle 015
190, avenue de France
75013 Paris

La prohibition des drogues. Approche transversale

La prohibition des drogues. Approche transversale

Mercredi 7 octobre de 11h-14h - Séminaire exceptionnel du GEI

Présentation

La prohibition des drogues fait aujourd’hui débat. Face aux échecs de la guerre à la production et au commerce des drogues, devant l’explosion de la criminalité et des conflits dérivés de la prohibition, et constatant que malgré tous les interdits la consommation mondiale ne cesse de se développer, la question du bien-fondé de la prohibition n’est plus seulement posée par des associations d’usagers et des chercheurs en sciences sociales, mais par des hommes d’État et des fondations internationales. Le constat est accablant : la guerre à la drogue tue beaucoup plus que la consommation de drogue. Or, face à l’énorme problématique soulevée par les dites drogues, renvoyant à des questionnements philosophiques, religieux, sociétales, psychanalytiques, l’expertise est confiée normalement à des policiers, des juges, des psychiatres, des médecins, des assistants sociaux et des organismes de rédemption. Une approche qui amplifie le traitement répressif, criminogène, ostracisant, méprisant ou apitoyant des consommateurs des dites drogues. Par ce séminaire collectif de recherche, nous voulons questionner les motivations, l’historique, la pertinence de la prohibition des drogues, dans une approche transversale qui se veut aussi trans-universitaire. Notre volonté est de faire de ce séminaire à la fois un carrefour d’échanges de connaissances et un laboratoire pour des nouvelles recherches.

Intervenants

  • Alessandro STELLA (historien, DR au CNRS)
  • Michel KOKOREFF (sociologue, professeur d’université Paris 8)
  • Fabrice OLIVET (directeur d’ASUD-Auto Support des Usagers de Drogues)
  • Laurent APPEL  (journaliste, membre d’ASUD)

Organisateurs : Alessandro STELLA (historien, DR au CNRS), Michel KOKOREFF (sociologue, professeur d’Université Paris 8), Fabrice OLIVET (directeur d’ASUD-Auto Support des Usagers de Drogues), Laurent APPEL (journaliste, membre d’ASUD)

Lieu

EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Hommage à Louis Bergeron

Hommage à Louis Bergeron

Vendredi 23 octobre de 10h-17h30 - Journée d'hommage

Présentation

Il y a tout juste un an, disparaissait brutalement Louis Bergeron. Certains de ses collègues, de ses élèves ou des personnes l’ayant connu dans le cadre de ses travaux de recherche, de ses séminaires à l’EHESS ou de ses activités internationales ont souhaité qu’un hommage lui soit rendu, hommage mémoriel de reconnaissance humaine mais aussi hommage scientifique, soutenu par l'EHESS et le Centre de recherches historiques.

S’il s’agit, durant cette journée, de rendre l’hommage légitime que doivent d’anciens collègues, doctorants et élèves à une personnalité les ayant profondément marqués, il conviendra surtout de dégager, par le témoignage de ceux qui l’ont connu, la logique et les incertitudes de son parcours intellectuel et scientifique mais aussi engagé dans la société.

 

Programme

La matinée de 10h00 à 12h30 - sera introduite par Pierre-Cyrille Hautcoeur, Président de l’EHESS et par les Directeurs du CRH. Elle prendra la forme d’une table ronde, autour de la carrière scientifique de Louis Bergeron, de ses premiers travaux sur la Révolution et l’Empire à l’enquête sur les Grands notables, de l’histoire urbaine de Paris aux élites sociales de la banque et du patronat. Ses fonctions de direction à la tête du CRH et son rôle dans la vie de l’EHESS ne seront pas oubliés. Elle réunira notamment Patrice Bourdelais, Serge Chassagne, Guy Chaussinand-Nogaret, Jean Ehrard, Mathieu Marraud, Marie-Vic Ozouf-Marignier, Denis Woronoff. La parole sera également donnée aux amis et collègues de Louis Bergeron présents dans la salle.

L’après-midide 14h15 à 17h30 - s’attachera, toujours sous la forme d’une table ronde, au rôle joué par Louis Bergeron d’abord dans l’émergence, en France, du concept d’archéologie industrielle, puis secondement à son influence essentielle dans la structuration du mouvement international en faveur de la préservation du patrimoine de l’industrie, notamment au travers de ses deux mandats de Président du TICCIH.

La table ronde rassemblera quelques Français qui l’ont accompagné notamment autour du CILAC – Bernard André, Gracia Dorel-Ferré, Geneviève Dufresne et Maria Teresa Maiullari-Pontois - mais aussi des personnalités européennes de premier plan dans le domaine de l’archéologie industrielle, Eusebi Casanelles, Luigi Fontana, Franco Mancuso, Massimo Preite et Guido Vanderhulst.

Comité d’organisation : Bernard ANDRE, Geneviève DUFRESNE, Marie-Vic OZOUF-MARIGNIER, Denis WORONOFF

L’entrée sera libre et gratuite.
Contact :
bernard.andre56@wanadoo.fr

marie-vic.ozouf-marignier@ehess.fr

 

Lieu

EHESS
Amphithéâtre
105, boulevard Raspail,
75006 Paris

Gérer la pénurie, gouverner l’abondance. Dynamiques du stockage et de l’approvisionnement dans le secteur agroalimentaire (XVIIIe-XXe siècles)

Gérer la pénurie, gouverner l’abondance. Dynamiques du stockage et de l’approvisionnement dans le secteur agroalimentaire (XVIIIe-XXe siècles)

29-30 octobre - Colloque

Présentation

Alors que l’exposition universelle qui se déroule à Milan de mai à octobre 2015 se donne pour thème « Nourrir la Planète, Énergie pour la Vie », le monde semble de nouveau confronté à des problèmes qui semblaient définitivement réglés : le risque des pénuries et la capacité à garantir une alimentation adéquate à une population mondiale croissante et en voie d’urbanisation. Se situant au carrefour des sphères de la production, de la consommation et de la transformation, les systèmes de stockage et d’approvisionnement constituent un observatoire privilégié des évolutions récentes des agricultures à l’échelle du monde. Nullement neutres dans leurs fonctionnements, ces systèmes sont en effet le produit d’interactions complexes et révélatrices de la manière d’articuler les discours sur la rareté et sur l’abondance dans chaque société et dans chaque contexte particulier. Ces mécanismes méritent donc d’être explorés tant dans leurs dynamiques que du point de vue des acteurs impliqués et des institutions qui les gouvernent. Les pratiques du stockage et de l’approvisionnement constituent en effet un enjeu fondamental de toute perspective visant à suivre et, éventuellement, à réguler les évolutions du secteur agroalimentaire.

Programme

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Savoirs et sciences de la Renaissance à nos jours. Une lecture de longue durée : Conclusion générale de Dominiques Pestre

Savoirs et sciences de la Renaissance à nos jours. Une lecture de longue durée : Conclusion générale de Dominiques Pestre

Lundi 23 novembre de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

La première séance des Rencontres du GEHM accueillera Dominique Pestre, directeur général des trois volumes de l’Histoire des sciences et des savoirs, Paris, Seuil, octobre 2015 (vol. 1, De la Renaissance aux Lumières, dir. par S. Van Damme ; vol. 2, Modernité et Globalisation, 1770-1914, dir. par K. Raj et O. Sibum ; vol. 3, Le siècle des technosciences, depuis 1914, dir. par C. Bonneuil et D. Pestre). Au cœur de la discussion, le texte de conclusion de l’entreprise : D. Pestre, « Savoirs et sciences de la Renaissance à nos jours. Une lecture de longue durée », vol. 3, p. 461-485. 

A l’issue de cette séance, une présentation générale des trois volumes aura lieu, sur l’initiative du Centre Koyré, de 17h à 19h, au 105 bd. Raspail, amphithéâtre François Furet, en présence des directeurs des volumes, des auteurs et de quatre discutants : Roger Chartier, Simona Cerutti, Patrick Fridenson, Jakob Vogel et Nilüfer Göle. 

Pour plus de détails voir : http://koyre.ehess.fr/.

 

Lieu

EHESS
Salle du Conseil B (R-1)
190, avenue de France
75013 Paris

La démocratie de la place publique

La démocratie de la place publique

19-20 novembre - Colloque

Présentation

Depuis 2010, de nombreux mouvements d’un type nouveau ont éclaté dans l’Europe orientale et méridionale, en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Ce colloque vise à faire se rencontrer des « activistes-réflexifs » venant de Tunisie, d’Égypte, de Turquie, d’Ukraine, du Brésil, d’Espagne et de Bulgarie.

Ces mouvements sont caractérisés par les espaces qu’ils occupent, notamment la place Tahrir, la place de la Kasbah, Gezi Park et Maïdan. Dans la rue se mettent en scène de nouveaux imaginaires démocratiques par la performance, l’art et l’humour. Les activistes sont artistes, blogueurs, journalistes, universitaires, précaires, etc. Ils inventent de nouvelles formes de détermination collective des exigences et réfutent le leadership et la représentation. Ces mouvements sont souvent sévèrement réprimés, les participants emprisonnés, sinon abattus par des tireurs en uniforme ou non. Il se dessine, dans une dimension globale, de nouvelles formes de légitimité démocratique qui sont une critique en acte de l’histoire du XXe siècle autoritaire, hiérarchique et partidaire.

 

Programme

Lieu

EHESS
Amphithéâtre F. Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

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Découverte des outils SIG. Mesurer, comprendre, afficher (Outils, concepts, fonctions)

Découverte des outils SIG. Mesurer, comprendre, afficher (Outils, concepts, fonctions)

Lundi 30 novembre de 14h30 à 18h30 - Demi journée détude

Présentation

Dans le cadre de la Plate-forme SIG de l’EHESS, est organisée une séance de découverte aux potentialités des outils SIG développés par la société ESRI (ArcGIS) que l’EHESS a acquis et dont des licences utilisateurs sont à votre disposition.

Elle s’adresse à tous (enseignants, chercheurs, étudiants…), sensibilisés ou interpellés dans leurs travaux de recherches par des questions liées à l’espace, au temps autour de données thématiques quels que soient les champs d’application. Mesurer, comprendre, décider, communiquer sont les grands fondements sur lesquels reposent un SIG.

Stanislas Pachulski (responsable du pôle Education/Recherche à ESRI-France), accompagné d’un ingénieur se proposent non seulement de présenter le SIG ArcGIS : le logiciel, ses outils, ses fonctions, ses concepts, mais aussi de répondre à vos questions et vos attentes.

Afin de gérer au mieux cette rencontre, il vous est demandé de vous inscrire auprès de :
anne.vitu@ehess.fr et de eric.mermet@ehess.fr

 

Lieu

EHESS
Le France (salle 640-641)
190 Avenue France
75013 Paris

Catastrophe, Environnement et Propriété : Approches historiques, XIXe-XXe siècle

Catastrophe, Environnement et Propriété : Approches historiques, XIXe-XXe siècle

2 et 3 décembre - Colloque international

Présentation

Événement soutenu par le projet ANR GOVENPRO (http://govenpro.hypotheses.org/)

Inscription obligatoire : http://paris-iea.fr/node/3369/

Ce colloque vise à explorer, dans une perspective historique centrée sur les XIXe et XXe siècles, les interactions entre les systèmes de propriété sur les ressources et les environnements et une classe particulière de processus socio-écologiques: les catastrophes. Il réunit une vingtaine de chercheuses et chercheurs venus du monde entier, pour la plupart historiens. Comment les systèmes de propriété étasunien, soviétique et japonais renforcent-ils la vulnérabilité des populations, ou autre contraire, augmentent-ils leur résilience ? Comment les systèmes coloniaux ont-ils bouleversé les agencements locaux préventifs ? Comment les industries minières et nucléaires ont-elles influencé la définition et l’application des droits de propriété et du droit des catastrophes et quels conflits avec les riverains ces transformations ont-elles suscités ? Ce seront là quelques-unes des questions abordées dans le cadre de la conférence.

Contact organisateurs

Fabien Locher (flocher@ehess.fr),
Marc Elie (marc.elie@cercec.cnrs.fr)

 

Programme


Lieu

IEA de Paris
Hôtel de Lauzun
17, quai d'Anjou
75004 Paris

 


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L'économie dans la construction de l'Europe : un aperçu historique

L'économie dans la construction de l'Europe : un aperçu historique

3 et 4 décembre - Colloque

Présentation

Fait inédit dans l’histoire, la construction d’un ensemble européen supranational repose, dès ses commencements à la fin des années 50, sur des dynamiques centripètes qui sont en large partie fondées sur des processus économiques. Ce constat s’impose à la réflexion des historiens de l’économie de toute époque, afin de saisir les écarts et les convergences entre le présent et les configurations antérieures et pour replacer les dynamiques actuelles dans l’évolution globale du monde contemporain. Une rencontre consacrée à ces thématiques nous a paru la formule adéquate pour célébrer le cinquantenaire de l’Association Française d’Histoire économique. 

NB : L’inscription au colloque est indispensable sur le lien suivant :
https://e-formation.igpde.finances.gouv.fr/forms/content/display_campaign.php?url=2d51964610a0a16d78c8ef4c5db57cf9

Le mail de confirmation de l’inscription et une pièce d’identité seront demandés à l’entrée

Programme

Lieu

3 décembre

Ministères économiques et financiers
139, rue de Bercy
75012 Paris

4 décembre

BNP Paribas
14, rue Bergère
75009 Paris

Document(s) à télécharger

 

Humanitarianism and historiographe

14 décembre de 14h-16h30 - Les Rencontres du GEHM

Présentation

This lecture is about how imaginers learned to challenge the sovereignty of other states to violate the rights of other citizens.  Roger Casement was an avatar of a new humanitarian age in the 1900s.  The Irish crusader championed the rights of Congolese and Amazonian natives exploited and brutalized to enrich others.  His reports were among the most sensational exposés of atrocities in far away places, linking London shareholders to the torture of Yanomami Indians.  They were joined by images and writings of massacres of Christians under Ottoman rule and Herero people under the heel of German imperial troops.  Modern humanitarianism began with the reports of colonial atrocities; Mahatma Gandhi, clad in rustic cotton, became the global icon of peaceful regard for others.  As imperial wars came home to Europe, the savagery of world war pulled the veil back on the scale of state violence against civilians.  In 1944, a Polish-Jewish lawyer coined the term “genocide,” forever changing the language of humanitarianism and opening the path to considering obligations to protect others.  The idea gathered force with the entwined decolonization of the Third World and the furor caused by Hannah Arendt’s concept of the banality of evil; dealing with atrocities meant confronting what makes man violent.  The paradox of the 1970s was that just as imaginers were backing away from redistributionist solutions to global inequality, they fastened on a discourse of human rights and invigorated civic movements that would sire the concept of global citizenship.  

 

Lieu

EHESS
Salle B du Conseil
190, avenue de France
75013 Paris

Guerre civile et dictature : regards croisés sur l’histoire espagnole au 20e siècle

Guerre civile et dictature : regards croisés sur l’histoire espagnole au 20e siècle

Vendredi 8 janvier de 9h30-17h - Journée d'étude

Présentation

S’appuyant sur la parution du numéro 127 de Vingtième Siècle. Revue d’histoire consacrée aux effets des conflits de mémoire sur l’écriture de l’histoire en Espagne, cette journée d’étude a pour objet d’explorer les relations entre cette historiographie et les autres historiographies européennes. Les historiens espagnols ont longtemps souligné combien l’histoire de ce pays, au 20e siècle, s’écartait de celle du reste de l’Europe. L’Espagne ne participe à aucune des deux guerres mondiales et connaît pendant quarante ans une dictature, née dans le contexte des années 1930. Les historiens y ont vu un temps la confirmation de cette « exception espagnole », théorisée par les intellectuels de ce pays depuis la fin du 19e siècle. Depuis les années 1990 cependant, ils s’appliquent à réintégrer l’histoire de l’Espagne à celle de l’Europe.

L’objectif de cette journée d’étude est d’interroger les modalités de cette articulation de l’historiographie espagnole à l’historiographie internationale, en s’intéressant à l’histoire de la guerre civile et du franquisme. Quelles sont les variations espagnoles des questions et des courants historiographiques sur les guerres et sur les dictatures ? Quels usages font les historiens travaillant sur l’Espagne de la comparaison internationale, et des emprunts méthodologiques et théoriques ? Quel est l’apport de l’intégration de l’histoire de la guerre civile espagnole et du franquisme à la compréhension de l’histoire de l’Europe au 20e siècle ?

 

Programme

 

Lieu

Centre d’histoire sociale du 20esiècle
Amphi Dupuy
9 rue Malher
75004 Paris

Document(s) à télécharger

Pétain’s Jewish Children. French Jewish Youth and the Vichy Regime, 1940-1942

Pétain’s Jewish Children. French Jewish Youth and the Vichy Regime, 1940-1942

Jeudi 21 janvier de 16h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

I will join the history department in September 2015. I was an undergraduate at Sussex in History and French and completed an M.St and a DPhil in History at St Hugh’s College, Oxford. I have held postdoctoral fellowships at the European University Institute (Max Weber Fellow), Yad Vashem and the United States Holocaust Memorial Museum. Before moving to Sheffield I was a British Academy Postdoctoral Fellow at Brasenose College, Oxford.

En savoir plus

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 paris

Vie et mort des concepts historiographiques

Vie et mort des concepts historiographiques

Lundi 18 janvier de 10h à 17h30 - Les Rencontres du GEHM

Présentation

En une formation, une carrière, une vie d'historien, nous sommes appelés à voir évoluer nos manières de penser et d'écrire l'histoire. Parce que chacun de nous évolue, progresse peut-être mais aussi parce que certains notions, dominantes à une certain période, perdent de leur superbe, se réfugient dans ses marges, sortent du champ historique si champ historique il y a.

Prenant son intitulé au sérieux, le GEHM (groupe d'études des historiographies modernes) proposera au cours de l'année 2016, sous l'intitulé d'ensemble « Vie & Mort des Concepts historiographiques », TROIS RENCONTRES destinées à aborder, sous son angle historique, la question de l'environnement intellectuel et méthodologique de notre profession.

Après un bref retour « socio-historique » sur les raisons d'une part, les conséquences sur l'exercice de notre profession d'autre part, de ces engouements/dépérissements, la journée consistera en la présentation de quelques études de cas, c'est-à-dire de quelques études de mots ou expressions largement utilisés à un moment de l'évolution historiographique : Multi-culturalisme(Henriette Asséo), Résistancialisme (Marc Olivier Baruch), Retard historique (Alessandro Stanziani), Transition (Jacques Revel), Régime (Gérard Lenclud), Trauma (Sabina Loriga).

Une deuxième rencontre est d'ores et déjà prévue le lundi 21 mars, aux mêmes horaires, autour des concepts suivants : Transfert culturel, Milieu, Consensus, Paradigme, Accélération, Perfectibilité. À la fin de l'année universitaire ou à l'automne 2016, une troisième salve, encore en gésine, pourrait être consacrée à Conjoncture, Stratégie, Massacres… et à tout thème qu'il vous intéresserait de traiter ou de voir traité, les propositions de collaboration étant à cet égard les très bienvenues.

Lieu

EHESS
Salle du Conseil B
190, avenue de France
190, avenue de France
75013 Paris

Discriminés - exterminés - oubliés : Patients psychiatriques et handicapés en URSS durant l’occupation nazie

Discriminés - exterminés - oubliés : Patients psychiatriques et handicapés en URSS durant l’occupation nazie

21-23 janvier - Colloque international

Présentation

L’équipe Histoire et historiographie de la Shoah est partenaire du colloque "Discriminés - exterminés - oubliés

Patients psychiatriques et handicapés en URSS durant l’occupation nazie » organisé par l'Université Paris-Sorbonne et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un très grand nombre d’handicapés, patients psychiques, adultes et enfants en Union soviétique ont été assassinés, ou sont morts dans d’autres circonstances violentes. Autour d’un groupe germano-biélorusse de jeunes chercheurs dont les travaux (à paraître en janvier 2016) ont permis de cerner le contexte, les modalités et l’impact de ces meurtres de masse, le colloque réunira des chercheurs biélorusses, ukrainiens, russes, suédois, israéliens, suisses, allemands et français. Seront également analysées les conditions sociétales et médicales de l’entre-deux-guerres, l’influence du débat international sur l’eugénisme et l’« euthanasie » - y compris dans les républiques socialistes baltes -, la condition des handicapés en Union soviétique ainsi que la propagande contemporaine et enfin, l’oubli dans lequel ces victimes sont tombées après 1945. Le colloque se situe donc à la croisée de plusieurs champs d’histoire : l’histoire de

l’URSS sous occupation nazie, l’histoire sociale de la guerre, l’histoire de la science et de la médecine, l’histoire des handicapés au XXe siècle.

Inscription obligatoire pour mesures de sécurité à l’adresse: labexguerres@gmail.com
Plus d’information: http://www.paris-sorbonne.fr/oublies-de-l-occupation

Programme

Lieu

Université Paris Sorbonne
Amphithéâtre Michelet
46, boulevard Saint-Jacques
75005 Paris


E. P. Thompson : Droit et sciences sociales

E. P. Thompson : Droit et sciences sociales

Vendredi 15 janvier de 9h30-13h - Demie journée d'étude

Rencontre d'études organisée dans le cadre du PRI "Terrains du droits" (http://terrains-du-droit.ehess.fr/). Organisation: Michele Spanò et Simona Cerutti

Programme

  • Simona Cerutti, E.P. Thompson et le droit, au delà de quelques malentendus

  • Jean Boutier, Custom = Culture. Genèse et impact d'une proposition.

  • Alain Cottereau, Le pouvoir jurisprudentiel populaire. Une clé de l’œuvre de Thompson

  • Liora Israël, Thompson et le droit. Quelques idées de braconnage pour la sociologie du droit

  • Philippe Minard, Le droit dans La Guerre des Forêts (1975)

  • Arundhati Virmani, A Thompsonian approach to Colonial Law: India 19th-20th century

  • Michele Spanò, E.P. Thompson. Romantisme de la coutume, critique de la propriété et 'droit des privés'

Lieu

EHESS
Salle 640
190, avenue de France
75013 Paris

E. P. Thompson en traduction et en débat

E. P. Thompson en traduction et en débat

Lundi 15 février de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Plusieurs ouvrages du grand historien britannique Edward P. Thompson sont parus en français dans les toutes dernières années. Deux d'entre eux retiendront particulièrement notre attention : Les usages de la coutume, traduit et édité par Jean Boutier et Arundhati Virmani, et publié à l’automne aux éditions de l’Ehess-Seuil-Gallimard ; La guerre des forêts, édité par Philippe Minard, paru en 2013 aux éditions La Découverte (séries « Futurs antérieurs »). Ce contexte exceptionnel nous encourage à réfléchir sur les appropriations tardives de l’œuvre de Thompson en France, et de ses enjeux. Nous en discuterons, à partir de la lecture de certains de ses textes ou de ceux de ses éditeurs, avec Jean Boutier, Simona Cerutti, Patrick Fridenson, Philippe Minard et Arundhati Virmani.

Les Usages de la coutume. Traditions et résistances populaires en Angleterre (XVIIe-XIXe siècle)

Traduit de l'anglais par Jean Boutier et Arundhati Virmani

Les Usages de la coutume propose la traduction en français de Customs in Common, ouvrage dans lequel l’historien britannique Edward P. Thompson avait rassemblé en 1991 ses articles majeurs. Tous ont marqué la réflexion historiographique depuis près de cinq décennies. À l’aide de notions comme l’histoire vue d’en bas, l’agency, l’économie morale ou la discipline du travail industriel, Thompson, à partir du cas anglais, y analyse les transformations des sociétés européennes entre le XVIIe et le XIXe siècle. Dans une société travaillée par le paternalisme de la noblesse, les tensions sur le marché des subsistances, la privatisation des biens communs ou l’impossibilité du divorce, Thompson scrute les luttes des hommes et des femmes du peuple pour conserver leur place et leurs droits, batailles dont il n’a cessé de rappeler l’actualité. La défense de la coutume y apparaît alors comme le principal moyen pour s’opposer aux réformes qui ouvrent la voie à la société libérale.

Intellectuel peu conventionnel, aux marges de l’Université britannique, E. P. Thompson (1924-1993) n’a jamais séparé la rigueur et l’inventivité de ses recherches de son engagement militant au service d’un socialisme humaniste, depuis la nouvelle gauche des années 1950 jusqu’à la campagne européenne pour le désarmement nucléaire à partir de 1980. La Formation de la classe ouvrière anglaise (1963, trad. fr. 1988), Whigs and Hunters (1975) ou Albion’s Fatal Tree (1975) comptent parmi les livres les plus lus et les plus discutés à l’échelle mondiale, aussi bien dans les pays émergents, Inde, Chine, Amérique latine, qu’en Europe et en Amérique du Nord. Ses analyses et ses propositions restent au cœur des débats intellectuels et politiques contemporains.

 

La Guerre des forêts. Luttes sociales dans l’Angleterre du XVIIIe siècle

Traduit et présenté par Philippe Minard

L’historien Philippe Minard publie et commente l'ouvrage, jusqu'ici inaccessible en français, de l’historien Edward P. Thompson, La Guerre des forêts. Luttes sociales dans l’Angleterre du XVIIIe siècle.

En 1723, le Parlement anglais adopte une loi terrible, le Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux.  La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. L'atteinte à la propriété est ainsi criminalisée à l'extrême, et la loi ne sera abrogée qu'un siècle plus tard, en 1827.
Cet épisode s'inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d'une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d'usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, où l'oligarchie règne par la loi du profit et la corruption.
L'analyse magistrale qu'en donne le grand historien britannique Edward P. Thompson montre comment s'impose, dans l'arène juridique, l'individualisme possessif face aux droits collectifs. Elle fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques : la « guerre des forêts » est aussi une lutte de classes sans merci.

 

Lieu

EHESS
salle B du Conseil
190, avenue de France
75013, Paris

Les legs de l'eugénisme en contexte démocratique

Les legs de l'eugénisme en contexte démocratique

Mercredi 3 février de 15h-19h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Pour des raisons évidentes et tragiques, l’histoire de l’eugénisme a initialement privilégié son association avec les idéologies totalitaires du XXe siècle, et ses applications criminelles. Depuis les années 2000 émerge une interrogation nouvelle. En quoi cette idéologie scientiste et inégalitaire, qui d’emblée suscita autant de réprobation que de fascination, marqua-t-elle de son empreinte les sociétés démocratiques, et inspira-t-elle, au-delà des politiques de stérilisation, les politiques de santé mais aussi d’éducation, d’orientation professionnelle, de façonnement des populations ? A la dichotomie idéologiquement ambiguë entre « eugénisme positif » et « eugénisme négatif », cette séance opposera une approche historisante en partant de l’affirmation, à partir des années 1930, d’un eugénisme « réformé », qui combattrait le racisme et aiderait à l’accomplissement des personnes.

Bibliographie

  • Wendy Kline, Building a Better Race: Gender, Sexuality, and Eugenics from the Turn of the Century to the Baby Boom, Berkeley (Ca.), University of California Press, 2001.

  • Diane B. Paul, Controlling Human Heredity: 1865 to the Present, Atlantic Highlands (NJ), Humanities Press, 1995.

  • Edward Ross Dickinson, « Biopolitics, Fascism, Democracy: Some reflections on our discourse about 'Modernity' », Central European History, 37, 1, 2004, p. 1-48.

  • Paul-André Rosental, Destins de l'eugénisme, Paris, Le Seuil, La librairie du XXIe siècle, 2016

Lieu

EHESS
Salle A du Conseil
190, avenue de France
75013 Paris

Présentation de l'ouvrage The Art of Cistercian Persuasion in the Middle Ages and Beyond

Présentation de l'ouvrage The Art of Cistercian Persuasion in the Middle Ages and Beyond

Mardi 16 février de 14h-17h30 - Demie Journée d'étude

Caesarius of Heisterbach’s Dialogue on Miracles and its Reception

En savoir plus sur l'ouvrage

Programme

  • 14h-14h15 : accueil des participants

  • 14h15 - 14h30 : présentation du volume The Art of Cistercian Persuasion in the Middle Ages and Beyond. Caesarius of Heisterbach’s Dialogue on Miracles and its Reception par Victoria Smirnova et Marie Anne Polo de Beaulieu.

  • 14h30-15h00 : Brian Patrick McGuire, Cistercian persuasion and the world of Caesarius. (Présentation par Jacques Berlioz)

15h00-15h30 : pause-café

  • 15h30-17h : table ronde animée par Nicole Bériou : Et si les Cisterciens avaient été de vrais maîtres du "faire croire" au Moyen Age ?
    1)"Mise en ordre et classement de la matière narrative cistercienne" (mise en recueil et classement dans les bibliothèques)
    2)"Techniques du faire croire dans la théologie narrative cistercienne"
    3)"Comment les récits monastiques sont-ils exportés hors de la clôture ?"
    4)"Traductions vernaculaires des exempla cisterciens et nouvelles communautés d'interprétation" 

Lieu

Institut d’études Avancées

75004 Paris

 

Enfants, apprentis, esclaves. Figures de la dépendance, de l’Antiquité à nos jours

4-5 février - Colloque international

Cette session est organisée dans le cadre du séminaire de l’EHESS Savoirs, Institutions, économies: histoires connectées et dynamiques globales, part du programme Global History Collaborative, consortium entre l’EHESS, le CNRS et les Universités de Princeton, Tokyo, Humboldt and Freie (Berlin).

Ces journées d’études font partie du programme de recherche Next,  Travail libre/travail forcé. Contraintes locales et dynamiques globales. Afrique, Europe, Asie, du XVe siècle à nos jours, financé et soutenu par héSam Université.

Comité scientifique :
Cecilia d’Ercole EHESS, ANHIMA, Odile Journet, EPHE, Lionel Kesztenbaum, INED) ; Catarina Madeira Santos, EHESS, IMAF ; Karine Marazyan, Paris 1 ; Alessandro Stanziani, EHESS et CNRS (coordinateur du programme) Thomas Vernet, Paris 1.

 

Présentation

Ces journées d’études se proposent d’identifier et discuter les analogies et les différences, les circulations de modèles et pratiques concernant les esclaves, enfants et apprentis depuis l’antiquité à nos jours. Ces relations doivent s’étudier dans leur fluidité, mais aussi délimitation au sein de contextes historiques précis. Ces contextes sont à mettre dans une perspective de longue durée (de l’Antiquité à nos jours) et en sortant des visions purement européennes et eurocentriques.

En particulier, les participants sont invités à dépasser les oppositions conventionnelles de l’historiographie entre apprentis en Europe et dans les colonies (en particulier lors de l’abolition de l’esclavage) ; entre travail et capital humain, époques pre-moderne et moderne, histoire de la famille et histoire de l’esclavage etc.

Nos discussions porteront sur :

  • Les mots et langages pour qualifier l’enfant/apprenti/esclave. Dans plusieurs configurations historiques ces mots et concepts se renvoient dos à dos.

  • Les tensions entre statuts, contrats et conditions des enfants/apprentis/esclaves. Ces éléments renvoient à l’identification des droits/obligations vis-à-vis des maîtres et pères (souvent coïncidant).

  • Les formes de la dépendance des enfants se placent au carrefour de famille et marché, travail, capital et éducation. Les tensions et les liens entre ces éléments sont à discuter.

 

Programme

Jeudi 4 février

9h30- 12h30

  • Marianne Béraud, Université Grenoble 2, CRHIPA, A l’école du vicariat : sous-dépendance servile et apprentissage du « métier d’esclave » dans le monde romain.

  • Philippe Akar, Anhima, Les uolones de la bataille de Bénévent (214 av. J.C.) : autorité du magistrat et intégration des normes du comportement civique.

  • Orsolya Varsányi, Institut de Philologie Sémitique, Université catholique Pázmány Péter (Budapest et Piliscsaba), Georgius de Hungaria: un esclave chrétien dans la Turquie médiévale tardive.

  • Hayley Negrin, NYU, Les droits des pères au nouveau monde: enfants indigènes, colonialisme anglais et les limites de la traite des esclaves indiens dans le Sud des USA.

14h- 18h

  • Arun Kumar, Université de Gottingen, Plus qu’une seule modalité: l’apprentissage et le processus de formation au travail en Inde coloniale.

  • Akanksha Narayan Singh, Université de Delhi, Aspects de la servitude et de la dépendance en Inde coloniale du Nord, 1800-1920.

  • Table ronde : Enfants, apprentis, esclaves, animée par : Mathieu Arnoux, EHESS, Université Paris 7, Cecilia d’Ercole, ANHIMA, EHESS, Alessandro Stanziani, CRH, EHESS and CNRS

 

Vendredi 5 février

15h-19h

  • Soni Sharma, Jawaharlal Nehru University, New Delhi, India, Réclamer les délaissés: les orphelins dans l’Inde coloniale.

  • Tiziana Leucci, CEIAS, CNRS and EHESS, Enfants, apprentis et ‘esclaves des dieux’, le cas des devadāsī en Inde du Sud: usages et instrumentalisations du terme sanscrit ‘dāsī’ au 20e siècle.

  • Olivier Allard, EHESS, Grandir entre les mains d’un patron : parenté et travail dans les basses terres d’Amérique du Sud.

Le résumé et les axes principaux du projet sont disponibles sur le site : https://aiow.hypotheses.org/

Lieu

Jeudi 4 Février

Collège de France
Salle  Claude  Lévi-Strauss
52,  rue  du  Cardinal  Lemoine
75005  Paris

Vendredi 5 février

EHESS
Amphithéâtre
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Une fiscalité de guerre ? Contraintes, innovations, résistances

Une fiscalité de guerre ? Contraintes, innovations, résistances

11-12 février - Colloque

Parmi les pays belligérants, à côté de l’emprunt, quelle a été la part de l’impôt dans le financement de la guerre ? Pourquoi ? Avant août 1914, la préparation de la guerre a-t-elle donné lieu à des projets de réforme fiscale ?  En quoi la guerre a-t-elle affecté le système fiscal des pays belligérants ? De quelles innovations est-elle à l’origine ? Quels nouveaux types d’impôts, de taxes ou de recettes a-t-elle suscités (impôts directs ou indirects, taxes parafiscales)  ? Peut-on parler « d’impôts patriotiques » d’une « fiscalité de guerre » ? 
Quels ont été les débats politiques et techniques au Parlement, à la tête de l’exécutif ou sein de l’administration des Finances ? Comment les ministres des Finances ont-ils arbitré entre la préservation des principes du libéralisme et les adaptations nécessaires à la conduite d’une économie de guerre ? Des personnalités ont-elles joué un rôle particulier dans le débat fiscal (ministres des Finances, parlementaires, publicistes, représentants des professions, syndicalistes) ?  En France, comment qualifier la gestion comparée d’Alexandre Ribot et de Louis Klotz ?
Quelle a été la contribution des experts en finances publiques, notamment des professeurs de droit spécialistes de science et de législation financière (Gaston Jèze par exemple) ? Peut-on discerner un effet de la guerre sur la doctrine financière ou le conflit n’a - t-il été qu’une parenthèse ? 
Comment les administrations financières se sont-elles organisées pour faire face à la mobilisation générale et pour appliquer les nouvelles législations fiscales ? Quels nouveaux instruments ont-ils été mis en place ? Quel a été l’impact de la guerre sur les fonctionnaires des régies financières ?  

Comment les contribuables ont-ils réagi aux innovations fiscales (particuliers, entreprises) ? Quelles résistances ou quels obstacles  la mise en place de ces nouveaux impôts ou taxes a-t-elle rencontrés ? Peut-on parler d’une acculturation de l’impôt en France grâce à la guerre ou par la guerre  ?

Programme

Lieu

Ministères économiques et financiers
Centre de conférences Pierre-Mendès-France
Salle François-Bloch-Lainé
139, rue de Bercy
75012 Paris

Document(s) à télécharger

Autour d'Elad Lapidot

Autour d'Elad Lapidot

6 et 7 avril - Conférence et séminaire exceptionnel - EHESS, Paris

Présentation

Elad Lapidot est né en Jérusalem, il a étudié et enseigné le droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem et s’est ensuite dédié aux études de la philosophie, écrivant notamment sur Schelling, Husserl et Levinas. Il a soutenu sa thèse en philosophie à l’Université Paris-1 sur Heidegger. Elad Lapidot a traduit en hébreu plusieurs textes de Levinas aussi bien que Benny Lévy, et Weber. Membre de l'Institut de philosophie de la Freie Universität Berlin et de la Zentrum Jüdische Studien Berlin-Brandenburg, il travaille sur la première traduction hébraïque de Sein und Zeit de Heidegger, de Phänomenologie des Geistes de Hegel et de Zur Phänomenologie der Intersubjektivität de Husserl.

Conférences

Heidegger and the Chosen People: On Jewish Anti-Semitism
Mercredi 6 avril de 15h à 17h
EHESS (salle 1) – 190, avenue de France – 75013 Paris

Dans le cadre du séminaire de Ron Naiweld, La parole et son pouvoir d’agir : le neder de la Bible au Talmud
Selon leurs langues, selon leurs nations. Sur la logopolitique
Jeudi 7 avril de 13h à 15h
EHESS (salle 527) – 190, avenue de France – 75013 Paris

Peut-on mesurer la valeur des reproducteurs humains ?

Peut-on mesurer la valeur des reproducteurs humains ?

Mercredi 6 avril de 15h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Fabrice Cahen
Stérilité, assistance médicale à la procréation et valeur du sperme au 20e siècle

Alexandra Minna Stern(Université du Michigan)
Eugenic sterilization and human worth in the 20th century

Alexandra Minna Stern est historienne, professeure à l’Université du Michigan, où elle intervient dans les départements d’histoire, d’études féministes, d’obstétrique et gynécologie. Elle dirige le Centre d’études latino-américaines et caribéennes et co-dirige le Programme universitaire sur la justice reproductive (Institut pour la recherche sur les femmes et le genre). Après des travaux consacrés à l’histoire de la santé publique et des maladies infectieuses, elle a développé de nombreuses recherches sur les liens entre l’eugénisme, la génétique et la justice reproductive, aux Etats-Unis et en Amérique latine. Son travail croise les problématiques de genre, de race, d’ethnicité, de handicap et d’inégalités sociales, démontrant l’importance de l’histoire pour aborder certaines des questions majeures de notre monde biotechnologique.

Lieu

EHESS
Salle A du Conseil
190, avenue d eFRance
75013 Paris

La prohibition des drogues comme instrument de stigmatisation aux États-Unis et en France

La prohibition des drogues comme instrument de stigmatisation aux États-Unis et en France

Jeudi 7 avril de 11h-14h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Le professeur Carl Hart, de la Columbia University (NY), est invité par Alessandro Stella et l’équipe de coordination du séminaire La prohibition des drogues : approche transversale, pour une séance exceptionnelle, dont voici le programme :

Carl HART, neuro-psychopharmacologue, Columbia University (NY)
La prohibition des drogues au service de l’oppression raciale aux États-Unis

Fabrice OLIVET, directeur d’ASUD
Race, ethnies, communautés à l’épreuve de la prohibition. La guerre à la drogue comme outil de contrôle des minorités ethniques en France, 1980-2005

Discutant : Michel KOKOREFF, sociologue, professeur d’Université à Paris 8

Carl Hart est Professeur associé au Département de Psychologie et Psychiatrie de la Columbia University de New York. Il est aussi Chercheur Scientifique à la Division of Substance Abuse at the New York State Psychiatric Institute, et membre du National Advisory Council on Drug Abuse. Carl Hart est le seul professeur de psychologie africain américain de la Columbia, également le premier noir à avoir obtenu un doctorat en neurobiologie à ce jour.  Il utilise cette notoriété depuis 20 ans pour promouvoir une approche non conformiste des questions d’addiction aux drogues illicites.  Son travail de neurologiste l’a conduit à réfuter les explications basées sur la physiologie du cerveau et la psycho-pathologie, théories très en vogue actuellement dans les milieux scientifiques. Il privilégie une approche sociétale basée sur ses propres travaux qui infirme de manière radicale de nombreux lieux communs attribué au phénomène « drogue ».  Il s’attache  notamment à relativiser l’importance des substances elles-mêmes, qu’il s’agisse des drogues ou des médicament prescrits pour soigner, au bénéfice des questions sociales et politiques qui font du racisme anti-noir l’un des moteurs de la guerre américaine contre la drogue.

Carl Hart a su exposer son sujet dans un ouvrage grand public, High Price, un best-seller autobiographique qui raconte son adolescence de petit délinquant des quartiers pauvres de Miami, confronté à la violence  du trafic et à celle de la police.

 

Lieu

EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulebvard Raspail
75006 Paris

Unzere kinder film de Natan Gross et Shaul Goskind

Unzere kinder film de Natan Gross et Shaul Goskind

8 avril de 14h-17h - Projection-débat

Présentation

Dans le cadre du séminaire "Savoirs du témoignage après la Shoah", nous organisons une séance exceptionnelle autour du film de Natan Gross et Shaul Goskind

Unzere Kinder (Nos enfants), 1948

L'un des rares films tournés en Pologne en yiddish après le génocide, jamais diffusé en Pologne en son temps, Unzere kinder se déroule dans un orphelinat d'enfants survivants près de Lodz. Le duo de théâtre comique, Shimon Dzigan et Israel Shumacher, déjà célèbre avant guerre et de retour d'Union soviétique, y rencontre les enfants et, dans un échange de rôles, devient le public de ces petits survivants qui leur apprennent à représenter ce qu'ils viennent de vivre. En plaçant en son cœur la question de la catharsis théâtrale, ce film, dont le scénario a été écrit par Rachel Auerbach, l'une des survivants de l'entreprise des archives clandestines du ghetto de Varsovie, articule la problématique de la représentation de l'Holocauste et les modalités thérapeutiques de prise en charge du traumatisme des survivants. Méconnu, ce film a été jusqu'ici peu pris en compte dans les études sur la filmographie de la Shoah.

Projection du film (68 min) suivie des interventions de Stéphane Bou: Unzere kinder dans l'histoire du "Holocaust film" et de David Forest-Fuks: Les relations judéo-polonaises après la Shoah au miroir du cinéma yiddish

Pour des raisons de droits de diffusion, il est nécessaire de s'inscrire auprès des organisatrices: jlc@ehess.fr 

Lieu

EHESS
Amphithéâtre Furet
105 bd Raspail
75006 Paris

Europe, qui sont tes migrants ?

Europe, qui sont tes migrants ?

lundi 11 avril à 18h30 - Les Lundis du Grand Palais - Cycle Migrer

Présentation

Avec  Nancy L. Green, historienne, Khadi Hane, écrivaine et  Manuela Martini, historienne.
Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ?

Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Quels exils, quels exodes, sont au fondement du Vieux Continent aux cultures bariolées ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ? Europe, qui sont tes migrants ? - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/europe-qui-sont-tes-migrants#sthash.ufv0C5js.dpuf

Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Quels exils, quels exodes, sont au fondement du Vieux Continent aux cultures bariolées ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ? Europe, qui sont tes migrants ?

Avec  Nancy L. Green, historienne, Khadi Hane, écrivaine et  Manuela Martini, historienne.

En partenariat avec les Puf, la Rmn-Grand Palais vous propose d’assister le lundi à des débats animés par Arnaud Laporte : des confrontations stimulantes d’opinions et d’analyses, en écho avec l’actualité culturelle du lieu ou portant sur des sujets de société.

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Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Quels exils, quels exodes, sont au fondement du Vieux Continent aux cultures bariolées ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ? Europe, qui sont tes migrants ?

Avec  Nancy L. Green, historienne, Khadi Hane, écrivaine et  Manuela Martini, historienne.

En partenariat avec les Puf, la Rmn-Grand Palais vous propose d’assister le lundi à des débats animés par Arnaud Laporte : des confrontations stimulantes d’opinions et d’analyses, en écho avec l’actualité culturelle du lieu ou portant sur des sujets de société.

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Lieu

Rmn - Grand Palais
salle de l'Auditorium
254/256 rue de Bercy
75577 Paris CEDEX 12

Auditorium

Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Quels exils, quels exodes, sont au fondement du Vieux Continent aux cultures bariolées ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ? Europe, qui sont tes migrants ?

Avec  Nancy L. Green, historienne, Khadi Hane, écrivaine et  Manuela Martini, historienne.

En partenariat avec les Puf, la Rmn-Grand Palais vous propose d’assister le lundi à des débats animés par Arnaud Laporte : des confrontations stimulantes d’opinions et d’analyses, en écho avec l’actualité culturelle du lieu ou portant sur des sujets de société.

Les événements de l'exposition

Rencontre / Débat
Les Lundis du Grand Palais - Cycle Migrer

Un monde sans frontières : une utopie ?

23 mai 2016
Grand Palais, Auditorium
 
Rencontre / Débat
Les Lundis du Grand Palais - Cycle Migrer

Art et culture métissés : que nous apporte l’autre ?

30 mai 2016
Grand Palais, Auditorium
 
 

Le magazine

Au-delà des clichés, une histoire en noir et blanc - Conférence gratuite ce mercredi à l'Auditorium

Article
publié le 11 Avril 2016
Ce mercredi 13 avril à l'Auditorium du Grand Palais, venez assister gratuitement à la conférence "Au-delà des clichés, une histoire en noir et blanc", dans le cadre de l'exposition
 

Carambolages : le choix des visiteurs

Article
publié le 08 Avril 2016
L'exposition Carambolages a ouvert ses portes ! Une exposition pas comme les autres qui met le visiteur et son ressenti au centre du parcours.
 

"Europe, qui sont tes migrants ?" - Lundi 11 avril à l'Auditorium

Article
publié le 08 Avril 2016
Lundi 11 avril à 18h30 à l'Auditorium du Grand Palais, venez assister gratuitement à la conférence "Europe, qui sont tes migrants ?".
 

En

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Au-delà des populations, quels sont les individus qui traversent ou ont traversé l’Europe, la structurant, l’élaborant telle que nous la connaissons ? Quels exils, quels exodes, sont au fondement du Vieux Continent aux cultures bariolées ? Face aux crises actuelles, un regard rétrospectif se pose ; et quand des questions de survie et d’humanité martèlent le présent, l’envie de comprendre taraude le passé. Quelles sont les stratifications et les mouvements humains d’une Europe aux identités multiples ? Europe, qui sont tes migrants ?

Avec  Nancy L. Green, historienne, Khadi Hane, écrivaine et  Manuela Martini, historienne.

En partenariat avec les Puf, la Rmn-Grand Palais vous propose d’assister le lundi à des débats animés par Arnaud Laporte : des confrontations stimulantes d’opinions et d’analyses, en écho avec l’actualité culturelle du lieu ou portant sur des sujets de société.

Les événements de l'exposition

Rencontre / Débat
Les Lundis du Grand Palais - Cycle Migrer

Un monde sans frontières : une utopie ?

23 mai 2016
Grand Palais, Auditorium
 
Rencontre / Débat
Les Lundis du Grand Palais - Cycle Migrer

Art et culture métissés : que nous apporte l’autre ?

30 mai 2016
Grand Palais, Auditorium
 
 

Le magazine

Au-delà des clichés, une histoire en noir et blanc - Conférence gratuite ce mercredi à l'Auditorium

Article
publié le 11 Avril 2016
Ce mercredi 13 avril à l'Auditorium du Grand Palais, venez assister gratuitement à la conférence "Au-delà des clichés, une histoire en noir et blanc", dans le cadre de l'exposition
 

Carambolages : le choix des visiteurs

Article
publié le 08 Avril 2016
L'exposition Carambolages a ouvert ses portes ! Une exposition pas comme les autres qui met le visiteur et son ressenti au centre du parcours.
 

"Europe, qui sont tes migrants ?" - Lundi 11 avril à l'Auditorium

Article
publié le 08 Avril 2016
Lundi 11 avril à 18h30 à l'Auditorium du Grand Palais, venez assister gratuitement à la conférence "Europe, qui sont tes migrants ?".
 

En

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Lieu

 

Nouvelles tendances historiographiques de l’histoire de la Shoah

Nouvelles tendances historiographiques de l’histoire de la Shoah

Jeudi 19 mai de 17h à 19h - Séminaire exceptionnel d'HHS

Présentation

Le séminaire Histoire et historiographie de la Shoah recevra le 19 mai prochain Frank Bajohr, directeur du Zentrum für Holocaust-Studien de Munich. Sa présentation portera sur l’évolution récente de l’historiographie de la Shoah et sur les apports du journal d’Alfred Rosenberg, récemment redécouvert et publié. C’est lui qui, avec Jürgen Matthäus a publié cette nouvelle source (parue en français chez Flammarion en 2015). Il a également récemment dirigé avec Andrea Löw, Der Holocaust. Ergebnisse und neue Fragen der Forschung (Fischer, 2015).

Lieu

EHESS
salle 8
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Global History Collaborative

Global History Collaborative

9-16 mai - Université d'été

Présentation

notre consortium-GDRI Global History Collaborative avec les Universités de Princeton, Tokyo, Freie et Humboldt est heureux d'annoncer le programme de sa deuxième université d'été.

Programme


Suite à l'appel publié sur cette liste même, le conseil scientifique de notre GDRI a sélectionné quatre de nos étudiants:

  • Ouri Goldman, CAK
  • Maxence Klein, CRH
  • Natalai Pashkeeva, Cercec
  • Xu Dong, Centre Chin

Ines Zupanov (Ceais) et Alessandro Stanziani seront les accompagnerons.

En savoir plus

Lieu

Princeton University
129 Dickinson Hall
Princeton, NJ 08544-1017
USA

Calendriers imagés et calendriers en images d’Europe et d’Asie

Calendriers imagés et calendriers en images d’Europe et d’Asie

Mercredi 11 mai de 9h15-17h - Atelier

Présentation

Alors que l’aspect astronomique et mathématique du calendrier des grandes civilisations est relativement bien connu, le calendrier manuscrit ou imprimé, utilisé au quotidien pour "habiter le temps", a été peu étudié que ce soit en Europe ou en Asie. Confronter, scruter, faire résonner les cycles calendaires produits en Europe, aussi bien dans la Grèce ou la Rome antique, qu’au Moyen Âge, avec les calendriers retrouvés dans les tombes et grottes en Chine entre le IIIe siècle avant notre ère et le Xe siècle après notre ère, ou encore produits au Japon du VIIIe au XVe siècle et plus tardivement en Asie du Sud et du Sud-Est, tel est le but de ces journées d’études.

Ce premier atelier traitera des calendriers imagés et des calendriers en images de l’Antiquité aux prémices de l’époque moderne. Travaux agricoles, transformation de la nature, fêtes religieuses, diagrammes, pictogrammes, les thèmes iconographiques choisis pour illustrer ou expliciter cycles des mois ou des saisons varient suivant les époques, les croyances religieuses ou les aires géographiques, mais des thèmes récurrents traversent les civilisations.

Programme

Lieu

Ecole française d’Extrême-Orient
Grand salon (1er étage)
22, avenue du Président Wilson
75016 Paris

Document(s) à télécharger

La mode au Moyen Âge

La mode au Moyen Âge

11 mai 2016 au 15 janvier 2017 - Exposition

Présentation

Si, jusqu'au XIIIe siècle, les vêtements se portent larges, une véritable révolution débute à l'aube du XIVe siècle. Les vêtements amples font désormais place à des tenues ajustées. La cotte féminine, pourvue d'un décolleté, souligne la poitrine,  la taille et les hanches. Le corps masculin est mis en valeur par un pourpoint, sorte de veste matelassée, et de longues chausses gainant les jambes. Le buste,  artificiellement rembourré, est saillant et la cambrure marquée. Les moralistes ont très tôt fustigé cette mode effrontée, comparant ces hommes au corps étriqué à des lévriers ! Au XVe siècle, l'esthétique vestimentaire masculine et féminine se distingue plus nettement. Pour les hommes, la mode est aux carrures larges, aux torses longs et aux tailles abaissées. Au contraire, la silhouette féminine dessine un buste court et étroit, et une taille haute. Les sous-vêtements s'adaptent aux modes nouvelles. L'ampleur des chemises se réduit, la longueur des braies ou caleçons masculins s'amenuise au cours du XVe siècle. En guise de soutien-gorge, les femmes bandent au besoin leur buste ou bien usent de « robes à sachets de poitrine ».

Se jouer du vêtement

Les cours sont les lieux privilégiés de l'excentricité. Les artisans des princes rivalisent d'inventivité, aussi bien dans la forme des vêtements que dans leur ornementation. Le vêtement aristocratique comprend de nombreux accessoires et décorations : ceintures d’orfèvrerie à clochettes, découpures ornant le bas des robes ou les poignets des manches, broderies de fils d'or et de pierres précieuses.  Les couvre-chefs suivent ces excentricités. Les élégants jouent sur les multiples manières d’ajuster leur chaperon tandis que les élégantes portent des coiffes de plus en plus aériennes, comparables aux voilures d'un navire !  La chaussure s'affine, donnant naissance au XVe siècle à la poulaine, dont l'extrémité démesurée est rigidifiée par un rembourrage de mousse ou par une baleine. Pour déambuler dans les rues boueuses, rien de tel que les patins ou socques, sorte de sur-chaussures à semelle épaisse munies d'une lanière.

L'habit fait le moine

Pour les moralistes, le vêtement est le reflet de l'âme. Dès le XIIIe siècle, des lois somptuaires sont promulguées, obligeant chacun à être vêtu d'une façon qui reflète son rang dans la société. Le vêtement est l'expression de la dignité, mais aussi de l'exclusion. Seuls les déguisements revêtus lors des fêtes permettent, pour un temps, un bouleversement des valeurs. L'aristocratie aime à se distinguer en arborant sur les vêtements armoiries et emblèmes personnels, appelés devises, à la fois ornementations et véritables outils de communication. Les princes attachent une grande importance à leur garde-robe et disposent de tailleurs à demeure. Certains pelletiers, brodeurs ou chapeliers sont fournisseurs officiels. Leur atelier en ville se trouve auréolé d'un prestige qui attire une clientèle fortunée, avide de copier la mode aristocratique.

Lieu

Tour Jean sans Peur
20, rue Étienne Marcel
75002 Paris
tél. : 01 40 26 20 28
www.tourjeansanspeur.com

Genre, humeurs et fluides corporels : Moyen-Âge et Epoque moderne

Genre, humeurs et fluides corporels : Moyen-Âge et Epoque moderne

19 mai - Journée d'étude

Présentation

À la croisée de l’histoire de la santé, de l’histoire du corps et de celle du genre et des sexualités, cette journée d’étude a pour objet d’explorer sur une longue durée occidentale les représentations et les pratiques corporelles qui ont trait aux humeurs et aux fluides corporels. Il s’agit d’abord de s’intéresser au système de représentation du corps hérité de la médecine antique, à sa réception et à ses réinterprétations, du Moyen Âge jusqu’à la fin de l’époque moderne. Les fluides (lait, urine, semence, etc.) et les humeurs (sang, phlegme, bile, colère) prennent place dans les corpus médicaux ou pseudo-médicaux à divers titres : certains diagnostics nécessitent leur observation ; la thérapeutique consiste souvent en leur évacuation ; la diététique repose sur leur équilibre ; les théories de la génération donnent des explications sur leur participation à la fabrication du fœtus, à sa croissance puis au nourrissage du nouveau-né ; la physiognomonie se livre à des interprétations à partir du tempérament dominant de l’individu. Les foyers de fabrication des fluides et des humeurs, leur influence sur les fonctions organiques, leurs conversions internes (du sang en lait par exemple) semblent largement indépendantes de la sexuation des individus, suivant l’hypothèse avancée par Thomas Laqueur. Dans le même temps, la théorie des humeurs et des tempéraments organise la différence des corps féminin et masculin selon à la fois une dichotomie des qualités (sec/humide ; chaud/froid), et une gradation subtile et jamais véritablement stabilisée. Le même système classificatoire sert aussi à distinguer ordres sociaux, « races » et nations, traçant ainsi de labiles « régimes de genre » différenciés entre ces groupes. C’est sur cette instabilité que cette journée d’études entend revenir, en élargissant le questionnement à des objets récemment mieux explorés : le sang menstruel, les écoulements gonorrhéens, les vapeurs féminines, entre autres. On entend également apprécier, quand les sources le permettent, la perception que les hommes et les femmes ont pu avoir de leur corps à la lueur de la théorie et/ou de la pratique médicale auxquels ils étaient confrontés en tant que patient-e-s. Interrogations, angoisses et souffrances face au déséquilibre, à la rétention, à la stérilité, à la corruption ou à la dépense forment autant d’expériences qui renvoient à des représentations culturelles et symboliques du corps et de ses sécrétions. Aussi, il s’agira également de s’interroger sur les fluides et les humeurs du corps dans une démarche d’anthropologie historique, pour examiner les interdits dont ils font éventuellement l’objet ainsi que les dispositifs symboliques qui servent à en assurer la production, l’évacuation ou la purification. À partir de ces lectures croisées sur le corps et le genre, la journée d’études invite à poursuivre la recherche sur les temporalités et les modalités du processus de naturalisation des différences.

Journée d’étude co-organisée par Geneviève Bührer-Thierry (Paris 1), Didier Lett (Paris 7), Clyde Plumauzille (EHESS) et Sylvie Steinberg (EHESS)


Programme

Lieu

EHESS
Salles 40-41
190, avenue de France
75013 Paris
 

Document(s) à télécharger

La question des violences interpersonnelles : Le féminisme face à la santé publique

La question des violences interpersonnelles : Le féminisme face à la santé publique

Mercredi 4 mai de 15h-19h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Depuis les années 1970, le phénomène des violences faites aux femmes, et plus particulièrement de la violence conjugale, a été progressivement reconnu comme un problème public dans différents pays du monde et par les instances internationales. Si cette question a initialement été politisée par les actrices des mouvements féministes, l’action publique contre ces violences s’est développée dans différents espaces institutionnels. Dans certains contextes politiques et institutionnels, et de façon sensible depuis la Quatrième Conférence mondiale sur les Femmes de l’ONU (Pékin, 1995), la santé publique est ainsi devenue un domaine privilégié pour légitimer le problème des violences et développer des politiques publiques.

Comment les violences de genre sont-elles devenues un problème de santé publique ? En quoi la formulation en termes de santé publique contribue-t-elle à définir et redéfinir les catégories d’action et de pensée en termes de violence et de genre ?

La manière dont la santé publique s’est entremêlée aux violences envers les femmes comme problème public fera l’objet d’une analyse embrassant l’ensemble des vingt dernières années. En croisant les motifs cognitifs développés dans la recherche et les politiques publiques, ainsi que les dispositifs d’enquêtes statistiques qui ont objectivé ces violences, Catherine Cavalin exposera comment, avec quelles incertitudes et ambiguïtés, les violences fondées sur le genre sont (ou pas ?) devenues aujourd’hui un objet de santé publique.

À partir d’une recherche socio-historique menée en Suisse que présentera Pauline Delage, la comparaison de deux cantons francophones soulignera d’une part les conditions de possibilité et la force de ce mode de formulation ; d’autre part, les effets différenciés sur la compréhension du problème, en particulier la relation entre violence et genre.

 

 

Lieu

EHESS
Salle A du Conseil
190,a venue de France
75013 Paris

Routes, institutions et territoire à l’époque moderne

Routes, institutions et territoire à l’époque moderne

Vendredi 13 mai de 9h30-17h30 - Journée d'étude

Présentation

Il y a plusieurs années déjà, Richard Gascon nous mettait en garde contre une lecture trompeuse du réseau routier dans le territoire français d’Ancien Régime. Là où notre sens commun nous fait imaginer de « longs rubans déroulés à travers nos pays, solides sur leurs assises, fixes et précis dans leur tracé »,les sources nous renvoient une tout autre image, celle d’itinéraires, ressemblant plutôt à des pistes : « De grandes lignes se dessinaient appuyées sur des points fixes : ponts, gués, passages obligatoires des péages ou législation douanière, lieux de transbordement entre voies de terres et voies d’eau ».Le texte de Gascon faisait référence à la France du XVIe siècle ; et pourtant, beaucoup de travaux récents nous ont montré que, en dépit des efforts de l’administration centrale pour créer, organiser et contrôler les routes, la situation n’était pas très différente pour une grande partie du XVIIIe siècle de celle décrite dans Grand commerce et vie urbaine.

Ponts, gués, passages obligatoires, péages, chacun de ces points (et bien d’autres encore, les hôtels et auberges par exemple) dessinent une pluralité de juridictions dont le territoire était disséminé ; des lieux sur lesquels des droits étaient exercés par des sujets sociaux et politiques très souvent en compétition entre eux. La route, dans la matérialité de son tracé, était ainsi le lieu de rencontre et de confrontation d’une grande variété d’acteurs politiques ; en conséquence, son étude implique la prise en compte des enjeux locaux et supra locaux liés à la gestion du territoire. Au travers de cette perspective, c’est un nouvel aperçu qui s’ouvre sur des activités telles que les voyages, le commerce, le bannissement et plus généralement les déplacements des individus et des choses : dans un territoire aussi fragmenté du point de vue juridictionnel, ces mouvements mettaient directement en jeu non seulement des ressources économiques et culturelles mais aussi des configurations institutionnelles. L’étude des routes à l’époque moderne demande donc des lectures ethnographiques précisément situées qui soient attentives à la complexité de ces enjeux et aux interprétations qu’en donnaient les acteurs sociaux, et qui ancrent en retour « la route » dans les contextes particuliers de sa mise en œuvre institutionnelle.

Programme

Lieu

EHESS
Salle A du Conseil
190, avenue de France
75013 Paris

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L'histoire avant la mémoire/2 : Pratiques documentaires dans les premières historiographies de la Shoah

L'histoire avant la mémoire/2 : Pratiques documentaires dans les premières historiographies de la Shoah

5-9 mai - Colloque international

Présentation

Ce colloque international coorganisé par l'EHESS (J. Lyon-Caen) et l'Université de Varsovie (P. Rodak), avec l'Institut historique allemand de Varsovie et l'Université de Strasbourg et l'aide de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, accueillera notamment plusieurs chercheurs des centres de l'Ecole (Alain Blum, Judith Lindenberg, Judith Lyon-Caen, Nathalie Moine, Irina Tcherneva, Vanessa Voisin) et présentera une série de travaux sur les usages, les formes, et l'importance du document et de la documentation dans les premières historiographies de la Shoah en France, en Pologne, dans l'espace soviétique, aux Etats-Unis et en Allemagne et dans l'ensemble de la diaspora des survivants issus du monde judéo-polonais.

Programme

Lieu

Université de Varsovie
Instytut Kultury Polskiej
Krakowskie Przedmieście 26/28
00-927 Varsovie
Pologne

Hybrid state, hybrid capitalism, and American anti-statism

Hybrid state, hybrid capitalism, and American anti-statism

Vendredi 13 mai de 11h-13h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Linda Weiss – Professeur émérite à l’Université de Sydney, est invitée à l’EHESS par Sébastien Lechevalier à la Fondation France-Japon. Elle interviendra dans le cadre du séminaire Histoire économique : État, entreprises et marchés animé par Laure Quennouëlle-Corre et Florence Hachez-Leroy.

Typically portrayed as a ‘weak’ state with minimal transformative interest or capacity, the United States has been poorly understood in recent debates on comparative capitalism. In order to understand the state-market relationship in the U.S. political economy, we must start with the cluster of federal agencies that serve national security missions, originating in Cold War geopolitics. To understand how this cluster today functions as a strategic engine of innovation, entrepreneurship, and collaborative government-industry projects and why its extensive links with the commercial sector are rarely visible, let alone examined, I introduce the concept of hybridisation and explore its institutional complementarity with a national ‘antistatist’ value-set.

Lieu

EHESS (salle 638)
190-198, avenue de France
75013 Paris

Présentation de l'ouvrage La historia rural en España y Francia (siglos XVI-XIX) Contribuciones para una historia comparada y renovada

Présentation de l'ouvrage La historia rural en España y Francia (siglos XVI-XIX) Contribuciones para una historia comparada y renovada

Jeudi 26 mai à 14h

Présentation

La historia rural en España y Francia (siglos XVI-XIX)
Contribuciones para una historia comparada y renovada

Francisco García González, Gérard Béaur et Fabrice Boudjaaba (eds)

Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre franco-espagnole organisée à Albacete dans le cadre du GDRI du CNRS CRICEC (Crises and Changes in the European Countryside). Il est destiné à faire un point actuel sur les questions d'histoire rurale dans les deux pays et à renouer ainsi avec les anciennes rencontres qui eurent lieu dans cet esprit il y a de nombreuses années. Il s’agit pour les auteurs de marquer les avancées récentes des deux historiographies obtenues et ainsi de dégager les convergences et les différences qu’il est possible d’analyser grâce à un regard croisé d’un historien du rural de chacun des pays concernés sur les thématiques centrales en histoire des campagnes.

 

Intervenants

Bernard Vincent
Francisco García González
Gérard Béaur
Fabrice Boudjaaba

 

Lieu

Cité Universitaire
Colejio de España
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Politiques économiques des institutions internationales en perspective diachronique. Dès la fin de la Première Guerre mondiale au stade actuel de la globalisation

Politiques économiques des institutions internationales en perspective diachronique. Dès la fin de la Première Guerre mondiale au stade actuel de la globalisation

31 mai-1er juin - Journées d'étude

Présentation

L’objectif de ces journées est d’échanger sur les modes d’intervention institutionnelle internationale par le biais de l’analyse des doctrines, des statistiques et des réseaux personnels et d’experts.

Il s’agira, d’une part, d’approfondir la connaissance sur le rôle de la Société des Nations (SDN) dans la régulation économique dans une perspective transnationale.
Par ailleurs, en prenant en compte la naissance – par les accords de Bretton Woods – d’une nouvelle réorganisation du système monétaire global à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il sera également pertinent de repérer le rôle des institutions économiques nouvelles dans cet arrangement, ainsi que d’examiner la Communauté Européenne, ses origines et son objectif de création d’un marché libre. D’autre part, les journées d’étude visent à clarifier le rôle des institutions économiques dans le cadre de la mondialisation, comprenant aussi leur dimension régionale.

Du point de vue de l’insertion du projet dans le débat historiographique, les sujets traités sont à la croisée de l’étude du transnational, de l’histoire économique par le biais de l’analyse des institutions et de la catégorisation économique quantifiée. Dans le contexte actuel de crise, d’endettement et de restrictions financières, les politiques des institutions internationales économiques du XXe siècle éclairent les fondements et les limites du libéralisme dans le cadre de l’organisation du marché. De même, les modes d’intervention et de régulation internationales prennent appui sur les politiques des États dans l’échange transnational. Il est donc utile pour la conjoncture actuelle de définir les outils d’intégration monétaire en se servant d’une entrée historique.

 

Programme

Lieu

EHESS
Salle 15
190, avenue de France
75013 Paris

Les Annales : une crise allemande de la pensée historique française ?

Les Annales : une crise allemande de la pensée historique française ?

Jeudi 16 juin de 14h15-18h - Table-ronde

Présentation

Dans son livre,  Die Annales-Historiker und die deutsche Geschichtswissenschaft , Peter Schöttler s’interroge sur les rapports entre les historiographies françaises et allemandes avant et après la création de la revue des Annales par Marc Bloch et Lucien Febvre. S’agit-il d’une greffe des exigences théoriques introduites par les historiens allemands à la veille de la première guerre mondiale sur les pratiques des historiens français, (une prolongation, chez les historiens, de ce que Claude Digeon a appelé « la crise allemande de la pensée française ») ? Ou bien d’une réaction contre un pangermanisme historien, au sujet duquel Henri Pirenne invitait les historiens à « désapprendre des Allemands » ?
Telle est la question, à la lumière de laquelle cette table ronde s’efforcera de revisiter la place de la pensée des Annales dans l’histoire des relations entre historiens allemands et français depuis le début du XX° siècle.

Programme

Lieu

Institut historique allemand
8, rue du Parc Royal
75003 Paris

Document(s) à télécharger

Ecrire l'histoire de la persécution et de l'extermination des juifs

Ecrire l'histoire de la persécution et de l'extermination des juifs

Jeudi 16 juin de 16h-18h - Séminaire exceptionnel d'HHS

Présentation

Le séminaire "Histoire et historiographie de la Shoah" recevra Michael R. Marrus pour son dernier livre Lessons of the Holocaust (foreword by Margaret MacMillan, University of Toronto Press, 2015). Professeur émérite à l'Université de Toronto, historien de réputation mondiale, Michael R. Marrus est notamment l'auteur de Vichy et les Juifs (avec Robert O. Paxton, 1981), des Exclus. Les réfugiés européens au XXe siècle (1986) et de L'Holocauste dans l'Histoire (1990).

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Manières de lire : sources, supports, pratiques

Manières de lire : sources, supports, pratiques

7 juin - Journée d'étude du GRIHL

L’interrogation sur les manières de lire est l’un des chemins privilégiés de l’histoire de la lecture. Elle demeure l’un de ses chantiers les plus vastes, notamment du fait des difficultés posées par la documentation mobilisable pour saisir les pratiques de lectures du passé. A l'occasion de la venue de Goeffrey Turnovsky à l'EHESS, le GRIHL propose de revenir sur ces problèmes à l'occasion d'une journée en présence de Roger Chartier (discutant), autour de quatre axes de questionnement :

1)        « Archives de lecture » et « lecteurs ordinaires »

Toute une part de l’histoire des pratiques de lecture a tenté de faire émerger des « archives », des traces réelles de lectures effectives, afin de ne pas s’en tenir aux usages postulés des imprimés, reconstituables à partir des indications textuelles ou paratextuelles, et des diverses procédures de mises en livre. On cherche des traces tangibles de lectures effectives menées, si possible, par des lecteurs sans qualité, des « lecteurs ordinaires ». On sait tout ce que ces catégories ont de problématique : qu’est-ce qu’un lecteur ordinaire ? Désigne-t-on ici un ensemble de caractéristiques sociales ou socio-professionnelles (une extériorité au monde de l’imprimé, par exemple, ou au métier d’écrire ?) ou des manières de lire (qui peut faire du critique le plus aiguisé un lecteur « ordinaire »), - désignations des modes de lecture (« simple », « ordinaire », « non spécialisée », « lisante », etc.) elles-mêmes susceptibles d’être historicisées.

Qu’est-ce qu’une trace ou une archive de lecture ? Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’écrits. Or, ces écrits sont avant tout des actions d’écriture en situation (lettre de lecteur, « journal » personnel, correspondance, marginalia ou encore recueil de notes tels que les lieux communs), qui doivent être appréhendées en tant que telles, notamment comme des gestes « en direction » de la littérature (comme institution, valeur, forme d’écriture identifiée comme telle), ainsi que, souvent, des gestes de présentation de soi. Il ne s’agit pas de remettre en cause, brutalement, la notion d’archive de lecture, mais de se demander ce qu’est une lecture qui se saisit comme une action d’écriture. Archives de lecture/actions d’écriture, il est peut-être temps de revenir sur cette tension majeure, que le travail du GRIHL sur « écriture et action » contribue à renouveler.

2)        L’implication du lecteur : questions théoriques, perspectives historiques

La question de la relation du lecteur à ce qu’il lit – ce qui est susceptible de se passer au cours de l’activité de lecture, ou ce que celle-ci peut faire à celui qui la mène – a été depuis quelques années l’objet d’une attention théorique nouvelle, principalement centrée sur les dynamiques cognitives et affectives impliquées. La relation émotionnelle à ce qui est lu est l’objet de multiples analyses visant à mettre en évidence les mécanismes d’empathie, d’identification, d’immersion ou encore d’engagement corporel mobilisés au cours de la lecture, de littérature en particulier. Toutefois, le fonctionnement de ces processus est plus souvent postulé que saisi concrètement, dans une oblitération des situations effectives de lecture et des formes d’existence matérielle des écrits. Nous proposons d’opérer une mise en perspective historique de ces questions qui permette, d’une part, de s’interroger sur les relations, effets ou affects considérés dans les contextes variables de lectures situées (par exemple à partir des écrits de lecteurs évoqués plus haut) ; et d’autre part, de mettre en évidence la dimension elle-même historiquement située de ces analyses de la lecture. Les différents modèles élaborés pour parler de la lecture (identification, incorporation, lecture intensive/extensive, lecture de la sphère publique/du for privé etc.) ont une histoire, notamment comme objets théoriques développés ou débattus dans des contextes qui varient dans le temps. Certaines de ces pensées de la lecture sont bien connues, tels les théories de l’identification, ou le discours physiologique sur les dangers de l’absorption romanesque ; d’autres sont encore à explorer, telle l’idée d’application. Surtout, on s’intéressera aux enjeux sociaux et politiques de l’apparition et de la mobilisation des modèles en question – une réflexion qui peut d’ailleurs être étendue à la vogue que rencontre aujourd’hui en France une vision empathique et éthique de la lecture littéraire.

3)        Technologies du lire : des supports et des pratiques en évolution

Une troisième ouverture est de penser à la technologie, notamment à partir d’un moment culturel, le nôtre, dominé par l’idée de grands changements entraînés par la numérisation ; le « e-reader » et le déclin annoncé des formes traditionnelles de lecture imprimée : recul de la presse sur papier, multiplication des formes imbriquées de lecture et d’écriture sur le web, etc. Mais que regrette-t-on quand on regrette la disparition de la lecture de l’imprimé ? Existe-t-il vraiment quelque chose comme une lecture typographique ? Ce que vise en général cette déploration, c’est le recul supposé de la lecture individuelle et silencieuse d'un ouvrage de fiction, modèle de lecture qui s’est trouvé investi de qualités morales : lecture sérieuse, profonde, continue (i.e. non-distraite, non-interrompue), et qui peut contribuer à l’élévation personnelle du lecteur, alors que les formes numériques, électroniques sont supposées avoir l’effet contraire : la désintégration, la fragmentation, la distraction… On sait pourtant que la lecture de l’imprimé recouvre une pluralité de pratiques, la plupart ne correspondant pas à cet idéal moralisé que représente « la lecture » aujourd’hui. Au-delà de la nostalgie pour les belles heures de l’imprimé, on tentera aussi de faire apparaître des continuités au sein même des mutations techniques : le développement de la technologie de l’imprimé au XVe siècle visait des manières de lire et des attentes formées par la culture manuscrite de l’époque ; les critiques de la presse et de la librairie au XIXe siècle étaient fort préoccupés des effets des mutations des supports sur les manières de lire, etc.

4)     Normes, prescriptions, apprentissage

La pédagogie de la lecture possède une histoire qui peut être examinée à partir des instruments qu’elle a suscités (manuels, méthodes, cahiers de notes, etc.), et des objets divers qu’elle recouvre. L’activité didactique s’accompagne aussi souvent de la constitution d’un discours moral qui investit la lecture d’un rôle de formation ou de transformation de celui qui lit ; à la Renaissance, par exemple, la lecture du texte biblique (en contexte protestant) ou du livre édifiant tend à l’exercice de soi. Prescriptions et pratiques effectives, pour autant qu’il en reste des traces, pourront être confrontées. Par ailleurs, l’expansion du marché des livres est concomitante d’un discours de méfiance, volontiers normatif et censeur, qui débouche aussi sur des productions visant à cadrer les lecteurs, en les guidant, les formant, ou en leur fournissant de « bonnes » lectures. C’est bien du reste au livre religieux qu’est largement due cette expansion et notre réflexion pourra aussi être l’occasion de réinterroger l’association courante du développement des pratiques de lecture à la sécularisation et à la constitution d’un sujet libre.

Organistratices : Mathilde Bombart :mathilde.bombart@univ-lyon3.fr, Audrey Duru :audrey.duru@u-picardie.fr et Judith Lyon-Caen :jlc@ehess.fr*


Programme

Lieu

EHESS
Salle 7
105, boulevard raspail
75006 Paris

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Les

Les "fausses prophétesses". Entre Moyen Âge et Epoque moderne

Lundi 6 juin de 14h30-18h - Demi-journée d'étude

Présentation

Selon le célèbre texte de Saint Paul, les femmes n’ont pas droit à la parole dans l’Église. Il existe pourtant une exception dans l’histoire du christianisme, à savoir lorsque Dieu se sert directement de la voix des femmes pour s’adresser à ses fidèles. Certaines femmes ont pu ainsi au fil des siècles s’affranchir des normes sociales en vigueur et transgresser les bornes de la théologie doctrinale. A ce titre, la prophétie féminine comme parole publique a souvent agité les autorités ecclésiastiques, qui soupçonnaient une origine démoniaque ou une simple supercherie. Ces débats illustrent les enjeux et limites du genre dans la transgression, et posent plus précisément la question de la femme comme instrument du divin. Deux études de cas exploreront de près ces mécanismes à travers les époques.

 

Programme

Lieu

EHESS
Salle 015
190, aven,ue de France
75013 Paris

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Conformity and dissent in Jewish Intellectual world in 19th and 20th century

Conformity and dissent in Jewish Intellectual world in 19th and 20th century

Jeudi 23 Juin de 17h-19h - Séminaire exceptionnel des Etudes juives

Présentation

Giuseppe Vletri, professeur de philosophie juive et religion, directeur du Centre d’études avancée Maïmonide à l'Université de Hambourg, interviendra dans le cadre du séminaire des Études Juives,  Les trois temps de l’émancipation 2016 animé par Sylvie Anne Goldberg et Maurice Kriegel. Du 18e au 20e siècle les intellectuels juifs ont reçu avec enthousiasme les avancées scientifiques et politiques de leur environnement. L’indifférence voire l’hostilité des institutions académiques et culturelles à leur égard, suivie par la tentative de destruction du monde juif en Europe, ont engendré une forme de désenchantement parmi les savants juifs qui a duré jusqu’à la reconstruction actuelle de l’identité juive. Se fondant sur la terminologie classique de Max Weber «  langage of conformity and dissent, la conférence (en anglais) analysera cette forme de grammaire comme le récit des relations établies entre les intellectuels juifs et non-juifs, notamment en Allemagne.

 

Lieu

EHESS (Salle 2)
105, bouelvard Raspail
75006 Paris

Traditions, transmissions, et représentations

Traditions, transmissions, et représentations

Mercredi 15 juin de 10h-17h30 - Journée doctorale des Etudes juives des Etudes juives

Préserntation

La journée doctorale est organisée par les Études juives du CRH sur le thème Traditions, transmissions, et représentations. Elle se terminera par la remise du Prix de thèses en études juivesorganisé par la Société des études juives, la Commission française des archives juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2016) par Mireille Hadas-Lebel (Présidente du jury).

 

Programme

 

Lieu

EHESS
Salle 015
190, avenue de France
75013 Paris

Les cosmographes espagnols et les méthodes empiriques

Les cosmographes espagnols et les méthodes empiriques

Mardi 7 juin de 14h-17h - Séminaire exceptionnel du GEI

Présentation

Maria Portuondo, professeur à l'université Johns Hopkins (Department of the History of Science and Technology), invitée à l'EHESS par le Centre Alexandre Koyré, est une spécialiste de l’empire espagnol au XVIe siècle. Sa conférence, dans le cadre du séminaire du groupe d'études Ibérqiues Histoire et anthropologie du monde ibérique, reprendra, aux côtés de Dejanirah de Couto (EPHE), les conclusions de son ouvrage Secret Science: Spanish Cosmography and the New World  à l’aune de nouveaux matériaux, en vue de montrer le rôle spécifique des pratiques empiriques dans la contribution de l’empire espagnol à la fabrique européenne des savoirs.

 

Lieu

Cité universitaire
Colegio de España
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Linguistique et écrit

Linguistique et écrit

10 juin - Journée des étudiants du GRIHL et du CRAL

Présentation

Il s'agit de faire échanger les étudiants doctorants et masterants de Marion Carel (CRAL) et Dinah Ribard (CRH-Grihl), ou les participants au séminaire qu'elles animent conjointement,  Linguistique et histoire, à partir de leur travail et en rapport avec la réflexion sur linguistique et écrit, linguistique et histoire.

 

Programme

Lieu

EHESS
Salle 4
105, boulevard Raspail
75006 Paris

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Vichy et les Juifs. Autour de Robert O. Paxton

Vichy et les Juifs. Autour de Robert O. Paxton

Mercredi 15 juin de 10h-18h - Journée d'étude de HHS

Présentation

Journée d’étude coorganisée par
l’équipe Histoire et historiographie de la Shoah (CRH, EHESS-CNRS)
et l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS)

En présence de Robert O. Paxton

 

Il n’est pas fréquent qu’un historien se lance dans la réécriture d’un livre ancien, et moins encore que cette réécriture intervienne plus de trois décennies après la première édition. C’est pourtant la tâche à laquelle s’est attelé Robert Paxton qui a livré en 2015 une version largement révisée de l’ouvrage à la fois pionnier et classique qu’il avait publié, avec Michael Marrus, en 1981 : Vichy et les juifs, chez Calmann-Lévy, dans la collection « Diaspora » dirigée par Roger Errera. Cette nouvelle édition nous fournit l’occasion de rendre hommage à l’historien américain dont la production a si vivement marqué l’historiographie de Vichy et de la persécution des juifs qu’on a pu parler, non sans raison, de « révolution paxtonnienne ».

 

Programme

10h
Introduction Florent Brayard (HHS-Centre de recherches historiques) et Henry Rousso (Institut d’histoire du temps présent)

10h30
Julian Jackson (Queen Mary, University of London)
Vichy et les juifs dans l’œuvre de Robert Paxton

11h30
Renée Poznanski (Université Ben Gourion du Néguev, Beer-Sheva)
L’historiographie française de la persécution des juifs – 1945-1981

12h30 Pause

14h30
Henry Rousso (Institut d’histoire du temps présent)
Paxton/Klarsfeld : la création d’un récit dominant

15h30
Laurent Joly (HHS, Centre de recherches historiques)
Deux fois Vichy et les juifs : comment réécrire son œuvre ?

16h30 - 17h
Intervention de Robert O. Paxton

17h-18h
Table ronde animée par Christian Delage (IHTP)
Vichy, les juifs et après ?

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Relire « La critique du discours » de Louis Marin

Relire « La critique du discours » de Louis Marin

8-9 juin - Colloque

Présentation

Cet ouvrage est consacré à la théorie du signe et du discours élaboré au XVIIe siècle par les grammairiens philosophes de Port-Royal et en particulier à l’ouvrage collectif qui couronne leur entreprise : L’Art de penser dit La Logique de Port-Royal.À la suite de Michel Foucault qui reconnaît à cet ouvrage une valeur fondamentale pour l’histoire des idées, et de Noam Chomsky qui y voit le fondement de la sémiologie et de la linguistique contemporaine, Louis Marin procède à une analyse attentive du texte de la Logique.

Colloque international organisé par Martine Pecharman (CNRS).

Intervenants

  • Christian Jouhaud (GRIHL, CNRS-EHESS)
  • Martine Pécharman (CRAL, CNRS-EHESS)
  • Marc Dominicy (SCOLA, ULB)
  • Dinah Ribard (GRIHL, EHESS)
  • Max Hardt (CHSPM, Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Irène Rosier-Catach (HTL, CNRS-EPHE) 
  • Hélène Bouchilloux (AHP, Université de Lorraine)
  • Giacomo Fuk (CEHTA-CRAL, EHESS)
  • Frédéric Nef (Institut Nicod, CNRS-EHESS)
  • Sylvie Robic (CSLF, Université Paris-Ouest Nanterre)
  • Alain Cantillon (GRIHL, EHESS-Sorbonne Nouvelle Paris 3)
  • Pierre-Antoine Fabre (CARE, EHESS)
  • Bertrand Rougé (CICADA, Université de Pau et des Pays de l’Adour)

 

Programme

Lieu

INHA
(salle Pierre-Jean Mariette)
Galerie Colbert
2, rue Vivienne
75002 Paris

Document(s) à télécharger

Études sur la Grèce moderne et contemporaine

Études sur la Grèce moderne et contemporaine

Vendredi 17 juin de 9h30-18h - Journée doctorale

Présentation

Notre atelier rassemble, comme tous les ans, des doctorant(e)s, post-doctorant(e)s et étudiant(e)s de Master 2 qui travaillent sur l’histoire, la littérature et la civilisation de la Grèce moderne et contemporaine. Les participant(e)s sont appelé(e)s à présenter un chapitre, la structure, la problématique ou les conclusions provisoires de leur projet de recherche, de défendre leurs thèses et de discuter sur des questions méthodologiques, les difficultés de leur travail et leurs trouvailles. Cette journée de débat permet aux étudiants, d’échanger des idées, des connaissances et des expériences, de s’exercer à la présentation orale de leurs projets et de cultiver leur esprit critique.

 

Lieu

EHESS (Salle 11)
105, bouelvard Raspail
75006 Paris

Aux sources numériques de la parenté

Aux sources numériques de la parenté

7 et 8 juillet - Colloque

Présentation

Le programme de recherche « Kinsources » initié en février 2013 et financé par l’Agence Nationale de la Recherche arrive à son terme au mois de juillet prochain.

Ce projet a permis d’élaborer une plateforme ouverte et interactive (www.kinsources.net) pour l’archivage, le partage, la publication et l’analyse des données de parenté utilisées dans le cadre de la recherche scientifique, notamment en anthropologie, en histoire et en démographie. (et mobilisant des informations généalogiques, relationnelles, résidentielles et terminologiques).

Hébergée par l’infrastructure Huma-Num, la plateforme Kinsources est aujourd’hui un portail de référence, doté d’un comité scientifique international, qui rassemble plus d´une centaine de corpus généalogiques. Elle propose un environnement et des fonctionnalités simples permettant aux chercheurs de publier et diffuser eux-mêmes leurs données dans des formats ouverts (XML) tout en valorisant leur travail et en protégeant leurs droits.

Le programme « Kinsources » a en outre permis d’intégrer de nouveaux modules au logiciel d´analyse de la parenté Puck développé par l’équipe Kintip (www.kintip.net) en étroite connexion avec la plateforme : spatialisation géomatique, analyse de séquences, analyse de terminologies de parenté.

Ce colloque international réunira des chercheurs, ingénieurs, développeurs informatiques et représentants d’organismes scientifiques pour discuter des défis scientifiques, méthodologiques, informatiques et politiques que représente le développement des outils numériques pour la collecte, le partage et l’analyse des données de parenté.

En savoir plus

 

Programme

 

Lieu

Collège de France
Salle 5
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris

Le vêtement au Moyen Âge : de l’atelier à la garde-robe

Le vêtement au Moyen Âge : de l’atelier à la garde-robe

27 et 28 septembre - Colloque

Présentation

Le présent colloque, organisé par le Groupe d'Archéologie Médiévale (GAM), est dédié à la mémoire de Françoise Piponnier (1932-2013). Sa thèse sur le costume à la cour d'Anjou publiée en 1970, puis ses travaux à partir des inventaires après décès de la région dijonnaise ont renouvelé la manière d'envisager l'histoire du vêtement. Elle a donné l'impulsion à une histoire économique, sociale et technique du vêtement, tant chez les élites que dans les milieux modestes urbains ou paysans. Àsa suite de nombreux chercheurs ont emprunté ce chemin.

À l'occasion de l'exposition « La mode au Moyen Âge », présentée du 11 mai 2016 au 15 janvier 2017 à la Tour Jean sans Peur à Paris, les membres du Groupe d'Archéologie Médiévale de l'EHESS (dont Françoise Piponnier fut directrice) ont voulu réunir des chercheurs autour de deux thématiques importantes : l'économie du vêtement et la culture vestimentaire.

À la recherche de la matière

Le vêtement dans la société médiévale est un bien coûteux. La qualité des étoffes de laine ou de soie est ce qui garantit, en premier lieu, la tenue et la beauté d'un habit. Les grandes foires sont des relais entre les centres de production d'étoffes et les détaillants présents dans chaque ville. Chacun, selon ses moyens, son état et ses envies, fait appel aux drapiers pour lui fournir des étoffes de laine, dont les plus onéreuses viennent de Flandre, et aux merciers et marchands de soie, qui lui propose des soieries communes de premier prix ou des tissages complexes mettant à profit les nouvelles techniques.

Production et circulation des vêtements

La compétence, l'habileté et l'inventivité des artisans de la confection font, en second lieu, la qualité du vêtement ou des accessoires de mode. Si dans les cours princières, les tailleurs sont minutieusement sélectionnés et ont toute latitude pour choisir leurs fournisseurs et les matières premières, les tailleurs ou couturiers ayant leur atelier en ville ne se laissent pas facilement cernér, si ce n'est à travers les aspects réglementaires ou économiques de leur activité. L'étude iconographique de ces métiers, confrontée aux découvertes archéologiques et aux inventaires après décès, permet d'approcher les gestes et l'outillage du tailleur comme l'organisation spatiale des ateliers. Le vêtement médiéval a souvent une seconde vie : il passe d'une garde-robe à une autre par le biais de dons, de legs, de saisies et de reventes.

Codification, transgression et usage sociaux

Le vêtement est un identifiant fort. Chacun s'habille selon son sexe, son âge, son rang et son rôle dans la société. Il différencie un groupe d'un autre, mais il peut également isoler un individu du groupe qui l'entoure. Les cours princières sont le théâtre privilégié de l'observation de ces jeux des apparences qui marquent la hiérarchie et les amitiés, où l'emblématique vestimentaire est un art politique subtil et nécessaire. Les lois somptuaires, qui se multiplient à partir du XIIIe siècle, témoignent des restrictions vestimentaires morales et économiques que les municipalités ou les principautés entendent faire respecter sur leur territoire. Ces codes, même s'ils sont souvent détournés ou bafoués, façonnent la société. Les aspects symboliques du costume, ne sont pas réservés aux humains : les habits des animaux domestiques, par exemple, sont eux aussi fortement connotés et contribuent à souligner le rang et l'aura de leur maître.

Imaginaire, héritage et réinterprétation

Déjà au Moyen Âge, les auteurs de récits et les artistes revêtent leur héros de vêtements allégoriques chargés de sens. De nombreux archétypes, comme celui de l'apparence de la sorcière, alimentent donc l'imaginaire collectif médiéval. Plus près de nous au XIXe siècle, alors que l'art troubadour s'empare d'un Moyen Âge rêvé, les motifs des étoffes médiévales sont des sources d'inspiration pour l'industrie de la soie. La question du vêtement dans la mise en scène au théâtre et au cinéma est cruciale de nos jours : si une certaine justesse historique est importante pour ancrer le spectateur dans un monde passé, la liberté de création des costumes nous offre, d'une part, la possibilité d'entrevoir les intentions artistiques des réalisateurs et metteurs en scène et, d'autre part, d'entendre ce que la société contemporaine nous dit d'elle-même.

Comité d’organisation : Danièle Alexandre-Bidon, Nadège Gauffre Fayolle, Perrine Mane, Mickaël Wilmart

Programme

Lieu

27 septembre

Tour Jean sans Peur
20, rue Étienne Marcel
75002 Paris

 

28 septembre

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris.

Pouvoir politique et conversion religieuse 3 : Le Prince et la conversion

Pouvoir politique et conversion religieuse 3 : Le Prince et la conversion

29 et 30 septembre - Colloque

Présentation

Le programme POCRAM, financé par l’ANR pour 2014-2017, travaille sur les variations du regard et de l’attitude du pouvoir politique face aux conversions religieuses dans le cadre du sous-thème « Religions et système mythiques » de l’appel à projet CULT, se rattachant aux questions des transferts de religion, et des relations entre religions et construction d’espaces nationaux. 

La rencontre du pouvoir politique avec les conversions religieuses s’effectue selon des modalités très diverses : de l’identification ou de la coopération la plus étroite à la disqualification et à l’affrontement. Les attitudes du pouvoir politique varient selon des facteurs complexes, liés à la place de la religion dans la société, mais aussi à l’importance des flux de conversion ou au contexte politique et idéologique. Or, si les études consacrées à la conversion et aux convertis sont nombreuses, aucune réflexion spécifique sur les interventions du pouvoir politique n’a été encore menée hors de cadres monographiques liés à des conditions historiques très spécifiques.

Notre hypothèse est que les attitudes du pouvoir politique face au changement religieux que peuvent représenter les conversions sont un angle d’approche privilégié pour mieux comprendre la place de la religion dans les sociétés. Le « prince » et ses organes de gouvernement jouent un rôle clef dès lors qu’il s’agit de poser les normes qui encadrent la conversion, et de désigner les lieux et les signes de sa validation. Le « prince » est une des instances qui inscrivent le phénomène de la conversion religieuse dans deux champs d’ordre politique : l’articulation entre public et privé, et l’articulation entre licite et illicite. Il n’en est toutefois pas la seule instance, et l’interaction de son action avec le droit existant, avec les conceptions de l’espace public, ainsi qu’avec les autres instances et les autres pouvoirs qui agissent dans ce domaine, fait également partie des interrogations de ce colloque. Le « prince » est ainsi une figure de l’ajustement entre conversion religieuse et cohérence du corps politique, entre norme du vivre-ensemble et modalités du croire-ensemble.

« Le prince » peut apparaître comme un titre restrictif, ne serait-ce que parce que durant la longue période envisagée par le programme, il existe d’autres formes politiques comme les républiques urbaines, les cités, etc. Dans tous les cas, le prince ne gouverne pas seul, il est entouré par un appareil de gouvernement, contrôlé par des instances représentatives, concurrencé par d’autres pouvoirs. Cette ambiguïté du titre pose justement la question de l’individualité de la conversion dès lors qu’elle met en jeu l’unité du corps politique incarnée en la personne du prince. Cette question est posée à deux points de vue au moins : dans quelle mesure la conversion de l’individu-prince peut-elle être disjointe de l’unité du corps politique ? Et dans quelle mesure les autres individus, qu’ils participent directement au gouvernement ou non, doivent-ils être affectés par les décisions du prince en matière d’obédience religieuse ? Le « prince » est ainsi également une figure centrale de l’articulation entre le singulier et le collectif.

« Le prince et la conversion » offre donc la possibilité d’une analyse contextualisée des articulations possibles entre le religieux, le politique et le juridique, ainsi qu’entre le singulier et le collectif. La focalisation sur ces articulations permet une approche comparative à travers les temps et les époques, en cherchant non à dégager un plus petit dénominateur général, mais bien à appréhender avec un vocabulaire commun la particularité de chaque situation.

À partir de ces deux points principaux, trois figures archétypales, destinées à être recoupées et nuancées, guideront les interrogations des participants au colloque :

  • Le prince convertisseur : pourquoi, comment, et dans quel but un prince peut-il encourager ou contraindre ses sujets à se convertir ? Comment s’expriment les résistances ou les concurrences à cette entreprise, et quelle nouvelle définition du corps politique s’élabore à cette occasion ?

  • Le prince converti : Comment, et jusqu’à quel point, la conversion du prince repose-t-elle la question de l’articulation entre appartenance politique et appartenance religieuse ? Quel effet exerce-t-elle sur les rituels tels que l’allégeance et l’inauguration ? À quel titre et à quel prix un prince converti devient-il un prince convertisseur ?

  • Le prince intégrateur. Que fait le prince confronté à la conversion de certains de ses sujets ? Cherche-t-il à rétablir l’unité entre allégeance religieuse et obéissance politique, ou à inventer une nouvelle conception de leur relation ? Peut-il même tirer profit, par exemple pour peupler les fonctions étatiques, ou établir certains membres de sa famille, de privilèges accordés aux convertis ? La conversion perturbe-t-elle l’intégration, par le prince, du corps politique, ou au contraire lui donne-t-elle une nouvelle dimension ?

Programme

Lieu

EHESS (Salle 13)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Nouveaux regards sur la Yougoslavie socialiste. Enjeux historiographiques et mémoriels

Nouveaux regards sur la Yougoslavie socialiste. Enjeux historiographiques et mémoriels

6 et 7 septembre - Journées d'étude internationales

Présentation

Vue depuis l’étranger comme une expérience originale, voire comme un modèle potentiellement exportable, la Yougoslavie socialiste a été en son temps un objet de curiosité dans le monde entier. Les particularités du système titiste, mais surtout la destruction sanglante de la Fédération yougoslave dans les années 1990, expliquent cependant le caractère tardif et encore pionnier des recherches touchant la période 1945-1990, dans un contexte où « post-socialisme » se confond avec « post-yougoslave ». Depuis 2010 pourtant, les travaux sur la Yougoslavie socialiste se multiplient. Ces journées d’études, résolument interdisciplinaires et internationales, se veulent une première étape d’un projet plus ambitieux.

Langue de travail : anglais

Seen from abroad as a unique experience, or even as a potentially exportable model, socialist Yugoslavia in its time sparked curiosity throughout the world. But research covering the period 1945-1990 has lagged behind and is still in its pioneering stages, in a context where ‘post-socialism’and ‘post-Yugoslav’are intermingled. This situation is attributable to the specific features of the Titoist system, and especially to the violent destruction of the Yugoslav Federation in the 1990s. However, since 2010, research on socialist Yugoslavia has flourished. This workshop, with a strong interdisciplinary and international bent, is intended as the first step in a more ambitious project.

Organisation : Anne Madelain (EHESS/ CERCEC) et Frank Georgi (Paris 1/ CHS)

avec le soutien de Centre d’études des mondes russes, caucasiens et centre-européens(CERCEC, UMR 8083 EHESS/CNRS), Centre d’histoire sociale du XXe siècle(CHS, UMR 8058 Paris 1/CNRS),Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC, UMR 8032, EHESS/CNRS), Centre de recherches historiques (CRH, UMR 8558 EHESS/CNRS), Karl-Franzens-Universität Graz (Autriche)et le Groupement de recherches Connaissance de l’Europe médiane

 

 

 

Programme
 

Lieu

EHESS (salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Hommage à Daniel Fabre : ecrire les écritures

Hommage à Daniel Fabre : ecrire les écritures

15 et 16 septembre - Colloque

Présentation

Ecrire les écritures, ce colloque d’hommage à Daniel Fabre est organisé  dans le cadre du Centre de Recherches Historiques.  Il se propose de prendre  en compte l’ouverture interdisciplinaire des écrits de Daniel Fabre et de  repérer les questionnements originaux qu’elle a sus cités (et continuera de  susciter) dans les travaux d'histoire, de sociologie ou de critique littéraire.  Dans cette perspective, interroger le travail si fécond de l’anthropologue sur  l’écrit en général, et la littérature en particulier, ou y faire écho, s’imposait.  Portant sur les manières de faire science, autant que sur les objets, les  communications envisageront également les écritures de Daniel Fabre, des  passés languedociens aux apparitions rupestres de Lascaux.  Cette rencontre trouve place au sein d’une série d’ hommages rendus à Daniel  Fabre et à son œuvre, en particulier après celle qui s’est tenue à Paris le 21  juin dernier, organisée à l’EHESS par Cléo Carastro et Christine Laurière, et  avant le colloque, « Daniel Fabre (1947-2016), L’arpenteur des écarts » qui doit  avoir lieu à l’Université de Toulouse II-Jean Jaurès les 20, 21, 22 février 2017.   

Programme

Lieu

EHESS (Salle Denys Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Document(s) à télécharger

Gens de la Seine

Gens de la Seine

Une balade sonore parmi les Parisiens du 18e siècle

A quoi ressemblait la Seine au 18e siècle ? Avec ses rives de sable, ses ports animés et ses ponts chargés de maisons, elle était au cœur de la vie des Parisiens et toutes sortes de corps de métiers en dépendaient pour leurs activités. C'est cette histoire, incarnée par ses acteurs du quotidien, que font revivre sous forme de modules sonores Sarah Gensburger, sociologue de la mémoire au CNRS, Isabelle Backouche, historienne de Paris à l'EHESS et Michèle Cohen, directrice artistique. Gens de la Seine, parcours sonore sur les rives du fleuve, est un véritable voyage dans le temps pour le promeneur connecté. Il est disponible en français et en anglais sur gensdelaseine.com (compatible smartphones et tablettes).

La Seine a longtemps joué un grand rôle pour les habitants de la capitale. Au 18e siècle, on habitait sur ses ponts, on venait y faire ses achats, prendre un bac ou un bateau, on y lavait le linge, on y nettoyait les tripes, on allait y entendre les bonimenteurs, on y travaillait, que l'on soit blanchisseuse, teinturier, colporteur ou marchande de fruits. On se baignait aussi dans son eau, on la buvait, on s'y noyait parfois parce qu'à l'époque très peu de Parisiens savaient nager.

C'est cette histoire du quotidien qui pourra être (re)découverte grâce au parcours sonore Gens de la Seine. Il peut être écouté sur son téléphone en se promenant le long des rives, ou chez soi, sur sa tablette ou son ordinateur (gensdelaseine.com). Disponible gratuitement en français et en anglais, il offre aux Parisiens un autre regard sur leur ville et aux touristes une manière inédite de découvrir Paris et son histoire.

Gens de la Seine est constitué de 19 récits, qui donnent vie à autant de personnages hauts en couleurs, chacun situé en un point du fleuve : les voituriers du port Saint-Paul, le gouverneur de la pompe de la Samaritaine, la vendeuse de billets de loterie du quai des Grands Augustins, la blanchisseuse sur son bateau à lessives... Le promeneur du 21e siècle pourra mettre ses pas dans ceux des riverains d'alors, imaginer leur quotidien, les entendre, et  presque les apercevoir.

Une mise en son ludique et accessible de la recherche en histoire

Il y aura l'émotion, le plaisir de rencontrer ces Parisiens d'autrefois, mais cette balade sonore est aussi un moyen d'apprendre de l'histoire et de comprendre comment la Seine s'est transformée, perdant peu à peu son rôle essentiel dans la vie de la capitale.

En effet, Gens de la Seine met à la disposition de tous, de façon ludique et plaisante, les recherches historiques les plus savantes. Il est fondé sur une histoire sociale soucieuse de redonner la parole aux petites gens dont on retrouve les traces, au terme d'années d'enquêtes, dans les rapports de police, les lettres de doléance, les règlementations. Autant de documents d'archives souvent étonnants, qui résonnent dans les différents récits.

Interprétée, de manière vivante, par des comédiens (dont Christian Hecq, de la Comédie-Française, et Olivia Bonamy), riche de tous les bruits, les rires, les disputes et les histoires des riverains d'autrefois, enrubannée de musiques, cette balade sonore bénéficie aussi des recherches de la musicologue Mylène Pardoen (ISH-Lyon1 ) sur les sons du 18e siècle. Elle a été produite et réalisée par Nova Spot.

Gens de la Seine a été conçu puis élaboré par deux chercheuses et une directrice artistique. Isabelle Backouche travaille au Centre de recherches historiques (EHESS/CNRS). Spécialiste reconnue de l'histoire de Paris et de la Seine, elle est membre du Comité d'histoire de la ville de Paris. Sarah Gensburger est sociologue de la mémoire et historienne du Paris de la Seconde Guerre mondiale à l'Institut de sciences sociales du politique (CNRS/UPOND/ENS Cachan). Ensemble elles ont imaginé le concept de ces témoignages sonores du passé, localisés dans l'espace urbain. Enfin, venue de France Culture et de la publicité, Michèle Cohen a eu pour tâche, à partir de données historiques précisément respectées, d'écrire des récits, puis de concevoir des modules sonores vivants, émouvants, audibles par tous. A elles trois, elles relèvent, à leur façon, le défi d'une valorisation originale des sciences sociales et contribuent à démocratiser le savoir scientifique.

Gens de Paris : une collection de balades sonores dans toute la ville et à toutes les époques
Gens de la Seine est le premier parcours de Gens de Paris, collection de balades sonores qui vise à faire découvrir différents lieux de la capitale du point de vue de leurs habitants d'autrefois et à diverses époques. Elle inclura des parcours aussi variés que Gens du Louvre, Gens de Belleville, Gens de 39-45, Gens du sport, Gens de la Commune ou encore Gens de la Nuit, et beaucoup d'autres. L'ensemble de ces balades sera, à terme, disponible sur une application destinée à transformer le rapport à la ville et à son passé.

Gens de la Seine a reçu le soutien de la Mairie de Paris, du CNRS, de l'EHESS et de l'agence Roger-Viollet/Paris en Images.

Prix spécial du jury Décibel d'or 2016

Le jury de la 17e édition du concours Décibel d'or, organisé par le Conseil national du bruit (CNB) - instance consultative auprès de la Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer -,a remis son prix spécial du jury, le 5 décembre, à « Gens de la Seine. Une balade sonore parmi les Parisiens du XVIIIe siècle » (CRH/EHESS). Ce prix récompense les initiatives les plus innovantes dans l’action de "faire entrer le son dans le patrimoine immatériel de l'humanité" et dans le domaine de la lutte contre le bruit et l’amélioration de l’environnement sonore.

« Gens de la Seine » a été créé par Isabelle Backouche, Michèle Cohen et Sarah Gensburger, réalisé par Sylvie Arditi et Nova Spot avec des sons créés ou archivés par Mylène Pardoen et Michel Creis.




Écouter les récits et en savoir plus :
Site internet : gensdelaseine.com (compatible ordinateurs, tablettes, smartphones)
Télécharger la liste des récits et une carte les localisant.
Film Gens de la Seine : l'Histoire dans les oreilles (CNRS Images, 2016)
Le fichier son d'un récit peut être transmis au format mp3, sur demande à veronique.etienne@cnrs-dir.fr.
Quelques visuels sont disponibles pour la presse, sur demande à veronique.etienne@cnrs-dir.fr (exemples ci-dessous).

L'eau à Tolède et ses environs à l'époque romaine et au Moyen Age

L'eau à Tolède et ses environs à l'époque romaine et au Moyen Age

29 et 30 septembre - Colloque international

Présentation

Les principaux résultats des fouilles archéologiques réalisées dans la ville de Tolède ont fait l’objet de trois cours d’Histoire et d’Urbanisme Médiéval, organisés par l’Université de Castilla-La Mancha à Tolède, en 1999, 2005 et 2009.

Ce colloque se propose de réunir des historiens, des archéologues et des architectes qui ont effectué des recherches sur l’eau dans la ville et la région de Tolède.

Les thèmes suivants seront abordés : apport de la documentation écrite à la connaissance de l’eau dans le cadre géographique de la ville de Tolède ; l’eau dans les espaces publics, bains, fontaines, etc., dans les espaces privés et dans l’économie de la ville (tannerie, potiers, etc.).

Une chronologie de l’architecture liée au transport de l’eau de l’époque romaine à la fin de l’époque médiévale sera également proposée.

 

Programme

 

Lieu

Universidad de Castilla-La Mancha
Facultad de humanidades
Campus de Toledo

Plaza Padilla, 4,
45071 Toledo
Espagne

Casa de Velázquez
Ciudad Universitaria
Calle de Paul Guinard, 3,
28040
Madrid
Espagne

 

 

Calendriers d'Europe et d'Asie

Calendriers d'Europe et d'Asie

Jeudi 6 octobre de 9h30-17h30 - Atelier

Présentation

Responsables scientifiques : Alain Arrault (École française d’Extrême-Orient), Olivier Guyotjeannin (École nationale des Chartes – Centre Jean-Mabillon) et Perrine Mane (Centre de Recherches historiques – CNRS-EHESS).

Alors que l’aspect astronomique et mathématique du calendrier des grandes civilisations est relativement bien connu, le calendrier annuel, utilisé au quotidien a été peu étudié que ce soit en Europe ou en Asie. Confronter, scruter, faire résonner les cycles calendaires produits en Europe, aussi bien dans la Rome antique, qu’à Byzance ou dans les cathédrales de l’Occident médiéval, avec les diaires japonais du XIVe siècle ou les usages des calendriers sur lattes de bambou et planchettes de bois de la Chine du IIIe siècle avant notre ère, tel est le but de ces journées d’études. Un premier atelier, le 11 mai 2016, traitait des calendriers imagés et des calendriers en images de l’Antiquité aux prémices de l’époque moderne, le second, le 6 octobre 2016, aura pour thème « Supports, usages et fonctions des calendriers ».

 

Programme

Lieu

EHESS (salle Denys Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

De la guerre à la drogue aux nouvelles pistes de régulation

De la guerre à la drogue aux nouvelles pistes de régulation

Mardi 11 octobre de 14h-17h - Demi journée d'étude

Dans le cadre du séminaire Consommations et prohibitions de drogues : approche transversale organisé par  Alessandro Stella (CRH-GEI ), Mariana Broglia De Moura (doctorante au MONDA-CRBC ), Anne Coppel (sociologue, chercheure associée au CRESPPA), Michel Kokoreff (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), Bertrand Lebeau (médecin, membre de SOS Addictions), Julia Monge (doctorante à l'EHESS-IRIS) et Fabrice Olivet (directeur de l'auto support des usagers de drogues (ASUD))

 

Ethan Nadelmann, Directeur de la Drug Policy Alliance : Quelles stratégies de sortie de la prohibition ? L’exemple du continent américain

Marsha Rosembaum, sociologue, Directrice émérite de l’Office of the Drug Policy Alliance de San Francisco : Just say Know. Apprendre à consommer

Discutante : Anne Coppel, sociologue

                                                                                

Ethan Nadelmann est directeur de la Drug Policy Alliance (DPA), branche la plus active de l’Open Society Foundations. La DPA est à l’origine du puissant aggiornamento qui se déroule actuellement aux Etats Unis en matière de politique des drogues. Ethan Nadelmann  remet en question les principes de la Guerre à la drogue en plaidant pour une politique de réduction des risques. Très influent auprès des membres de la Global commission on drug policy, il est sans doute aujourd’hui une des personnalités les plus en vue en matière de réforme de politiques des drogues aux Etats Unis.

Marsha Rosenbaum, sociologue de la santé, est directrice émérite du bureau de San Francisco de la Drug policy alliance, où elle dirige les recherches sur les consommations de drogues chez les jeunes et les femmes.   Outre trois ouvrages importants  (Women on Heroin ; Pursuit of Ecstasy: The MDMA Experience, with Jerome E. Beck ; Pregnant Women on Drugs: Combating Stereotypes and Stigma, with Sheigla Murphy), elle est aussi l’auteur  de nombreux guideline (outils de prévention, éducation à la santé) et contribue aux recherches sur la légalisation du cannabis en Californie.

Anne Coppel, sociologue, s’est spécialisée dans le champs des drogues depuis la fin des années 80, en menant de front recherches de terrain et actions expérimentales (Bus des Femmes 1990, mise en place de trois programmes méthadone 1990, 1993 et 1995). Face à l’épidémie de sida, elle a contribué à la politique de santé publique de réduction des risques liés à l’usage de drogues et au débat public sur la politique des drogues. Principales publications : Le Dragon domestique, deux siècles de relations étranges entre la drogue et l’Occident », avec Ch. Bachmnn, Albin Michel 1989 ; Peut-on civiliser les drogues ? De la guerre à la drogues à la réduction des risques, La Découverte, 2002 ; Sortir de l’impasse, pour des alternatives à la prohibition, avec O.  Doubre, La Découverte, 2012.

 

Lieu

EHESS (Salle Denys Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Communauté, citoyenneté du Moyen Âge à nos jours

Communauté, citoyenneté du Moyen Âge à nos jours

27 et 28 octobre - Colloque international

Présentation

En confrontant la participation à la vie politique et les divers lieux communautaires,ce colloque, financé par le CRH (Centre de recherches historiques), l'Université Laval (Faculté des lettres et sciences humaines, ainsi que Département des sciences historiques), le Framespa (Université Toulouse-Jean Jaurès), l'Universite d'Ottawa ( Département d'histoire), le GRHS (UQAM), le CIEQ (Centre inter-universitaire d'études québécoises), vise à documenter les points suivants et à esquisser, dans une perspective historique, leur dynamique d'emboitement : le rapport de compétition entre vie politique et vie communautaire ; l'utilisation de la communauté comme tremplin pour la notabilité des individus ; la communauté comme lieu de contestation du pouvoir politique ; la communauté comme moyen d'éducation à la vie politique ; la communauté pour suppléer aux carences politiques. En plus du développement des connaissances sur les rapports entre citoyenneté et communauté, l'événement vise à créer un noyau d'expertises autour de ces questions et à offrir une vitrine publique à des résultats scientifiques qui concernent autant les décideurs que le public en général par les éclairages portés sur l'organisation de la vie sociale communautaire.

 

Programme

 

Lieu

Morrin Centre
44, chaussée des Ecossais
Ville de Québec, G1R4H3
Canada
 

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Le CRH à Blois

Le CRH à Blois

6 au 9 octobre - Les Rendez-Vous de l'Histoire de Blois

Vendredi 7 octobre

  • 11h30-12h30

Renier sa condition sociale. Une femme artisan au XVIIIe siècle à Paris

Carte blanche aux éditions Albin Michel, à l’occasion de la publication de l’ouvrage La révolte de Mme Montjean. L'histoire d'un couple d'artisans au siècle des Lumières

Cela pourrait être une pièce de Marivaux, sauf qu’ici tout est vrai. M. Montjean tient un commerce de tailleur, plutôt florissant. Mais le pauvre homme va connaître les affres de la jalousie et le déshonneur, car sa femme a pris goût au libertinage. Elle est surtout possédée par des rêves de grandeur qui la poussent à fréquenter des hommes au-dessus de sa condition.

Auteure et intervenante : Arlette Farge (CNRS)

Lieu : Bibliothèque Abbé Grégoire, Auditorium

 

  • 14h15-15h15

Archéologie des migrations. Pourquoi partent-ils ?

Carte blanche à l’Institut national de recherches archéologiques (INRAP)

Les grandes vagues migratoires sont pas le propre de la modernité, l’archéologie est là pour le rappeler. Hervé Le Bras et Dominique Garcia, dans un dialogue interdisciplinaire, reviennent sur le colloque Archéologie des migrations organisé par l’INRAP en novembre dernier, et examinent  à nouveau le sujet sous l’angle Pourquoi partent-ils ?

Intervenants : Hervé Le Bras (EHESS)  et Dominique Garcia (INRAP)

Lieu : Conseil départemental, Salle Kléber-Loustau

 

  • 16h-17h30

Partances, passages, parcours, trajectoires des diasporas (XVIe-XXe siècles)

Carte blanche à la revue Diasporas

La revue Diasporas invite les coordinatrices des prochains numéros à discuter la diversité et la complexité des trajectoires en diaspora. L’angle des circulations  et des migrations devient ainsi une manière de réinterroger l’histoire.

Intervenants : Chantal Bordes-Benayoun (CNRS), Anouche Kunth (CNRS), Natalia Muchnik (EHESS), Mélanie Traversier (Lille3-IUF)
Modératrice : Isabelle Lacoue-Labarthe (IEP-Toulouse)

Lieu : Ecole du paysage, Auditorium

 

  • 17h-18h30

Anatomie du charisme. Présentation du nouvel espace consacré aux sensibilités

Carte blanche aux éditions Anamosa

Les éditions Anamosa présentent un nouvel espace éditorial, la revue Sensibilités. Histoire critique et sciences sociales, à l’occasion de la sortie du premier numéro Anatomie du charisme. Il s’agit ici de faire exister un espace de recherches, mais aussi de confrontation des méthodes, de relecture des travaux « classiques » et d’expérimentation des modes de récit autour des sensibilités.

Intervenants : Romain Bertrand (CERI, Quentin Deluermoz ( Université Paris 13, IUF), Arlette Farge (CNRS), Hervé Mazurel (Université de Bourgogne et Clémentine Vidal-Naquet (Université Picardie-Jules Verne)
Modérateur : Christophe Granger  (Université Paris 1-CNRS -Centre d’histoire du XXe siècle)

Lieu : Bibliothèque Abbé Grégoire, Auditorium

 

  • 18h-19h30

Juifs et musulmans. Une histoire partagée

Carte blanche aux éditions Tallandier

A l’occasion de la parution en français, des quatre premiers ouvrages de la collection « Quatre histoires partagées » - Juifs et Musulmans en Algérie, Tunisie, Maroc, Palestine/Israël : le refus de mythes réducteurs qui font table rase de quatorze siècles d’uns histoire commune.

Intervenants : Michel Abitbol (Collection Projet Aladin-Tallandier), Abdelkrim Alhaghi (Université de Tunis), Lucette Valensi (EHESS)
Modératrice : Anne-Marie Revcolevchi (Projet Aladin)


Samedi 8 octobre

  • 14h-15h30

Le Moyen Âge a-t-il inventé l’urbanisme ?

Carte blanche aux Presses universitaires de France

La cité comme forme idéale d’organisation sociale vient de la philosophie grecque réinvestie par le christianisme médiéval. L’urbanisme est-il donc une invention médiévale ? Comment articuler cette pensée à l’architecture de la société développée par l’Eglise.

Intervenants : Etienne Anheim (EHESS), Dominique Iogna-Prat (CNRS-EHESS),
Modérateur : Jean Lebrun (France Inter)

Lieu : Campus de la CCI, Amphi vert

 

  • 16h-18h

Dialectique du monstre

Dédicace de Sylvain Piron

Lieu : Salon du Livre, Stand de la librairie Dialogues de Morlaix

 

  • 16h-17h30

Passages, circulations des migrants ( XIXe-XXe siècles)

Carte blanche à la revue Histoire@Politique

Pour quitter leur ville, région ou pays, les migrants ont dû vivre parfois de durs et longs passages. Grâce à des connaissances ou des passeurs, ils ont pu traverser des frontières fermées, voire blindées par des Etats qui les empêchent de partir ou d’entrer.

Intervenants : Farida Adelkhah, Nancy L. Green ( EHESS), Marieke König (Institut historique allemand), Victor Pereira (Université de Pau)
Modérateur : Jakob Vogel (Sciences Po, Paris- Revue Histoire@Politique)

Lieu : Conseil départemental, Salle capitulaire

 

  • 16h30-18h

Historiographie en perspective

Carte blanche à la revue des Annales. Histoire, Sciences sociales

Les ouvrages mis en avant par les éditions de l’EHESS et la revue des Annales explorent de nouvelles manières de faire de l’histoire en soulignant à la fois les convergences et les écarts des approches en un temps de recomposition historiographique

Intervenants : Yves Cohen (EHESS), Didier Lett (Université Paris-Diderot-Paris 7) et Antonella Romano (EHESS)
Modérateur : Etienne Anheim (EHESS)

Lieu : Site Chocolaterie de l’IUT, Amphi 2

 

  • 16h30-18h

Les diasporas

En réfléchissant aux termes débattu de « Diasporas », cette table-ronde propose de comparer, dans la longue durée, les multiples formes de circulation, d’installations et d’attaches culturelles et sentimentales des communautés géographiquement dispersées.

Intervenants : Stéphane Dufoix (Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense), Natalia Muchnik (EHESS), Anne-Christine Trémon (Université de Lausanne), et Francesca Trivellato (Université de Yale)
Modérateur : Guillaume Calafat (Université Paris 1)

Lieu : Université, Amphi 2

 

  • 18h-19h30

Le patrimoine industriel : un enjeu au cœur des territoires

Carte blanche au Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et bla mise en valeur du patrimoine industriel (CILAC)

Grue à Nantes, haut-fourneau d’Uckange, Condition publique de Roubaix, le patrimoine industriel a acquis sa légitimité avec des reconversions emblématiques, des musées, des classements aux Monuments historiques, et de solides projets de territoires.

Intervenants : Julie Corteville (Inventaire de l’architecture et des patrimoines de la région Île-de-France), Jean-Bernard Cremnitzer (ENSA), Frédéric Minard (Culture et Patrimoine de la ville de Roubaix-EPCC) et Massimo Preite (Université de Florence)
Modératrice : Florence Hachez-Leroy (Université d’Artois-CNRS-EHESS)

Lieu : Ecole du paysage, Grand amphi

 

  • 18h30

Dialectique du monstre. Zones sensibles

Remise du Grand Prix des Rendez-Vous de Blois 2016 à Sylvain Piron en ouverture au débat parrainé par la revue L'Histoire

Lieu : Hémicyle de la Halle aux Grains

 

Dimanche 9 octobre

  • 10h-12h

Dialectique du monstre

Dédicace de Sylvain Piron

Lieu : Salon du Livre, Stand de la librairie Dialogues de Morlaix

 

  • 11h30-13h

Désenclaver l’histoire de l’Algérie coloniale

Carte blanche à la Revue d’histoire moderne & contemporaine (RHMC)

La tradition historiographique française a fait de l’Algérie une exception au sein du monde colonial : à l’heure de l’histoire globale et des comparaisons avec les autres empires coloniaux, cet exceptionnalisme est aujourd’hui rediscuté par les historiens.

Intervenants : Hélène Blais (ENS, Paris), Luc Chantre (CRIHAM, Université de Poitiers), Claire Fredj (Université Paris-Ouest-La Défense), Isabelle Grangaud (IREMAM), Augustin Jomier (Fondation Thiers/CERHIO-Le Mans)
Modérateur : Philippe Minard (CNRS-EHESS)

Lieu : Conseil départemental, Salle Lavoisier

 

  • 14h-15h

La république face à la vie. Politiques de la sexualité, de la reproduction et de la fécondité dans la France du XXe siècle

Carte  Blanche à l’INED
À l’occasion de la publication de l’ouvrage Gouverner les mœurs. La lutte contre l’avortement en France, 1890-1950 (INED)

Par l’histoire de la lutte contre l’avortement illégal et de l’eugénisme, Fabrice Cahen et Paul-André Rosental réinterprètent les politiques de population menées en France au XXe siècle, entre coercition,répression et incitation.

Intervenants : Fabrice Cahen, chargéde recherche à l’INED, et Paul-André Rosental, professeur des universités à Sciences Po.
Modérateur : Emmanuel Laurentin, journaliste, producteur de l’émission La Fabrique de l’histoire (France Culture).

Lieu : Conseil départemental, Salle Lavoisier

 

  • 15h15-16h15

Les rythmes au Moyen Âge

Le Moyen Âge semble limiter la notion de rythme à la musique, à la poésie et à la danse. Pourtant, il n’a ignoré aucun des rythmes du corps et du monde, du temps, de l’histoire et de la mémoire, de la marche et des voyages, même si la société de l’époque les a vécus différemment de la nôtre.

Intervenant : Jean-Claude Schmitt (EHESS)
Modérateur : Jean Vassort

Lieu : Café littéraire, Salon du livre

 

  • 16h30-17h30

Corps et âme : une histoire de la personne au Moyen Âge

Ce que la conception de la personne, analysée à travers le corps et l’âme, révèle de la société de l’occident médiéval et de son devenir – tout en la mettant en perspective par rapport à d’autres civilisations.

Intervenant : Jérôme Baschet ‘EHESS)
Modérateur : Jean Vassort

Lieu : Café littéraire, Salon du livre

Le  Compendium grammatices  linguae Hebraeae de Spinoza Langage philosophie et histoire

Le Compendium grammatices linguae Hebraeae de Spinoza Langage philosophie et histoire

21 et 22 octobre - Colloque

Présentation

En 1677 parut à Amsterdam le Compendium grammatices linguae Hebraeaede Baruch Spinoza. De tous ses ouvrages, la Grammaire de la langue hébraïque, inachevée, est la moins étudiée. Notre colloque vise à reconsidérer le Compendiumcomme un traité essentiel au sein du corpus spinozien. Il s’agira d’éclairer la méthode élaborée par Spinoza dans sa Grammaireen relation avec les concepts développés dans ses autres traités. Nous étudierons le  rapport qui existe entre les idées linguistiques de Spinoza et les principes de sa philosophie, ainsi que la question des sources du Compendium. Nous nous interrogerons pour savoir à qui s’adressait la Grammairedans le contexte culturel, religieux et intellectuel d’Amsterdam au XVIIe siècle, en relation avec le marranisme et les débats de son temps.

 

Programme

 

Lieu

Université Paris Diderot
Bâtiment Halle aux farines
Entrée par l’Esplanade Grands Moulins
2, rue Marguerite Duras
75013 Paris

Document(s) à télécharger

Préfets et préfectures dans la Seconde Guerre mondiale

Préfets et préfectures dans la Seconde Guerre mondiale

Mercredi 12 octobre de 9h30-18h30 - Colloque

Présentation

À l’occasion du 70e anniversaire de la Libération, le Comité pour l’histoire préfectorale, placé auprès du ministre de l’Intérieur, organise en 2016 un programme de colloques thématiques sur l’administration territoriale pendant la Seconde guerre mondiale.

Coordonné par Marc Olivier Baruch (GEHM), ce programme s’inscrit dans le cadre d’une réflexion d’ensemble sur l’administration préfectorale. Il entend exposer, comprendre et discuter les contraintes, les choix et les motivations de ceux qui eurent à diriger l’administration territoriale du pays, sous Vichy et l’Occupation.

Les colloques de Lyon (20/21 janvier) et de Caen (17/18 mai) ont été un succès, tant par la qualité des interventions que par la participation : le premier a permis d’évoquer le profil des préfets de Vichy et d’analyser le comportement des personnalités lyonnaises de l’époque, le deuxième d’analyser les politiques poursuivies et le rôle des préfets aux différentes périodes de la guerre et de la libération,

Clôturé par M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, le troisième et dernier de ces colloques se tiendra à Paris, à la préfecture d’Ile-de-France, le 12 octobre prochain. Organisé en forme d’hommage à Adrien Tixier, ministre de l'Intérieur tout au long de l'année 1945, il devrait plus particulièrement permettre de proposer quelques éclairages régionaux, notamment le cas très spécifique de la préfecture de la Seine, d'analyser  les conditions de gestion du corps sous l’Occupation, enfin de tirer un bilan de la période, en s’interrogeant sur la trace mémorielle laissée par l’administration de Vichy.

 

Programme

En raison des mesures de sécurité mises en place dans le
cadre du plan Vigipirate et du nombre limité de places, une
inscription est obligatoire à l’adresse suivante : pref-colloque2gm@paris.gouv.fr
Merci de bien vouloir vous munir de l’invitation po

 

Lieu

Préfecture région Île de France
Amphithéâtre Rambuteau
5, rue Leblanc
75015 Paris

Histoire et littérature

Histoire et littérature

4, 11 octobre de 17h-20h et 18 octobre de 17h30-20h - Ecole d’automne du GRIHL

Présentation

Cet enseignement intensif, et ouvert à tous, propose une introduction aux questionnements sur les rapports entre histoire et littérature. 

L’enseignement se déroulera en trois séances de trois heures, selon trois axes :

  1. La littérature comme objet du monde : a. littérature et vie sociale, b. livre, lecture, matérialité des écrits
  2. Champ littéraire et question de l’auteur
  3. Pouvoirs de la littérature : agir, savoir, témoigner

Le programme détaillé ainsi que les lectures préalables seront fournis aux étudiants sur inscription obligatoire auprès de J. Lyon-Caen (jlc@ehess.fr)

 

Lieu

Les 4 et 11 octobre

EHESS ( Salle 638, 6e étage)
190 avenue de France
75013 Paris

Le 18 octobre

EHESS (salle Denys Lombard.)
96, bopulevard Raspail
75006 Paris

State and Food Supply during the wars (20th century)

State and Food Supply during the wars (20th century)

Vendredi 25 novembre de 9h-18h - Journée d'étude

Présentation

Cette journée d’études est organisée par Alain Chatriot (Sciences Po) dans le cadre du GDRI AAA dirigé par Laurent Herment (CRH).
La question de l’approvisionnement durant les conflits a été reposée par l’historiographie internationale croisant les questions de l’histoire rurale avec celles de l’histoire sociale, économique et politique. Cette rencontre scientifique se veut une confrontation d’approches par des scientifiques qui animent ce champ de recherche. Des terrains divers seront présentés concernant principalement les deux conflits mondiaux du XXe siècle mais pas seulement. Les contributions portent sur le Mexique, la Suisse, l’Italie, la Belgique, la Hongrie, la Grande-Bretagne, l’Autriche et la Pologne.

Modern warfare brought to the forefront the political question of food supply for armies and populations as well as the necessary supply of industry which also required agricultural products. Shortages, the black market, rationing, requisitions, blockades are among the many examples which suggest the value of a more careful study of the exact situations of conflicts surrounding food supply. In such a context, an emphasis on the role of the state does not mean a strict focus on the study of politicians or civil servants. To the contrary, interactions between the state and economic and social actors (producers, trade unions, traders, consumers) were a central part of the question.

The diversity of political systems and situations of war in Europe during the nineteenth and twentieth centuries provides opportunities for specific analyses of the political issues involved in food supply as well as the economic and political controls employed to manage them. Neutral states may be as interesting to study as direct belligerents. We also welcome proposals on single case studies as well as compared perspectives.

 

Programme

Inscriptions : Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire auprès d’Alain Chatriot,  alain.chatriot@sciencespo.fr

 

Lieu

Sciences Po
Centre d'Histoire
Salle du Traité
26, rue Jacob
75006 Paris

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Les Communs environnementaux : communautés, pratiques et institutions.  Approches historiques, France et Empire colonial français (XVIIe-XXe siècle)

Les Communs environnementaux : communautés, pratiques et institutions. Approches historiques, France et Empire colonial français (XVIIe-XXe siècle)

14 et 15 novembre - Colloque international

Présentation

Les Communs environnementaux sont les formes d’organisation grâce auxquelles les communautés gouvernent leurs environnements et leurs ressources via des formes de propriété collective : pâturages et forêts, zones humides et landes, cours d’eau et systèmes irrigués, champs et jardins, pêcheries, estran, gisements de matériaux et de combustibles... Ces systèmes sont gérés par leurs ayant-droit, et mêlent souvent propriété pleinement commune et droits d’usage collectifs.

Ils ont suscité depuis longtemps un fort intérêt en histoire. Ce sont avant tout les biens communaux des communautés rurales européennes, et les enclosures qui les visent depuis l'époque moderne, qui ont focalisé l'attention (Thompson(91), Neeson(93), Vivier(98)). Ceci s'explique par l'importance d'un processus décrit comme une condition historique d'essor du capitalisme. Ces travaux ont permis des avancées décisives à notre connaissance des Communs environnementaux, dont les communaux sont une déclinaison particulière. Une tendance plus récente a aussi mis l'accent sur les rationalités productives et communautaires sous-tendant ces derniers, dans une approche comparatiste (Congost&Santos(10), Béaur et al.(13)).

Depuis une vingtaine d'années, une communauté pluridisciplinaire s'est par ailleurs structurée, à l'échelle internationale, autour de l'étude des Communs en tant qu'institutions de gouvernement des ressources matérielles et immatérielles. Elinor Ostrom est la figure de proue de ce courant qui mêle économistes, anthropologues, politistes et historiens, dans une approche sous forte influence des cadrages des sciences politiques (Ostrom(90)). L'accent y est mis sur les systèmes de règles qui sous-tendent les Communs, leur assurant efficacité et durabilité. Appliquée aux Communs environnementaux, cette approche bat en brèche la soi-disant "tragédie des communs" censée démontrer l'incompatibilité entre propriété commune et soutenabilité écologique (Hardin(68)).

Elle suscite un vif intérêt chez les historiens, qui la mobilise de plus en plus pour analyser les Communs environnementaux et leurs évolutions de long terme (De Moor(15)). Ceci constitue un apport précieux à l'analyse historique, en deux sens. (1) D'abord en déplaçant la focale sur le fonctionnement concret des Communs : sur leurs règles d’usage, de surveillance et sanction, dans leurs liens à la matérialité physique et écologique des environnements. La permanence -plutôt que la dissolution- des Communs est ici placée au cœur du questionnement. (2) Ensuite en promouvant un cadre théorique général, ouvrant à un décloisonnement spatial et temporel des analyses et des comparaisons.

Nous profitons aujourd'hui de tous ces apports. Mais les évolutions récentes ont aussi suscité un ensemble de limitations analytiques, qui viennent brider notre compréhension historique des Communs environnementaux. (1) D'abord avec des études qui, en se focalisant sur l'anatomie interne aux Communs, tendent parfois à sous-estimer tout ce que leur émergence, leur évolution et leur fonctionnement intime doit aux interactions complexes entre communautés, État, acteurs politiques et commerciaux. (2) Puis avec une insistance à souligner, à rebours de la "tragédie des communs", la réussite, la durabilité, l'efficacité des Communs : d'où notre faible connaissance, enclosures mises à part, des cas de dislocation, d'échec, de perte d'influence de ces formes d'organisation collective. (3) Ensuite avec la rémanence d'une vision romantique des Communs, qui surestime leur degré d'harmonie sociale et/ou le caractère écologiquement adapté de leurs modes de fonctionnement. (4) Enfin, a contrario, avec un déficit d'études empiriques sur les formes de réflexivité environnementale qui ont pu sous-tendre leurs pratiques de gouvernement des ressources. C’est-à-dire les conceptions, historiquement situées, de leurs acteurs en termes d’économie de la nature, d’impact de l’homme sur les écosystèmes, d’inscription des collectifs humains dans le temps.

Ce colloque, consacré à l'histoire des Communs environnementaux, en France et dans l'Empire colonial français, entre XVIIe et XXe siècles, se donne trois objectifs majeurs.

(1) Rassembler et faire dialoguer les recherches menées aujourd'hui sur ce thème, à l'échelle internationale, selon une pluralité de grilles d’analyse. Des travaux qui sont le fait d'historiens venus de l'histoire rurale, économique, politique, environnementale ; d'historiens du droit ; d'anthropologues, de sociologues, de politistes engagés dans l'analyse historique de leurs objets d'étude.

(2) Chercher à identifier et à dépasser les limitations analytiques propres à notre compréhension historique des Communs environnementaux -et dont nous venons de dresser un premier inventaire, provisoire et non-exhaustif.

(3) Contribuer à un chantier historiographique de première importance, en catalysant et se faisant l'écho des recherches, à peine émergentes (Greer(12)), portant sur les trajectoires historiques des Communs dans l'Empire colonial français.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salles A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Une institution révolutionnaire et ses élèves

Une institution révolutionnaire et ses élèves

Jeudi 17 novembre de 14h30-17h30 - Table ronde

Présentation

En 1795, les leçons de l’an III, professées par les plus grands savants de l’époque, s’affirment comme la dernière tentative d’offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique.
En ce moment important de l’histoire, les scientifiques de tous domaines (de Monge à Volney, Daubenton ou Bernardin de Saint-Pierre…) se sont imposé de tracer les routes à suivre pour des « élèves » venus se former de toute la France.
L’enquête menée sur ces 1500 élèves, sous la direction de Dominique Julia avec le soutien du CRH, restitue leurs trajectoires avant et après l’École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les ont rapprochés. Elle permet de lire de manière captivante le moment thermidorien de la Révolution. Le livre qui en résulte, cinquième volume des Cours de l'Ecole normale de l'an III, sera discuté, au cours d'une table ronde, par Dominique Julia, Stéphane Baciocchi, rebecca Rogers (Université Paris 5), Jean-Luc Chappey (IHMC), Jean Boutier (EHESS), Philippe Boutry (Université Paris 1), Bruno Belhoste (IHMC) et Etienne Guyon sous la présidence de Denis Woronoff (Université Paris 1).

 

Programme : lien vers l'invitation

 

Lieu

Ecole Normale Supérieure
Salle des Actes
45 rue d'Ulm
75005 Paris

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Les règles de la parenté entre histoire et anthropologie. Autour des travaux de Gérard Delille

Les règles de la parenté entre histoire et anthropologie. Autour des travaux de Gérard Delille

Jeudi 24 novembre de 9h-18h - Journée du CRH

Présentation

Par l’analyse intensive de documentations exceptionnelles, Gérard Delille a élaboré méthodiquement et progressivement un modèle de compréhension du système de parenté européen entre Moyen Âge et époque moderne, ainsi que de son évolution au cours du xviiie siècle. Parti de la région des Pouilles en Italie, il n’a pas hésité à franchir les frontières et à s’intéresser à d’autres lieux, affinant constamment son interprétation générale ainsi que les fondements méthodologiques de son travail, tout en répondant aux critiques qui lui étaient adressées, comme en témoigne son dernier article paru dans les Annales HSS en décembre 2015. Tant la démarche empirique – l’analyse des sources et leur mise en œuvre dans une perspective vaste de recherche –que la réflexion théorique – sur la généralisation, la dynamique des structures, la contextualisation dans le travail de l’historien, et la place de la parenté dans le système social –, qui fondent cet article et les travaux précédents de Gérard Delille, invitent à poursuivre les discussions suscitées par une approche qui croise histoire et anthropologie de la parenté au service d’une interprétation générale de l’évolution des sociétés d’Europe et d’ailleurs.

Cette journée du CRH, organisée par Elie Haddad, réunira des spécialistes de l’histoire de la parenté qui travaillent eux-mêmes avec les outils de l’anthropologie. À partir de leurs propres terrains de recherche et de leurs approches théoriques, ils confronteront leur point de vue avec les travaux de Gérard Delille afin de nourrir la réflexion commune sur un thème revenu à l’ordre du jour dans les sciences sociales, sans cesser de susciter des débats intenses. Dans cette optique, la journée laissera une large place à la discussion.

 

Programme

 

Lieu

Le matin

EHESS (Salle 4)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

 

L'après-midi

EHESS (Salle 8)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Document(s) à télécharger

" Non contrarii, ma diversi " : la question de la minorité dans le regard des chrétiens et des Juifs en Italie (début XVe-milieu XVIIIe siècle)

21 au 23 novembre - Journées d'étude

Présentation

Lors de ces journées d'étude organisées par Sylvie Anne Goldberg (EJ), Alessandro Guetta Centre de recherches Moyen-Orient Méditerranée, INALCO) et Pierre Savy (Analyse comparée des pouvoirs, Université Paris-Est – Marne-la-Vallée), il s’agira de réfléchir collectivement au regard porté par les Juifs et les chrétiens sur la présence juive dans la société majoritaire, en questionnant la catégorie savante de « minorité ». Face à l’existence d’une minorité religieuse dans une société sans concept de laïcité, comment concevait-on une cohabitation viable ? On envisagera à la fois le cadre juridico-politique, les phénomènes culturels et les pratiques sociales et économiques.

 

Programme

 

Lieu

Lundi 21 et Mercredi 23 novembre

Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO)
65, rue des Grands Moulins
75013 Paris


Mardi 22 novembre

EHESS (salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

Les échanges historiographiques franco-américains

Les échanges historiographiques franco-américains

Jeudi 3 novembre de 9h30-17h30 - Journée d'étude

Présentation

De part et d'autre de l'Atlantique, les échanges ont toujours été vifs entre historiens nord-américains et français. L’historiographie, néanmoins, n’échappe pas aux lois communes des échanges intellectuels et culturels transnationaux : les malentendus, productifs ou non, sont parfois nombreux.  Il arrive que les mêmes termes recouvrent des réalités, des débats, des enjeux différents. Les circulations peuvent être entravées par l’existence de traditions différentes ou par l’organisation des mondes universitaires.
Après une première session tenue à Princeton en février 2016, consacrée à la Révolution française et à la seconde Guerre Mondiale, cette deuxième journée, organisée avec le soutien du Groupe d’Etudes des historiographies modernes (GEHM, CRH/EHESS), du Princeton Institute for International and Regional Studies (PIIRS),  et des services culturels de l’ambassade de France aux Etats-Unis, abordera des thèmes plus généraux, du linguistic turn aux enjeux de race, de l'histoire contrefactuelle à l'histoire politique.
 

Organisateurs : David A. Bell, Antoine Lilti, Philip Nord

 

Programme

9h30-12 h 45 : Débats transaltantiques
Modérateur : Antoine Lilti

Jacques Revel (École des Hautes Études en Sciences Sociales)
Y a-t-il eu un linguistic turn ?

David A. Bell (Princeton University),
Furet l’Américain : histoire d’un malentendu fructueux

Stephen Sawyer (The American University of Paris)
La démocratie introuvable : Libéralisme, Républicanisme et la réception de Pierre Rosanvallon aux Etats-Unis

Anne Simonin (CNRS)
Chiffrer la Terreur : comment un Américain a-t-il osé ?

 

14h 15-17 h 30 : Du bon usage des différences
Modérateur : Philip Nord

Quentin Deluermoz (Université de Paris 13/Nord)
De la fécondité des incompréhensions : l'exemple de la what if history ‘américaine’

Alice Conklin (Ohio State University)
Are we so Different? French and American Histories of Empire and Race

Cécile Vidal (École des Hautes Études en Sciences Sociales)
Colonisation, esclavage et race à la période moderne : un dialogue historiographique franco-américain en pointillé

Edward Berenson (New York University)
La réception de la musique Afro-américaine en France, 1917-45

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

L'industrie française dans la Grande Guerre

L'industrie française dans la Grande Guerre

15 et 16 novembre - Colloque

Présentation

Colloque sous la direction de Patrick Fridenson et Pascal Griset

La Première Guerre mondiale a été la première guerre dont l'issue a dépendu de la mobilisation et de l'expansion de l'industrie, et par conséquent des destructions que celle-ci peut subir.

Ce colloque, labellisé par la Mission du Centenaire 14-18, mettra l'accent les 15 et 16 novembre prochains, sur quatre grandes questions : savoirs et institutions, combattre, vivre, et enfin les flux à travers les questions de transports et d’énergie.

La session « savoirs et institutions » s’intéressera aux acteurs institutionnels qui dans l’État travaillent aux relations entre les Alliés, mais aussi au rôle des scientifiques dans la politique des inventions, de la propriété intellectuelle et de la mobilisation industrielle, tout en traitant les questions internationales comme le blocus et les conférences économiques interalliées.

La session « combattre » sera consacrée d'une part à la coopération entre ministères chargés à différents titres d'armer les Français et au rôle élargi des organisations patronales, et d'autre part aux productions dans le domaine de l’armement, de la chimie et de l’aluminium en cernant la place des PME.

La session « vivre » abordera les questions d’alimentation, d’habillement, de communication et de logistique, de standards, ainsi que les questions des matériaux nécessaires à la vie quotidienne.

La session « flux : transports et énergies » cernera les nouvelles conditions des mobilités des personnes et des biens, de l'approvisionnement et de la conjonction d'énergies différentes.

Ce colloque montre les nouvelles articulations dont la guerre a été le lieu en France entre science, politique, économie et société ainsi qu'entre public et privé. Il étudie également la relation entre industriels, administrations et militaires avec son lot d’innovations, de reconfigurations, de bricolages tant dans la production que dans les échanges et les lieux de décisions. Il permet aussi d’interroger la place de ce moment particulier dans l’histoire industrielle du pays au siècle dernier et d’en saisir la complexité. Il souligne enfin comment les différents territoires de la France ont été affectés par les destructions, les reconversions et les nouvelles spécialisations. Il apporte ainsi des thématiques essentielles pour comprendre comment une guerre mondiale mobilisant science, organisation, industrie et multipliant les pertes et destructions a durablement contribué à la réorientation de l'Europe.

 

Programme

Participation gratuite sous réserve d'inscription
Renseignements : recherche.igpde[@]finances.gouv.fr

 

Lieu

Ministère de l'Economie et des Finances
Centre de conférences Pierre-Mendès-France
139, rue de Bercy
75012 Paris

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Dealers, démons des temps modernes

Dealers, démons des temps modernes

Jeudi 10 novembre de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

L’équipe de coordination du séminaire Consommations et prohibitions de drogues : approche transversale [Alessandro Stella (historien, directeur de recherche au CNRS), Fabrice Olivet (directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues), Mariana Broglia de Moura (anthropologue, doctorante à l’EHESS), Anne Coppel (sociologue), Michel Kokoreff (sociologue, professeur des Universités à Paris 8), Bertrand Lebeau (médecin, membre de SOS Addictions), Julia Monge (anthropologue, doctorante à l’EHESS)] a l’honneur d’accueillir notre collègue Loïc Pignolo, sociologue, assistant de recherche de l’Université de Genève, spécialiste des dealers de rue dans la capitale suisse. Il animera et discutera les interventions de Vincent Benso, sociologue, directeur de Thechnoplus, d’Aude Lalande, ethnologue, et Sandra Laugier, philosophe, dans cette séance du séminaire consacrée aux dealers.

Depuis le lancement, voilà quarante ans, de la guerre à la drogue, les dealers ont été présentés et traités comme les pires des criminels, des monstres peuplant de coins obscures de nos villes, des mafieux mettant en coupe réglée des cités périurbaines, des démons des temps modernes. Mais derrière ces images stéréotypées et souvent largement caricaturées et infondées, construites par la machine de guerre des Etats prohibitionnistes, qui y-a-t-il ? Les enquêtes sociologiques de terrain nous donnent à voir que, loin d’être une figure unique et homogène, la typologie du dealer est fort complexe et diversifiée, comme le montrent d’ailleurs des séries américaines récentes.

 

Programme

  • Vincent Benso, sociologue, Technoplus
    « Dealers des banlieues et des beaux-quartiers en France »

  • Aude Lalande, ethnologue
    « Le deal d’appartement et les scènes de rue de l’héroïne à Paris dans les années 1970-2000 »

  • Sandra Laugier, philosophe, Professeure des Universités, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    « Les dealers dans les séries américaines »

Discutant : Loïc Pignolo, sociologue, Université de Genève

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Linguistique et écrit (2) : l’énonciation

Linguistique et écrit (2) : l’énonciation

24 et 25 novembre - Journées d'étude

Présentation

Ces journées d'étude réuniront anthropologues, historiens et linguistes autour de la question de l’énonciation linguistique et de ses liens avec l’action menée par l'intermédiaire des énoncés. Qui parle lorsque le locuteur se désengage au profit d’une parole proverbiale ? Qui est celui qui agit lorsque l’énoncé est le fait d’un secrétaire différent de celui qui dit je ? L’énonciation écrite favorise-t-elle des actions différentes de celles rendues possibles par l’énonciation orale ?

 

Programme

 

Lieu

EHESS (salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Le

Le "roman sans fiction" : débat en présence de Javier Cercas

Mercredi 16 novembre de 17h-19h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

La deuxième rencontre du GEHM du mois de novembre portera sur les rapports entre vérité historique et récit à partir d'un dialogue avec l’écrivain espagnol Javier Cercas. L'idée de "roman sans fiction" sera au centre de la discussion, tout particulièrement  autour de son livre L'imposteur. Ce dernier retrace la vie d'Enric Marco, icône nationale anti-franquiste, porte-parole des survivants espagnols de l’Holocauste qui s’est forgé l’image du valeureux combattant de toutes les guerres justes. Or, l’homme n’a jamais, en vérité, quitté la cohorte des résignés, prêts à tous les accommodements pour seulement survivre. L’imposteur offre ainsi une réflexion sur le héros, sur l’histoire récente de l’Espagne et son amnésie collective, sur la “mémoire historique”, sur le mensonge, et donc, sur l'écriture de l'histoire.


Résumé du livre L'imposteur de Javier Cercas, Paris, Actes Sud, 2015, 416 p.

Icône nationale antifranquiste, symbole de l’anarcho-syndicalisme, emblème de la puissante association des parents d’élèves de Catalogne, président charismatique de l’Amicale de Mauthausen, qui pendant des décennies a porté la parole des survivants espagnols de l’Holocauste, Enric Marco s’est forgé l’image du valeureux combattant de toutes les guerres justes. En juin 2005, un jeune historien met au jour l’incroyable imposture : tel un nouvel Alonso Quijano, qui à cinquante ans réinvente sa vie pour devenir Don Quichotte, Enric Marco a bâti le plus stupéfiant des châteaux de cartes ; l’homme n’a jamais, en vérité, quitté la cohorte des résignés, prêts à tous les accommodements pour seulement survivre. L’Espagne d’affronter sa plus grande imposture, et Javier Cercas sa plus audacieuse création littéraire.
L’Imposteur est en effet une remarquable réflexion sur le héros, sur l’histoire récente de l’Espagne et son amnésie collective, sur le business de la “mémoire historique”, sur le mensonge (forcément répréhensible, parfois nécessaire, voire salutaire ?), sur la fonction de la littérature et son inhérent narcissisme, sur la fiction qui sauve et la réalité qui tue.
Si, à l’instar de Flaubert, Javier Cercas clame “Enric Marco, c’est moi !”, le tour de force de ce roman sans fiction saturé de fiction est de confondre un lecteur enferré dans ses propres paradoxes. Qui n’est pas Enric Marco, oscillant entre vérités et mensonges pour accepter les affres de la vie réelle ? À un degré certes moins flamboyant que celui de ce grand imposteur, chacun ne s’efforce-t-il pas de façonner sa légende personnelle ?
 

Lieu

EHESS (Salle B du Conseil
190, avenue de France
75013 Paris

Economic Issues of the Early Modern Period Business Enterprises, Spaces, Markets

Economic Issues of the Early Modern Period Business Enterprises, Spaces, Markets

24 au 26 novembre - Colloque

Présentation

The dynamics which made medieval economies evolve towards "modernity" have been the subject, for two decades, of new approaches to international markets and the manufacturing processes. Recent historiographical developments, in particular through the perspective of global history, have seen researchers develop interpretative models based on quantitative analysis, and lead investigations which favor the analysis of flows in geopolitical terms or consider them through anthropological and cultural methodologies. Another major development, which has come out of business history, approaches the study of organizations and institutions of the economy through comparative sociology. The findings of these diverse approaches have not yet been the object of a general discussion, one which confronts the methods, the sources and the hypotheses of research.
The objective of the Florence meeting will be to think afresh the sources relative to the European and Mediterranean economy of the 14th-16th centuries and to propose a plural approach which will address actors and their practices, material and immaterial flows, forms of organization and the markets. This congress, where the results of the collective investigation ANR ENPrESa on the Salviati archives (preserved in the Scuola Normale Superiore of Pisa) will be presented, intends to widen the lens to other archival collections, in order to grapple whith the common problems and issues arising from the exploitation of business documentation. From this perspective, the sources of business companies will be considered from two major points of view : the variety of models and practices of management and organization, and how to assess clues indicating the global evolutions of economies.
The various topics addressed at the conference will enable a confrontation with the results of investigations situated in specific times, geographies, and spaces that were diversified, constructed and articulated on markets. They will mainly focus on :
• The entrepreneurial structures and the modalities of action of companies dedicated to production, trade or banking activities.
• The action of « writing the activities » and the evolution of accounting practices.
• The functionalities of places, the hierarchical organization of merchandise flows and moneraty circulations, concentrating on questions regarding the articulation of geographical scales, operational spaces, and the measurement of time.
• The actors of industry and trade sectors : their positions in the company, their careers, their formation.
Presentations will be held in French, Italian or English. They will be accompanied by a PowerPoint presentation in another language.

 

Programme

 

Lieu

Villa Salviati
Via Bolognese, 156
50139, Florence
Italy

Badia Fiesolana
Via dei Roccettini, 9
50014 San Domenico di Fiesole
Florence
Italy

Le patrimoine entre action et réflexion

Le patrimoine entre action et réflexion

2 et 3 décembre - Journées d'étude

Présentation

En octobre 2014 disparaissait Louis Bergeron, directeur d'études à l'EHESS, président d'honneur du CILAC et de TICCIH –The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage, dont le rôle dans le champ du patrimoine industriel en France comme à l'étranger fut très important.
Homme de réflexion devenu acteur de terrain, il a accompagné et influencé nombre de structures – associatives, muséales, culturelles – et d'hommes et de femmes issus de milieux très divers, tous passionnés par le patrimoine matériel et immatériel de l'industrie.
Après l’hommage qu’il lui a été rendu lors du XVIe congrès de TICCIH, le CILAC, en partenariat avec la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, avec le soutien du CRH et de la Fondation Électricité de France, lui organise deux journées d'étude internationales. Quatre thématiques seront développées : L’influence internationale,  Nourrir la réflexion aujourd’hui, Une communauté de chercheurs et d’acteurs et L’action au sein des organisations internationales. Elles seront suivies de la 6e édition du Prix CILAC Jeune chercheur qui récompensera deux lauréats pour leur travail en recherche théorique et en recherche-action.

L'entrée est libre et l'inscription souhaitée à cilac@cilac.com

 

Programme

 

Lieu

Société d’encouragement pour l’industrie nationale
4, place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris

La fin du couple ? Histoire critique de la conjugalité (19e-21e siècles)

La fin du couple ? Histoire critique de la conjugalité (19e-21e siècles)

Vendredi 2 décembre de 9h-18h - Colloque

Présentation

Est-ce que le couple contemporain traverse une crise qui annonce sa mort prochaine ? Certains signes, comme le nombre de séparations et de personnes vivant seules, semblent conforter cette hypothèse. Il en va de même des politiques publiques dont les dispositifs visant à contrer les violences conjugales montrent une véritable méfiance envers cette institution. Le but de ce colloque, organisé par Marcela Iacub (LaDéHiS) et Maurizio Gribaudi (LaDéHiS), est d’analyser cette crise à partir de l’histoire du mariage issu du code Napoléon au début du XIXe siècle, des critiques qu’il a suscitées depuis son apparition et des métamorphoses qu’il a subies au XXe et XXIe siècles. Pour ce faire, nous croiserons des approches issues de l’histoire sociale, de l’histoire du droit, de l’histoire de la littérature, de la sociologie et de la psychanalyse.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (salle du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Jeudi 1er décembre de 13h-18h - Mini atelier Labex Tepsis

Présentation

Cet atelier, porté par Morgane LABBÉ (EHESS-CRH-ESOPP) et co-organisé avec Fabio GIOMI (CNRS-CETOBAC), réunit un groupe de chercheurs, post-doctorants et doctorants qui discuteront à partir des cas particuliers qu’ils ont étudiés dans les espaces impériaux européens (russe, autrichien et ottoman), des liens entre activités philanthropiques, réforme sociale et leur héritage dans les régimes de protection sociale des États nationaux successeurs. Séparant la genèse des systèmes de protection sociale de l’avènement des États nationaux il propose d’en suivre les prémices dans le sillage de la réforme sociale à travers une Europe aux réalités impériales complexes où les initiatives réformistes y trouvèrent des impulsions diverses entre autonomies municipales, fondations philanthropiques, mobilisations nationalistes et essor des sciences sociales dans des connexions internationales. Ces terrains centre-européens seront aussi appréhendés à partir des renouvellements d’une histoire de la protection sociale qui a mis en lumière la pluralité des modes et déclinaisons des régimes assurantiels et d’assistance à d’autres échelles que l’État, que ce soit celles des municipalités, des entreprises, ou des sociétés philanthropiques ou encore des organismes internationaux. L’objectif de cet atelier est d’ouvrir des voies conceptuelles nouvelles pour une histoire comparée et transnationale de la protection sociale. Cet atelier se découpera en quatre sessions, dont la première abordera le thème de :

1ère session : La nébuleuse réformatrice et les réseaux philanthropiques

Cette session rendra compte de la diversité des courants et activités philanthropiques et réformateurs qui ont éclos dans le cadre impérial, et des formes variées de leur institutionnalisation préfigurant les systèmes ultérieurs de protection sociale. On se demandera comment des initiatives locales se sont diffusées et généralisées à l’échelle d’une communauté nationale, confessionnelle, ou d’une corporation ; si elles suivirent dans ces sociétés segmentées et stratifiées des lignes confessionnelles, ethnico-nationales, ou de genre, ou au contraire les atténuèrent dans un projet intégrateur transversal aux communautés.

  • Fabio GIOMI (CNRS-CETOBAC, Paris)
    Au croisement des empires : associations et réforme sociale dans la Bosnie post-ottomane

  • Stefano PETRUNGANO (Institut für Ost- und Südosteuropaforschung, Regensburg)
    Beggars and Philanthropy across the Former Habsburg Border: Zagreb, Sarajevo, Belgrade

  • Emilia PLOCEASNU (EHESS, Paris)
    Penser l'espace réformateur : une enquête socio-historique sur la Roumanie

  • Jakub RAKOSNIK (Univ. Prague)
    Social Protection and Political Cleavage in Bohemian Lands at the Turn of the 19th and 20th Century

 

 

Programme général

 

Lieu

EHESS (Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Pierre Damien. Stratégies auctoriales de réception

Pierre Damien. Stratégies auctoriales de réception

Mercredi 14 décembre de 10h-18h - Journée d'étude

Présentation

Depuis l'excellente édition de Kurt Reindel des lettres de Pierre Damien (dont certaines sont devenues de véritables traités autonomes à la riche postérité), dans les Monumenta Germaniae historia en 1984, les chercheurs ont à leur disposition un corpus très riche pour analyser les techniques de l'écriture épistolaire, les réseaux de relation entretenus par Pierre Damien (pour chaque lettre le destinataire et la date sont indiqués) mais également un trésor narratif extrêmement riche encore sous utilisé. En effet, on trouve dans ces lettres la source de nombreux exempla largement repris par les Cisterciens puis les frères mendiants. La parole de l'ermite de Fonte Avellana a ainsi touché des moines dans toute la chrétienté puis des laïcs via la prédication.

Seront analysés durant cette journée d'étude internationale, co-organisée par Marie Anne Polo de Beaulieu (CRH) et Patrick Henriett (EPHE), les stratégies auctoriales de Pierre Damien face à la matière exemplaire, puis des récits exemplaires précis et enfin la diffusion et la réception des exempla de Pierre Damien.  Y participeront Jacques Berlioz (CRH), Elise Haddad (doctorante AhloMA-CRH), Elisa Brilli (prof. Université de Toronto, correspondante AhloMA-CRH), Victoria Smirnova (Correspondante d'AhloMA-CRH), Stefano Mula (prof. Middlebury College, USA).

 

Programme

 

Lieu

 EPHE (Salle 116)
190, avenue de France
75013 Paris

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La valeur du sang

La valeur du sang

Mercredi 7 décembre de 15h-19h - Séminaire exceptionnel ESOPP

Présentation

Séance organisée par Bernard Thomann (Inalco-ESOPP)

Jieun Kim (Freie Universität Berlin)
Selling labor, selling blood: Day laborers and blood banks in postwar Japan

Jean-Paul Lallemand-Stempak (CENA-EHESS)
Commodité’ ou ‘symbole’ ? Le sang au prisme de la question raciale aux États-Unis (1930-1990)

Discutante : Isabelle Konuma (Inalco)

 

Quel que soit leur domaine de compétence et d'intervention, les politiques publiques octroient de fait une valeur économique à la vie humaine, qu'elles décident de dépenses ou d'investissements, ou qu'au contraire elles s'en abstiennent. Les ressources collectives mobilisées pour sauver une vie ne sont jamais – par définition – illimitées. Combien pour aller chercher un spéléologue coincé au fond d'un boyau à des centaines de mètres sous terre ? Et combien pour prévenir la perte d'une vie (anonyme, cette fois), la vie des citoyens qu'un État s'efforce de préserver, prolonger, améliorer... en ouvrant (ou fermant !) telle unité hospitalière ? L'action collective donne des prix monétaires aux vies humaines. Prolongeant une longue tradition qui mêle l'ingénierie la plus technique à l'évaluation socio-économique des décisions publiques, les calculs de la valeur de la vie humaine expriment aujourd'hui, plus que jamais, une conciliation entre droits humains et préoccupations utilitaristes, dans des domaines d'application toujours plus variés.

 

Lieu

Sciences Po
Bâtiment B, salle B 402
56, rue des Saints-Pères
75007 Paris

Remembering the London bombings and compensating the victims

Remembering the London bombings and compensating the victims

Jeudi 8 décembre de 10h-12h - Conférence

Présentation

Le Séminaire Recherches sur les réactions sociales aux attentats (REAT), organisé par l’Institut des Sciences sociales du politiques et le Centre de recherches historiques, présente l'actualité des recherches en sciences sociales sur les réactions aux attentats.

La prochaine séance sera consacrée à :

Remembering the London bombings and compensating the victims

 

 par Dr Matthew ALLEN, University of Leicester
Auteur de The Labour of memory: Memorial culture and 7/7
(Palgrave, 2015)

 

En savoir plus sur le site de REAT : https://reat.hypotheses.org

 

 

Lieu

Université Paris Ouest - Nanterre, La Défense
Bâtiment Max Weber (W 3e étage, salle 332)
200, Avenue de la République
92000 Nanterre
 

"Gens de la Seine" - Prix décibel d'or 2016

5 décembre - Remise de Prix

Le jury de la 17e édition du concours Décibel d'or, organisé par le Conseil national du bruit (CNB) - instance consultative auprès de la Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer -,a remis son prix spécial du jury, le 5 décembre, à « Gens de la Seine. Une balade sonore parmi les Parisiens du XVIIIe siècle » (CRH/EHESS). Ce prix récompense les initiatives les plus innovantes dans l’action de "faire entrer le son dans le patrimoine immatériel de l'humanité" et dans le domaine de la lutte contre le bruit et l’amélioration de l’environnement sonore.

« Gens de la Seine » a été créé par Isabelle Backouche, Michèle Cohen et Sarah Gensburger, réalisé par Sylvie Arditi et Nova Spot avec des sons créés ou archivés par Mylène Pardoen et Michel Creis.

En savoir plus sur "Gens de la Seine"

Quand la famille jaillit : L’héritage jacent et la succession vacante entre tutelle institutionnelle et appartenance locale

Quand la famille jaillit : L’héritage jacent et la succession vacante entre tutelle institutionnelle et appartenance locale

Vendredi 20 janvier de 9h30-18h - Journée d'étude

Présentation

L’étude des stratégies utilisées par les institutions familiales pour assurer la continuité et la pérennité du nom de la maison, de son patrimoine, de la mémoire des défunts, etc. est un des topos de l’histoire sociale comme de l’anthropologie. De telles stratégies ont été tout d’abord analysées dans une perspective pour ainsi dire « interne » à celles qu’une longue tradition d’étude considère comme de réelles et véritables « corporations familiales ». Sont en effet analysées les ressources et les tactiques adoptées par les « représentants / administrateurs » de ces corporations (échanges et alliances matrimoniales, testaments et donations, fondations de fidéicommis / majorat ou de chapellenie) pour parvenir à garantir la perpétuation de la corporation, ainsi que la nomination, de génération en génération, d’un digne « représentant / administrateur »  du corps.

Le moment de la crise et de l’échec de telles stratégies de reproduction a fait l’objet en revanche d’une moindre attention. Quand la maison se trouve privée, temporairement ou de façon permanente, de « représentant / administrateur » (soit parce que temporairement absent, incapable ou frauduleusement défaillant soit parce qu’inexistant) à qui revient la charge des obligations économiques, sociales, religieuses, etc., qui relèvent des membres du corps et de l’institution domestique dans son ensemble ? A qui incombe la protection des lointains héritiers absents qui ne sont pas en mesure de réclamer l’héritage, tout comme les créanciers et toutes les obligations envers des tiers ? A qui revient de s’occuper des droits des biens matériels ou des âmes des défunts, considérées elles-mêmes comme des entités juridiques (encaissant par exemple les rentes immobilières, payant pour les legs pieux ou en mémoire des aïeux, mais s’assurant aussi que le patrimonium ne dépérisse pas et ne soit pas indûment détourné) ? A qui revient enfin de protéger les communautés contre les effets pervers liés à l’incapacité des corporations familiales à assumer leurs propres devoirs (par exemple le paiement des impôts, les participations à l’entretien des ressources locales et à la vie cérémonielle, le maintien des frontières entre membres et non membres de la communauté, etc.) ?

Dans une société à maisons l’intérêt de la perpétuation des corporations familiales dépasse ces mêmes institutions. Ces corps revêtent en réalité un rôle fondamental dans l’ordre constitutionnel et sociopolitique de la res publica, et sont l’unité de base de la production et reproduction sociale et économique.

Face aux risques continuels de crise et d’extinction de la maison, tant les institutions souveraines et communautaires que le système économique dans son ensemble, développent des dispositifs juridiques, sociaux et institutionnels destinés à soutenir la solvabilité économique et constitutionnelle des institutions familiales, en se chargeant et en se substituant, en dernière instance, à la maison lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’assumer (ou cherche frauduleusement à se soustraire) à son devoir premier de garantir ad infinitum un “représentant/administrateur” capable de prendre en charge les obligations du corps. Si nous voulions utiliser une comparaison moderne, nous dirions que, quand l’administrateur pro tempore de la corporation domestique vient à manquer, les institutions communautaires, religieuses et souveraines développent des méthodes de commissionnement, de protection et de tutelle confiée à une sorte de curateur de faillite, destinées à gérer et honorer les obligations envers des tiers. L’ordre social entier serait en réalité miné si la confiance dans la solvabilité des institutions familiales, comme noyau de la production et de la reproduction sociale, était affaiblie. Ces dispositifs de tutelle, en outre, ont toujours un double mérite : d’une part, ils représentent des mécanismes fonctionnels de contrôle social et d’intervention des entités supérieures (laïques et ecclésiastiques) dans les dynamiques internes aux corps ; de l’autre, ils offrent à ces derniers de précieux instruments pour revendiquer des droits et répondre aux risques de faillite.

La journée d’étude se propose d’analyser justement ces dispositifs de tutelle et les institutions préposées à affronter le problème de la faillite de l’institution domestique, en focalisant l’attention sur le moment de la transmission intergénérationnelle des biens, droits et obligations. Elle se propose en particulier de concentrer l’attention sur la gestion de ce que l’on appelle les héritages jacents (les patrimoines qui restent temporairement sans propriétaire en attendant que l’héritier légitime en revendique la possession) et les héritages ou biens vacants (les patrimoines restés sans propriétaire par l’extinction des lignées de succession). Les processus dont on a restitué plus haut les logiques de l’articulation à partir de terrains ibériques et latins paraissent ne pas être spécifiques à ces seuls espaces géo-historiques. Au contraire, l’hypothèse de base qui est soumise à discussion est que différentes sociétés, dans le temps et l’espace, ont dû affronter un même problème : garantir qu’aucun patrimoine ne reste sans propriétaire afin d’assurer l’accomplissement des obligations réciproques et de protéger les relations sociales et économiques (par exemple à travers le paiement des dettes et des crédits aussi bien séculiers que spirituels, matériels que symboliques, ainsi que l’exécution des obligations fiscales ou cérémonielles, etc. ).

Ainsi, il est proposé de réfléchir autour de quelques thèmes généraux propices à générer une réflexion comparative. Une série (qui ne doit certainement pas être exhaustive) de questions pourrait être résumée comme suit.

En premier lieu, à qui sont les biens qui restent sans héritiers, ceux qui dans la terminologie du droit romain sont définis comme les biens « vacants » ? Qui est, en d’autres termes, l’héritier en dernière instance de tels biens ? Qui agit en tant qu’exécuteur testamentaire des familles qui risquent l’extinction ou qui s’éteignent ? A travers quelles institutions ces personnes interviennent-elles, et comment sont administrés les biens qui restent également temporairement « vacants », comme par exemple justement dans le cas d’un héritage jacent ? Quel rôle jouent les domaines coloniaux de la première époque moderne dans la création de nouvelles institutions et dans l’évolution de celles d’origine médiévale ?

Dans un second temps, comme sont protégés les droits des héritiers absents, ou incapables, pour maintenir les liens sociaux ? Quels institutions et instruments de tutelle sont mis en œuvre par les entités supérieures pour prendre soin de ces droits et de ces patrimoines ? Comme sont identifiés les héritiers légitimes et comment sont recueillies les informations les concernant ? De quels dispositifs et institutions les héritiers absents peuvent-ils user pour protéger leurs propres droits et biens précaires ? Comme sont protégés, en outre, les droits des « personnes » qui à cause de leur nature « immatérielle » (les âmes des défunts, les legs pieux, etc.) ont besoin de la nomination perpétuelle d’un curateur et d’un administrateur « matériel » ?

En troisième lieu, quelles sont les techniques adoptées pour légitimer de telles appropriations ? Quel usage est fait des biens restés vacants quand ils sont attribués à l’entité souveraine ou à la communauté ? Quel rôle jouent ces biens et ces pratiques dans la création et la perpétuation des appartenances locales et supra-locales ? Comment sont redistribuées et gérées les obligations des maisons envers les entités auxquelles elles sont liées par des mécanismes de responsabilité solidaire, et envers la société dans son ensemble ?

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Genealogy and Social Status in the Enlightenment  Rationalité généalogique et statut social au temps des Lumières

Genealogy and Social Status in the Enlightenment Rationalité généalogique et statut social au temps des Lumières

12 et 13 janvier - Colloque international

Présentation

Le siècle des Lumières a été décrit à juste titre comme hostile à la culture de la lignée et du lignage de l’époque moderne. Célébrant leur époque comme étant l'âge de la modernité et du progrès, beaucoup de contemporains, y compris de nombreux nobles, ont salué la nécessité de construire des hiérarchies sociales fondées sur le mérite et la conscience citoyenne plutôt que sur la naissance et la tradition. Il s’agissait en somme de poser, de manière “moderne”, le vieux débat médiéval et renaissant opposant le mérite personnel au mérite hérité. On aurait remis alors également en cause la valeur historique des récits de famille, pratique sociale constituant un puissant ciment identitaire mais désormais décriée. Dans cette optique, il était évident que l'idée de la « grande chaîne des êtres » ou celle du sang aristocratique ne respectaient aucun principe rationnel.

Toutefois, des études récentes ont remis en question cette distinction postulée entre des cours pétries de préoccupations lignagères d’une part et des salons « égalitaires » de l’autre. Que ce soit implicitement ou de manière plus ouverte, les distinctions reposant sur la naissance jouaient en effet encore un rôle essentiel au temps des Lumières. Légendes familiales, confections d’arbres généalogiques ou, de manière plus pragmatiques, construction de la parenté et mises en scènes de la commune appartenance familiale dans diverses situations de la vie sociale, continuent d’être des outils mobilisés par les acteurs sociaux, qu’ils soient nobles ou non. Cette persistance du référent généalogique est également manifeste dans d’autres domaines. Ainsi, si la question de l’innéisme quitte en partie la pensée politique, elle gagne largement celle des naturalistes. Opposées à l'assignation européenne des Américains à un milieu naturel, les élites créoles des colonies tenaient par exemple à illustrer et à expliciter les liens généalogiques qu’elles entretenaient avec leur mère-patrie grâce à un ensemble de comportements et de tactiques. Les discussions scientifiques riches et contradictoires sur la distinction entre l'humain et l'animal étaient quant à elles très influencées par l'héritage d'innombrables publications sur la lignée, la race et le lignage. Les premières compilations de pedigrees équins sont ainsi apparues en même temps que le rassemblement de manuscrits privés ou de chroniques locales dans des compilations familiales plus vastes telles que Les Peerages et les Baronetages, les nobiliaires français ou l’Almanach de Gotha (1763). Le rôle descriptif ou performatif de ces pratiques demande sans doute à être interrogé.

Il est important enfin de constater que les historiens ont cessé d'opposer le stéréotype de la famille nucléaire égalitaire aimante à celui de la famille aristocratique étendue, froide et calculatrice. L'idée n’est pas de remplacer le paradigme de Lumières progressistes par celui d’un Ancien Régime rétrograde et résilient, mais plutôt de reposer cette question sous l’angle de la pénétration différentielle (dans le temps) de la matrice généalogique dans différentes pratiques sociales et dans les divers champs du savoir : de la philosophie politique, où elle sert à dire l’ordre des choses, cette matrice semble informer par la suite, tour à tour, le domaine des sciences de la nature, ainsi que ceux de la biologie et de l’anthropologie naissantes. Puisque l’hypothétique refus par les hommes Lumières du recours au lignage et à l’origine comme colonne vertébrale de l’ordre social ne semble pas être le critère permettant de séparer Ancien Régime et modernité, la question dès lors serait : quelles transformations a subies, dans l’espace temporel qui va de Fénelon à Kant, cette forme particulière de connaissance qu’est la raison généalogique? Quels sont les usages qu’en font les différents acteurs sociaux ?

Orgaisateurs : Stéphane Jettot (MFO et Jean-paul Zuñiga (EHESS-CRH)

 

Programme

 

Lieu

Maison Française d'Oxford
2-10 Norham Rd,
Oxford OX2 6SE
Royaume-Uni

La raison du peuple. Un héritage de la Révolution française (1789-1848)

La raison du peuple. Un héritage de la Révolution française (1789-1848)

Lundi 16 janvier de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Les prochaines Rencontres du GEHM  débattront autour du récent ouvrage de Frédéric Brahami, La raison du peuple. Un héritage de la révolution. En partant du traumatisme provoqué par la Révolution française, dont il suit les effets jusqu'au milieu du XIXe siècle, cet ouvrage fait la généalogie de notre situation actuelle, où se nouent en un dispositif qui n’a rien d’accidentel la disparition silencieuse du politique et l’impuissance bruyante de la critique. À travers la redécouverte de la tradition sociale française du XIXe siècle, si étrangement ignorée, La Raison du Peuple raconte la naissance de la nouvelle science politique, dont la connaissance des lois de la société avait pour but de donner son sens effectif à la promesse d’autonomie.

 

Lieu

EHESS (salle B du Conseil)
190, avenue de FRance
75013 Paris

EHESS
CNRS

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Se droguer pour le plaisir

Journée(s) d'étude - Jeudi 09 février 2017 - 17:00Se droguer pour le plaisir paraît être une évidence parmi les autres motivations (stimulantes, sédatives, psychédéliques) poussant à la consommation de psychotropes. Pourtant si de plus en plus de pays ont légalisé l’usage du cannabis thérapeutiq (...)(...)

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Les défis de développement pour les villes et les régions dans une Europe en mutation

Appel à communication - Mercredi 01 mars 2017 - 18:00Dans le cadre du colloque de l'Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF) qui se tiendra cette année conjointement avec celui de la section grecque de l'European Regional Science Association (ERSA) à Athènes du 5 au 7 juille (...)(...)

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Citizens of Nowhere

Séminaires et conférences dans le monde - Jeudi 26 janvier 2017 - 21:00Night of IdeasHosted by the London School of Economics and Political Science as part of a worldwide series of events coordinated by the Institut français, the Night of Ideas will bring together leading researchers from France (...)(...)

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Dernière modification :
19/02/2017