Actualités

Hommage à Joseph Goy

Hommage à Joseph Goy

Mercredi 24 octobre de 14h à 18h - Demi-journée d'étude

Présentation

Pendant quarante ans Joseph GOY, historien de l’économie du monde rural, a été un acteur essentiel du service public dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche. Entré à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1966, il n’a cessé d’y exercer des responsabilités importantes de la direction du Centre de Recherches Historiques au secrétariat du bureau de la présidence à deux reprises. Il a par ailleurs été chef de la mission scientifique à la direction générale des Enseignements Supérieurs et de la Recherche de 1982 à 1986 puis a été par deux fois Conseiller auprès des ministres de l’Education Nationale entre 1988 et 1992 puis de 1998 à 2000.  Il a été dans ce cadre le principal artisan de l’adoption du statut des enseignants de l’EHESS. Il a été encore Délégué général de la Cité Universitaire internationale de Paris de 1992 à 1998.
Il n’a cessé de jouer un rôle essentiel d’animateur de la recherche plus particulièrement dans le domaine de l’histoire de l’économie. Il a été aux côtés de Fernand Braudel l’un des fondateurs de l’Association française des Historiens Economistes (AFHE) et a été secrétaire général de l’Association internationale d’histoire économique et a un temps présidé l’Association des ruralistes français. Il a créé et dirigé de nombreuses enquêtes internationales et pluridisciplinaires sur la production et la productivité agricole sous l’Ancien Régime, sur les modes de transmission du patrimoine en France, sur la parenté dans le monde paysan à travers l’exemple des Baronnies pyrénéennes.
Nous souhaitons évoquer au cours d’une journée l’ensemble de l’œuvre de Joseph Goy en donnant la parole à ceux qui à l’EHESS, à la Maison des Sciences de l’Homme, au Ministère de l’Education Nationale et dans les instances internationales de Louvain à Montréal et Mexico ont travaillé à ses côtés.

En savoir plus

RSVP auprès de : vuckovic@ehess.fr

 

Programme

Ouverture Christophe Prochasson

Souvenirs, Maurice Aymard

I. Au coeur des Etudes Rurales

  • Gérard Béaur
  • Rolande Bonnain
  • Jean-Paul Desaive
  • Anne-Lise Haed-Konig

II. Au coeur des relations internationales

  • Gérard Bouchard
  • Herman Van der Wee
  • Alejandro Tortolero
  • Roberto Giacone

III. Au coeur des sciences sociales

  • Maurice Garden
  • Jacques Revel

IV. Au coeur du service public

  • Danielle Blondel
  • Jean-Richard Cytermann
  • René Blanchet
  • Nicole Gauthier

Cette demi-journée d'étude se clôturera par une réception à 18h en salle 13 (105, boulevard Raspail)

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

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Une nouvelle histoire de la prison et de l'enfermement

Une nouvelle histoire de la prison et de l'enfermement

7 et 8 novembre - Journées d'études internationales

Présentation

Journées d’études internationales coorganisées par : Vincent Milliot (Université Paris 8), Philippe Minard (EHESS- Université Paris 8) , Falk Bretschneider (EHESS) et Natalia Muchnik (EHESS)

Situé au carrefour de plusieurs historiographies – histoire de la justice et de la criminalité, histoire des polices, histoire de l’administration et de l’Etat, histoire de l’Eglise, histoire du travail et de la marginalité/pauvreté – le chantier de l’histoire de la prison et de l’enfermement connaît depuis quelques années un renouveau certain. Le programme de recherche récent « Enfermements. Histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux », mais aussi plusieurs soutenances de thèse et travaux de recherche au cours de ces dernières années l’attestent.
Longtemps adossée à un ensemble de travaux et de controverses illustrés par les ouvrages de Michel Foucault, Yves et Nicole Castan, Jacques-Guy Petit et Michelle Perrot notamment, l’historiographie francophone est aujourd’hui confrontée aux apports nombreux des historiographies anglaise et nord-américaine, hispanique, italienne et germanophone. Cette ouverture internationale s’accompagne du refus de considérer la prison sous l’angle exclusif d’un droit de punir reformulé par les réformateurs des Lumières et les juristes de la Révolution française. Toute approche téléologique, en termes de modernisation nécessaire ou de genèse de la prison est désormais récusée, au profit d’une interrogation plus complexe, fondée sur l’étude comparatiste dans le temps long des singularités « carcérales », mais aussi sur la diffusion, la circulation et la réinterprétation des expériences de l’enfermement.
Avant même « l’invention de la prison pénale » à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, existent des lieux d’enfermements et des archipels carcéraux servant à retrancher du corps social un certain nombre « d’indésirables », que ce soit pour des raisons punitives, disciplinaires ou même charitables (hôpitaux, maisons de pauvres). Leur matérialité est incontestable, qui soulève des problèmes d’aménagement et de financement, détermine des circuits d’approvisionnement, nourrit les réflexions des administrateurs, des magistrats, des moralistes, des réformateurs et des économistes. Face à la population des enfermé(e)s se dessine le groupe de ceux qui gèrent au quotidien les lieux d’enfermement, qui encadrent les internés et dont on se préoccupe aujourd’hui de faire l’histoire sociale. La relecture de ce face-à-face conduit à interroger à nouveaux frais les modes de régulation internes aux lieux d’enfermement, mais aussi au-delà, à se pencher sur la diversité des fonctions assignées à ces lieux, sur les attentes et les représentations sociales qui s’y rattachent.
Ces premières journées, sous forme d’atelier, seront consacrées à un état de la recherche ; elles entendent constituer un jalon dans la formation projetée d’un réseau international centré sur l’étude des enfermements, plus particulièrement à l’époque moderne. D’autres journées thématiques, notamment à Montréal et à Moscou, sont en projet dans les deux années à venir.  À terme, l’organisation d’un colloque international est un point d’aboutissement possible pour ce travail collectif.


Programme

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Être juif et pauvre. Rôles sociaux et capacités d’agir en mondes chrétiens et musulmans (Moyen Âge-Epoque moderne)

Être juif et pauvre. Rôles sociaux et capacités d’agir en mondes chrétiens et musulmans (Moyen Âge-Epoque moderne)

5 et 6 novembre - Colloque

Présentation

Colloque international organisé par : Michaël Gasperoni (Centre Roland Mousnier/CNRS) et Davide Mano (Etudes juives – CRH/EHESS)

Sous l’angle d’une histoire économique, institutionnelle et sociale de la pauvreté, ce colloque invite à une contextualisation des expériences juives, ainsi qu’à l’étude systématique de la stratification et de la diversité interne des sociétés juives du Moyen Âge à l’émancipation, en Europe et dans l’Empire ottoman. Que signifiait être juif et pauvre dans les sociétés du passé ? Et comment mesurer l’évolution socio-économique et la complexification des populations juives au milieu des mondes chrétiens et musulmans ? Si certaines sources anciennes ou plus récentes, souvent teintées d’antijudaïsme ou d’antisémitisme vindicatif ont insisté sur la supposée « richesse » des juifs, de nombreux autres documents et témoignages montrent au contraire combien la pauvreté aurait été une question et un problème récurrents dans les sociétés juives du passé. Itinérants, vagabonds, petits colporteurs, petits marchands, artisans, étrangers, marginaux, réfugiés, rabbins ou encore prostituées : un large panel d’acteurs et leurs histoires et trajectoires singulières et collectives seront au cœur des recherches présentées.

Programme

Lieu

Lundi 5 novembre :

EHESS (salle BS1_05)
54, Boulevard Raspail
75006 Paris

 

Mardi 6 novembre :

EHESS (Salle BS1_28)
54, Boulevard Raspail
75006 Paris

 

 

 

 

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Drogues, politiques et contre-cultures

Drogues, politiques et contre-cultures

Jeudi 8 novembre de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

A l’origine anglo-saxonne dans ses références comme dans ses pratiques, les mouvements contre-culturels n’ont pas moins ébranlé l’ensemble des sociétés occidentales, avec des spécificités propres aux différents groupes sociaux qui s’en sont emparé.  Cette subversion de l’intérieur de la société capitaliste hérite en partie d’une succession de mouvements artistiques révolutionnaires, mais, en rupture  avec le concept d’avant-garde, elle tire aussi son inspiration de cultures populaires de groupes opprimés et/ou colonisés tout en exploitant les nouveaux médias qui, avec les drogues qui modifient les états de conscience, font circuler d’un continent à l’autre, les images et les rythmes portées par des ondes musicales métissées (musiques black, rock et punk, reggae etc). « Do it » est le mot d’ordre commun, car il s’agit de construire collectivement ici et maintenant les alternatives qui échappent aux hiérarchies, à l’exploitation et à l’ordre moral des sociétés capitalistes et impérialistes.

  • Alessandro Stella, historien
    Introduction

  • Antoine Perpère, médecin et artiste
    Neuromodulateurs, addictions, créativité, contre-culture

  • Anne Coppel, sociologue
    Emergence et circulations des mouvements contre-culturels : un ébranlement trans-continental

  • Chris Elcock, historien
    La contre-culture américaine en question

Alessandro Stella : historien et anthropologue, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’EHESS, il anime depuis quatre ans ce séminaire sur la problématique des drogues. Il est en train de publier un ouvrage collectif issu du séminaire, sous le titre Vivre avec les drogues, et un ouvrage personnel sur le peyotl : L’herbe du diable ou la chair des dieux ?

Antoine Perpère: Artiste, ancien intervenant en addictions, commissaire de l'exposition "Sous influences, arts plastiques et produits psychotropes", La maison rouge-fondation Antoine de Galbert, Paris, 2013. Il s’intéresse au fonctionnement du cerveau, à partir des recherches de Jean-Pol Tassin, qu’il extrapole par métaphores au vécu des toxicomanes puis aux conditions de la créativité artistique et enfin à la notion de contre-culture.

Anne Coppel : sociologue, spécialiste des politiques des drogues, croisant la recherche, l’action expérimentale dans les dispositifs de soins et l’engagement militant. Dernier ouvrage paru : M Kokoreff, A. Coppel, M. Peraldi (dir), La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, Paris, éditions Amsterdam, 2018.

Christian Elcockest docteur en histoire. Il a réalisé sa thèse sous la direction d'Erika Dyck (auteure de Psychedelic Psychiatry) à l'Université de la Saskatchewan et termine une monographie sur l'histoire du LSD à New York. Ses travaux sur le mouvement psychédélique américain sont apparus dans des revues scientifiques et il a également travaillé sur l'histoire de la réduction des risques et écrit un article pour la Oxford Research Encyclopedia in American History sur les drogues dans les villes américaines du XIXe siècle à nos jours (tous deux à paraître cette année).

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)1
105, boulevard Raspail
75006 Paris

La Grande Guerre à l’échelle du siècle

La Grande Guerre à l’échelle du siècle

Vendredi 9 novembre de 8h45-18h - Journée d'étude

Présentation

Journée d'étude financée par le Comité pour l'histoire économique et financière de la France avec le soutien de l'EHESS (PSE) et organisée par Florence Descamps, Patrick Fridenson, Pierre-Cyrille Hautcoeur et Laure Quennouëlle-Corre.

Cette conférence vient clôturer un cycle de journées d’étude sur « Les Finances en guerre, les Finances dans la guerre », celles sur les Banques dans la Guerre, ainsi que celles sur l’Industrie en guerre. La perspective micro-historique est abandonnée au profit d’une perspective macro-économique internationale et comparatiste.

S’écartant du thème « Sorties de guerre » ou « Conséquences économiques et sociales de la guerre », la manifestation sera centrée sur l’idée d’une pesée de la Grande Guerre à l’échelle de l’Europe et des Etats-Unis, dans une perspective d’histoire longue ou de moyenne durée (40 ans, 70 ans ?). Les transformations économiques et sociales engendrées par la Première Guerre Mondiale constituent-elles un cycle particulier dont la parenthèse se serait refermée au début des années 1950 ou dans les années 1980, ou l'origine de processus encore à l'oeuvre aujourd'hui ? Certains affirment ainsi qu'à la période de stagnation voire de déclin économique qui résulte en Europe de la « seconde guerre de trente ans » qui commence par la Grande Guerre a succédé une phase de croissance accélérée (les « Trente glorieuses ») qui ne correspondait qu'au simple rattrapage de la frontière technologique incarnée pendant l'intervalle par l'économie des Etats-Unis, suite à quoi, à partir des années 1980, l'Europe serait revenue une croissance « normale » de l'ordre de 1 à 2% par an. Dans le domaine social, la raréfaction des hommes disponibles pour les activités non-guerrières a conduit à une transformation de la place des femmes qui semble durable, mais la force des mouvements sociaux et les conquêtes qui en ont résulté semblent fortement affectées par le démantèlement après 1989 d'un contre-modèle soviétique qui avait obligé le capitalisme à développer des systèmes de protection sociale importants. Ceci conduit à s'interroger sur le déclin de l'intervention des états dans l'économie, que ce soit selon des modalités directes (nationalisations), budgétaires, para-budgétaires ou autres. Selon les pays, en résultent – ou  non – des remontées des inégalités à un niveau similaire à celui d'avant 1914, après de fortes baisses partout pendant une grande partie du XXe siècle. En matière de relations internationales, si le poids de l'Europe a été sans doute définitivement réduit par sa longue guerre civile, il est courant de voir dans la fin de la guerre froide le retour d'une situation normale de rivalité entre puissances; tandis que le statut international et l'avenir de l'Union européenne restent incertains: poursuite de l'intégration développée à partir des années 1950 en réaction à la « guerre civile européenne » ou retour à des rivalités entre nations affrontement séparément les transformations du monde. En matière scientifique enfin, la Grande Guerre a sans doute eu un impact considérable sur le développement d'un complexe scientifique militaro-industriel et sur les politiques de recherche et d'innovation.

Inscription obligatoire :
https://e-formation.igpde.finances.gouv.fr/forms/content/display_campaign.php

Pour tout renseignement complémentaire : recherche.igpde[@]finances.gouv.fr

 

Programme

Lieu

Ministère de l'Economie et des Finances
139, rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Date limite de dépôt : 22 octobre 2018 - Appel à panels

It is with great pleasure that we announce the holding of Rural History 2019, the fourth biennial conference of the European Rural History Organisation (EURHO), in Paris from Tuesday 10 to Friday 13 September 2019. This meeting will be organised by the École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), through the Centre de Recherches Historiques (CRH), in collaboration with the CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), the FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme) and the EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes). The EURHO Conferences aim to promote a dialogue between rural history researchers that transcends national frontiers, crosses chronological barriers and breaks down disciplinary boundaries.

The Paris Conference will be open to all proposals employing new methods, introducing new approaches, exploring new concepts or yielding new results across a wide range of themes, time periods and spatial boundaries.  We encourage all scholars and researchers to bring their knowledge and experience to this event. We particularly welcome panels and papers  dealing withthe economic, social, political or cultural history of the countryside (agricultural or artisanal production, social reproduction, consumption, material culture, power relations, gender, well-being, village life, political relations, technological and scientific improvements, tourism etc. ) and featuring  links to environmental, political, anthropological and cultural history — and, beyond these, an interest in the preoccupations of geography, sociology, economy, archeology, agronomy, biology and zoology.

All researchers working on the history of the countryside are invited to submit panel proposals. A panel should focus on a specific topic and include participants from at least two countries. Panel proposals will be assessed by the Academic Research Committee (comité scientifique) which will accept or refuse them, or suggest modifications. Organisers will be advised of other paper proposals that may relate to their panels. Double sessions on a particular topic are possible, but triple sessions are not.

Each session will last two hours and include four papers. Sessions will be led by a chair and a discussant. The presentation of new research and of work in progress is particularly relevant. Participants may not propose more than two papers.

A session proposal should include a title, the full name and affiliation of the organiser or co-organiser, and a short abstract (up to 500 words) introducing the topic, its scope, themes and approach, and the names and affiliations of at least two of the proposed panel contributors; a draft  call for papers may also be included.

The deadline for panel proposals is 22 October 2018.

Only online submissions via this link will be received by the Academic Research Committee.

For any questions, please contact us at federico.zemborain@ehess.fr

Organization Committee :

  • Gérard Béaur, Directeur of Studies, EHESS and emeritus Director of Research, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris, Chair.
  • Fabrice Boudjaaba, Research Fellow, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris.
  • Laurent Herment, Research Fellow, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris, Co-organizer.
  • Alain Chatriot, Professor, SciencesPo, ERHIMOR, Paris.
  • Alice Ingold, Assistant Professor, EHESS, CRH- GGH-TERres & GRHEN, Paris.
  • Morgane Labbé, Assistant Professor, EHESS, CRH-ESOPP, Paris.
  • Niccolo Mignemi, Former Member of Ecole Française de Rome, ERHIMOR, Paris.
  • Pablo Luna, Assistant Professor, University Paris-Sorbonne, CRH-ERHIMOR, Paris.
  • Perrine Mane, Directeur of research, CNRS, CRH-GAM, Paris.
  • Jean-Baptiste Paranthoën, Postdoctoral researcher, EHESS, CRH-ERHIMOR.
  • Anne Varet-Vitu, Engineer of Researches, CNRS, CRH-LADEHIS, Paris.
  • Nadine Vivier, emeritus Professor, University Le Mans, member of the Academy of Agriculture,  ERHIMOR, Paris.
  • Nadja Vuckovic, Assistant Engineer, EHESS, CRH, Paris.
  • Federico Zemborain, Research engineering, CNRS, CRH, Paris.
Littérature, langage, sciences sociales

Littérature, langage, sciences sociales

9 au 23 octobre - Ecole d'automne

Présentation

Cet enseignement collectif propose une introduction aux questionnements sur les rapports entre littérature, arts, langage et sciences sociales.

Il est ouvert à tous, mais destiné plus spécifiquement aux étudiants de master et de doctorat entrant à l'École, afin qu'ils prennent connaissance des différentes manières d'aborder à l'EHESS les faits de langage et de littérature, et qu'ils puissent y percevoir des chances de renouveler leur approche des œuvres à partir des sciences sociales, mais aussi de repenser avec elles certains des enjeux des sciences sociales.

Notre but est d'aider les étudiants à devenir familiers des recherches qui se conduisent à l'EHESS, mais aussi à s'orienter dans l'espace de la recherche, et enfin à se connaître les uns les autres dès le début de l'année, pour pouvoir ensuite échanger, travailler ensemble et partager leurs questions s'ils le souhaitent.

Programme

Cette école d'automne est constituée de cinq séances :

« Histoire, sociologie et littérature », les mardis 9, 16 et 23 octobre (Tristan Leperlier, Judith Lyon-Caen, Dinah Ribard)

« Le livre / l'œuvre / le texte », le vendredi 12 octobre (Marielle Macé)

« Formes du dire », le vendredi 19 octobre (Marion Carel et Dinah Ribard)

  • Mardi 9 octobre 2018, de 18h à 21h (attention à l’horaire !): "Histoire, sociologie et littérature: la littérature comme objet du monde" (Judith Lyon-Caen)
  • Vendredi 12 octobre 2018, de 14h à 17 h: "Le livre/l'oeuvre/le texte" (Marielle Macé)
  • Mardi 16 octobre 2018, de 14 h à 17 h: "Histoire, sociologie, littérature: Champ littéraire et question de l'auteur" (Tristan Leperlier)
  • Vendredi 19 octobre 2018, de 10 h à 13 h: "Formes du dire" (Marion Carel et Dinah Ribard)
  • Mardi 23 octobre 2018, de 14 h à 17h:"Histoire, sociologie, littérature: Pouvoirs de la littérature. Savoir, agir, témoigner" (Dinah Ribard)

NB : La participation à cette école d’automne se fait sur simple inscription par mail.

Elle exige, pour la plupart des sessions, une série de lectures préalables, qui seront discutées pendant les séances, où des exposés sur des problématiques générales alterneront avec des études de cas.

Pour s'inscrire et obtenir le lien de téléchargement de la liste des lectures et des textes, s'adresser àjlc@ehess.fr

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour de l’ouvrage de Pablo F. Luna, El tránsito de la Buenamuerte por Lima. Auge y declive de una orden religiosa azucarera. Siglos XVIII y XIX

Autour de l’ouvrage de Pablo F. Luna, El tránsito de la Buenamuerte por Lima. Auge y declive de una orden religiosa azucarera. Siglos XVIII y XIX

Lundi 5 novembre de 14h-17h - Les Lundis du CRH

Présentation

Articulé à une enquête sur les ordres religieux et les campagnes proches des villes hispano-américaines, cet ouvrage* traite de l’ordre du Bien-mourir à Lima, dans la vice-royauté du Pérou. Il reconstitue, entre le milieu du XVIIIe et le début du XIXe siècle, la pratique économique des deux haciendas qu’il a composées, La Quebrada et Casablanca (vallée du Cañete). Mais il examine aussi sa crise intégrale, à l’instar de l’évolution du clergé régulier dans les mondes ibériques. Les résultats ont permis d’accroître la connaissance de l’histoire socioéconomique vice-royale péruvienne – surtout liménienne. Mais ils ont permis aussi d’enrichir le savoir accumulé sur les relations entre les deux puissances de l’Ancien Régime, l’État et l’Église catholique, en allant au-delà du seul cas péruvien.

Le débat sera animé par Thomas Le Roux, en présence de l’auteur entouré de Jean-Paul Zuniga (CRH-GEI), Aliocha Maldavsky (EHESS-Mondes américains / Université Paris Nanterre) et Maitane Ostolaza (Université Paris Sorbonne).

*El tránsito de la Buenamuerte por Lima. Auge y declive de una orden religiosa azucarera. Siglos XVIII y XIX

Lieu

EHESS (Salle AS1_28)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour du livre de Giacomo Todeschini, Les Juifs dans l’Italie médiévale

Autour du livre de Giacomo Todeschini, Les Juifs dans l’Italie médiévale

Mercredi 7 novembre de 14h-16h - Table ronde

Présentation

A l’occasion de la sortie du nouveau livre de Giacomo Todeschini consacré à l’histoire des juifs d’Italie au Moyen Âge (Gli ebrei nell’Italia medievale, Carocci, 2018), une table ronde se tiendra le 7 novembre 2018 à l’EHESS en présence de l’auteur.
Cette rencontre sera animée par Javier Castaño (CSIC Madrid), Mathias Dreyfus (Musée national de l’histoire de l’immigration), Michaël Gasperoni (Centre Roland Mousnier-CNRS), Sylvie-Anne Goldberg (CRH-EHESS) et Davide Mano (CRH-EHESS).
Connu en France pour ses travaux d’historien de la pensée économique médiévale (Richesse franciscaine, Verdier, 2008 ; Au pays des sans-nom, Verdier, 2015 ; Les Marchands et le Temple, Albin Michel, 2017), Giacomo Todeschini est également un spécialiste de l’histoire des juifs (La ricchezza degli ebrei, CISAM, 1989 ; La banca e il ghetto. Una storia italiana, Laterza, 2016). Cette table ronde aura lieu juste après le colloque international « Être juif et pauvre. Rôles sociaux et capacités d’agir en mondes chrétiens et musulmans (Moyen Âge-Époque moderne) » organisé à l’EHESS les 5 et 6 novembre 2018, qui verra la participation de Giacomo Todeschini en qualité de discutant final.

 

Lieu

EHESS (Salle BS1_28)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

 

 

Autour du livre de Bertrand Binoche, Nommer l'histoire. Parcours philosophiques

Autour du livre de Bertrand Binoche, Nommer l'histoire. Parcours philosophiques

Lundi 19 novembre de 16h-19h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Les philosophes nomment l’histoire. Ils l’appellent, par exemple, « perfectibilité », « philosophie de l’histoire », « civilisation », « tableau historique », « généalogie », etc. Or, en la nommant, ils la prennent en charge et l’écrivent à leur manière, qui n’est pas (toujours) celle des historiens. Ainsi les philosophes racontent-ils toutes sortes d’histoires – pour ne pas dire qu’ils se les racontent. C’est-à-dire qu’ils élaborent des récits, éventuellement fictifs et extrêmement divers, mais qui sont toujours des instruments de vérité. Ce sont ces historicités philosophiques que le présent ouvrage prend pour objet sous la forme d’un échantillon qui s’étend de Rousseau à Foucault. Aucune théorie générale n’est ici possible, il n’existe que des cas singuliers dont l’étude, comme le réclamait Nietzsche, retourne le dard de l’histoire contre elle-même – mais sous une forme qui emporte aussi la généalogie. Comment ne pas brûler ce que l’on a adoré ? C’est une fatalité. Croit-on donc qu’un philosophe, ça ne raconte pas d’histoires ? En tous les sens de l’expression, c’est tout à fait faux ! Voici donc une histoire de la philosophie en tant qu’elle raconte des histoires…

Lieu

EHESS (Salle A04_47)
54, bouelvard Raspail
75006 Paris

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Mardi 10 janvier de 14h30-19h - Journée du CRH

Présentation

Cité italienne, byzantine, métropole coloniale, Venise fut l’une des villes les plus ouvertes de l’Europe médiévale. A son apogée, elle fut entre autres choses une ville allemande. Fruit d’une enquête longue et patiente, le livre de Philippe Braunstein met en lumière cette facette méconnue et essentielle de l’histoire vénitienne. Autour du Fondaco dei Tedeschi, centre des relations avec le monde germanique, s’activent marchands, tisserands, orfèvres, boulangers et imprimeurs, observés à travers leurs réseaux d’immigration, leurs familles, leurs institutions et leurs contributions au dynamisme vénitien. À la fois portrait de groupe et tableau intimiste d’une communauté soucieuse d’intégration, le livre donne à voir les dynamiques à l’œuvre dans la croissance de l’une des métropoles européennes. Mathieu Arnoux (CRH), Pierre Monnet (CRH) et Giuliano Milani (Università di Roma-La Sapienza) débattront autour de l’ouvrage en présence de l'auteur Philippe Braunstein.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris


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Autour d'Alain Dewerpe

Autour d'Alain Dewerpe

Lundi 30 janvier de 9h-18h - Journée du CRH

Présentation

Alain Dewerpe (1952-2015) est l’auteur d’une œuvre importante et diverse. Menés dans le cadre de sa direction d’études à l’EHESS depuis 1991, ses travaux sur la protoindustrialisation,  puis sur le monde des usines aux 19e et 20 siècles, sur les techniques, sur l’organisation du travail et les espaces dans lesquels elle s’est inscrite,  sont devenus classiques. Il n’a cessé de s’y consacrer, seul, avec les étudiants qu’il a formés et dans le programme de travail collectif auquel il a activement  participé avec des historiens et des économistes au sein de l’Atelier Simiand . Le grand livre qu’il a longuement préparé sur l’entreprise italienne Ansaldo et qui était presque achevé à sa mort sera bientôt publié. Mais A. Dewerpe s’est aussi fait connaître par trois grands ouvrages qui relevaient de ce qu’il concevait comme une anthropologie de l’Etat : Un Tour de France royal. Le voyage de Charles IX (1564-1566),( avec D. Nordman et J. Boutier,1984), Espion. Une anthropologie historique du secret d’Etat contemporain (1994) et Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat (2006), sans doute son livre le plus connu.

Alain Dewerpe fut un grand historien et un enseignant convaincu. Il fut aussi pour beaucoup d’entre nous un compagnon de travail et un ami. A l’Ecole, dont il a dirigé pendant plusieurs années les Editions et à laquelle il était profondément attaché, il a beaucoup apporté. C’est à tous ces titres que le Centre de recherches historiques a décidé de lui rendre hommage de la manière dont nous voulons espérer qu’il l’aurait souhaitée, en réfléchissant sur son œuvre.


Organisateurs : Jacques Revel et Jean-Paul Zuñiga


Programme

 

Lieu

EHESS (Salles A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Une nouvelle histoire de la prison et de l'enfermement

Journée(s) d'étude - Mercredi 07 novembre 2018 - 09:45Journées d’études internationales coorganisées par : Vincent Milliot (Université Paris 8), Philippe Minard (EHESS- Université Paris 8) , Falk Bretschneider (EHESS) et Natalia Muchnik (EHESS)Situé au carrefour de plusieurs historiographies – h (...)(...)

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Les Juifs dans l’Italie Médiévale

Table ronde - Mercredi 07 novembre 2018 - 14:00Connu en France pour ses travaux d’historien de la pensée économique médiévale (Richesse franciscaine, Verdier, 2008 ; Au pays des sans-nom, Verdier, 2015 ; Les Marchands et le Temple, Albin Michel, 2017), Giacomo Todeschini est également un spécial (...)(...)

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La Grande Guerre à l’échelle du siècle

Journée(s) d'étude - Vendredi 09 novembre 2018 - 08:45Journée d'étude financée par le Comité pour l'histoire économique et financière de la France avec le soutien de l'EHESS (PSE) et organisée par Florence Descamps, Patrick Fridenson, Pierre-Cyrille Hautcoeur et Laure Quennouëlle-Corre.Cette con (...)(...)

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Dernière modification :
22/10/2018