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2019

Fragments d’exils. Temporalités, appartenances

Fragments d’exils. Temporalités, appartenances

Jeudi 31 janvier de 17h-19h - Table ronde

Présentation

Natalia Muchnik (CRH) et Mathilde Monge (Université Toulouse 2-Jean Jaurès) organisent une table-ronde autour de Fragments d’exils. Temporalités, appartenances, numéro spécial de la revue Diasporas. Circulations, migrations, histoire (31, 2018), avec Anne-Christine Trémon (université de Lausanne), Ilsen About (CNRS-Centre Georg Simmel), Alexandra Poli (CNRS-CADIS), Delphine Richard (université de Lyon 2) et Marie-Carmen Smyrnelis (Institut Catholique de Paris).

Les diasporas ne sont pas des phénomènes immuables : elles naissent, vivent et s’éteignent, ou se diluent dans des ensembles plus vastes ; d’autres ne restent qu’à l’état d’ébauche. Constructions parfois éphémères à la faveur d’un événement politique ou d’une opportunité commerciale, elles peuvent se muer en édifices structurés, de réseaux et de métropoles qui s’affrontent et se succèdent. Situer le phénomène diasporique permet de saisir les dynamiques et les temporalités de ces constructions contingentes et de revenir sur l’image trop communément admise de processus continus et atemporels. C’est cette linéarité et, partant, les jeux et rejeux de segments diasporiques que les articles de ce dossier interrogent, à travers une diversité d’approches : vue d’ensemble, étude d’un lieu d’implantation particulier, analyse sur la longue durée ou autour d’un moment-clé. En étudiant ainsi des « fragments d’exil », la notion de diaspora s’en trouve réinterrogée. Face à l’expansion de son usage, ils permettent de souligner la dimension profondément historique de cet objet si singulier, et pourtant de plus en plus universel. La notion de fragment questionne également une homogénéité souvent reconstruite par l’historiographie qui efface la mosaïque que constituaient –et constituent encore– nombre de ces diasporas, tant pour leurs membres que pour les sociétés d’accueil.

 

Lieu

EHESS (Salle 5)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Une histoire croisée de la fabrique du droit du travail

Une histoire croisée de la fabrique du droit du travail

Jeudi 17 janvier de 9h30-17h - Journée d'étude

Présentation

Cette journée d’étude en hommage à Sabine Rudischhauser est organisée par Bénédicte Zimmermann (Centre Georg Simmel), Patrick Fridenson (Centre de recherches Historiques) et Claude Didry (Centre Maurice Halbwachs), avec le soutien du Centre Marc Bloch, autour de son dernier ouvrage Geregelte Verhältnisse. Eine Geschichte des Tarifvertragsrechts in Deutschland und Frankreich 1890-1918/19 (Cologne, Böhlau, 2017).
Sabine Rudischhauser (1961-2017) a introduit un regard nouveau sur l’émergence de la négociation collective en intégrant, au-delà de la seule conflictualité sociale, les initiatives politiques, législatives, juridiques, mais aussi sociologiques qui contribuent à définir la catégorie même de convention collective en France et en Allemagne. Sur la séquence 1900-1920, elle met au jour une véritable dynamique institutionnelle, dans laquelle se justifie un rapprochement entre l’Allemagne et la France, en faisant apparaître non seulement un parallélisme, mais aussi des emprunts réciproques et une référence commune, l’Angleterre. Geregelte Verhältnisse, son dernier ouvrage, couronne ainsi une vie de recherche que sa disparition précoce a interrompue brutalement. Il constitue un apport de premier plan tant pour la discipline historique, que pour le droit, la sociologie et l’économie. Cette journée d’étude entend rendre hommage à Sabine Rudischhauser, non seulement en revenant sur son parcours, mais aussi en mettant en discussion les perspectives qu’ouvrent ses recherches.


Programme

 

Lieu

Institut d’Etudes Avancées
Hôtel de Lauzun
17, Quai d’Anjou
75004 Paris

Sexe, drogues et rock'n roll

Sexe, drogues et rock'n roll

Jeudi 10 janvier de 17h-19h - Demi-journée d'étude

Présentation

Quel beau titre pour cette séance que « Sex and drugs and rock’n roll » ! Il est inspiré de la chanson véritablement programmatique de Ian Dury (1977). Mais nous aurions pu tout aussi bien appeler ce séminaire « Lucy in the Sky with Diamonds », la célébrissime chanson des Beatles (1967) puisqu’il y sera largement question de la culture psychédélique des années 60-70. Du « Human Be-In » aux sous-sols londoniens, du « Summer of Love » au triumvirat de San Francisco, Olivier Julien évoquera les origines du rock dit psychédélique durant ces deux décennies tant aux Etats-Unis qu’en Angleterre. Axelle Blanc se penchera sur la scène musicale psychédélique et sur  la performance des arts visuels en France après 1967. Quant à Marc Dufaud, artiste secret et tourmenté, il nous fera la surprise de son intervention. Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue, modérera la demi-journée d’étude.

 

Programme

  • Olivier Julien, musicologue
    Haight-Ashbury, le Middle Earth et ‘Unlimited Freak Out’ : l'émergence d'une tendance
    psychédélique dans les musiques populaires anglo-américaines

  • Axelle Blanc, anthropologue
    Les Antipodes de la raison. L'aventure psychédélique en France : musique, arts performatifs et arts visuels, 1967-1978

  • Marc Dufaud, écrivain
    Sex and drugs and rock’n roll

  • Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue, modérateur

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Histoire de l’épidémiologie. Enjeux passés, présents et futurs

Histoire de l’épidémiologie. Enjeux passés, présents et futurs

Mercredi 23 janvier 2019 de 9h-17h30 - Journée d'étude

Présentation

2e journée d’étude du Comité pour l’histoire de l’Inserm

L’épidémiologie rencontre de nouveaux défis inscrits dans la globalisation contemporaine, de la gestion des pandémies à l’analyse de masses colossales d’informations par des consortiums internationaux portant sur des cohortes de centaines de milliers d’individus. Réunissant historiens, scientifiques, acteurs institutionnels et socio-économiques, concernés par la question de l’épidémiologie, la 2e journée d’étude du Comité pour l’histoire de l’Inserm tentera d’éclairer l’histoire de la discipline en regard de ses enjeux présents et futurs.

Entrée libre sur réservation (selon les places disponibles) auprès de :
celine.paillette[@]ext.inserm.fr

Autre lien : INSERM

 

Programme

 

Lieu

Maison de la Recherche Sorbonne Université
Salle de conférence du rez-de-chaussée (D035)
28 rue Serpente, 75006 Paris

Survivre particulièrement. Autour du livre de Danny Trom : Persévérance du fait juif. Une théorie politique de la Survie

Survivre particulièrement. Autour du livre de Danny Trom : Persévérance du fait juif. Une théorie politique de la Survie

Mercredi 30 janvier 2019 de 16h-19h - Table ronde

Présentation

Dans la mesure où « la question juive » concerne la subsistance du fait juif dans l’histoire, elle occupe depuis longtemps les esprits. Cela est attesté dans certains livres bibliques dont notamment celui d’Esther. Les commentaires rabbiniques de ce livre sont au cœur de l’ouvrage récent de Danny Trom, qui élabore à partir d’elles une pensée politique de la survie. Le groupe Études Juives organise une table ronde où seront discutés, en présence de l’auteur, les aspects littéraires, historiques et théoriques de la démarche. Les discutants seront Elad Lapidot (Université de Berne), Antoine Lilti (CRH), Ron Naiweld (CRH) et Julia Christ (LIER).

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Echanges médiévaux. Circulation des textes et des personnes

Echanges médiévaux. Circulation des textes et des personnes

17 et 18 janvier 2019 - Journées d'études

Présentation

Cette rencontre, organisée par Etienne Anheim (AHLOMA), Nora Berend (Université de Cambridge) et Sylvain Piron (AHLOMA), est le deuxième volet d’un projet de collaboration entre l’Université de Cambridge et l’EHESS soutenu par PSL. La première rencontre a eu lieu à Cambridge les 7 et 8 juin 2018 et a réuni une quinzaine de chercheurs anglais, allemands et français autour de la même thématique. La seconde session a pour objet de prolonger la réflexion sur les formes sociales et intellectuelles de circulation des savoirs au Moyen Âge à partir de l’étude de la mobilité des textes et des personnes. Elle repose sur la confrontation méthodologique entre la riche bibliographie consacrée aux pratiques de traduction et d’échanges interculturels médiévaux, d’une part, et les questions posées par le développement des approches historiographiques globale, transnationale ou connectée, d’autre part.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Espagne, Espagnes : regards français sur la réalité espagnole (XVIe-XXIe siècles) (2)

Espagne, Espagnes : regards français sur la réalité espagnole (XVIe-XXIe siècles) (2)

Mardi 22 janvier à 19h - Table ronde

Présentation

Cette table ronde organisée par Jean-Paul Zuñiga (GEI) et Nicolas Bas (Universitat de Valencia) abordera la fascination de la France à la culture espagnole. Le romantisme français a trouvé dans l’Espagne du XIXe siècle le cadre idéal pour argumenter nombre de ses grandes œuvres littéraires. L'exotisme, l'orientalisme ont imprégné les grands intellectuels français de l'époque, comme Victor Hugo, Mérimée ou Gautier, entre autres. Une séduction réciproque qui s’est prolongé tout au long du siècle et pendant une grande partie du XXe siècle, et qui a conduit Mathilde Pomès à être la première agrégée d'espagnol de la Sorbonne en 1916 ou León Sánchez Cuesta a créé la Librairie Espagnole,et plus tard celle d'Antonio Soriano qui deviandra un lieu de rencontres d'intellectuels français et espagnols. Un cadre idéal pour l'émergence d'une liste exceptionnelle d'hispanistes français, comme Marcel Bataillon, Nöel Salomon, ou Pierre Vilar, entre autres, qui ont créé les premières chaires de culture espagnole dans les universités de Paris, de Bordeaux et de Toulouse. Ce sont des années d'une passion française pour l'histoire espagnole, en particulier à l'époque moderne, qui a conduit à la création d'institutions telles que la Casa de Velázquez, ou l'Association des Hispanistes Français, entre autres. Et tout cela au milieu de la transition espagnole, qui a marqué le début d'une période de relations intenses à tous les niveaux entre l'Espagne et la France, qui se poursuivent aujourd'hui à travers des institutions comme l'Institut Cervantes ou l'Institut français, qui travaillent avec ténacité pour rapprocher les cultures des deux côtés des Pyrénées.

 

Programme

  • Elisa Ruiz García (Universidad Complutense de Madrid)
    Mathilde Pomès, la primera  hispanista francesa

  • Bernard Vincent (EHESS)
    Los hispanistas franceses y la España de los años 1940-1960

  • Ana Martínez Rus (Universidad Complutense de Madrid)
    Las librerías españolas en París: de León Sánchez Cuesta a Antonio Soriano

  • Jordi Canal (EHESS)
    La imagen de España en Francia, siglos XX-XXI: tópicos, prejuicios y sorpresas

 

Lieu

Colegio de España
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Emmanuel Macron et l'histoire

Emmanuel Macron et l'histoire

Vendredi 25 janvier de 18h-20h - Conférence-débat

Présentation

En février 2018, Emmanuel Macron, lors de son premier bilan de mandat devant la presse, se présentait son élection comme « le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire, une effraction car la France était malheureuse et inquiète » - là où les commentateurs, plus crûment, utilisaient le terme de « dégagisme ». Ce détail n’est pas anecdotique. Ce jeune président qui aime se mettre en scène aime encore plus se mettre en scène dans l’histoire, de sorte qu’il a paru intéressant d’analyser le rapport qu’entretient Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle puis président de la République, à l’histoire, singulièrement à l’histoire de son pays.
On ne se reportera que marginalement pour cela à ses discours officiels, genre trop convenu pour tirer des éléments précis des innombrables références historiques qu’ils contiennent. Mais les actes, les mots, construits ou échappés, le matériau de communication mis en œuvre depuis trente mois par Emmanuel Macron nous semblent permettre de mettre assez précisément en lumière le substrat historique de sa pensée.


           Présentation : Sabina Loriga (EHESS)
           Interventions : Marc Olivier Baruch (EHESS)
                                     Sylvie Thénault (CNRS)
           Discutant : Christophe Prochasson (EHESS)
           Modérateur : Jean-Frédéric Schaub (EHESS)

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Linguistique et écrits (7)

Linguistique et écrits (7)

Mardi 22 janvier de 9h15-17h30 - Journée d'étude

Présentation

Cette septième édition des journées internationales "Linguistique et écrit", organisées par Marion Carel (CRAL) et Dinah Ribard (CRH), porte sur le discours, son organisation argumentative et temporelle, ainsi que l'évolution de ses formes. Le discours écrit y sera examiné par rapport au discours oral.

 

Programme

9h15 : Présentation de la journée

9h30-10h20 : Corinne ROSSARI (Université de Neuchâtel)
Nécessité et possibilité

10h 20-11h10 : Iveta DINZIKOVA (Université de Neuchâtel) et Claudia RICCI (Université de Neuchâtel)
L’expression de la nécessité et de la possibilité en français, en italien et en slovaque

Pause

11h40-12h30 : Marion Kohei KIDA (Université Keio)
Métaphore et sémantique argumentative

Déjeuner

14h30-15h20 : Anne LE DRAOULEC (CNRS, Université de Toulouse)
Pendant ce temps : emplois temporels et adversatifs

15h20-16h10 : Florence LEFEUVRE (Université Paris III)
La structure Ca y est, X : analyse syntaxique et discursive

Pause

16h40-17h30 : Gabrielle LE TALLEC LLORET (Université Paris XIII)
Féminisation des noms de métiers et genre neutre en français : quelles néologies ?

 

Lieu

EHESS (Salle BS1_05)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

A l’occasion de la sortie du numéro 70 de la revue

A l’occasion de la sortie du numéro 70 de la revue "Techniques & Culture", Matérialiser les désirs. Techniques votives

Vendredi 25 janvier de 18h30-20h30 - Rencontre

Présentation

À l’occasion de la sortie du numéro 70, « Matérialiser les désirs. Techniques votives » de la revue Techniques & Culture (novembre 2018), sous la direction de Pierre-Olivier Dittmar, Pierre Antoine Fabre, Thomas Golsenne et Caroline Perrée.

Que fait-on avec un intestin de plâtre, une patte d’âne en bois, un sein en cire, des pièces coincées dans l’écorce d’un arbre, mais aussi un tableau de Raphaël, le vélo d’Eddy Merckx, un bâton d’encens, une voiture en argent, un Christ en coquillages, des cadenas d’amour, un ex-voto peint pour l’équipage d’un navire, la poupée d’une ancêtre... que l’on ne pourrait faire avec des mots ?

Avec Pierre-Olivier Dittmar, historien, EHESS, Pierre-Antoine Fabre, historien, Thomas Golsenne, historien de l’art, Manuel Charpy, historien, CNRS et Carlo Severi, anthropologue, EHESS.

 

Lieu

Musée du Quai Branly-Jacques Chirac
Salon de lecture Jacques Kerchache
37, quai Branly
75007 Paris
 

La prison dans le monde : nouvelles perspectives

La prison dans le monde : nouvelles perspectives

Date limite de dépôt : 15 février - Appel à contributions

La revue Socio lance un appel à contributions sur le thème « La prison dans le monde – nouvelles perspectives ». Le dossier est coordonné par Falk Bretschneider (Centre Georg Simmel, EHESS) et Natalia Muchnik (Centre de recherches historiques, EHESS). Les intentions de contributions (titre, résumé de deux pages et bibliographie)doivent être envoyées à Socio avant le 15 février 2019. Les articles devront être remis pour le 15 mai 2019.

Argument

L’historiographie de la prison a, dès ses débuts, intégré la dimension transnationale de son objet en se focalisant notamment sur la circulation des projets et des expériences. Mais elle en a délaissé des pans entiers. La plupart des travaux portent ainsi sur le début du xixe siècle que d’aucuns, comme Michel Foucault ou Michael Ignatieff dans les années 1970 et 1980,considèrent comme le berceau de la peine privative de liberté telle que nous la connaissons encore aujourd’hui. L’attention s’est également centrée sur les réformes des systèmes pénaux des puissances occidentales, la France, l’Angleterre et les États-Unis principalement. C’est pourquoi la prison apparaît encore aujourd’hui comme une invention européenne et nord-américaine qui se serait ensuite diffusée dans les autres continents, notamment dans le sillage des colonisations.

Revisiter les origines de la prison contemporaine

Ce dossier vise à interroger cette construction, en suivant deux démarches principales.

Tout d’abord, en se demandant si l’enfermement pénal ne résulterait pas d’expériences antérieures à la Révolution française, comme le suggèrent certaines recherches récentes, sur les institutions mixtes d’Ancien Régime,à la fois caritatives et punitives, ou sur les continuités entre mondes monastiques et carcéraux. Ces études ne remettent certes pas en cause la généralisation de l’enfermement comme modèle punitif au xixe siècleet l’instauration concomitante d’un discours et de pratiques pénitentiaires spécifiques. Elles proposent néanmoins d’inscrire ces processus dans un contexte chronologique plus large qui inclut les multiples formes d’enfermement des marginaux aux xvie-xviiie siècles (hôpitaux,maisons de discipline, dépôts de mendicité, etc.), mais aussi l’incarcération de religieux et de laïcs déviants dans les monastères. Il semble donc judicieux dès lors d’approfondir ce questionnement, notamment en remontant l’histoire carcérale jusque dans l’Antiquité.

Mais cet élargissement chronologique est également géographique. Si les époques antiques, médiévale et moderne ont été traitées dans l’Oxford History of the Prison, ouvrage de référence publié en 1995, comme une forme de « préhistoire » de la prison, il en a été de même pour les espaces extra-européens, exclus d’office, comme le signale d’ailleurs le sous-titre de l’ouvrage : The Practice of Punishment in Western Society. Pour les contributeurs, la prison contemporaine est d’abord une invention européenne et nord-américaine qui s’est répandue au rythme des conquêtes coloniales sur les autres continents ; l’exemple australien, avec ses grandes colonies pénitentiaires, servant de modèle à d’autres espaces, asiatiques entre autres.

 Cette hypothèse « diffusionniste » a été confirmée aussi bien que démentie par de récents travaux. D’un côté, il est indéniable que des pratiques d’enfermements particulières ont existé dans certains espaces extra-européens, du moins avant l’arrivée des puissances occidentales, comme l’ont montré Fariba Zarinebaf pour l’Empire ottoman, Frank Dikötter pour la Chine ou Daniel Botsman pour le Japon moderne. Il ressort toutefois que, dans d’autres espaces, l’émergence de l’emprisonnement a été contemporaine de la colonisation. C’est par exemple le cas en Afrique, ainsi que l’évoquent les travaux de Florence Bernault, ou en Indochine où, selon Peter Zinoman, elle prend la suite des camps de prisonniers de guerre installés par les Français.

 Il faut par conséquent penser deux mouvements ensemble : d’une part, un mouvement global vers la « réforme pénitentiaire » au xixesiècle, dont l’impulsion se situerait dans le monde occidental, d’autre part,des reconfigurations de traditions locales qui ne résultent pas simplement d’une modernisation par alignement sur un type occidental. C’est dire qu’une nouvelle histoire de la prison et des pratiques d’enfermement, ouverte chronologiquement et géographiquement, est aujourd’hui nécessaire.

La prison à l’ère de la globalisation 

La peine privative de liberté domine désormais dans la plupart des pays du globe. Pourtant, si au xixesiècle la science pénitentiaire se construisait dans des congrès internationaux fréquentés par des spécialistes du monde entier, elle semble aujourd’hui largement dominée par des préoccupations nationales. D’un sujet transnational, la prison s’est-elle donc réduite à un objet local ? La diversité des systèmes est évidente. La gestion de certaines prisons africaines ou sud-américaines rappelle volontiers des usages européens des xvie-xviiie siècles (porosité,autogestion et autosubsistance des détenus, insertion dans l’environnement urbain). Il s’agit donc également d’interroger les modèles véhiculés par les sciences sociales du carcéral, qui partent souvent d’une expérience exclusivement occidentale et contemporaine. Ne peut-on néanmoins saisir des relations entre ces réalités discrètes et géographiquement situées ? Car l’emprisonnement constitue aujourd’hui à bien des égards un marché global (modèles de construction, techniques de surveillance, infrastructures…) marqué par une tendance à la privatisation des lieux d’incarcération et à la sous-traitance par des entreprises nationales ou internationales. À cette dimension économique,qui suscite quantité d’échanges autour des pratiques (méthodes de traitement des détenus, soins, thérapies, formes de travail) s’ajoute la question de la religion, dont l’importance s’accroît autour du problème de la radicalisation en milieu carcéral, en particulier, mais pas seulement, à propos de l’islam.

Ces différentes pistes ne sont bien évidemment pas exclusives.Toute autre proposition s’interrogeant sur la prison ou d’autres modes d’enfermement, pénaux ou non, dans sa dimension globale sera la bienvenue.

Texte de l’appel en français : https://socio.hypotheses.org/414
Texte de l’appel en anglais : https://socio.hypotheses.org/392

 

Calendrier et modalités de soumission

Les propositions d’articles d’environ 5 000 signes (2-3 pages, bibliographies et notes incluses) sont à soumettre jusqu’au 15 février 2019 au secrétariat de rédaction : <socio@msh-paris.fr>.Elles devront permettre de saisir précisément à la fois les matériaux de recherche sur lesquels reposera l’article, ainsi que sa problématique et la démarche intellectuelle dans laquelle l’auteur s’inscrit, les principales thèses et résultats des recherches menées et les principales notions et références mobilisées.

Après acceptation de la proposition, l’article, autour de 30 000 signes (notes et bibliographie comprises), devra parvenir à la revue au plus tard le 15 mai 2019. Il sera alors soumis au comité de lecture de la revue et à des rapporteurs extérieurs.

Il est attendu un effort particulier sur l’écriture et un style qui mettent suffisamment en perspective les enjeux de l’article pour qu’il puisse susciter un intérêt au-delà d’un cercle restreint de spécialistes.

Les auteurs sont invités à respecter autant que possible les recommandations figurant sur le site de la revue à l’adresse : <https://socio.revues.org/547>.

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Rural History 2019 - 4th EURHO Conference

Date limite de dépôt : 1er février 2019 - Appel à communication

Présentation

Rural History 2019, la quatrième conférence biennale de l’European Rural History Organisation (EURHO), se déroulera à Paris du mardi 10 septembre au vendredi 13 septembre 2019.

Après le succès de l’Appel à Panels (plus d’une centaine de propositions de 37 pays), l’EURHO lance le Call for papers (Appel à communication).

Tous les chercheurs travaillant sur l’histoire rurale sont invités à soumettre des propositions de communications en optant pour un des panels sélectionnés. Nous accueillerons des communications traitant de l’histoire économique, sociale, politique ou culturelle de la campagne (production agricole ou artisanale, reproduction sociale, consommation, culture matérielle, relations de pouvoir, genre, bien-être, vie du village, relations politiques, améliorations technologiques et scientifiques, tourisme etc.) en lien avec l’histoire environnementale et anthropologique. Les approches issues des sciences sociales (géographie,  sociologie, science politique, archéologie), de l’économie et des sciences du vivant (agronomie, biologie, zoologie) seront encouragées.

 

Calendrier et modalités de soumission

L'appel à communication sera ouvert du 4 décembre 2018 au 1er février 2019. Les candidats doivent choisir un des panels sélectionnés, dans une liste ajoutée dans le site web de la conférence, http://ruralhistory2019.ehess.fr/.
Une proposition de communication (paper) doit inclure un titre, le nom complet et l’affiliation de l’auteur (ou des auteurs le cas échéant), et un résumé (maximum 400 mots). Les participants ne peuvent pas proposer plus de deux communications. L’anglais est la langue officielle de l’EURHO.
Chaque session durera deux heures et comprendra quatre communications ou papers. Les sessions seront dirigées par un président (Chair) et un discutant.

Seules les candidatures en ligne seront acceptées via ce lien :

https://eurhoparis2019.sciencesconf.org/submission/submit

La date limite est le premier février 2019.

Organisation :École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à travers le Centre de recherches historiques (CRH), en collaboration avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme) et l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes).

 

Guerres mondiales et enjeux coloniaux dans le développement des politiques sociales européennes (années 1880-années 1940)

Guerres mondiales et enjeux coloniaux dans le développement des politiques sociales européennes (années 1880-années 1940)

Mercredi 6 février de 9h30-18h - Journée d'étude

Présentation

Cette seconde journée d’études, organisée par Federico del Guidice (CRH), poursuit les problématiques de la première journée - qui a eu lieu en novembre 2018 sur le thème Aux sources des politiques sociales : décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles) - en déplaçant la chronologie vers le tournant du XXe siècle. Comment replacer le développement de la législation sociale européenne au regard à la fois des expériences coloniales et des deux guerres mondiales : quelles sont les circulations d’idées et de pratiques en matière de protection sociale qu’ils favorisent ou à l’inverse qu’ils entravent ? Quelles sont les dynamiques de nationalisation et de transnationalisation des politiques sociales européennes ?

Contact : federico.delgiudice@ehess.fr

 

Programme

9h-13h :

  • Antoine Perrier (Sciences Po Paris)
    Deux modèles en vis-à-vis : l’État social français et musulman dans les Protectorats d’Afrique du Nord

  • Michel Dreyfus (Université Paris I)
    De la mutualité à la naissance des régimes assuranciels en Europe

14h-18h :

  • Ugo Pavan Dalla Torre (chercheur indépendant, collaborateur ANMIG)
    Public and Private Actions for the Protection of Veterans in Italy after the Great War

  • Ferruccio Ricciardi (CNRS, CNAM)
    Des travailleurs invisibles ? Droits sociaux et « travail indigène » au croisement de la métropole et de l’Empire français (1900-1940)

  • Paul André Rosental (Sciences Po Paris)
    La législation transnationale face à la silicose. Le cas de l’Afrique du sud

Lieu

EHESS (Salle BS_28)
54, boulevard Raspail
75006 Paris


Autour de l'ouvrage d'Enrico Castelli Gattinara, La forza dei dettagli. Estetica, filosofia, storia, epistemologia da Warburg a Deleuze

Autour de l'ouvrage d'Enrico Castelli Gattinara, La forza dei dettagli. Estetica, filosofia, storia, epistemologia da Warburg a Deleuze

Lundi 18 février de 16h-19h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

La prochaine séance des Rencontres du GEHM sera consacrée à la discussion de l'ouvrage d'Enrico Castelli Gattinara, La forza dei dettagli. Estetica, filosofia, storia, epistemologia da Warburg a Deleuze (Milano, Mimesis, 2017), qui invite à une réflexion épistémologique sur la question du détail, à partir d'un ensemble de lectures qui le mènent de A. Warburg à G. Deleuze. L’auteur présentera les thèses et les enjeux de son livre, après quoi le débat sera ouvert par Sabina Loriga et Jacques Revel.

Pour en savoir plus sur l'ouvrage

 

Lieu

EHESS ( Salle A04_47)
54, boulevard Raspail
75006 Paris


La nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah

La nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah

21 et 22 février - Colloque international

Présentation

Les 14 et 15 janvier 2005, la BNF accueillait le colloque « Les Juifs et la Pologne, 1939-2004 : aspects multiformes du passé ». Il avait été ouvert la veille par deux témoins capitaux,  Wladyslaw Bartoszewski et Simone Veil et s'était conclu par une conférence de Marek Edelman, alors le dernier survivant de l'état-major de l'insurrection du ghetto de Varsovie qui était venu de Lodz apporter son témoignage.

La nouveauté de ce colloque, organisé par Olga Byrska (Ehess),Audrey Kichelewski (Université de Strasbourg), Judith Lyon-Caen (EHESS), Jean-Charles Szurek (CNRS), Dominique Trimbur (FMS), Annette Wieviorka (CNRS), Claire Zalc (EHESS/CNRS), consistait en la présentation au public français des travaux d'une nouvelle école historique, travaux qui avaient pu être menés dans le contexte de l’irruption du passé juif dans la société polonaise et de l'ouverture des archives.

Près de quinze ans après, alors que les grands témoins ne sont plus parmi nous et que le gouvernement polonais mène une « politique historique » qui vise à minorer, voire à nier, la participation des populations polonaises dans la traque et la mise à mort des Juifs de Pologne, les chercheurs réunis à Paris en 2005 ont fait école. Avec d'autres, ils ont publié des travaux de grande importance, éclairant sous des angles divers la question des rapports judéo-polonais pendant la Seconde Guerre mondiale et dans les années qui suivirent.

C'est une exigence intellectuelle, morale et politique de faire connaître aux chercheurs français, et à un plus large public, la richesse du travail mené en Pologne.

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard raspail
75006 Paris

Le lundi 21 février à 17h

Collège de France
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris

 

 

Fleuves et sols affectés. Territoires et expériences des milieux dans les conflits et catastrophes écologiques

Fleuves et sols affectés. Territoires et expériences des milieux dans les conflits et catastrophes écologiques

Lundi 11 février de 9h30-17h - Journée d'étude

Présentation

L’appréhension des crises écologiques tend aujourd’hui à se faire autour de notions totalisantes, comme celle du climat, qui constituent des opérateurs de globalisation des relations entre sociétés et environnements. Ces notions appellent des formes de savoir, d’expertise et de calcul spécifiques, qui seraient seuls à même de restituer une catastrophe à la fois globale et systémique. Comment rendre compte de la pluralité des expériences de milieux, portées par les acteurs affectés par les changements radicaux ou les catastrophes écologiques ? En quoi ces expériences constituent-elles des formes de savoirs et d’expertises différents et alternatifs à ceux élaborés à une autre échelle ?

Les enquêtes présentées dans cette journée, organisée par Claudia Damasceno (EHESS, CRBC Mondes américains) et Alice Ingold (EHESS, CRH), partiront de conflits ou de catastrophes écologiques observés par le bas (from below). Comment les milieux des habitants, les fleuves, les sols, sont-ils affectés par ces transformations ?

Quelle est la place des attachements dans les processus de mobilisation, de contestation et de réparation face au dommage écologique ? En quoi l’habiter un territoire est-il porteur de façons alternatives d’appréhender les crises ? Comment rendre compte de cette dimension locale des attachements sans tomber dans une disqualification localiste et égoïste, par des systèmes d’évaluation élaborés dans les capitales ou loin des périphéries extractives ? Comment restituer la créativité de ces élaborations locales, sans les essentialiser comme des résistances locales ?

Les controverses et les catastrophes se présentent comme des moments de rupture qui dessinent un avant et un après. Elles obligent les acteurs à repenser les trajectoires de leurs liens avec leurs environnements, à dénouer et à redessiner leurs attachements au territoire et aux milieux. En quoi la pluralité des liens au territoire se fonde-t-elles sur des savoirs, des histoires et des mémoires différents des lieux ? En quoi permet-elle, en retour, de dessiner d’autres futurs possibles ? 

 

Programme

Matin

9h30 Accueil

10h-12h

Introduction, Claudia Damasceno (EHESS) et Alice Ingold (EHESS)

Carmen Salazar-Soler (CNRS, CERMA/ Mondes américains EHESS) et Alice Langlois (CERMA/ Mondes américains EHESS)
Catastrophe écologique dans la Sierra Centrale du Pérou (XXe-XXIe siècle) : la contamination de l'eau un problème nouveau ?

Kyra Grieco (CERMA/ Mondes américains EHESS)
Des lacs méchants à la yaku-mama : la construction sociale de l’eau dans une nouvelle région minière péruvienne

Marc Elie (CNRS, CERCEC-EHESS)
Le séisme de 1988 en Arménie et l'expulsion des sinistrés azéris de Spitak

Discussion introduite par Thomas Leroux (CNRS, CRH EHESS)

Après-midi

13h30-16h30

Cristiana Losekann (UFES, Brésil)
Mélancolie et résilience dans la catastrophe minière du Rio Doce (Brésil)

Juliette Woitchik (Université Saint-Louis, Bruxelles)
"Nossa vida vale mais que um cartão" : approche anthropologique des attachements au territoire sur les rives du Rio Doce (Brésil)

Discussion introduite par Sandrine Revet (CNRS, CERI Sciences Po Paris) et Alice Ingold (EHESS)

 

Lieu

EHESS (salle BS1_08)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Psychédélisme, punk et techno : expériences croisées

Psychédélisme, punk et techno : expériences croisées

Jeudi 14 février de 17h-19h - Demi-journée d'étude

Présentation

Des débuts du psychédélisme aux raves parties contemporaines il est possible d’établir une filiation. Difficile en effet de ne pas penser à des teufeurs transportant leur sound system aux quatre coins de l’Europe quand on lit les aventures des Merry Pranksters sillonnant les USA dans un bus bariolé pour organiser des « acid tests » à grand renfort de stroboscopes, de peinture fluo, de déguisements exubérants… Et bien sûr de LSD !

Sans y appartenir, le mouvement punk s’entrecroise avec cette filiation. Son esthétique est différente, pourtant elle se rapproche de certaines composantes de la culture techno… Des punks qui s’éclatent en teknival aux Hells Angels invités à se défoncer avec les Merry Pranksters, la consommation de drogues favorise-t-elle les rapprochements entre les contre cultures qui partagent ce point commun ?

 

Programme

Isaac Abrams, artiste peintre : "Retour sur une carrière d'artiste psychédélique"
Elise Grandgeorge
(anthropologue, Université Aix Marseille) : traduction

Vincent Benso, sociologue (ASUD / Techno+) : « Techno et drogues, 35 ans de passion… Pour le meilleur et pour le pire ! »

Alexandre Marchant, historien (ISP Cachan) : « Culture et esthétique de la défonce : drogues et mouvement punk (années 1970-1980) »

Florian Bureau, militant associatif (ASUD / Techno+), modérateur

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les sources de l’histoire économique

Les sources de l’histoire économique

Mardi 12 février de 14h-17h - Demi-journée d'étude

Programme

14h - 15h40 : Les archives d’entreprises

  • Elvire Coumont, Institut pour l’histoire de l’aluminium, Les archives du groupe Rio Tinto en France, l'héritage de Pechiney

  • Roger Nougaret, BNP-Paribas, Les archives bancaires, une source pour l’histoire économique et sociale

  • Nolwenn Deviercy, Groupe ADP, Aéroports de Paris : des archives à découvrir

Pause

16 h - 17 h : L’historien.ne et l’archive

  • Claire Mouradian, CERCEC EHESS/CNRS, Des sources à (re)découvrir : les archives diplomatiques

  • Gérard Béaur, CRH EHESS/CNRS,Les sources de l'enregistrement sous l'Ancien Régime et la Révolution

Lieu

EHESS (Salle BS1_28)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

L'histoire de LIP

L'histoire de LIP

Lundi 25 mars de 15h-18h - Table-ronde

Présentation

En 1973, face à des licenciements massifs, les ouvriers de la manufacture horlogère Lip de Besançon ont occupé leur usine pour exiger que personne ne perde son emploi. Grâce à la vente du stock de montres dont ils se sont emparés, ils se paient leurs propres salaires en adoptant un slogan célèbre : « C’est possible ! On fabrique, on vend, on se paie ». C’est une expérience d’autogestion sans précédent, c’est l’imagination au pouvoir, pour reprendre le titre du documentaire exceptionnel qu’a réalisé Christian Rouaud en 2007. Cette table-ronde, organisée par Jérôme Bourdieu (PSE) et Patrick Fridenson (CRH), se consacrera à l'histoire de LIP autour de deux ouvrages Opening The Gates: The Lip Affair 1968-1981 de Donald Reid et Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral de Guillaume Gourgues et Claude Neuschwander.

Intervirendront François Denord (CESS –CNRS), Patrick Fridenson (CRH–EHESS), Frank Georgi (CHS–Université Paris 1) et Michelle Zancarini-Fournel (Larhra–Université Lyon 1)

 

Lieu

EHESS (Salle 13)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Drogues, troubles dans la réalité et politique dans les séries TV

Drogues, troubles dans la réalité et politique dans les séries TV

Jeudi 14 mars de 17h-20h - Demi-journée d'étude

Présentation

Que nous disent les séries TV du monde où nous vivons ?  Saga familiales ou space opéra, séries policières ou post-apocalyptiques, les séries TV se sont introduites dans des réalités sociales qu’elles contribuent à modeler.  La guerre à la drogue comme la lutte contre le terrorisme sont interaction directe avec les séries qui les représentent. Comme sous LSD, les frontières ne cessent se brouiller entre réalité et illusion. Même dans les plus réalistes des séries policières, des coïncidences inattendues ouvrent des pistes qui témoignent d’univers  surréels, parallèles de la réalité ordinaire. La temporalité des series TV  fait irruption dans la ligne du temps : « Winter is coming », (la menace qui pèse sur le moyen-âge mythique de la  série « The Game of Thrones ») était écrit sur les murs d’Istambul lors de la révolte populaire en 2013.  Alors que les séries TV entreprennent de décoder le monde dans lequel nous vivons, la pluralité des univers sociaux ouvrent  aussi bien aux constructions sociales de la réalité pour les sciences sociales qu’aux croyances alternatives, avec ses conceptions complotistes de l’histoire et ses fake news.

Programme

  • Sandra Laugier, Addictions et séries TV
    Les liens qui nous attachent aux diverses victimes de la drogue dans les séries du XXIe siècle, de The Wire à Narcos.
  • Richard Mèmeteau, La temporalité des séries
    De l’ultime saison de Game of Thrones aux 720 épisodes de Naruto ou les 853 épisodes de One Piece prétention.

  • Marco Candore, Sans queue ni tête" : détectives déterritorialisés et envers du décor
    Du détective, entre noir et fantastique, avec une attention particulière pour the return de David Lynch.

  • Anne Coppel : Introduction et animation 

 

Sandra Laugier est Professeure de philosophie à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre de l'institut universitaire de France

Richard Mèmeteau est professeur de philosophie. Observateur de la vie pop culturelle, il a contribué aux Inrocks et au Crieur. Il aime jouer le script doctorde fortune en échange d’un café allongé sans sucre et citer RuPaul sur son profil Grindr. Il soigne de façon permanente une tendinite contractée en voulant atteindre le rang 13 de Naruto Ultimate Ninja Storm 4. Auteur de Sexfriends. Comment (bien) rater sa vie amoureuse à l’ère numérique (Zones, 2019) et de Pop culture. Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités (Zones, 2014).

Marco Candore est comédien, réalisateur, chroniqueur –radio du cinéma de genre.

Anne Coppel, Sociologue, entre recherche et action, militante associative dans la réduction des risques,  Présidente dru collectif "Limiter la casse" ». Présidente d’honneur de l’AFR (association française de réduction des risques ) et d’ASUD. « Le Dragon domestique », avec Ch. Bachmann, Albin Michel 1989, Peux-on civiliser les drogues ?  La Découverte 2002. « La catastrophe Invisible, histoire sociale de l’héroïne » avec Kokoreff et Péraldi ( Dir.), Amsterdam  2018. Rolleston Award, Prix international de la RDR, 1885.

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris
 

Autour de l'ouvrage de Cécile Vidal Caribbean New Orleans: Urban Genesis, Empire and Race in the Eighteenth-Century French Atlantic

Autour de l'ouvrage de Cécile Vidal Caribbean New Orleans: Urban Genesis, Empire and Race in the Eighteenth-Century French Atlantic

Lundi 18 mars de 17h-20h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

La prochaine séance des Rencontres du GEHM sera consacrée à l'ouvrage de Cécile Vidal, Caribbean New Orleans: Urban Genesis, Empire and Race in the Eighteenth-Century French Atlantic (à paraître, University of North Carolina Press, 2019). Cet ouvrage utilise le cas de la capitale louisianaise sous le régime français (1718-1769) pour étudier l’expansion de l’esclavage racial des Antilles à l’Amérique du Nord, examiner la formation d’une société esclavagiste en  milieu urbain et reconsidérer le processus de racialisation en montrant comment la race s’insérait dans toutes les interactions du quotidien. L’auteure présentera les thèses et les enjeux de son livre, après quoi le débat sera ouvert par Catherine Hall (UCL), professeure invitée à l'EHESS.

 

Lieu

EHESS (AS1_08)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Au cœur de l’archive coloniale

Au cœur de l’archive coloniale

Mercredi 20 mars de 18h-20h - Table ronde

Présentation

Au cœur de l’archive coloniale entraîne le lecteur dans les méandres de la production archivistique des Indes néerlandaises du XIXe siècle. À partir des documents publics, des correspondances officielles et privées et des rapports des commissions, il livre une réflexion nuancée sur le contenu et la forme des archives en tant que dispositif de gouvernance coloniale. Cette ethnographie révèle les contradictions et les angoisses de l’empire, ainsi que les doutes de ses administrateurs. Elle jette un éclairage nouveau sur le rôle des sentiments auxquels le colon européen était aux prises, écartelé entre un État colonial lointain, gouvernant par-delà les frontières, au gré des débarquements des bateaux courrier, et ses liens tangibles avec la culture et la population locales.  

Ann Laura Stoler propose une méthode de (re)lecture des archives qui déconstruit les catégories et les affirmations établies, mais aussi la représentation de soi de l’État colonial. En mettant au jour la subversion politique contenue dans les sentiments, elle apporte une contribution décisive à l’historiographie contemporaine.

 

Programme

À l’occasion de la parution de l’ouvrage d’Ann Laura Stoler, une table ronde aura lieu le mercredi 20 mars 2019, avec :

  • Judith Revel (philosophe, université Paris-Nanterre)
  • Arlette Farge (historienne, CNRS)
  • Yann Potin (historien, université Paris XIII)
  • Étienne Anheim (historien, EHESS)
  • Ann Laura Stoler (historienne, New School for Social Research, New York, auteure d’Au cœur de l’archive coloniale. Questions de méthode, Éditions de l’EHESS, 2019)

Lieu

EHESS (Amphithéâtre Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

 

Ce que les artistes font de l'histoire (2)

Ce que les artistes font de l'histoire (2)

Vendredi 29 mars de 14h-17h30 et samedi 30 mars de 9h-12h30 - Journée d'étude12h-30 -

Présentation

Journées d’études organisées par la revue Passés Futurs et le Fonds Ricœur

Après Nietzsche, la conscience historique a été ressentie comme une « fièvre », une entrave à la compréhension profonde de l’expérience humaine, à son appropriation présente. Paul Valéry, Virginia Woolf, Italo Svevo, partageaient le sentiment exprimé par Stephen Dedalus dans l’Ulysse : l’histoire est un cauchemar à oublier. En revanche, aujourd’hui, de nombreux romanciers et artistes se proposent comme les véritables médiateurs du passé. Ils le « cherchent », et certains d’entre eux visent à combler les failles de l’histoire, d’autant plus que les sujets historiques traités sont imprégnés de questions métahistoriques, comme l’expérience du temps, les temporalités régressives et asynchrones.

Le rapprochement est encore plus poussé lorsque les artistes se plongent dans les archives, ou entreprennent des opérations de « re-enactment », comme pour prouver le caractère ouvert et non définitif du passé, ou encore lorsque les frontières entre le documentaire et la fiction s’avèrent plus poreuses que jamais. Les historiens, de leur côté, ont remis en discussion le « noble rêve de l’objectivité » et leurs dispositifs de représentance, et sont devenus plus sensibles à la question de l’imagination-pour-le réel du passé. Bref le grand partage entre un passé plastique, ouvert à tous les ordres du temps, et un passé révolu et définitif, se retrouve plein de brèches. Pour autant, ces passages ne relèvent pas d’une résolution dialectique des anciens conflits, ni d’une coexistence irénique. Il y a toujours un risque d’esthétisation de l’histoire au détriment des faits. Il y a aussi l’ambivalence de la fiction, lorsqu’elle prétend faire parler les disparus.

A travers la diversité des œuvres et des cas qu’il s’agira de traiter, nous chercherons à décrire et comprendre plusieurs configurations possibles des usages de l’histoire par les artistes, depuis la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, époque où l’art contemporain semble à nouveau imprégné d’une certaine « urgence de l’histoire ».

Pour s'inscrire

 

Programme

Après-midi (14h-17h30 avec une pause café)

Sabina Loriga (EHESS)
Présentation de la journée

Judith Lyon-Caen (EHESS)
Poésie des camps, savoirs situés

Jean-Michel Rey (Université de Paris 8)
Le Moïse allemand de Thomas Mann

Cloé Drieu (CNRS/EHESS)
« Les cinéastes font de l’histoire, les historiens de la fiction » : le cas de Suleiman Khojaev dans l’Ouzbékistan des années 1930

Discutant : Olivier Abel

 

Matin (9h-12h30 avec une pause café)

Monica Martinat (Université Lumière Lyon-2)
Produire de l’empathie ou de la distance ? Réflexions sur le cinéma et l’histoire à partir de quelques films d’auteur

Philippe Roussin (Cnrs/Ehess)
Céline après 1944 et en 2018

Agnès Delage (Université d’Aix-Marseille)
Le « roman historien » : de la révision au révisionnisme. Note sur la réception de Javier Cercas en France

Discutant : Antoine Lilti

 

Lieu

EHESS (Salle 4)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les archives économiques et financières dans le monde hispanique moderne

Les archives économiques et financières dans le monde hispanique moderne

Mercredi 10 avril de 9h30-17h - Journée d'étude

Présentation

Le Groupe d’études ibériques a organisé au printemps 2018 une Journée d’étude centrée sur les Archives des mondes ibériques (Les archives de l’histoire sociale du monde ibérique XVIe-XIXe siècles). Réponse concrète aux étudiants éprouvant des difficultés à localiser et rassembler des sources dispersées sur plusieurs continents, cette initiative a connu un franc succès. Fort de cette expérience, nous souhaiterions pérenniser cette manifestation qui offre aux étudiants et collègues hispanistes et américanistes l’occasion de se rencontrer.  

Dans une deuxième édition, nous envisageons de réfléchir aux usages des archives économiques et financières, centrales dans la recherche mais souvent l’objet d’appréhensions pour qui n’en est pas familier. Lors de cette journée de formation, une introduction collective présentera les différentes ressources disponibles à l’aide d’une typologie documentaire (correspondances commerciales, registres comptables, contrat de ventes de censos, de juros, rôles fiscaux, registres de la Casa de Contratación). L’accent sera porté sur un examen critique de ces sources exigeant parfois une expertise technique (lecture de comptes en chiffres romains, calculs des taux de rente, distinction de l’adjudicataire réel d’une ferme d’un prête-nom, tableau synthétique sur les monnaies en usage et leur taux de conversion, etc.). La Journée sera donc l’occasion de démystifier les sources économiques et financières, exclues parfois trop rapidement d’un corpus au prétexte de son hermétisme. Cette présentation doit encourager les étudiants à pratiquer la comparaison et à décloisonner des territoires trop souvent réduits aux frontières politiques contemporaines, l’organisation actuelle des fonds rendant souvent illisibles des dynamiques politiques et sociales anciennes.

Les interventions prendront la forme d’ateliers. Elles seront l’occasion d’une réflexion sur la valeur épistémologique de plusieurs types de documents qui concernent ou sont produits par des institutions économiques et financières d’ancien régime. À l’appui d’exemples commentés et travaillés collectivement, les intervenants présenteront une réflexion critique sur la valeur, l’usage et les potentialités de ces sources. L’objectif de cette journée est ainsi de construire ensemble une boîte à outil « clé en main » pour les jeunes chercheurs et de la rendre accessible en ligne.

 

Programme

 

Lieu

Le matin de 9h30 à 13h :

EHESS (Salle 5)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

L'après-midi de 14h à  17h :

EHESS (Salle 11)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Pratiques contemporaines de l'histoire orale. De l'entretien aux archives orales

Pratiques contemporaines de l'histoire orale. De l'entretien aux archives orales

11 au 13 avril - Conférence

Présentation

Face au dynamisme de l’oral history à l’international, les pratiques historiennes de l’entretien font, aujourd’hui encore, l’objet de relativement peu de discussions dans le paysage universitaire français. Un nombre croissant de travaux historiens associent pourtant une démarche d’enquête orale à l’exploitation des archives écrites. Aussi, si les causes des premières réticences françaises vis-à-vis de la source orale sont connues, c’est désormais la question de l’invisibilisation d’une « histoire orale à la française », pourtant bien active, qui pose davantage question. La conférence « Pratiques contemporaines de l’histoire orale. De l’entretien aux archives orales , organisée par Ariane Mak (CRH) et Carine Lemouneau Baajar (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) , propose donc de mettre au cœur de la discussion le rapport des historiens aux entretiens et plus généralement au terrain. Elle vise à mettre en partage et à confronter des approches plurielles de la constitution et de l’analyse de la source orale, et à dégager les dynamiques nouvelles qui émergent dans ce champ.

Les résumés des communications et présentations des intervenants sont accessibles sur le carnet Hypothèses «Histoire orale et archives orales» https://oralhistory.hypotheses.org

Pour toute information, contactez : ariane.mak (a) ehess.fr


Programme

 

Lieu

Jeudi 11 avril et vendredi 12 avril :

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Samedi 13 avril :

EHESS (Salle 13)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Métaphore et histoire intellectuelle De Blumenberg à la linguistique cognitive

Métaphore et histoire intellectuelle De Blumenberg à la linguistique cognitive

Lundi 15 avril de 16h-19h - Les Rencontres du GEHM

Présentation

Cette Rencontre du GEHM, animée par Etienne Anheim (AHLOMA-GEHM), aura le plaisir d'accueillir Serena Ferente (King's College London) et s’intéressera au potentiel de la métaphore, en tant qu’objet d’étude pour l’histoire intellectuelle. Elle s’interrogera plus spécifiquement sur le fait que le concept de métaphore puisse être un outil privilégié pour une histoire des idées comparatiste, confrontant diverses cultures. Certaines métaphores liées au corps, par exemple, ont été façonnées par des traditions de pensée dans la très longue durée au sein de l’espace méditerranéen depuis l’Antiquité, mais semblent également remplir des fonctions de type cognitif qu’on cherchera à analyser.

 

Lieu

EHESS (Salle A04_47)
54, boulevard Raspail
75006 Paris
 

Forum du CRH : Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

Forum du CRH : Qui est in, qui est out ? Tradition et histoire

Date limite de dépôt : 30 avril 2019 - Appel à communication

Présentation

La notion de tradition est régulièrement employée en histoire. Elle recouvre diverses significations : une tradition peut être culturelle, religieuse ou intellectuelle, manuscrite ou orale, aristotélicienne ou platonicienne, occidentale ou orientale, etc. Le terme est courant, mais il est aussi labile, plastique, car il s’applique à toutes sortes de phénomènes et se prête aisément aux variations de sens ou d’emploi. C’est pourquoi nous proposons d’engager une réflexion, de manière très large, dans deux directions : premièrement, sur la manière dont les historiens emploient le mot ‘tradition’ ; deuxièmement, sur ce qui fait tradition à une période donnée, c’est-à-dire sur ce que le terme implique du point de vue des acteurs historiques. Il ne s’agit pas de revenir sur le mythe de l’invention de la tradition. En revanche, dans les deux perspectives énoncées plus haut -la tradition revendiquée par les acteurs et celle identifiée par les historiens, la notion de tradition soulève des questionnements qui touchent aussi bien à l’histoire sociale et religieuse qu’à l’anthropologique historique ou à l’histoire intellectuelle.

Trois problématiques peuvent être distinguées. Premièrement, la notion de tradition suppose la transmission d’une série d’éléments à l’identique, par-delà les âges et les contextes. Par là même, elle pose la question des modalités de circulation des pratiques, des doctrines, du vocabulaire et des textes eux-mêmes, dans leur matérialité, autant que celle des instruments intellectuels et rhétoriques qui construisent et soutiennent la continuité de la transmission. Sur quels mécanismes reposent les transferts intellectuels ou culturels qui fondent, ou sont supposés fonder une tradition ? Quels cadres - sociaux, politiques, religieux, culturels, intellectuels - rendent possible, ou non, cette transmission ? Quelle relation entretient la tradition avec la communauté – religieuse, politique, intellectuelle, émotionnelle – qui l’a construite ou en est la gardienne ?

Un second axe de réflexion concerne les interactions entre différentes traditions. Lorsque plusieurs traditions apparaissent en concurrence, on peut se demander dans quelle mesure celles-ci sont cloisonnées, et comment se construit, se maintient et se traduit ce cloisonnement. Une tradition peut-elle en nourrir une autre ? Comment et pourquoi les acteurs historiques choisissent-ils de se placer à l’intérieur ou en-dehors d’une tradition ? La question pourrait s’appliquer en particulier aux traditions historiographiques.

Un troisième axe, enfin, porte sur la dialectique entre tradition et innovation, autorité et création. Il s’agit de saisir les transformations socio-politiques et les diverses innovations qui peuvent exister à l’intérieur d’une tradition, qu’elles soient scientifiques, techniques, juridiques, politiques, etc. Quelles sont les formes de légitimation de la nouveauté ou de négociation entre une dynamique créative et une continuité revendiquée par la tradition ? Jusqu’à quel point cette dernière est-elle ouverte à de nouveaux apports, qu’ils soient intellectuels, culturels ou sociaux ? Quelle est la marge d’autonomie des acteurs historiques à l’intérieur du cadre constitué par la tradition ?

Ces pistes sont indicatives. Le champ du questionnement reste pleinement ouvert à toutes les propositions, individuelles ou collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.

Calendrier

Cet appel à communication est interne au laboratoire, ouvert aux membres extérieurs si communication conjointe.
Nous attendons vos propositions, que nous espérons nombreuses et stimulantes, avant le 30 avril 2019. Merci d’indiquer dans votre réponse si vous avez un jour de préférence parmi les deux dates proposées. Le Forum du CRH se tiendra jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019.

Timothy Brook. Artifacts and the Layering of Empire

Timothy Brook. Artifacts and the Layering of Empire

Jeudi 11 avril de 11h à 13h - Séance exceptionnelle des Rencontres du GEHM

Présentation

Les Rencontres du GEHM organise une séance exceptionnelle autour de Timothy Brook, professeur à University of British Columbia, Vancouver. Il présentera un chapitre intitulé "Artifacts and the Layering of Empire" de son prochain ouvrage Great State: China and the World sous presse.


L'empilement des traces du passé que produit la succession des empires est au cœur de la réflexion qu’il propose. En utilisant le cas du Sri Lanka, il explorera cette superposition de traces et de signification, en se concentrant sur la vie d'un artefact en particulier. Il s’agit d’un monument en pierre, trilingue, installé par les Chinois au XVe siècle, repéré par les Portugais au XVIe siècle, sauvé par les Britanniques au XXe siècle et re-célébré par les Chinois au XXIe siècle.

Le débat sera animé par Pablo Blitstein et Sebastian Veg.

Le chapitre du livre, destiné au grand public est disponible auprès de silvia.sebastiani@ehess.fr.

 

Lieu

EHESS (Salle 8)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Vendredi 5 avril de 9h30-17h - Journée d'étude

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs. Le séminaire, animé par Elizabeth Claire, Béatrice Delaurenti, Roberto Poma et Koen Vermeir, fonctionnera autour de ces textes à la manière d’un atelier, et s’attachera à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée. Cette année, le séminaire prendra la forme de deux journées et demi d'études dont la première accueillera Sofia Zuccoli (UPEC), Lindsey Drury (Berlin), Michelle Karnes (University of Notre Dame), Concetta Pennuto (CESR, Tours).

 

Programme

9h-10h30

Sofia Zuccoli (UPEC)

L’imagination comme maladie. Les pouvoirs maternels et la filiation à l’époque moderne »

 

10h45-12h15

Lindsey Drury (Berlin)

A Cosmic Dance of St Vitus: The danced Paracelsian disease of imagination and the astral Olympi Novi


13h30-15h

Michelle Karnes (University of Notre Dame)

Imagination, Marvels, and Creativity in the Middle Ages

 

15h15-16h45

Concetta Pennuto (CESR, Tours)

L'imagination des femmes : pouvoirs et représentations

 

Lieu

EHESS (Salle 4)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

EHESS
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Dernière modification :
23/05/2019