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Droit et environnement.

Séance spéciale de séminaire - Vendredi 13 mars 2020 - 09:00Lors de cette séance commune du GRHEN du PRI « Terrains du droit » et de l’atelier « Droit et politique » du Labex TEPSIS et coordonnée par Alice Ingold et Romain Grancher, les questions ouvertes par la perspective de l’Anthropocène laissent peu de place à celle du droit.Les critiques du gouvernement de la nature incriminent une modernité occidentale qui serait responsable d’une mise en savoirs de l’environnement favorable à ses appropriations, tandis que les réponses du droit de l’environnement resteraient contraintes par une gangue souverainiste, dans un système de normes pensées et conçues par les États nationaux et peu adaptées aux réels défis des régulations environnementales et de leurs échelles. Le sort des choses de la nature, de leurs usages et des institutions qui les soutiennent, pose donc de manière aiguë la question des formes de régulation dans la période postrévolutionnaire et la place des régulations juridiques parmi elles.Tout en se gardant de tomber dans une idéalisation des régulations juridiques des environnements face à une logique administrative en soutien de l’industrialisation, d’une juridicité coutumière ou d’une police de la nature attentive à l’environnement des habitants, nous interrogerons collectivement les catégories au travers desquelles les sociétés ont pensé les savoirs et les régulations de leurs environnements (police, juridictions, droit civil, etc.).

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Genre, féminismes et post-colonialisme au Maghreb et au Moyen-Orient

Séminaire international - Lundi 16 mars 2020 - 09:00Les études postcoloniales constituent une grille d’analyse précieuse des rapports de pouvoir Nord/Sud. Ce courant de pensée émet une proposition théorique forte, à savoir qu’au Nord comme au Sud, les héritages coloniaux façonnent les trajectoires individuelles et collectives, les pratiques, les discours, les représentations et les mouvements sociaux. Si ces études n’ont initialement pas été élaborées pour expliquer précisément les rapports sociaux de sexe, plusieurs travaux ont montré la nécessité de les mobiliser dans l’analyse de la construction du genre (Puar, 2012 ; Spivak, 2006 ; Abu Lughod, 2013). La « question des femmes » et les rapports de genre, politiquement centraux au Maghreb et au Moyen-Orient, ont été, depuis la fin du 19ème siècle, marqués par les colonialismes, les nationalismes post-indépendance, les capitalismes et impérialismes contemporains. Les études postcoloniales invitent à repenser les études de genre et féministes, principalement élaborées à partir des histoires des sociétés européennes. Construites par des chercheur.e.s issu.e.s de pays anciennement colonisés, ces études sont discutées dans certaines universités du Nord mais restent, en raison de divers facteurs, peu diffusées au Sud. Cette École thématique vise, dès lors, à opérer un déplacement épistémologique et pratique, en faisant dialoguer, à Tunis, les études postcoloniales et les études de genre portant sur le Maghreb et le Moyen-Orient. La révolution tunisienne de 2010/2011 s’est accompagnée de la création d'un grand nombre d'initiatives féministes qui offrent aux étudiant.e.s et aux chercheur.e.s une occasion inédite de renouveler les études de genre. Tunis apparaît ainsi comme le lieu idéal pour organiser cette École, initiée par Sélima Kebaili (CRH) et Florie Bavard (CRH),  dont l’objectif est de favoriser les échanges et les rencontres entre étudiant.e.s/chercheur.e.s du Maghreb et du Moyen-Orient ou travaillant sur ces sociétés, de contribuer à la discussion, diffusion et réappropriation des outils théoriques et méthodologiques issus des études féministes et post- coloniales. Dans la lignée de ces dernières, l’École sera pluri-disciplinaire et rassemblera des étudiant.e.s/chercheur.e.s sociologues, historien.ne.s, anthropologues, politistes, linguistes, philosophes, etc. ProgrammeLundi 16 mars9h-11h : Sélima Kebaili et Florie Bavard, Introduction: genre et situations postcoloniales11h15 -12h45 : Soumaya Mestiri, Décentrer le féminismeDiscutante : Rania Majdoub19h-20h : Performance de Meriem Guellouz et Cécile Canut, Les Africain-e-s peuvent iels parler ?Mardi 17 mars9h -11h : Amélie Le Renard et Ines Mrad, Rapports sociaux de race au Maghreb et Moyen-OrientDiscutante : Maha Abdelhamid14h30-16h30 : Table-ronde : Genre et racisme en Tunisie17h-18h : Performance de Mohamed El IssaouiMercredi 18 mars9h -11h : Gianfranco Rebucini et Sofian Merabet, Sexualité en contexte postcolonial19h-20h : Table-ronde : Militantisme LGBT et rapports de pouvoir Nord/SudJeudiI 19 mars9h-11h : Sarah Barrières et Abir Kréfa, Le genre au Maghreb et Moyen-Orient: quelles révolutions depuis 2011 ?Discutante : Leyla Dakhli19h-20h : Florie Bavard, Diffusion documentaire WomahoodVendredi 20 mars9h -11h : Jocelyne Dakhlia et Mariem Guellouz, Corps et orientalismeDiscutante: Meryem Sellami

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Autour de l'ouvrage de Nancy L. Green, The Limits of transnationalism

Débat - Lundi 2 mars 2020 - 14:00L’engouement pour le transnational ne tarit pas, avec de bonnes raisons, mais The Limits of Transnationalism propose de nuancer notre enthousiasme en rappelant les empêchements, les difficultés, et les rapports de force qui font aussi partie d’une histoire d’échanges et de circulations. Le transnationalisme peut impliquer la traversée des frontières physiques ou des frontières intellectuelles. Pour les historiens, il est à la fois une perspective de recherche ainsi qu’une recherche de transnationalismes passés, qu’il s’agit du mouvement des idées, des matières primaires, ou des gens.Ce livre cherche à questionner ce « moment transnational » – qui accompagne le langage sur la globalisation depuis la fin du XXe siècle – en particulier en ce qui concerne les migrations, de manière historique et historiographique. Malgré la « nouveauté » du phénomène initialement postulé par les anthropologues, la longue histoire du transnationalisme des migrants ne fait pas de doute. Or, mettre l’accent sur une certaine héroïsation de l’agent transnational, capable de saisir l’occasion et mobiliser les réseaux a fait oublier les entraves. Si l’accent mis sur le transnational a permis de sortir d’une historiographie ancrée dans le sturm und drangdes expériences migratoires, il a peut-être induit une vision par trop optimiste de la capacité d’action individuelle.En présence de l'auteur, la séance sera animée par Thomas Le Roux, avec les discussions de Jocelyne Dakhlia (CRH), Cecilia d'Ercole (ANHIMA) et Laurent Jeanpierre (Université de Paris 8).En savoir plus sur l'ouvrage Entrée libre

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Dentro e fuori ghetto. Vita e cultura ebraica a Siena in età moderna

Colloque - Jeudi 27 février 2020 - 09:00Sous l’angle d’une histoire sociale et culturelle de la présence juive, ce colloque invite à l’étude des sociétés et des cultures juives dans le ghetto de Sienne (siècles XVIe-XIXe), ainsi qu’à l’observation des expériences des Juifs siennois en dehors du ghetto, au milieu du monde catholique toscan, dans l’espace de la ville de Sienne et du Grand-Duché de Toscane. La diversité des populations juives du ghetto, la condition de minorité juridique, la précarité socio-économique ainsi que la persévérance culturelle face à la ghettoïsation, seront parmi les sujets au cœur des recherches présentées. Organisé par les Archives d’Etat de Sienne et la Communauté juive de Florence en collaboration avec le CRH (représenté par Davide Mano, chercheur associé), ce colloque réunira une quinzaine de spécialistes du monde juif, du droit, de l’histoire sociale, culturelle ou économique italienne. Les actes du colloque seront publiés en 2021 par les éditions de la Direzione Generale degli Archivi.

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Paradoxes de la modernité

Rencontres scientifiques - Lundi 24 février 2020 - 15:00Les Rencontres du GEHM (CRH)Pablo Blitstein, Cyril Lemieux (dir.), Paradoxes de la modernité, Politix. Revue des sciences sociales du politique, 2018, n° 123 (vol. 31)Souvent renvoyé du côté d’un évolutionnisme plus ou moins implicite et parfois accusé d’entretenir la domination néocoloniale, le champ des études sur la modernité et les processus de modernisation a été progressivement discrédité dans les sciences sociales ces quarante dernières années. Depuis quelque temps, un certain nombre d’historiens et de sociologues ont cependant entrepris de le réinvestir sur de nouvelles bases. C’est à la démarche qui les réunit et aux renouvellements méthodologiques qu’ils proposent que ce dossier de Politix est consacré.Comme les coordinateurs du numéro, Pablo Blitstein (CRH) et Cyril Lemieux (LIER-FYT), l’exposent dans leur article introductif, les travaux qu’il s’agit ici de considérer puisent dans des méthodologies et des sources d’inspiration théoriques diverses. En outre, ils étudient des contextes sociohistoriques très différents en les appréhendant à des échelles variables. Au-delà de cette grande diversité, ils ont toutefois en commun d’entretenir une même distance à l’égard de ce qu’on peut appeler le paradigme évolutionniste/misérabiliste, consistant à mesurer les « retards » et les « manques » des groupes humains et des sociétés selon les standards, réputés les plus élevés, de la modernité euro-américaine. De surcroît, ces travaux partagent également une forte insatisfaction à l’égard du paradigme opposé, que l’on peut nommer exceptionnaliste/populiste, consistant à affirmer l’autonomie culturelle des « peuples » non-occidentaux vis-à-vis de l’ « Occident », jusqu’à considérer parfois que la modernité serait une idée ne représentant rien dans la culture « authentique » des autres peuples et qu’elle ne correspondrait pas, en outre, à ce que ces autres peuples attendent réellement.Entrée libreSommaire :Pablo A. Blitstein et Cyril Lemieux. "Comment rouvrir la question de la modernité? Quelques propositions". Pages 7 à 33. Voir ici Gildas Salmon. "Les paradoxes de la supervision. Le « règne du droit » à l’épreuve de la situation coloniale dans l’Inde britannique (1769-1781)". Pages 35 à 62.  Pablo A. Blitstein. "L’opération typologique. Réforme politique et perceptions de la modernité chez les mandarins chinois au tournant du 20e siècle". Pages 63 à 86. Fanny Charrasse. "Modernes parce que traditionnels? La légitimation du magnétisme en France et du chamanisme au Pérou". Pages 87 à 113.  Cyril Lemieux. "Paradoxe de la modernisation. Le productivisme agrcole et ses critiques (Bretagne, années 1990-2000)". Pages 115 à 144. 

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L’histoire germano-polonaise.

Colloque - Mercredi 12 février 2020 - 13:30L’histoire germano-polonaise est un domaine novateur et stimulant dans l’histoire de l’Europe centrale et orientale et au-delà. Ce colloque, organisé par Jawad Daheur (CNRS), Jürgen Finger (DHIP), Maciej Górny (DHI Warschau), Catherine Gousseff (CNRS), Morgane Labbé (EHESS) et Thomas Serrier (Université de Lille), propose de retracer les enjeux historiographiques et mémoriels qui ont gouverné la formation de ce champ ainsi que les concepts et méthodes sur lesquels il s’est construit depuis. Ces concepts sont aujourd’hui à la base de la dynamique du champ, notamment  dans sa capacité à associer différentes échelles d’analyse allant du local au global. Une attention particulière sera portée à la contribution de l’histoire germano-polonaise et d’autres historiographies « binationales » comme l’histoire franco-allemande au projet d’écriture d’une histoire européenne, particulièrement en ce qui concerne les approches spécifiques forgées ou adoptées par les historiennes et historiens dans ces domaines (transfert, histoire partagée, histoire croisée, histoire connectée, entangled history, Zwischenraum).

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Autour de l'ouvrage d'Antoine Lilti

Débat - Lundi 3 février 2020 - 14:00Les Lumières sont souvent invoquées dans l’espace public comme un combat contre l’obscurantisme, combat qu’il s’agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné.Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n’ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d’autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu’un prêt-à-penser rassurant.Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd’hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l’esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique postcoloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L’Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d’un mouvement qu’il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.En présence de l'auteur, le débat sera animé par Béatrice Delaurenti, avec les discussions de Pablo Blitstein (GEHM), Catherine König-Pralong (EHESS) et Arnaud Orain (Université de Paris 8).

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EHESS
CNRS

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Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Journée(s) d'étude - Jeudi 19 mars 2020 - 14:00"Regards croisés sur les chartes lapidaires" entend poser les bases d’une réflexion sur les liens entre les pratiques d’écriture exposée et l’exercice du droit dans la culture écrite du Moyen Âge occidental. Il est conçu comme un cycle de séminaires (...)(...)

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Les Nocturnes de l'Histoire

Table ronde - Mercredi 1 avril 2020 - 20:00Table ronde de l’EHESS et du CRH organisée par Gérard Béaur (CNRS, EHESS - CRH), dans le cadre de la première édition des Nocturnes de l'Histoire.Mercredi 1er avril 2020, de 20h à 22hAmphithéâtre François Furet, 105 boulevard Raspail, 75006 ParisAvec :C (...)(...)

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La techno : entre libération, répression et institutionnalisation

Journée(s) d'étude - Jeudi 12 mars 2020 - 17:00Laissons place au bricolage sonore, à la danse libre et à la transe collective !Il y a près de 30 ans que la techno est arrivée en France pour bouleverser les pratiques festives des jeunes générations des campagnes et des villes. Et pourtant, certai (...)(...)

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Dernière modification :
02/04/2020