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Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis

Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis

Date limite de dépôt : le 15 janvier 2021 - Appel à communication

Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis (Session S20)
de la 5e Conférence de l'EURHO (European Rural History Organisation)
à Upssala (Suède) du 23 au 26 août 2021

 

The issue of property, either dealing with its definition, the various overlapping of property rights, or with its distribution among social groups, the transfers of land through the market or the inheritance systems, the land use practices, and finally with all kinds of changes over time concerning these topics has since long attracted the interest of historians. With conventional statistical tools, they have greatly advanced our knowledge in this area by working with data at the local or regional or even national scale and by comparing their results. Many unknown factors remain however while this kind of approach is marking time, and while this decline raises a lot of questions. The eclipse of quantitative studies is all the more surprising in that the computer opened up hitherto unexpected perspectives. Today, it is possible to go further with the digital tools that have recently been developed and which offer even more possibilities to improve our analysis and to enhance our knowledge. This is the case with a lot of progress in the automation of manuscript transcription methods, which assist the researcher from data entry to statistical processing. This is the case too with the Geographic Information Systems which provide extremely efficient instruments for spatializing phenomena.

The objective of this panel is to present new applications resulting from these techniques of analysis and representation and to highlight the range of possibilities which are henceforth accessible to develop much finer and more efficient studies than in the past. Property in its social and spatial dimensions will therefore be considered through the prism of these tools, the contributions of which need to be circumscribed. We will focus on the qualitative changes in ownership, on the forms of transaction, on the price systems, on the extent of the movements of ownership through the market, for sale or for rent, on the flows of credit, as well as on the methods of allocation of land and urban buildings through inheritance processes, on the organization of land or the structure of urban housing. We will endeavor to take advantage of the new techniques which are thus offered to us to put these data in relation and ultimately to obtain a better understanding of the functioning of property relations in different societies.

Gérard Béaur, CNRS & EHESS, Paris, France,
Rosa Congost, Universitat de Girona, Spain
Enric Saguer, Universitat de Girona, Spain,
Anne Varet-Vitu, CNRS, Paris, France

 

Calendrier et modalités de soumission

Toutes les propositions de communications qui s’inscrivent dans le cadre de la thématique de cette session sont bienvenues. Elles doivent être déposées sur le site de la Conférence (https://www.ruralhistory2021.se/call-for-papers), avant le 15 janvier 2021 et seront examinées par les organisateurs. Pour plus d’information, contactez : beaur@ehess.fr, rosa.congost@udg.edu, enric.saguer@udg.edu, vitu@ehess.fr

Le genre des célibats

Le genre des célibats

Date limite de dépôt : 1er mars 2021 - Appel à comm

Argumentaire

Si la question du célibat apparaît en filigrane dans les travaux liés au mariage et à la vie familiale et conjugale, ce colloque, organisé par Juliette Eyméoud (EHESS) et Claire-Lise Gaillard (Paris 1, CRHXIX), avec le soutien financier de la Cité du Genre, IdEx Université de Paris, ANR-18-IDEX-0001, lui donnera la première place. Refusant une définition en négatif de l’alliance, définition qui passe forcément à côté de toutes les nuances et complexités du célibat, ces deux journées pluridisciplinaires seront l’occasion de bâtir un outillage théorique commun.

L’historiographie anglosaxonne s’est intéressée de longue date aux célibataires, du Moyen-Age à l’époque contemporaine, toutes classes sociales confondues, hommes comme femmes (Amy M. Froide, John G. MacCurdy). En France, c’est le courant de l’histoire des femmes qui a majoritairement orienté la recherche sur le célibat (Arlette Farge, Cécile Dauphin). Ce dernier a donc fait l’objet d’études portées sur les XIXe et XXe siècles et a quelque peu délaissé le célibat masculin. L’histoire religieuse s’est en revanche penchée sur ce thème, dans une approche à la fois théologique (Nicole Grévy-Pons) et sociale (Myriam Deniel-Ternant, Cindy-Sarah Dumortier). Le célibat est pris dans un ensemble de représentations forgées par notre modernité occidentale qui a fait du couple le modèle normatif. Les sociologues, en allant à la rencontre des célibataires, ont témoigné de leur triste solitude, des difficultés économiques et des stigmates sociaux qui peuvent accompagner cette condition (Pierre Bourdieu, Marie Bergström, Françoise Courtel et Géraldine Vivier). En créant le dialogue entre les disciplines, entre les périodes historiques et les aires culturelles, ce colloque souhaite montrer la pluralité des situations de célibat. Une confrontation des célibats féminins et masculins devrait également permettre de sortir des stéréotypes du vieux garçon et de la vieille fille.

 

Trois axes envisagés

  • 1. Définitions et typologie du célibat : un célibat, des célibats ?

Ce premier axe visera à définir l'objet « célibat » en évitant l'écueil de la définition en négatif. Il faudra s'attacher à identifier la construction historique du célibat comme catégorie juridique, sociale et littéraire. Les dimensions institutionnelles et juridiques en seront un point de départ.
Les communications seront amenées à dresser une typologie des célibats en distinguant plusieurs variables. On isolera par exemple le célibat temporaire dans l'attente d'un mariage, du célibat de circonstance lié à une activité professionnelle, ou encore du célibat définitif et systémique.
Il faudra également redessiner les frontières poreuses du célibat avec le veuvage, la prostitution, le divorce, la jeunesse et la sexualité prénuptiale.
Les variations de genre face aux différents célibats formeront un angle important de notre approche. Le dialogue transdisciplinaire et la confrontation des différents outils méthodologiques devraient permettre d’interroger les définitions possibles du célibat.

  • 2. Vivre le célibat au sein des structures sociales et familiales

Ce deuxième axe étudiera le célibat à hauteur des trajectoires individuelles au sein des structures familiales. La place des célibataires dans ces structures doit, là encore, se décliner au pluriel car la valeur accordée au couple et les logiques d’alliance varient selon les aires culturelles et les périodes historiques.
Le célibat selon qu’il est subi, accepté ou revendiqué façonne différemment les vies des hommes et des femmes. Le célibat structure-t-il plus ou moins profondément la vie sociale, professionnelle ou familiale selon le genre et l’âge des individus ? Intériorisation, rejet ou stratégies de contournement, quelles marges les célibataires ont-ils/elles face aux normes et stéréotypes qui pèsent sur eux/elles ?

  • 3. Intimité, sexualité, vie affective des célibataires

Le troisième axe s’intéressera aux intimités célibataires. Le célibat peut être considéré comme une variable pour étudier les sexualités et vécus affectifs des individus, des relations individuelles aux amitiés collectives. C’est en somme l’ensemble du régime d’intimités du célibat qui pourra être étudié.
Le regard médical sur le corps des hommes et femmes célibataires pourra faire l’objet d’une attention particulière. Nous espérons également entrer en dialogue avec les recherches en psychanalyse et en psychologie.

 

Modalités de soumission des propositions

Un projet de communication, clairement rattaché à l’un des trois axes, et qui ne dépasse pas 3 000 caractères ;
Une courte notice biographique (discipline et champs de recherches, publications).

Le tout est à envoyer avant le 1er mars 2021, aux adresses suivantes :

Le colloque se tiendra sur deux jours, à Paris, en septembre ou octobre 2021. Etant tributaires des circonstances sanitaires, nous attendons d’en savoir plus pour fixer un lieu et une date précise.

Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions

Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions

Vendredi 22 janvier 2021 de 9h45-18h - Journée d'études internationale

Présentation

Dans le cadre de l’appel à projet 2020 de SCRIPTA PSL, l’action Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval propose une exploration de la notion de « programme » dans son application aux réalisations épigraphiques du Moyen Âge latin, en particulier dans le domaine funéraire, et plus généralement dans le cadre des phénomènes commémoratifs à grande échelle.

Les grandes collections épigraphiques ont fait le choix, d’abord pour l’Antiquité, puis pour le Moyen Âge, d’une présentation des corpus en « notices » individuelles. Elles sont fondées sur l’identification et la qualification d’une unité textuelle ou matérielle à laquelle l’éditeur attribue un nom, une date et un numéro, et qui devient dans la pratique de l’épigraphiste ce que l’on désigne sous le nom d’inscription. Les volumes des corpus d’inscriptions pour le Moyen Âge présentent ainsi une succession d’unités ecdotiques plus ou moins concordantes avec la réalité historique, qu’ils mettent à disposition sous forme de fiches juxtaposées, regroupées selon la date, la localisation ou la fonction supposée des inscriptions. En privilégiant de la sorte la création d’une collection épigraphique justifiée par les pratiques de la discipline elle-même, l’édition fabrique une nouvelle réalité documentaire, parfois fort éloignée de l’état historique des inscriptions. Elle sépare en notices ce qui est unique et solidaire dans le lieu épigraphique, elle empêche la saisie des associations visuelles ou matérielles d’un texte à l’autre, elle brise les phénomènes de réseau et de tissage. Si l’édition électronique et sémantique gomme aujourd’hui les inconvénients de cette pratique, rendant la notion de « notice » caduque ou presque, et si l’on saisit par ailleurs les avantages d’une telle présentation par numéro d’entrée, on constate pourtant combien elle a pu nuire à l’analyse connectée des inscriptions et à leur appréhension sur le temps long ou à l’échelle du lieu épigraphique, qu’il s’agisse d’une œuvre d’art, d’un monument, d’une ville.

Parmi les phénomènes épigraphiques encore à étudier du fait de la fragmentation éditoriale se trouve la notion de « programme » à laquelle nous proposons de consacrer cette action SCRIPTA. Très critiquée par les historiens de l’art, elle n’a jamais été envisagée pour la pratique épigraphique alors qu’un certain nombre de sites en Europe témoignent d’une utilisation continue, planifiée et cohérente des inscriptions, principalement dans le domaine funéraire. Les ensembles lapidaires de Maguelonne, d’Elne, de Saint-Bertrand-de-Comminges, de Saint-André-le-Bas de Vienne, de la cathédrale de Tarbes en France, mais surtout ceux d’Alcobaça au Portugal, de San Juan de la Peña et de Roda de Isábena en Espagne offrent des exemples spectaculaires de programmation des usages épigraphiques. La prise en compte de ces ensembles parfois considérables d’inscriptions – 100 textes pour Alcobaça, plus de 230 pour Roda de Isábena – témoigne de la création d’un maillage textuel inscrit dans les structures mêmes des institutions religieuses (le cloître, l’église) accueillant la mémoire des défunts par la sépulture ou la célébration liturgique. Rédigés à des dates différentes, de contenus variés et obéissant à des mises en forme distinctes, ces textes construisent pourtant sur la longue durée un programme funéraire qui informent des intentions commémoratives de la part des promoteurs de ce qu’il convient de désigner sous le nom de campagnes épigraphiques.

Dans ce cadre, l’action Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval entend désolidariser, théoriquement du moins, l’inscription du moment de sa réalisation pour la penser dans la durée de son exposition et dans son fonctionnement avec les autres inscriptions qui viennent s’installer, au fil du temps, dans son environnement pour générer un maillage épigraphique plus ou moins dense. Dans cette construction commémorative, il faudra distinguer l’accumulation du programme, la diachronie de la synchronie, l’unicité du commanditaire de la pluralité des scripteurs, l’homogénéité de la diversité des formes, pour identifier in fine les ensembles relevant d’une véritable planification. Il s’agit donc de prendre le contrepied d’une approche muséographique de l’inscription qui tend à la couper de son milieu et de ses dimensions sociales, pour privilégier une approche « écologique » de l’écriture, incarnée dans un lieu et connectée aux différents objets textuels qu’il contient.

Cette journée d’étude, organisée à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris, propose une réflexion très libre sur cette question à partir d’études de cas ou de définitions. Elle rassemblera une dizaine de chercheurs européens, spécialistes ou non d’épigraphie médiévale, et essaie de cerner les enjeux historiques et méthodologiques du sujet, avec pour objectif l’identification des relations matérielles et immatérielles existant entre les inscriptions d’un même lieu, et l’étude de leurs effets sur les systèmes de commémoration des morts et de représentation des individus et des commun.

Séance accessible en ligne à cette adresse :
https://webconference.ehess.fr/b/deb-pms-zuq

 

Programme

Beyond Obsolescence, Sustainable Development: Discuss the Futures of Industrial Heritage

Beyond Obsolescence, Sustainable Development: Discuss the Futures of Industrial Heritage

Date limite de dépôt : 30 avril 2021 - Apppel à session et à communication

Présentation

This XVIII TICCIH Congress considers the manifestations, discourses, policies, and stakes of industrial heritage — as an artifact, a phenomenon, a tool of empowerment; in communities, societies, or any material or mental environment. It seeks to strengthen the investigation and the understanding of industrial heritage as an inclusive topic to be addressed from diverse geographical regions and disciplinary fields. Subthemes range from the legacies of the Second Industrial Revolution to the future of working-class, company towns to heritage-based sustainable development, deindustrialization to issues of urban preservation.
The theme “Industrial Heritage Reloaded” is designed to encourage a redeployment of reflections and practices beyond classical “post-industrial” formulations coloured by escheat and obsolescence. It thus aims to further decompartmentalize industrial heritage, as instigated by previous congresses. While reserving a space for discussion on buildings and their conservation, as well as, naturally, on other industrial infrastructure and artefacts, the 2021 TICCIH congress in Montreal is designed to perpetuate and renew research and exchanges on less-discussed areas of industrial heritage, by addressing the identity of industrial civilization from the angle of its representations, culture, and territories, and of their documentation and enrichment.

Calendrier et modalités de soumission

The call for session-specific papers for the TICCIH 2021 Congress in Montreal, Canada remains open until 15 January 2021. There is still time to submit a proposal!

The Congress is scheduled to take place 29 August - 4 September 2021.

Please follow this link for a list and descriptions of the paper sessions.

The theme of the overall Congress is "Beyond Obsolescence, Sustainable Development: Discuss the Futures of Industrial Heritage."

Please use the following links to discover more about the Congress and to submit your proposal:

The deadline to submit full papers for accepted proposals is 30 April 2021.

Autour de l'ouvrage Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher, Les révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique, XVe-XXe siècle

Autour de l'ouvrage Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher, Les révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique, XVe-XXe siècle

Lundi 1er février de 15h-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

De l'aube de l’époque moderne au milieu du XXe siècle, les sociétés occidentales ont débattu du changement climatique, de ses causes et de ses effets sur les équilibres écologiques, sociaux, politiques.
On ne se préoccupait alors ni de CO2, ni d‘effet de serre. On pensait par contre que couper les forêts et transformer la planète modifierait les pluies, les températures, les saisons. Cette question fut posée partout où l'histoire avançait à grands pas : par les Conquistadors au Nouveau Monde, par les révolutionnaires de 1789, par les savants et les tribuns politiques du XIXe siècle, par les impérialistes européens en Asie et en Afrique jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Cette enquête magistrale raconte pour la première fois les angoisses et les espoirs de sociétés qui, soumises aux aléas du ciel, pensent et anticipent les changements climatiques. Elle montre que la transformation du climat fut au cœur de débats fondamentaux sur la colonisation, Dieu, l'État, la nature et le capitalisme, et que de ces batailles ont émergé certains concepts-clés des politiques et des sciences environnementales contemporaines. Si, pendant un bref laps de temps, l’industrie et la science nous ont inculqué l’illusion rassurante d’un climat impassible, il nous faut, à l'heure du réchauffement global, affronter de nouveau les révoltes du ciel.
La séance sera animée par Thomas Le Roux, en présence des auteurs Jean-Baptiste Fressoz (CRH) et Fabien Locher (CRH), avec les discussions de Sebastian Grevsmühl (CRH), Amy Dahan (CAK-EHESS) et Sébastien Dutreuil (Université d'Aix-Marseille).

Inscrition obligatoire :
http://listsem.ehess.fr/courses/115/requests/new

Pour en savoir plus sur l'ouvrage

 

Lieu (si présentiel)

EHESS (Salle 2)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Date limite de dépôt : 15 mai 2021 - Appel à comm

Présentation

L’intangible, dans son sens premier, désigne ce que l’on ne peut pas toucher, ce qui est impalpable et inaccessible. Le terme a un deuxième sens et s’applique aussi à ce que l’on ne peut pas modifier, l’immuable. Le rapport de l’historien au temps était au cœur des Forums du CRH de l’année 2018 (« Changement historique et découpages temporels ») et de l’année 2019 (« Tradition et histoire »). Pour le Forum de l’année 2020, nous proposons de centrer le propos non pas sur le temps, mais sur les objets difficilement accessibles à l’historien : l’intangible, au sens de ce qui est hors de portée et qui le demeure par-delà l’enquête historique.
L’objectif de ces journées est de permettre une réflexion collective sur les limites de la saisie historique du passé et sur les manières de contourner ces limites. Quels objets résistent à l’analyse historique ? Comment faisons-nous, dans nos enquêtes et nos lectures des sources, pour tenter de cerner l’indiscernable, de saisir l’insaisissable, d’atteindre l’intangible ou de le faire apparaître ? Cette interrogation pourra être conduite dans trois directions.

D’un côté, on se demandera comment se saisir, en histoire, de ce qui ne laisse pas ou peu de traces : les odeurs, les sons, les gestes, les affects en sont les exemples les plus évidents. On pourrait aussi mentionner la vie domestique, l'économie informelle, la notion de patrimoine immatériel ou la dimension orale de la vie passée. Ces objets de recherche atypiques se sont imposés depuis l’appel inaugural de Lucien Febvre en faveur d’une « histoire des sensibilités », que les travaux d’Alain Corbin, par exemple, ont l’explorées. L’histoire des émotions, foisonnante aujourd’hui, s’empare de cette problématique, mais il existe aussi d’autres voies, comme l’étude des modes de perception sensorielle des acteurs du passé, de leurs savoirs implicites, ou encore de catégories d’acteurs (milieux sociaux « sans voix », vaincus, femmes) ayant laissé peu de traces écrites ou délégitimés dans leur droit à la parole.

La notion d’intangible amène également à questionner d’autres objets qui, à première vue, offrent peu de prise à l’enquête historique. Ainsi, des concepts « en creux » comme le vide, le silence, l’oubli constituent souvent les angles morts d’une recherche, car ils sont difficiles à appréhender en tant que tels et demandent, pour le faire, de ruser avec les sources. Il en va de même de l’absence : comment interpréter un manque de données, une césure dans une série de documents, un blanc sur une carte, la disparition d’un texte ?

Dans ces différents cas, la question du choix des sources est centrale. Ce sont parfois les tableaux, les peintures, les images scientifiques et techniques qui donnent accès à l’intangible. Réfléchir à l’intangible en histoire, enfin, permet d’ouvrir un questionnement plus large sur la part d’implicite et d’insaisissable de nos travaux. L’enquête historique elle-même produit de l’intangible : certains éléments ne peuvent être saisis et sont laissés à la marge, non pas du fait du manque de documents, mais en raison des choix opérés, du découpage de l’objet, des connaissances de l’historien ou de ses motivations inconscientes. Dans le même ordre d’idées, on peut se demander jusqu’à quel point il convient de chercher à dévoiler l’intangible. Est-ce légitime ? Ces quelques pistes de réflexion sont indicatives ; le champ du questionnement autour de la notion d’intangible reste pleinement ouvert. Nous acceptons les propositions individuelles et collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.

 

Calendrier et modalités de soumission

Ces quelques pistes de réflexion sont indicatives ; le champ du questionnement autour de la notion d’intangible reste pleinement ouvert. Nous acceptons les propositions individuelles et collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.
Nous attendons vos propositions avant le 15 mai 2021 à adresser à :

thomas.le-roux@ehess.fr et beatrice.delaurenti@ehess.fr.

Merci d’indiquer dans votre réponse si vous avez un jour de préférence parmi les deux dates proposées. Le Forum du CRH se tiendra à Paris les 22 et 23 juin 2021.

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Autour de l'ouvrage de Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher

Débat - Lundi 1 février 2021 - 15:00De l'aube de l’époque moderne au milieu du XXe siècle, les sociétés occidentales ont débattu du changement climatique, de ses causes et de ses effets sur les équilibres écologiques, sociaux, politiques. On ne se préoccupait alors ni de CO2, ni d‘effet de serre (...)(...)

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Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions

Journée(s) d'étude - Vendredi 22 janvier 2021 - 09:45Dans le cadre de l’appel à projet 2020 de SCRIPTA PSL, l’action Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval propose une exploration de la notion de « programme » dans son application aux réalisations épigraphiqu (...)(...)

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Appel à communication - Lundi 1 mars 2021 - 00:00ArgumentaireSi la question du célibat apparaît en filigrane dans les travaux liés au mariage et à la vie familiale et conjugale, ce colloque, Organisé par Juliette Eyméoud (EHESS) et Claire-Lise Gaillard (Paris 1, CRHXIX), avec le soutien financie (...)(...)

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22/01/2021