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Disettes Rhétoriques, savoirs et régulations de la pénurie (XVIIe-XIXe siècle)

Disettes Rhétoriques, savoirs et régulations de la pénurie (XVIIe-XIXe siècle)

Jeudi 28 juin 2018 de 9h-18h - Colloque

Présentation

Longtemps associé dans l’historiographie à la seule question des grains, le terme « disette » apparaît doté d’un champ d’application beaucoup plus vaste dans les sources de l’Ancien Régime et de la période postrévolutionnaire. Il s’étend en effet bien au-delà du seul domaine frumentaire, ou même alimentaire, pour englober une large gamme de situations caractérisées par la rareté momentanée, ou la raréfaction en cours, d’une « ressource » – qu’il s’agisse de matières premières d’origine naturelle (« disette de bois », « disette d’or », « disette d’eau », « disette de gibier », « disette de poisson », etc.), de produits agricoles et manufacturés (« disette de fourrage », « disette d’engrais », « disette de laine », « disette de monnaie », etc.) ou encore de catégories de la population (« disette d’ouvriers », « disette de marins », « disette de nourrices », « disettes de prêtres », etc.).

La diversité des emplois du mot « disette » invite ainsi à opérer des rapprochements entre des objets de recherche assez éloignés les uns des autres, et c’est la raison pour laquelle cette journée d’études se veut d’abord un lieu de dialogue, à partir de la question transversale de la pénurie, entre des historiennes et des historiens s’inscrivant dans des champs historiographiques distincts, allant de l’histoire environnementale à l’histoire économique, en passant par l’histoire du travail et l’histoire des sciences et des techniques. Proposant de décloisonner l’étude des phénomènes (réels ou supposés) de rareté des hommes et des choses pour les envisager de manière globale, cette rencontre visera à faire ressortir à la fois les spécificités propres et les caractéristiques communes aux différents cas de disette présentés.


Comité d'organisationRomain Grancher (LabEx HASTEC/EHESS, CAK), Alice Ingold (EHESS, CRH) et Marie Thébaud-Sorger (CNRS, CAK/Maison française d’Oxford).


Programme

 

Lieu

Centre Alexandre Koyré (Salle de sémianire, 5e étage)
27, rue Damesne
75013 Päris


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1968-2018 : c’est pour quand la libération des usagers de « drogues » ?

1968-2018 : c’est pour quand la libération des usagers de « drogues » ?

Jeudi 14 juin 2018 de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

Comité d'organisation : Mariana Broglia de Moura (anthropologue, doctorante à l’EHESS), Renaud Colson (juriste, MC à l’Université de Nantes), Anne Coppel (sociologue, présidente honoraire d’ASUD), Bertrand Lebeau (médecin addictologue), Julia Monge (anthropologue, doctorante à l’EHESS), Fabrice Olivet (directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues, ASUD), Alessandro Stella (historien, directeur de recherche au CNRS-CRH)

Le mouvement politique, social et culturel, qu’on a appelé le 68 (irréductible au seul mai français et aux luttes des étudiants) a débouché dans les années suivantes sur des conquêtes majeures pour les acteurs de ce mouvement multiforme. Les ouvriers ont obtenu des hausses de salaire, des meilleures conditions de travail, des droits syndicaux. Les pacifistes et opposants au service militaire ont obtenu la fin de la conscription obligatoire. Les féministes ont obtenu le droit au divorce, à la contraception et à l’avortement, et la liberté de vivre sans une tutelle masculine. Les homosexuels ont obtenu le droit au mariage, le droit à l’adoption et à la procréation assistée (pour les couples lesbiennes …).

Parmi tous les acteurs de ce mouvement revendiquant tout simplement des droits humains, de la reconnaissance, du respect, l’ouverture à une autre vision de la société et des individus, il reste aujourd’hui des grands oubliés, les « drogués », qui partagent cette dénégation avec les « fous » et les « taulards ». Or, par-delà l’étiquette infâmante, l’usage de substance psychotropes classées prohibées (sensiblement les mêmes que celles consommées légalement sur prescription médicale, et donc autorisées) concerne des millions de personnes en France, des centaines de millions dans le monde. Une consommation de masse qui s’est répandue comme une trainée de poudre, véhiculée par la génération de 68.

Le mouvement hippy, underground, des fils des fleurs, spontanéistes et situationnistes s’abreuvait des nouvelles substances psychotropes ramenées d’Orient (cannabis, héroïne) ou d’Occident (cocaïne, plantes psychédéliques) par des voyageurs partis à la découverte de nouveaux horizons. Ce mouvement a introduit et rapidement massifié la consommation de substances psychotropes parmi les populations occidentales, jusque-là « mono-droguées » au seul alcool.

Cinquante ans après 68, nous savons aujourd’hui que « la guerre à la drogue », judiciarisée par les lois de 1970, a été et est une guerre idéologique et morale menée contre les consommateurs de psychotropes, accusés par leurs comportements subversifs de miner l’ordre social. On disait ça de la sexualité hors mariage, de l’homosexualité, avant que les changements de comportements et de mentalité n’imposent aux pouvoirs publics les changements des lois. « Sexe, drogue, rock’n’roll » : depuis cinquante ans, ce triptyque de moyens menant au plaisir fait partie du quotidien de millions de personnes, normalement intégrées dans la société. Sans pour autant casser le mur dressé par l’Etat, avec sa police, ses juges et ses matons, qui enferme encore les « drogués » dans une clôture de lois répressives et injustes, socialement et racialement. Il serait temps que les changements sociaux intervenus dans les usages de psychotropes se traduisent par des lois. La libération des usagers de « drogues » est à l’ordre du jour en ce printemps 2018.

 

Programme

  • Jean-Pierre Galland, ancien président du CIRC

  • Michel Sitbon, éditeur et écrivain

  • Vincent Benso, membre de Techno +

  • Béchir Bouderbala, président de NORML France

  • Laurent Bazin, anthropologue, CR au CNRS-CLERSÉ/CESSMA, co-fondateur et co-président de l’association Le paria & Mohamed Bridji, cuisinier, co-fondateur et co-président de l’association Le paria, ex-taulard, victime ordinaire de violences policières = « Un témoignage sur l’insécurisation des classes populaires »

Discutant : Alban Belkaim, journaliste à Bondy Blog

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

XVIII° CONGRES UISPP. Adaptation et durabilité des sociétés préhistoriques et protohistoriques face aux variations climatiques

XVIII° CONGRES UISPP. Adaptation et durabilité des sociétés préhistoriques et protohistoriques face aux variations climatiques

4-9 juin 2018 - Colloque international

Présentation

L’UISPP regroupe les préhistoriens et protohistoriens du monde entier. Il est membre actif du Conseil International pour la Philosophie et les Sciences Humaines (CIPSH), un des trois conseils académiques crées par l’Unesco en 1955. Elle organise depuis 1932 des congrès mondiaux tous les trois ans.

Le XVIII° congrès UISPP a reçu le soutien de nombreux organismes institutionnels : l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, l’école Normale supérieure de la rue d’Ulm, le Ministère de la Culture, l’INRAP (Institut national de recherches en archéologie préventive), le CNRS, l’EHESS, le Muséum National d’Histoire Naturelle, le Musée de l’Homme, l’Institut de Paléontologie Humaine, le Ministères des Affaires étrangères (MAEDI), la Société préhistorique française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, etc.

Ce congrès sera l’occasion d’accueillir plus de 1600 préhistoriens venus du monde entier, de donner 1820 communications dans 122 sessions, qui seront ensuite publiées dans les actes du congrès. Sandrine Robert (CRH-GGH-Terres) participera au congrès en tant que membre du comité d’organisation et organisatrice de la session XI - Resilience and Landscape.


Programme

 

Lieu

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Bâtiment Le Panthéon
12, place du Panthéon
75005 Paris

Aux sources des politiques sociales : décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles)

Aux sources des politiques sociales : décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles)

Date limite de dépôt : 30 juin 2018 - Appel à communication

Objet des journées d’étude

Ce projet pour l’année 2018-2019, proposé et organisé par Eléonore Chanlat-Bernard (doctorante sous contrat, EHESS-CRH) et Federico del Giudice (doctorant sous contrat, EHESS-CRH et Scuola Normale Superiore, Pise), est lauréat de l’appel à initiatives étudiantes PSL lancé en janvier 2018. Il prend la forme de trois journées d’études organisées autour de trois conjonctures temporelles de l’histoire du welfare et de la protection sociale européenne. Nous nous proposons d’en faire une arène de débat et d’y construire au fil des séances et des interventions, par la confrontation des points de vue historiographiques et des exemples mobilisés, une histoire connectée des politiques sociales européennes. Chaque panel fera ainsi intervenir autour d’une thématique doctorants et chercheurs – interventions de 30 minutes chacune suivies d’un débat collectif plus transversal, à partir notamment de la question des sources mobilisées et de ce que « décentrer » veut dire. Les doctorants sont donc invités à prévoir dans leur communication la présentation d’un type/corpus de source : par exemple en mettant en avant des sources que l’on n’associerait pas à l’histoire de la protection sociale dans sa dimension institutionnelle mais qui permettent d’en éclairer le développement sous un jour différent; ou bien au contraire en mobilisant des sources qui émanent des institutions qui la gèrent, qu’on les lise dans le sens de l’archive ou à contre-sens. La validité même du découpage par conjoncture temporelle pourra être interrogée à partir de la multiplicité des périodisations et le feuilletage des contextes nécessairement propres à chaque présentation.

Le titre même du séminaire joue ainsi sur le double sens de « sources » pour interroger ce que cela implique en termes d’effet de centrement : dans quelle mesure le choix des sources pour faire une histoire des politiques sociales oriente-il notre lecture du développement de ces politiques sociales ? Comment décentrer la genèse de la condition de possibilité de l’Etat social à travers la pluralité de ses racines à la fois épistémiques, spatiales et institutionnelles et les tensions qui s’y jouent ? On mettra en particulier l’accent sur les recoupements de temporalités, les survivances, les réverbérations complexes entre espaces.

Cet appel s’adresse à tous les doctorants et jeunes chercheurs intéressés qui traitent de la protection sociale dans leurs recherches avec un intérêt pour les démarches connectées, transnationales ou comparatives et les enjeux de périodisation. Les disciplines privilégiées sont en premier lieu l’histoire mais aussi la sociologie, l’anthropologie, la philosophie sociale, le droit, l’économie, la science politique et la gestion. L’objectif est en effet de fédérer un groupe de travail de doctorants et de jeunes chercheurs sur une histoire connectée de la protection sociale en Europe sur la période : les journées d’étude se veulent donc les plus ouvertes possible au-delà des doctorants sélectionnés afin de faciliter les échanges et les débats entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés au-delà des affiliations institutionnelles et des partages disciplinaires.

 

Organisation des journées d’étude

Première journée prévue en novembre 2018 : La protection sociale sur le long XIXe siècle : que nous disent les formes de solidarités et de protection face aux régime juridiques contraignants et coercitifs du monde du travail (contrat de louage de service, Masters and Servants Acts…) ? Le XIXe siècle est associé à un régime de laissez-faire social, de non-intervention dans les relations de travail malgré une criminalisation effective des contrats en particulier dans le monde britannique. Cette vision est-elle valable ? Dans quelle mesure les utopies et les entreprises coopératives par exemple sont-elles à même de proposer et de promouvoir des formes de protection à l’intérieur ou à l’encontre des statuts juridiques existants ? Y a-t-il une « règle de la différence coloniale » entre terrain européen et terrain colonial ou plutôt un spectre de possibilités de jouer avec le statut du travail ? En particulier les formes de protection sociale en situation coloniale sont-elles pensées/mises en pratiques comme des modes spécifiques de discipline du travail par rapport à la situation européenne de l’époque?

Deuxième journée prévue en février 2019 : elle sera consacrée à la conjoncture qui se déploie entre les années 1880 et la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’agit d’une période pivot dans l’historiographie sur la genèse de la protection sociale en Europe qui correspond aux premières véritables législations sociales en Europe occidentale en particulier – l’Angleterre et l’Allemagne faisant office de modèles à cet égard. L’objectif de cette journée est de replacer cette conjoncture charnière par rapport aux interactions et aux impacts à longue distance avec d’autres espaces, en particulier coloniaux. Cette période correspond en effet en Europe à une accélération de la rivalité inter-impériale et aux expériences « totalitaires ». Il nous semble intéressant de poser donc le problème de l’impact des projections impériales outre-mer et des modes de gestion coloniaux sur les enjeux de protection sociale en Europe. Les régimes fasciste et nazi se présentent également comme des régimes favorables à une extension de la protection sociale, à destination de groupes de populations spécifiques et en fonction de critères d’appartenance et idéologiques. Peut-on établir des continuités entre expérimentation coloniale et expérimentation de type autoritaire dans le domaine de la protection sociale ? Comment font-elles référence à l’héritage du XIXe siècle aux niveaux tant intellectuel que juridique ?

Troisième journée prévue en mai 2019 : elle sera consacrée à la période depuis 1945. L’historiographie y voit le moment de l’institutionnalisation (les Trente Glorieuses), des crises et des recompositions depuis les années 1970 (crise du compromis fordiste et réduction des dépenses publiques en matière sociale) puis les années 2000 avec les nouvelles technologies et les nouvelles formes d’automatisation du travail. Comment la protection sociale reflète-t-elle les recompositions du monde du travail dans ces années ? Dans quelle mesure l’internationalisation de la protection sociale à partir des années 1920 va-t-elle de pair avec une standardisation des normes ? Quel impact les décolonisations et les migrations de travail qui en résultent à destination des anciennes puissances coloniales ont-elles sur les régimes de protection sociale européens ? Comment rendre compte des débats sur la concurrence des droits sociaux toujours d’une brûlante actualité politique ? Dans quelle mesure le débat sur le « Sud global » déplace-t-il les enjeux de la protection sociale vers l’aide humanitaire ? Les deux premières journées auront permis de replacer ces thèmes dans une durée plus longue, qui fait jouer statut et culture du travail (ce qui intègre la question des techniques et de la technicisation), ainsi que les formes de politisation par la mobilisation des différences.

 

Calendrier et modalités de soumission

Les propositions de communication pour l’une des trois journées prévues de 500 mots maximum, avec une brève présentation des auteurs, leur affiliation institutionnelle et leurs coordonnées, sont attendues pour le 30 juin 2018 par courriel en un seul fichier à l’adresse suivante : decentrer.welfare@gmail.com.  Les réponses seront adressées aux auteurs avant le 30 juillet 2018.
Les doctorant(e)s sélectionné(e)s pour la première journée devront envoyer le texte de présentation avant le 1er octobre 2018. Pour les deux autres journées, le texte de la communication devra être envoyé un mois avant aux organisateurs.

Les doctorants et jeunes chercheurs intéressés par les journées d’étude et par la mise en place du groupe de travail peuvent d’ores et déjà contacter les organisateurs.

 

Renseignement et contact : eleonore.chanlat-bernard@ehess.fr et federico.delgiudice@ehess.fr

Une nouvelle histoire de la prison et de l'enfermement

Une nouvelle histoire de la prison et de l'enfermement

Date limite de dépôt : 30 juin 2018 - Appel à communication

Présentation

Journées d’études internationales coorganisées par : Vincent Milliot (Université Paris 8), Philippe Minard (EHESS- Université Paris 8) , Falk Bretschneider (EHESS) et Natalia Muchnik (EHESS)

Situé au carrefour de plusieurs historiographies – histoire de la justice et de la criminalité, histoire des polices, histoire de l’administration et de l’Etat, histoire de l’Eglise, histoire du travail et de la marginalité/pauvreté – le chantier de l’histoire de la prison et de l’enfermement connaît depuis quelques années un renouveau certain. Le programme de recherche récent « Enfermements. Histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux », mais aussi plusieurs soutenances de thèse et travaux de recherche au cours de ces dernières années l’attestent.

Longtemps adossée à un ensemble de travaux et de controverses illustrés par les ouvrages de Michel Foucault, Yves et Nicole Castan, Jacques-Guy Petit et Michelle Perrot notamment, l’historiographie francophone est aujourd’hui confrontée aux apports nombreux des historiographies anglaise et nord-américaine, hispanique, italienne et germanophone. Cette ouverture internationale s’accompagne du refus de considérer la prison sous l’angle exclusif d’un droit de punir reformulé par les réformateurs des Lumières et les juristes de la Révolution française. Toute approche téléologique, en termes de modernisation nécessaire ou de genèse de la prison est désormais récusée, au profit d’une interrogation plus complexe, fondée sur l’étude comparatiste dans le temps long des singularités « carcérales », mais aussi sur la diffusion, la circulation et la réinterprétation des expériences de l’enfermement.

Avant même « l’invention de la prison pénale » à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, existent des lieux d’enfermements et des archipels carcéraux servant à retrancher du corps social un certain nombre « d’indésirables », que ce soit pour des raisons punitives, disciplinaires ou même charitables (hôpitaux, maisons de pauvres). Leur matérialité est incontestable, qui soulève des problèmes d’aménagement et de financement, détermine des circuits d’approvisionnement, nourrit les réflexions des administrateurs, des magistrats, des moralistes, des réformateurs et des économistes. Face à la population des enfermé(e)s se dessine le groupe de ceux qui gèrent au quotidien les lieux d’enfermement, qui encadrent les internés et dont on se préoccupe aujourd’hui de faire l’histoire sociale. La relecture de ce face-à-face conduit à interroger à nouveaux frais les modes de régulation internes aux lieux d’enfermement, mais aussi au-delà, à se pencher sur la diversité des fonctions assignées à ces lieux, sur les attentes et les représentations sociales qui s’y rattachent.

Ces premières journées, qui auront lieu les mercredi 7 et jeudi 8 novembre 2018, sous forme d’atelier, seront consacrées à un état de la recherche ; elles entendent constituer un jalon dans la formation projetée d’un réseau international centré sur l’étude des enfermements, plus particulièrement à l’époque moderne. D’autres journées thématiques, notamment à Montréal et à Moscou, sont en projet dans les deux années à venir.  À terme, l’organisation d’un colloque international est un point d’aboutissement possible pour ce travail collectif.

 

Calendrier et modalités de soumission

Les contributions pourront traiter de l’histoire d’un type spécifique d’enfermements à l’époque moderne (prison urbaine, hôpitaux généraux ou institutions équivalentes dans d’autres pays que la France, institutions hospitalières, établissements ecclésiastiques…), des apports de recherches actuelles sur une aire culturelle particulière (des propositions concernant des régions non-européennes ou situées aux marges de l’Europe seront particulièrement bienvenues) ou bien d’approches de portée plus générale, théoriques ou méthodologiques, en relation avec le sujet.

Pour privilégier la discussion et la réflexion commune, les journées seront organisées sur la base de papiers préparés à l’avance et distribués à l’ensemble des participants. Un bref rappel des résultats principaux (10 à 15 minutes) sera prévu pour chaque papier au moment de sa présentation.

Les langues de travail seront le français et l’anglais.

Merci de nous soumettre votre proposition sous forme d’un argumentaire ne dépassant pas 500 mots et accompagnée d’un CV succinct jusqu’au 30 juin 2018 à l’adresse suivante : enfermement2018@gmail.com.

Retour des organisateurs courant juillet 2018.

Les contributions rédigées seront à remettre au plus tard le 15 octobre 2018, afin que l’ensemble des participants puissent en prendre connaissance.

Approches matérielles et processuelles de la création

Approches matérielles et processuelles de la création

Mercredi 20 juin 2018 de 9h-18h - Journée d'étude

Présentation

Depuis la fin des années 1990, les travaux issus du « tournant matériel » en sciences humaines et sociales cherchent à dépasser le point de vue fonctionnel sur les objets et leur rôle dans la vie sociale : il ne s’agit plus (seulement) de comprendre à quoi servent les objets, mais de déterminer comment les objets jouent un rôle actif dans les processus sociaux, voire comment ils prennent part à l’action humaine. Cette journée, organisée par Francesca Cozzolino (ensAD), Pierre-Olivier Dittmar (EHESS-CRH-AHLOMA), Thomas Golsenne (Université Paris 1-HICSA) et Sophie Krier (Atelier Sophie Krier),  propose d’appliquer ces perspectives théoriques à l’étude de la création en posant la question : comment le « material turn » peut-il nourrir des nouvelles perspectives dans la recherche sur les formes de création ?

Contact : Pierre-Olivier Dittmar : podittmar[@]gmail.com

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle 13)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les « archives juives », miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation

Les « archives juives », miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation

Mardi 19 juin de 9h15-17h30 - Journée d'étude doctorale

Présentation

Organisateurs : Martine Cohen (sociologue, membre du GSRL-CNRS-EPHE) et Mathias Dreyfuss (EHESS-CRH, MNHI)

Journée d'étude financée par l'EPHE le CNRS et PSL Research University , avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Dans le cadre de la thématique générale « Universalités et particularités en monde Juif » du programme « Judaïsmes Contemporains » du GSRL, nous souhaitons étudier les processus de constitution d’» archives juives » comme miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation.

Au cours des 19e et 20e siècles, la construction des Etats-nations modernes a accordé aux Juifs une place spécifique... ou pas ! S’ils ont été considérés en Europe, parfois comme une minorité (nationale ou religieuse), parfois au contraire comme des citoyens individuels non distingués des autres citoyens, comment les Juifs ont-ils « répondu » à ces diverses formes de leur intégration (ou au contraire de leur relégation) dans l’Etat-nation et dans des ensembles étatiques de nature différente (empire, monarchie) ? En quoi la conception d’« archives juives », séparées ou au contraire intégrées au patrimoine écrit national, reflète-elle ces réponses variables ?

Au 20e siècle, comment la création de l’Etat d’Israël a-t-elle interféré avec ces approches : insistance sur une spécificité juive ? Volonté de regroupement des archives des communautés ju ives de la Diaspora sous sa bannière ? Comment la nécessité de la collecte, de la conservation, puis, face aux persécutions, du sauvetage de ces archive s a-t-elle incité certains d’entre eux à regrouper celles-ci dans des institutions propres ? Quels enjeux les circulations transnationales de ces archives, avant et après la Shoah soulèvent-elles ?

Quelles conceptions de l’universalisme et du particularisme, et de la place de la spécificité juive, ces choix reflètent-ils ? Si l’Etat-nation est considéré au 19e siècle comme le cadre d’un « universalisme » (y compris lorsque celui-ci est étendu de manière inégalitaire aux peuples colonisés d’un empire), les Juifs situent-ils leur spécificité comme une particularité « seconde » au regard de leur citoyenneté dans cet Etat-nation, ou comme un universalisme « de même niveau » , que celui-ci s’incarne dans un Etat-nation propre (Israël), ou sous la forme d’une autonomie culturelle plus ou moins formalisée ?

Selon l’archiviste Georges Weill, les « archives juives » peuvent être définies comme « des documents provenant d’une personnalité ou d’un organisme juifs, et non d’une puissance publique. » En ce sens, les premières « archives juives » sont celles des communautés juives médiévales (Kahal), dont il ne subsiste aujourd'hui presque rien, sauf quelques collections de décisions communautaires (takkanot). Le premier centre d’archives juives à avoir vu le jour fut fondé à Berlin, en 1905, dans un effort de centralisation des archives des communautés juives de l’Empire allemand sous l’égide de la communauté juive berlinoise. La même année fut fondée la Société d'Histoire des Israélites d'Alsace et de Lorraine, par Moïse Ginsburger. À Berlin toujours, furent fondées en 1919 les Archives sionistes, plus tard transportées à Jérusalem. Un peu plus tard, ce fut le tour du YIVO (Institut scientifique yiddish), qui entreprit la collecte de nombreux matériaux tant historiques qu’ethnographiques, linguistiques, etc., sur la vie et l’histoire des communautés juives d’Europe de l’Est. La Palestine mandataire (fondation des Jewish Historical General Archives à Jérusalem en 1938, ancêtre des actuelles Central Archives for the History of the Jewish People), puis, après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis emboîtèrent le pas de ces initiatives pionnières, élargissant par là-même le concept d’« archives juives », tant du point de vue de la nature et du type des matériaux collectés, que des projets idéologiques sous-tendant ces entreprises.

La chute du Mur de Berlin en 1989, suivie en 1990 de l’effondrement de l’URSS, a ouvert un nouveau chapitre de cette histoire en révélant de nouveaux trésors archivistiques à l’Est de l’Europe, jusque-là conservés dans les archives de l’Etat. En France, la situation des archives juives a été très fortement conditionnée par l’histoire politique française depuis la Révolution française jusqu’à Vichy, en passant par la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Elle a été marquée en 1962 par la création de la Commission française des Archives juives. À partir des années 1980, la collecte-production d’archives d’ « histoire orale », entreprise par des chercheurs, inscrit la question des « archives juives » dans celle, plus générale, de la constitution de mémoires collectives de groupes plus ou moins « oubliés », minorisés : les ouvriers, les pauvres, etc. Actuellement, les musées juifs à travers le monde se font de plus en plus les dépositaires de fonds d’archives (principalement des archives familiales, mais aussi des archives communautaires), ce qui modifie la perception des documents, de plus en plus monumentalisés.

Longtemps cantonnée aux historiographies nationales ou envisagé e sous l’angle strict de leur sauvetage et de leur préservation (la collecte de An-sky dans la Zone de Résidence s’appuyait sur ces deux objectifs simultanément*), l’histoire des « archives juives » s’inscrit désormais dans une perspective transnationale. Les diverses « diasporas » juives s’emparent de leur histoire-mémoire, que la numérisation des documents permet en outre de localiser en plus d’un lieu. Le changement de regard est également porté par les réflexions des historiens et des archivistes invitant à ne plus réduire les archives à leur seul statut de sources pour l’histoire, mais à porter une attention soutenue aux processus politiques, sociaux et culturels ayant conduit à la réunion d’archives juives dans des services à part ou au contraire relevant des institutions des Etats-nation modernes.

L’objectif de cette journée d’étude est d’éclairer ces divers processus, à travers la présentation de dossiers particuliers qui permettront de discuter l’idée de l’existence d’un ou de plusieurs modèles d’archives juives. Les différentes interventions contribueront en outre à renouveler les axes du débat – ancien – sur l’écriture de l’histoire juive en démontrant l’intérêt d’étudier les conditions de possibilité de cette histoire. Enfin, elles permettront d’explorer la place des Juifs dans les récits nationaux à travers la place accordée par les institutions des différents Etats-nation concernés au patrimoine écrit de leurs minorités juives.

 

* Dans la même dynamique que la Constitution-fabrication d’une culture nationale dans tous les pays d’Europe ( cf . les analyses d’Anne-Marie Thiesse)

 

Programme

 

Lieu

EPHE-CNRS-PSl Research
Groupe Sociétés Religions Laïcités
27, rue Paul-Bert
94204 Ivry-sur-Seine

 

Légende de l'image : AD Gironde, I 9: Registre de délibérations de la Nation portugaise de Bordeaux depuis le 11 May 1710...

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Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques

Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques

Vendredi 8 juin de 9h-17h - Journée d'étude

Présentation

Journée d'étude organisée par Elizabeth Claire (CRH), Béatrice Delaurenti (CRH), Roberto Poma (UPEC) et Koen Vermeir (Sphere), avec le soutien du CRH et du laboratoire Sphere

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

La journée d'étude du 8 juin s'inscrit dans la continuité du séminaire pluriannuel du même nom, et s’attache à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

Légende de l'image : Robert Fludd, De praeternaturali utriusque mundi historia 1621.

 

Programme

Matinée (salle 11)

9h00-10h30 Roberto Poma (Paris, UPEC)
« Imagination et danse : la folie choréique et ses interprétations à l’époque moderne »

 

10h45 -12h15 : Mary Baine Campbell (Résidente, Institut d'études avancées de Paris) :
«  A Night of Dreams before the Day of Enlightenment: Descartes and the lost Olympiques »

 

12h15-13h30 Pause déjeuner


Après-midi (salle 9)

 

13h30-15h : Hans Joachim Dethlefs (Tokyo, Chuo University) :
« The role of imagination in a Sixteenth-Century German Commentary on Book XXX of Pliny's Natural History »

 

15h15 - 16h45 : Patricia Falguière (Paris, EHESS) :
« Art, technique et imagination » 

 

Lieu

Matinée

EHESS (Salle 11)

105, boulevard Raspail
75006 Paris

 

Après-midi

EHESS (Salle 9)

105, boulevard Raspail
75006 Paris

XVI Congreso de Historia Agraria-SEHA # VII Encontro RuralRePort

XVI Congreso de Historia Agraria-SEHA # VII Encontro RuralRePort

20 au 23 juin - congrès d'histoire agraire de la SEHA (société d'études d'histoire agraire)

Présentation

Sesión Simultánea n° 113

La historiografía agraria latinoamericana. Un balance de 40 años
Homenaje a Juan Carlos Garavaglia y Jorge Gelman

Organización : Angelo Alves Carrara, Alejandro Tortolero Villaseñor, Pablo F. Luna, Daniel Santilli

Conçue au départ comme une rencontre de spécialistes en histoire rurale de l'Amérique latine pour rendre hommage à J.-C Garavaglia (décédé en 2017), l'initiative a dû élargir sa portée, après le décès de Jorge Gelman (à la fin 2017), qui avait été justement l'un des organisateurs de la rencontre. Celle-ci, maintenue dans ses objectifs élargis, traduit désormais la reconnaissance des organisateurs institutionnels du congrès d'histoire agraire de Saint Jacques de Compostelle (20-23 juin 2018), envers deux collègues qui ont fait avancer la discipline historienne grâce à leurs travaux de recherche. Les communications présentées dans cette session double du congrès veulent aussi faire la synthèse des recherches ruralistes latino-américaines des dernières décennies, ce qui est l'une des meilleures façons de rendre hommage à nos deux collègues disparus.

Contact : transruralhistory2018@usc.es

 

Programme

 

Lieu

Facultade de Xeografía en Historia
Praza da Universidade, 1
15703 Santiago de Compostela, A Coruña

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Date limite de dépôt : 15 octobre 2018 - Appel à panels

It is with great pleasure that we announce the holding of Rural History 2019, the fourth biennial conference of the European Rural History Organisation (EURHO), in Paris from Tuesday 10 to Friday 13 September 2019. This meeting will be organised by the École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), through the Centre de Recherches Historiques (CRH), in collaboration with the CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), the FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme) and the EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes). The EURHO Conferences aim to promote a dialogue between rural history researchers that transcends national frontiers, crosses chronological barriers and breaks down disciplinary boundaries.

The Paris Conference will be open to all proposals employing new methods, introducing new approaches, exploring new concepts or yielding new results across a wide range of themes, time periods and spatial boundaries.  We encourage all scholars and researchers to bring their knowledge and experience to this event. We particularly welcome panels and papers  dealing withthe economic, social, political or cultural history of the countryside (agricultural or artisanal production, social reproduction, consumption, material culture, power relations, gender, well-being, village life, political relations, technological and scientific improvements, tourism etc. ) and featuring  links to environmental, political, anthropological and cultural history — and, beyond these, an interest in the preoccupations of geography, sociology, economy, archeology, agronomy, biology and zoology.

All researchers working on the history of the countryside are invited to submit panel proposals. A panel should focus on a specific topic and include participants from at least two countries. Panel proposals will be assessed by the Academic Research Committee (comité scientifique) which will accept or refuse them, or suggest modifications. Organisers will be advised of other paper proposals that may relate to their panels. Double sessions on a particular topic are possible, but triple sessions are not.

Each session will last two hours and include four papers. Sessions will be led by a chair and a discussant. The presentation of new research and of work in progress is particularly relevant. Participants may not propose more than two papers.

A session proposal should include a title, the full name and affiliation of the organiser or co-organiser, and a short abstract (up to 500 words) introducing the topic, its scope, themes and approach, and the names and affiliations of at least two of the proposed panel contributors; a draft  call for papers may also be included.

The deadline for panel proposals is 15 October 2018.

Only online submissions via this link will be received by the Academic Research Committee.

For any questions, please contact us at federico.zemborain@ehess.fr

 

Gérard Béaur - CRH (CNRS-EHESS)
Chair of the Scientific Committee

 

Organization Committee :

  • Gérard Béaur, Directeur of Studies, EHESS and emeritus Director of Research, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris, Chair.
  • Fabrice Boudjaaba, Research Fellow, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris.
  • Laurent Herment, Research Fellow, CNRS, CRH-ERHIMOR, Paris, Co-organizer.
  • Alain Chatriot, Professor, SciencesPo, ERHIMOR, Paris.
  • Alice Ingold, Assistant Professor, EHESS, CRH- GGH-TERres & GRHEN, Paris.
  • Morgane Labbé, Assistant Professor, EHESS, CRH-ESOPP, Paris.
  • Niccolo Mignemi, Former Member of Ecole Française de Rome, ERHIMOR, Paris.
  • Pablo Luna, Assistant Professor, University Paris-Sorbonne, CRH-ERHIMOR, Paris.
  • Perrine Mane, Directeur of research, CNRS, CRH-GAM, Paris.
  • Jean-Baptiste Paranthoën, Postdoctoral researcher, EHESS, CRH-ERHIMOR.
  • Anne Varet-Vitu, Engineer of Researches, CNRS, CRH-LADEHIS, Paris.
  • Nadine Vivier, emeritus Professor, University Le Mans, member of the Academy of Agriculture,  ERHIMOR, Paris.
  • Nadja Vuckovic, Assistant Engineer, EHESS, CRH, Paris.
  • Federico Zemborain, Research engineering, CNRS, CRH, Paris.
La mobilité urbaine résout-elle les inégalités en ville?

La mobilité urbaine résout-elle les inégalités en ville?

Mercredi 13 juin 17h-20h -Table ronde interdisciplinaire

Présentation

Depuis plus d’une décennie, l’apparition de monumentales infrastructures de mobilité urbaine se multiplie dans le paysage de plusieurs quartiers défavorisés en Amérique latine. Au nom de « l’intégration » et de la « reconnaissance » des plus pauvres, des programmes urbains sont créés dans cette région, en ayant comme fonction la transformation de l’espace, des pratiques et des normes. La conception et la mise en place de ce type de politiques urbaines s’inscrivent dans un double contexte. Ce dernier est caractérisé, d’une part, à l’échelle locale, par certaines zones des villes qui échappaient au pouvoir de l’État, en raison du contrôle territorial des différents acteurs en place, mais aussi par la ségrégation socio-spatiale affirmée. Et d’autre part, à l’échelle globale, par le changement de « paradigme » d’intervention publique, portant sur le discours de « la lutte contre la pauvreté » en ville et le développement des villes compétitives à l’ère globale.


 

Programme

  • Alain Musset
    Directeur de Recherches - EHESS Paris, CRH-GGH-Terres

  • Julio Davila
    Director of The Bartlett Development Planning Unit (DPU)
    University College London (UCL

  • Pablo Benetti
    Laboratório de Habitação e Forma Urbana
    PROURB-FAU-Universidade Federal de Rio de Janeiro

  • César Gonzalez
    Doctorant - EHESS Paris, CRH-GGH-Terres, Colciencias Colombi

  • Jorge Fiori
    Director MA / March Housing and Urbanism at the AA Graduate school

 

Lieu

EHESS (AS1_08)
54, b
oulevard Raspail
75006 Paris

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Mardi 10 janvier de 14h30-19h - Journée du CRH

Présentation

Cité italienne, byzantine, métropole coloniale, Venise fut l’une des villes les plus ouvertes de l’Europe médiévale. A son apogée, elle fut entre autres choses une ville allemande. Fruit d’une enquête longue et patiente, le livre de Philippe Braunstein met en lumière cette facette méconnue et essentielle de l’histoire vénitienne. Autour du Fondaco dei Tedeschi, centre des relations avec le monde germanique, s’activent marchands, tisserands, orfèvres, boulangers et imprimeurs, observés à travers leurs réseaux d’immigration, leurs familles, leurs institutions et leurs contributions au dynamisme vénitien. À la fois portrait de groupe et tableau intimiste d’une communauté soucieuse d’intégration, le livre donne à voir les dynamiques à l’œuvre dans la croissance de l’une des métropoles européennes. Mathieu Arnoux (CRH), Pierre Monnet (CRH) et Giuliano Milani (Università di Roma-La Sapienza) débattront autour de l’ouvrage en présence de l'auteur Philippe Braunstein.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris


Document(s) à télécharger

Autour d'Alain Dewerpe

Autour d'Alain Dewerpe

Lundi 30 janvier de 9h-18h - Journée du CRH

Présentation

Alain Dewerpe (1952-2015) est l’auteur d’une œuvre importante et diverse. Menés dans le cadre de sa direction d’études à l’EHESS depuis 1991, ses travaux sur la protoindustrialisation,  puis sur le monde des usines aux 19e et 20 siècles, sur les techniques, sur l’organisation du travail et les espaces dans lesquels elle s’est inscrite,  sont devenus classiques. Il n’a cessé de s’y consacrer, seul, avec les étudiants qu’il a formés et dans le programme de travail collectif auquel il a activement  participé avec des historiens et des économistes au sein de l’Atelier Simiand . Le grand livre qu’il a longuement préparé sur l’entreprise italienne Ansaldo et qui était presque achevé à sa mort sera bientôt publié. Mais A. Dewerpe s’est aussi fait connaître par trois grands ouvrages qui relevaient de ce qu’il concevait comme une anthropologie de l’Etat : Un Tour de France royal. Le voyage de Charles IX (1564-1566),( avec D. Nordman et J. Boutier,1984), Espion. Une anthropologie historique du secret d’Etat contemporain (1994) et Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat (2006), sans doute son livre le plus connu.

Alain Dewerpe fut un grand historien et un enseignant convaincu. Il fut aussi pour beaucoup d’entre nous un compagnon de travail et un ami. A l’Ecole, dont il a dirigé pendant plusieurs années les Editions et à laquelle il était profondément attaché, il a beaucoup apporté. C’est à tous ces titres que le Centre de recherches historiques a décidé de lui rendre hommage de la manière dont nous voulons espérer qu’il l’aurait souhaitée, en réfléchissant sur son œuvre.


Organisateurs : Jacques Revel et Jean-Paul Zuñiga


Programme

 

Lieu

EHESS (Salles A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Document(s) à télécharger

EHESS
CNRS

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Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

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Pouvoirs de l'imagination

Journée(s) d'étude - Vendredi 08 juin 2018 - 09:00Journée d'étude organisée par Elizabeth Claire (CRH), Béatrice Delaurenti (CRH), Roberto Poma (UPEC) et Koen Vermeir (Sphere), avec le soutien du CRH et du laboratoire Sphere.La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étu (...)(...)

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Union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques

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CRH (UMR 8558)

EHESS
54, boulevard Raspail
75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 24 42

Direction du CRH :
Béatrice Delaurenti
Thomas Le Roux

Dernière modification :
14/06/2018