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Les Lundis du CRH - Constructions identitaires : le cas des marranes

Les Lundis du CRH - Constructions identitaires : le cas des marranes

3 mars de 15h-18h

Natalia Muchnilk

A l'occasion de la parution de
De paroles et de gestes. Constructions marranes en terre d'Inquisition (2014)

Cet ouvrage n’est ni une fresque sur l’héroïsme des crypto-judaïsants ibériques face à l’Inquisition, ni un essai sur la modernité du marrane, précurseur d’une conception laïque du religieux. Il traite moins d’une spécificité marrane que des discours et des pratiques par lesquels une identité se constitue. C’est la parole, abondante, des acteurs pour se définir qui est analysée. Si la répression et le secret sont fondamentaux pour assurer la cohésion sociale, la culture de la mobilité, les mythes de l’origine, les codes et les signes d’appartenance le sont tout autant. Loin d’être déchirés entre une existence sociale catholique et une intériorité judaïsante, les marranes disposent en fait de plusieurs identités potentielles qu’ils alternent selon les situations et les interlocuteurs.

Débat sous la direction de Sylvain Piron (CRH-EHESS)

Discutants

  • Jean-Paul Zuniga (CRH-EHESS)

  • Christophe Duhamelle (CRH-EHESS)

  • Dominique Schnapper (Cespra-EHESS)

Lieu :

EHESS-Bât. Le France
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190-198 av.  de France
75013 Paris

Les Lundis du CRH (2 décembre de 15h-18h)

Les Lundis du CRH (2 décembre de 15h-18h)

Une histoire critique des campagnes européennes

Gérard Béaur

A l'occasion de la parution de Property Rights, Land Markets and Economic Growth in the European Countryside (Thirteenth-Twentieth Centuries), Gérard Béaur, Phillipp R. Schofield, Jean-Michel Chevet, María Teresa Pérez Picazo (ed.), (Brepols)

Sous la présidence de Fabrice Boudjaaba (CRH,  EHESS-CNRS) interviendront Pablo Luna, Étienne Hubert,  Alessandro Stanziani (CRH,  EHESS-CNRS), et Michela Barbot (IDHE, ENS Cachan)

Lieu :
EHESS- Le France
salle Jean-Pierre Vernant, 8e étage
190-198 av.  de France, 75013 Paris

Les Lundis du CRH (4 novembre de 15h-18h)

Les Lundis du CRH (4 novembre de 15h-18h)

Quelle liberté pour quelle histoire ?

Marc Olivier Baruch

à l'occasion de la parution de
Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit (Tallandier)
 

Débat sous la présidence de Florent Brayard, directeur de recherches (CRH,  EHESS-CNRS)
avec :

Sabina Loriga, directrice d'études (CRH, EHESS-CNRS)
Michel Troper, professeur émérite (université de Paris X)
Pieter Lagrou, professeur (université libre de Bruxelles) 

 

Le France
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190-198 avenue de France, 75013 Paris

Les Lundis du CRH - Le voeu religieux, entre liberté et institution

Les Lundis du CRH - Le voeu religieux, entre liberté et institution

Lundi 7 avril de 15h-18h, Séminaire

Alain Boureau

Engagement volontaire personnel pris face à Dieu, le voeu religieux est en même l'instrument d'une construction institutionnelle qui constitue les clercs réguliers en une classe distincte au sein de l'Eglise. Le dernier livre d'Alain Boureau, Le désir dicté. Histoire du voeu religieux dans l'Occident médiéval (2014), explore cette tension en suivant les débats que suscitent le voeu de croisade et les voeux monastiques du XIe au XIVe siècle.

Emanuele Coccia (CENJ, EHESS),
Catherine Darbo-Peschanski (MFO, CNRS),
Pierre-Antoine Fabre (CRH, EHESS)

interviendront pour discuter cet ouvrage novateur et le situer dans une perspective comparatiste.

 

Lieu :
EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Les Lundis du CRH - 6 janvier

Les Lundis du CRH - 6 janvier

François Hartog, Croire en l'histoire

6 janvier de 15h-18h

Longue est la réflexion de François Hartog sur le temps et sur l'histoire. Son dernier ouvrage est assurément la poursuite de ce cheminement, mais également un plaidoyer : Croire en l'histoire. Croire en l'histoire? Quand la mémoire s'est imposée partout? Quand l'historien est devenu prisonnier du présent ? Ce sont toutes ces questions que nous essaierons d'aborder, avec François Hartog, dans ce lundi du CRH sous la présidence de Florent Brayard, ainsi que :

  • Roger Chartier (Collège de France-CRH)

  • Jean-Marie Schaeffer (CRAL-EHESS)

  • Etienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

 

Lieu :

EHESS-Le France
salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190-198, avenue de France
75244 Paris cedex 13

Les Lundis du CRH - L'image et le sacré, du monde roman à l'âge baroque

Les Lundis du CRH - L'image et le sacré, du monde roman à l'âge baroque

3 février de 15h-18h

La question des images préoccupe les historiens depuis bien longtemps. Ce n'est pas une raison pour ne pas l'interroger encore. Ce sera le cas lors du prochain Lundi du CRH, à l'occasion de la parution de l'ouvrage collectif dirigé par Jérôme Baschet, Jean-Claude Bonne, Pierre-Olivier Dittmar, Le Monde roman par-delà le Bien et le Mal – Une iconographie du lieu sacré, et et du livre de Pierre Antoine Fabre, Décréter l'image. La XXVe Session du Concile de Trente. Ces deux contributions nouvelles à un débat ancien seront discutées entre autres par Giovanni Careri (EHESS, CRAL), Dominique Iogna-Prat (EHESS, CEIFR) et Brigitte Derlon (LAS-EHESS).

Les lundis du CRH - Histoire religieuse : bilans et enjeux Le catholicisme entre XVIe et XVIIIe siècles

Les lundis du CRH - Histoire religieuse : bilans et enjeux Le catholicisme entre XVIe et XVIIIe siècles

Lundi 5 de 16h-18h30, Séminaire

Dominique Julia
A l'occasion de la parution de Réforme catholique, religion des prêtres et « foi des simples » (2014), de Dominique Julia
 
Entrecroisant bilans historiographiques et études de cas, le nouveau livre de Dominique Julia, explore les transformations du catholicisme entre XVIe et XVIIIe siècles, tout en observant les déplacements qui se sont opérés dans le domaine de l’histoire religieuse.
 
Débat animé par Sylvain Piron (CRH, EHESS)
avec Robert Descimon (CRH, EHESS), Jean-Pascal Gay (Université de Strasbourg) et Nicolas Lyon-Caen (CNRS)
 
 
Lieu :
EHESS
(Salle Jean-Pierre Vernant)
190-198 av.  de France
75013 Paris
Nancy L. Green - Des Américains à Paris

Nancy L. Green - Des Américains à Paris

3 novembre de 15h-18h, Le Lundi du CRH

Le premier Lundi du CRH de la nouvelle année sera consacré au nouveau livre de Nancy L. Green, Des Américains de Paris. Hommes d’affaires, comtesses et jeunes oisifs, 1880-1941. Il sera l'occasion d'un débat dirigé par Fabrice Boudjaaba qui rassemblera autour de l'auteur Annick Foucrier (CRHNA-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Romain Huret (CENA-EHESS) et Yves Cohen (CRH-EHESS).

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

L'invention de la célébrité 1750-1850 d'Antoine Lilti

L'invention de la célébrité 1750-1850 d'Antoine Lilti

Lundi 1er décembre de 15h-18h, Séance exceptionnelle de séminaire

Le livre d'Antoine Lilti, L'invention de la célébrité 1750-1850, paru en septembre 2014, sera l'occasion d'un nouveau Lundi du CRH, débat en présence de l'auteur avec les interventions de Roger Chartier (Collège de France), d'Anne Simonin (Maison Française d’Oxford-CNRS), de Jacques Revel (CRH) et sous la présidence de Florent Brayard

Lieu

EHESS
Salle 1
190, avenue de France
75013 Paris

Les Lundis du CRH - Un siècle d'historiennes. Un regard pluridisciplinaire

Les Lundis du CRH - Un siècle d'historiennes. Un regard pluridisciplinaire

Lundi 5 janvier de 15h-18h, Séminaire exceptionnel

Un siècle d’historiennes, sous la direction d’André Burguière et Bernard Vincent, se donne pour objectif de mettre en lumière l’apport décisif des femmes à l’écriture de l’histoire au cours du XXe siècle. Il fera l’objet d’un débat sous la direction de Jean-Paul Zuniga et en présence des auteurs, qui rassemblera Christiane Klapisch-Zuber (CRH), Alban Bensa et Marc Bessin (IRIS, EHESS). Ce sera en particulier l’occasion de s’interroger sur l’ouverture des autres sciences sociales à la féminisation de leur discipline.

Lieu :

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Les rythmes au Moyen Âge

Les rythmes au Moyen Âge

Lundi 28 novembre de 15h-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

Les raisons de l’ordre social et de la domination se cachent bien souvent dans les lieux, les objets, le langage, les modes de vie ou les gestes. Les rythmes sociaux en sont un exemple, qui concerne l’ensemble des sphères de la société et des activités sociales et individuelles. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent depuis deux siècles sur les rythmes sociaux. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes confrontant notre monde moderne, où les rythmes sont partout, à la civilisation holiste de l'Europe médiévale. Pour celle-ci, la notion de rythme paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que ce livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire. Olivier Cullin (Université F. Rabelais, Tours), Catarina Guenzi (EHESS-CEIAS) et RonNaiweld (CNRS-CRH) débattront autour de cet ouvrage.

 

Lieu

EHESS (Salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

Les lundis du CRH. Paris, ville ouvrière. Une histoire occultée

Les lundis du CRH. Paris, ville ouvrière. Une histoire occultée

Lundi 2 février de 15h-18h - Séminaire exceptionnel

Avec Paris ville ouvrière, une histoire occultée 1789-1848, Maurizio Gribaudi fait la démonstration que l'image d'une capitale de la modernité, focalisée sur sa périphérie bourgeoise, répond bien dans le cadre parisien à une construction sociale, dont la vision d'un centre populaire et archaïque est le corollaire direct. Sa thèse fera l’objet d’un débat sous la direction de Mathieu Marraud, en présence de l'auteur et des discutants Judith Lyon-Caen (CRH-EHESS), Alain Cottereau (CEMS-EHESS) et Gilles Postel-Vinay (INRA/EHESS), qui reviendront sur ce modèle d'une démocratie locale portée par les quartiers historiques et les formes de production économique qu'ils continuent d'abriter.

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190,a venue de France
75013 Paris

Les lundis du CRH - Richelieu et l'écriture du pouvoir. Autour de la Journée des Dupes

Les lundis du CRH - Richelieu et l'écriture du pouvoir. Autour de la Journée des Dupes

Lundi 2 mars de 15h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Dans son nouveau livre, Christian Jouhaud s’est penché sur la fabrique discursive de la fameuse « journée des Dupes » qui avait vu le cardinal de Richelieu passer de la disgrâce au triomphe. Retraçant l’histoire du pouvoir politique à travers les traces écrites qui disent l’action du pouvoir, il cherche à rendre intelligible le « coup textuel » qui rend possible et accompagne le « coup politique ». Nous discuterons ses propositions lors d’un nouveau Lundi du CRH présidé par Jean-Paul Zuniga et réunissant, en présence de l’auteur, Robert Descimon (historien), Patrick Goujon (théologien) et Jean-Bernard Ouédraogo (sociologue).

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de FRance
75013 Paris

La culture de l'imago au Moyen Âge. Images textuelles, mentales, figurées

La culture de l'imago au Moyen Âge. Images textuelles, mentales, figurées

Lundi 4 mai de 15h-18h - Séminaire exceptionnel

Présentation

Autour de la parution Les images dans l'Occident médiéval sous la direction de Jérôme Baschet et Pierre-Olivier Dittmar et Alphabetum narrationum sous la direction d'Elise Brilli avec la collaboration de Jacques Berlioz et Marie Anne Polo de Beaulieu, débattront en présence des auteurs, sous la présidence de Mathieu Marraud , Giovanni Careri (EHESS-CEHTA), Sylvain Piron (EHESS-CRH) et Daniel Russo (ARTHEIS, Dijon)

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant (8e étage)
190, avenue de France
75013 Paris

Autour des livres d'Alessandro Stanziani. Le travail contraint aux 18e et 19e siècles (Europe, Russie, Océan indien)

Autour des livres d'Alessandro Stanziani. Le travail contraint aux 18e et 19e siècles (Europe, Russie, Océan indien)

Lundi 2 novembre de 15h-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

En présence de l'auteur et sous la présidence de Florent Brayard, Jeremy Adelman (Princeton University), Antonio de  Almeida Mendes (Université de Nantes), et Philippe Minard (EHESS-CRH) interviendront autour des deux derniers ouvrages d'Alessandro Stanziani, Bondage. Labor and rights from the sixteenth to the early twentieth centuries et Sailors, Slaves, and Immigrants. Bondage in the Indian Ocean World (1750-1914)

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris
 

Roger Chartier : La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur

Roger Chartier : La main de l'auteur et l'esprit de l'imprimeur

Lundi 7 décembre de 15h-18h - Les lundis du CRH

Présentation

Avec ce nouveau recueil d’articles, Roger Chartier étudie la complexité de la notion d’auteur dans l’Europe de la première modernité. La Main de l’auteur et l’Esprit de l’imprimeur revient ainsi sur la fabrique des livres, de leur rédaction à leur impression. Roger Chartier y montre que si les auteurs font largement appel à des citations et à des emprunts très libres, les imprimeurs quant à eux, maîtres de la mise en page et de la ponctuation, peuvent également intervenir en profondeur dans le sens d’un texte. Lire Cervantès ou Shakespeare, c’est par conséquent se confronter à une sédimentation d’intervenants multiples. Qu’il s’agisse de la notion de propriété intellectuelle, ou de celle de la matérialité du livre, Roger Chartier ouvre ainsi un dialogue passionnant avec des problèmes contemporains. Sous la présidence de Florent Brayard, Patrick Boucheron (Université Paris I-Panthéon-Sorbonne), Daniel Fabre (EHESS-LAHIC) et Christian Jouhaud (EHESS-CRH) animeront le prochain Lundi du CRH autour des questions soulevées par ce livre en présence de l’auteur.

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Enric Porqueres i Géné : Individu, personne et parent en Europe

Enric Porqueres i Géné : Individu, personne et parent en Europe

Lundi 15 février de 15h-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

Sous la présidence de Jean-Paul Zúñiga, Anne Cadoret (CNRS), Sylvie Steinberg (EHESS-CRH) et Irène Théry (EHESS-Centre Norbert Elias) débattront autour de l'ouvrage d'Enric Porqueres i Géné, Individu, personne et parenté en Europe.

Ce livre revisite l’idée selon laquelle la notion de personne serait un produit de « l’exceptionnalité » de la modernité occidentale. Se fondant sur les débats des quarante dernières années sur la nature de la parenté, il propose de se détacher de la grille généalogique et souligne, par le biais des discours vernaculaires de la parenté occidentale, les ancrages corporels et métaphysiques recouverts par cette notion. Ceux-ci fournissent un cadre de sens aussi bien aux situations pré modernes, marquées par l’emprise des représentations chrétiennes sur le droit matrimonial, qu’aux débats contemporains entourant le don de gamètes. Dans les deux cas, la centralité de l’individu est manifeste et de puissants discours identitaires s’articulent autour du corps.

En savoir plus sur l'ouvrage

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Christiane Klapisch-Zuber. Le voleur de Paradis : le bon larron dans l'art et la société (XIVe-XVIe siècle)

Christiane Klapisch-Zuber. Le voleur de Paradis : le bon larron dans l'art et la société (XIVe-XVIe siècle)

Lundi 7 mars de 15h-18h - Les lundis du CRH

Le dernier ouvrage de Christiane Klapisch, Le voleur de Paradis. Le bon larron dans l'art et la société (XIVe-XVIe siècles), est une leçon d'anthropologie historique et religieuse qui, à partir d'une lecture iconographique, revient sur les fondements de la doctrine du châtiment, du salut, et sur ses évolution au cours du bas Moyen-Âge. Entrée par laquelle le livre interroge les pratiques cultuelles et pédagogiques entourant la formation des images, la symbolique est au cœur de la démonstration. Elle interroge les significations sensibles qu'une figure sainte donnait de l'expérience chrétienne à chacun. La séance comprendra les présentations de l'auteur, de Giordana Charuty (EPHE), Pierre-Olivier Dittmar (EHESS), Yves Hersant (EHESS), sous la conduite de Mathieu Marraud.

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Autour du livre d'Isabelle Backouche, Paris transformé. Le Marais, 1900-1980

Autour du livre d'Isabelle Backouche, Paris transformé. Le Marais, 1900-1980

Lundi 2 mai de 15h-18h - Le Lundi du CRH

Présentation

Isabelle Backouche revient, dans son dernier livre, sur la construction de la ville à travers ses politiques d'aménagement public au XXe siècle. A partir d'un secteur du Marais, elle montre la manière dont les critères se heurtent à travers la période et les différents intervenants, et la manière dont des thèmes courants tels l'insalubrité, la modernisation, le ghetto, la patrimonialisation, sont de puissantes constructions sociales en conflit, selon les conjonctures politiques et les rapports de force que celles-ci produisent. La ville est alors un perpétuel enjeu d'assignation, aux conséquences matérielles et humaines souvent irréversibles.

Viendront discuter avec l'auteur François Chaslin (critique d'architecture), Laurent Joly (CRH) et Sylvain Laurens (Centre Georg Simmel). Le débat sera animé par Mathieu Marraud.

 

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Autour de l'ouvrage de Béatrice Delaurenti La contagion des émotions Compassio, une énigme médiévale

Autour de l'ouvrage de Béatrice Delaurenti La contagion des émotions Compassio, une énigme médiévale

Lundi 6 juin de 15h-18h - Le lundi du CRH

Présentation

Bâiller fait bâiller, pleurer fait pleurer, apercevoir une personne qui mange fait saliver : le livre de Béatrice Delaurenti, La contagion des émotions. Compassio, une énigme médiévale, Paris, « Classique Garnier », 2016, s’intéresse à la façon dont les expressions corporelles et psychologiques se conjuguent au Moyen Âge, à partir de l’analyse de la notion de compassion, propre à cette période, qui désigne les effets de contamination des mouvements émotionnels. A travers la trajectoire d’un mot et de ce qu’il révèle de cette société, l’enquête éclaire alors la culture savante des derniers siècles du Moyen Âge, attentive à intégrer l’être humain dans un univers qui le dépasse et l’englobe.

La séance, animée par Fanny Cosandey, comprendra une présentation de l’auteur et les interventions d’Alain Boureau (CRH-EHESS),  Gérard Jorland (CRH-CNRS) et Nicolas Weill-Parot (CRHEC, Paris-Est Créteil Val de Marne).

Lieu

EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris

Les défis de développement pour les villes et les régions dans une Europe en mutation

Les défis de développement pour les villes et les régions dans une Europe en mutation

Appel à communications - Date limite : 1er mars 2017

Présentation

Dans le cadre du colloque de l'Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF) qui se tiendra cette année conjointement avec celui de la section grecque de l'European Regional Science Association (ERSA) à Athènes du 5 au 7 juillet 2017, nous avons le plaisir de vous proposer une session spéciale intitulée : Décroissance urbaine et enjeu local.

Dans l’imaginaire collectif, ville, urbanisation et croissance urbaine font partie d’un même tout. Or, depuis toujours les villes connaissent des phases de pertes de populations et des crises plus ou moins longues. Le contexte contemporain de mondialisation renforce et fait entrer de nouveaux territoires dans ce processus. Les villes sont aujourd’hui soumises à des dynamiques socio-économiques, politiques et environnementales parfois antagonistes : métropolisation, étalement urbain, mutations du marché immobilier, réorganisation du système productif, etc., le tout dans un contexte de profonds changements démographiques. En effet, les villes ne sont plus, toutes, des pôles attractifs de croissance et la crise économique depuis 2008 accentue ces dynamiques régressives, ainsi que les disparités existantes.

L’Europe est particulièrement impactée par cette dynamique. Ce processus mondial possède cependant une dimension profondément ancrée dans la réalité locale. S’ensuit un réel défi pour le développement local des villes européennes, qui fait l’objet de cette session.

Axes de travail

Nous souhaitons examiner la prise en compte de ces profondes mutations urbaines  par les politiques publiques qu’elles soient nationales ou locales. Afin de saisir toute la complexité à l’œuvre dans les réponses qu’elles tentent d’apporter, il est nécessaire de mettre en œuvre une approche interdisciplinaire. En outre, nous souhaitons faire du local à la fois l’observatoire et l’objet du questionnement sur la décroissance urbaine.
Plusieurs axes de réflexion sont proposés de manière non exhaustive :

D’une part, il s’agira de travailler sur la diversité et la réalité des réponses proposées par les politiques publiques et l’aménagement des villes en Europe. On observe une véritable différenciation géographique dans le processus, sa reconnaissance et la recherche de solutions qu’il s’agisse de l’échelle locale, régionale ou nationale. Cette différenciation est visible dans la sémantique utilisée mais également dans les référents en jeu.

Un deuxième axe vise à étudier les effets locaux de la décroissance urbaine et notamment à comprendre comment ce processus met en question le projet de développement local et ouvre la voie à des réponses alternatives au paradigme de la croissance économique et urbaine.

Un troisième axe pourra avoir trait aux dimensions de réversibilité ; la masse du phénomène cache une réelle instabilité de la décroissance urbaine, un certain nombre de villes pouvant être désormais considérées comme résurgentes

Vous trouverez plus d'information ici : http://asrdlf2017.com/sessions/s24-decroissance-urbaine-et-enjeu-local

Comité de pilotage 

Beatriz Fernandez (Universidad Politecnica de Madrid, CRH - GEI-GGH-Terres) (Sarah Dubeaux (doctorante ENS-Paris), Marie-Vic Ozouf-Marignier (EHESS-CRH), Emmanuèle Cunningham-Sabot (directrice du département de géographie de l’ENS Paris)

 

Calendrier et condition de soumission

La date limite pour le dépôt de vos propositions de communication est fixée au 1er mars 2017. Elles doivent être directement effectuées sur le site, au bouton "j'envoie mon résumé" en spécifiant bien qu'il s'agit de la session spéciale S24.

Le genre en histoire

Le genre en histoire

Jeudi 24 février de 9h-13h - Demi Journée d'étude

Présentation

Cette rencontre doctorale, organisée par Nassima Mekaoui (Doctorante, EHESS/IRMC), Marion Philip (Doctorante, Paris IV/EHESS) et Laura Tatoueix (Doctorante, Université de Rouen),  est née de la volonté de créer un espace de dialogue entre doctorant·e·s en histoire du genre, suite à la création du groupe « histoire du genre » au sein du CRH. Destinée à devenir un rendez-vous annuel, cette demi-journée est conçue comme un atelier où chaque participant.e vient présenter ses sources, ses méthodes et ses hypothèses de travail.
Cette première rencontre s’articulera autour des travaux de quatre doctorantes. Laura Cayrol Bernardo présentera d’abord ses travaux portant sur les représentations genrées de la vieillesse à la fin du Moyen Âge et particulièrement de la vieillesse féminine. Puis les trois communications suivantes porteront sur un aspect plus spécifique et plus récent de l’histoire du genre, la construction des masculinités. Marion Philip interrogera les représentations à l’œuvre autour de la sexualité masculine dans les sources judiciaires de l’époque moderne, à travers l’étude d’un procès pour impuissance en 1736. Laura Balzer interviendra ensuite sur la question des identités masculines des soldats au XVIIIe siècle. La présentation de Nassima Mekaoui portera sur les projets migratoires des domestiques masculins métropolitains accompagnant les familles de cultivateurs en Algérie dans les années 1850, et les spécificités genrées de ces migrations.

Illustration : Abraham Bosse, La Femme battant son mari, v. 1633, Eau-forte, avec quelques rehauts de burin, 20,9 x 30,0 cm, Paris, B.N.F. (estampes et photographies)

 

Programme

Lieu

EHESS (Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Document(s) à télécharger

Enquêter sur les réputations

Enquêter sur les réputations

Appel à communications - Date limite : 20 février 2017

Présentation

Cette journée d’études, organisée par Adeline Denis, Sarah Kolopp et Guillaume Lancereau, avec le soutien du Centre Maurice Halbwachs et du Centre de Recherches Historiques, se donne pour objectif d’analyser les fondements et les formes des dynamiques réputationnelles, leurs effets sociaux, politiques et culturels, ainsi que les outils dont disposent les chercheurs pour les objectiver. Si les réputations attachées à des acteurs ou des collectifs sont ici prioritairement concernées, des enquêtes portant sur les réputations d’objets ou d’institutions pourront être mobilisées à titre de comparaison.

Les logiques réputationnelles structurent, à un degré et selon des modalités variables, l’expérience individuelle et collective du monde social, en particulier au sein d’univers professionnalisés (artistiques, académiques, politiques, financiers, etc.) fortement soumis aux enjeux de confiance des pairs, de distinction et de singularisation, de notoriété et de célébrité, ou encore de neutralisation des rumeurs.

En dépit de l’intérêt scientifique suscité par la question des réputations, le développement d’investigations au sein de traditions de recherche relativement indépendantes a abouti à un obscurcissement des frontières de cet objet et à une fragmentation des travaux empiriques. De la fama antique et médiévale (Gauvard, 1993 ; Guenée, 2008) aux effets politiques et sociaux du régime moderne de célébrité (Chappey, 2013 ; Lilti, 2014), en passant par les avatars humanistes de la renommée littéraire (Burckhardt, 1958 ; Destemberg, 2016), l’étude historiographique des dynamiques réputationnelles se concentre largement sur les univers de production culturelle, en même temps qu’elle redynamise des questionnements parfois anciens sur le phénomène de la rumeur (Bloch, 1921 ; Gotteland, 2001), du scandale et de la dispute (Lilti, 2007 ; Prochasson, Rasmussen, 2007 ; Waquet, 2010). Les ethnographes, qui s’appuient en partie sur les bavardages et commérages pour dévoiler les formes d’organisation des communautés ou milieux d’interconnaissance, ont peu thématisé ce fait social, exceptés les cas où les gossips ont été identifiés comme moteurs et résultats de luttes de statuts (Gluckman, 1963 ; Elias, 1965) utiles à la compréhension des relations de pouvoir (Bailey, 1971). Dans la même lignée, certains politistes américains ont mobilisé la notion de réputation pour rendre compte des modalités de construction d’un leadership local (Hunter, 1953 ; Freeman et al., 1963), sans que cette direction de recherches ne soit réellement réactualisée, du moins jusqu’à récemment (Fisher & Sciarini, 2015). La sociologie française a essentiellement appréhendé les réputations à l’œuvre dans les univers culturels et politiques par le biais des concepts de capital symbolique (Bourdieu, 1994 ; Dubois, 2009 ; Cousin & Chauvin, 2010), ou de valeur, de grandeur et de singularité (Heinich, 1999 ; Karpik, 2007). La sociohistoire des champs intellectuel et littéraire a ainsi donné plusieurs pistes fécondes pour saisir les luttes et les mécanismes par lesquels opèrent la reconnaissance et la consécration littéraire (Sapiro, 1999 ; Casanova, 1999).

Ainsi, il apparaît que les réputations, parce qu’elles colorent les relations sociales et se trouvent au fondement de rapports de pouvoir, méritent une attention renouvelée. L’enjeu de cette journée d’études consiste donc à dresser un bilan de ces investigations au moyen d’un dialogue résolument interdisciplinaire, axé autour d’une série de questions : comment les sciences sociales enquêtent-elles sur les phénomènes de réputation ? Inversement, que font les réputations au monde des sciences sociales ? Une approche empirique et réflexive en termes de réputation peut-elle apporter un nouvel éclairage sur les conditions sociales, souvent invisibilisées, de fonctionnement d’espaces sociaux au sein desquels les enjeux symboliques sont prééminents ? Au niveau structurel, comment cette approche peut-elle être mobilisée pour rendre intelligibles des positions ou des carrières au sein de ces espaces ? Sur un plan interactionnel, quels outils nous permettent d’expliciter le façonnement et les usages de la réputation comme ressource ou comme stigmate, ainsi que les stratégies et les contraintes liées à ces usages ?

Plusieurs directions peuvent être dégagées en vue de donner à la notion de réputation une épaisseur conceptuelle à même d’éclairer des cas empiriques divers et d’éprouver ainsi de nouvelles pistes méthodologiques. Nous privilégierons les communications qui visent à répondre à ces questions en appuyant leurs réflexions méthodologiques et leurs conclusions sur des matériaux empiriques.

La réputation : frontières et méthodes

Dans la mesure où l’enjeu de cette journée d’études consiste à élaborer, d’un point de vue interdisciplinaire, une définition opérationnelle du concept de « réputation », il convient d’interroger les frontières de l’objet ainsi que les matériaux, méthodes et dispositifs d’enquêtes permettant de saisir la diversité des régimes de réputation, des logiques de consécration, mais aussi des dynamiques de discrédit et de disqualification.

Le chercheur travaillant sur un matériau ethnographique, constitué par essence de récits et de jugements portés sur le monde et sur les autres par les enquêtés, ne sera pas confronté aux mêmes opérations d’objectivation que celui travaillant sur un matériau prosopographique. En quoi consistent ces opérations ? Comment le chercheur qui s’interroge sur les réputations doit-il traiter et contrôler ses données ?

De plus, les phénomènes de réputation se déploient à l’échelle d’espaces sociaux plus ou moins étendus, depuis les milieux d’interconnaissance les plus restreints jusqu’au niveau transnational. Quelles sont, selon les cas, les justes échelles d’appréciation d’une réputation ? Dans quelle mesure ces « jeux d’échelles » peuvent-ils éclairer les différents aspects d’un même phénomène ?

Construire et travailler une réputation

Une réputation, bonne ou mauvaise, grande ou petite, résulte d’un travail relationnel et de luttes d’accréditation (Becker, 1982; Chauvin, 2011 ; Giraud, 2015 ; Saunier, 2015). Pour le chercheur, objectiver la réputation revient à décrypter cette activité réputationnelle au moyen d’une série de questions : comment, concrètement, les acteurs (se) font-ils un nom ? Quel rôle jouent, selon les univers et configurations socio-historiques, les entrepreneurs de crédit ou de discrédit (Ranum 1980), les intermédiaires (Lizé, Naudier, Roueff, 2011) et professionnels de la réputation (Legavre, 1993) ? Quelles dispositions, croyances, réseaux, instruments formels ou informels, sont mis au service du travail réputationnel par les acteurs ? Quels dispositifs de réputation (Beuscart et al., 2015), fondés éventuellement sur l’essor d’instruments métrologiques (classements, notations, évaluations chiffrées), sont mobilisables et mobilisés ?

Quelles sont, en matière de réputation, les stratégies et les degrés de réflexivité des acteurs, leurs marges de justification et leurs modes de présentation de soi ? Comment met-on en scène et en récit une réputation ? Comment « sauver la face », se défendre face à une rumeur, neutraliser ou renforcer des jugements positifs ou négatifs ?

Pertes et profits des réputations

La réputation peut être envisagée comme un instrument social de légitimation, susceptible de transformer un rapport de force ou d’asseoir une domination. À ce titre, elle apparaît au cœur de certaines analyses processuelles et transactionnelles qui rendent compte des dynamiques et des positionnements dans des espaces professionnalisés, tant artistiques et intellectuels (Becker, 1982 ; Sapiro, 1999), que politiques (Bailey, 1988; Hunter, 1990) et économiques (Chauvin, 2010). Comment les ressources réputationnelles s’accumulent-elles et s’articulent-elles à d’autres ressources ? Quels usages concrets sont faits de ces modes de qualification et de disqualification ? Les ressources réputationnelles circulent-elles facilement d’un univers à un autre ? Quels sont les effets des réputations sur la structuration des groupes sociaux et professionnels, sur les trajectoires ou carrières des individus ? Enfin, et plus largement, quels sont les moyens scientifiques pertinents (analyse de réseaux, prosopographie, analyse ethnographique, etc.) et les matériaux empiriques permettant d’étudier les espaces et temporalités dans lesquels se produisent ces effets ?

 

Comité scientifique

Benoît de l’Estoile (CNRS), Raphaëlle Laignoux (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Antoine Lilti (EHESS), Michel Offerlé (École normale supérieure), Gisèle Sapiro (EHESS).

 

Modalité de soumission et de calendrier

La date limite d’envoi des communications (deux pages environ avec explicitation des matériaux d’enquête, ainsi que nom, coordonnées, statut et affiliations) est fixée au 20 février 2017 et devront être adressées à : adeline.denis@sfr.fr, sarah.kolopp@gmail.com, guillaume.lancereau@gmail.com.
La journée d’étude aura lieu le 26 juin 2017 à l’EHESS (Paris).

Ecriture et action. Une enquête collective du GRIHL

Ecriture et action. Une enquête collective du GRIHL

Lundi 27 février de 14h30-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

Ce livre est le fruit d’un travail collectif qui est aussi une expérience d’écriture partagée, à plusieurs mains, au sein du Grhil. Partant de textes de natures très différentes, il s’interroge sur l’action d’écrire, mais aussi sur l’action des écrits, en déplaçant le regard de la lecture au geste même de l’écriture. Celui-ci ne se limite pas aux intentions de l'auteur, exprimées ou non. Il prend place dans un tissu d'autres actions qu'il modifie et qui l'infléchissent. L’analyse porte sur de nombreux cas, rassemblés autour de problèmes centraux pour la compréhension de l'écriture comme action : l'écriture dans l'événement ("Dans l'événement"), l'écriture comme seule ressource dans des situations de contrainte extrême ("Enfermement"), la propagande ("Écrits de Versailles"), la théorisation politique ("Retz"), l'engagement ("Au XIXe siècle, l'engagement?"), l'agency ("Obéissances"), la rhétorique ("Scènes").
L'introduction, en forme de manifeste, comme les différents aspects abordés dans ce livre, permettent de réfléchir sur les apports d’une réflexion sur la singularité de l'action par écrit pour toute pensée sur l'action. Nicolas Schapira (Université Paris Ouest-Nanterre/La défense) et Judith Lyon-Caen (GRIHL), reviendront sur l’expérience et les apports d’une telle approche, laquelle sera également discutée par Jean-Christophe Abramovici  (Université Paris-Sorbonne), Simona Cerutti (LaDéHiS) et Marion Carel (CRAL). La séance sera animée par Fanny Cosandey (RHISOP-LaDéHiS).

Lieu

EHESS (Salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

Autour du livre Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980)

Autour du livre Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980)

Lundi 20 février de 16h30-18h30 - Table ronde

Présentation

En 1979, après la mort accidentelle de trois activistes du groupe Autonomie ouvrière, dans la région de Vicence (Italie du nord), un grand coup de filet policier s’abat sur ses membres. Cette répression leur sera aussi fatale que les divisions internes qui émergent alors, dans les différents groupes armés, entre « repentis » et puristes.
Comment en est-on arrivés là ? Revenant sur la longue tradition de contestation ouvrière de Vicence, les mouvements amorcés en 1968 et l’influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre insiste sur la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970 : « Il n’y a pas une bonne et une mauvaise jeunesse, c’est la même, à des moments et dans des circonstances différentes. »
Des rapports entretenus avec les Brigades rouges aux moyens d’action concrets –  « autoréductions », sabotage de machines, création de comités ouvriers et étudiants ou blocage d’usines –, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à des camarades revendique la légitimité de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste.

Débattront autour de cet ouvrage, en présence de l'auteur Alessandro Stella :

  • Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure à Pais 8

  • Maurizio Gribaudi, historien, DE à l'EHESS

  • Monica Lanzoni, historienne, doctorante à l'EHESS

  • Marc Lazar, politologue, professeur à Sciences Po

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour de l'ouvrage de Thomas Hirsch, Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch

Autour de l'ouvrage de Thomas Hirsch, Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch

Lundi 20 février de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Entre le temps objectif et mesurable de la physique et les vibrations du temps de la conscience intérieure, il est un temps « social », un ensemble de représentations collectives qui informent le rapport au temps des individus. Cet ouvrage retrace le parcours et les transformations de cette idée formulée pour la première fois au tournant du xxe siècle et qui jalonne les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945.

De l’étude des Aruntas d’Australie de la fin du xixe siècle à celle de la société féodale occidentale, de la Chine ancienne à l’Empire aztèque, de la « mentalité primitive » à la mémoire individuelle, les recherches sur les expériences sociales du temps permettent d’interroger à nouveaux frais l’essor des sciences sociales, car attribuer un temps aux sociétés revient à faire du social le mode d’explication des hommes et de l’histoire. Entre philosophie, sociologie, psychologie, ethnologie et histoire, cette enquête espère contribuer à renouveler le regard porté sur quelques-unes de ses grandes figures : Émile Durkheim, Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Maurice Halbwachs, Marcel Granet, Lucien Febvre et Marc Bloch.

 

Lieu

EHESS (Salle B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Mein Kampf. Une histoire française (1925-2016) Traductions, réceptions, polémiques

Mein Kampf. Une histoire française (1925-2016) Traductions, réceptions, polémiques

Appel à contributions - Date limite : 1er mars 2017

Colloque international, organisé par le Centre de recherches historiques, équipe Histoire et historiographie de la Shoah (EHESS-CNRS), le LabEx Tepsis, l’Université Bordeaux Montaigne et l’Institut historique allemand de Paris
 
Jeudi 23 et vendredi 24 novembre 2017
(Institut historique allemand - Paris)
 

Version anglaise

Rédigé entre 1924 et 1926, le livre d’Adolf Hitler a récemment connu une exposition médiatique sans guère de précédent. Son passage dans le domaine public au 1erjanvier 2016, soixante-dix ans après la mort de son auteur, a en effet suscité de nombreuses polémiques à l’échelle européenne et une interrogation de fond sur le statut de ce texte souvent élevé au rang du mythe. En Allemagne, l’Institut für Zeitgeschichte de Munich (IfZ) a mené à bien un imposant travail d’édition critique : le texte, dont toutes les variantes ont été établies, est à présent disponible en deux volumes massifs, qui comprennent plus de 3 500 notes de bas de pages. Le pari d’une réflexion historique de fonds sur le texte semble être en passe de réussir, même s’il est encore trop tôt pour se prononcer.

Il est probable que cette édition critique servira de base pour les éditions scientifiques dans d’autres pays. Un projet vient d’être lancé aux Pays-Bas. En France, l’annonce, en octobre 2015, d’une nouvelle édition de Mein Kampf a fait brièvement polémique. Aboutissant à une relative convergence sur la nécessité de publier une édition scientifique française, elle a surtout mis en lumière un fait essentiel : rien, ou presque, n’est connu de l’histoire de la trajectoire du texte en France. Depuis la publication de sa traduction intégrale en 1934 par l’éditeur Fernand Sorlot, avec l’aide de la Ligue internationale contre l’antisémitisme, jusqu’à sa réception dans les années 1930 ; de son devenir pendant la guerre au procès de Sorlot à la Libération ; du débat de 1979 autour d’un avertissement en incipit du texte à sa postérité l’utilisation du texte dans les milieux d’extrême droite ; notre connaissance des conditions de l’établissement du texte français est très floue et alimente des débats dont les fondements sont rarement solides.

Ce colloque international et interdisciplinaire se propose donc de penser la circulation du texte en France, pour essayer d’éclairer, comme l’a fait l’historien Othmar Plöckinger pour l’Allemagne, les éléments les plus importants de la généalogie du texte français, de sa réception et des débats qu’il a soulevés. La bibliographie se révélant bien peu fournie, il s’agit de défricher, pour la première fois, cette histoire qui n’a pas été écrite.

Les historiens du nazisme, de la Shoah ou de Vichy auront bien sûr leur mot à dire, mais cette réflexion ne peut se mener sans une ouverture aussi large que possible aux historiens du livre et de l’histoire politique et intellectuelle française, aux germanistes, aux traductologues, aux spécialistes de littérature, aux sociologues et aux anthropologues, c’est-à-dire à tous ceux qui, dans leur recherche, ont rencontré Mein Kampf et sont susceptibles de contribuer à notre savoir sur son histoire française.

Différentes thématiques pourraient, sans exclusive, être dégagées :

Généalogie du texte :

  • La réception du texte allemand avant sa traduction intégrale en français (1925-1934)

  • Généalogie de la traduction du texte (motivation des éditions Sorlot, lien avec la LICA, équipe de traducteurs)

  • La place des anciens combattants dans la production et la réception du texte

  • Editions partielles ou idéologiquement motivées (Ex. : Ma Doctrine, Fayard, 1938)

Réception du texte (1925-1945) :

  • Réception du livre dans les milieux d’extrême droite français (1925-1940)

  • Réception du livre dans les milieux juifs français (1925-1940)

  • Réception du livre par les forces de gauche (PCF / SFIO, 1925-1940) ; prise de position de Maurice Thorez

  • Trajectoire du texte durant la période de l’occupation (1940-1944)

Trajectoire dans l’après-guerre :

  • Stratégie des éditions Sorlot dans l’après-guerre ; procès en 1944

  • Mein Kampf dans les politiques alliées de dénazification dans l’Allemagne occupée

  • Le débat de 1979 autour de l’avertissement ; la figure de Robert Badinter

  • L’utilisation de Mein Kampf dans l’extrême droite

  • L’utilisation de Mein Kampf dans l’enceinte scolaire en France

Débats actuels :

  • La présence de Mein Kampf dans l’espace digital

  • Mein Kampf dans la constellation antisémite contemporaine

 

Organisateurs

Emmanuel Debono (Ens Lyon) ; David Gallo (CRH/EHESS, CIERA) ; Nicolas Patin (Université Bordeaux Montaigne)

 

Comité scientifique

Anne-Sophie Anglaret (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Olivier Baisez (Université Paris 8) ; Dorothea Bohnekamp (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle) ; Florent Brayard (EHESS/CRH, Paris) ; Christian Ingrao (IHTP/CNRS, Paris) ; Johanna Linsler (EHESS, Paris) ; Stefan Martens (IHA, Paris) ; Marie-Bénédicte Vincent (ENS Ulm, Paris)

 

Propositions

Il est demandé d’envoyer une proposition d’une page ainsi qu’un curriculum vitae, avant le 1ermars 2017 à l’adresse suivante : nicolas.patin@u-bordeaux-montaigne.fr. Les langues de travail sont le français et l'anglais.

 

Édition de référence allemande

HARTMANN, Christian, VORDERMAYER, Thomas, PLÖCKINGER, Othmar, TÖPPEL, Roman (Hrsg.), Hitler, Mein Kampf. Eine kritische Edition, im Auftrag des Instituts für Zeitgeschichte, München – Berlin, 2016, 1966 p., ISBN 978-3-9814052-3-1.

Éditions de référence française

- [traduction intégrale] HITLER, Adolf, Mein Kampf. Mon combat, traduction de André Calmettes et Maurice Gaudefroy-Demombynes, Nouvelles éditions latines (Fernand Sorlot), Paris, 1ère édition février 1934. Version facsimilée, accompagnée de l’avertissement de 1979, aux Nouvelles éditions latines, 688 p.

- [traduction non-intégrale] HITLER, Adolf, Ma doctrine, texte traduit et établit par François Dauture et Georges Blond, Librairie Arthème Fayard, « Les grandes études politiques et sociales », P

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Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle

Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle

Jeudi 9 mars de 18h-20h - Présentation-débat

Présentation

Avec le concours de l’IISMM, Jocelyne Dakhlia organise une présentation-débat par Soumaya Mestiri, Philosophe au Département de Philosophie de l’Université de Tunis, de son livre Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle (Paris, Vrin, 2016).

Ce ouvrage stimulant propose notamment une critique originale et rare des féminismes musulmans non pas du point de vue d’un féminisme occidental universaliste, également critiqué, mais dans la perspective d’une démocratie transculturelle et d’un féminisme décolonial transversal, ou « féminisme de la frontière ». L’auteure y discute aussi les théories du care qu’elle déconstruit et reconstruit « au carrefour du pluriversel »

Soumaya Mestiri est également l’auteure de De l’individu au citoyen. Rawls et le problème de la personne (Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2008) et de Rawls, justice et équité (PUF, 2009).

Lieu

EHESS - IISMM (salle de l'IISMM)
(entrée par la rue derrière pendant les travaux)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Cartographier l'environnement et la société (XVIIIe-XXIe siècle) Du gouvernement par les cartes au moment cartographique

Cartographier l'environnement et la société (XVIIIe-XXIe siècle) Du gouvernement par les cartes au moment cartographique

Jeudi 9 mars 2017 de 9h-13h - Rencontre

Présentation

Rencontre organisée par Alice Ingold (EHESS-CRH) et Marc Elie (CNRS-CERCEC), soutenue par le Centre de Recherches Historiques et l’ANR EcoBlogReg, dans le cadre du séminaire Histoire, sources et récits historiques dans les études environnementales

La matinée sera consacrée aux sources documentaires cartographiques et à leurs usages dans les études environnementales. Le renouvellement historiographique des études cartographiques a privilégié l’étude des cartes telles que les conçoivent et les mettent en œuvre leurs producteurs, et aussi telles que les consultent, les annotent et les utilisent diverses communautés d'usagers. C'est plus rarement que l'opération cartographique est analysée dans sa dimension temporelle et négociée. S'intéresser au « gouvernement par les cartes » s'inscrit pleinement dans une étude des instruments, des modes cognitifs et des pratiques de l'action publique.

À cette approche, où la carte est entendue comme modèle et projet de territoire, nous proposons d’ajouter une analyse du « moment cartographique » comme opération de négociation de droits, d'actions et de pratiques légitimes sur le territoire, entre les acteurs qui cartographient et les sociétés cartographiées. Plutôt que réservoir de faits ou d’informations, les documents sont envisagés comme des actions, des revendications, des mobilisations, à la fois sociale, juridique, technique et cognitive, qui contribuent à modifier la réalité dans laquelle agissent les acteurs. Dresser une carte engage des processus de légitimation croisée, qui sont autant de requêtes/prétentions sur une réalité : d’un côté affirmation de légitimité de la part des institutions qui construisent les cartes destinées à contrôler et réguler les pratiques ; mais aussi, de l’autre, volonté de reconnaissance de pratiques pour les acteurs dont les actions sont cartographiées.

Programme

Anna Maria Stagno (Università di Genova - Universidad del País Vasco, Espagne)
Lire les cartes à la lumière de l’archéologie: pratiques d’usage et conflits d’accès aux ressources communes en Italie (XVIIIe-XXe siècle)

Claudia Damasceno (EHESS, CRBC)
Rhétoriques cartographiques et appartenances territoriales : le cas du Minas Gerais (Brésil) au XVIIIe siècle

Jean-Pierre Le Bourhis (CNRS, CRAPE-ARENES EHESP/Université Rennes 1)
La carte comme un objet-frontière et enjeu de luttes. Conflits d'expertise et controverses locales autour de la cartographie des rivières au XXIe siècle

Discussion générale introduite par Hélène Blais (ENS, IHMC) et Alice Ingold (EHESS, CRH)

Des textes des intervenants peuvent être demandés à Alice Ingold : ingold@ehess.fr

 

Cadre général

Les rencontres s’inscrivent dans le cadre d’un programme de séminaire destiné à favoriser le dialogue entre historiens et utilisateurs de sources historiques, quelle que soit leurs intérêts scientifiques (sciences sociales, sciences de la vie et de la terre). L’objectif est aussi de créer des espaces de rencontre entre chercheurs.

L'un des objectifs prioritaires de ces matinées est de placer le débat à l'interface entre sciences environnementales et sciences sociales et de créer un espace de discussions entre chercheurs. Pour faciliter cet échange, nous proposons de tenir ces rencontres hors des murs de l'EHESS dans un lieu familier aux chercheurs en sciences environnementales.

Les rencontres sont ouvertes aux étudiants de toutes disciplines et tous niveaux à partir du master.

Le séminaire envisage les questions suivantes à partir d’un examen des sources et de leurs usages :

  • Comment penser l’historicité des expériences humaines de l’environnement ? Comment analyser le temps long des phénomènes socio-écologiques ?
  • Comment restituer les processus historiques qui président à la crise écologique, que l’intérêt/engouement pour l’anthropocène pousse à décrire sur le mode de la rupture et de l’irréversibilité ?
  • Comment faire une place aux dynamiques temporelles, jouant à diverses échelles, dans lesquelles les acteurs engagent leurs actions ?
  • Comment se saisir de documents ou d’objets produits par les acteurs pour des finalités - pratiques - différentes de celles de l’enquête du chercheur ?

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Les Allemands à Venise (1380-1520). Autour de Philippe Braunstein

Mardi 10 janvier de 14h30-19h - Journée du CRH

Présentation

Cité italienne, byzantine, métropole coloniale, Venise fut l’une des villes les plus ouvertes de l’Europe médiévale. A son apogée, elle fut entre autres choses une ville allemande. Fruit d’une enquête longue et patiente, le livre de Philippe Braunstein met en lumière cette facette méconnue et essentielle de l’histoire vénitienne. Autour du Fondaco dei Tedeschi, centre des relations avec le monde germanique, s’activent marchands, tisserands, orfèvres, boulangers et imprimeurs, observés à travers leurs réseaux d’immigration, leurs familles, leurs institutions et leurs contributions au dynamisme vénitien. À la fois portrait de groupe et tableau intimiste d’une communauté soucieuse d’intégration, le livre donne à voir les dynamiques à l’œuvre dans la croissance de l’une des métropoles européennes. Mathieu Arnoux (CRH), Pierre Monnet (CRH) et Giuliano Milani (Università di Roma-La Sapienza) débattront autour de l’ouvrage en présence de l'auteur Philippe Braunstein.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris


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Autour d'Alain Dewerpe

Autour d'Alain Dewerpe

Lundi 30 janvier de 9h-18h - Journée du CRH

Présentation

Alain Dewerpe (1952-2015) est l’auteur d’une œuvre importante et diverse. Menés dans le cadre de sa direction d’études à l’EHESS depuis 1991, ses travaux sur la protoindustrialisation,  puis sur le monde des usines aux 19e et 20 siècles, sur les techniques, sur l’organisation du travail et les espaces dans lesquels elle s’est inscrite,  sont devenus classiques. Il n’a cessé de s’y consacrer, seul, avec les étudiants qu’il a formés et dans le programme de travail collectif auquel il a activement  participé avec des historiens et des économistes au sein de l’Atelier Simiand . Le grand livre qu’il a longuement préparé sur l’entreprise italienne Ansaldo et qui était presque achevé à sa mort sera bientôt publié. Mais A. Dewerpe s’est aussi fait connaître par trois grands ouvrages qui relevaient de ce qu’il concevait comme une anthropologie de l’Etat : Un Tour de France royal. Le voyage de Charles IX (1564-1566),( avec D. Nordman et J. Boutier,1984), Espion. Une anthropologie historique du secret d’Etat contemporain (1994) et Charonne, 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat (2006), sans doute son livre le plus connu.

Alain Dewerpe fut un grand historien et un enseignant convaincu. Il fut aussi pour beaucoup d’entre nous un compagnon de travail et un ami. A l’Ecole, dont il a dirigé pendant plusieurs années les Editions et à laquelle il était profondément attaché, il a beaucoup apporté. C’est à tous ces titres que le Centre de recherches historiques a décidé de lui rendre hommage de la manière dont nous voulons espérer qu’il l’aurait souhaitée, en réfléchissant sur son œuvre.


Organisateurs : Jacques Revel et Jean-Paul Zuñiga


Programme

 

Lieu

EHESS (Salles A et B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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19/02/2017