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Ce que les artistes font à l’histoire

Ce que les artistes font à l’histoire

Mardi 29 mai de 9h30-17h30 - Journée d'étude

Présentation

Après Nietzsche, la conscience historique a été ressentie comme une « fièvre », une entrave à la compréhension profonde de l’expérience humaine, à son appropriation présente. Paul Valéry, Virginia Woolf, Italo Svevo, partageaient le sentiment exprimé par Stephen Dedalus dans l’Ulysse : l’histoire est un cauchemar à oublier. En revanche, aujourd’hui, de nombreux romanciers et artistes se proposent comme les véritables médiateurs du passé. Ils le « cherchent », et certains d’entre eux visent à combler les failles de l’histoire, d’autant plus que les sujets historiques traités sont imprégnés de questions métahistoriques, comme l’expérience du temps, les temporalités régressives et asynchrones. Le rapprochement est encore plus poussé lorsque les artistes se plongent dans les archives, ou entreprennent des opérations de « re-enactment », comme pour prouver le caractère ouvert et non définitif du passé, ou encore lorsque les frontières entre le documentaire et la fiction s’avèrent plus poreuses que jamais. Les historiens, de leur côté, ont remis en discussion le « noble rêve de l’objectivité » et leurs dispositifs de représentance, et sont devenus plus sensibles à la question de l’imagination-pour-le réel du passé.

Bref le grand partage entre un passé plastique, ouvert à tous les ordres du temps, et un passé révolu et définitif, se retrouve plein de brèches. Pour autant, ces passages ne relèvent pas d’une résolution dialectique des anciens conflits, ni d’une coexistence irénique. Il y a toujours un risque d’esthétisation de l’histoire au détriment des faits. Il y a aussi l’ambivalence de la fiction, lorsqu’elle prétend faire parler les disparus. A travers la diversité des œuvres et des cas qu’il s’agira de traiter, cette journée d'étude, portée par Sabina Loriga (GEHM) et Olivier Abel (Faculté de théologie protestante de Montpellier), avec le soutien du Fonds Ricœur et de la revue Passés/Futurs, cherchera à décrire et comprendre plusieurs configurations possibles des usages de l’histoire par les artistes, depuis la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, époque où l’art contemporain semble à nouveau imprégné d’une certaine « urgence de l’histoire ».

Programme

Matin (9h30-12h30)

  • Olivier Abel et Sabina Loriga
    Présentation de la journée
  • Esteban Buch
    L’opéra documentaire, un genre aporétique ?
  • Lisa Ginzburg
    Trois cas d'
    usage fictionnel de l'histoire dans la production romanesque italienne d'aujourd'hui

Après-midi (14h-17h30)

  • Eric Michaud
    Anselm Kiefer et le nazisme : l’histoire plombée

  • Isabelle Ullern
    Ce que la Passion sans salut de Michael Levinas fait aux 500 ans de la Réforme après la Shoah

  • Maria Stavrinaki
    La préhistoire au présent. Remarques sur l'historicité de l'art contemporain
     

Lieu

Institut Fonds Ricœur (Amphithéâtre)
83,  Boulevard Arago
75014 Paris

Drogues et Politiques dans les Amériques. De la « guerre à la drogue » à la régulation de la production, du commerce et des usages des psychotropes

Drogues et Politiques dans les Amériques. De la « guerre à la drogue » à la régulation de la production, du commerce et des usages des psychotropes

11-13 avril - Colloque international

Présentation

Depuis quelques années, le continent américain connaît une effervescence de réformes législatives et d’expérimentations innovantes en matière de politiques publiques des drogues. Longtemps inscrites dans une stratégie de guerre –  qui a été promue, financée et armée par les États-Unis depuis les années 1970 – ces « nouvelles » politiques intègrent de dispositifs expérimentaux, tant au niveau de l’encadrement des usages, comme à celui de la régulation de la production et du commerce des stupéfiants.

Ce colloque a pour vocation d’interroger ce temps présent, tout en ancrant son analyse dans son histoire. Du Canada à l’Argentine, en passant par le Mexique, la Colombie ou le Brésil, nous allons explorer les modalités et les effets de la mise en place des régimes prohibitionnistes, les inégalités et les violences qui traversent les politiques des drogues – qu’elles soient vielles ou nouvelles – et les contradictions et les possibilités ouvertes par les alternatives à la prohibition. De quoi alimenter la réflexion et le débat aussi en France, à la traine dans la réforme tant comparée aux Amériques qu’aux autres pays européens.

Comité organisateur : Mariana Broglia de Moura (TEPSIS/CMH-EHESS), Chiara Calzolaio (IRIS-EHESS), AnnCoppel (Présidente AFR), Sabine Guez (IRIS-EHESS), Edgardo Manero (Mondes Américains, CNRS-EHESS) et Alessandro Stella (CRH, CNRS-EHESS)

Avec le soutien de : Centre national de la recherche scientifique (CNRS), École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Centre de recherches historiques (CRH), Centre Maurice Halbwachs (CMH), Fondation Argentine - Cité Internationale Universitaire de Paris, Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les enjeux Sociaux (IRIS), Mondes Américains, Institut des Amériques (IdA) et  Maison de l’Amérique latine (MAL).

Contacts :
vuckovic@ehess.fr
droguespolitiques2018@gmail.com

 

Programme

Résumés des interventions

 

Lieux

Mercredi 11 avril de 9h à 18h

Maison de l'Argentine
27A, boulevard Jourdan
75014 Paris

Jeudi 12 avril de 9h à 18h

Maison de l'Argentine
27A, boulevard Jourdan
75014 Paris

Vendredi 13 avril de 9h à 18h

Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
 

Les archives de l’histoire sociale du monde ibérique (XVIe-XIXe siècles). Localiser, exploiter et critiquer les sources

Les archives de l’histoire sociale du monde ibérique (XVIe-XIXe siècles). Localiser, exploiter et critiquer les sources

Jeudi 12 avril de 9h-15h - Journée d'étude

Présentation

Baptiste Bonnefoy et Sébastien Malaprade (GEI) organisent une journée de formation consacrée à l’usage et à l’analyse des sources du monde ibérique. Informés des attentes de certains étudiants, évoquant des difficultés à rassembler et exploiter des ressources dispersées entre plusieurs pays, les organisateurs conçoivent cet atelier comme une séance de travail pratique sur ces sources, et comme un lieu de rencontre qui puisse fédérer les étudiants des sociétés hispaniques résidant en région parisienne.
Dans le sillage des propositions d’une nouvelle histoire sociale régénérée par la place accordée aux individus et à leurs réseaux, nous aimerions ouvrir un espace de dialogue sur la manière dont les fonds d’archives permettent de reconstituer des trajectoires d’individus, de familles, et plus largement de groupes sociaux.

Cette journée d’étude aura comme objectif de construire une boîte à outils « clé en main » pour les jeunes chercheurs. Quelles traces sont susceptibles de laisser les acteurs au cours de leurs existences ? Quelles institutions produisent ces documents ? Comment sont-ils organisés et classés ? Comment les localiser ? Où la numérisation permet-elle d’épargner de longs et coûteux déplacements ?
Ce panorama des ressources disponibles permettra de relever les continuités et les ruptures dans la fabrique des documents au sein de l’espace monarchique. Cette présentation doit par ailleurs encourager les étudiants à pratiquer la comparaison et à décloisonner des territoires souvent réduits aux frontières politiques contemporaines, l’organisation actuelle des fonds rendant souvent illisibles des dynamiques politiques et sociales anciennes.

Les interventions seront l’occasion d’une réflexion sur la valeur épistémologique de plusieurs types de documents : 1. Les registres paroissiaux, 2. Les actes notariés, 3. Les sources judiciaires et de l’Inquisition, 4. Les sources nobiliaires conservées dans des institutions privées. À l’appui d’exemples décryptés à plusieurs voix, les intervenants présenteront une réflexion critique sur la valeur, l’usage et les potentialités des sources.

Inscription obligatoire auprès de :

Sébastien Malaprade : smalaprade@hotmail.com
Baptiste Bonnefoy : basptiste.bonnefoy1@gmail.com

 

Programme

Lieu

EHESS (Salle AS1_24)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Développement économique et transformations environnementales dans les périphéries extractives en Europe (XVIe–XXIe siècles)

Développement économique et transformations environnementales dans les périphéries extractives en Europe (XVIe–XXIe siècles)

Date limite de dépôt : 30 mai 2018 - Appel à communication

Présentation

Version anglaise

L’extraction de ressources est à la base de l’économie. Elle concerne toute activité tirant de la nature des matières premières qui sont directement utilisées ou transformées en vue d’un ajout de valeur. D’échelles variables, allant des usages traditionnels des sociétés prémodernes aux formes modernes d’exploitation mettant en jeu de larges infrastructures et des technologies complexes, les activités extractives relèvent du secteur primaire. Des exemples d’extraction sont la chasse, la pêche, l’agriculture, la sylviculture, l’exploitation minière, le forage de pétrole et de gaz. Partant du constat que la géographie des ressources a joué un rôle central dans le développement économique de l’Europe, la journée d’étude vise à analyser le rôle de l’extraction en se concentrant plus particulièrement sur les territoires impliqués dans de telles activités au sein du continent lui-même.

En dépit de l’expansion européenne outre-mer, les zones essentiellement dédiées à l’extraction de ressources ne disparurent jamais du continent. Entre les XVIe et XXIe siècles, de nombreux territoires européens connurent à un moment de leur histoire une spécialisation dans l’extraction de ressources. Toutes les parties du continent furent concernées, que ce soit au niveau national, régional ou local. On peut citer quelques exemples parmi bien d’autres : les plaines de Pologne, principal fournisseur européen de céréales aux XVIe et XVIIe siècles ; la forêt du Morvan, spécialisée dans la récolte de bois pour le marché parisien ; les bassins houillers du Yorkshire et du Lancashire, au centre du décollage britannique au XVIIIe siècle ; le Norrland, qui a alimenté l’économie suédoise en produits forestiers et en divers minéraux durant l’industrialisation du pays ; la mer du Nord, qui reste encore aujourd’hui un fournisseur majeur de pétrole et de gaz, etc.

Considérant les économies extractives dans une perspective de long terme, les historiens ont abordé la question du développement inégal, s’interrogeant sur les raisons faisant que certains pays ou régions se développent plus rapidement et intensément que d’autres. Il apparaît que, dans certains cas, l’extraction de ressources peut apporter d’importants revenus supplémentaires à l’économie d’une région, encourageant le bien-être de la population si une partie des revenus sont investis dans le développement humain, l’éducation par exemple. Si ce n’est pas le cas, une spécialisation dans l’extraction de ressources peut causer des problèmes comme la dépendance, l’extraversion et la désarticulation de l’économie locale. Les territoires extractifs deviennent alors des périphéries dominées technologiquement, économiquement et politiquement par les régions qui importent et transforment leurs matières premières. Ces relations déséquilibrées sont intimement liées aux problèmes environnementaux. Récemment, des études ont mis l’accent sur la tendance que les pays et régions centrales ont à déplacer les fardeaux environnementaux dans les périphéries de l’économie mondiale, ce qui contribue à ralentir ou à entraver leur développement économique[1]. Les travaux consacrés aux flux inégaux de matière et d’énergie entre les pays riches et pauvres affirment que la détérioration des termes de l’échange et la persistance d’un échange inégal rendent les périphéries extractives non seulement sous-développées, mais aussi écologiquement appauvries. L’extraction inconsidérée peut affecter l’écosystème de plusieurs façons. Cela peut entraîner la dégradation de l’environnement par l’épuisement des ressources et/ou la pollution de l’air, de l’eau et du sol, ainsi que par la destruction de l’habitat, de la flore et de la faune.

Puisque l’environnement et l’économie sont de plus en plus étudiés ensemble, nous encourageons les auteurs à soumettre des articles explorant l’histoire du développement dans les périphéries extractives européennes en lien avec les changements ayant affecté leur environnement. Les communications peuvent porter sur n’importe quelle partie de l’Europe entre les XVIe et XXIe siècles, que cela soit dans une perspective de long terme ou en se concentrant sur une période spécifique. Les questions suivantes illustrent certains aspects pouvant être abordés :

■ Où sont apparus des périphéries extractives en Europe et quelles étaient leurs caractéristiques environnementales ? Comment sont-elles passées sous la domination des centres ?

■ Sous l’influence de quels acteurs ces territoires sont-ils devenus des pourvoyeurs de ressources naturelles aux niveaux local, régional, national et européen?

■ Quels ont été les modes d’extraction utilisés dans ces périphéries et comment ces derniers ont-ils façonné l’évolution des environnements locaux et des modes de développement à court, moyen et long terme?

■ Quels étaient les savoirs sur l’extraction de ressources dans les périphéries d’une part, et dans les centres, de l’autre? À partir de quand ont émergé des préoccupations concernant l’environnement ?

■ De quelle manière et à quel rythme les transformations de l’environnement ont-elles influencé l’évolution des activités extractives dans les périphéries?

■ Quelle a été la contribution des périphéries extractives au développement de l’Europe, des pays européens et des villes européennes, et à quels coûts environnementaux?

■ Quels changements ont permis aux périphéries extractives de diversifier leurs activités et de sortir de la domination des centres?

Calendrier et modalités de soumission

Les langues utilisées durant la journée d’étude seront l’anglais et le français.

 Si vous souhaitez participer, envoyez votre candidature à jawad.daheur@ehess.fren copie à nadja.vuckovic@ehess.fravant le 30mai 2018. Les propositions doivent inclure dans un même fichier votre adresse e-mail, un court CV, un titre et un résumé (500 mots maximum). La réponse des organisateurs est prévue pour le 30 juin 2018. Les versions écrites des présentations sont attendues pour le 15 octobre 2018, afin de les faire circuler entre participants.

 L’un des objectifs de l’atelier est de consolider le groupe de chercheurs travaillant sur les ressources naturelles au sein du réseau Tensions of Europe[2]. Le lendemain de la journée d’étude, une session spéciale, pour les participants potentiellement intéressés, sera consacrée à la discussion sur de possibles projets collaboratifs et à la recherche de sources de financement. Un autre débouché possible de la journée pourrait être une publication dans une revue à comité de lecture.

 Les organisateurs et partenaires du projet finalisent actuellement le financement de l’atelier et devraient être en mesure d’assurer l’hébergement pour la majorité des participants, en particulier ceux qui ne disposent pas de financement propre. Les frais de déplacement pourront être pris en charge pour certains étudiants et chercheurs en début de carrière. Merci de nous indiquer si vous avez besoin d’une aide financière pour vous loger et/ou vous rendre à Paris.

Organisateur :

  • Jawad Daheur, postdoctorant au CERCEC/CRH, EHESS (Paris, France).

Comité scientifique :

  • Marc Elie, CNRS-CERCEC (Paris, France)
  • Laurent Herment, CNRS-CRH (Paris, France)
  • Matthias Heymann, Université d’Aarhus (Danemark)
  • Thomas Le Roux, CNRS-CRH (Paris, France)
  • Raphaël Morera, CNRS-CRH (Paris, France)

Partenaires du projet :

  • Tensions of Europe. Technology and the Making of Europe
  • Le RUCHE, branche française de l’ESEH
  • École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
  • Centre d'études sur la Russie, le Caucase et l'Europe centrale (CERCEC, EHESS)
  • Centre d'études historiques (CRH, EHESS)
  • Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
  • GDRI AAA Agriculture, Approvisionnement, Alimentation CNRS

 


[1]Voir par exemple : Alf Hornborg, « Towards an Ecological Theory of Unequal Exchange Articulating World System Theory and Ecological Economics », Ecological Economics, vol. 25, n°1, 1998, p. 127-136 ; Juan Martinez-Alier et Maite Cabeza-Gutes, « L’échange écologiquement inégal », in Michel Damian et Jean-Christophe Graz (ed.), Commerce international et développement soutenable, Paris, Economica, 2001, p. 175 ; James Rice, « Ecological unequal exchange: international trade and uneven utilization of environmental space in the world system », Social Forces, vol. 85, n°3, 2007, p. 1369-1392 ; Cyria  Emelianoff,  « La  problématique  des  inégalités écologiques, un nouveau paysage conceptuel », Écologie  &  politique, vol. 35, n°1, 2008, p. 19-31 ; Alf  HORNBORG,  « Zero-Sum  World:  Challenges  in  Conceptualizing  Environmental  Load Displacement and Ecologically Unequal Exchange in the World-System », International  Journal  of Comparative  Sociology, vol. 50,  n°3/4, 2009,  p. 237-261.

[2]Pour plus d’informations sur ce groupe, voir http: //toe2.du -de.nl/technology-environment-and-resources/ ou contacter les coordinateurs : Elena Kochetkova len.kochetkova@gmail.com / Matthias Heymann matthias.heymann@css.au.dk

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La réception de »Mein Kampf« en France

La réception de »Mein Kampf« en France

Lundi 23 avril de 14h-18h30 - Demi-journée d'étude

Présentation

Le livre d’Adolf Hitler, Mein Kampf, publié il y a bientôt cent ans, ressurgit régulièrement dans l’actualité française. Instrumentalisé, utilisé, fantasmé, le texte est aussi souvent évoqué qu’il est mal connu. Les chercheurs savent très peu de choses de sa traduction et de sa réception en France. Cette rencontre scientifique, organisée par David Gallo (HHS) et par Nicolas Patin (Université Bordeaux Montaigne), avec le soutien du LabEx Tepsis, vise donc à éclairer certaines de ces zones d’ombre, en s’intéressant à la circulation du texte dans les années 1930 et en se penchant, pour la première fois, sur la trajectoire judiciaire du texte, notamment du point de vue du droit d’auteur, entre le procès de 1934 et celui de1979. Avec la nouvelle édition scientifique allemande disponible depuis 2016 et une édition française en préparation, connaître avec précision la trajectoire du texte permet de lui faire perdre la charge fantasmatique que les nazis lui ont largement conféré.

 

Programme

Lieu

Deutsches Historisches Institut Paris
Hôtel Duret-de-Chevry
8 rue du Parc-Royal
75003 Paris

Embodiment, Evidence, and Sorcery/Incorporation, sorcellerie et preuve

Embodiment, Evidence, and Sorcery/Incorporation, sorcellerie et preuve

Jeudi 24 mai de 14h-17h - Demi-journée d'étude

Présentation

Embodiment, Evidence and Sorcery [Incorporation, sorcellerie et preuve], organisée par Elizabeth Claire (Histoire du Genre), autour des recherches de VK Preston (University of Toronto, Canada), est une demi-journée d’étude qui prend pour cas d’étude le Ballet de la Délivrance de Renaud « dansé par Sa Majesté en la Grand’ Salle du Louvre le dimanche 29 janvier 1617 ». L’analyse du ballet et de ses archives met en lumière le procès de 1617 de Leonora Galigaï accuséede textes diffamatoires et théâtrauxet soupçonnée d’être sorcière et juive. Cette rencontre avec les libelles propose un débat avec VK Preston qui présentera ses recherches en cours sur l’histoire culturelle de la danse, du droit et du genre. La discussion s’inscrit dans les 1re et 2e axes du Groupe Histoire du genre : « Histoire du corps, des pratiques corporelles et des sexualités » et « Histoire des croyances et des pratiques religieuses, institutions religieuses et dissidences » et s’organise en partenariat avec l’EMoDiR (Early Modern Religious Dissents and Radicalism, https://emodir.hypotheses.org). 

Discutants : Alessandro Arcangeli, Professore associato di Storia moderna, Università de Verona, Italie ; Elizabeth Claire, Chargée de recherche au CNRS (CRH) ; Sophie Houdard, professeure de littérature française du XVIIe siècle à l'université Sorbonne nouvelle-Paris 3, membre de l'EA 174 Firl, et co-responsable du Grihl ; et Xenia von Tippelskirch, professeure junior de l’Histoire de la Renaissance à la Humboldt-Universität de Berlin et Chaire d’Histoire moderne à l’Universität Kassel, Allemagne.

Programme

 

Lieu

FMSH ( Salle A03_35)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

L’édition du Zohar (Mantoue, 1558) et la diffusion de la cabale

L’édition du Zohar (Mantoue, 1558) et la diffusion de la cabale

Dimanche 27 mai de 9h30-18h - Colloque

Présentation

Parmi les trésors de la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle (AIU), à Paris, se trouve un exemplaire unique de la première édition du Zohar imprimé à Mantoue en 1558.
Rédigé en araméen médiéval, le Sepher ha-Zohar (Livre de la Splendeur) est l’œuvre maîtresse de la cabale.
Ce très rare exemplaire constitue un remarquable témoignage sur l’histoire, la genèse et la postérité de la cabale.
Cet ouvrage est devenu le livre de référence sur lequel se fondent les nombreuses éditions du Zohar depuis le XVIe siècle.
À l’occasion de ce colloque, organisé par Jean baumgarten (EJ) et Michaël Sebban (Beit Hazohar, Paris), en collaboration avec le CNRS, l’association Beit Hazohar, l ’Alliance israélite universelle qui numérisent et rééditent en fac-similé cette première édition du Zohar.

 

Lieu

Vins et drogues illicites, quels plaisirs, quelles ivresses ?

Vins et drogues illicites, quels plaisirs, quelles ivresses ?

Jeudi 17 mai de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

« Enivrez –vous sans cesse ! » intimait le poète, mais Baudelaire opposait le vin qui rend « bon et sociable » au haschich, qui « annihile la volonté », parce qu’il ouvrirait « la porte du paradis ».  Le plaisir incommensurable des drogues illicites ?  L’argument a été invoqué pour justifier leur prohibition. Entre temps, l’opposition binaire ivresses licites/ivresses illicites a volé en éclat avec l’expérience des poly usages. Qu’est-ce qui se fabrique, s’invente ou se reproduit avec la modification des états de conscience ? De la mise en scène des ivresses socialisées aux « hérétiques de la sensation » qui annonçaient selon Henri Michaud « un érotisme devenu éclectique », on s’efforcera ici d’appréhender comment les états modifiés de conscience travaillent le corps social, les mondes alternatifs éphémères ou encore les lignes de fuite qui ouvrent à un autre espace-temps, à une autre relation à soi et aux autres- sans oublier les reterritorialisations au risque de se perdre. 

  • Michał Herer
    L’alcool et les (autres) drogues. Une approche philosophico-politique

  • Anne Coppel
    Ivresse et lignes de fuite

  • Véronique Nahum-Grappe
    L’ivresse comme norme ou écart aux normes ? Les états psychotropes dus aux substances licites sont-ils différents pour l’ethnologue ?

Discutante : Carmen Bernand, anthropologue

 

Michał Herer
Michal Herer enseigne la philosophie contemporaine à l’Université de Varsovie. Ouvrages parus : Gilles Deleuze. Struktury – Maszyny – Kreacje [Gilles Deleuze. Structures – Machines – Créations, 2006], Filozofia aktualności. Za Nietzschem i Marksem [Philosophie de l’actualité. Apres Nietzsche et Marx, 2012] etPochwała przyjaźni [Éloge de l’amitié, 2017] ; traducteur de Foucault, Deleuze, Althusser et Theweleit.

Anne Coppel
Sociologue, spécialiste de la politique des drogues, entre recherche, expérimentation et engagement associatif ; lutte contre le sida et  réduction des risques. Ouvrages publiés : Le Dragon domestique, avec C. Bachmann, Albin Michel, 1989 ;  Peut-on civiliser les drogues ?,  La Découverte 2002 ;  avec Olivier Doublre,Sortir de l’impasse. De la guerre à la drogue à la réduction des risques, la Découverte 2012 ; avec Michel Kokoreff et Michel Péraldi (Dir.), La Catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, Ed. Amsterdam, 2018.

Véronique Nahum-Grappe
Anthropologue à l'EHESS, (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain). L'un de ses domaines de recherches concerne les onduites d’excès et de dépendance. La dimension anthropologique plus que psychologique est retenue : normativité sociale, seuils, tolérances et interdits implicites ou explicites. Elle consacrera deux de ses ouvrages à l'ivresse, Vertige de l’ivresse. Alcool et lien social (2010), et La Culture de l’ivresse - Essai de phénoménologie historique (1991).

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Mardi 10 janvier de 14h30-19h - Journée du CRH

Présentation

Cité italienne, byzantine, métropole coloniale, Venise fut l’une des villes les plus ouvertes de l’Europe médiévale. A son apogée, elle fut entre autres choses une ville allemande. Fruit d’une enquête longue et patiente, le livre de Philippe Braunstein met en lumière cette facette méconnue et essentielle de l’histoire vénitienne. Autour du Fondaco dei Tedeschi, centre des relations avec le monde germanique, s’activent marchands, tisserands, orfèvres, boulangers et imprimeurs, observés à travers leurs réseaux d’immigration, leurs familles, leurs institutions et leurs contributions au dynamisme vénitien. À la fois portrait de groupe et tableau intimiste d’une communauté soucieuse d’intégration, le livre donne à voir les dynamiques à l’œuvre dans la croissance de l’une des métropoles européennes. Mathieu Arnoux (CRH), Pierre Monnet (CRH) et Giuliano Milani (Università di Roma-La Sapienza) débattront autour de l’ouvrage en présence de l'auteur Philippe Braunstein.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris


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Autour d'Alain Dewerpe

Autour d'Alain Dewerpe

Lundi 30 janvier de 9h-18h - Journée du CRH

Présentation

Alain Dewerpe (1952-2015) est l’auteur d’une œuvre importante et diverse. Menés dans le cadre de sa direction d’études à l’EHESS depuis 1991, ses travaux sur la protoindustrialisation,  puis sur le monde des usines aux 19e et 20 siècles, sur les techniques, sur l’organisation du travail et les espaces dans lesquels elle s’est inscrite,  sont devenus classiques. Il n’a cessé de s’y consacrer, seul, avec les étudiants qu’il a formés et dans le programme de travail collectif auquel il a activement  participé avec des historiens et des économistes au sein de l’Atelier Simiand . Le grand livre qu’il a longuement préparé sur l’entreprise italienne Ansaldo et qui était presque achevé à sa mort sera bientôt publié. Mais A. Dewerpe s’est aussi fait connaître par trois grands ouvrages qui relevaient de ce qu’il concevait comme une anthropologie de l’Etat : Un Tour de France royal. Le voyage de Charles IX (1564-1566),( avec D. Nordman et J. Boutier,1984), Espion. Une anthropologie historique du secret d’Etat contemporain (1994) et Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat (2006), sans doute son livre le plus connu.

Alain Dewerpe fut un grand historien et un enseignant convaincu. Il fut aussi pour beaucoup d’entre nous un compagnon de travail et un ami. A l’Ecole, dont il a dirigé pendant plusieurs années les Editions et à laquelle il était profondément attaché, il a beaucoup apporté. C’est à tous ces titres que le Centre de recherches historiques a décidé de lui rendre hommage de la manière dont nous voulons espérer qu’il l’aurait souhaitée, en réfléchissant sur son œuvre.


Organisateurs : Jacques Revel et Jean-Paul Zuñiga


Programme

 

Lieu

EHESS (Salles A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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EHESS
CNRS

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L’édition du Zohar (Mantoue, 1558) et la diffusion de la cabale

Colloque - Dimanche 27 mai 2018 - 09:00Parmi les trésors de la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle (AIU), à Paris, se trouve un exemplaire unique de la première édition du Zohar imprimé à Mantoue en 1558. Rédigé en araméen médiéval, le Sepher ha-Zohar (Livre de la Splendeur) est l’œ (...)(...)

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Régulations économiques et sociales au XXe siècle

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Tél. : +33 (0)1 49 54 24 42

Direction du CRH :
Fanny Cosandey

Béatrice Delaurenti
Thomas Le Roux

Dernière modification :
19/04/2018