Actualités

Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Jeudi 16 janvier de 14h-17h - 2e séminaire SCRIPTA PSL

Présentation

Questions de forme, questions de format ou comment faire charte
Dans le cadre des actions de SCRIPTA PSL “Histoire et pratiques de l’écrit”, le programme Afficher le droit au Moyen Âge. Regards croisés sur les chartes lapidaires entend poser les bases d’une réflexion sur les liens entre les pratiques d’écriture exposée et l’exercice du droit dans la culture écrite du Moyen Âge occidental. Il est conçu comme un cycle de séminaires débouchant sur la publication d’une synthèse bibliographique et thématique, et sur la mise à disposition du corpus rassemblé au cours de la recherche.
Le deuxième séminaire se tiendra le 16 janvier 2020 et sera consacré́ à la question d’objets manuscrits contribuant à l’expression du droit ou de l’autorité, et qui adoptent des formes et des formats hors du commun. Dans cette mise au défi de la diplomatique, la taille, la disposition, le support du texte contribuent-ils à l’efficacité des décisions, à leur diffusion, à la promotion des émetteurs, au règlement des états de tension ou de désordre ? En repartant des réflexions collectives de la première séance, en particulier du rapport dialogique entre autorité et authenticité de l’acte diplomatique dans sa dimension matérielle, ce deuxième rendez-vous sera l’occasion d’aborder les inscriptions au prisme des chartes et d’interroger peut-être plus précisément la pertinence de l’expression « charte lapidaire ».

  • Sébastien Barret (IRHT)
    Faire charte : une introduction

  • Claire Lamy (Université Paris Sorbonne)
    Des copies pour renforcer l'autorité ? Note sur une série de copies faites à Marmoutier à la fin du XIe siècle

  • Marlène-Helias Baron (IRHT)
    Les pancartes cisterciennes, des chartes comme les autres ?

Lieu

Campus Condorcet
Centre de colloques
Place du Front Populaire
93322 Aubervilliers
16 janvier 2020 - 14h-17h
Renseignements : vincent.debiais@ehess.fr


 

Autour de Sebastian Veg, Minjian. The Rise of China’s Grassroots Intellectuals

Autour de Sebastian Veg, Minjian. The Rise of China’s Grassroots Intellectuals

Lundi 16 décembre de 15h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Minjian: the Rise of China’s Grassroots Intellectuals

Minjian: l’essor des intellectuels non-institutionnels en Chine depuis 1989

Alors que les intellectuels chinois se sont définis tout au long du XXe siècle par leur position d’élite et leur responsabilité pour la société et la nation, ce rôle a été remis en question après l’écrasement du mouvement démocratique de 1989. De nouveaux groupes d’intellectuels sont apparus à l’extérieur de l’élite sociale, tirant leur légitimité de leur travail avec les vulnérables et les marginaux.

Ce livre étudie les historiens amateurs réexaminant l’époque maoïste, les documentaristes enquêtant sur les questions sociales, les juristes de terrain travaillant avec des groupes marginaux pour affirmer les droits civiques, les bloggeurs et journalistes qui mettent au défi le contrôle par l’État de la sphère publique. En proposant une histoire intellectuelle de ces groupes, l’étude met en valeur de nouveaux mécanismes de légitimation du savoir, interrogeant l’apparence monolithique de la société chinoise contemporaine.

La Rencontre sera animée par Pablo Bitstein (CRH), Antoine Lilti (CRH) et Isabelle Thireau (CECMC).


Lieu

EHESS (Salle A04_47)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Le particulier, le singulier, l’universel. Charles Sorel (1602-1674)

Le particulier, le singulier, l’universel. Charles Sorel (1602-1674)

Mercredi 18 décembre de 9h-19h - Journée d'étude

Présentation

Cette journée d’études, organisée par Christian Jouhaud (GRIHL), se fixe pour but de confronter des approches récentes, et éventuellement divergentes, des écrits de Charles Sorel. Ces travaux féconds et novateurs permettent de prendre la mesure d’une œuvre dont la force et la cohérence ont été incomprises ou sous évaluées dès le XVIIe siècle, et souvent cantonnées à l’appellation de « polygraphie » depuis. La discussion à la suite de chaque intervention et à la fin de la journée devrait tenir une grande place dans cette tentative.


Programme

 

Lieu

Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
Maison de la recherche (Salle du Conseil)
4 rue des Irlandais
75005 Paris
 

 

 


L‘histoire environnementale en France et en Allemagne : problèmes actuels et perspectives d'avenir

L‘histoire environnementale en France et en Allemagne : problèmes actuels et perspectives d'avenir

Date limite de dépôt : 6 janvier 2020 - Appel à communication

Présentation

Depuis la fin des années 1960, l'histoire environnementale s'est rapidement développée comme une branche nouvelle et importante de la recherche historique. Située à la croisée de nombreuses approches (histoire économique, histoire des techniques, histoire des sciences, histoire sociale…) elle aborde et renouvelle toutes ces questions.
Plutôt qu'une spécialisation sur un objet clairement défini, « l’environnement », l'histoire environnementale propose une nouvelle perspective, attentive à la fois à la nature, à la matérialité des sociétés, aux interactions entre les phénomènes physiques et biologiques et les sociétés, et plus généralement à l’histoire longue des questions environnementales contemporaines.
Les concepts et les méthodes de l'histoire environnementale font donc l'objet d'un débat international animé dans lequel des voix françaises et allemandes jouent un rôle important. L'Université d'été, organisée par l'Institut historique allemand à Paris et l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, permettra aux doctorant(e)s, post-doctorant(e)s et étudiant(e)s en master avancé(e)s des deux pays de présenter leurs projets actuels à un cercle d'experts confirmés. L'objectif est d’approfondir, tout en prenant en compte le débat international, la connaissance des approches en histoire environnementale, de les comparer entre elles et de promouvoir la mise en réseau transnationale des jeunes chercheuses et chercheurs dans ce domaine.
L'Université d'été, organisée par l'Institut historique allemand et l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (CHR-GRHEN), est délibérément conçue pour couvrir différentes époques (de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine) et la plus grande diversité de sujets possibles. Certaines questions néanmoins guideront les discussions : les savoirs, discours et pratiques structurant la relation entre l’homme et l’environnement ; l’évolution des modes de régulation de l’environnement (pollution, usages des ressources, communs, propriété…) ; les cadres juridiques et administratifs du « développement » ; l’histoire des formes contemporaines de réflexivité environnementale (« durabilité », « environnement », « climat ») ; la question des conflits et des inégalités environnementales ; la place des guerres et des crises (économiques, géopolitiques, « naturelles ») dans la reconfiguration des relations entre l’homme et l’environnement ; la prise en compte de la matérialité des systèmes sociaux dans l’écriture de l’histoire ; l’articulation entre modes de consommation et transformation des environnements.

Comité scientifique : Jean-Baptiste Fressoz (EHESS), Frédéric Graber (EHESS), Rainer Babel (IHA), Dorit Brixius (IHA)

Calendrier et modalités de soumission

Sous réserve de l'obtention du financement par l'Université franco-allemande, les frais de voyage des participants seront remboursés et une subvention substantielle leurs sera accordée pour les frais de logement. Les langues de travail de l'université d'été seront le français et l'allemand, mais des contributions en anglais seront possibles. La maîtrise active d'une langue étrangère et la compréhension passive de la seconde seront requises. Une affiliation à une université allemande ou française est souhaitée, mais elle n'est pas une condition préalable à la participation.
Les dossiers de candidature doivent être envoyés dans une des langues de la conférence jusqu’au 6 janvier 2020 par e-mail à l'adresse suivante :
sommeruniversitaet2020@dhi-paris.fr
Les dossiers doivent comprendre un résumé de conférence d'environ 4000 signes (incluant les espaces) ainsi qu’un CV sous forme de tableau avec les détails de la formation universitaire, une liste des publications (si disponible) et les détails des compétences linguistiques.
Les candidat(e)s retenu(e)s devront envoyer un texte de travail  de 20.000 à 50.000 signes (incl. les espaces) jusqu’au 15 mai 2020 aux organisateurs.

L'Université d'été se déroulera du 16 au 19 juin 2020 à l'Institut historique allemand de Paris.

Les vitrines de l’humanité. Questions aux musées d’anthropologie

Les vitrines de l’humanité. Questions aux musées d’anthropologie

Annulation : Lundi 9 décembre de 18h-20h - Présentation d'un numéro de revue

Présentation

A l'occasion de la publication du numéro 6 de la revue Passés Futurs, le labex TEPSIS en collaboration avec le GEHM organise une rencontre sur le thème des vitrines de l’humanité. Questions aux musées d’anthropologies .
Depuis les années 1980, la légitimité de collectionner ou de montrer les « différentes humanités » fait débat, du point de vue du droit international, mais aussi dans une opinion publique de plus en plus sensible à ces questions. Où et comment l’humanité a-t-elle été et continue-t-elle à être exposée ? De quelles manières squelettes, crânes, corps embaumés, photographies, moulages et autres artefacts ont-ils été et sont-ils utilisés pour rendre compte de la diversité humaine ?
Les musées anthropologiques ont certes commencé à changer leur façon d’exposer, la question n’en demeure pas moins ouverte : est-il encore possible d’exposer des restes humains ? Comment gérer les demandes croissantes de restitutions ? À qui revient-il de juger et de trancher ces questions ?
Au carrefour de l’histoire de l’anthropologie, de la muséographie et de l’histoire de l’art, ainsi que des questions raciales et politiques, ce numéro se focalise sur l’exposition de l’humanité dans des contextes situés et spécifiques. Sans prétendre à une quelconque exhaustivité, il les aborde au travers de plusieurs musées anthropologiques en Italie, en France, au Japon, au Mexique et en Argentine.

En présence de :
Miruna Achim (UNAM et professeure invitée à l'EHESS),
Marianne Amar (Musée national de l’histoire de l’immigration),
Gaetano Ciarcia (CNRS, IMAF),
Pietro Corsi (EHESS/Université d'Oxford/Università di Cassino),
Rafael Mandressi (CNRS, CAK),
Débat animé par Silvia Sebastiani (EHESS, CRH), coordinatrice du dossier
 

Lieu

EHESS (Salles BS1_28 et BS1_05)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

La guerre à la drogue. Le contrôle systémique du contrôle social

La guerre à la drogue. Le contrôle systémique du contrôle social

Jeudi 12 décembre de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

De la prohibition à la légalisation

Présentation de deux livres d’Alessandro Stella et Anne Coppel, qui viennent de sortir :

L’herbe du diable ou la chair des dieux ?

Le peyotl, appelé "la chair des dieux" par les ethnies amérindiennes du Mexique, est une plante psychotrope emblématique. Consommé durant les fêtes, entre chants et danses, il est utilisé lors de cérémonies religieuses pour deviner l'avenir et employé pour soigner différentes maladies psychosomatiques. Les bienfaits de cette plante étaient évidents pour les peuples qui la consommaient, notamment pour ses effets stimulant et coupe-faim. Mais les colonisateurs européens, missionnaires chrétiens en tête, trouvèrent cette plante éminemment maléfique. Non seulement elle rendait ses consommateurs ivres et déraisonnables, mais le culte que lui vouaient les Indiens ne pouvait qu'être l'oeuvre du démon. Ainsi ils la rebaptisèrent "herbe du diable" et, en 1620, l'Inquisition de Mexico publia un édit de prohibition du peyotl. Une mesure répressive qui toucha en premier lieu les Noirs, les Métis et les Mulâtres, les Mulâtresses en particulier, considérées comme les sorcières du Nouveau Monde. Cependant, malgré l'interdit et la répression, le peyotl continua d'être consommé durant la période coloniale et jusqu'à nos jours. Par cette monographie sur le peyotl, Alessandro Stella aborde plus largement la question des usages de psychotropes et de leur prohibition, de la "guerre à la drogue" comme guerre aux "drogués", de l'instrumentalisation d'une guerre fondée sur "la morale" pour mener la guerre aux minorités racisées.

Living with drugs

London, ISTE/Elsevier, décembre 2019, 350 p., 175 dollars

While the war on drugs is limited to a simplistic rallying cry of “no to drugs”, a diversity of approaches can open up new perspectives on the drug policies which have been tested since the beginning of the 20th Century. Living with Drugs presents the views and findings of sociologists, historians, economists, philosophers, lawyers, practitioners and activists on the use of psychotropic substances in both traditional and modern societies. It also explores the significance of this use, the consequences of the war on drugs (equivalent to a humanitarian plague), the moral dilemma facing traffickers, and working drug users.

Part of a long investigative tradition, Living with Drugs reflects current developments in French research in the context of new regulations (such as the medical prescription of opiates), the legalization of psychotropic plants (coca, khat, peyotl, ayahuasca or kava) in some traditional areas, and finally the legalization of cannabis in North America. These legalizations put into question the boundaries between illegal substances and legal drugs such as alcohol and pharmaceuticals, and demand a renewal of human and social science research for a drug policy based on the reality of current use and risk taking, and the diversity of drug policies.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Date limite de dépôt : 30 avril - Appel à comm

Présentation

L’intangible, dans son sens premier, désigne ce que l’on ne peut pas toucher, ce qui est impalpable et inaccessible. Le terme a un deuxième sens et s’applique aussi à ce que l’on ne peut pas modifier, l’immuable. Le rapport de l’historien au temps était au cœur des Forums du CRH de l’année 2018 (« Changement historique et découpages temporels ») et de l’année 2019 (« Tradition et histoire »). Pour le Forum de l’année 2020, nous proposons de centrer le propos non pas sur le temps, mais sur les objets difficilement accessibles à l’historien : l’intangible, au sens de ce qui est hors de portée et qui le demeure par-delà l’enquête historique.

L’objectif de ces journées est de permettre une réflexion collective sur les limites de la saisie historique du passé et sur les manières de contourner ces limites. Quels objets résistent à l’analyse historique ? Comment faisons-nous, dans nos enquêtes et nos lectures des sources, pour tenter de cerner l’indiscernable, de saisir l’insaisissable, d’atteindre l’intangible ou de le faire apparaître ? Cette interrogation pourra être conduite dans trois directions.

 On se demandera ainsi comment se saisir, en histoire, de ce qui ne laisse pas ou peu de traces : les odeurs, les sons, les gestes, les affects en sont les exemples les plus évidents. On pourrait aussi mentionner la vie domestique, l'économie informelle, la notion de patrimoine immatériel ou la dimension orale de la vie passée. Ces objets de recherche atypiques se sont imposés depuis l’appel inaugural de Lucien Febvre en faveur d’une « histoire des sensibilités », explorée par exemple par les travaux d’Alain Corbin. L’histoire des émotions, foisonnante aujourd’hui, s’empare de cette problématique, mais il existe aussi d’autres voies, comme l’étude des modes de perception sensorielle des acteurs du passé, de leurs savoirs implicites, ou encore de catégories d’acteurs (milieux sociaux « sans voix », vaincus, femmes) ayant laissé peu de traces écrites ou délégitimés dans leur droit à la parole.

            La notion d’intangible amène également à questionner d’autres objets qui, à première vue, offrent peu de prise à l’enquête historique. Ainsi, des concepts « en creux » comme le vide, le silence ou l’oubli constituent souvent les angles morts d’une recherche, car ils sont difficiles à appréhender en tant que tels et demandent, pour le faire, de ruser avec les sources. Il en va de même de l’absence : comment interpréter un manque de données, une césure dans une série de documents, un blanc sur une carte, la disparition d’un texte ? Dans ces différents cas, la question du choix des sources est centrale. Ce sont parfois les tableaux, les peintures, les images scientifiques et techniques ou d’autres sources atypiques qui donnent accès à l’intangible.

Réfléchir à l’intangible en histoire, enfin, permet d’ouvrir un questionnement plus large sur la part d’implicite et d’insaisissable de nos travaux. L’enquête historique elle-même produit de l’intangible : certains éléments ne peuvent être saisis et sont laissés à la marge, non pas du fait du manque de documents, mais en raison des choix opérés, du découpage de l’objet, des connaissances de l’historien ou de ses motivations inconscientes. On pourrait même se demander jusqu’à quel point il convient de chercher à dévoiler l’intangible. Est-ce légitime ?

Calendrier et modalités de soumission

Ces quelques pistes de réflexion sont indicatives ; le champ du questionnement autour de la notion d’intangible reste pleinement ouvert. Nous acceptons les propositions individuelles et collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.
Nous attendons vos propositions avant le 30 avril 2020 à adresser à thomas.le-roux@ehess.fr et beatrice.delaurenti@ehess.fr. Merci d’indiquer dans votre réponse si vous avez un jour de préférence parmi les deux dates proposées.
Le Forum du CRH se tiendra à Paris les 22 et 23 juin 2020.

1848 et la  littérature

1848 et la littérature

Jeudi 16 janvier de 9h-18h - Journée d'étude

Présentation

Journée organisée avec le soutien du Centre de Recherches Historiques (UMR 8558 CNRS-EHESS) (groupe GRIHL - Groupe de recherches interdisciplinaires sur l’histoire du littéraire), du laboratoire « Ecritures » EA 3943 de l’Université de Lorraine et de l’EA RIRRA21 de l’Université Paul-Valéry Montpellier

Les révolutions de 1848 ont été perçues comme des révolutions littéraires dans plus d'un sens. Pour beaucoup de leurs contemporains, d'abord, les événements de Février et de Juin auraient été précipités par la littérature. Mais 1848 s'est aussi avéré être une révolution pour la littérature, ou dans la littérature. Le grand récit de cette révolution littéraire, amorcé dès la seconde moitié du XIXe siècle, s'est cristallisé au siècle suivant avec les travaux de Sartre, de Barthes et de Bourdieu, tout en imposant le canon Flaubert-Baudelaire pour caractériser la modernité formelle et l'autonomie du champ littéraire dont 1848 aurait marqué le point de départ.

Cette journée d'étude propose d'offrir de nouvelles perspectives sur ce grand récit, aussi bien par l'inclusion de corpus que celui-ci a rendus invisibles que par le retour sur des textes que la distance temporelle a contribué à rendre illisibles. Il ne s'agira donc pas simplement d'étudier la représentation des révolutions de 1848 et du coup d'État de 1851 dans la fiction française, mais plutôt de comprendre comment ces événements ont transformé les conceptions du littéraire et redéfini le mode d'action de la littérature dans le monde social. Le dernier moment de la journée se tournera également vers les années 1850 et 1860, afin de questionner les présences comme les silences de 1848 dans les textes littéraires de ces deux décennies.

Entrée libre
Contact : csoudan@ehess.fr

Programme

Lieu

EHESS (Salle BS1_28)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour de l'ouvrage de Morgane Labbé, La nationalité, une histoire de chiffres. Politique et statistiques en Europe centrale (1848-1919)

Autour de l'ouvrage de Morgane Labbé, La nationalité, une histoire de chiffres. Politique et statistiques en Europe centrale (1848-1919)

Lundi 6 janvier de 14h-17h - Les Lundis du CRH

Présentation

Lorsque l'historien consulte les archives administratives du XIXe siècle, il découvre avec étonnement de longues séries de chiffres sur les nationalités, les langues, les religions, comme autant de tableaux d’une Europe disparue.
Il constate la précision des enregistrements des minorités et relève que ce travail bureaucratique méticuleux protégeait autant leurs droits qu’il dessinait le cadastre des minorités nationales et confessionnelles bientôt expulsées, assimilées, persécutées.
À partir de l’exemple de la Pologne, territoire alors partagé entre la Prusse, la Russie et l’Autriche-Hongrie, l’auteure démontre que le recensement des populations, l’édification de cartes, le choix de critères démographiques, linguistiques et confessionnels ont servi des projets politiques plus divers que la littérature historique ne l’a longtemps laissé supposer. C’est ainsi qu’en 1919, par un retournement de l’histoire, les statistiques démographiques officielles des trois empires annexionnistes, réappropriées tant par les opposants polonais que par les experts de la Conférence de la paix, ont contribué à l’édification d’un nouvel État polonais.
La séance sera animée par Béatrice Delaurenti (AHLOMA), avec les discussions de Fabrice Cahen (INED), Jawad Daheur (CNRS-CERCEC) et Marie-Elizabeth Ducreux (RHISOP).

Pour en savoir plus sur l'auteur
Pour en savoir plus sur l'ouvrage

 

Lieu

EHESS (Salle AS1_08)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Vous en reprendrez bien une tranche ? Changement historique et découpages temporels

Vous en reprendrez bien une tranche ? Changement historique et découpages temporels

15 et 16 novembre - Forum du CRH

Présentation

Le Forum du CRH, organisé par la direction du Centre de Recherches Historiques, est conçu commeun moment d’échanges annuel autour de questions transversales propres à la discipline historique. Le Forum 2018 se propose de revisiter les notions utilisées pour penser les séquences temporelles et le changement historique. D’une part, il s’agit d’interroger les modes de production des séquences temporelles : les découpages institutionnels, mais aussi sur l’usage anodin, presque conjoncturel, d’un vocabulaire spécifique visant à élaborer le cadrage temporel d’une recherche. Comment construisons-nous, dans notre mode d’écriture, les cadres temporels qui structurent nos travaux ? Quels principes justifient la sélection, la hiérarchisation, la mise en série, ou encore l’identification d’origines, de continuités, de ruptures et de tournants ? Comment conjuguer la périodisation, propre à l’exercice historique, avec les emprunts à l’anthropologie, la sociologie, la littérature ? D’autre part, la question concerne l’emploi de catégories temporelles par les acteurs historiques eux-mêmes. Le réflexe de penser en période, en ère etc. n’a pas les mêmes implications et le même sens dans toutes les sociétés. En outre, dans certains cas, les cadres conceptuels qui surgissent dans le débat social entrainent un changement du regard sur les périodes présentes et passées. Dans quelle mesure la continuité culturelle ou sociale, et les ruptures introduites dans cette continuité, sont-elles perçues et exprimées dans la vie courante ?

 

Programme

 

Lieu

FMSH (Salle du Conseil, A3-35, 3e étage)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

20 et 21 juin - Forum du CRH

Présentation

La notion de tradition est régulièrement employée en histoire. Elle recouvre diverses significations : une tradition peut être culturelle, religieuse ou intellectuelle, manuscrite ou orale, aristotélicienne ou platonicienne, occidentale ou orientale, etc. Le terme est courant, mais il est aussi labile, plastique, car il s’applique à toutes sortes de phénomènes et se prête aisément aux variations de sens ou d’emploi. C’est pourquoi nous proposons d’engager une réflexion, de manière très large, dans deux directions : premièrement, sur la manière dont les historiens emploient le mot ‘tradition’ ; deuxièmement, sur ce qui fait tradition à une période donnée, c’est-à-dire sur ce que le terme implique du point de vue des acteurs historiques. Il ne s’agit pas de revenir sur le mythe de l’invention de la tradition. En revanche, dans les deux perspectives énoncées plus haut -la tradition revendiquée par les acteurs et celle identifiée par les historiens, la notion de tradition soulève des questionnements qui touchent aussi bien à l’histoire sociale et religieuse qu’à l’anthropologique historique ou à l’histoire intellectuelle. Trois problématiques peuvent être distinguées. Premièrement, la notion de tradition suppose la transmission d’une série d’éléments à l’identique, par-delà les âges et les contextes. Par là même, elle pose la question des modalités de circulation des pratiques, des doctrines, du vocabulaire et des textes eux-mêmes, dans leur matérialité, autant que celle des instruments intellectuels et rhétoriques qui construisent et soutiennent la continuité de la transmission. Sur quels mécanismes reposent les transferts intellectuels ou culturels qui fondent, ou sont supposés fonder une tradition ? Quels cadres - sociaux, politiques, religieux, culturels, intellectuels - rendent possible, ou non, cette transmission ? Quelle relation entretient la tradition avec la communauté – religieuse, politique, intellectuelle, émotionnelle – qui l’a construite ou en est la gardienne ? Un second axe de réflexion concerne les interactions entre différentes traditions. Lorsque plusieurs traditions apparaissent en concurrence, on peut se demander dans quelle mesure celles-ci sont cloisonnées, et comment se construit, se maintient et se traduit ce cloisonnement. Une tradition peut-elle en nourrir une autre ? Comment et pourquoi les acteurs historiques choisissent-ils de se placer à l’intérieur ou en-dehors d’une tradition ? La question pourrait s’appliquer en particulier aux traditions historiographiques. Un troisième axe, enfin, porte sur la dialectique entre tradition et innovation, autorité et création. Il s’agit de saisir les transformations socio-politiques et les diverses innovations qui peuvent exister à l’intérieur d’une tradition, qu’elles soient scientifiques, techniques, juridiques, politiques, etc. Quelles sont les formes de légitimation de la nouveauté ou de négociation entre une dynamique créative et une continuité revendiquée par la tradition ? Jusqu’à quel point cette dernière est-elle ouverte à de nouveaux apports, qu’ils soient intellectuels, culturels ou sociaux ? Quelle est la marge d’autonomie des acteurs historiques à l’intérieur du cadre constitué par la tradition ?

 

Programme

Dépliant du programme

 

Lieu

Jeudi 20 juin :

Institut Hongrois
92, rue Bonaparte
75006 Paris
Inscription obligatoire auprès de
: reservation@instituthongrois.fr

Vendredi 21 juin :

Columbia Global Centers
Reid Hall
4, rue de Chevreuse
75006 Paris

 


EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

Autour de l'ouvrage de Morgane Labbé : La nationalité, une histoire de chiffres. Politique et statistiques en Europe centrale (1848-1919)

Débat - Lundi 6 janvier 2020 - 14:00Lorsque l'historien consulte les archives administratives du XIXe siècle, il découvre avec étonnement de longues séries de chiffres sur les nationalités, les langues, les religions, comme autant de tableaux d’une Europe disparue.Il constate la précision des en (...)(...)

Lire la suite

Conférence CAES : L'héritage des Lumières

Conférence - Mardi 10 décembre 2019 - 12:30En raison d'un mouvement social, cette conférence est reportée à une date ultérieure. Merci pour votre compréhension.Deuxième Conférence CAES 2019-2020Mardi 10 décembre 2019 (12h30-13h30)Amphithéâtre François FuretAntoine Lilti, directeur d'études à l'E (...)(...)

Lire la suite

De la prohibition à la légalisation

Débat - Jeudi 12 décembre 2019 - 17:00Jeudi 12 décembre 2019, dans le cadre du séminaire « La guerre à la drogue, une maladie systémique du contrôle social », présentation de deux ouvrages sur le sujet.Le premier, L’herbe du diable ou la chair des dieux ? d'Alessandro Stella a pour thème le peyo (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

CRH (UMR 8558)

EHESS
54, boulevard Raspail
75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 24 42

Direction du CRH :
Béatrice Delaurenti
Thomas Le Roux

Dernière modification :
13/12/2019