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Enseignements du CRH

Ça ne coule pas (toujours) de source. L'intangible en histoire

Ça ne coule pas (toujours) de source. L'intangible en histoire

4 et 5 octobre - Forum du CRH

Présentation

Le Forum du CRH, organisé par la direction du Centre de Recherches Historiques, est conçu comme un moment d’échanges annuel autour de questions transversales propres à la discipline historique. Le Forum 2021 est centré sur l’intangible, au sens de ce qui est impalpable, inaccessible, hors de portée et qui le demeure par-delà l’enquête historique. L’objectif de ces journées est de permettre une réflexion collective sur les limites de la saisie historique du passé. Quels objets résistent à l’analyse historique ? Comment faire pour tenter de cerner l’indiscernable, de saisir l’insaisissable, d’atteindre l’intangible ou de le faire apparaître ? Cette interrogation porte d’une part sur ce qui ne laisse pas ou peu de traces dans la documentation historique, les odeurs, les sons, les gestes et les affects. D’autre part, la notion d’intangible amène à questionner des objets qui, à première vue, offrent peu de prise à l’enquête historique - des concepts « en creux » comme le vide, le silence ou l’oubli – et à s’interroger sur l’absence - un manque de données, une césure dans une série de documents, un blanc sur une carte, la disparition d’un texte. Enfin, elle ouvre un questionnement plus large sur la part d’implicite et d’insaisissable de nos travaux et sur ce que l’enquête historique elle-même produit d’intangible.

 

Programme

Lundi 4 octobre

9h30 :  Accueil

9h45-10h : Béatrice Delaurentiet Thomas Le Roux : Ouverture

 Le son et l’image

10h-10h45
Sebastian Grevsmühl :
« Visibilités et invisibilités en sciences : le regard des études visuelles »

10h45-11h pause

11h-11h45
Vincent Debiais :
« L’image du silence dans l’art médiéval, ou l’intangible au carré »

11h45-12h30
Etienne Anheim : « La voix au Moyen Âge : les leçons historiographiques d'un objet intangible »

12h30-14h Buffet

Secrets et émotions

14h-14h45
Jacques Duret :
« Le secret des délibérations : frein intangible à une histoire de la Justice ? »

14h45-15h30
Jean Bérard :
« Des agresseurs intouchables et des violences inconnues ? Le jugement des violences sexuelles familiales à Montréal, des années 1960 aux années 2000 »

15h30-16h15
Yann Scioldo-Zurcher Levi : « 
Comment penser les sentiments contradictoires de l'expérience migratoire ? »

 

Mardi 5 octobre

9h30 Accueil

Accès aux sources et écriture de l’histoire

9h45-10h30
Pierre Joffre et Sofian Bouchfira :
« ‘Faire avec’ ou ‘faire sans’ : réflexions et pratiques d’accès aux sources »

10h30-11h15
Christian Jouhaud :
« Agir avec l'intangible, entre fabrication et subversion. Histoire et historiographie. »

11h15-11h30 pause

Mémoire et oubli

11h30-12h15
Arnaud Orain :
« Usages de l'absent. La figure de Lapérouse et la Révolution française »

12h15-13h
Laure Quennouëlle-Corre :
« Trous de mémoire(s). Comment saisir le souvenir et l’oubli ? »

13h-14h30 Buffet

 Religion, croyances, spiritualité

14h30-15h15
Jean-Pierre Cavaillé :
« La religion des Tsiganes »

15h15-16h
Claire Zalc et Anton Perdoncin :
« Juifs, catholiques… et les autres ? Interpréter les valeurs manquantes : le cas de la religion des habitants de Lubartów (Pologne, années 1930) »

16h-16h45
Sylvain Piron : « 
Pour une pragmatique de l'extase ».

16h45 Cocktail final

 

Lieu

EHESS
Salles BS1_05+BS_28
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Vous en reprendrez bien une tranche ? Changement historique et découpages temporels

Vous en reprendrez bien une tranche ? Changement historique et découpages temporels

15 et 16 novembre 2018 - Forum du CRH

Présentation

Le Forum du CRH, organisé par la direction du Centre de Recherches Historiques, est conçu commeun moment d’échanges annuel autour de questions transversales propres à la discipline historique. Le Forum 2018 se propose de revisiter les notions utilisées pour penser les séquences temporelles et le changement historique. D’une part, il s’agit d’interroger les modes de production des séquences temporelles : les découpages institutionnels, mais aussi sur l’usage anodin, presque conjoncturel, d’un vocabulaire spécifique visant à élaborer le cadrage temporel d’une recherche. Comment construisons-nous, dans notre mode d’écriture, les cadres temporels qui structurent nos travaux ? Quels principes justifient la sélection, la hiérarchisation, la mise en série, ou encore l’identification d’origines, de continuités, de ruptures et de tournants ? Comment conjuguer la périodisation, propre à l’exercice historique, avec les emprunts à l’anthropologie, la sociologie, la littérature ? D’autre part, la question concerne l’emploi de catégories temporelles par les acteurs historiques eux-mêmes. Le réflexe de penser en période, en ère etc. n’a pas les mêmes implications et le même sens dans toutes les sociétés. En outre, dans certains cas, les cadres conceptuels qui surgissent dans le débat social entrainent un changement du regard sur les périodes présentes et passées. Dans quelle mesure la continuité culturelle ou sociale, et les ruptures introduites dans cette continuité, sont-elles perçues et exprimées dans la vie courante ?

 

Programme

 

Lieu

FMSH (Salle du Conseil, A3-35, 3e étage)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

20 et 21 juin 2019 - Forum du CRH

Présentation

La notion de tradition est régulièrement employée en histoire. Elle recouvre diverses significations : une tradition peut être culturelle, religieuse ou intellectuelle, manuscrite ou orale, aristotélicienne ou platonicienne, occidentale ou orientale, etc. Le terme est courant, mais il est aussi labile, plastique, car il s’applique à toutes sortes de phénomènes et se prête aisément aux variations de sens ou d’emploi. C’est pourquoi nous proposons d’engager une réflexion, de manière très large, dans deux directions : premièrement, sur la manière dont les historiens emploient le mot ‘tradition’ ; deuxièmement, sur ce qui fait tradition à une période donnée, c’est-à-dire sur ce que le terme implique du point de vue des acteurs historiques. Il ne s’agit pas de revenir sur le mythe de l’invention de la tradition. En revanche, dans les deux perspectives énoncées plus haut -la tradition revendiquée par les acteurs et celle identifiée par les historiens, la notion de tradition soulève des questionnements qui touchent aussi bien à l’histoire sociale et religieuse qu’à l’anthropologique historique ou à l’histoire intellectuelle. Trois problématiques peuvent être distinguées. Premièrement, la notion de tradition suppose la transmission d’une série d’éléments à l’identique, par-delà les âges et les contextes. Par là même, elle pose la question des modalités de circulation des pratiques, des doctrines, du vocabulaire et des textes eux-mêmes, dans leur matérialité, autant que celle des instruments intellectuels et rhétoriques qui construisent et soutiennent la continuité de la transmission. Sur quels mécanismes reposent les transferts intellectuels ou culturels qui fondent, ou sont supposés fonder une tradition ? Quels cadres - sociaux, politiques, religieux, culturels, intellectuels - rendent possible, ou non, cette transmission ? Quelle relation entretient la tradition avec la communauté – religieuse, politique, intellectuelle, émotionnelle – qui l’a construite ou en est la gardienne ? Un second axe de réflexion concerne les interactions entre différentes traditions. Lorsque plusieurs traditions apparaissent en concurrence, on peut se demander dans quelle mesure celles-ci sont cloisonnées, et comment se construit, se maintient et se traduit ce cloisonnement. Une tradition peut-elle en nourrir une autre ? Comment et pourquoi les acteurs historiques choisissent-ils de se placer à l’intérieur ou en-dehors d’une tradition ? La question pourrait s’appliquer en particulier aux traditions historiographiques. Un troisième axe, enfin, porte sur la dialectique entre tradition et innovation, autorité et création. Il s’agit de saisir les transformations socio-politiques et les diverses innovations qui peuvent exister à l’intérieur d’une tradition, qu’elles soient scientifiques, techniques, juridiques, politiques, etc. Quelles sont les formes de légitimation de la nouveauté ou de négociation entre une dynamique créative et une continuité revendiquée par la tradition ? Jusqu’à quel point cette dernière est-elle ouverte à de nouveaux apports, qu’ils soient intellectuels, culturels ou sociaux ? Quelle est la marge d’autonomie des acteurs historiques à l’intérieur du cadre constitué par la tradition ?

 

Programme

Dépliant du programme

 

Lieu

Jeudi 20 juin :

Institut Hongrois
92, rue Bonaparte
75006 Paris
Inscription obligatoire auprès de
: reservation@instituthongrois.fr

Vendredi 21 juin :

Columbia Global Centers
Reid Hall
4, rue de Chevreuse
75006 Paris

 


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Dernière modification :
25/01/2022