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Autour de l'ouvrage d'Alain Boureau

Rencontre - Lundi 24 avril 2017 - 15:00Ce Lundi du CRH animé par Fanny Cosandey, avec la participation de Sylvie Anne Goldberg (CRH), Rainer Maria Kiesow (EHESS, Centre Georg Simmel) et Christophe Grellard (EPHE), sera consacré à l'ouvrage L'errance des normes. Éléments d'éthique scolastique (1220-1320) [La Raison scolastique IV], en présence de son auteur, Alain Boureau.Ce livre tente d'historiciser la notion de jugement moral, en partant de la pensée médiévale et scolastique du XIIIe siècle. Celle-ci, en quête d'une éthique spécifique et immanente, a travaillé à la délégation affectée à l’homme pour la production de normes morales. L’éthique de cette période tourne autour de la notion juridicomorale de responsabilité, qui demeure jusqu’à nos jours, et sans vraie résolution, une ligne de faîte de la vie éthique. Alain Boureau montre comment, par une orchestration cohérente de l’éthique, ces débats rencontrent des échos dans le monde contemporain occidental : le long cycle des jugements formels conduit à l’impératif catégorique (le Sollen) de Kant, et de là à une réaction intense où l’éthique avait à juger singulièrement les actes humains. À ce mouvement, il faut associer la période 1860-1960 (Renouvier, Nietzsche, Freud, Arendt), à laquelle succède un nouveau formalisme. Certes, le droit est revenu absorber la morale, notamment avec une nouvelle prégnance de la responsabilité, qui réduit les conduites humaines au risque de faute. Mais l’histoire montre que d’autres retours sont possibles.

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La Visual History Archive

Appel à communication - Mardi 09 mai 2017 - 19:00Initiée par le réalisateur américain Steven Spielberg en 1994, la Visual History Archive (VHA) est une collection de témoignages vidéo enregistrés dans le but de préserver un grand nombre de paroles, visages, gestes et documents de rescapés de génocides et autres crimes de masse. Les témoignages de rescapés de la Shoah (51 333 à ce jour), recueillis à travers le monde dans 28 langues différentes, constituent l’essentiel de la collection. S’y ajoutent les récits d’autres victimes des nazis (Tsiganes, victimes de la politique eugéniste du Reich, homosexuels…), de témoins des persécutions durant la Seconde Guerre mondiale (libérateurs des camps, participants aux procès d’après-guerre…) ainsi que de survivants et témoins d’autres crimes de masse : le génocide des Tutsi du Rwanda (1994), le génocide des Arméniens (1915-1923), les massacres de Nankin (1937), ceux perpétués au Cambodge par les Khmers rouges (1975-1979) ou ceux visant les Mayas au Guatemala (1978-1996).À l’University of Southern California (USC) de Los Angeles depuis 2006, la VHA a fait l’objet d’une numérisation et d’une indexation à la minute (plus de 62 000 mots-clés) et se trouve depuis 2014 valorisée par le Center for Advanced Genocide Research. L’intégralité des témoignages est aujourd’hui accessible dans 66 universités ou bibliothèques de 14 pays différents. En France, la collection est consultable à Paris au George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights and Conflict Prevention de l’American University of Paris ainsi qu’à l’École normale supérieure de Lyon et les témoignages francophones sont également disponibles au Mémorial de la Shoah.La VHA s’adresse plus que jamais aux chercheurs, qu’ils travaillent sur la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ou sur les autres crimes de masse qui, depuis quelques années, complètent la collection. Ce sont désormais plus de 54 000 témoignages vidéo qui se trouvent régulièrement utilisés par des chercheurs de nombreuses disciplines : historiens, sociologues, anthropologues, géographes, juristes, chercheurs en psychologie, en littérature… Face à cet ensemble unique de témoignages, initié dans le cadre d’un projet à visée mémorielle, morale et pédagogique puis orienté progressivement vers le monde académique, les chercheurs adoptent différentes attitudes, en fonction de leur discipline, sujet de recherche, formation et environnement intellectuel : de l’enthousiasme au scepticisme, de l’analyse critique de cette source à la reconnaissance de sa valeur.L’objectif de cette journée d’étude est de rassembler une dizaine de chercheurs de différentes disciplines ayant fait usage de la VHA. Sont les bienvenus les chercheurs ayant centré leurs travaux sur l’analyse de la VHA en tant que corpus ou événement mémoriel comme ceux pour lesquels il s’agit d’une source, principale ou secondaire, pour leurs travaux portant soit sur la violence et les génocides, soit sur d’autres sujets d’études sociales, politiques, juridiques ou culturelles.En s’appuyant sur des travaux réalisés et des expériences de recherche, il s’agira de croiser les regards sur les apports et les limites de cette collection de témoignages. Mettre en perspective la VHA avec d’autres témoignages (écrits, audio ou vidéo), questionner sa valeur parmi d’autres types de sources, ouvrir une discussion sur les difficultés méthodologiques rencontrées par ses utilisateurs et envisager de nouveaux usages de la collection seront les principaux points abordés au cours de ces deux journées.La rencontre sera ouverte et clôturée par les interventions de Stephen D. Smith, directeur exécutif de l’USC Shoah Foundation, qui présentera l’historique et les usages actuels de la VHA, de Christopher Browning, professeur émérite d’histoire à l’University of North Carolina, Jeffrey Shandler, professeur d’études juives à Rutgers University, et Annette Wieviorka, directrice de recherche émérite au CNRS, lesquels exposeront leurs propres recherches autour de la VHA.Comité scientifique : Brian Schiff (AUP), Philip Golub (AUP), Susan Perry (AUP), Annette Wieviorka (CNRS-IRICE), Claire Zalc (CNRS-IHMC)Comité d’organisation : Emmanuel Debono (ENS de Lyon), Constance Pâris de Bollardière (AUP)Organisation : George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights and Conflict Prevention, American University of Paris ; USC Shoah Foundation (France) Modalités de soumission et calendrierLes échanges se tiendront principalement en français mais quelques contributions en anglais peuvent également être acceptées. Les participants potentiels sont invités à envoyer un résumé de 500 mots avec un court CV aux organisateurs avant le 9 mai 2017. Une réponse leur sera donnée début juin 2017.Les demandes d’aide aux frais de déplacement et de résidence seront examinées pour les chercheurs ne résidant pas en région parisienne.Contacts Brian Schiff : bschiff@aup.eduEmmanuel Debono : emmanuel.debono@ens-lyon.frConstance Pâris de Bollardière : cparisdebollardiere@aup.edu

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De l'histoire juive à l'histoire des Juifs

Conférence - Mardi 09 mai 2017 - 19:30La fondation en 1925 de l'Université Hébraïque de Jérusalem ouvre à un nouveau paradigme dans l’historiographie. Devenue un centre majeur pour les études juives (avec Gershom Scholem, Yitzhak Baer, Yosef Klausner ou Yehezkel Kaufmann ), elle a été le lieu d'une relecture sioniste de l'histoire des Juifs. Lors de cette séance du cycle De l'histoire juive à l'histoire des Juifs, interviendront  Maxence Klein - Doctorant en co-tutelle à l'EHESS et à l'UNIL. Ses travaux de recherches, co-dirigés par Sylvie Anne Goldberg et Jacques Ehrenfreund, portent sur le sionisme de langue allemande du début du XXe siècle jusqu'aux années 1930. Et Jacques Ehrenfreund - Professeur à l’université de Lausanne où il est titulaire de la Chaire d’histoire des juifs et du judaïsme. Il s’intéresse à la question de la construction des groupes et des identités sociales à l’ère de la nationalisation des sociétés européennes et au rôle rempli par les héritages religieux dans ce cadre.

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De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est

Journée(s) d'étude - Vendredi 12 mai 2017 - 15:00La 4e et dernière session du cycle des mini ateliers du Labex Tepsis De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est, porté par Morgane Labbé (ESOPP) et co-organisé avec Fabio Giomi (CETOBAC), sera consacrée aux Migrations et protection sociale : quel welfare pour les émigrants ? Quelle protection sociale existait-il pour les migrants, quelles formes prirent les organisations philanthropiques envers les populations migrantes et les communautés dispersées par les migrations ? Comment des institutions liant la protection à l’appartenance à un territoire (municipalité, État provincial, etc.) s’adaptèrent-elles à des populations mobiles ? Cette session s’interrogera ainsi aux formes transnationales de la philanthropie et de la protection sociale.Andrea KOMLOSY (Université de Vienne) - Entre contrôle et protection sociale : Les migrants face aux contraintes de domiciliation des institutions de l’assistance publique dans la Monarchie habsbourgeoise (XIXe siècle)Andreas GUIDI (EHESS-CETOBAC, Paris / Université d'Humboldt, Berlin) - Subsidies, Subjectivities, and Subalternities : Welfare Practices in Flux from Ottoman to Italian Rule in RhodesBarbara LAMBAUER (SIRICE, Paris)- Protéger et contrôler l'émigration juive de l'Est. Alliances occidentales, réponses orientalesClaire MORELON (Université d'Oxford) - Les réfugiés à Prague pendant la Première guerre mondiale

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Consommations et prohibitions des drogues : approche transversale

Journée(s) d'étude - Jeudi 11 mai 2017 - 17:00Maziyar Ghiabi, politiste, post-doctorant Oxford UniversityUne histoire du présent des drogues : opium, héroïne et méthamphétamines en IranKonstantinos Gkotsinas, historien, docteur EHESS, membre rattaché au CRH Flux et reflux de l’héroïne dans la société grecque au XXe siècleDiscutant : Michel Kokoreff, sociologue, professeur à Paris 8 Avec nos invités, l’un iranien, docteur d’Oxford, l’autre grec, docteur de l’EHESS, tous les deux spécialistes en la matière, nous aborderons dans cette séance la question de la consommation d’opium, puis d’héroïne, sur un temps long. L’Iran, au cœur du Croissant d’or, et la Grèce, porte d’entrée en Europe des hommes et des marchandises d’Orient, sont des terrains d’observation privilégiés pour comprendre l’évolution des consommations d’opiacés et leurs ressorts culturels et sociaux. L’Iran est l’un des berceaux de la consommation d’opium, très largement répandue dans la société depuis plusieurs siècles. Utilisé pour ses multiples vertus, médicinales, aphrodisiaques, relaxantes ou provoquant des rêves jouissifs, l’opium a été le long des siècles accepté socialement et nullement stigmatisée par les autorités religieuses. Cette connotation positive de l’opium dans la culture iranienne a permis que sa consommation de masse, partagée par toutes les classes sociales et pratiquée aussi par une partie de la population féminine, s’est maintenue au long des siècles jusqu’à aujourd’hui. Même sous le régime des mollahs, malgré la répression féroce du trafic et de la consommation d’opiacés (la moitié des 150000 prisonniers, environ un millier d’exécutés par an au cours des dernières années, le sont pour trafic de drogue), l’Iran compterait entre 3 millions (selon les autorités) et 10 millions de consommateurs (selon les ONG), sur une population de 77 millions d’habitants. Et la prohibition de l’alcool ne saurait être vue comme une mesure de prévention, d’autant plus que les achats d’alcool de pharmacie ont explosés.De par ses échanges ancestraux avec le Proche Orient, la Grèce est le pays qui a probablement connu la plus précoce et la plus forte pénétration des drogues venant d’Orient, le cannabis et l’héroïne, dans les premières décennies du XXe siècle. Au point que dans l’entre deux guerres la diffusion de la consommation d’opiacés pousse les autorités publiques et sanitaires à une vaste campagne de répression des usagers et des revendeurs, les centres de désintoxication intégrant le dispositif prohibitionniste. 

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De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Journée(s) d'étude - Vendredi 31 mars 2017 - 13:00Dans les sociétés post-impériales la question de la filiation philanthropique des nouveaux systèmes de protection sociale prit une acuité particulière avec l’émergence de l’État national qui redéfinit les règles d’inclusion et d’exclusion de la protection. La session abordera ce processus en suivant les transmissions, trajectoires et circulations qui se nouèrent autour de la Première guerre mondiale. Parallèlement on s’intéressera aux autres voies suivies par les réseaux philanthropiques, notamment leur extension transnationale, que ce soit dans les espaces des nouvelles organisations comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ou dans les fondations américaines (Rockefeller, Joint Distribution Committee, etc.)Heike Karge (Univ. Regensburg) : From Warfare to Welfare : The erratic institutionalization of Psychiatry in post WWI-YugoslaviaKatharina Kreuder-Sonnen (Univ. Siegen) : Loyal to Science, Tsar or Polish Nation ? The transnational lives of Polish scientists and epidemiologistsOndrej Matejka (Univ. Prague) : L’intégration sociale des jeunes hommes par la YMCA nord-américaine dans la Tchécoslovaquie des années 1920​: la réappropriation d’un modèle éducatif transnationalVéronique Stenger (Univ. Genève) : Internationalisation de la protection sociale et trajectoires biographiques : l'Europe centrale et l'OIT (1919-1939)

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Consommations et prohibitions de drogues : approche transversale

Journée(s) d'étude - Jeudi 27 avril 2017 - 17:00Dans cette séance, nous nous interrogeons sur les usages traditionnels et modernes de psychotropes, prenant comme terrain d’observation l’Indonésie et les îles du Pacifique. Dans ces régions, la consommation de certaines substances psychotropes est ancestrale et diffuse dans la population, qu’il s’agisse du bétel, de l’opium, du cannabis, de champignons psilocybes ou du kava.Cette dernière substance, une boisson extraite d’une plante océanienne de la famille du poivrier, est consommée depuis des siècles aux îles Vanuatu, épicentre de sa culture, et s’est répandue dans toutes les îles du Pacifique et en Australie à des époques plus récentes. L’expansion géographique de sa consommation a produit une législation prohibitionniste dans plusieurs pays importateurs au début des années 2000, mais depuis sa légalité ou illégalité est très controversée dans plusieurs pays.Dans la province d’Aceh, au nord-ouest de Sumatra, première région islamisée d’Indonésie au XIIIe siècle, « véranda de La Mecque », où depuis 2001 est appliquée la Charia, la ganja est traditionnellement consommée par une partie importante de la société. Plus récemment, c’est la consommation de métamphétamines qui s’est diffusée dans cette société rurale, martyre du tsunami de 2004, la stricte prohibition de l’alcool contribuant probablement à la recherche d’autres psychotropes.Silvia Vignato, anthropologue, Professeure à l’Université de Milano-Bicocca : Métamphétamines et ganja : la drogue dans l’environnement rural villageois en Aceh (nord-ouest de Sumatra)Eric Wittersheim, anthropologue, MC à l’EHESS de ParisConsommation et prohibition du Kava dans les îles du Pacifique Discutant : Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions 

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Judaïsme(s) : Genre et religion

Rencontre - Mercredi 03 mai 2017 - 16:00La « tradition religieuse juive » assigne aux femmes et aux hommes des rôles, des obligations et des droits tout à fait différents. Non seulement les Écritures et leurs interprétations, les gestes quotidiens et les rituels festifs, mais encore les coutumes (...)(...)

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Autour de l'ouvrage de Dolf Oehler

Rencontre - Vendredi 19 mai 2017 - 14:00La thèse du livre de Dolf Oehler, d'abord publié chez Payot en 1996, est que les journées de juin 1848, marquées par le massacre des insurgés, ont été un événement refoulé, enseveli, non seulement dans l'historiographie, mais dans les textes littéraires : (...)(...)

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Les nouvelles données sérielles sur la nature dans les études environnementales

Journée(s) d'étude - Jeudi 11 mai 2017 - 09:00Dans le cadre du séminaire d'Alice Ingold et Marc Elie, Histoire, sources et récits historiques dans les études environnementales, cette deuxième matinée interrogera ce que les nouvelles données environnementales font à l’histoire et vice-versa. Des (...)(...)

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Dernière modification :
26/04/2017