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Les pratiques d'influence aux XXe et XXIe siècles

Séminaire - Mercredi 3 juin 2020 - 15:00Le réseau Répine (Réseau d'étude des pratiques d'influence) a le plaisir de vous inviter au mini­-séminaire qu'il organise cette année, en juin 2020. Le réseau est international et multidisciplinaire, comme son objet l'impose.Le domaine des pratiques d'influence est proliférant (publicité, propagande, marketing, relations publiques, communication, psychologie sociale, algorithmique appliquée...). Il importe de saisir non seulement sa portée, mais son extension, ses dynamiques, ses pratiques, ses logiques, ses techniques. Où et sur qui s'exercent ces pratiques ? Quelles sont leurs histoires ? Qui sont leurs praticiens ? Quels sont leurs fronts pionniers ? Pourquoi importe-t-il de les considérer tout autant chacune dans leur spécificité qu'ensemble ? Quelle est la contribution des pratiques d'influence à la production de la valeur (économique et politique) ? Du point de vue du présent tout comme de l'histoire de longue durée, le gouvernement par l'influence n'est-il pas une dimension majeure de la bascule néolibérale que le monde connaît aujourd'hui ?Nous aurons quatre séances cette année, les mercredis de juin à 15 h. Les bâtiments de l'EHESS devant rester fermés jusqu'à la fin de l'été, les séances seront tenues à distance. Le lien sera communiqué aux participants qui nous auront contactés par mail.3 juin : Barbara Carnevali (EHESS), « Microesthétique de l'influence : Simmel et la sociologie des sens »10 juin : Alan Ouakrat (Paris 3), « La régulation du numérique par et avec les plateformes. Du pouvoir de marché de Google à l'affaire des droits voisins des éditeurs de presse »17 juin : Elsa Jaubert (université de Caen), « Infox, ou comment influencer par le faux, le fallacieux et le falsifié »24 juin : Younes Bouadi (producteur culturel), « Taste as Autonomy: How Disruptions in our Food Culture are Colonizing our Bodies and our Minds »Pour recevoir le lien et tout renseignement, veuillez contacter : Yves Cohen (yvecohen (at) free.fr)Francesca Martinez Tagliavia (ffrancesca.martinez (at) gmail.com)ou Valérie Durieu (valeriemj.durieu (at) gmail.com)Répine a organisé en juin 2019 à l'EHESS (avec l'aide du labex Tepsis) un atelier international de deux jours sur L'influence et ses limites.

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Justine Rochot et Baptiste Bonnefoy, lauréat·es des prix de thèse 2020 de l'EHESS

Prix et distinctions -Suite à l'annonce des prix de thèse de l'EHESS le 12 mai 2020, Justine Rochot et Baptiste Bonnefoy, les lauréat·es de cette année, présentent leurs parcours à l'EHESS et leurs recherches. Justine Rochot a reçu le prix de thèse pour son travail intitulé « Bandes de vieux. Une sociologie des espaces de sociabilité de jeunes retraités en Chine urbaine contemporaine » :« Après avoir intégré la section Chinois de l’ENS de Lyon, j’ai réalisé une première année de master d’études chinoises et de sociologie en passant un an au département de sociologie de l’École normale de la Chine de l’Est (ECNU, Shanghai). J’ai ensuite eu la chance de rejoindre la formation de sociologie de l’EHESS pour mon master 2, sous la direction d’Isabelle Thireau : l’enquête ethnographique que j’ai menée sur les maisons de retraite à Shanghai m’a alors encouragée à prolonger en doctorat mon intérêt pour l’analyse des expériences du vieillissement en Chine. Ma thèse de sociologie, menée au Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC) sous la direction d’Isabelle Thireau (EHESS) et de Tania Angeloff (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), m’a conduite à m’intéresser aux intenses pratiques de sociabilités intra-générationnelles des "jeunes retraités" chinois actuels qui, nés et ayant grandi sous le maoïsme, constituent également la première cohorte de parents d’enfant unique. Grâce à l’ethnographie comparée de plusieurs espaces, à Pékin et Kunming, j’ai souhaité montrer la diversité des manières d’être ensemble et des significations que les personnes investissaient dans leurs sociabilités entre pairs retraités. Plus largement, ce travail m’a permis d’esquisser les traits d’une histoire chinoise du « troisième âge » dont ces sociabilités constituent un produit direct, mais aussi d’analyser les ressources inédites dont dispose la génération étudiée pour faire face, aujourd’hui, à un certain nombre d’incertitudes partagées. J’entame actuellement une nouvelle recherche sur les sociabilités de retraités à Taïwan ».Voir la biographie de Justine RochotBaptiste Bonnefoy a quant à lui décroché un accessit pour sa thèse portant sur l'« Enchevêtrement des appartenances et constructions impériales. Miliciens de couleur dans les villes espagnoles, françaises et britanniques de la Caraïbe (XVIIe-XVIIIe siècles) » :« Initialement formé à l’histoire et à la sociologie, j’ai enseigné dans le secondaire à Jacmel, en Haïti, puis j’ai exercé comme archiviste au Havre. J’ai par la suite réalisé une thèse d’histoire à l’EHESS sous la direction de Jean-Paul Zúñiga. En comparant plusieurs villes caribéennes des empires espagnol, français et britannique, cette thèse portait – du point de vue de l’histoire sociale – sur les miliciens de "couleur" (XVIe-XVIIIe siècles). Mes recherches abordent les appartenances communautaires et la fabrique de la domination sociale en milieu urbain dans l’espace atlantique. Fondées sur une approche multi-située, elles conjuguent les apports de la nouvelle histoire atlantique et de la nouvelle histoire sociale, en décloisonnant les historiographies européistes et coloniales. J’y interroge le rôle et les significations de la couleur des hommes, le sens du "colonial" et de "l’impérial" comme catégories analytiques, ainsi que l’émergence, la perpétuation et les limites des élites de couleur aux Amériques ».  Voir la biographie de Baptiste Bonnefoy

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Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Journée(s) d'étude - Jeudi 19 mars 2020 - 14:00"Regards croisés sur les chartes lapidaires" entend poser les bases d’une réflexion sur les liens entre les pratiques d’écriture exposée et l’exercice du droit dans la culture écrite du Moyen Âge occidental. Il est conçu comme un cycle de séminaires débouchant sur la publication d’une synthèse bibliographique et thématique, et sur la mise à disposition du corpus rassemblé au cours de la recherche.La quatrième et dernière séance du programme se tiendra le jeudi 19 mars 2020 à l’École des hautes études en sciences sociales. Il s’agira cette fois-ci d’analyser les éléments visuels – les signes – prenant en charge la validité, l’authenticité ou l’autorité des textes et des objets, au premier rang desquels se trouve l’ensemble des dispositifs héraldiques.L’épigraphie a eu jusqu’à présent tendance à ignorer les armes et les devises entrant en interaction avec l’écriture exposée, considérant l’héraldique et l’inscription comme deux systèmes de signes indépendants, y compris quand ils prennent place sur un même objet ou monument. Les chartes lapidaires, et plus généralement les inscriptions rapportant des décisions ou des gestes de nature diplomatique, sont pourtant souvent au contact des pratiques héraldiques, par fonction ou par contexte.Dans quelle mesure ce que l’on sait des relations entre l’exposition des armoiries et le droit permet d’éclairer le statut des inscriptions de type diplomatique ? C’est l’interrogation que nous étendrons aux images probatoires ou d’autorité présentes dans les manuscrits et aux figurations monumentales des actes pour penser la valeur juridique des systèmes visuels médiévaux indépendamment de leur support mais en fonction de leur contexte d’usage.Cette dernière séance du séminaire "Afficher le droit au Moyen Âge" sera enfin l’occasion d’un bilan collectif des réflexions entamées en septembre dernier.ProgrammeCatherine Marchal"La charte lapidaire de Simon de Montfort dans l'église de Saint-Arnoult-en-Yvelines"Laurent Hablot (EPHE)"Baliser le droit : le marquage héraldique et l'expression des droits au Moyen Âge"Maria Alessandra Bilotta (Institut d’études médiévales, Université Nouvelle Lisbonne)"Les images avec valeur de droit : quelques réflexions sur la valeur de droit des illustrations des manuscrits des compilations de droit civil et canonique au Moyen Âge (XIIIe – XIVe siècles)"Laurent Morelle (EPHE)Conclusions

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Les Nocturnes de l'Histoire

Table ronde - Mercredi 1 avril 2020 - 20:00Table ronde de l’EHESS et du CRH organisée par Gérard Béaur (CNRS, EHESS - CRH), dans le cadre de la première édition des Nocturnes de l'Histoire.Mercredi 1er avril 2020, de 20h à 22hAmphithéâtre François Furet, 105 boulevard Raspail, 75006 ParisAvec :Christophe Bonneuil (CNRS, CRH), Antoni Furio (Université de Valence), Alessandro Stanziani (CNRS & EHESS, CRH) et Nadine Vivier (Université du Mans, présidente de l’Académie d’agriculture) Agriculture et approvisionnement des populations dans l’HistoireL’approvisionnement des populations en denrées alimentaires a obligé et oblige encore l’agriculture à relever un défi qui va croissant. Dans quelle mesure a-t-elle réussi ou non, dans le long terme, à subvenir aux besoins alimentaires des populations rurales et urbaines ? De quelle manière a-t-elle assuré cet approvisionnement et à quelles difficultés s’est-elle heurtée ? Dans quelle mesure a-t-elle pu et peut-elle encore faire face à la croissance exponentielle de la population mondiale et assurer à l’humanité un développement agricole soutenable ? Comment peut-elle aujourd’hui à la fois se convertir à des pratiques plus satisfaisantes sur le plan écologique et produire plus pour empêcher le retour des famines ? Comment peut-elle ainsi espérer échapper à l’agrobashing et en même temps nourrir des consommateurs plus nombreux et plus exigeants sur la qualité des produits qu’elle offre ?

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La techno : entre libération, répression et institutionnalisation

Journée(s) d'étude - Jeudi 12 mars 2020 - 17:00Laissons place au bricolage sonore, à la danse libre et à la transe collective !Il y a près de 30 ans que la techno est arrivée en France pour bouleverser les pratiques festives des jeunes générations des campagnes et des villes. Et pourtant, certaines de ces pratiques continuent à être incomprises, stigmatisées et réprimées. En effet, des clubs aux raves et aux free parties, le mouvement techno s’est progressivement décliné en une multiplicité de formes qui se distinguent, non seulement par leur façon de faire la fête, mais aussi par leur rapport à la légalité et aux dogmes moraux dominants de la société. Une question se pose : en quoi consistent ces pratiques festives et pourquoi les autorités publiques prennent-elles des dispositions stratégiques à leur sujet ? Nous tenterons d’y répondre en accordant une attention particulière aux free parties – projets de fête libre, gratuite et clandestine – sans délaisser pour autant une vision globale du mouvement techno. Ainsi, cette séance sera l’occasion de rendre compte du lien qu’entretiennent la fête, les drogues et les mouvements contestataires tout en interrogeant la dimension politique du recours à l’art, au rêve et à l’imagination. ProgrammeVincent Benso est sociologue, membre de Techno+, d’ASUD et observateur pour TREND Île-de-France. Acteur de terrain engagé dans le champ de la réduction des risques depuis près de 15 ans, il a mené des recherche-actions sur le trafic, les "nouvelles" drogues, les consommations en espace festif techno et les usages d’Internet liés aux drogues.« Renard » est membre du Collectif de Soundsystems des « Insoumis » et de Techno + depuis plus de 15 ans. Teufeur de longue date, compositeur tekno, Renard est aussi militant pour la revendication de l’autogestion au travers de la confrontation festive.Nathan Gimenez est masterant d’Etudes Politiques à l’EHESS et volontaire à Techno +. Amateur de free party et de musique techno, il consacre ces recherches aux enjeux politiques et militants du mouvement en France tout en s’engageant dans la réduction des risques liés à la consommation de drogues en milieu festif. Entrée libre

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Droit et environnement.

Séance spéciale de séminaire - Vendredi 13 mars 2020 - 09:00Lors de cette séance commune du GRHEN du PRI « Terrains du droit » et de l’atelier « Droit et politique » du Labex TEPSIS et coordonnée par Alice Ingold et Romain Grancher, les questions ouvertes par la perspective de l’Anthropocène laissent peu de place à celle du droit.Les critiques du gouvernement de la nature incriminent une modernité occidentale qui serait responsable d’une mise en savoirs de l’environnement favorable à ses appropriations, tandis que les réponses du droit de l’environnement resteraient contraintes par une gangue souverainiste, dans un système de normes pensées et conçues par les États nationaux et peu adaptées aux réels défis des régulations environnementales et de leurs échelles. Le sort des choses de la nature, de leurs usages et des institutions qui les soutiennent, pose donc de manière aiguë la question des formes de régulation dans la période postrévolutionnaire et la place des régulations juridiques parmi elles.Tout en se gardant de tomber dans une idéalisation des régulations juridiques des environnements face à une logique administrative en soutien de l’industrialisation, d’une juridicité coutumière ou d’une police de la nature attentive à l’environnement des habitants, nous interrogerons collectivement les catégories au travers desquelles les sociétés ont pensé les savoirs et les régulations de leurs environnements (police, juridictions, droit civil, etc.).

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Genre, féminismes et post-colonialisme au Maghreb et au Moyen-Orient

Séminaire international - Lundi 16 mars 2020 - 09:00Les études postcoloniales constituent une grille d’analyse précieuse des rapports de pouvoir Nord/Sud. Ce courant de pensée émet une proposition théorique forte, à savoir qu’au Nord comme au Sud, les héritages coloniaux façonnent les trajectoires individuelles et collectives, les pratiques, les discours, les représentations et les mouvements sociaux. Si ces études n’ont initialement pas été élaborées pour expliquer précisément les rapports sociaux de sexe, plusieurs travaux ont montré la nécessité de les mobiliser dans l’analyse de la construction du genre (Puar, 2012 ; Spivak, 2006 ; Abu Lughod, 2013). La « question des femmes » et les rapports de genre, politiquement centraux au Maghreb et au Moyen-Orient, ont été, depuis la fin du 19ème siècle, marqués par les colonialismes, les nationalismes post-indépendance, les capitalismes et impérialismes contemporains. Les études postcoloniales invitent à repenser les études de genre et féministes, principalement élaborées à partir des histoires des sociétés européennes. Construites par des chercheur.e.s issu.e.s de pays anciennement colonisés, ces études sont discutées dans certaines universités du Nord mais restent, en raison de divers facteurs, peu diffusées au Sud. Cette École thématique vise, dès lors, à opérer un déplacement épistémologique et pratique, en faisant dialoguer, à Tunis, les études postcoloniales et les études de genre portant sur le Maghreb et le Moyen-Orient. La révolution tunisienne de 2010/2011 s’est accompagnée de la création d'un grand nombre d'initiatives féministes qui offrent aux étudiant.e.s et aux chercheur.e.s une occasion inédite de renouveler les études de genre. Tunis apparaît ainsi comme le lieu idéal pour organiser cette École, initiée par Sélima Kebaili (CRH) et Florie Bavard (CRH),  dont l’objectif est de favoriser les échanges et les rencontres entre étudiant.e.s/chercheur.e.s du Maghreb et du Moyen-Orient ou travaillant sur ces sociétés, de contribuer à la discussion, diffusion et réappropriation des outils théoriques et méthodologiques issus des études féministes et post- coloniales. Dans la lignée de ces dernières, l’École sera pluri-disciplinaire et rassemblera des étudiant.e.s/chercheur.e.s sociologues, historien.ne.s, anthropologues, politistes, linguistes, philosophes, etc. ProgrammeLundi 16 mars9h-11h : Sélima Kebaili et Florie Bavard, Introduction: genre et situations postcoloniales11h15 -12h45 : Soumaya Mestiri, Décentrer le féminismeDiscutante : Rania Majdoub19h-20h : Performance de Meriem Guellouz et Cécile Canut, Les Africain-e-s peuvent iels parler ?Mardi 17 mars9h -11h : Amélie Le Renard et Ines Mrad, Rapports sociaux de race au Maghreb et Moyen-OrientDiscutante : Maha Abdelhamid14h30-16h30 : Table-ronde : Genre et racisme en Tunisie17h-18h : Performance de Mohamed El IssaouiMercredi 18 mars9h -11h : Gianfranco Rebucini et Sofian Merabet, Sexualité en contexte postcolonial19h-20h : Table-ronde : Militantisme LGBT et rapports de pouvoir Nord/SudJeudiI 19 mars9h-11h : Sarah Barrières et Abir Kréfa, Le genre au Maghreb et Moyen-Orient: quelles révolutions depuis 2011 ?Discutante : Leyla Dakhli19h-20h : Florie Bavard, Diffusion documentaire WomahoodVendredi 20 mars9h -11h : Jocelyne Dakhlia et Mariem Guellouz, Corps et orientalismeDiscutante: Meryem Sellami

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Les Lundis du CRH

Débat - Lundi 2 novembre 2020 - 14:00Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à c (...)(...)

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Intervenir sur le Patrimoine Moderne : Perspectives Historiques et Opérationnelles

Journée(s) d'étude - Lundi 19 octobre 2020 - 09:00Dans le cadre du programme de recherche ANR « ARCHIPAL », Aluminium, architecture et patrimoine XXe-XXIe siècles, nous sommes heureux de vous communiquer le programme de la première journée du séminaire « L’aluminium dans l’architecture et la vil (...)(...)

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Les formes de réglementation des métiers

Appel à communication - Lundi 2 novembre 2020 - 18:00À la suite des trois rencontres de 2017, 2018 et 2019, l’enquête sur Les formes de réglementation des métiers dans l’Europe médiévale et moderne se poursuit pour un quatrième et dernier colloque international sur la dimension spatiale des norm (...)(...)

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27/11/2020