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Ecriture et action

Rencontre - Lundi 27 février 2017 - 14:30Ce livre est le fruit d’un travail collectif qui est aussi une expérience d’écriture partagée, à plusieurs mains, au sein du Grhil. Partant de textes de natures très différentes, il s’interroge sur l’action d’écrire, mais aussi sur l’action des écrits, en déplaçant le regard de la lecture au geste même de l’écriture. Celui-ci ne se limite pas aux intentions de l'auteur, exprimées ou non. Il prend place dans un tissu d'autres actions qu'il modifie et qui l'infléchissent. L’analyse porte sur de nombreux cas, rassemblés autour de problèmes centraux pour la compréhension de l'écriture comme action : l'écriture dans l'événement ("Dans l'événement"), l'écriture comme seule ressource dans des situations de contrainte extrême ("Enfermement"), la propagande ("Écrits de Versailles"), la théorisation politique ("Retz"), l'engagement ("Au XIXe siècle, l'engagement?"), l'agency ("Obéissances"), la rhétorique ("Scènes"). L'introduction, en forme de manifeste, comme les différents aspects abordés dans ce livre, permettent de revenir sur les apports d’une réflexion sur la singularité de l'action par écrit pour toute pensée sur l'action. Nicolas Schapira (Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense) et Judith Lyon-Caen (GRIHL), débattront sur l’expérience et les apports d’une telle approche, laquelle sera également discutée par Jean-Christophe Abramovici (Université Paris-Sorbonne-Paris IV), Simona Cerutti (LaDéHiS) et Marion Carel (CRAL). La séance sera animée par Fanny Cosandey (LaDéHiS-RHISOP).

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Autour de l'ouvrage de Thomas Hirsch

Rencontre - Lundi 20 février 2017 - 14:00La prochaine séance des Rencontres du GEHM recevra Thomas Hirsch, auteur de l'ouvrage Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch.Entre le temps objectif et mesurable de la physique et les vibrations du temps de la conscience intérieure, il est un temps « social », un ensemble de représentations collectives qui informent le rapport au temps des individus. Ce livre retrace le parcours et les transformations de cette idée formulée pour la première fois au tournant du XXe siècle et qui jalonne les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945. De l’étude des Aruntas d’Australie de la fin du XIXe siècle à celle de la société féodale occidentale, de la Chine ancienne à l’Empire aztèque, de la « mentalité primitive » à la mémoire individuelle, les recherches sur les expériences sociales du temps permettent d’interroger à nouveaux frais l’essor des sciences sociales, car attribuer un temps aux sociétés revient à faire du social le mode d’explication des hommes et de l’histoire. Entre philosophie, sociologie, psychologie, ethnologie et histoire, cette enquête espère contribuer à renouveler le regard porté sur quelques-unes de ses grandes figures : Émile Durkheim, Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Maurice Halbwachs, Marcel Granet, Lucien Febvre et Marc Bloch.

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Années de rêves et de plomb

Table ronde - Lundi 20 février 2017 - 16:30En 1979, après la mort accidentelle de trois activistes du groupe Autonomie ouvrière, dans la région de Vicence (Italie du nord), un grand coup de filet policier s’abat sur ses membres. Cette répression leur sera aussi fatale que les divisions internes qui émergent alors, dans les différents groupes armés, entre « repentis » et puristes.Comment en est-on arrivé là ? Revenant sur la longue tradition de contestation ouvrière de Vicence, les mouvements amorcés en 1968 et l’influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre insiste sur la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970 : « Il n’y a pas une bonne et une mauvaise jeunesse, c’est la même, à des moments et dans des circonstances différentes. »Des rapports entretenus avec les Brigades rouges aux moyens d’action concrets –  « autoréductions », sabotage de machines, création de comités ouvriers et étudiants ou blocage d’usines –, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à des camarades revendique la légitimité de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste.Débattront autour de cet ouvrage, en présence de l'auteur Alessandro Stella :Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure à Paris 8Maurizio Gribaudi, historien, DE à l'EHESSMonica Lanzoni, historienne, doctorante à l'EHESSMarc Lazar, politologue, professeur à Sciences PoAccès libre

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De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Journée(s) d'étude - Jeudi 16 février 2017 - 13:00La 2e session de l'atelier Labex Tepsis porté par Morgane Labbé (ESOPP) et co-organisé par Fabio Giomi (CETOBAC) abordera les dimensions techniques et savantes de la protection, et sera attentive à restituer l’éventail de leur diversité - opérations administratives (enregistrements, comptabilités) enquêtes médicales et sociologiques, et autres écritures sociales associées aux activités philanthropiques et de redistribution. La question des rapports entre les activités philanthropiques, les courants réformateurs et la gestation des sciences sociales au tournant du siècle, sera également centrale, de même celle de la circulation et réception des modèles étrangers (monographie leplaysienne, enquêtes berlinoises sur les budgets ouvriers, etc.), objet de réappropriations multiplesMatyas ERDELYI (CEU Budapest/CEFRES Prague) : Les statistiques et la réforme urbaine au tournant du siècle dans la Monarchie des Habsbourg (Budapest, Prague)Morgane LABBÉ (EHESS, Paris) : Le « Bureau du travail social » de Varsovie : laboratoire des enquêtes sociales polonaises au début du 20e siècleNatan MEIR (Univ. Portland/The Cullman Center for Scholars and Writers at the New York Public Library) : Solving the Problems of/at the Margins: Old and New Attitudes Towards the Outcasts of Russian-Polish JewryMartine MESPOULET (Univ. Nantes) : L’enthousiasme statistique des réformateurs des zemstva en Russie à la fin du 19e siècle : Arpenter les campagnes, enquêter dans les fabriques

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Mein Kampf. Une histoire française (1925-2016)

Appel à communication - Mercredi 01 mars 2017 - 18:00Colloque international, organisé par le Centre de recherches historiques, équipe Histoire et historiographie de la Shoah (EHESS-CNRS), le LabEx Tepsis, l’Université Bordeaux Montaigne et l’Institut historique allemand de Paris Jeudi 23 et vendredi 24 novembre 2017(Institut historique allemand - Paris) Rédigé entre 1924 et 1926, le livre d’Adolf Hitler a récemment connu une exposition médiatique sans guère de précédent. Son passage dans le domaine public au 1erjanvier 2016, soixante-dix ans après la mort de son auteur, a en effet suscité de nombreuses polémiques à l’échelle européenne et une interrogation de fond sur le statut de ce texte souvent élevé au rang du mythe. En Allemagne, l’Institut für Zeitgeschichte de Munich (IfZ) a mené à bien un imposant travail d’édition critique : le texte, dont toutes les variantes ont été établies, est à présent disponible en deux volumes massifs, qui comprennent plus de 3 500 notes de bas de pages. Le pari d’une réflexion historique de fonds sur le texte semble être en passe de réussir, même s’il est encore trop tôt pour se prononcer.Il est probable que cette édition critique servira de base pour les éditions scientifiques dans d’autres pays. Un projet vient d’être lancé aux Pays-Bas. En France, l’annonce, en octobre 2015, d’une nouvelle édition de Mein Kampf a fait brièvement polémique. Aboutissant à une relative convergence sur la nécessité de publier une édition scientifique française, elle a surtout mis en lumière un fait essentiel : rien, ou presque, n’est connu de l’histoire de la trajectoire du texte en France. Depuis la publication de sa traduction intégrale en 1934 par l’éditeur Fernand Sorlot, avec l’aide de la Ligue internationale contre l’antisémitisme, jusqu’à sa réception dans les années 1930 ; de son devenir pendant la guerre au procès de Sorlot à la Libération ; du débat de 1979 autour d’un avertissement en incipit du texte à sa postérité l’utilisation du texte dans les milieux d’extrême droite ; notre connaissance des conditions de l’établissement du texte français est très floue et alimente des débats dont les fondements sont rarement solides.Ce colloque international et interdisciplinaire se propose donc de penser la circulation du texte en France, pour essayer d’éclairer, comme l’a fait l’historien Othmar Plöckinger pour l’Allemagne, les éléments les plus importants de la généalogie du texte français, de sa réception et des débats qu’il a soulevés. La bibliographie se révélant bien peu fournie, il s’agit de défricher, pour la première fois, cette histoire qui n’a pas été écrite.Les historiens du nazisme, de la Shoah ou de Vichy auront bien sûr leur mot à dire, mais cette réflexion ne peut se mener sans une ouverture aussi large que possible aux historiens du livre et de l’histoire politique et intellectuelle française, aux germanistes, aux traductologues, aux spécialistes de littérature, aux sociologues et aux anthropologues, c’est-à-dire à tous ceux qui, dans leur recherche, ont rencontré Mein Kampf et sont susceptibles de contribuer à notre savoir sur son histoire française.Différentes thématiques pourraient, sans exclusive, être dégagées :Généalogie du texte La réception du texte allemand avant sa traduction intégrale en français (1925-1934)Généalogie de la traduction du texte (motivation des éditions Sorlot, lien avec la LICA, équipe de traducteurs)La place des anciens combattants dans la production et la réception du texteEditions partielles ou idéologiquement motivées (Ex. : Ma Doctrine, Fayard, 1938)Réception du texte (1925-1945) Réception du livre dans les milieux d’extrême droite français (1925-1940)Réception du livre dans les milieux juifs français (1925-1940)Réception du livre par les forces de gauche (PCF / SFIO, 1925-1940) ; prise de position de Maurice ThorezTrajectoire du texte durant la période de l’occupation (1940-1944)Trajectoire dans l’après-guerre Stratégie des éditions Sorlot dans l’après-guerre ; procès en 1944Mein Kampf dans les politiques alliées de dénazification dans l’Allemagne occupéeLe débat de 1979 autour de l’avertissement ; la figure de Robert BadinterL’utilisation de Mein Kampf dans l’extrême droiteL’utilisation de Mein Kampf dans l’enceinte scolaire en FranceDébats actuelsLa présence de Mein Kampf dans l’espace digitalMein Kampf dans la constellation antisémite contemporaine OrganisateursEmmanuel Debono (Ens Lyon) ; David Gallo (CRH/EHESS, CIERA) ; Nicolas Patin (Université Bordeaux Montaigne)Comité scientifiqueAnne-Sophie Anglaret (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Olivier Baisez (Université Paris 8) ; Dorothea Bohnekamp (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle) ; Florent Brayard (EHESS/CRH, Paris) ; Christian Ingrao (IHTP/CNRS, Paris) ; Johanna Linsler (EHESS, Paris) ; Stefan Martens (IHA, Paris) ; Marie-Bénédicte Vincent (ENS Ulm, Paris)PropositionsIl est demandé d’envoyer une proposition d’une page ainsi qu’un curriculum vitae, avant le 1ermars 2017 à l’adresse suivante : nicolas.patin@u-bordeaux-montaigne.fr. Les langues de travail sont le français et l'anglais.Édition de référence allemandeHARTMANN, Christian, VORDERMAYER, Thomas, PLÖCKINGER, Othmar, TÖPPEL, Roman (Hrsg.), Hitler, Mein Kampf. Eine kritische Edition, im Auftrag des Instituts für Zeitgeschichte, München – Berlin, 2016, 1966 p., ISBN 978-3-9814052-3-1.Éditions de référence française- [traduction intégrale] HITLER, Adolf, Mein Kampf. Mon combat, traduction de André Calmettes et Maurice Gaudefroy-Demombynes, Nouvelles éditions latines (Fernand Sorlot), Paris, 1ère édition février 1934. Version facsimilée, accompagnée de l’avertissement de 1979, aux Nouvelles éditions latines, 688 p.- [traduction non-intégrale] HITLER, Adolf, Ma doctrine, texte traduit et établit par François Dauture et Georges Blond, Librairie Arthème Fayard, « Les grandes études politiques et sociales », P

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Quand la famille jaillit

Colloque - Vendredi 20 janvier 2017 - 09:30L’étude des stratégies utilisées par les institutions familiales pour assurer la continuité et la pérennité du nom de la maison, de son patrimoine, de la mémoire des défunts, etc. est un des topos de l’histoire sociale comme de l’anthropologie. De telles stratégies ont été tout d’abord analysées dans une perspective pour ainsi dire « interne » à celles qu’une longue tradition d’étude considère comme de réelles et véritables « corporations familiales ». Sont en effet analysées les ressources et les tactiques adoptées par les « représentants / administrateurs » de ces corporations (échanges et alliances matrimoniales, testaments et donations, fondations de fidéicommis / majorat ou de chapellenie) pour parvenir à garantir la perpétuation de la corporation, ainsi que la nomination, de génération en génération, d’un digne « représentant / administrateur »  du corps.Le moment de la crise et de l’échec de telles stratégies de reproduction a fait l’objet en revanche d’une moindre attention. Quand la maison se trouve privée, temporairement ou de façon permanente, de « représentant / administrateur » (soit parce que temporairement absent, incapable ou frauduleusement défaillant soit parce qu’inexistant) à qui revient la charge des obligations économiques, sociales, religieuses, etc., qui relèvent des membres du corps et de l’institution domestique dans son ensemble ? A qui incombe la protection des lointains héritiers absents qui ne sont pas en mesure de réclamer l’héritage, tout comme les créanciers et toutes les obligations envers des tiers ? A qui revient de s’occuper des droits des biens matériels ou des âmes des défunts, considérées elles-mêmes comme des entités juridiques (encaissant par exemple les rentes immobilières, payant pour les legs pieux ou en mémoire des aïeux, mais s’assurant aussi que le patrimonium ne dépérisse pas et ne soit pas indûment détourné) ? A qui revient enfin de protéger les communautés contre les effets pervers liés à l’incapacité des corporations familiales à assumer leurs propres devoirs (par exemple le paiement des impôts, les participations à l’entretien des ressources locales et à la vie cérémonielle, le maintien des frontières entre membres et non membres de la communauté, etc.) ?Dans une société à maisons l’intérêt de la perpétuation des corporations familiales dépasse ces mêmes institutions. Ces corps revêtent en réalité un rôle fondamental dans l’ordre constitutionnel et sociopolitique de la res publica, et sont l’unité de base de la production et reproduction sociale et économique.Face aux risques continuels de crise et d’extinction de la maison, tant les institutions souveraines et communautaires que le système économique dans son ensemble, développent des dispositifs juridiques, sociaux et institutionnels destinés à soutenir la solvabilité économique et constitutionnelle des institutions familiales, en se chargeant et en se substituant, en dernière instance, à la maison lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’assumer (ou cherche frauduleusement à se soustraire) à son devoir premier de garantir ad infinitum un “représentant/administrateur” capable de prendre en charge les obligations du corps. Si nous voulions utiliser une comparaison moderne, nous dirions que, quand l’administrateur pro tempore de la corporation domestique vient à manquer, les institutions communautaires, religieuses et souveraines développent des méthodes de commissionnement, de protection et de tutelle confiée à une sorte de curateur de faillite, destinées à gérer et honorer les obligations envers des tiers. L’ordre social entier serait en réalité miné si la confiance dans la solvabilité des institutions familiales, comme noyau de la production et de la reproduction sociale, était affaiblie. Ces dispositifs de tutelle, en outre, ont toujours un double mérite : d’une part, ils représentent des mécanismes fonctionnels de contrôle social et d’intervention des entités supérieures (laïques et ecclésiastiques) dans les dynamiques internes aux corps ; de l’autre, ils offrent à ces derniers de précieux instruments pour revendiquer des droits et répondre aux risques de faillite.La journée d’étude se propose d’analyser justement ces dispositifs de tutelle et les institutions préposées à affronter le problème de la faillite de l’institution domestique, en focalisant l’attention sur le moment de la transmission intergénérationnelle des biens, droits et obligations. Elle se propose en particulier de concentrer l’attention sur la gestion de ce que l’on appelle les héritages jacents (les patrimoines qui restent temporairement sans propriétaire en attendant que l’héritier légitime en revendique la possession) et les héritages ou biens vacants (les patrimoines restés sans propriétaire par l’extinction des lignées de succession). Les processus dont on a restitué plus haut les logiques de l’articulation à partir de terrains ibériques et latins paraissent ne pas être spécifiques à ces seuls espaces géo-historiques. Au contraire, l’hypothèse de base qui est soumise à discussion est que différentes sociétés, dans le temps et l’espace, ont dû affronter un même problème : garantir qu’aucun patrimoine ne reste sans propriétaire afin d’assurer l’accomplissement des obligations réciproques et de protéger les relations sociales et économiques (par exemple à travers le paiement des dettes et des crédits aussi bien séculiers que spirituels, matériels que symboliques, ainsi que l’exécution des obligations fiscales ou cérémonielles, etc. ).Ainsi, il est proposé de réfléchir autour de quelques thèmes généraux propices à générer une réflexion comparative. Une série (qui ne doit certainement pas être exhaustive) de questions pourrait être résumée comme suit.En premier lieu, à qui sont les biens qui restent sans héritiers, ceux qui dans la terminologie du droit romain sont définis comme les biens « vacants » ? Qui est, en d’autres termes, l’héritier en dernière instance de tels biens ? Qui agit en tant qu’exécuteur testamentaire des familles qui risquent l’extinction ou qui s’éteignent ? A travers quelles institutions ces personnes interviennent-elles, et comment sont administrés les biens qui restent également temporairement « vacants », comme par exemple justement dans le cas d’un héritage jacent ? Quel rôle jouent les domaines coloniaux de la première époque moderne dans la création de nouvelles institutions et dans l’évolution de celles d’origine médiévale ?Dans un second temps, comme sont protégés les droits des héritiers absents, ou incapables, pour maintenir les liens sociaux ? Quels institutions et instruments de tutelle sont mis en œuvre par les entités supérieures pour prendre soin de ces droits et de ces patrimoines ? Comme sont identifiés les héritiers légitimes et comment sont recueillies les informations les concernant ? De quels dispositifs et institutions les héritiers absents peuvent-ils user pour protéger leurs propres droits et biens précaires ? Comme sont protégés, en outre, les droits des « personnes » qui à cause de leur nature « immatérielle » (les âmes des défunts, les legs pieux, etc.) ont besoin de la nomination perpétuelle d’un curateur et d’un administrateur « matériel » ?En troisième lieu, quelles sont les techniques adoptées pour légitimer de telles appropriations ? Quel usage est fait des biens restés vacants quand ils sont attribués à l’entité souveraine ou à la communauté ? Quel rôle jouent ces biens et ces pratiques dans la création et la perpétuation des appartenances locales et supra-locales ? Comment sont redistribuées et gérées les obligations des maisons envers les entités auxquelles elles sont liées par des mécanismes de responsabilité solidaire, et envers la société dans son ensemble ?

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Deux projets franco-allemands lauréats de l’ANR DFG

Échos de la recherche - L’Agence nationale de la recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft ont publié la liste des projets lauréats pour l’édition 2016 de l’appel à projets franco-allemand en sciences humaines et sociales. Parmi les 13 projets financés, 2 projets sont coordonnés par l’EHESS.Rachida Chih Faulks (CETOBAC - UMR 8032) et  Prof. Dr. Stefan Reichmuth (Ruhr-universität Bochum) réaliseront avec leurs équipes le projet intitulé La Présence du Prophète : Muhammad au miroir de sa communauté dans l’Islam moderne et contemporain.Judith Lindenberg (CRH - UMR 8558) et Aurélia Kalisky (Zentrum für Literatur und Kulturforschung) vont travailler sur le projet Premiers modes d'écriture de la Shoah. Pratiques savantes et textuelles de survivants juifs en Europe (1942-1965).La Présence du Prophète : Muhammad au miroir de sa communauté dans l’Islam moderne et contemporain- ANR PROPHETPrésentation : À chaque forme d’appartenance à l’islam correspond une certaine vision du Prophète et une certaine relation du croyant à lui. Au cours de l’histoire comme de nos jours, les enjeux communautaires de la relation du croyant et des groupes au Prophète sont évidents. Ces enjeux se situent aussi bien sur le plan des croyances et donc des appartenances que sur les plans du social et du politique. Une fracture traverse aujourd’hui toute la communauté musulmane dans sa relation au Prophète. Elle concerne aussi bien les pays musulmans que l’islam en situation minoritaire, en Occident ou ailleurs et son intensité varie en fonction des composantes des sociétés et des autorités religieuses qui gèrent leur devenir. C’est donc la relation des musulmans au Prophète, à la fois une et multiple, unanime et conflictuelle qui est l’objet de ce projet.  Premiers modes d'écriture de la Shoah. Pratiques savantes et textuelles de survivants juifs en Europe (1942-1965)- ANR PREMECPrésentation : Ce projet propose de s’intéresser aux formes d’écritures et de savoirs relatifs à la Shoah élaborés par sept auteurs juifs survivants entre 1942 et 1965 : Joseph Wulf, Michel Borwicz, Nachman Blumental, Noé Grüss, Jacques Presser, Abel Herzberg, H.G. Adler. Jusqu’ici, l’étude de ces auteurs n’a été menée qu’en les assignant à des champs du savoir déterminés (l'histoire d'une part, la littérature de l'autre). Notre approche consiste au contraire à examiner leurs pratiques dans toutes leurs dimensions, précisément à partir de leur caractère multiforme, en analysant la façon dont les savoirs élaborés et les modes d'écriture mis en œuvre transcendent les séparations habituelles entre les genres et les disciplines. Les méthodes particulières développées par ces auteurs sont analysées, d’une part, dans leur continuité avec certaines cultures savantes préexistantes et, d’autre part, comme des pratiques faisant rupture, prenant acte de ce que la “Catastrophe“ a fait aux savoirs sur l’Homme. Cet examen doit permettre non seulement de saisir la valeur épistémologique propre aux manières de faire développées par les auteurs en question, mais aussi d’évaluer leur intérêt pour la recherche d’aujourd’hui, et ce à la fois dans le domaine spécialisé des recherches sur la Shoah et dans le domaine élargi de l’histoire des savoirs. Ce projet réunira des chercheurs du CRH (Judith Lyon-Caen), de l’université de Strasbourg (Audrey Kichelewski), de l’Institut Simon Dubnow à Leipzig (Nicolas Berg), de l’Institut Historique allemand de Varsovie (Katrin Stoll), de l’Institut pour les Holocaust et Genocides Studies d’Amsterdam (Conny Kristel). 

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Se droguer pour le plaisir

Journée(s) d'étude - Jeudi 09 février 2017 - 17:00Se droguer pour le plaisir paraît être une évidence parmi les autres motivations (stimulantes, sédatives, psychédéliques) poussant à la consommation de psychotropes. Pourtant si de plus en plus de pays ont légalisé l’usage du cannabis thérapeutiq (...)(...)

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Les défis de développement pour les villes et les régions dans une Europe en mutation

Appel à communication - Mercredi 01 mars 2017 - 18:00Dans le cadre du colloque de l'Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF) qui se tiendra cette année conjointement avec celui de la section grecque de l'European Regional Science Association (ERSA) à Athènes du 5 au 7 juille (...)(...)

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Citizens of Nowhere

Séminaires et conférences dans le monde - Jeudi 26 janvier 2017 - 21:00Night of IdeasHosted by the London School of Economics and Political Science as part of a worldwide series of events coordinated by the Institut français, the Night of Ideas will bring together leading researchers from France (...)(...)

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19/02/2017