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2017

Michel de Certeau et la littérature

Michel de Certeau et la littérature

19 au 21 avril - Colloque international

Présentation

« Littérature », « littéraire », « roman », « fiction », « poétique », sont des mots qui apparaissent fréquemment dans l’oeuvre de Michel de Certeau, souvent encadrés de guillemets. Mais dans sa production foisonnante, allant de la mystique du « Siècle des saints » aux cultures contemporaines, de l’écriture de l’histoire à celle de la psychanalyse, que désignent-ils exactement, de quoi sont-ils les noms ou les opérateurs ? Quel « pratiquant » de la « littérature » révèlent-ils ? Et quel écrivain ? Autant de questions que ce colloque international, organisé par Jean-Christophe Abramovici (Paris-Sorbonne, CELLF) et Christian Jouhaud (CRH-Grihl), se donne pour horizon, en portant le regard aussi bien sur les enjeux théoriques d’une pensée et d’une écriture qu’en s’arrêtant sur une série de « lieux » littéraires de l’œuvre.

 Contacts :  christian.jouhaud@ehess.fr,  Jean-Christophe.Abramovici@paris-sorbonne.fr

 

Programme

 

Lieu

Mercredi 19 avril
Université Paris (Sorbonne (Salles des Actes)
54, rue Saint-Jacques
75005 Paris

Jeudi 20 avril
EHESS (Salle 1/2 du Conseil)
54,; boulevard Raspail
75006 Paris
 
Vendredi 21 avril
Université Paris-Sorbonne
Maison de la Recherche (Salle D040)
28, rue Serpente
75006 Paris
 
Usages traditionnels et modernes de psychotropes

Usages traditionnels et modernes de psychotropes

Jeudi 27 avril de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

  • Silvia Vignato, anthropologue, Professeure à l’Université de Milano-Bicocca : Métamphétamines et ganja : la drogue dans l’environnement rural villageois en Aceh (nord-ouest de Sumatra)
  • Eric Wittersheim, anthropologue, MC à l’EHESS de Paris
    Consommation et prohibition du Kava dans les îles du Pacifique

Discutant : Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions

 

Dans cette séance, nous nous interrogeons sur les usages traditionnels et modernes de psychotropes, prenant comme terrain d’observation l’Indonésie et les îles du Pacifique. Dans ces régions, la consommation de certaines substances psychotropes est ancestrale et diffuse dans la population, qu’il s’agisse du bétel, de l’opium, du cannabis, de champignons psilocybes ou du kava.
Cette dernière substance, une boisson extraite d’une plante océanienne de la famille du poivrier, est consommée depuis des siècles aux îles Vanuatu, épicentre de sa culture, et s’est répandue dans toutes les îles du Pacifique et en Australie à des époques plus récentes. L’expansion géographique de sa consommation a produit une législation prohibitionniste dans plusieurs pays importateurs au début des années 2000, mais depuis sa légalité ou illégalité est très controversée dans plusieurs pays.
Dans la province d’Aceh, au nord-ouest de Sumatra, première région islamisée d’Indonésie au XIIIe siècle, « véranda de La Mecque », où depuis 2001 est appliquée la Charia, la ganja est traditionnellement consommée par une partie importante de la société. Plus récemment, c’est la consommation de métamphétamines qui s’est diffusée dans cette société rurale, martyre du tsunami de 2004, la stricte prohibition de l’alcool contribuant probablement à la recherche d’autres psychotropes.

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

L'écriture de l’histoire, une lutte nationale ?

L'écriture de l’histoire, une lutte nationale ?

Mardi 25 avril de 19h30-21h - Conférence

Présentation

Entre la fondation du Yivo à Wilno et le regard porté sur l’histoire des Juifs de France, cette séance du cycle De l'histoire juive à l'histoire des juifs, coordonné par Sylvie Anne Goldberg, examine les différences existant entre une histoire juive envisagée de l’intérieur et une histoire tournée vers l’extérieur. Y participent Thomas Chopard - docteur de l’EHESS, où il a soutenu en 2015 une thèse sur les violences antisémites et les pogroms en Ukraine pendant la révolution de 1917 et la guerre civile. Il est à présent Postoctoctoral Fellow en études juives à l’Institute of Historical Research (IHR) de l’University of London ; et Mathias Dreyfuss - doctorant à l'EHESS où il prépare une thèse intitulée « Fabrique des archives, fabrique de l'histoire : la construction des sources de l'histoire des juifs en France (fin XVIIIe siècle - années 1930) » sous la direction de Sylvie Anne Goldberg. Il est responsable du service éducatif du mahJ depuis 2008 et a été commissaire de l'exposition « Radical Jewish Culture. Scènes musicale New York » en 2010.

En savoir plus

 

Lieu

Musée d'art et d'histoire du judaïsme (mahJ)
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
 

Quand la famille jaillit : L’héritage jacent et la succession vacante entre tutelle institutionnelle et appartenance locale

Quand la famille jaillit : L’héritage jacent et la succession vacante entre tutelle institutionnelle et appartenance locale

Vendredi 20 janvier de 9h30-18h - Journée d'étude

Présentation

L’étude des stratégies utilisées par les institutions familiales pour assurer la continuité et la pérennité du nom de la maison, de son patrimoine, de la mémoire des défunts, etc. est un des topos de l’histoire sociale comme de l’anthropologie. De telles stratégies ont été tout d’abord analysées dans une perspective pour ainsi dire « interne » à celles qu’une longue tradition d’étude considère comme de réelles et véritables « corporations familiales ». Sont en effet analysées les ressources et les tactiques adoptées par les « représentants / administrateurs » de ces corporations (échanges et alliances matrimoniales, testaments et donations, fondations de fidéicommis / majorat ou de chapellenie) pour parvenir à garantir la perpétuation de la corporation, ainsi que la nomination, de génération en génération, d’un digne « représentant / administrateur »  du corps.

Le moment de la crise et de l’échec de telles stratégies de reproduction a fait l’objet en revanche d’une moindre attention. Quand la maison se trouve privée, temporairement ou de façon permanente, de « représentant / administrateur » (soit parce que temporairement absent, incapable ou frauduleusement défaillant soit parce qu’inexistant) à qui revient la charge des obligations économiques, sociales, religieuses, etc., qui relèvent des membres du corps et de l’institution domestique dans son ensemble ? A qui incombe la protection des lointains héritiers absents qui ne sont pas en mesure de réclamer l’héritage, tout comme les créanciers et toutes les obligations envers des tiers ? A qui revient de s’occuper des droits des biens matériels ou des âmes des défunts, considérées elles-mêmes comme des entités juridiques (encaissant par exemple les rentes immobilières, payant pour les legs pieux ou en mémoire des aïeux, mais s’assurant aussi que le patrimonium ne dépérisse pas et ne soit pas indûment détourné) ? A qui revient enfin de protéger les communautés contre les effets pervers liés à l’incapacité des corporations familiales à assumer leurs propres devoirs (par exemple le paiement des impôts, les participations à l’entretien des ressources locales et à la vie cérémonielle, le maintien des frontières entre membres et non membres de la communauté, etc.) ?

Dans une société à maisons l’intérêt de la perpétuation des corporations familiales dépasse ces mêmes institutions. Ces corps revêtent en réalité un rôle fondamental dans l’ordre constitutionnel et sociopolitique de la res publica, et sont l’unité de base de la production et reproduction sociale et économique.

Face aux risques continuels de crise et d’extinction de la maison, tant les institutions souveraines et communautaires que le système économique dans son ensemble, développent des dispositifs juridiques, sociaux et institutionnels destinés à soutenir la solvabilité économique et constitutionnelle des institutions familiales, en se chargeant et en se substituant, en dernière instance, à la maison lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’assumer (ou cherche frauduleusement à se soustraire) à son devoir premier de garantir ad infinitum un “représentant/administrateur” capable de prendre en charge les obligations du corps. Si nous voulions utiliser une comparaison moderne, nous dirions que, quand l’administrateur pro tempore de la corporation domestique vient à manquer, les institutions communautaires, religieuses et souveraines développent des méthodes de commissionnement, de protection et de tutelle confiée à une sorte de curateur de faillite, destinées à gérer et honorer les obligations envers des tiers. L’ordre social entier serait en réalité miné si la confiance dans la solvabilité des institutions familiales, comme noyau de la production et de la reproduction sociale, était affaiblie. Ces dispositifs de tutelle, en outre, ont toujours un double mérite : d’une part, ils représentent des mécanismes fonctionnels de contrôle social et d’intervention des entités supérieures (laïques et ecclésiastiques) dans les dynamiques internes aux corps ; de l’autre, ils offrent à ces derniers de précieux instruments pour revendiquer des droits et répondre aux risques de faillite.

La journée d’étude se propose d’analyser justement ces dispositifs de tutelle et les institutions préposées à affronter le problème de la faillite de l’institution domestique, en focalisant l’attention sur le moment de la transmission intergénérationnelle des biens, droits et obligations. Elle se propose en particulier de concentrer l’attention sur la gestion de ce que l’on appelle les héritages jacents (les patrimoines qui restent temporairement sans propriétaire en attendant que l’héritier légitime en revendique la possession) et les héritages ou biens vacants (les patrimoines restés sans propriétaire par l’extinction des lignées de succession). Les processus dont on a restitué plus haut les logiques de l’articulation à partir de terrains ibériques et latins paraissent ne pas être spécifiques à ces seuls espaces géo-historiques. Au contraire, l’hypothèse de base qui est soumise à discussion est que différentes sociétés, dans le temps et l’espace, ont dû affronter un même problème : garantir qu’aucun patrimoine ne reste sans propriétaire afin d’assurer l’accomplissement des obligations réciproques et de protéger les relations sociales et économiques (par exemple à travers le paiement des dettes et des crédits aussi bien séculiers que spirituels, matériels que symboliques, ainsi que l’exécution des obligations fiscales ou cérémonielles, etc. ).

Ainsi, il est proposé de réfléchir autour de quelques thèmes généraux propices à générer une réflexion comparative. Une série (qui ne doit certainement pas être exhaustive) de questions pourrait être résumée comme suit.

En premier lieu, à qui sont les biens qui restent sans héritiers, ceux qui dans la terminologie du droit romain sont définis comme les biens « vacants » ? Qui est, en d’autres termes, l’héritier en dernière instance de tels biens ? Qui agit en tant qu’exécuteur testamentaire des familles qui risquent l’extinction ou qui s’éteignent ? A travers quelles institutions ces personnes interviennent-elles, et comment sont administrés les biens qui restent également temporairement « vacants », comme par exemple justement dans le cas d’un héritage jacent ? Quel rôle jouent les domaines coloniaux de la première époque moderne dans la création de nouvelles institutions et dans l’évolution de celles d’origine médiévale ?

Dans un second temps, comme sont protégés les droits des héritiers absents, ou incapables, pour maintenir les liens sociaux ? Quels institutions et instruments de tutelle sont mis en œuvre par les entités supérieures pour prendre soin de ces droits et de ces patrimoines ? Comme sont identifiés les héritiers légitimes et comment sont recueillies les informations les concernant ? De quels dispositifs et institutions les héritiers absents peuvent-ils user pour protéger leurs propres droits et biens précaires ? Comme sont protégés, en outre, les droits des « personnes » qui à cause de leur nature « immatérielle » (les âmes des défunts, les legs pieux, etc.) ont besoin de la nomination perpétuelle d’un curateur et d’un administrateur « matériel » ?

En troisième lieu, quelles sont les techniques adoptées pour légitimer de telles appropriations ? Quel usage est fait des biens restés vacants quand ils sont attribués à l’entité souveraine ou à la communauté ? Quel rôle jouent ces biens et ces pratiques dans la création et la perpétuation des appartenances locales et supra-locales ? Comment sont redistribuées et gérées les obligations des maisons envers les entités auxquelles elles sont liées par des mécanismes de responsabilité solidaire, et envers la société dans son ensemble ?

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

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Genealogy and Social Status in the Enlightenment  Rationalité généalogique et statut social au temps des Lumières

Genealogy and Social Status in the Enlightenment Rationalité généalogique et statut social au temps des Lumières

12 et 13 janvier - Colloque international

Présentation

Le siècle des Lumières a été décrit à juste titre comme hostile à la culture de la lignée et du lignage de l’époque moderne. Célébrant leur époque comme étant l'âge de la modernité et du progrès, beaucoup de contemporains, y compris de nombreux nobles, ont salué la nécessité de construire des hiérarchies sociales fondées sur le mérite et la conscience citoyenne plutôt que sur la naissance et la tradition. Il s’agissait en somme de poser, de manière “moderne”, le vieux débat médiéval et renaissant opposant le mérite personnel au mérite hérité. On aurait remis alors également en cause la valeur historique des récits de famille, pratique sociale constituant un puissant ciment identitaire mais désormais décriée. Dans cette optique, il était évident que l'idée de la « grande chaîne des êtres » ou celle du sang aristocratique ne respectaient aucun principe rationnel.

Toutefois, des études récentes ont remis en question cette distinction postulée entre des cours pétries de préoccupations lignagères d’une part et des salons « égalitaires » de l’autre. Que ce soit implicitement ou de manière plus ouverte, les distinctions reposant sur la naissance jouaient en effet encore un rôle essentiel au temps des Lumières. Légendes familiales, confections d’arbres généalogiques ou, de manière plus pragmatiques, construction de la parenté et mises en scènes de la commune appartenance familiale dans diverses situations de la vie sociale, continuent d’être des outils mobilisés par les acteurs sociaux, qu’ils soient nobles ou non. Cette persistance du référent généalogique est également manifeste dans d’autres domaines. Ainsi, si la question de l’innéisme quitte en partie la pensée politique, elle gagne largement celle des naturalistes. Opposées à l'assignation européenne des Américains à un milieu naturel, les élites créoles des colonies tenaient par exemple à illustrer et à expliciter les liens généalogiques qu’elles entretenaient avec leur mère-patrie grâce à un ensemble de comportements et de tactiques. Les discussions scientifiques riches et contradictoires sur la distinction entre l'humain et l'animal étaient quant à elles très influencées par l'héritage d'innombrables publications sur la lignée, la race et le lignage. Les premières compilations de pedigrees équins sont ainsi apparues en même temps que le rassemblement de manuscrits privés ou de chroniques locales dans des compilations familiales plus vastes telles que Les Peerages et les Baronetages, les nobiliaires français ou l’Almanach de Gotha (1763). Le rôle descriptif ou performatif de ces pratiques demande sans doute à être interrogé.

Il est important enfin de constater que les historiens ont cessé d'opposer le stéréotype de la famille nucléaire égalitaire aimante à celui de la famille aristocratique étendue, froide et calculatrice. L'idée n’est pas de remplacer le paradigme de Lumières progressistes par celui d’un Ancien Régime rétrograde et résilient, mais plutôt de reposer cette question sous l’angle de la pénétration différentielle (dans le temps) de la matrice généalogique dans différentes pratiques sociales et dans les divers champs du savoir : de la philosophie politique, où elle sert à dire l’ordre des choses, cette matrice semble informer par la suite, tour à tour, le domaine des sciences de la nature, ainsi que ceux de la biologie et de l’anthropologie naissantes. Puisque l’hypothétique refus par les hommes Lumières du recours au lignage et à l’origine comme colonne vertébrale de l’ordre social ne semble pas être le critère permettant de séparer Ancien Régime et modernité, la question dès lors serait : quelles transformations a subies, dans l’espace temporel qui va de Fénelon à Kant, cette forme particulière de connaissance qu’est la raison généalogique? Quels sont les usages qu’en font les différents acteurs sociaux ?

Orgaisateurs : Stéphane Jettot (MFO et Jean-paul Zuñiga (EHESS-CRH)

 

Programme

 

Lieu

Maison Française d'Oxford
2-10 Norham Rd,
Oxford OX2 6SE
Royaume-Uni

La raison du peuple. Un héritage de la Révolution française (1789-1848)

La raison du peuple. Un héritage de la Révolution française (1789-1848)

Lundi 16 janvier de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Les prochaines Rencontres du GEHM  débattront autour du récent ouvrage de Frédéric Brahami, La raison du peuple. Un héritage de la révolution. En partant du traumatisme provoqué par la Révolution française, dont il suit les effets jusqu'au milieu du XIXe siècle, cet ouvrage fait la généalogie de notre situation actuelle, où se nouent en un dispositif qui n’a rien d’accidentel la disparition silencieuse du politique et l’impuissance bruyante de la critique. À travers la redécouverte de la tradition sociale française du XIXe siècle, si étrangement ignorée, La Raison du Peuple raconte la naissance de la nouvelle science politique, dont la connaissance des lois de la société avait pour but de donner son sens effectif à la promesse d’autonomie.

 

Lieu

EHESS (salle B du Conseil)
190, avenue de FRance
75013 Paris

Le genre en histoire

Le genre en histoire

Jeudi 24 février de 9h-13h - Demi Journée d'étude

Présentation

Cette rencontre doctorale, organisée par Laura Cayrol Bernardo (Doctorante EHESS, Université d'Oviedo), Nassima Mekaoui (Doctorante, EHESS/IRMC), Marion Philip (Doctorante, Paris IV/EHESS) et Laura Tatoueix (Doctorante, Université de Rouen),  est née de la volonté de créer un espace de dialogue entre doctorant·e·s en histoire du genre, suite à la création du groupe « histoire du genre » au sein du CRH. Destinée à devenir un rendez-vous annuel, cette demi-journée est conçue comme un atelier où chaque participant.e vient présenter ses sources, ses méthodes et ses hypothèses de travail.
Cette première rencontre s’articulera autour des travaux de quatre doctorantes. Laura Cayrol Bernardo présentera d’abord ses travaux portant sur les représentations genrées de la vieillesse à la fin du Moyen Âge et particulièrement de la vieillesse féminine. Puis les trois communications suivantes porteront sur un aspect plus spécifique et plus récent de l’histoire du genre, la construction des masculinités. Marion Philip interrogera les représentations à l’œuvre autour de la sexualité masculine dans les sources judiciaires de l’époque moderne, à travers l’étude d’un procès pour impuissance en 1736. Laura Balzer interviendra ensuite sur la question des identités masculines des soldats au XVIIIe siècle. La présentation de Nassima Mekaoui portera sur les projets migratoires des domestiques masculins métropolitains accompagnant les familles de cultivateurs en Algérie dans les années 1850, et les spécificités genrées de ces migrations.

Illustration : Abraham Bosse, La Femme battant son mari, v. 1633, Eau-forte, avec quelques rehauts de burin, 20,9 x 30,0 cm, Paris, B.N.F. (estampes et photographies)

 

Programme

Lieu

EHESS (Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Document(s) à télécharger

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Jeudi 16 février de 13h-18h - 2e Mini atelier Labex Tepsis

Présentation

Cet atelier, porté par Morgane Labbé (EHESS-CRH-ESOPP) et coorganisé avec Fabio Giomi (CNRS-CETOBAC), réunit un groupe de chercheurs, post-doctorants et doctorants qui discuteront à partir des cas particuliers qu’ils ont étudiés dans les espaces impériaux européens (russe, autrichien et ottoman), des liens entre activités philanthropiques, réforme sociale et leur héritage dans les régimes de protection sociale des États nationaux successeurs. Séparant la genèse des systèmes de protection sociale de l’avènement des États nationaux il propose d’en suivre les prémices dans le sillage de la réforme sociale à travers une Europe aux réalités impériales complexes où les initiatives réformistes y trouvèrent des impulsions diverses entre autonomies municipales, fondations philanthropiques, mobilisations nationalistes et essor des sciences sociales dans des connexions internationales. Ces terrains centre-européens seront aussi appréhendés à partir des renouvellements d’une histoire de la protection sociale qui a mis en lumière la pluralité des modes et déclinaisons des régimes assurantiels et d’assistance à d’autres échelles que l’État, que ce soit celles des municipalités, des entreprises, ou des sociétés philanthropiques ou encore des organismes internationaux. L’objectif de cet atelier est d’ouvrir des voies conceptuelles nouvelles pour une histoire comparée et transnationale de la protection sociale. Cet atelier se découpera en quatre sessions, dont la deuxième abordera le thème de :

2e session : Enquêtes, techniques, et savoirs empiriques de la protection

Cette session portera sur les dimensions techniques et savantes de la protection, et sera attentive à restituer l’éventail de leur diversité -opérations administratives (enregistrements, comptabilités) enquêtes médicales et sociologiques, et autres écritures sociales associées aux activités philanthropiques et de redistribution. La question des rapports entre les activités philanthropiques, les courants réformateurs et la gestation des sciences sociales au tournant du siècle, sera également centrale, de même celle de la circulation et réception des modèles étrangers (monographie leplaysienne, enquêtes berlinoises sur les budgets ouvriers, etc.), objet de réappropriations multiples.

  • Matyas ERDELYI (CEU Budapest/CEFRES Prague) : Les statistiques et la réforme urbaine au tournant du siècle dans la Monarchie des Habsbourg (Budapest, Prague)

  • Morgane LABBÉ (EHESS, Paris) : Le « Bureau du travail social » de Varsovie : laboratoire des enquêtes sociales polonaises au début du 20e siècle

  • Natan MEIR (Univ. Portland/The Cullman Center for Scholars and Writers at the New York Public Library) :  Solving the Problems of/at the Margins: Old and New Attitudes Towards the Outcasts of Russian-Polish Jewry

  • Martine MESPOULET (Univ. Nantes) : L’enthousiasme statistique des réformateurs des zemstva en Russie à la fin du 19e siècle : Arpenter les campagnes, enquêter dans les fabriques

 

Programme général

 

Lieu

EHESS (Salle 1)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Se droguer pour le plaisir

Se droguer pour le plaisir

Jeudi 9 février de 17h-20h - Demi journée d'étude

Présentation

Se droguer pour le plaisir paraît être une évidence parmi les autres motivations (stimulantes, sédatives, psychédéliques) poussant à la consommation de psychotropes. Pourtant si de plus en plus de pays ont légalisé l’usage du cannabis thérapeutique et certains ont admis son usage récréatif, le droit de consommer une drogue pour en tirer du plaisir a encore du mal à être accepté par nos sociétés. Comme si le tabou qui avait pesé pendant des siècles sur les plaisirs sexuels, l’homosexualité en particulier, était aujourd’hui calqué sur les dites drogues. 

Pour cette séance nous accueillons Sandro Cattacin, sociologue, professeur à l’Université de Genève, directeur de l’Institut de Recherches sociologiques, membre d’Addictions Suisse.

Sandro Cattacin a étudié l’histoire économique, les sciences politiques et la philosophie à l’université de Zurich. En 1992, il obtient un doctorat de sciences politiques et sociales à l’université de Florence. Il enseigne à l’étranger (Italie et Ecosse) avant d’obtenir un poste de professeur de sociologie à l’université de Genève où il dispense des cours sur les politiques sociales, l’histoire de la pensée sociale et les méthodes d’évaluation des politiques publiques. Ses recherches portent principalement sur les politiques sanitaires et sociales liées aux drogues et aux addictions, l’urbanisme, les migrants et la santé en contexte de migration.

Bibliographie choisie de Sandro Cattacin sur les drogues:

  • DOMENIG, Dagmar, CATTACIN, Sandro, « Les drogues sont-elles dangereuses? Estimations de la dangerosité des substances psychoactives », Sociograph - Sociological Research, N°22b. Genève : Université de Genève, 2015.
  • PHILIBERT, Anne, CATTACIN, Sandro, « Un lieu pour penser l’addiction. Évaluation de l’Académie des Dépendances », Sociograph - Sociological Research, N°18th ed. Genève : Université de Genève, 2015.
  • LUCAS, Barbara, CATTACIN, Sandro, « Politique en matière de drogue : une analyse relationnelle », Déviance et Société, 1999, vol. 23, n° 2, p. 149-164.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris
 

Ecriture et action. Une enquête collective du GRIHL

Ecriture et action. Une enquête collective du GRIHL

Lundi 27 février de 14h30-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

Ce livre est le fruit d’un travail collectif qui est aussi une expérience d’écriture partagée, à plusieurs mains, au sein du Grhil. Partant de textes de natures très différentes, il s’interroge sur l’action d’écrire, mais aussi sur l’action des écrits, en déplaçant le regard de la lecture au geste même de l’écriture. Celui-ci ne se limite pas aux intentions de l'auteur, exprimées ou non. Il prend place dans un tissu d'autres actions qu'il modifie et qui l'infléchissent. L’analyse porte sur de nombreux cas, rassemblés autour de problèmes centraux pour la compréhension de l'écriture comme action : l'écriture dans l'événement ("Dans l'événement"), l'écriture comme seule ressource dans des situations de contrainte extrême ("Enfermement"), la propagande ("Écrits de Versailles"), la théorisation politique ("Retz"), l'engagement ("Au XIXe siècle, l'engagement?"), l'agency ("Obéissances"), la rhétorique ("Scènes").
L'introduction, en forme de manifeste, comme les différents aspects abordés dans ce livre, permettent de réfléchir sur les apports d’une réflexion sur la singularité de l'action par écrit pour toute pensée sur l'action. Nicolas Schapira (Université Paris Ouest-Nanterre/La défense) et Judith Lyon-Caen (GRIHL), reviendront sur l’expérience et les apports d’une telle approche, laquelle sera également discutée par Jean-Christophe Abramovici  (Université Paris-Sorbonne), Simona Cerutti (LaDéHiS) et Marion Carel (CRAL). La séance sera animée par Fanny Cosandey (RHISOP-LaDéHiS).

Lieu

EHESS (Salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

Autour du livre Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980)

Autour du livre Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980)

Lundi 20 février de 16h30-18h30 - Table ronde

Présentation

En 1979, après la mort accidentelle de trois activistes du groupe Autonomie ouvrière, dans la région de Vicence (Italie du nord), un grand coup de filet policier s’abat sur ses membres. Cette répression leur sera aussi fatale que les divisions internes qui émergent alors, dans les différents groupes armés, entre « repentis » et puristes.
Comment en est-on arrivés là ? Revenant sur la longue tradition de contestation ouvrière de Vicence, les mouvements amorcés en 1968 et l’influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre insiste sur la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970 : « Il n’y a pas une bonne et une mauvaise jeunesse, c’est la même, à des moments et dans des circonstances différentes. »
Des rapports entretenus avec les Brigades rouges aux moyens d’action concrets –  « autoréductions », sabotage de machines, création de comités ouvriers et étudiants ou blocage d’usines –, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à des camarades revendique la légitimité de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste.

Débattront autour de cet ouvrage, en présence de l'auteur Alessandro Stella :

  • Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure à Pais 8

  • Maurizio Gribaudi, historien, DE à l'EHESS

  • Monica Lanzoni, historienne, doctorante à l'EHESS

  • Marc Lazar, politologue, professeur à Sciences Po

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour de l'ouvrage de Thomas Hirsch, Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch

Autour de l'ouvrage de Thomas Hirsch, Le temps des sociétés. D'Émile Durkheim à Marc Bloch

Lundi 20 février de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Entre le temps objectif et mesurable de la physique et les vibrations du temps de la conscience intérieure, il est un temps « social », un ensemble de représentations collectives qui informent le rapport au temps des individus. Cet ouvrage retrace le parcours et les transformations de cette idée formulée pour la première fois au tournant du xxe siècle et qui jalonne les projets fondateurs des sciences sociales en France entre 1901 et 1945.

De l’étude des Aruntas d’Australie de la fin du xixe siècle à celle de la société féodale occidentale, de la Chine ancienne à l’Empire aztèque, de la « mentalité primitive » à la mémoire individuelle, les recherches sur les expériences sociales du temps permettent d’interroger à nouveaux frais l’essor des sciences sociales, car attribuer un temps aux sociétés revient à faire du social le mode d’explication des hommes et de l’histoire. Entre philosophie, sociologie, psychologie, ethnologie et histoire, cette enquête espère contribuer à renouveler le regard porté sur quelques-unes de ses grandes figures : Émile Durkheim, Marcel Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Maurice Halbwachs, Marcel Granet, Lucien Febvre et Marc Bloch.

 

Lieu

EHESS (Salle B du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

L'aluminium, les vaccins et les 2 lapins

L'aluminium, les vaccins et les 2 lapins

Dimanche 12 février à 11h - Projection du documentaire

Présentation

Un film documentaire de Marie-Ange POYET
90 mn – 2016 – VOSTFR
Coproduit par Entre2Prises et E3M

Ce film illustre de façon magistrale la façon dont l'industrie pharmaceutique et une partie des acteurs de la médecine en France bloquent toute remise en cause des adjuvants vaccinaux, malgré les évidences de toxicité. Le sujet n'est pas nouveau et Marie-France Poyet a donné une place à l'histoire des controverses liées à l'aluminium en interrogeant Florence Hachez-Leroy, dont l´HDR, soutenue à l'EHESS, était consacré à ce sujet.

 

La projection sera suivie d'un débat en présence du Professeur Romain Gherardi qui, à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, mène la recherche sur les dangers de l'adjuvant aluminium dans les vaccins, et de Didier Lambert, le président de l'association d'entraide aux malades, E3M.

 

Dossier de Presse

 

Lieu

MK2 Beaubourg
50, Rue Rambuteau
75003 Paris

Zonages. Une histoire comparée des périmètres de protection, d’exclusion et de développement (18e-20e siècles)

Zonages. Une histoire comparée des périmètres de protection, d’exclusion et de développement (18e-20e siècles)

16 et 17 mars - Colloque

Présentation

Ce colloque est organisé par Frédéric Graber, soutenu par l’ANR Govenpro et hébergé par le Centre de recherches historiques.

Nous vivons dans un monde de zones, de parcs naturels, de zones d’intérêt écologique, de zones d’activité commerciale ou industrielle, de zone d’aménagement, d’abords de monuments historiques, etc. Ces périmètres spéciaux prétendent conserver des objets, des êtres ou des espaces patrimonialisés, naturels ou bâtis, protéger les personnes et les propriétés contre des activités perçues comme dangereuses ou désagréables, garantir l’accès (rivages, marche-pieds) ou au contraire l’interdire (zones protégées ou contaminées), mais aussi développer, promouvoir certaines activités en leur offrant un lieu et un cadre d’exception (zone franche), parfois en reportant dans un espace limité ce qu’on a interdit ailleurs.

Ces multiples périmètres sont souvent considérés comme des phénomènes récents, remontant au mieux à la dernière guerre, alors que le terme même de « zone » migre du vocabulaire climatique vers le vocabulaire militaire dans les années 1790 (zones de frontière et zones de servitude autour des places fortes). Le droit de l’Ancien Régime est d’ailleurs déjà fortement marqué par la localisation différenciée des activités – territoires affranchis des corporations, espaces dédiés aux activités insalubres, etc. Que ce soit dans le droit romain ou dans la common law, l’idée que l’on peut délimiter un périmètre pour l’attribuer à une activité spécifique, y restreindre les usages, et plus généralement y créer des droits différents – dérogeant au droit commun – a une longue histoire. Par ailleurs, la plupart de ces périmètres sont saisis dans des historiographies différentes qui ne discutent guère entre elles (les parcs naturels, les abords des monuments historiques, les zones d’interdiction de la publicité, etc.), alors que les outils législatifs et administratifs présentent des régularités assez frappantes. Enfin le zonage est surtout considéré comme un phénomène urbain, caractéristique des politiques de la ville – le terme zoning est réservé dans l’historiographie américaine à l’urbanisme alors qu’on emploie le plus général land use regulation pour les contextes ruraux, comme si les deux phénomènes n’étaient pas liés.

Ce colloque entend réunir des chercheurs travaillant sur l’un au moins de ces outils du zonage – c’est-à-dire toutes les pratiques qui délimitent des périmètres de droits spécifiques, au-delà du terme de zone – afin de les comparer dans la longue durée, du 18e au 20e siècle. Il s’agit surtout de s’intéresser aux dimensions procédurales du zonage : quelles institutions, quels acteurs, procèdent au zonage, via quelles formalités, avec quelles résistances ? En quoi consiste ce zonage, quels droits cherche-t-on à modifier, comment le justifie-t-on ?

On s’intéressera tout d’abord à la manière dont les périmètres sont définis. S’agit-il de délimiter un objet présenté comme naturel – un marais, une forêt, etc. – dans lequel les droits sont reconfigurés ? Qualifier un terrain de marais, c’est donner la possibilité à des entrepreneurs de se l’approprier. Qualifier un terrain de forêt, c’est restreindre les usages possibles dans cet espace. S’agit-il, au contraire, d’étendre l’objet visé par le zonage en l’augmentant d’une distance donnée, d’un rayon ? Ainsi les abords des monuments historiques ou les limites d’approches des exploitations souterraines, mines et carrières. On tentera ici de comparer des débats visant à maintenir des rayons fixes, ou à laisser à l’administration un degré de liberté dans la définition ou l’adaptation au contexte de ces rayons. On s’intéressera à ce qui justifie l’adoption d’un rayon plutôt qu’un autre. Lorsqu’on ne prétend pas couvrir un objet « naturel » ou étendre par rayon la protection ou la concentration, comment justifie-t-on la définition d’un périmètre d’exception arbitraire – ce qui est le cas tant des projets d’infrastructure (la route pourrait passer ailleurs, la zone d’activité s’arrêter un peu plus près ou plus loin) que des projets de classement de toutes sortes (routes, parcs naturels, etc.)

On s’intéressera également à la nature des droits qui sont modifiés par le zonage, et à l’écart possible entre les justifications et les résultats. S’agit-il de permettre une réappropriation, un transfert de propriété ? S’agit-il d’imposer des servitudes, de passage, d’entretien, etc., de restreindre les droits d’usage, d’orienter les pratiques et les activités ? S’agit-il de garantir ou d’augmenter la valeur immobilière ? Comment la protection s’articule-t-elle avec l’exclusion ? L’histoire environnementale a bien montré que la protection des espaces naturels passe par leur redéfinition en profondeur, et en particulier par l’exclusion d’un grand nombre de personnes et d’activités qui avaient façonné ces espaces et avaient sur eux des droits anciens. De même qu’il y a eu des « réfugiés de la conservation », peut-on dire qu’il y a eu des « réfugiés du zonage » ? Dans quelle mesure le zonage est-il cumulatif : est-ce que l’on zone d’autant plus un espace qu’il a déjà été l’objet de mesures similaires ? Est-ce que le zonage accumule d’un côté les privilèges et les protections et de l’autre les pauvretés, les marginalités ? On peut aussi se demander comment la protection, la patrimonialisation, s’articule avec le développement : qui protège-t-on, qui exclue-t-on, pour favoriser quel type de développement ? En réunissant des chercheurs travaillant sur des types de zonage très différents, on pourrait se demander si la protection d’un patrimoine naturel ou bâti fonctionne d’une manière si différente des restrictions ou encouragements qui entourent diverses activités industrielles ou commerciales, ou des politiques de concentration des nuisances (quartiers réservés).

Enfin, on s’intéressera très précisément aux outils administratifs et législatifs mis en œuvre dans chaque type de zonage : comment procède-t-on au zonage ? Un règlement suffit-il, faut-il exproprier, faire passer une loi, ou le zonage opère-t-il au contraire hors de tout cadre officiel ? Il faut, en effet, s’interroger, au-delà des actions des autorités, sur la capacité des acteurs à produire des zonages de facto, c’est-à-dire des exclusions ou des concentrations d’activités ou de personnes dans des périmètres donnés. Ainsi, par exemple, les banlieues blanches états-uniennes d’après-guerre qui se préservent, via les professionnels de l’immobilier, contre la mixité raciale.

 

Programme

 

Lieu

Cité universitaire
Collège d'Espagne
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Document(s) à télécharger

Marc Bloch et l'école des Annales

Marc Bloch et l'école des Annales

Jeudi 9 mars de 15h-17h - Conférence

Présentation

A la demande d’une professeure d’histoire du lycée Déodat de Séverac  dans la région de Toulouse qui souhaite rendre visite à L’EHESS avec 50 élèves, dans le cadre d’un voyage scolaire à Paris, pour mettre ceux-ci en contact avec des historiens de l’école des Annales, André Burguière leur fera un exposé sur la figure de Marc Bloch. Il insistera sur les trois aspects qui soulignent le mieux  son apport intellectuel et civique :

1) le renouvellement de notre vision du Moyen Âge par l’étude des rapports magiques au souverain (Les Rois thaumaturges), d’un modèle social inédit  où les formes de dépendance sont inscrites dans les relations personnelles (La société féodale) et par l’étude également de la Révolution agraire qui a fait naître ente le XI° et le XIII° siècle une nouvelle civilisation paysanne. (Les caractères originaux de l’histoire rurale française)

2) l’attachement à une conception scientifique de la connaissance historique, appuyée sur les sciences sociales. Il  s’est efforcé de la populariser  en créant avec Lucien Febvre la revue des Annales.

3) Un patriotisme républicain, étroitement lié au rôle politique qu’il attribue au travail historique, manifesté par son engagement militaire durant la première guerre mondiale et par son engagement dans la Résistance jusqu’au sacrifice de sa vie, après  L’étrange défaite  de 1940  à la quelle il se résignait pas.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard raspail
75006 Paris

Qu’est-ce qu’un monument ? Esquisse d’une épistémologie des sources non écrites au XVIIIe siècle

Qu’est-ce qu’un monument ? Esquisse d’une épistémologie des sources non écrites au XVIIIe siècle

Lundi 20 mars de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

La séance portera sur l’épistémologie de l’histoire au XVIIIe siècle, reconsidérée d’un point de vue inattendu, à savoir l’analyse du « monument » comme source d’informations sur le passé. A partir de sa polysémie et de changements de sa signification tout au long du XVIIIe siècle, Lisa Regazzoni (Goethe Universität) abordera les différentes fonctions gnoséologiques du « monument », les méthodes comparatives utilisées pour en tirer de nouvelles connaissances historiques et ses mises en récit. Dans ce contexte général, nous nous concentrerons sur les « monuments gaulois » qui jouèrent un rôle majeur dans la construction du passé gaulois en raison de l’absence de sources écrites autochtones. En effet, l’émergence des passés nationaux préromains déclencha une véritable chasse aux sources non écrites qui se répercutera sur la façon de penser et d’écrire l’histoire.

Lieu

EHESS (Salle Jean-Pierre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

Bordering Humanity

Bordering Humanity

Mardi 14 mars de 9h-16h - Journée d'étude

Présentation

Organized by Bruce Buchan (Griffith University), Linda Andersson Burnett (Linnaeus University), Silvia Sebastiani (EHESS)

Where did humanity begin, and where did it end, in the era of Enlightenment? Europe’s Enlightenment is still celebrated for its ‘invention’ of universal humanity, while its colonial legacies continue to reverberate across the globe. The purpose of this symposium is to bring together an interdisciplinary array of scholars whose work explores the visual, conceptual, historical, and geographical boundaries and borders of humanity in this dynamic era of global intellectual history.

Our presentations will seek to explain how Enlightenment humanity accommodated universal aspirations alongside internal limitations that:

  • Differentiated between humans and non-humans;
  • Denied the humanity of colonised peoples;
  • Distinguished between human races and nations;
  • Depicted human diversity in ethnographies of ‘savagery’, ‘barbarism’ or ‘animality’.

Focusing on the ‘borders of humanity’ allows us to trace the definitional limits of European concepts of humanity. These limits were mapped by locating a series of borders and boundaries – between peoples and tribes, men and women, nations and states, between humans and the ‘animal kingdom’, and between supposedly civil and savage realms. The presentations will illuminate how these borders were conceptualised in diverse intellectual contexts – in European intellectual centres, in published texts by leading intellectuals, in correspondence, in colonial settings, and in engagements between European and non-European agents.

The ‘borders of humanity’ is a methodological frame that holds the fluidity and dynamism of Enlightenment conceptions of the human firmly in view. Enlightenment discourse on humanity developed through an eclectic aggregation of ideas drawn from multiple traditions of thought. To uncover these layers of thought and colonial experience, our symposium seeks to open discussion of an extensive body of primary European and colonial texts charting the complicated cycles and networks of natural historical and moral philosophical knowledge in the eighteenth century.

 

Programme

9h-9h.10: Introduction

9h.10-9h.50: Silvia Sebastiani (EHESS), A ‘Monster’ in London: Edward Tyson’s Orangutan

9h.50-10h.30: Linda Andersson Burnett (Linnaeus University), Mapping Borders and Difference: Race and Instructed Travel in the Enlightenment

10h.30-11h.10: Charlotte Guichard (CNRS, IHMC),Framing Antiquity, Bordering the Human Past: Joseph Pellerin's Chinese coin cabinet

11h.10-11h.30:  Coffee break

11h.30-12h10: Antoine Lilti (EHESS), ‘Not a proper sample’? Tahitians in Europe (1769-1776)

12h.10-12h.50: Bruce Buchan(Griffith University, Professeur invité à l’EHESS), Racing Humanity: Moral Philosophy and Colonial Travel 1775-1800

13h-14h: Lunch

14h-14h.40: Guido Abbattista (Università di Trieste, Professeur invité à l’EHESS), Moving West Bodies from the Borders of Humanity: the 18th century origins of human exhibitions

14h.40-15h.20: Jean-Luc Chappey (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), For a political approach of the Savage in 1800

15h.20-16h: Debate

 

Lieu

De 9h à 13h

EHESS (Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

De 14h à 17h

EHESS ( Salle Jean-Pïerre Vernant)
190, avenue de France
75013 Paris

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Vendredi 31 mars de 13h-18h - 3e Mini atelier Labex Tepsis

Présentation

3e session :  Du philanthrope au fonctionnaire : circulations et trajectoires transnationales

Dans les sociétés post-impériales la question de la filiation philanthropique des nouveaux systèmes de protection sociale prit une acuité particulière avec l’émergence de l’État national qui redéfinit les règles d’inclusion et d’exclusion de la protection. La session abordera ce processus en suivant les transmissions, trajectoires et circulations qui se nouèrent autour de la Première guerre mondiale. Parallèlement on s’intéressera aux autres voies suivies par les réseaux philanthropiques, notamment leur extension transnationale, que ce soit dans les espaces des nouvelles organisations comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ou dans les fondations américaines (Rockefeller, Joint Distribution Committee, etc.).

  • Heike KARGE (Univ. Regensburg) : From Warfare to Welfare : The erratic institutionalization of Psychiatry in post WWI-Yugoslavia

  • Katharina KREUDER-SONNEN (Univ. Siegen) : Loyal to Science, Tsar or Polish Nation ? The transnational lives of Polish scientists and epidemiologists

  • Ondrej MATEJKA (Univ. Prague) : L’intégration sociale des jeunes hommes par la YMCA nord-américaine dans la Tchécoslovaquie des années 1920​: la réappropriation d’un modèle éducatif transnational

  • Véronique STENGER (Univ. Genève) : Internationalisation de la protection sociale et trajectoires biographiques : l'Europe centrale et l'OIT (1919-1939)

 

Programme complet

 

Lieu

EHESS (Salle 5)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Vivre et travailler avec les drogues

Vivre et travailler avec les drogues

Jeudi 9 mars de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

  • Marie Ngo Nguene, sociologue, doctorante Paris 10 Nanterre  : « Drogues et travail chez les ouvriers du bâtiment et de la restauration à Paris »

  • Astrid Fontaine, sociologue : « Drogues et travail. Des travailleurs qui se droguent ou des usagers qui travaillent ? »

Discutant : Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien, président de la Fédération Addiction

 

La culture européenne a intégré pendant des siècles qu’on vivait et qu’on travaillait avec l’alcool, le vin en particulier. « Le vin aide à tenir le coup, ça donne des forces et ça fait supporter l’effort », qu’on disait. Au point que jusqu’à une époque récente, surtout dans les régions viticoles, le vin faisait partie de la paie des travailleurs. Comme la coca pour les mineurs des Andes.

Avec l’arrivée et la diffusion massive, depuis cinquante ans, des drogues venues d’ailleurs (cocaïne, cannabis, héroïne), les Occidentaux ont appris à vivre et travailler avec les drogues. Si des enquêtes socio-sanitaires, conduites sur des usagers problématiques, pointent le décrochage scolaire, l’absentéisme au travail, ou la lente pente vers la déchéance physique et psychique provoquée par la consommation de psychotropes, d’autres études montrent que des usagers ne passant pas par des centres de soins arrivent à gérer leur consommation, être productifs, s’occuper de sa famille, avoir une vie normale. Chez des travailleurs du bâtiment ou de la restauration, dans le monde des arts et des spectacles, comme finalement dans n’importe quelle secteur professionnel, l’usage de psychotropes fait désormais partie intégrante du paysage.

Doit-on s’en émouvoir, doit-on les condamner, doit-on réguler, encadrer ou tolérer ces pratiques comportementales en soi interdites ? En tout cas, qu’on le veuille ou non, le drogues et les « drogués » sont parmi nous, sont nos voisins quotidiens, et on peut se demander s’il ne faudrait pas envisager d’arrêter les hypocrisies et vivre avec.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle

Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle

Jeudi 9 mars de 18h-20h - Présentation-débat

Présentation

Avec le concours de l’IISMM, Jocelyne Dakhlia (Groupe sur l'Histoire du genre) organise une présentation-débat par Soumaya Mestiri, Philosophe au Département de Philosophie de l’Université de Tunis, de son livre Décoloniser le féminisme. Une approche transculturelle (Paris, Vrin, 2016).

Cet ouvrage stimulant propose notamment une critique originale et rare des féminismes musulmans non pas du point de vue d’un féminisme occidental universaliste, également critiqué, mais dans la perspective d’une démocratie transculturelle et d’un féminisme décolonial transversal, ou « féminisme de la frontière ». L’auteure y discute aussi les théories du care qu’elle déconstruit et reconstruit « au carrefour du pluriversel »

Soumaya Mestiri est également l’auteure de De l’individu au citoyen. Rawls et le problème de la personne (Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2008) et de Rawls, justice et équité (PUF, 2009).

 

Lieu

EHESS - IISMM (salle de l'IISMM)
(entrée par la rue derrière pendant les travaux)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Cartographier l'environnement et la société (XVIIIe-XXIe siècle) Du gouvernement par les cartes au moment cartographique

Cartographier l'environnement et la société (XVIIIe-XXIe siècle) Du gouvernement par les cartes au moment cartographique

Jeudi 9 mars de 9h-13h - Rencontre

Présentation

Cette rencontre organisée par Alice Ingold (EHESS-CRH) et Marc Elie (CNRS-CERCEC), soutenue par le Centre de Recherches Historiques et l’ANR EcoBlogReg, dans le cadre du séminaire Histoire, sources et récits historiques dans les études environnementales, sera consacrée aux sources documentaires cartographiques et à leurs usages dans les études environnementales. Le renouvellement historiographique des études cartographiques a privilégié l’étude des cartes telles que les conçoivent et les mettent en œuvre leurs producteurs, et aussi telles que les consultent, les annotent et les utilisent diverses communautés d'usagers. C'est plus rarement que l'opération cartographique est analysée dans sa dimension temporelle et négociée. S'intéresser au « gouvernement par les cartes » s'inscrit pleinement dans une étude des instruments, des modes cognitifs et des pratiques de l'action publique.

À cette approche, où la carte est entendue comme modèle et projet de territoire, nous proposons d’ajouter une analyse du « moment cartographique » comme opération de négociation de droits, d'actions et de pratiques légitimes sur le territoire, entre les acteurs qui cartographient et les sociétés cartographiées. Plutôt que réservoir de faits ou d’informations, les documents sont envisagés comme des actions, des revendications, des mobilisations, à la fois sociale, juridique, technique et cognitive, qui contribuent à modifier la réalité dans laquelle agissent les acteurs. Dresser une carte engage des processus de légitimation croisée, qui sont autant de requêtes/prétentions sur une réalité : d’un côté affirmation de légitimité de la part des institutions qui construisent les cartes destinées à contrôler et réguler les pratiques ; mais aussi, de l’autre, volonté de reconnaissance de pratiques pour les acteurs dont les actions sont cartographiées.

 

Programme

Anna Maria Stagno (Università di Genova - Universidad del País Vasco, Espagne)
Lire les cartes à la lumière de l’archéologie: pratiques d’usage et conflits d’accès aux ressources communes en Italie (XVIIIe-XXe siècle)

Claudia Damasceno (EHESS, CRBC)
Rhétoriques cartographiques et appartenances territoriales : le cas du Minas Gerais (Brésil) au XVIIIe siècle

Jean-Pierre Le Bourhis (CNRS, CRAPE-ARENES EHESP/Université Rennes 1)
La carte comme un objet-frontière et enjeu de luttes. Conflits d'expertise et controverses locales autour de la cartographie des rivières au XXIe siècle

Discussion générale introduite par Hélène Blais (ENS, IHMC) et Alice Ingold (EHESS, CRH)

Des textes des intervenants peuvent être demandés à Alice Ingold : ingold@ehess.fr

 

Cadre général

Les rencontres s’inscrivent dans le cadre d’un programme de séminaire destiné à favoriser le dialogue entre historiens et utilisateurs de sources historiques, quelle que soit leurs intérêts scientifiques (sciences sociales, sciences de la vie et de la terre). L’objectif est aussi de créer des espaces de rencontre entre chercheurs.

L'un des objectifs prioritaires de ces matinées est de placer le débat à l'interface entre sciences environnementales et sciences sociales et de créer un espace de discussions entre chercheurs. Pour faciliter cet échange, nous proposons de tenir ces rencontres hors des murs de l'EHESS dans un lieu familier aux chercheurs en sciences environnementales.

Les rencontres sont ouvertes aux étudiants de toutes disciplines et tous niveaux à partir du master.

Le séminaire envisage les questions suivantes à partir d’un examen des sources et de leurs usages :

  • Comment penser l’historicité des expériences humaines de l’environnement ? Comment analyser le temps long des phénomènes socio-écologiques ?
  • Comment restituer les processus historiques qui président à la crise écologique, que l’intérêt/engouement pour l’anthropocène pousse à décrire sur le mode de la rupture et de l’irréversibilité ?
  • Comment faire une place aux dynamiques temporelles, jouant à diverses échelles, dans lesquelles les acteurs engagent leurs actions ?
  • Comment se saisir de documents ou d’objets produits par les acteurs pour des finalités - pratiques - différentes de celles de l’enquête du chercheur ?

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Histoires pragmatiques

Histoires pragmatiques

Vendredi 3 mars de 14h-18h30 - Journée du CRH

Présentation

Cette Journée du CRH discutera les propositions de l'ouvrage Histoires pragmatiques dirigé par Francis Chateauraynaud et par Yves Cohen, paru aux Editions de l'EHESS. Répartie en deux tables rondes, elle se tiendra en présence de la plupart des auteurs.

Les études d'histoire et d'autres sciences sociales (sociologie, philosophie) rassemblées dans ce volume couvrent des périodes et des domaines très différents. Elles se situent dans un mouvement récent de réinterrogation des pratiques à partir de la pragmatique et du pragmatisme. En assumant le pluralisme constitutif de la démarche pragmatiste, les auteurs abordent de manière expérimentale et réflexive les questions que posent l'étude des pratiques et celle des façons de les concevoir.
Le volume propose un parcours allant des pratiques qui produisent les sources à la généalogie de la pensée de l'action, des formes de l'enquête dans des univers controversés aux réinterprétations des catégories sociales par les acteurs, des actes et des actions à des phénomènes historiques à grande échelle, sans oublier les pratiques du passé réactivées comme base de la recherche.
Au-delà de leurs différentes logiques épistémiques, les contributions partagent une même préoccupation de fond : proposer des chemins d'enquête qui rompent avec les versions téléologiques ou préjugées de l'histoire. Elles explorent ce faisant des configurations qui n'enferment jamais complètement les acteurs, même lorsqu'ils opèrent dans des mondes très contraignants, qu'il s'agisse d'institutions et de normes, de structures et de groupes sociaux, de concepts temporels et de catégories cognitives. Le primat conféré à l'expérience et à son contexte ainsi que l'attention portée à leurs qualifications par les acteurs apparaissent comme des éléments communs aux différentes formes d'histoire pragmatique.

Sommaire

 

Programme

Ouverture par la direction du CRH

Introduction par Francis Chateauraynaud (GSPR-EHESS) et Yves Cohen (CRH-EHESS)

1e table ronde de 14 h 15 à 16 h 15

Histoire / sociologie / philosophie : pragmatisme et transdisciplinarité

Animateur : Étienne Anheim (Annales, HSS et CRH)

  • Marc Aymes (Cetobac-CNRS)

  • Luc Berlivet (Cermes-CNRS-Inserm)

  • Daniel Cefaï (CEMS-EHESS)

  • Françoise Daucé (Cercec-EHESS)

2e table ronde de 16h 30 à 18 h 30

Pragmatique en histoire / histoire des pratiques : diversité et portée des démarches

Animateur : Yves Cohen

  • Simona Cerutti (CRH)

  • Déborah Cohen (université de Rouen)

  • Jean-Paul Gaudillière (Cermes-CNRS-Inserm-EHESS)

  • Jacques Revel (CRH)

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Species and spectacle / Espèce et spectacle

Species and spectacle / Espèce et spectacle

Mercredi 22 mars de 9h-18h - Workshop

Présentation

Cette journée d’étude, organisée par Silvia Sebastiani (GEHM), Elizabeth Claire (Histoire du genre) et Felicia McCarren (IEA, Université Tulane), met face à face pratiques scientifiques d’observation, de classification ou d’exposition, pratiques de mises en spectacle et des performances, dans des contextes tant européens que coloniaux. Par « espèce », on entend toute appréhension de la diversité du monde animal comme végétal, parallèlement au développement de la biologie. Par « spectacle », on se réfère aux mises-en-scène des compréhensions contemporaines – médicale, industrielle, technologique et philosophique - des productions corporelles et de leur signification, mais aussi plus généralement à tout concept de performance : par exemple la spectacularisation des animaux et plantes exotiques, de peuple exotiques, de science, comme autant de spectacles.
En explorant notamment les notions historiques de contagion culturelle, de catégorisation, de consommation, de dégénérescence, d’amalgame et de mimésis, d’hybridation et d’écologie, on explorera des performances historiques parallèles et liées dans leur élaboration de la « nature » de la condition humaine. S’ouvre ainsi la question de la marchandisation de l’exotique et la proposition d’étudier comment des performances corporelles ont repris, prolongé ou résisté à la catégorisation et à la maîtrise scientifiques.

S'inscrire : http://www.paris-iea.fr/fr/evenements/espece-et-spectacle

 

Programme

 

Lieu

Institut d'études avancées
17, quai d'Anjou
75004 Paris

Document(s) à télécharger

Moyen Âge et publicité

Moyen Âge et publicité

29 mars au 31 décembre 2017 - Exposition

Présentation

L'exposition aborde deux sujets : D’une part, celle de la publicité au Moyen Âge : comment communiquer sur les événements commerciaux, les festivités, les condamnations en justice dans un monde où la majorité de la population ne sait pas lire et où les journaux n'existent pas ? D’autre part, celle de l'imagerie médiévale dans la publicité moderne : des fromages aux centrales nucléaires en passant par les produits chimiques et la mode.

 

Programme

 

Lieu

Tour Jean sans Peur
20 rue Etienne Marcel
75002 Paris

Autour de l'ouvrage de Dolf Oehler, Juin 1848. Le Spleen contre l'oubli. Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen, Marx

Autour de l'ouvrage de Dolf Oehler, Juin 1848. Le Spleen contre l'oubli. Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen, Marx

Vendredi 19 mai de 14h-18h - Rencontre

Présentation

Ce livre est une nouvelle édition, largement revue et augmentée, d'un ouvrage paru en 1996 chez Payot. Il traite du massacre des insurgés parisiens en juin 1848, en se fondant sur les textes de contemporains - entre autres, Baudelaire, Flaubert, Heine, Herzen et Marx (absent dans l'édition originale). La thèse du livre, très originale, est que les journées de juin, « péché originel de la bourgeoisie » (J.P. Sartre) sont un événement refoulé, enseveli, non seulement dans l'historiographie, mais dans les textes littéraires, « oubliées, ignorées, arrachées à leur contexte, faussement interprétées ». Les deux victimes littéraires les plus éminentes du refoulement de Juin, écrit Oehler, sont en même temps les figures les plus emblématiques de la modernité littéraire : Baudelaire, considéré aujourd'hui comme le fondateur de la poésie moderne, et Flaubert comme celui du roman moderne importance. Alors que Le Cygne de Baudelaire, comme l'Éducation sentimentale, sont des éclairages évidents de cet événement. Outre ces figures littéraires illustres, le livre montre la lecture des événements de Juin par des personnages aussi divers qu'Hippolyte Castille et Alphonse Toussenel, l'émigré russe Alexandre Herzen, l'allemand de Paris que fut Heinrich Heine, et le jeune Karl Marx qui envoie à la Nouvelle Gazette rhénane un article retentissant sur « La Révolution de Juin ». Oehler montre comment l'intensité du débat littéraire sur le traumatisme de Juin n'a cessé de croître entre 1848 et 1871 à mesure que les événements s'éloignaient, alors même que le débat politique, lui, s'estompait au contraire avec le souvenir.

Une rencontre, organisée avec le soutien du Centre de recherches historiques (CNRS-EHESS), des éditions La Fabrique et de la Société d'histoire de la Révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, réunira, en présence de l'auteur, Thomas Bouchet (Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier), Alexandre Frondizi (Sciences Po-CHSP), Emmanuel Fureix (Université Paris Est-Créteil-CRHEC), Maurizio Gribaudi (EHESS-CRH), Louis Hincker (Université de Valenciennes-CALHISTE), Judith Lyon-Caen (EHESS-CRH).

 

Lieu

EHESS (Salle 13)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les nouvelles données sérielles dans les études environnementales

Les nouvelles données sérielles dans les études environnementales

Jeudi 11 mai de 9h-13h - Demi-journée d'étude

Présentation

Dans le cadre du séminaire Histoire, sources et récits historiques dans les études environnementales, cette deuxième matinée interrogera ce que les nouvelles données environnementales font à l’histoire et vice-versa. Des masses de données « historiques » submergent les études environnementales : produites par les sciences du système terre, ces mégadonnées, souvent caractérisées par leur aspect planétaire, entendent donner à voir des évolutions de longue durée. Elles interpellent les sciences humaines et sociales à la fois dans leurs méthodes de constitution et dans leurs usages.

Plusieurs questions s’entrecroisent ici : l’interdisciplinarité, puisque c’est la plupart du temps sur la base d’une coopération entre chercheurs des sciences humaines et chercheurs des sciences du système terre que des corpus sont constitués ; le problème de la construction en histoire de séries à partir de données sur le monde naturel produites à des fins autres que l’analyse historique. Est-il possible de constituer ces données en corpus historiques pertinents pour les recherches en sciences humaines ? De quelles opérations d’agrégation ou de modélisation ces données sont-elles issues ?

Dans les années 1980, la critique de l’usage des sources sérielles en histoire sociale avait notamment posé la question des catégories et de leur anachronisme, mais aussi celle d’une unité supposée des phénomènes sociaux observés. Dans quelle mesure les agrégations, sur lesquelles ces corpus reposent, sont-elles solidaires d’une certaine unité environnementale supposée ? Ces corpus peuvent-ils renouveler l’écriture historique et de quelles manières ? Dans quelle mesure viennent-ils en appui à des récits englobants ou permettent-ils au contraire de les complexifier ? A quelles conditions peuvent-ils éclairer la complexité des temporalités environnementales ?

Programme :

  • Laurence Lestel (METIS UPMC)
    Données sérielles et trajectoires environnementales

  • Emmanuel Garnier (Laboratoire Chrono-Environnement CNRS-UFC)
    Archives historiques et reconstruction des extrêmes et des fluctuations climatiques (XVIe-XXe siècles)

  • Thomas Le Roux (CRH EHESS-CNRS-PSL)
    Appréhender l’économie française en grandeurs physiques depuis 1827

Discussion générale introduite par Valérie Masson-Delmotte (CEA (IPSL/LSCE) et GIEC) et Fabien Locher (CRH EHESS-CNRS-PSL)

Discussion générale introduite par Valérie Masson-Delmotte (CEA (IPSL/LSCE) et GIEC) et Fabien Locher (CRH EHESS-CNRS-PSL).

 

Lieu

Maison des Océans
195, rue Saint-Jacques
75005 Paris

Judaïsme(s) : Genre et religion (Clio. Femmes, genre, histoire)

Judaïsme(s) : Genre et religion (Clio. Femmes, genre, histoire)

Mercredi 3 mai de 16h-19h - Présentation de numéro de revue

Présentation

La « tradition religieuse juive » assigne aux femmes et aux hommes des rôles, des obligations et des droits tout à fait différents. Non seulement les Écritures et leurs interprétations, les gestes quotidiens et les rituels festifs, mais encore les coutumes et le droit rabbinique (halakha) se conjuguent pour proposer des règles, des conceptions et des représentations des relations entre les sexes. Mais cette tradition s’est aussi épanouie dans des contextes historiques multiples, laissant place à des évolutions, des influences et des contestations : c’est cette diversité des « arrangements de genre » au sein du judaïsme que le numéro 44/2016 de Clio explore. A l’occasion de sa sortie, une rencontre-débat, animée par Sylvie Steinberg (EHESS-CRH), réunira les auteur.e.s du numéro ainsi que Patrick Farges (Université Paris 3/CEREG), Natalia Muchnik (EHESS-CRH) et Sophie Nordmann (EPHE-GSRL).

Entrée libre

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

L'évolution des consommations d'opiacées en Iran et en Grèce

L'évolution des consommations d'opiacées en Iran et en Grèce

Jeudi 11 mai de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

  • Maziyar Ghiabi, politiste, post-doctorant Oxford University
    Une histoire du présent des drogues : opium, héroïne et méthamphétamines en Iran

  • Konstantinos Gkotsinas, historien, docteur EHESS, membre rattaché au CRH
    Flux et reflux de l’héroïne dans la société grecque au XXe siècle

Discutant : Michel Kokoreff, sociologue, professeur à Paris 8

 

Avec nos invités, l’un iranien, docteur d’Oxford, l’autre grec, docteur de l’EHESS, tous les deux spécialistes en la matière, nous aborderons dans cette séance la question de la consommation d’opium, puis d’héroïne, sur un temps long. L’Iran, au cœur du Croissant d’or, et la Grèce, porte d’entrée en Europe des hommes et des marchandises d’Orient, sont des terrains d’observation privilégiés pour comprendre l’évolution des consommations d’opiacés et leurs ressorts culturels et sociaux. 

L’Iran est l’un des berceaux de la consommation d’opium, très largement répandue dans la société depuis plusieurs siècles. Utilisé pour ses multiples vertus, médicinales, aphrodisiaques, relaxantes ou provoquant des rêves jouissifs, l’opium a été le long des siècles accepté socialement et nullement stigmatisée par les autorités religieuses. Cette connotation positive de l’opium dans la culture iranienne a permis que sa consommation de masse, partagée par toutes les classes sociales et pratiquée aussi par une partie de la population féminine, s’est maintenue au long des siècles jusqu’à aujourd’hui. Même sous le régime des mollahs, malgré la répression féroce du trafic et de la consommation d’opiacés (la moitié des 150000 prisonniers, environ un millier d’exécutés par an au cours des dernières années, le sont pour trafic de drogue), l’Iran compterait entre 3 millions (selon les autorités) et 10 millions de consommateurs (selon les ONG), sur une population de 77 millions d’habitants. Et la prohibition de l’alcool ne saurait être vue comme une mesure de prévention, d’autant plus que les achats d’alcool de pharmacie ont explosés.

De par ses échanges ancestraux avec le Proche Orient, la Grèce est le pays qui a probablement connu la plus précoce et la plus forte pénétration des drogues venant d’Orient, le cannabis et l’héroïne, dans les premières décennies du XXe siècle. Au point que dans l’entre deux guerres la diffusion de la consommation d’opiacés pousse les autorités publiques et sanitaires à une vaste campagne de répression des usagers et des revendeurs, les centres de désintoxication intégrant le dispositif prohibitionniste.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Le droit, la communauté et le marché. Une enquête en cours sur la Toscane au XVIIIe siècle

Le droit, la communauté et le marché. Une enquête en cours sur la Toscane au XVIIIe siècle

Lundi 15 mai de 14h-17h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Pour la dernière Rencontre, le GEHM accueillera Francesca Trivellato de Yale University. Elle posera la question si la Florence de la Renaissance a-t-elle été le berceau du capitalisme et de l’individualisme occidental ?  La présentation s’appuie sur une analyse en cours de près de 5 000 contrats de sociétés en commandite enregistrées à Florence de 1445 à 1808. Depuis Max Weber, les chercheurs ont attribué aux sociétés en commandite un rôle crucial dans le développement du capitalisme occidental, mais à ce jour, aucune étude empirique d’ensemble n’a montré qui utilisait ce type de contrat, quand, et à quelles fins. Mon projet croise la tradition inaugurée par l’étude de David Herlihy et Christiane Klapisch-Zuber sur le catasto de 1427 avec les approches issues de la nouvelle histoire économique institutionnelle et des humanités numériques. Les résultats préliminaires suggèrent que les technologies de l’information et les préjugés religieux importent autant, sinon plus, que les droits de propriété pour la circulation du crédit dans l’Europe préindustrielle.

 

Lieu

EHESS (Salle AS1-23, 1er sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Autour de l'ouvrage de Sylvie Steinberg, Une tache au front. La bâtardise aux XVIe et XVIIe siècles

Autour de l'ouvrage de Sylvie Steinberg, Une tache au front. La bâtardise aux XVIe et XVIIe siècles

Lundi 22 mai de 15h-18h - Les Lundis du CRH

Présentation

Ce livre examine le problème des bâtards à travers un questionnement sur l’appartenance familiale et la filiation, dans une triple perspective anthropologique, sociologique et historique. Confrontant études de cas, réflexions juridiques et représentations littéraires, Sylvie Steinberg montre en quoi cela fut, paradoxalement, un pivot de l’ordre absolutiste.

Qu’ils soient issus de la paysannerie ou de l’aristocratie, les bâtards furent au centre de débats juridiques et moraux, portant sur les comportements des individus et des groupes, et se trouvèrent à partir de la fin du XVIe siècle au cœur du dispositif de mise en discipline de la société. La loi de 1600, qui exigeait une naissance légitime ou légitimée de tout membre de la noblesse, faisait entrer en conflit règles de filiations et conditions sociales. Elle donna à l’État un droit de regard sur des questions qui relevaient auparavant de l’ordre privé.
Par-delà droit et théologie, cette histoire de la filiation aborde enfin la dimension vécue des liens entre enfants et parents, qui ne se réduisaient pas aux problèmes de nom et de patrimoine. Entre les « sans-familles » et leurs parents, l’amour, l’attachement, les sentiments de possession ou d’exclusion composaient un tableau changeant des normes et des comportements, en une interrogation qui vient jusqu’à nous.

Animé par Fanny Cosandey, et après une rapide présentation du livre par l’auteure, le débat sera ouvert par les interventions de Corinne Fortier (CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale), Nancy L. Green (EHESS, CRH) et Paolo Napoli (EHESS, Centre d’études des normes juridiques Yan Thomas).

 

Lieu

EHESS (AS1-24, 1er sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Regards et résistances Performances, archives et les figurants de l'Histoire

Regards et résistances Performances, archives et les figurants de l'Histoire

30 mai - Journée d'étude

Présentation

La journée d’étude organisée par Elizabeth Claire (Histoire du Genre), Felicia McCarren (Tulane Univ./IEA Paris) et Jean-Pierre LeGlaunec (Univ. Sherbrooke, Canada), avec le soutien du CRH et du CRAL, rassemblera un groupe de chercheurs (enseignants, étudiants) historiens du spectacle, de l’esclavage et des arts vivants. L’objectif est d’explorer, au plus près des sources, des archives et des images, la mise en scène des regards (des acteurs, des spectateurs comme des chercheurs) sur ce qui résiste, désoriente, se déplace dans des performances aux traces infimes, disparues ou à reconstruire. La journée d’étude permettra d’interroger le rôle des figurants dans l’histoire. Que nous disent les femmes et les hommes dont on ne voit dans les sources que les silhouettes, les ombres, les jeux de rôles et les figures (des visages, des pas de danse, des mises en scène) tronquées? Comment rendre compte, « visibiliser », « présent-er  » ces figures altérées productrices de sociabilités, de rencontres et de relations de pouvoir? Les communications porteront sur l’espace atlantique (Louisiane, Antilles, France) à l’époque moderne et contemporaine. La journée sera divisée en deux parties, une matinée de communications et de réflexion autour des notions de figurants et de figures et un après-midi de partage sur les sources (images, archives, documents imprimés) des chercheurs.

Pour s'inscrire : http://www.paris-iea.fr/fr/evenements/regards-et-resistances-performances-archives-et-les-figurants-de-l-histoire

 

Programme


9:00 - 9:30   Introduction
Felicia McCarren (IEA-Paris / Université Tulane)

9:30-10:00   Regards et Échos
Elizabeth Claire (CNRS)

10:00 - 10:45   Lire les ombres d’esclaves dansants
Julia Prest (Université de St. Andrews)

10:45 - 11:30   Rituel et contrepouvoir
Alexia Clorinda (Chercheuse indépendante)

11:30 - 11:45   Pause

11:45 - 12:30   Résistances
Jean-Pierre LeGlaunec (Université de Sherbrooke)

12:30 - 13:15   The question of the archive, the performativity of testimony
Sophie White

13:15 - 14:30   Pause déjeuner

14:30 - 15:15   Des voix muettes? Femmes et résistances dans la poésie du Nkombo Journal à la Nouvelle-Orléans (1968-1974)
Tomas Garriss

15:15 - 16:00   TBA

16:00 - 16:30   Pause

16:30 - 18:00    Atelier sur les sources : iconographie, archives
Felicia McCarren, Jean-Pierre Le Glaunec, Elizabeth Claire

 

Lieu

Institut d'études avancées
17, quai d'Anjou
75004 Paris

L’histoire au service d’un État-nation depuis 1925

L’histoire au service d’un État-nation depuis 1925

Mardi 9 mai de 19h30-21h - Conférence

Présentation

La fondation en 1925 de l'Université Hébraïque de Jérusalem ouvre à un nouveau paradigme dans l’historiographie. Devenue un centre majeur pour les études juives (avec Gershom Scholem, Yitzhak Baer, Yosef Klausner ou Yehezkel Kaufmann ), elle a été le lieu d'une relecture sioniste de l'histoire des Juifs. Lors de cette séance du cycle De l'histoire juive à l'histoire des Juifs, interviendront  Maxence Klein - Doctorant en co-tutelle à l'EHESS et à l'UNIL. Ses travaux de recherches, co-dirigés par Sylvie Anne Goldberg et Jacques Ehrenfreund, portent sur le sionisme de langue allemande du début du XXe siècle jusqu'aux années 1930. Et Jacques Ehrenfreund - Professeur à l’université de Lausanne où il est titulaire de la Chaire d’histoire des juifs et du judaïsme. Il s’intéresse à la question de la construction des groupes et des identités sociales à l’ère de la nationalisation des sociétés européennes et au rôle rempli par les héritages religieux dans ce cadre.

En savoir plus

 

Lieu

Musée d'art et d'histoire du judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
 

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est. Expériences impériales au tournant du 20e siècle

Vendredi 12 mai de 13h-19h - Mini atelier Tepsis

Présentation

La 4e et dernière session du cycle des mini ateliers du Labex Tepsis De la philanthropie à la protection sociale en Europe centrale et du sud-est, porté par Morgane Labbé (ESOPP) et co-organisé avec Fabio Giomi (CETOBAC)  sera consacrée à la question des migrations et de la protection sociale : quel welfare pour les émigrants ? 

Cette session traite de la condition des populations migrantes et mobiles par rapport aux formes nouvelles ou traditionnelles d’aide et de soins. Elle aborde en particulier deux points. L’un est l'action des associations philanthropiques face à l’augmentation des migrants et leur exclusion des institutions locales de bienfaisance. L’autre concerne les formes d’entre-aide transnationales qui, en réaction à ces exclusions,  se développèrent en faveur des migrants, que ce soit à partir d’institutions caritatives traditionnelles ou de grandes fondations philanthropiques.

  • Andrea KOMLOSY (Université de Vienne)
    Entre contrôle et protection sociale : Les migrants face aux contraintes de domiciliation des institutions de l’assistance publique dans la Monarchie habsbourgeoise (XIXe siècle)

  • Andreas GUIDI (EHESS-CETOBAC, Paris / Université d'Humboldt, Berlin)
    Subsidies, Subjectivities, and Subalternities : Welfare Practices in Flux from Ottoman to Italian Rule in Rhodes

  • Barbara LAMBAUER (SIRICE, Paris)
    Protéger et contrôler l'émigration juive de l'Est. Alliances occidentales, réponses orientales

  • Claire MORELON (Université d'Oxford)
    Les réfugiés à Prague pendant la Première guerre mondiale

 

Lieu

EHESS (Salle 5)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Le secret et l'espace politique

Le secret et l'espace politique

7 au 9 juin - Colloque international

Présentation

Comprendre les transformations des rapports de pouvoir et les catégories utiles à la construction de l’espace et du sujet politique à la fin du Moyen Âge, en sortant des mailles d’une histoire institutionnelle. Elargir les frontières de l’enquête en déplaçant le regard, des institutions, des lieux et des procédures formelles de la politique, et en le portant sur le développement des stratégies, des comportements, des réseaux de relations qui structurent la vie quotidienne, sur les domaines sociaux et sur les pratiques légitimées que cet espace crée et auxquels il donne forme, sont les enjeux méthodologiques de ce colloque oragnisé par Jacques Chiffoleau (CIHAM) et Etienne Hubert (CRH), qui veut étudier, à partir de la leçon de Jacques Chiffoleau (La Chiesa, il segreto e l’obbedienza, Il Mulino 2010), dans l’usage du secret un levier fondamental dans la construction du ‘public’, dans ses règles et sa légitimation. 

La vérification se joue sur la scène des pouvoirs étatiques de la fin du Moyen Âge, son horizon privilégié est l’Italie des cités-états, sur la toile de fond que dessinent le poids, l’influence et l’exemple exercés par l’Église romaine et par la praxis de son administration sur les développements non seulement idéologiques mais aussi constitutionnels des gouvernements et de la société de la fin du Moyen Âge. Le cadre est enrichi par la lecture comparée qu’offrent les pratiques gouvernementales et le recours au secret dans le monde arabo-musulman, dans le royaume d’Éthiopie et dans le monde chinois.

Le cadre historiographique, bien que riche de lectures suggestives (Micrologus, 14, 2006), laisse une large place à la définition d’un paradigme aussi puissant qu’ambigu (qui renvoie aux arcanes du pouvoir, mais aussi à la zone obscure, opaque, cachée, du complot et de sa mise en discussion) dont l’usage doit être mesuré et évalué de manière cohérente sur le terrain de la pratique et non seulement sur celui de la pensée ou de la doctrine : il semble ainsi utile d’enrichir et d’approfondir l’enquête autour de la construction, de la qualification et des configurations, dans lesquelles s’inscrit tour à tour le secret dans la société de la fin du Moyen Âge, non seulement dans le cadre des politiques d’affirmation étatique, du gouvernement des hommes, de la répression pénale, de la gestion de l’ennemi, mais aussi dans la sphère économique (production, marché, écritures: les livres secrets des marchands) et dans l’agir social.

Le sujet ouvre des pistes de recherche et d’enquête multiples que des spécialistes de différents domaines (politique, économie, histoire des institutions, des normes, de la justice, de la religion et de l’Église, de la société et de la famille) sont invités à parcourir dans la variété et dans la spécificité des approches et des méthodes autour d’une constellation de thèmes et des problèmes que le secretum soulève et auxquels il renvoie: « arcanus, occultus, tacitus, obscurus, clam, clandestinus, absconditus »...

 

Programme

 

Lieu

Mercredi 7 juin

Università degli studi di Siena
Dipartimento di Scienze storiche e beni culturali
Aula S (ingresso anche da via Fieravecchia)
Via Roma, 47
53100 Sienne
Italie

Jeudi 8 et vendredi 9 juin

Certosa di Pontignano
Pontignano, 5
53019 Ponte A Bozzone
Italie

Ce qui a changé depuis le XXe siècle. À quoi sert encore l’histoire juive ?

Ce qui a changé depuis le XXe siècle. À quoi sert encore l’histoire juive ?

Mardi 9 juin de 19h30-21h - Conférence

Présentation

Dans le cadre du cycle De l'histoire juive à l'histoire des juifs, cette table ronde, avec la participation de Sylvie Anne Goldberg (EHESS), David Ohana, (Université Ben Gourion du Néguev), Ada Rapoport-Albert (University of London) et  Judith Schlanger (EPHE) examinera les récentes manières d'appréhender l’histoire des Juifs, en tenant compte des apports les plus récents de l’historiographie, tout en s’interrogeant sur son éventuel détachement de ses précédents enjeux politiques.

En savoir plus

 

Lieu

Musée d'art et d'histoire du judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris

L'un et le tout

L'un et le tout

22 et 23 juin - Forum du CRH

Présentation

Dans la lignée des grands rendez-vous scientifiques qu'il a initiés par le passé (sur les thèmes du Transnational, du Contexte), le CRH organise un grand forum de débat qui se tiendra les 22 et 23 juin. Animée par les membres, groupes et équipes du laboratoire, cette rencontre souhaite offrir une plateforme de réflexion sur les multiples manières de travailler la matière historique au sein du CRH, à la fois en distinction et en écho des enjeux historiographiques du temps présent. C'est pourquoi le thème retenu cette année, sous l'intitulé "L'un et le tout", veut questionner les relations déployées entre unicité et totalité, donnée et série, individualité et collectivité, au sein des multiples méthodes, terrains et conclusions que nos travaux mettent en œuvre. C'est là l'occasion, en confrontant les approches, d'exposer toutes les richesses interprétatives nourries par le laboratoire.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Document(s) à télécharger

Enquêter sur les réputations

Enquêter sur les réputations

Lundi 26 juin de 9h-18h - Journée d'étude doctorale

Présentation

Les réputations structurent l’expérience individuelle et collective du monde social, en particulier au sein d’univers fortement soumis aux enjeux de confiance des pairs, de distinction et de singularisation, de notoriété et de célébrité, ou encore de neutralisation des rumeurs. Cet objet, souvent présent au cœur de nos travaux sans être nécessairement thématisé, constitue une base stimulante de discussion interdisciplinaire.
Cette journée, réunissant 19 sociologues, historiens et politistes, permettra d’aborder les questions suivantes : quels outils et méthodes mobiliser pour enquêter sur les phénomènes de réputation ? Comment cet objet peut-il éclairer le fonctionnement d’espaces sociaux marqués par de forts enjeux symboliques ? Quels sont les usages possibles de la réputation comme ressource ou comme stigmate, selon quelles contraintes, à quel prix et pour quel gain ?

Comité scientifique

Benoît de l’Estoile (CNRS), Raphaëlle Laignoux (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Antoine Lilti (EHESS), Michel Offerlé (École normale supérieure), Gisèle Sapiro (EHESS).

Comité d'organisation

Adeline Denis (adeline.denis@sfr.fr), Sarah Kolopp (sarah.kolopp@gmail.com) et Guillaume Lancereau (guillaume.lancereau@gmail.com)

 

Programme

9h00-9h30 – Introduction : Gisèle Sapiro (EHESS-CNRS)

Premier panel – Marginalité et célébrité

9h30-11h

Sidonie Verhaeghe (docteure en science politique, Université Lille 2),
« Croiser marginalité et célébrité politiques : Louise Michel, personnalité révolutionnaire du dernier tiers du XIXe siècle »

Pascal Laucoin (doctorant, CESPRA)
« Mirabeau, le Capitole et la roche Tarpéienne. Du bon usage politique d'une mauvaise réputation »

Ludovic Lestrelin (maître de conférences, Université de Caen Normandie)
« “À jamais le premier. Enquêter sur la réputation d’un défunt dans le monde du football professionnel ».

Discussion : Antoine Lilti (EHESS).

11h00-11h20 : Pause-café

Deuxième panel – Jeux de qualification

11h-12h40

Charles Bosvieux-Onyerwelu (docteur en sociologie, Laboratoire Printemps, CNRS-UVSQ)
« La réputation de désintéressement et son capital symbolique : la “pieuse hypocrisie” des théoriciens du service public (1873-1940) ».

Clément Lescloupé (doctorant, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
« La disqualification comme instrument d’action publique ? Attaquer la réputation des maires pour les contraindre à appliquer la loi »

Discussion : Bruno Cousin (Sciences Po Paris)

12h40-14h – Pause déjeuner

Troisième panel – Les supports de la réputation

14h-15h40

Laurent Cuvelier (doctorant, Centre d’histoire de Sciences Po)
« L’actualité politique sur les murs de Paris en Révolution. Construire une popularité médiatique pendant la Révolution française ».

Marine Carcanague (doctorante, Paris I)
« Défendre son honneur, mettre en récit sa réputation, jouer avec les identités : stratégies de femmes sur la scène judiciaire au XVIIIe siècle en France ».

Thomas Collas (ATER, EHESS)
« Travail de réputation et considération des pairs : saisir les constructions d'un nom dans le monde des pâtissiers ».

Discussion : Raphaëlle Laignoux (Université Paris I Panthéon Sorbonne)

15h40-16h00 – Pause-café

 

Quatrième panel – Jeux d’échelle et circulations

16h00-17h30

Damian Clavel (doctorant, Institut des Hautes Études Internationales et du Développement, Genève)
« “La réputation aux trousses” : le Cacique du Poyais et “sa” dette souveraine, 1820-1838 ».

Noémie Recous (doctorante, Université Jean Moulin Lyon 3)
« Discrédit et postérité : Nicolas Fatio de Duillier et l’Affaire des French Prophets ».

Discussion : Tristan Leperlier (Centre européen de sociologie et de science politique)

Conclusion : Pierre-Marie Chauvin (Université Paris-Sorbonne)

 

Programme téléchargeable

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Vers un monde avec drogues?

Vers un monde avec drogues?

Jeudi 8 juin de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

  • Raquel Peyraube, médecin, conseillère du gouvernement d’Uruguay
    Légalisation et régulation du cannabis en Uruguay

  • Anne Philibert, sociologue, assistante de recherche à l’Université de Genève
    Les politiques de régulation des drogues en Colorado, Uruguay, Hollande

  • Esther Benbassa, sénatrice EELV, rapporteur du projet de loi de légalisation du cannabis en France
    Sortir de la prohibition, réguler le commerce et la consommation du cannabis

  • Discutante : Julia Monge, anthropologue, EHESS

 

Après l’échec patent, aux conséquences désastreuses, de la « guerre à la drogue », qui prétendait assécher l’offre et la demande, pour parvenir à « un monde sans drogues », on peut se demander si c’est bien le contraire qui est en train de se produire, et qu’il faudrait plutôt envisager de « vivre avec les drogues ».

Pour cette dernière séance de l’année, consacrée aux expériences de légalisation en cours dans le monde, nous accueillons deux invitées étrangères et la sénatrice d’EELV Esther Benbassa. Mme Benbassa est l’une des rares parlementaires français qui depuis des années prônent une autre politique publique en matière de drogues, et a présenté au Parlement, sans succès, un projet de loi de légalisation du cannabis en France.

Raquel Peyraube est docteure en psychiatrie, spécialisée en psychothérapie psychanalytique de l’enfant et de l’adolescent. Elle fait partie des membres fondateurs de l’International Center for Ethnobotanical Education Research and Services (ICEERS), qu’elle dirige depuis 2012. L’établissement en question est chargé d’effectuer des recherches sur l’utilisation thérapeutique des plantes dans le monde et d’œuvrer à la préservation des cultures indigènes. Raquel Peyraube est par ailleurs consultante pour le Conseil national des drogues en Uruguay, un rôle qui lui a permis d’impulser et promouvoir des décisions importantes concernant la légalisation du cannabis à visée thérapeutique.

Anne Philibert, assistante de recherche au département de sociologie de l’Université de Genève, fera le tour d’horizon des expériences de légalisation de par le monde, présentant et analysant les différents modèles législatifs, sanitaires et sociaux mis en place en Europe et aux Amériques.

Cette demi-journée d’études sera animée par Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS, qui termine sa thèse sur un phénomène récent en Occident, la consommation de drogues en famille, entre parents et enfants adolescents ou majeurs. Une autre forme de légalisation de fait et d’intégration sociale et culturelle des psychotropes dans la vie ordinaire.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Propriété et environnement dans les pays en développement

Propriété et environnement dans les pays en développement

7 et 8 juin - Colloque international ANR GOVENPRO

Présentation

La question de savoir quelles sont les formes de propriété qui participent le plus efficacement à la conservation et/ou à l’exploitation économique des environnements – de la propriété privée à la propriété d’État, en passant par les différentes formes de propriété collectives, communes ou patrimoniales a suscité des débats théoriques intenses et disputés dans le champ académique (Coase 1960; Hardin 1968; Ostrom 1990). Nous proposons d’embrasser toutes ces théories par le terme – théories environnement/propriété – et d’étudier leur déploiement dans les pays en développement dans la construction de ce qu’on peut appeler des « régimes de ressources » (Vatn 2007, 2015). Nous gageons en effet que loin de s’être imposées de manière monolithique aux cours de phases successives, ces théories ont été mises en œuvre de manière très pragmatique par toute une série d’acteurs nationaux et internationaux pour tenter de les adapter aux usages locaux des ressources naturelles mais en ignorant souvent les conceptions locales de l’appropriation et de la mise en commun.

Ce phénomène a conduit à un réagencement de la propriété qui ne doit pas être seulement compris comme une tendance générale et uniforme à la privatisation de la nature. Durant la période coloniale, par exemple, l’enjeu est certes l’appropriation des ressources par les colons (l’emprise foncière des concessions agricoles, forestières ou minières est extrêmement importante dès les années 1920), mais bien plus encore la montée en puissance de l’Etat, la constitution d’un Domaine public colonial, la création des services techniques, qui visent tous à transformer les modes d’exploitations indigènes de la nature au nom du développement alors appelé « mise en valeur » (Thomas 2009 ; Chouquer 2011). De même, la dénonciation du land grabbing comme une nouvelle forme de colonisation et de privatisation des terres par des firmes étrangères (Merlet 2010 ; TNI 2013) oblitère la nature juridique de ces contrats souvent tripartites entre des bailleurs internationaux, des investisseurs privés et des Etats propriétaires fonciers qui affirment tous, plus ou moins (mal)honnêtement, agir dans l’intérêt des populations locales et du développement économique du pays (Holmen 2015 ; Chouquer 2011). D’autres formes plus insidieuses d’accaparements fonciers consistent à reconnaître des droits “coutumiers” pour gager cette reconnaissance au maintien de pratiques traditionnelles jugées favorables à la conservation des milieux : c’est la logique des programmes de paiement pour services environnementaux – ou PSE (Kosoy and Corbera 2010). On les voit aussi à l’œuvre dans les programmes de développement financés par des grands bailleurs, comme la Banque mondiale. Les prêts sont alors conditionnés à des mesures dites de compensations environnementales à l’origine de la constitution de nouvelles emprises foncières à vocation de conservation de la nature (Benabou 2014). Les grandes conventions internationales sur le climat, la biodiversité, la mer, le traitement des déchets... véhiculent aussi de profondes recompositions de la propriété dans les pays du Sud. L’octroi de vastes concessions à des opérateurs privés s’appuie de plus en plus sur la capacité des acteurs les mieux dotés en capital à répondre aux engagements environnementaux internationaux, à se conformer aux standards dans les processus de production et de “reporting” que ces engagements réclament. Ces mécanismes sont particulièrement visibles dans l’octroi de concessions marines et de droits de pêche qui, adossés aux standards d’exploitation durable des ressources halieutiques, ont de très forts effets d’exclusion des petits opérateurs locaux (Dahou, Elloumi, and Molle 2013).

Ces grandes conventions environnementales incitent aussi les Gouvernements à définir juridiquement qui sont les ayants-droits traditionnels d’une ressource à partir des usages coutumiers des ressources locales. L’objectif est d’en faire des parties (personnes morales, individuelles ou collectives) dans des contrats de conservation de l’environnement (contrats d’accès et de partage des avantages, REDD+, paiements pour services environnementaux, etc.). Les États leur reconnaissent donc de nouveaux titres qui viennent bouleverser des arrangements plus anciens d’appropriation des ressources naturelles (Thomas 2012, 2014 ; Clement and Amezaga 2013 ; Dahou 2013). Mais, dans un contexte où le droit à l’accès devient plus important que le droit d’exclure (Rifkin 2000 ; Joly 2009), ces contrats consistent plus à ouvrir l’accès des ressources locales à des usages globaux qu’à en réserver l’accès aux populations locales. Il faut par conséquent repenser la propriété comme un « faisceau de droits », et replacer le gouvernement de l’environnement par la propriété dans le champ plus vaste des relations sociales qui contraignent ou permettent de bénéficier de l’usage des ressources (Ribot and Peluso 2003 ; Silva-Castaneda et al., 2014). Dans cette perspective, l’accaparement réfère essentiellement à un « accaparement du contrôle » (control grabbing), c’est-à-dire à un processus de captation du pouvoir de contrôler le foncier et les autres ressources associées telles que l’eau, les minéraux ou les forêts, afin de contrôler les bénéfices liés à leurs utilisations (McCarthy, Vel, and Afiff 2012). Les formes de propriété développées dans les situations post-collectivistes sont, de ce point de vue, particulièrement intéressantes à analyser. Elles ne produisent pas forcément les mêmes rapports entre propriété, individu et Etat que ceux des démocraties libérales (Verdery 1998). La propriété ne peut donc manifestement pas y jouer le même rôle incitatif dans les politiques de conservation que celui que la théorie standard prédit.

Cependant, si l’on perçoit bien l’importance du phénomène et sa diversité (d’objets et d’échelles), on ne dispose pas de travaux académiques qui permettent d’établir sérieusement une filiation entre les théories environnement/propriété et la succession de modes de gouvernement de l’environnement dans les pays en développement. La périodisation très grossière en trois temps (l’âge de la conservation par la propriété d’Etat et l’extension du domaine public ; l’âge du salut par la propriété privée exclusive ; l’âge du retour à la gestion communautaire) n’est pas satisfaisante. Elle ne permet pas de rendre compte, pour chaque période de l’histoire nationale d’un pays, des diverses manières dont ont pu s’articuler dans le temps les modes d’appropriation privilégiée par ces théories, ainsi que les usages complexes de ces arguments théoriques dans chaque contexte économique, social et culturel. Il est nécessaire, en la matière, de repartir de l’analyse des réalités empiriques de terrain.

Partant de ces constats, le colloque « Propriété et environnements dans les pays en développement » se propose de réunir pour la première fois des spécialistes d’histoire environnementale, d’économie environnementale, d’anthropologie environnementale, de droit de la propriété, etc., pour porter un regard global sur le déploiement des théories environnement/propriété dans le cadre des pratiques de gouvernement des ressources et des environnements dans les pays en développement. Il vise à stimuler de nombreuses communications en vue d’éclairer et de documenter les objectifs suivants :

  • 1. Avoir une meilleure vision de l’histoire de la diffusion de ces théories et des formes de propriété qu’elles privilégient dans les politiques environnementales des pays en développement. Qui sont les principaux acteurs internationaux, quels sont les appuis locaux, quelles sont les sources de cette histoire, etc. ?

  • 2. Confronter ces cadres théoriques et les outils internationaux de leur promotion à la réalité empirique de différentes formes de propriété dans ces pays. On sera particulièrement attentif à rendre compte de la diversité des manières dont les pays du Sud articulent, dans leur tradition juridique et administrative, les grandes catégories propriété privée, domaine public, droit coutumier, patrimoine et propriété collective.

  • 3. Etudier l’impact de la mise en œuvre de ces théories dans les situations de transition vers l’économie de marché. Quelle est l’économie politique de la propriété dans ces situations de transition (notamment dans les situations de post-socialisme) ? Quels sont les effets observables en terme de conservation de l’environnement ?

  • 4. Etudier la dialectique entre la contraction effective de la propriété collective et des droits collectifs dans la gestion de l’environnement et les discours promouvant le «community- based management», les biens publics mondiaux, les valeurs patrimoniales ; 5. Rendre compte de la diversification des domaines/objets auxquels les théories environnement/propriété sont appliquées : des plus territorialisés (comme les droits fonciers, la domanialité, les mécanismes REDD, les paiements pour services environnementaux, etc.) ; aux plus dématérialisés (comme les nouvelles formes d’appropriation des ressources et informations génétiques, les droits des communautés autochtones et locales sur les savoirs traditionnels, etc.).

Comité d'organisation :
Frédéric Thomas, Sarah Benabou, Tarik Dahou (PALOC, IRD-MNHN) ; Fabien Locher (CRH, CNRS-EHESS), Valérie Boisvert (Université de Lausanne)

 

Programme
Version anglaise

 

Lieu

Muséum national d'histoire naturelle
Auditorium de la grande galerie de l'évolution
36, Rue Geoffroy-Saint-Hilaire
75005 Paris

Travail, coercition et droits. Esclavage local dans une perspective globale/Bonded Labour in Global perspective

Travail, coercition et droits. Esclavage local dans une perspective globale/Bonded Labour in Global perspective

14 au 16 juin - Ecole d'été

Présentation

De nos jours, la persistance du travail forcé dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique et dans les mondes de l’océan indien, mais aussi en Asie et, dans une certaine mesure, dans l’ensemble des pays du nord, reflète les façons complexes dont le colonialisme et le capitalisme mondial ont interagi avec les changements en cours dans ces régions, produisant une mosaïque de régimes de travail différents. Même à ce jour, la demande de main-d’œuvre coercible contribue à la traite des personnes vulnérables. L'Organisation Internationale du Travail estime qu'il y avait 21 millions d'hommes, de femmes et d'enfants travaillant dans des conditions de travail forcé aussi récemment qu'en 2012, 73% se trouvant en Afrique et dans les mondes de l’océan indien. Aujourd’hui, sur environ 700.000 à 2.400.000 personnes victimes de la traite chaque année à travers les frontières internationales, 88% sont des femmes et des enfants.Plus de deux siècles après la déclaration universelle des droits de l'homme, les révolutions française et américaine, puis les abolitions officielles et progressives de l’esclavage dans le monde au 20ème siècle, et en dépit de la charte universelle des droits de l'homme de l'ONU, la servitude et la traite sont encore largement répandus dans le monde entier. Pourquoi en est-il ainsi ?

En entreprenant un réexamen radical des formes historiques de travail, la façon dont ils ont été définis et comment ils ont été pratiqués, nous envisageons d’analyser :

  • la relation entre les dynamiques du marché et les formes de coercition dans diverses régions du monde

  • les différentes façons dont les hommes, les femmes et les enfants réduits en esclavage ont résisté au travail forcé.

  • l'impact et les limites des organisations internationales, des institutions juridiques, et de l’émergent droit international des travailleurs et des droits humains.

Cette école d'été (fermée au public) organisée dans le cadre de l'IRIS Etudes globales en collaboration avec l'OIT.
Coordinateurs de l’école d’été :
Choukri Hmed (Université Paris-Dauphine-PSL Paris), Koen Compier (OIT Delhi) et Alessandro Stanziani (EHESS-CNRS-PSL Paris).


Programme

 

Lieux

Mercredi 14 ,juin

EHESS (Salle 8)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Jeudi 15 juin

EHESS (Salle 4)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Vendredi 16 juin

EHESS (Salle 2)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

 

 

 

Textes, Sources, Terrains et Contextes

Textes, Sources, Terrains et Contextes

Mardi 13 juin 2017 de 13h-17h - Journée d'étude doctorale

Présentation

Les études juives du CRH de l’Ehess organisent avec la Société des Études juives une rencontre des étudiants francophones.  Il s’agira, cette année, d’inviter les étudiants inscrits en thèse à réfléchir sur le thème de leur recherche en le situant dans un cadre méthodologique plus large : « Textes, Sources, Terrains, et Contextes ». Et notamment de leur suggérer de s’interroger sur les particularités des problématiques, des références théoriques et des méthodes utilisées dans leurs travaux, afin de contribuer au renouvellement scientifique des « études juives ». Ce cadre devrait permettre  de mesurer l'importance des études juives en langue française, d'en repérer les tendances et d’en favoriser la promotion tout en mesurant leur inscription dans les domaines des sciences humaines et sociales.

La journée se terminera par la remise du Prix de thèses en études juives, organisé par la Société des études juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2017).

 

Programme

13h-14h session animée par Christophe Batsch, Université de Lille

Hélène Chocha - Paris Sorbonne IV/ Université Bar Ilan :
La Reine Hélène d’Adiabène / Marie-Madeleine des Evangiles : modèles de conversion pour le judaïsme et le christianisme. Comment interpréter les nombreuses similitudes entre ces deux figures féminines emblématiques du Ier siècle de notre ère ?

Claire Maligot - EPHE
De James Parkes à Nostra Aetate ? Le rôle des mouvements de rapprochement judéo-chrétien dans la réflexion conciliaire au sujet des juifs.


14h15-15h15, animée par Maurice Kriegel, EHESS

Chloé Rosner - Sciences Po, Paris
Histoire sociale de l’archéologie juive et israélienne à Jérusalem entre 1913 et 1967

Maxence Klein - EHESS /Université de Lausanne
Archives et forme de vie : pour une histoire quotidienne des jeunes sionistes du Jung Juda (1912-1923)


15h30-16h, animée par Sylvie Anne Goldberg, Ehess


Philippe Blanchard - EHESS, INRAP UMR 5199 PACEA
Les cimetières et pratiques funéraires des communautés juives médiévales en Europe : l’apport de l’Archéologie et la confrontation avec les sources textuelles et l’iconographie

16h15 : Mireille Hadas-Lebel - Présidente du jury

Remise du Prix de thèses en études juives

 

Lieu

EHESS (salle AS 24, sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Linguistique et écrit (3)

Linguistique et écrit (3)

Lundi 12 juin de 9h-19h - Journée d'étude

Présentation

Comme la précédente édition, cette journée d'étude organisée par Marion Carel (CRAL) et Dinah Ribard (GRIHL) réunira historiens, linguistes et littéraires qui présenteront des recherches en cours et des contributions à la réflexion sur le pouvoir des mots, la construction du sens à l'oral et à l'écrit, l'action avec le langage et l'action avec l'écriture.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle BS1_05)
54,  Boulevard Raspail
75006 Paris

Études environnementales et sciences sociales : Temporalités, matérialités, sources et enquêtes

Études environnementales et sciences sociales : Temporalités, matérialités, sources et enquêtes

Appel à communications - Date limite de dépôt : 20 juin - Ecole française de Rome, Rome

Présentation

Les études environnementales ont connu dans la dernière décennie, une croissance qui les situe aujourd’hui au cœur de nombreux débats en sciences sociales : l’hypothèse de l’entrée de la terre dans une nouvelle ère géologique – l’Anthropocène – en raison du rôle joué par l’humanité comme force écologique inédite est sans doute celle qui suscite le plus de discussions. Le défi posé par une telle proposition est celui de trouver un cadre nouveau dans lequel penser ensemble l’évolution des sociétés et des matérialités : il engage de nouvelles formes d’écriture de l’histoire, qui invitent à dépasser la rupture entre « histoire naturelle » et « histoire humaine », que la modernité occidentale aurait consommée. Comment entendre aujourd’hui cet appel à renouveler les manières de faire et d’écrire l’histoire ? De quel type de dispositifs intellectuels situés dans le temps « l’histoire naturelle » est-elle née, sur quels terrains, à partir de quelles sources et pour répondre à quelles questions ? Comment s’est engagé, depuis cette matrice, le grand partage entre nature et culture ? Dans quelle mesure l’histoire environnementale permet-elle de le dépasser ? Comment prend-elle en compte la diversité des archives nécessaire à ses ambitions et comment peut-elle mettre en œuvre des formes d’interdisciplinarité avec les sciences de la nature et de la terre ?

L’atelier doctoral, qui se tiendra à l'École française de Rome du 24 au 27 octobre 2017, est l’occasion de reconsidérer la pluralité des modes de développement des études environnementales, qui se sont déployées à partir d’ancrage disciplinaires variés (environmental history, géohistoire, science studies, géographie historique, political ecology, sociologie, archéologie environnementale, anthropologie…). Il entend ainsi mettre en perspective et créer des espaces de dialogue entre des traditions historiographiques différentes qui se sont souvent ignorées. Il permettra notamment d’éclairer, à l’échelle européenne, le rôle précurseur joué par l’Italie qui, dès la fin des années 1980, lisait les propositions de l’histoire environnementaliste venant des États-Unis en développant un point de vue critique – notamment en termes de production et d’usage des sources – et développait un dialogue original avec l’ecological history britannique et la géographie historique.

Parmi les thèmes qui seront au cœur de ces rencontres, on retiendra : « Historiographies et écriture de l’histoire à l’épreuve de l’Anthropocène » ; « Échelle globale et environnements situés » ; « Les archives de la terre : traces, paysages et collections » ; « Matérialités et rapports à la terre ».

En mettant l’accent sur l’enquête et les sources, l’ambition de cet atelier doctoral est d’interroger la texture historique et sociale des sociétés dans leur environnement.

L’atelier est ouvert aux doctorants et étudiants à partir du M2 de toutes disciplines et de toutes nationalités. Des cours magistraux le matin seront suivis d’ateliers centrés sur la présentation des travaux des étudiants l’après-midi. Les cours et interventions pourront se dérouler en français, en italien ou en anglais.

 

Modalités de soumission et calendrier

Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse suivante avant le 5 juin 2017 : secrmod(at)efrome.it.

Elles doivent comporter :

  • une lettre de motivation ;
  • un curriculum vitae (max. 3 pages) accompagné d’une présentation des recherches en cours et d’un programme de travail ;
  • un résumé (min. 4000 caractères) de l’intervention proposée ;
  • une lettre de recommandation.

Les candidats retenus sont tenus d’assister à l’ensemble des cours et ateliers.

Il sera demandé à chaque participant d’envoyer aux organisateurs, avant le 15 septembre 2017, 6 à 8 pages de présentation de leurs travaux comprenant une présentation de leur corpus de sources ou d’enquêtes, en y joignant une bibliographie synthétique.

La formation, les déjeuners et le logement des participants seront assurés par l’École française de Rome et l’École des hautes études en sciences sociales. Les participants devront prendre en charge les frais du voyage à Rome.

Pour toute information, vous pouvez contacter Claire Challéat, assistante scientifique pour les époques moderne et contemporaine à l’École française de Rome, Piazza Farnese 67, 00186 Rome, secrmod(at)efrome.it.

Comité scientifique : Alice Ingold (EHESS), Fabrice Jesné (EFR), Niccolò Mignemi (EFR), Silvia Sebastiani (EHESS).

Travail de care et genre

Travail de care et genre

Jeudi 14 septembre de 9h30-18h - Atelier d'histoire

Présentation

Définissant les contours d’un travail subalterne fondé sur des relations de proximités relationnelles et de moindre reconnaissance salariale, Pascale Molinier laisse entrapercevoir la richesse heuristique de la mobilisation du concept de care pour les historien-nes du genre et des rapports de dominations. Elle écrit en effet que le travail de care désigne « des activités spécialisées où le souci des autres est explicitement au centre », « des activités domestiques réalisées au sein de la famille et leur délégation » et plus largement « une dimension présente dans toutes les activités de service, au sens où servir, c’est prêter attention à ». Aujourd’hui, la plupart de ces activités, gratuites ou rémunérées sont occupées par des femmes, et Dominique Memmi souligne que le lien entre care et femmes « reste écrasant et quelque peu vertigineux, en théorie comme en pratique ». Envisagé par les sociologues dans sa dimension éthique et émotionnelle, économique et politique, le care est alors une entrée problématique majeure pour repenser le temps long de l’histoire du travail subalterne de soin et de service, largement féminin. Bien que ce concept n’ait pas été forgé par (ni pour ?) des historien-ne-s, comment l’usage du care éclaire-t-il l’histoire genrée du travail ? Si le lien entre care et femmes semble aujourd’hui évident, qu’en est-il, sur temps long, de la dimension genrée du travail subalterne de soin et de service ? Quelle est la variabilité historique de ce lien entre femmes et care ?

Qu’apporte à l’histoire du travail et des relations familiales ce concept à double facette questionnant l’articulation entre faibles compétences savantes et grandes compétences affectives et relationnelles ? Quelle place l’institutionnalisation du travail de care et sa reconnaissance par le bas sur le marché du travail laissent-elles à ceux et celles qui activent ces compétences dans la sphère du travail ? Dans quelle mesure chausser les lunettes du care permet-il de saisir le travail invisible des femmes et de rendre visible la gratuité d’une partie de leur activité ? Enfin quels sont les activités et les acteurs/actrices qu’une telle histoire met en évidence ? Que partagent tous et toutes ces pourvoyeurs de care ? quelle forme de typologie du travail subalterne peut-il proposer ? Il s’agit pour nous de réfléchir à la façon dont le travail historien peut, face à ses sources, observer et rendre compte des rapports sociaux qui se jouent, dans le face-à-face et dans le corps à corps. Cela pose plus largement de la question de la transposition disciplinaire : que peut-on dire de la matérialité des rapports de care quand il n’est observable que par l’archive ? Le travail émotionnel peut-il être un objet d’histoire ? Cette proposition d’atelier ouvre la voie à un travail de comparaison entre les dispositifs d’enquête en sociologie et en histoire, mais aussi à une vaste quête de nouveaux matériaux archivistiques.

Comité organisateur :

Anne Hugon (IMAF, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : anne.hugon@wanadoo.fr

Clyde Plumauzille (CRH, EHESS) : clyde.plumauzille@gmail.com

Mathilde Rossigneux-Méheust (LARHRA, Lyon 2) : mathildemeheust@yahoo.fr

 

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EHESS (Salle 8)
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75006 Paris

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Le chiffre et la carte

Colloque - Jeudi 21 septembre 2017 - 09:00Les réseaux latino-américain et européen ont eu peu d’occasions d’entrer en relation. L’un des objectifs du colloque est précisément de connecter les réseaux continentaux ou subcontinentaux de chercheurs travaillant sur le chiffre et la carte. Et de le f (...)(...)

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Dernière modification :
22/09/2017