Actualités | Archives

2018

Pourquoi faire une thèse d'histoire aujourd'hui ?

Pourquoi faire une thèse d'histoire aujourd'hui ?

Vendredi 12 janvier de 14h-18h - Demi-journée d'étude

Présentation

« Que fabrique l’historien, lorsqu’il « fait de l’histoire » ? À quoi travaille-t-il ? Que produit-il ? Interrompant sa déambulation érudite dans les salles d’Archives, il se détache un moment de l’étude monumentale qui le classera parmi ses pairs et, sorti dans la rue, il se demande : Qu’est-ce que ce métier ? »

Michel de Certeau, « L’opération historiographique »,
L’écriture de l’histoire
, Paris, Gallimard, 1975, p. 77

Que fabrique le doctorant, lorsqu’il « fait sa thèse d’histoire » ?, pourrions-nous nous demander à notre tour. Michel de Certeau propose de considérer l’histoire comme une « opération », c’est-à-dire « la combinaison d’un lieu social, de pratiques “scientifiques” et d’une écriture », i.e. « le rapport entre une place (un recrutement, un milieu, un métier, etc.), des procédures d’analyse (une discipline) et la construction d’un texte (une littérature). »[1] Un groupe de doctorants du CRH invite ses collègues à réfléchir sur ces questions qui intéressent - et rassemblent - tous les doctorants du CRH, et de l’EHESS.

Si le CRH a fait l’objet d’enquêtes historiques et réflexives (notamment en 2005 pour le cinquantenaire[2]), l’implication des doctorants en son sein a reçu quant à elle moins d’attention. Or, le CRH compte à ce jour 178 doctorants inscrits, qui appartiennent à la fois au plus grand laboratoire d’histoire et à la plus grande école doctorale de France[3]. Aujourd’hui, la place des sciences sociales et des chercheurs dans la société fait l’objet de réflexions renouvelées, à l’instar du doctorat dont les formes et les exigences évoluent rapidement. Les chercheurs du CRH et de l'École, dans leur grande diversité, privilégient les approches ouvertes, transversales et interdisciplinaires et partagent une pensée et une pratique, dont le recoupement mérite par ailleurs d’être interrogé. Il nous appartient, en tant que doctorants, de nous interroger sur notre inscription dans ce lieu.

La demi-journée d’études cherche donc à engager une réflexion commune et un débat collectif autour de la question : « pourquoi faire une thèse d’histoire aujourd’hui ? », à la croisée de ces trois fronts : institution, doctorat, société. Les présentations courtes sur la manière dont chacun d’entre nous - dès la première année de doctorat -  appréhende ses recherches, feront émerger différentes visions de l’histoire dont il s’agira de débattre. Plusieurs conceptions de la recherche historique peuvent coexister, converger, voire s’affronter. De façon non limitative, nous suggérons ici des thématiques variées qui peuvent nourrir la trame de cette journée : une conception militante, une position plus scientiste, une volonté d’ancrage dans des questions d'actualité, la nécessité de l’autonomie de la recherche historique, ou encore un questionnement conjoint de l’utilisation de concepts dans le débat public et les sciences sociales, etc. Cette journée, dont nous souhaitons souligner le caractère proprement expérimental, fera apparaître des points de rassemblement et de fracture à partir de la multiplicité de nos expériences. Ce sera l’occasion d’envisager l’émergence d’une voix commune qui aurait vocation à se constituer en programme théorique potentiel. C’est un premier pas dans l’affirmation de notre génération de doctorants du CRH. A nous aussi de tenter l’expérience !

Comité organisateur : Aliénor Cadiot, Sarah Claire, Gabriela Goldin-Marcovich et Romain Trichereau


[1] Michel de Certeau, « L’opération historiographique », L’écriture de l’histoire, Gallimard, 2002, [1975], p. 78-79.

[2]« Pour une histoire de la recherche collective en sciences sociales. Réflexions autour du cinquantenaire du Centre de recherches historiques », Cahiers du Centre de recherches historiques, n°36, 2005. On peut également se référer au grand nombre d’écrits sur l’école des Annales. Voir par exemple les articles à l’occasion des anniversaires de la revue, notamment Fernand Braudel, « Les “nouvelles” Annales », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1969, vol. 24, n° 3, p. 571, et Jacques Revel, « Histoire et sciences sociales : le paradigme des Annales », Annales. ESC, 1979, vol. 34, n°6, p. 1360-1376.

[3] L’école doctorale 286 comptait 1592 doctorants pour l’année scolaire 2016-2017.

 

Programme

14h00 - Accueil des participants

14h10 -  Ouverture, présentation et introduction

14h30 - Christophe Austruy, « Des faits, des idées et des concepts : les passages et passagers de l’historien »

14h50 - Baptiste Bonnefoy, « À quoi sert la thèse en sciences sociales dans un contexte de crise des sciences sociales ? »

15h10 - Pause

15h25 - Felipe Freller, « L’histoire conceptuelle du politique : une vision historique des problèmes politiques actuels »

15h45 - Gwénaël Glâtre, « La relation entre histoire et pouvoirs, la quête des origines et la curiosité indiscrète de l'historien-citoyen »

16h05 - Discussion finale

16h45 - Conclusion

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Les états modifiés de conscience

Les états modifiés de conscience

Jeudi 11 janvier de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

  • Christian Sueur, psychiatre
    Le renouveau des utilisations thérapeutiques des substances psychédéliques

  • David Dupuis, anthropologue, post-doctorant Durham University (UK)
    L’ayahuasca parle aux Français. Pèlerinages psychotropiques en Amazonie péruvienne

  • Discutant : Vittorio Biancardi, anthropologue, doctorant EHESS

Depuis la nuit des temps, les humains (et peut-être bien aussi nos amies les bêtes) semblent chercher à s’évader des limites des sens, du raisonnement « normal », d’une conscience limitée. Que ce soit par la méditation, l’hypnose, le yoga, la transe chamanique, mystique ou musicale, l’envie de dépasser la conscience ordinaire peut emprunter différentes voies. Le recours aux plantes et aux substances psychédéliques en est une, pratiquée traditionnellement par des tribus « indiennes » et depuis la génération de 68 par des « tribus d’indiens métropolitains ». Expérimentées en psychiatrie dans les années 1940-60, remplacées par les neuroleptiques à la faveur du prohibitionnisme, les substances psychédéliques ont fait ces dernières années leur retour dans les psychothérapies. Par « micro doses » ou « justes doses », les facultés des psychédéliques à agir sur des circuits normalement inhibés du cerveau suscitent l’intérêt tant des professionnels de la santé que des usagers de psychotropes. Paradoxalement, une des utilisations expérimentales des substances psychédéliques qui est de plus en plus en vogue aujourd’hui est celle des plantes psychédéliques comme aide au sevrage des opiacés. Avec les psychédéliques, on assiste à la rencontre des savoirs médicaux traditionnels, modernes et expérientiels.

 

Christian Sueur, psychiatre, praticien hospitalier, spécialisé en addictologie. Il a travaillé depuis le début des années 1980 dans diverses institutions d’accueil et de soins pour toxicomanes, puis au sein de Médecins du Monde. Il a été cofondateur et responsables des « Missions Rave », où il a œuvré à mettre en place des actions de « Réductions des risques » chez les jeunes consommateurs de substances psychédéliques et entheogenes fréquentant les évènements festif techno. Il a publié de nombreux articles sur les drogues de synthèse et leur consommation à la fin du siècle dernier, en croisant différentes approches, cliniques, anthropologiques, sociologiques, pharmacologiques, et en visitant leurs diverses utilisations thérapeutiques telles qu’elles ont été pratiquées de par le monde.

David Dupuis est docteur en Ethnologie - Anthropologie Sociale (EHESS, Paris), chercheur post-doctorant à l’Université de Durham (Fondation Fyssen). Sa recherche doctorale, appuyée sur dix-huit mois d'enquête en haute-Amazonie péruvienne, s'est concentrée sur les innovations rituelles, les modes de transmission des savoirs religieux et la question de l'efficacité thérapeutique dans le contexte des reconfigurations contemporaines du curanderismo péruvien impliquées par l’émergence du « tourisme chamanique » et l'internationalisation de l'ayahusasca.

Vittorio Biancardi est doctorant au CRH/EHESS. Son travail de recherche, qui relève d'une méthodologie à la fois historique et anthropologique, est axé sur l'usage à faible dose des drogues dites psychédéliques dans une période comprise entre 1943 (année de la découverte de la LSD-25) et aujourd'hui.

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Home as a Place for Anti-Jewish Persecution in European Cities

Home as a Place for Anti-Jewish Persecution in European Cities

11 et 12 janvier - Conférence internationale

Présentation

Comité scientifique : Isabelle Backouche (EHESS-CRH), Sarah Gensburger (CNRS-ISP), Eric Le Bourhis (FMS-ISP), Constance Pâris de Bollardière (American University of Paris), Brian Schiff (American University of Paris)

Co-organized by:
The George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights and Conflict Prevention, American University of Paris
Le Centre de Recherches Historiques, EHESS-CNRS
L'Institut de Sciences sociales du Politique, Université Paris Nanterre-ENS Paris Saclay-CNRS

The History of the Holocaust has taken a spatial turn, borrowing concepts and tools from geography. However, recent local and spatial studies deal almost exclusively with the killing areas, camps, and ghettos. They pay less attention to the “ordinary” western and southeastern European cities where persecution proceeded in a looser space. Anti-Jewish persecution invaded spaces of everyday life in European cities: public spaces, work places and private spaces such as homes. In this landscape not only Jews and agents of persecution appear but also their immediate residential environment: concierges, neighbors, nannies, landlords, property managers, sub-tenants, local administrations, etc.

This conference intends to bridge various perspectives and methods and focus on urban housing as a place for anti-Jewish persecution. We gather social scientists from various fields to confront various methods investigation and cases, in Reich cities but also in Western and Eastern European occupied cities. Inspired by the organizers’ current research on the Parisian case, the conference will deal with policies of seizure and reallocation of the apartments of the Jews in Paris, but will not be restricted to those questions.

 

Programme

Lieu

Jeudi 11 janvier

American University of Paris
6, rue du colonel Combes
75007 Paris

Vendredi 12 janvier

Shoah Memorial (Auditorium)
17, rue Geoffroy l’Asnier
75004 Paris

Lumières d’été なつのひかり

Lumières d’été なつのひかり

Vendredi 12 janvier de 17h-21h - Projection-débat

Présentation

Akihiro, réalisateur japonais, vient de Paris, où il vit, interviewer à Hiroshima des survivants de la bombe atomique. Profondément bouleversé par ces témoignages, il fait une pause et rencontre dans un parc une étrange jeune femme, Michiko, métaphore du processus mémoriel. Petit à petit, il se laisse porter par sa gaité et décide de la suivre pour un voyage improvisé à travers la ville, jusqu’à la mer.
 
En présence du réalisateur Jean-Gabriel Périot
avec
Florence Hachez-Leroy (Grhen- CRH, EHESS)
Nicolas Pinet (CRJ-CCJ, EHESS)
Sezin Topçu (CEMS-IMM, EHESS)
 

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Contact: crj@ehess.fr

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

La sociologie de la ‘personne’

La sociologie de la ‘personne’

Lundi 15 janvier de 16h-19h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Avec au fond un regard critique de la société moderne, la sociologie de la « personne » s'installe dès le départ dans une perspective comparative qui se veut unifiante (il faut rappeler aux modernes le « roc humain » sur lequel se bâtit également leur propre société) mais qui encourt toujours le risque de perdre cette unité. La primauté accordée à l'« individu » ou à la « personne » devient dans ce cas stratégique : elle véhicule une certaine thèse au sein de la « comparaison radicale », à l'intérieur d'une tension entre radicaliser la différence ou reconstituer l'identité. On peut notamment distinguer quatre types de thèses : 1) les modernes sont les seuls individus, car l'individualisation, qui a pour origine et effet un type singulier de société, n'est pas à la portée de tous. 2) Les modernes sont les seuls individus mais ne sont pas que des individus, car l'individualisation étant nécessairement désocialisante doit toujours se combiner avec d'autres principes que les modernes partagent avec les traditionnels. 3) Moderne ou pas, nous sommes tous des personnes, car l'élaboration de la personne s'ensuit directement des exigences fondamentales de toute vie sociale. 4) Moderne ou pas, nous sommes tous des individus, car l'individuation est d'abord l'aboutissement d'une opération mentale de tout homme avant de servir à structurer la société. Jing Xie, professeure invitée de l'EHESS par Bruno Karsenti,  interviendra donc sur les différentes « stratégies » au sein de la sociologie de la « personne », dans la tradition française, de Durkheim au structuralisme, en élargissant ses réflexions récentes sur le cas de la Chine - Pablo Blistein en sera le discutant.

Xie Jing enseigne à la faculté de philosophie de l'université Fudan à Shanghaï. Elle est membre associée du LIER (EHESS/CNRS, Paris). Elle a fait une thèse à l’EHESS de Paris sous la direction de Vincent Descombes sur la philosophie sociale holiste en France. Ses domaines de spécialité comprennent : la philosophie sociale, l’histoire conceptuelle de la sociologie française et de l’anthropologie structurale, les théories de la modernité.

 

Lieu

EHESS (Salle A04_47)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

De quoi témoigne le

De quoi témoigne le "roman sans fiction"? Javier Cercas et les savoirs de la littérature dans l'Espagne contemporaine (2001-2017)

Vendredi 26 janvier de 11h-13h - Conférence

Présentation

Le Groupe d'études ibériques (GEI-CRH) et le séminaire "Savoirs du témoignage"
ont le plaisir de vous annoncer l'intervention d'Agnès Delage (Université d'Aix-Marseille) sur le thème : De quoi témoigne le "roman sans fiction"? Javier Cercas et les savoirs de la littérature dans l'Espagne contemporaine (2001-2017)
 
Javier Cercas est professeur de littérature à Gérone et écrivain.
En 2001, il publie Les soldats de Salamine, "récit réel" dont le franc succès lui vaudra d'être traduit dans de nombreux pays, dont la France en 2002, et d'être adapté au cinéma par David Trueba. Le livre porte sur la guerre civile espagnole et plus particulièrement sur l'exécution manquée, le 30 Janvier 1939, d'un intellectuel fondateur de la Phalange : Rafael Sanchez Mazas.

Il est l'auteur de quatre romans, de plusieurs recueils de chroniques, et de récits. Actes Sud a publié "Les Soldats de Salamine" (2002), "A petites foulées" (2004) et "A la vitesse de la lumière" (2006).
Il remporte le prestigieux Prix Méditerranée étranger en 2014 pour cinquième roman, "Les lois de la frontière" (2014) qui remporte le prestigieux prix Méditerranée étranger et le prix du Livre européen - catégorie fiction.
Son œuvre est traduite dans plus de vingt langues.

Lieu

EHESS (Salle 2)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Littérature, histoire. Lectures médiévales croisées

Littérature, histoire. Lectures médiévales croisées

Vendredi 26 janvier de 13h à 16h - Rencontres

Présentation

Les frontières entre la littérature et l’histoire sont poreuses au Moyen Âge, suscitant maints questionnements sur l’écriture de l’histoire : ceux que se posent aujourd’hui les médiévistes littéraires et historiens — entretenus et ravivés par la vogue des romans se colletant à l’histoire —, ceux que se posaient, plus ou moins diffusément, les médiévaux eux-mêmes. La nature des sources, textes « littéraires », archives et chartes, et le canevas du récit, ou sa poétique, induisent en effet le rapprochement des deux disciplines. Mais la littérature comme l’histoire supposent des méthodes d’approche fort différentes et parfois conflictuelles. L’historien s’approprie les textes littéraires pour aborder l’objet envisagé ; le littéraire s’efforce de débusquer une saisie du réel dans les textes où l’histoire côtoie la fiction, laquelle introduit toujours « un surcroît de rationalité » (Jacques Rancière, Les Bords de la fiction, 2017).

L’objectif de ces rencontres, conçues comme des ateliers, est de soumettre des textes médiévaux et des « genres » circonscrits à la double lecture d’historiens et de littéraires, afin de mettre en évidence la singularité, mais aussi la nécessaire complémentarité des deux disciplines.

  • Vendredi 26 janvier 2018

Sylvain Piron (EHESS), Antonio Montefusco (Università Ca' Foscari de Venise) : « Autour de Dante : la question de la poésie italienne »

  • Vendredi 18 mai 2018

Pierre Chastang (Versailles Saint Quentin en Yvelines), Éléonore Andrieu (Université de Toulouse le Mirail) : « Autour de Guilhem/Guillaume d'Orange : écritures, textes, documents »

Contacts :

Lieu

Université Paris Sorbonne Nouvelle
Salle de l’École doctorale de Littérature française et comparée
(Salle Max Milner, escalier C, 2e étage)
17, rue de la Sorbonne
75005 Paris

http://www.univ-paris3.fr/cema

"Parler des drogues sous un jour favorable". Contraintes légales et politiques

Jeudi 8 février de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

 

 

L’article L3421-4 du Code de la santé publique dispose que la présentation sous un jour favorable de l’usage illicite de stupéfiants est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Conçue pour décourager le prosélytisme du consommateur de drogues, cette incrimination a un spectre d’action qui s’étend bien au-delà de ce simple cas de figure. C’est en effet l’ensemble des propos, publics et privés, de tout un chacun qui se trouve contraint par cette disposition législative. La loi pénale étant d’interprétation stricte, on peut se demander dans quelle mesure l’article L3421-4 du Code de la santé publique s’oppose à la description objective de tous les effets, y compris hédoniques et thérapeutiques des drogues classées illicites. En l’absence de réponse jurisprudentielle précise, l’interdit symbolique demeure. Quels en sont aujourd’hui les effets dans l’ordre des discours scientifique, politique et médical ?

Renaud Colson est maître de conférences à la faculté de droit et des sciences politiques de l’université de Nantes et honorary lecturer à l’université de Cardiff. Il a été accueilli en qualité de British Academy visiting fellow à l’université de Cardiff en 2008, de Marie Curie fellow à l’Institut universitaire européen (Florence) de 2011 à 2013, et de visiting scholar à l’Institut d’étude avancée de l’université Jawaharlal Nehru (New Delhi) en 2016. Renaud Colson a travaillé sur des sujets variés (droit processuel, droit pénal européen, criminologie...). Il a récemment dirigé deux ouvrages collectifs consacrés aux politiques des drogues : Les drogues face au droit (PUF, 2015) et European Drug Policies: The Ways of Reform (Routledge, 2017).

Ivana Obradovic est sociologue, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques liées aux drogues, en particulier dans le champ pénal. Elle est directrice adjointe de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et chercheure associée au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Elle a enseigné à l’Université de Picardie Jules-Verne et à Sciences Po Paris. Ses travaux les plus récents portent sur la comparaison internationale des politiques menées à l’égard du cannabis, avec un intérêt particulier pour les initiatives de régulation menées aux Etats-Unis, en Uruguay et au Canada.

Didier Jayle. Ancien président (2002-2007) de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), Didier Jayle est professeur d’addictologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) et médecin dans le service d’immunologie de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou. Il est aussi directeur de la publication de vih.org et de la revue Swaps.

William Lowenstein est spécialiste en Médecine interne et addictologue. Auteur de nombreux livres sur les drogues et les dépendances, il a écrit plus de 60 publications médicales à impact factor. Il est président de SOS Addictions depuis janvier 2002. Président du Groupe T2R -Addictologie à la DGS / Ministère de la Santé. Co-Auteur avec le Dr L. Karila de Tous addicts. Et après ?, Paris, Flammarion, 2017.

 

 

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

Plus d'actualités

CRH (UMR 8558)

EHESS
54, boulevard Raspail
75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 24 42

Direction du CRH :
Fanny Cosandey

Béatrice Delaurenti
Thomas Le Roux

Dernière modification :
19/02/2018