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Autour de l'ouvrage de François Jarrige et Thomas Le Roux

Débat - Lundi 03 décembre 2018 - 14:00Le prochain Lundi du CRH sera consacré à la présentation de l'ouvrage de François Jarrige et Thomas Le Roux, La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l'âge industriel.Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l’environnement se sont transformés en pollutions globales. En rendre compte d’un point de vue historique permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement. Car le grand mouvement de contamination du monde qui s’ouvre avec l’industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles sucessifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles.En explorant les conflits et l’organisation des pouvoirs à l’âge industriel, il s’agit aussi d’une histoire des dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.Le débat sera animé par Béatrice Delaurenti, les discutants seront Alice Ingold (CRH-GREHN), Benoit Hazard (EHESS-IIAC) et Gregory Quenet (Université de Versailles).

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Des champs de coton aux cités de banlieue

Journée(s) d'étude - Jeudi 13 décembre 2018 - 17:00Le prosélytisme stupéfiant dans le Hip-Hop. Né de la misère sociale, le Hip-Hop adopte une posture positive, solidaire, éducative et festive à la fois. À une époque où les ghettos américains et les quartiers populaires français sont décimés par les overdoses, les rappeurs affichent le visage de la sobriété et prônent l’abstinence avec des textes dissuasifs énumérant les méfaits des drogues. Générations après générations au cours de sa globalisation, le discours a évolué. Sacralisation de la figure du dealer et de son imagerie gangsta violente, popularisation actuelle des paradis artificiels, les psychotropes divisent la communauté. De la Zulu Nation à la culture populaire dominante, de l’épidémie d’héroïne des 80's à celles des opioïdes aujourd’hui, de « The Message » à « Mask Off », Solo livre la vision d’un MC qui a traversé ces époques.Georges Lachaze, administrateur d’ASUDLe Hip-Hop, la contre-culture et l’usage de produits psychoactifsBertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue La musique et les drogues : du rock au rapSeär, rappeur (Label L’Or Noir)Le rap dans la vraie vieSolo, rappeurLe prosélytisme stupéfiant dans le Hip-Hop20h-21h : Pause détente et convivialité, bar et restauration sur place21h-Minuit  : Projection du film Les États-Unis et la drogue : une guerre sans fin, d’Eugène Jarecki (2009), suivie d’un débat

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L’humanité exposée

Journée(s) d'étude - Vendredi 07 décembre 2018 - 09:30Dans cet atelier, nous proposons de réfléchir à une catégorie particulière de musée, le musée d’anthropologie, dans son rapport à l’histoire et à ses usages publics. Nous souhaitons en particulier examiner la question qui a été au centre de nombreuses polémiques ces dernières années : celle de l’exposition de l’humanité. Où et comment l’humanité a-t-elle été et continue-t-elle à être exposée ? De quelles manières squelettes, crânes, corps embaumés, photographies, moulages et autres artefacts ont-ils été et sont-ils utilisés pour rendre compte de la diversité humaine ? Le musée anthropologique est-il un lieu de renforcement des expressions des différences ? Quels ont été et sont les procédés techniques utilisés pour les faire apparaître ? Comment sont-elles érigées en objets (légitimes) de connaissance et de savoir ? Comment les populations représentées ont-elles été engagées dans les mises en scène de leurs représentations ? Et quelles questions les « collections sensibles » des espaces muséaux posent-elles aujourd’hui aux sciences sociales ?Depuis les années 1980, la légitimité de collectionner ou de montrer les « différentes humanités » fait débat, du point de vue du droit international, mais aussi dans une opinion publique de plus en plus sensible à ces questions. Les musées ont du reste commencé à changer leur façon d’exposer, mais la question n’en demeure pas moins ouverte : est-il encore possible d’exposer des restes humains ? Comment gérer les demandes croissantes de restitutions ? À qui revient-il de juger et de trancher ces questions ?Au carrefour de l’histoire de l’anthropologie, de la muséographie, de l’esthétique, de l’histoire de l’art, ainsi que des questions raciales et politiques, cet atelier se focalise sur l’exposition de l’humanité dans des contextes situés et spécifiques. Sans prétention à une quelconque exhaustivité sur de telles interrogations, on propose de les aborder à travers le choix de quelques musées anthropologiques en Italie, en France, au Japon, au Mexique et en Argentine.Il s’agit d’un atelier préparatoire à la publication d’un numéro monographique de la revue Passés Futurs (https://www.politika.io/fr/page-simple/a-propos-passes-futurs). Les textes seront diffusés parmi les participants avant la rencontre ; ils ne feront pas l’objet d’une présentation intégrale, mais ils seront soumis à la discussion. Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles auprès de nadja.vuckovic@ehess.fr

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Linguistique et écrit - 6

Journée(s) d'étude - Lundi 03 décembre 2018 - 09:00La 6e édition de « Linguistique et écrit », organisée par Marion Carel (Centre de recherches sur les arts et le langage, CRAL) et Dinah Ribard (CRH- Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire-GRIHL) aura lieu le lundi 3 décembre 2018.  9h15Présentation de la journée 9h30-10h20Zoé CAMUS (CRAL-EHESS) et Alfredo LESCANO (Université de Toulouse) : Les conflits sont-ils polyphoniques ? 10h20–11h10 Maria Marta GARCIA NEGRONI (Université de Buenos Aires) : Temps verbaux et points de vue évidentiels. A propos du conditionnel, de l'imparfait et des futurs en espagnol. Pause 11h40–12h30Marion CAREL (EHESS) et Dinah RIBARD (EHESS) : Attribuer un discours à quelqu’un.Pause  14h30–15h20Michel DE FORNEL (EHESS) et Maud VERDIER (Université de Montpellier) : Faire entendre sa voix : remarques sur deux correspondances de la Grande Guerre. 15h20–16h10Laurent PERRIN (Université Paris-Est-Créteil) : Enonciation et cognition (analyse neurophysiologique de la phrase comme forme énonciative). Pause 16h40–17h30  Sibylle SAUERWEIN (Université Paris-Nanterre) : Questions de sémantique : le portugais, le français et l’allemand en contraste. 

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Le patrimoine industriel européen de la Première Guerre mondiale

Colloque - Jeudi 06 décembre 2018 - 10:00Le patrimoine industriel de la 1e Guerre mondiale est celui des usines et de toute infrastructure – ferroviaire, portuaire, aéroportuaire, électriques… – construites pendant la guerre pour répondre à l’effort de guerre ou assurer la survie des populations. Il peut être constitué d’usines ou d’extensions d’usines créées spécifiquement, et il concerne aussi des usines déplacées en raison des combats et réinstallées, moyennant des adaptations, dans d’anciens sites industriels en zone libre. Les traces matérielles peuvent aussi être celles de plans urbains hérités des bases militaires comme celles américaines en France. Il concerne l’ensemble des acteurs de cette guerre, « alliés » et « ennemis ». Sans doute existe-t-il aussi un patrimoine immatériel, des films ou des témoignages recueillis sur cette production de guerre, qui a vu notamment la participation massive des femmes.Nous limitons volontairement le champ aux industries qui ont été mises à contribution pendant la guerre pour l’effort de guerre et qui ont dû s’agrandir ou construire de nouveaux espaces. Il ne s’agit pas d’aborder le thème de la Reconstruction, qui a déjà fait l’objet de travaux.Deux journées d’études consacrées à ce thème ont été organisées en décembre 2017 en France, et ont permis de dégager des premiers éléments de réflexion pour le cas français. Ainsi, les différents cas étudiés ont permis de souligner que selon les entreprises, les choix architecturaux avaient variés : maintien d’une architecture de prestige et soignée, recours à des techniques et matériaux de faibles qualités dans un contexte de pénurie ou encore usage de la préfabrication légère (structure métallique et brique) dans d’autres cas. Dans le premier cas, l’entreprise misait sur la réutilisation du lieu après le conflit car celui-ci devait être court, ou à l’inverse, à partir de 1917, parce qu’elle pensait qu’il allait bientôt se terminer. Dans le dernier cas, il s’agissait surtout de construire vite de grands espaces adaptés à des productions comme la mécanique ou la fabrication des obus. La question de la conservation de ces bâtiments et de leur patrimonialisation a également permis de montrer que beaucoup d’édifices construits pendant la Première Guerre mondiale ont été détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, ou plus tard, dans le contexte d’extension des usines pour répondre à la croissance du marché, ou à l’inverse, après la crise économique, dans le vaste mouvement de destruction des sites industriels abandonnés. L’intérêt des travaux ont été portés sur ceux qui restent : très souvent, les propriétaires actuels ignorent l’histoire de leur usine et son importance historique ; il en est de même des services de l’État pour qui ce critère ne figure pas dans les grilles d’analyse patrimoniale. Dans quelques cas, rares, le lien avec la Première Guerre mondiale est mis en valeur et constitue même un motif de visite.Les caractéristiques architecturales, économiques et politiques dans lesquelles ont été construits les sites industriels de la Première Guerre mondiale justifient pourtant pleinement leur reconnaissance, aux côtés des cimetières et des champs de bataille.L’organisation d’un colloque international, le premier sur ce thème, s’impose afin d’établir un état des lieux des traces matérielles existant encore aujourd’hui et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’assurer leur conservation. Il participe également à la construction d’une histoire et d’un patrimoine commun européen.

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Le patrimoine industriel européen de la Première Guerre mondiale

Colloque - Vendredi 07 décembre 2018 - 09:00Le patrimoine industriel de la 1e Guerre mondiale est celui des usines et de toute infrastructure – ferroviaire, portuaire, aéroportuaire, électriques… – construites pendant la guerre pour répondre à l’effort de guerre ou assurer la survie des populations. Il peut être constitué d’usines ou d’extensions d’usines créées spécifiquement, et il concerne aussi des usines déplacées en raison des combats et réinstallées, moyennant des adaptations, dans d’anciens sites industriels en zone libre. Les traces matérielles peuvent aussi être celles de plans urbains hérités des bases militaires comme celles américaines en France. Il concerne l’ensemble des acteurs de cette guerre, « alliés » et « ennemis ». Sans doute existe-t-il aussi un patrimoine immatériel, des films ou des témoignages recueillis sur cette production de guerre, qui a vu notamment la participation massive des femmes.Nous limitons volontairement le champ aux industries qui ont été mises à contribution pendant la guerre pour l’effort de guerre et qui ont dû s’agrandir ou construire de nouveaux espaces. Il ne s’agit pas d’aborder le thème de la Reconstruction, qui a déjà fait l’objet de travaux.Deux journées d’études consacrées à ce thème ont été organisées en décembre 2017 en France, et ont permis de dégager des premiers éléments de réflexion pour le cas français. Ainsi, les différents cas étudiés ont permis de souligner que selon les entreprises, les choix architecturaux avaient variés : maintien d’une architecture de prestige et soignée, recours à des techniques et matériaux de faibles qualités dans un contexte de pénurie ou encore usage de la préfabrication légère (structure métallique et brique) dans d’autres cas. Dans le premier cas, l’entreprise misait sur la réutilisation du lieu après le conflit car celui-ci devait être court, ou à l’inverse, à partir de 1917, parce qu’elle pensait qu’il allait bientôt se terminer. Dans le dernier cas, il s’agissait surtout de construire vite de grands espaces adaptés à des productions comme la mécanique ou la fabrication des obus. La question de la conservation de ces bâtiments et de leur patrimonialisation a également permis de montrer que beaucoup d’édifices construits pendant la Première Guerre mondiale ont été détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, ou plus tard, dans le contexte d’extension des usines pour répondre à la croissance du marché, ou à l’inverse, après la crise économique, dans le vaste mouvement de destruction des sites industriels abandonnés. L’intérêt des travaux ont été portés sur ceux qui restent : très souvent, les propriétaires actuels ignorent l’histoire de leur usine et son importance historique ; il en est de même des services de l’État pour qui ce critère ne figure pas dans les grilles d’analyse patrimoniale. Dans quelques cas, rares, le lien avec la Première Guerre mondiale est mis en valeur et constitue même un motif de visite.Les caractéristiques architecturales, économiques et politiques dans lesquelles ont été construits les sites industriels de la Première Guerre mondiale justifient pourtant pleinement leur reconnaissance, aux côtés des cimetières et des champs de bataille.L’organisation d’un colloque international, le premier sur ce thème, s’impose afin d’établir un état des lieux des traces matérielles existant encore aujourd’hui et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’assurer leur conservation. Il participe également à la construction d’une histoire et d’un patrimoine commun européen.

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Le patrimoine industriel européen de la Première Guerre mondiale

Colloque - Samedi 08 décembre 2018 - 09:00Le patrimoine industriel de la 1e Guerre mondiale est celui des usines et de toute infrastructure – ferroviaire, portuaire, aéroportuaire, électriques… – construites pendant la guerre pour répondre à l’effort de guerre ou assurer la survie des populations. Il peut être constitué d’usines ou d’extensions d’usines créées spécifiquement, et il concerne aussi des usines déplacées en raison des combats et réinstallées, moyennant des adaptations, dans d’anciens sites industriels en zone libre. Les traces matérielles peuvent aussi être celles de plans urbains hérités des bases militaires comme celles américaines en France. Il concerne l’ensemble des acteurs de cette guerre, « alliés » et « ennemis ». Sans doute existe-t-il aussi un patrimoine immatériel, des films ou des témoignages recueillis sur cette production de guerre, qui a vu notamment la participation massive des femmes.Nous limitons volontairement le champ aux industries qui ont été mises à contribution pendant la guerre pour l’effort de guerre et qui ont dû s’agrandir ou construire de nouveaux espaces. Il ne s’agit pas d’aborder le thème de la Reconstruction, qui a déjà fait l’objet de travaux.Deux journées d’études consacrées à ce thème ont été organisées en décembre 2017 en France, et ont permis de dégager des premiers éléments de réflexion pour le cas français. Ainsi, les différents cas étudiés ont permis de souligner que selon les entreprises, les choix architecturaux avaient variés : maintien d’une architecture de prestige et soignée, recours à des techniques et matériaux de faibles qualités dans un contexte de pénurie ou encore usage de la préfabrication légère (structure métallique et brique) dans d’autres cas. Dans le premier cas, l’entreprise misait sur la réutilisation du lieu après le conflit car celui-ci devait être court, ou à l’inverse, à partir de 1917, parce qu’elle pensait qu’il allait bientôt se terminer. Dans le dernier cas, il s’agissait surtout de construire vite de grands espaces adaptés à des productions comme la mécanique ou la fabrication des obus. La question de la conservation de ces bâtiments et de leur patrimonialisation a également permis de montrer que beaucoup d’édifices construits pendant la Première Guerre mondiale ont été détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, ou plus tard, dans le contexte d’extension des usines pour répondre à la croissance du marché, ou à l’inverse, après la crise économique, dans le vaste mouvement de destruction des sites industriels abandonnés. L’intérêt des travaux ont été portés sur ceux qui restent : très souvent, les propriétaires actuels ignorent l’histoire de leur usine et son importance historique ; il en est de même des services de l’État pour qui ce critère ne figure pas dans les grilles d’analyse patrimoniale. Dans quelques cas, rares, le lien avec la Première Guerre mondiale est mis en valeur et constitue même un motif de visite.Les caractéristiques architecturales, économiques et politiques dans lesquelles ont été construits les sites industriels de la Première Guerre mondiale justifient pourtant pleinement leur reconnaissance, aux côtés des cimetières et des champs de bataille.L’organisation d’un colloque international, le premier sur ce thème, s’impose afin d’établir un état des lieux des traces matérielles existant encore aujourd’hui et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’assurer leur conservation. Il participe également à la construction d’une histoire et d’un patrimoine commun européen.

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Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Appel à communication - Vendredi 01 février 2019 - 23:00Rural History 2019, la quatrième conférence biennale de l’European Rural History Organisation (EURHO), se déroulera à Paris du mardi 10 septembre au vendredi 13 septembre 2019.Après le succès de l’Appel à Panels (plus d’une centaine de prop (...)(...)

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Voie/Voix de représentations

Rencontre - Lundi 17 décembre 2018 - 16:00Les spectacles sont une arène et un laboratoire de choix pour exprimer et repérer après coup les traces de l’Histoire, particulièrement vives sous la Révolution. Les pouvoirs tentent de contrôler l’espace public, sans parvenir à fixer le sens des perform (...)(...)

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Pratiques contemporaines de l’histoire orale

Appel à communication - Dimanche 30 décembre 2018 - 23:00Journées d’étude coorganisées par Ariane Mak (CRH) et Carine Lemouneau (Université Paris 1), avec le soutien du Campus Condorcet, l'Université Paris 1 et l'EHESS.Face au dynamisme de l’oral history à l’international, l’invisibilisation de (...)(...)

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Dernière modification :
13/12/2018