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2021

Mobilités, immobilités

Mobilités, immobilités

Date limite de dépôt : 20 avril 2021 - Appel à communication de l’atelier doctoral du Réseau Thématique n°9 de l’AFS Sociologie de l’urbain et des territoires

Présentation

L’atelier doctoral du RT9- Réseau Thématique de sociologie de l’urbain et des territoires de l’Association Française de Sociologie (AFS), constitue un espace d’échanges, de travail et de débats, ainsi qu’une plateforme de soutien aux doctorant·es dans la construction de leurs réseaux de recherche. Organisé en autogestion chaque année depuis 2010 par un comité ad-hoc de doctorant.es et soutenu par un comité scientifique de chercheur.ses spécialisé.es sur la thématique retenue, il est ouvert à l’ensemble des doctorant·es et jeunes docteur·es intéressé·es, quel que soit leur objet de recherche et l’état d’avancement de leur thèse. Des travaux s’inscrivant dans d’autres perspectives disciplinaires que la sociologie, telles que la géographie, l’aménagement, l’histoire, l’anthropologie ou la science politique, sont également les bienvenus. Par ailleurs, une attention particulière est portée à la diversité des terrains de recherche présentés, urbains ou ruraux, français comme étrangers, et des méthodes employées (qualitatives et quantitatives).

Comité d'organisation :

Céline BARZUN (CLERSE, Université de Lille), Grégoire BELLE (CMW, Université de Lyon2), Audrey CHERUBIN (CREDA, Université Sorbonne Nouvelle), Sophie GRUYER (CERAPS, Université de Lille), Sophie IFFRIG (SAGE, Université de Strasbourg), Pierre JOFFRE (CRH/CRESPPA-CSU, EHESS), Anis ZERDE (CERAPS, Université de Lille)

Comité scientifique :

Virginie BABY-COLLIN (TELEMME, Université d’Aix-Marseille), Joseph CACCIARI (IDHES,Université de Nanterre), Anaïs COLLET (SAGE, Université de Strasbourg), Benoît COQUARD (CESAER, INRAE), Josette DEBROUX (CMW, Université Lyon2), Sylvie FOL (GeoCité, Université Paris1), Nancy L. GREEN (CRH,EHESS), Vincent KAUFMANN (LASUR, EPFL), Denis MERKLEN (CREDA, Université Sorbonne Nouvelle), Natalia Muchnik (CRH, EHESS), Nicolas OPPENCHAIM (CITERES, Université deTours), Clément RIVIERE (CERIES,Université de Lille), Camille SCHMOLL (Géographies-Cités, EHESS), Marion TILLOUS (LEGS, Université Paris 8), Sylvie TISSOT (CSU-CRESPPA, Université Paris 8), Cécile VIGNAL (CLERSE, Université de Lille), Anne-Catherine WAGNER (CESSP-CSE, Université Paris1)

Argumentaire

Comme l’illustrent le Brexit, le mouvement des Gilets Jaunes ou encore la pandémie de la Covid-19, les mobilités spatiales et leur pendant, les immobilités, concentrent une multitude d’enjeux sociaux, politiques et économiques et se retrouvent fréquemment au cœur de l’actualité. Visant à questionner la dimension spatiale des rapports sociaux, cet atelier doctoral interrogera les im/mobilités dans l’espace physique, qu’elles soient subies ou choisies, en lien étroit avec les réflexions menées par les sciences sociales sur d’autres types de déplacements, déclinées au sujet de la mobilité sociale, de la mobilité professionnelle, de la mobilité des capitaux ou de la main d’œuvre, ou encore plus récemment de la mobilité durable.
Le recours au terme de « mobilités » pour décrire les mouvements spatiaux s’est peu à peu imposé dans le discours public comme dans le discours savant, alternativement voire en opposition à d’autres notions. Ainsi, alors que les travaux de l’École de Chicago, pionniers dans l’étude de ces dynamiques à l’échelle de la ville, associaient à la « mobilité » un changement résidentiel durable à la différence des « déplacements » recouvrant les trajets quotidiens (Burgess, 1925), les sociologues John Urry et Mimi Sheller revendiquent un usage générique du terme, appelant les sciences sociales à opérer un changement de paradigme (le “mobility turn”) afin de saisir la réalité d’un monde globalisé, caractérisé par la multiplication et la diversification des mouvements de personnes, d’idées, de marchandises et de capitaux depuis les années 1990 (Sheller et Urry, 2006). D’autres recherches consacrées notamment à l’aménagement urbain et territorial plaident pour leur part pour un renversement de perspective du « transport » à la « mobilité » afin de mettre l’accent sur les personnes et leurs nécessités de déplacement plutôt que sur les infrastructures et les flux (Flonneau et Guigueno, 2019). Néanmoins, cet intérêt croissant pour les mobilités spatiales, outre le fait qu’il surévalue fréquemment leur « nouveauté » (Wagner, 2007), peut conduire également à passer sous silence les obstacles qui les limitent (Green, 2019) et les phénomènes inverses d’ « immobilités », seulement visibles en creux de nombre d’analyses. A rebours de cette tendance, de nombreux travaux ont mis en évidence l’importance de l’ancrage local pour différents groupes sociaux (Authier et al., 2007) qu’il s’agisse de classes populaires (Renahy, 2005 et 2010; Coquard, 2019; Merklen 2009; Fol 2010) ou de classes supérieures (Zalio, 1999; Beckert, 2001; Pinçon- Charlot et Pinçon, 2007). Par ailleurs, l’attention ancienne portée par les sciences sociales aux lieux d’enfermement, paradigmatiques a priori de l’immobilisme, comme les asiles ou les prisons (Goffman, 1961; Foucault, 1975), est aujourd’hui renouvelée par des études s’intéressant par exemple aux processus d’encampement des populations migrantes (Agier et Lecadet, 2014).

Dans la lignée du renouvellement d’une réflexion interdisciplinaire sur ces questions (Tissot et Ripoll, 2010), cette journée a pour but de rassembler des recherches en cours portant sur les mobilités et sur les immobilités spatiales, afin d’interroger les relations entre ces deux faits sociaux dans une perspective dynamique et comparatiste. Le couple mobilité/immobilité peut dans cette optique être considéré comme un antagonisme mais également comme un continuum, être analysé au regard de sa résilience ou au contraire de sa fluidité, au fil de différentes séquences historiques ou biographiques. En suivant cet objectif, les communications pourront porter sur différents types d’im/mobilités spatiales (de travail, résidentielles, familiales…), sur leurs acteurs mais aussi sur leurs supports (physiques ou virtuels) et les temps et les lieux dans lesquels elles se déploient, à différentes échelles (du quotidien à l’évènement, du bâtiment à la planète). Elles sont invitées à prendre en compte l’intersection de rapports de domination de classe, de genre et de race, d’orientation sexuelle et d’origine géographique, qui se jouent dans ces processus. Sont attendues des présentations de cas d’étude aussi bien que des réflexions d’ordres théorique, méthodologique et/ou épistémologique. Les propositions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes présentés ci-dessous, cette liste n’étant cependant pas exhaustive.

Axe 1 : Pratiques d’im/mobilités et effets socio-spatiaux

A quelle distance et à quelle fréquence se déplace-t-on? Pour quel(s) motif(s) ? A quelle vitesse? Par le biais de quelle infrastructure technique, matérielle ou immatérielle ? Suivant quel parcours ? Avec qui ? Ce premier axe vise en premier lieu à apporter à ces questions des réponses empiriques sur des terrains variés, considérant qu’il s’agit d’autant d’indicateurs de positions et/ou de déplacements dans l’espace social. Ainsi, l’aptitude à se mouvoir peut être considérée comme une capacité différentielle selon les groupes sociaux, porteuse d’ascensions et d’émancipations sociales ou au contraire de déclassements et d’enfermements vécus ou perçus par les agents (Kaufmann, 2002; Chamboredon et Lemaire, 1970). Les propositions mettant l’accent sur des rapports de domination au regard desquels ces dynamiques restent peu explorées, tels que les rapports de genre (Tillous, 2017; Schmoll, 2020; Bourdieu, 2002), de race (Nicholson, 2016) ou d’orientation sexuelle (Giraud, 2014) sont particulièrement encouragées. Les communications sont également invitées à mettre en question l’antagonisme mobilité/immobilité en s’intéressant par exemple aux micro-mobilités au sein d’espaces considérés comme clos (Muchnik, 2019; Solini et al., 2019; Doraï et Puig, 2008) ou aux ancrages qui sont maintenus malgré les déplacements, voire renforcées par ces derniers ( Fol et al., 2002, Latté et Hupfel, 2018).
Par ailleurs, si la mobilité (ou l’immobilité) donne « le pouls de l’agglomération » (Burgess, 1925) comment se déclinent ses effets sur le développement et l’évolution des territoires, qu’ils soient urbains, périurbains ou ruraux, de départ et d’arrivée ? Les propositions pourront porter ici un regard renouvelé sur les phénomènes d’urbanisation voire d’ « explosion urbaine » découlant de l’exode rural à l’échelle mondiale (Davis, 2007), ou de périphérisation liée aux migrations intra-urbaines (Dureau et Golaz, 2006). « La construction d’espaces de mobilités et de flux pour certains condui[san]t toujours à la construction de barrières pour les autres », elles pourront questionner la fragmentation du territoire induite par les déplacements (Graham et Marvin, 2001). Elles pourront enfin interroger l’impact des im/mobilités, ou les « effets structurants » des infrastructures de transports (Offner et al., 2014), sur l’évolution des prix du foncier et de l’immobilier (Collet, 2014), la création, le maintien ou l’ “adaptation” des activités économiques et des services publics (Ninot, 2014; Siblot, 2005), l’organisation politico-administrative et les mécanismes de gouvernance territoriale (Ghorra-Gobin, 2006; Halpern et Le Galès, 2016), la définition d’espaces plus ou moins “attractifs” (Vignal et al., 2014).
Enfin, quels outils théoriques et méthodologiques sont à même de saisir ces dynamiques protéiformes ? La focalisation sur les processus de (non) déplacements dans l’espace a conduit à l’apparition ou au renouvellement de concepts, comme la “motilité” (Kaufmann, 2002), de courants, tels que l’histoire globale (Maurel, 2013), et de champs de recherche, des migrations aux études

rurales (Baby-Collin, 2017; Coquard, 2019). Elle a donné lieu dans le même temps au développement et à l’adaptation de méthodes cartographiques (cartographie participative ou sensible [Palsky, 2013; Olmedo, 2015] ) ou ethnographiques (ethnographie « multi-située » ou
« globale » [Marcus, 1995; Burawoy et al., 2000] ), ainsi qu’au réinvestissement de sources biographiques ou statistiques. Des présentations critiques des travaux existants ou basées sur des recherches en cours, quel que soit leur niveau d’élaboration, sont en ce sens bienvenues.

Axe 2 : Im/mobilités, socialisations et légitimités

Par ce deuxième axe, il s’agit ensuite d’interroger les dimensions cognitives de ces im/mobilités, au regard des différents référentiels sociaux, spatiaux et temporels, endogènes et exogènes, au travers desquels les déplacements ou les ancrages sont perçus et vécus.
Les propositions sont invitées en premier lieu à s’intéresser aux « socialisations aux et par les [im/]mobilités spatiales », encore trop peu étudiées (Cacciari et al., 2019) malgré l’attention renouvelée aux socialisations par et à l’espace (Cayouette-Remblière et al., 2019) . Elles pourront d’une part porter sur l’intériorisation d’un ensemble de manières de penser et d’agir sur le fait de bouger ou non et sur la façon dont on bouge au fil de la trajectoire biographique, soit au cours des socialisations familiale, amicale et conjugale, scolaire et professionnelle, militante et politique (Léger et Hervieu, 1979; Fail et al., 2004; Kaufmann et Widmer, 2005), en prêtant attention aux socialisations spécifiques liées à la classe, au genre, à la race, à l’orientation sexuelle, à la génération ou au territoire d’appartenance (Wagner, 2007; Oppenchaim, 2016; Giraud, 2014; Sayagh, 2018; Debroux, 2018, Rivière, 2019). Elles pourront d’autre part mettre l’accent sur la façon dont les espaces occupés ou traversés, et les expériences, apprentissages et sociabilités qui y sont associés, contribuent à leur tour à forger les identités sociales et politiques des individus (Oppenchaim, 2016; Le Renard, 2018; Sayagh, 2018; Merklen, 2009).
En second lieu, cet axe vise à questionner les légitimités associées à ces im/mobilités spatiales, à différentes échelles et dans une variété de configurations sociales, économiques et politiques. Ainsi, les migrations internationales de classes supérieures ont longtemps soulevé peu d’interrogations, à la différence de celles des classes populaires, et sont même encouragées par certain·es au nom de l’ « immigration choisie ». De même, le recours à l’enfermement suscite plus ou moins de débats selon les groupes concernés, qu’il s’agisse des détenu·es, des migrant·es ou des malades. Les individus sont soumis en la matière à des injonctions qui renforcent les inégalités sociales, telles que les injonctions à la mobilité résidentielle ciblant les classes populaires (Vignal et al. 2014) ou les injonctions au travail à distance et/ou à la mobilité géographique pour l’emploi qui aggravent les inégalités entre les sexes (Marry et al., 2017). Réciproquement, les im/mobilités sont pourvoyeuses de légitimités, donnant lieu à la constitution de formes spatialisées de capital (« capital d’autochtonie » (Retière, 2003) / « capital international » (Wagner et Réau, 2015) ) différemment valorisables selon les contextes. A cet égard, les communications sont invitées à prêter attention à la balance des valeurs des ressources liées aux im/mobilités, changeantes dans le temps et l’espace et en fonction des autres ressources des agents (Colombi, 2016), ainsi qu’au possible cumul des légitimités attachées au local et à l’international, à la mobilité et à l’autochtonie (Dezalay et Garth, 2002; Wagner, 2010)
Cet axe pourra enfin être l’occasion d’un retour réflexif sur nos propres pratiques d’enseignant·es- chercheur·ses, faites de mobilités plus ou moins proches ou lointaines sur nos terrains et de mobilités géographiques pour des postes. Des communications portant sur la proximité ou la distance spatiale dans la conduite de la recherche, sur la socialisation à et par la mobilité au sein de l’ESR, sur les incitations croissantes à la mobilité, nationale et internationale, et leurs effets sur la production scientifique (Green, 2014) et sur les trajectoires biographiques et les carrières académiques (Goastellec, 2016), ou a contrario sur les discriminations socio-spatiales dans l’accès à certains espaces scientifiques, pour les étudiant·es comme pour les chercheur·ses, seront particulièrement appréciées.

Axe 3 : Im/mobilités en crise(s)

A l’instar de la diffusion rapide de la pandémie de la Covid-19 et des mesures de confinement et de fermeture des frontières qui s’en sont suivies, les im/mobilités engendrent des situations qualifiées de crises à différentes échelles (« crise migratoire », « crise des transports » ou
« crise des prisons ») tandis que des crises de différentes natures (sanitaires mais aussi écologiques, sociales, économiques et politiques) affectent directement les situations et les pratiques d’im/mobilités. Au vu de cette relation à double sens, ce dernier axe entend rendre compte des implications socio-spatiales de ces crises de divers ordres, relatives et différemment vécues en fonction des ressources des agents et des contextes géographiques et historiques.
Les communications pourront d’une part s’intéresser à la construction des im/mobilités comme problèmes publics et à ses conséquences, qu’il s’agisse de la restriction de l’immigration (Darley, 2010), des appels à désengorger et à transformer les prisons (Chabbal, 2019; Fassin, 2020), ou encore du développement de plans d’aménagement favorisant la multi-fonctionnalité des espaces afin de réduire les trajets (Dempsey, 2010). Elles pourront d’autre part analyser les ruptures que des crises exogènes introduisent quant aux phénomènes d’im/mobilités autant que les permanences qui les traversent, qu’elles accentuent ou qu’elles mettent en évidence. Ainsi, la crise sanitaire actuelle apparaît aggraver des inégalités de classe, de genre et de race face au contrôle des déplacements et aux conditions de logement et de travail à distance en confinement (Lambert et al., 2020), en même temps qu’elle est susceptible d’entraver les conditions de la reproduction sociale des élites internationalisées (RT9 et RT42, 2020). Elle réoriente les flux du tourisme vers le local et le national, ouvrant la voie à un réaménagement des infrastructures et des territoires d’accueil (Marcotte et al., 2020), tandis qu’elle contribue au développement controversé de multi-nationales dédiées à la vente en ligne, support d’une intensification de la circulation de marchandises à longue distance. Elle donne lieu à une augmentation des trajets à vélo mais plus encore en voiture, au détriment du transport collectif. En ce sens, elle renforce autant qu’elle limite les effets de la crise écologique, dont la prise en compte s’accompagne du développement de circuits-courts de consommation (Paranthoën, 2015), d’une revalorisation de l’ancrage local vis-à-vis d’une internationalisation synonyme de pollution, de la mise en place de modes de transport collectifs et peu contaminants (Giorgi, 2003). Les crises économiques peuvent limiter les déplacements en raison de leur coût financier mais également susciter leur augmentation pour accéder à un bassin d’emploi plus favorable, à des réseaux d’entraide ou à des marchandises à bas coût (Diaz Olvera et al., 2007; Fol, 2009). Elles donnent lieu à l’abandon de grands projets d’aménagement des transports ou au contraire à des formes de relance keynésienne par l’investissement dans l’infrastructure (Baron, 2019). Elles transforment des territoires d’arrivée en territoires de départ (Lacrampe-Camus, 2019). Ces effets interagissent enfin avec ceux des crises politiques, entre emprisonnements politiques, contrôle de la circulation des biens et des personnes et déplacements forcés (Kévonian, 2013), entre réformes et contestations, de l’imposition de la taxe carbone au mouvement des Gilets Jaunes (Coquard, 2018). Les communications sont invitées à appréhender la complexité de ces relations entre im/mobilités et crises en tenant compte de leurs effets combinatoires, et fluctuants selon les configurations étudiées.
Cet axe vise dans le même temps à ouvrir un espace de réflexion sur les liens entre crises et im/mobilités dans l’analyse et dans le travail scientifique. Il pourra s’agir à cet égard de penser les croisements entre les outils d’analyse des im/mobilités spatiales et les outils d’analyse des situations de crise (Dobry, 2009). Mais également d’interroger l’impact des im/mobilités en temps de crise sur les conditions de l’activité scientifique. Les propositions pourront à cet égard porter sur les manières de mener l’enquête face aux difficultés d’accès au terrain, dans une période de pandémie (Clouet et al., 2020) ou dans des zones réputées dangereuses (Calzolaio et al., 2016), sur les possibilités et les biais que représentent la production et la diffusion de la recherche en “distanciel”. Elles sont enfin encouragées à interroger les conditions du travail scientifique dans de tels contextes, et les sens qui lui sont attribués, au regard des rapports de genre, de classe, de race et des différences statutaires et fonctionnelles qui traversent le monde de la recherche et structurent les im/mobilités des chercheur·ses.

Bibliographie indicative

 

Calendrier et modalités de soumission

Lancement de l’appel à communication : 19 février 2021
Date limite de soumission des propositions (résumé de 3500 signes maximum, espaces compris, précisant la problématique, le cas d'étude, le positionnement théorique et la méthodologie employée, accompagné d'une courte bibliographie) : 20 avril 2021
Réponse du comité scientifique et sélection des communications retenues : 30 avril 2021
Envoi des textes des communications (entre 15 000 et 20 000 signes) : 11 juin 2021
Atelier doctoral: 5 juillet 2021
Les propositions et les textes des communications, en cas d’acceptation, doivent être transmis·es sur la plateforme SciencesConf de l’atelier : https://rt9-afs-ad2021.sciencesconf.org/
Pour toute question, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : atelierdoctorantsrt9@gmail.com

Date: 5 juillet 2021
Lieu : Campus Moulins-Lille, 1 Place Déliot, 59024 Lille
En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, l’atelier pourra se tenir au moins partiellement en distanciel.

Transmettre la Danse - Organiser (1)

Transmettre la Danse - Organiser (1)

Vendredi 2 avril de 9h-17h30 - Journée d'étude

Présentation

Histoire culturelle de la danse - 2021
Transmettre la danse : Organiser | Contaminer | Greffer

Cette année, Elizabeth Claire (CNRS), Emmanuelle Delattre-Destemberg (Univ. de Valenciennes), Marie Glon (Univ. de Lille), Mariem Guellouz (Univ. Paris-Descartes), Vannina Olivesi (EHESS-CRAL) proposent d’étudier des formes de la transmission en danse, entendue comme un ensemble d’actions, gestes et discours, énoncés oralement ou écrits, qui participent à la construction historique des danses et des communautés qui les pratiquent. Objet d’étude très vaste, la transmission a donné lieu à de nombreux travaux dépassant les frontières disciplinaires académiques pour penser la pédagogie, la consignation des danses, leur circulation, la restitution des danses du passé ou la création chorégraphique contemporaine.
Comme toute activité sociale historiquement, culturellement et géographiquement située, la pratique de la danse engage la production de biens matériels et symboliques qui favorisent les transmissions des danses : des pratiques et des techniques de danse ; des savoirs sur le corps et les danses ; des traces d’évènements, de rites, de divertissements, d’œuvres, de répertoires ; des transactions financières, des biens économiques ; des lieux plus ou moins spécifiquement consacrés à la pratique ou à la transmission des danses. Les activités sociales liées à la danse ont en partage la production de normes – coutumes, traditions et instruments juridiques – qui définissent les modalités d’accès des acteurs historiques aux pratiques, aux savoirs, aux institutions et collectifs qui encadrent la production des danses. Les acteurs historiques produisent ainsi des valeurs sociales, culturelles, religieuses et morales, s’échangent des représentations et des imaginaires sociaux qui s’adressent à des publics différenciés. Les modalités de transmission des danses s’appuient sur le genre, l’âge, l’origine sociale ou professionnelle, l’ethnicisation ou la racialisation des praticiens. Ces facteurs et processus contribuent à construire les notions de tradition ou d’innovation, établissent des canons culturels, catégorisent les pratiques de danse, conditionnent les appropriations et réappropriations, enfin, favorisent l’intégration ou l’exclusion des acteurs dans les communautés.
Le séminaire s’organise en forme de trois journées d’études qui privilégient l’exploration de trois axes thématiques : (1) « Organiser » qui aura pour objectif d’interroger les cadres juridiques et institutionnels qui ont pu façonner ou contraindre l’acte de transmission en danse ; (2) « Contaminer » qui portera sur la communication des danses et donnera une attention particulière à l’histoire des pouvoirs de l’imagination et à l’éloquence des gestes lors de la circulation, la réception, et la transformation des pratiques de danse hors-la-scène ; enfin (3) « Greffer », invitera à une perspective décentrée de l’histoire de la danse et proposera de réfléchir à une éthique de la (ré)appropriation des savoirs corporels (non)occidentaux, des notions d’étrangeté et d’altérité qui y sont liées.

En savoir plus

Inscription obligatoire : http://listsem.ehess.fr/courses/368/requests/new.

 

Programme Organiser

  • 9h00-9h15 : Accueil des participants

  • 9h15-9h30 : Elizabeth Claire
    «
    Présentation des trois journées d’étude sur « transmettre »

  • 9h30-10h : Emmanuelle Delattre-Destemberg, Vannina Olivesi
    « Introduction au thème « organiser, instituer les transmissions »

  • 10h-10h45 : Adrien Belgrano (EHESS-CRH
    « Danse et formation du jeune noble dans le Jehan de Saintré d’Antoine de la Sale »

  • 11h-11h45 : Marina Nordera (Université Côte d’Azur, Ctel)
    « Éléments pour une approche micro-historique de la transmission du métier de danseuse au cours du long XVIIIe siècle »

  • Discussion (11h45-12h30)

  • Pause déjeuner

  • 14h00-14h15 :  Accueil des participants

  • 14h15-15h00 : Bénédicte Jarasse (Paris III Sorbonne Nouvelle)
    « Généalogies réelles, généalogies imaginaires : l’invention d’une mémoire chorégraphique dans les écrits sur la danse au XIXe siècle »

  • 15h-15h45 : Léa Weill (Ecole des Chartes et UPHF)
    « Transmettre l’idée de prestige culturel de la France par le Corps de Ballet de l’Opéra de Paris sous l’Occupation (1940-1944) »

  • 16h-16h45 : Sylvie Jacq-Mioche (École de danse de l’Opéra national de Paris)
    « Perspectives et enjeux de la vulgarisation en matière d’Histoire de la danse »

  • Discussion (16h45-17h30)

Lieu

EHESS (Salle 7)
105, boulevard Raspail
75006 Paris
 

La Terre en héritage, du Néolithique à nous

La Terre en héritage, du Néolithique à nous

Du 2 avril 2021 au 30 janvier 2022 - Exposition

La Terre en héritage, du Néolithique à nous, vous propose d’observer les grands défis environnementaux contemporains à l’aune d’une période charnière de notre histoire, le Néolithique, qui marqua le début de notre exploitation de la Nature et bouleversa notre relation aux autres êtres vivants.

L’exposition déroule le temps afin d'identifier des moments-clefs de l’histoire où s’amorcent des modifications environnementales d’une ampleur sans précèdent, dessinant l’Anthropocène.

Pour en savoir plus : https://www.museedesconfluences.fr/fr/evenements/la-terre-en-h%C3%A9ritage-du-n%C3%A9olithique-%C3%A0-nous

Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (2)

Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (2)

Vendredi 16 avril de 9h-17h - Journée d'étude

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

Comme les années précédentes, le séminaire organisé par  Elizabeth Claire, Béatrice Delaurenti , Roberto Poma et Koen Vermeir. fonctionnera à partir et autour des textes à la manière d’un atelier, en s’attachant à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

 

Programme

  • 9h-10h30 : Suzanne Rochefort (CRH)
    L'imagination comme exercice dans les traités d'art de l'acteur (XVIIIe siècle- début du XIXe siècle)

 

  • Pause

 

  • 10h45-12h15 : Roberto Poma (UPEC)
    Mollesse du corps et force de l’imagination dans l’éducation des enfants (XVIe-XVIIe siècles)

  • Pause déjeuner

  • 13h30-15h : Jean-Pierre Cavaillé (EHESS -CRH)
    Magie naturelle et pouvoir de l'imagination dans quelques textes du XVIIe siècle : Campanella, Gaffarel, Naudé.

  • Pause

  • 15h15-16h45 : Marion Lieutaud (Université de Paris Sorbonne)
    Pouvoirs de l’imagination et contractions de l’esprit chez Giordano Bruno

 

Inscription obligatoire : http://listsem.ehess.fr/courses/135/requests/new.
Contacts : elizabeth.claire@ehess.fr ; beatrice.delaurenti@ehess.fr ; poma@u-pec.fr ; koen.vermeir@univ-paris-diderot.fr

Les institutions judiciaires dans le monde hispanique (XVIe-XIXe siècles)

Les institutions judiciaires dans le monde hispanique (XVIe-XIXe siècles)

Mardi 18 mai de 9h30 à 17h - 3e journée d'études du GEI

Présentation

Le Groupe d’études ibériques organise sa 3e journée d’études annuelle, qui s’adresse en priorité aux jeunes chercheurs. Lors de cette troisième édition, nous envisageons de réfléchir aux nombreuses institutions judiciaires et aux usages de leurs archives, centrales dans la recherche mais faisant souvent l’objet d’appréhensions pour qui n’en est pas familier. Les archives judiciaires constituent en effet un gisement documentaire incontournable pour l’étude des sociétés hispaniques, volontiers qualifiées de chicaneuses ou procédurières. Pourtant, il existe encore peu de travaux sur les institutions qui ont produit ces documents. Or, face à l’enchevêtrement des juridictions, les étudiants peinent parfois à en restituer les logiques institutionnelles.
Une introduction collective présentera un panorama des juridictions (tribunaux royaux, seigneuriaux, municipaux, ecclésiastiques, inquisitoriaux, militaires, commerciaux, etc.), ainsi que les ressources disponibles à l’aide d’une typologie documentaire. La conférence inaugurale d’Inés Gómez González exposera ensuite le fonctionnement général des institutions judiciaires de la monarchie espagnole. Puis les interventions suivantes prendront la forme d’ateliers. Elles seront l’occasion d’une réflexion sur la valeur épistémologique de plusieurs types de documents. À l’appui d’exemples commentés et travaillés collectivement, les intervenants présenteront une réflexion critique sur la valeur, l’usage et les potentialités des sources judiciaires. La Journée sera ainsi l’occasion de construire ensemble une boîte à outil « clé en main » à destination des jeunes chercheurs.

En distanciel, inscription obligatoire auprès de : antoine.roullet@ehess.fr

 

Programme

  • 9h30-9h45
    Accueil des participants

  • 9h45-10h30
    Introduction et présentation générale des ressources

    Baptiste Bonnefoy (EHESS/CRH), Sébastien Malaprade (Université Paris-Créteil Val de Marne), Antoine Roullet (CNRS/CRH)

  • 10h30-12h00
    Conférence inaugurale : Les justices d’Ancien Régime
    Inés Gómez González (Universidad de Granada)

  • 12h00-12h45
    Atelier 1. La capitainerie générale du royaume de Grenade et le rachat des captifs (1550-1570)
    Bernard Vincent
    (EHESS/CRH)

  • 12h45-13h00
    Discussion générale

13h00-14h00
Pause déjeuner.

  • 14h00-14h45
    Atelier 2. Procédures judiciaires et histoire sociale
    Jean-Paul Zúñiga
    (EHESS/CRH)

  • 14h45-15h30
    Atelier 3. Les Indiens et la justice coloniale
    Caroline Cunill
    (Le Mans Université/3L.AM)

  • 15h30-15h45
    Discussion générale

  • 15h45-16h30
    Conférence finale : L’organisation de la justice dans l’Espagne libérale
    Marie Walin
    (Université de Toulouse/FRAMESPA)

  • 16h30-17h00
    Conclusion

EHESS Spring Talks - Mai 2021

EHESS Spring Talks - Mai 2021

11, 17, 19 et 31 mai 2021 - Séminaires de l'EHESS en langue étrangère

Présentation

En 2021, l’EHESS lance EHESS Spring Talks, le « Mois de l'international de l’EHESS ». Cet événement, composé de rencontres virtuelles quotidiennes, valorise l’activité de formation par la recherche propre à l'EHESS, fondée sur le dialogue interdisciplinaire.

Ces rencontres, destinées aux étudiants et aux enseignants-chercheurs des établissements partenaires de l'EHESS dans le monde, seront organisées chaque année, avec de nouvelles interventions, de manière à couvrir progressivement une variété de séminaires représentatifs des approches et thématiques de l'École.

Lors de 18 rencontres quotidiennes de ce mois de mai 2021, 27 enseignants-chercheurs présenteront, dont certains du CRH (voir programme ci-dessous) leurs séminaires de recherche en anglais, en espagnol ou en français. Ils seront programmés à 15h (UTC+1) chaque jour, de façon à pouvoir être accessibles pour le plus grand nombre de participants du monde entier.

Toutes les rencontres seront diffusées en direct dans le monde entier via un outil de visioconférence. Les participants pourront librement échanger avec les enseignants-chercheurs après chaque présentation de séminaire. Les séances seront enregistrées, permettant ainsi un accès en différé par le plus grand nombre.

Les liens vers les séances de séminaires seront communiqués aux participants après inscription.
En savoir plus

 

Programme avec la participation des membres du CRH

Monday 17th May (15:00-17:00, UTC+1)

Catherine König-Pralong
"Modernités transatlantiques. L’histoire de la philosophie entre Europe et USA au XIXe siècle"

Moderated by Antoine Lilti

Main language: French
Languages available for discussion
: English, French, German, Italian

Americanization of the European university, Europeanization of the American society, remanence of an archaic or native society in the USA? Around 1910, Max Weber was unable to decide. In the 19th century, philosophers, psychologists and sociologists—natives or immigrants—, introduced the history of philosophy into the American colleges, learned societies, and universities. Mirroring the European nations and their learned colonization of the past, this science challenged the (very diverse) conceptions of the American “mind”.

Wednesday 19th May (15:00-17:00, UTC+1)

Anne Lafont, Jean-Frédéric Schaub, and Silvia Sebastiani
"Race in Early Modern times: Social processes, Categorizations, Ideologies of Exclusion"

Moderated by Caroline Callard

Main languages: French, English, Spanish

Languages available for discussion : Spanish, English, French Italian, Portuguese

Our seminar’s principal aim is to explore the issue of the racialization of Western societies and their colonies in its historical depth. We invite students to relate phenomena that might be familiar to them but that they do not always connect. While focusing on the early modern period (15th-18th centuries), we are in constant dialogue with contemporary historiography, without neglecting the tensions running through our own societies. To do so, we combine three complementary ways of studying societies: the history of politics, the history of knowledge and art history.

Monday 31st May (15:00-17:00, UTC+1)

Falk Bretschneider and Natalia Muchnik
"Historia de la reclusión (siglos XVI al XXI)", "Histoire des enfermements (XVIe-XXIe siècles)"

Moderated by Antonella Romano

Main language: French, Spanish
Languages available for discussion
: Spanish, French, English, German

For years, researchers placed the birth of the prison in the 19th century, conceiving it as a coherent system of discourse, buildings and methods of treatment. But the history of the prison has its roots in a much more distant past. Our seminar is interested in the practices, techniques and spaces of confinement since Early Modern Times: in Western monasteries whose rules and spatial structures inform modern confinement, in urban goals where prisoners for debt, heterodox people, prostitutes and ordinary offenders mix, or in the multifunctional establishments such as the Dutch Tuchthuizen or the German Zuchthäuser. The aim is to grasp the dynamics that unfold over time in this vast field of practices, spaces and uses, through the experience of those who inhabit these closed worlds and in their links with the society that surrounds them and has generated them.

Rituel et image. Textile et révélation du sacré

Rituel et image. Textile et révélation du sacré

6 et 7 mai - Colloque

Présentation

Qu’ils participent des agencements plastiques de l’image ou qu’ils soient déployés autour de l’autel, les textiles, en alliant mobilité et fluidité, jouent un rôle de première importance dans la révélation du sacré. Depuis le milieu du XIIIe siècle, l’exaltation de la Présence Réelle et l’essor des images dévotionnelles alimentent un intense « désir de voir ». L’image elle-même, puissant instrument de médiation entre le visible et l’invisible, est souvent comparée à un voile, dans la mesure où elle est capable de suggérer la présence ou l’absence de ce qui est représenté.
Vêtements, les textiles parent et transforment les corps. Parements, ils deviennent supports de l’adoration. Voiles, ils matérialisent la séparation entre l’humain et le divin. Rideaux soulevés, ils sont les auxiliaires d’une théophanie visuelle. Ces journées d’études entendent interroger la participation des textiles – réels ou fictifs, matériels, représentés ou feints – dans la manifestation du sacré, compris dans une acceptation large au-delà de la sphère strictement religieuse. La diversité de leurs formes, la pluralité de leurs fonctions et leur potentiel métaphorique seront au cœur de la réflexion.
Comment voit-on les textiles dans un cadre liturgique ou dévotionnel ? Quel sont leurs rôles dans l’appréhension du sacré et dans sa révélation, qu’elle soit figurée ou sacramentelle ? Si l’Europe occidentale du Moyen Âge et de l’Époque moderne constitue le cadre privilégié de cette enquête, des exemples issus d’autres aires culturelles et/ou d’autres périodes pourront enrichir la réflexion, qui s’articulera autour des thématiques suivantes :

► Orner. Les textiles participent du decorum de l’église : ils revêtent le célébrant, ornent l’autel et parent les murs de l’église. De même dans l’iconographie, ils honorent et glorifient les figures avec lesquelles ils entrent en contact. Mêlant brillance des matières, éclat des filés métalliques et techniques parfois prestigieuses, l’aspect précieux de certaines étoffes ; souvent accentué sous le pinceau du peintre ; enrichit l’espace ecclésial ou pictural.

► Sacraliser. Barrières ou points de rencontre, les étoffes structurent l’espace, aussi bien ecclésial que pictural. Déployées autour d’une figure sainte ou des sacralia, elles en soulignent la splendeur et achèvent de les dégager de la sphère séculière. Ces textiles peuvent profiter de la sacralité des objets avec lesquels ils sont en contact et devenir à la fois agents et objets du sacré.

► Révéler, dévoiler, exhiber. Tantôt les textiles dissimulent les corps, les objets et les lieux, tantôt ils en révèlent la présence. Que ce soit dans l’image dévotionnelle ou autour de l’autel, ils impliquent le regardeur physiquement, émotionnellement et spirituellement. Au-delà d’une certaine « théâtralité », le voile désigne par excellence l’ignorance et le secret. Dévoiler, soulever ou déchirer le voile relève alors d’une véritable démarche herméneutique.  

► Incarner. Depuis l’Antiquité, les textiles sont les métaphores privilégiées de la chair : chair humaine qui occulte et signifie l’aveuglement, mais aussi chair divine incarnée, salvatrice, consacrée lors de l’Eucharistie. Des analogies complexes sont tissées entre la vêture, l’acte de prendre un vêtement et l’incarnation, l’acte de prendre chair.

Comité scientifique : Philippe Morel (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA-CHAR), Philippe Plagnieux (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA), Alain Rauwel (Université de Bourgogne, CéSOR), Étienne Anheim (EHESS-CRH, Ahloma)

Comité d'organisation : Juliette Brack (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA-CHAR), Julie Glodt (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA), Nicolas Sarzeaud (EHESS-CRH, Ahloma)

Contact : textiles.rituelimage@gmail.com

Pour d’évidentes raisons sanitaires, ces journées ne pourront pas accueillir de public. Elles seront retransmises en ligne, via Zoom, sur inscription préalable à l’adressehttps://www.linscription.com/pro/activite.php?P1=67153. Après inscription, un mail contenant un lien pour accéder à la vidéoconférence vous sera envoyé quelques jours avant l’événement.

 

Programme

6 mai 2021


  • 9h00 / Accueil et présentation des journées – Juliette Brack, Julie Glodt, Nicolas Sarzeaud
  • 9h30 / Conférence inaugurale – Paul Hills (Courtauld Institute of Art)
    Textiles and Touch: Depicting the Sacred

10h10 / Discussion et pause

Session 1 : Dévoilement et monstration – Unveiling and Exhibiting
Présidence de séance : Alain Rauwel

  • 10h30 / Hector Ruiz Soto (Sorbonne Université)
    Le retable-machine à l’espagnole : le dévoilement comme fabrique d’images de culte au XVIIe siècle
  • 11h00 / Julie Glodt (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    Cercle blanc sur fond noir. Le rideau de l’élévation et la visibilité de l’hostie (XIVe-XVIe siècles)
  • 11h30 / Nicolas Sarzeaud (EHESS)
    On n’en montre jamais trop, jamais assez : exposer les linges du Christ dans la liturgie, le théâtre religieux et les images à la fin du Moyen Âge

12h00 / Discussion
12h30 / Pause

Session 2 : Images et ornements – Images and Ornaments
Présidence de séance : Astrid Castres

  • 14h00 / Helen Wyld (National Museums Scotland)
    Flesh and Blood: The Fetternear Banner
  • 14h30 / Laurent Hablot (EPHE)
  • Les enseignes vexillaires militaires et le sacré au Moyen Âge

15h00 / Discussion et pause

  • 16h00 / Evelin Wetter (Abegg-Stiftung, Riggisberg)
    Liturgical Visualization and Devotion: Textile Strategies of Pictorial Corporal Cases
  • 16h30 / Juliette Calvarin, (Harvard University, Cambridge)
    Umbral : L’amict et l’Annonciation au Moyen Âge tardif
  • 17h00 / Ralph Dekoninck et Caroline Heering (Université catholique de Louvain)
    L’ornementalisation des Ornamenta Sacra dans les anciens Pays-Bas des XVIIe et XVIIIe siècles

17h30 / Discussion

7 mai 2021


9h15 / Accueil

Session 3 : Vêture et performance – Clothing and Performance
Présidence de séance : Maximilien Durand et Marlène Albert-Llorca

  • 9h30 Diana Pereira (University of Porto, CITCEM)
    Layered in secrecy and ritual: miraculous sculptures of the Virgin and the clothing of statues in Early Modern Portugal
  • 10h00 / Valeria E. Genovese (chercheuse indépendante, Naples)
    Statues habillées : corps vivants ou nouvelles icônes ?

10h30 / Discussion et pause

  • 11h30 / Laura Stefanescu (University of Sheffield)
    Habiller les anges dans la Florence du XVe siècle : Des costumes pour le théâtre aux choix iconographiques
  • 12h00 / Rembrandt Duits (Warburg Institute, University of London)
    Framed in Fabric. Liturgy in the Private Chapel of the Medici

12h30 / Discussion
13h00 / Pause

Session 4 : Révéler et honorer – Revealing and Glorifying
Présidence de séance : Ralph Dekoninck

  • 14h30 / Lisa Monnas (chercheuse indépendante, Londres)
    The Virgin’s veil in Tuscan Painting, 1250-1400
  • 15h00 / Victor Schmidt (University of Utrecht)
    Curtains sculpted and depicted: the case of the Chapel of the Cardinal of Portugal, San Miniato al Monte, Florence

15h30 / Discussion et pause

  • 16h30 / Juliette Brack (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    Le dais marial dans le retable florentin : liturgie et ecclésiologie (XVe-XVIe siècles)
  • 17h00 : Valentine Langlais (Université Paul Valéry, Montpellier 3)
    Révélation et glorification du Saint-Sacrement : de l’usage du rideau dans l’iconographie flamande de la Cène (XVIe-XVIIe siècles)

17h30 / Discussion
18h00 / Échanges finaux et conclusion des journées

 

Transmettre la Danse - Greffer (2)

Transmettre la Danse - Greffer (2)

Vendredi 7 mai de 9h30 à 18h - Journée d'étude

Cette année, Cette année, Elizabeth Claire (CNRS), Emmanuelle Delattre-Destemberg (Univ. de Valenciennes), Marie Glon (Univ. de Lille), Mariem Guellouz (Univ. Paris-Descartes), Vannina Olivesi (EHESS-CRAL) proposent d’étudier des formes de la transmission en danse, entendue comme un ensemble d’actions, gestes et discours, énoncés oralement ou écrits, qui participent à la construction historique des danses et des communautés qui les pratiquent. Objet d’étude très vaste, la transmission a donné lieu à de nombreux travaux dépassant les frontières disciplinaires académiques pour penser la pédagogie, la consignation des danses, leur circulation, la restitution des danses du passé ou la création chorégraphique contemporaine.
Comme toute activité sociale historiquement, culturellement et géographiquement située, la pratique de la danse engage la production de biens matériels et symboliques qui favorisent les transmissions des danses : des pratiques et des techniques de danse ; des savoirs sur le corps et les danses ; des traces d’évènements, de rites, de divertissements, d’œuvres, de répertoires ; des transactions financières, des biens économiques ; des lieux plus ou moins spécifiquement consacrés à la pratique ou à la transmission des danses. Les activités sociales liées à la danse ont en partage la production de normes – coutumes, traditions et instruments juridiques – qui définissent les modalités d’accès des acteurs historiques aux pratiques, aux savoirs, aux institutions et collectifs qui encadrent la production des danses. Les acteurs historiques produisent ainsi des valeurs sociales, culturelles, religieuses et morales, s’échangent des représentations et des imaginaires sociaux qui s’adressent à des publics différenciés. Les modalités de transmission des danses s’appuient sur le genre, l’âge, l’origine sociale ou professionnelle, l’ethnicisation ou la racialisation des praticiens. Ces facteurs et processus contribuent à construire les notions de tradition ou d’innovation, établissent des canons culturels, catégorisent les pratiques de danse, conditionnent les appropriations et réappropriations, enfin, favorisent l’intégration ou l’exclusion des acteurs dans les communautés.
Le séminaire s’organise en forme de trois journées d’études qui privilégient l’exploration de trois axes thématiques dont la seconde sera consacrée à  « Greffer » qui aura pour objectif d’interroger les cadres juridiques et institutionnels qui ont pu façonner ou contraindre l’acte de transmission en danse.

Inscription obligatoire : http://listsem.ehess.fr/courses/368/requests/new.

Programme

  • 9h30-9h45 : Accueil des participants

  • 9h45-12h00 :  Discussion atour d’une sélection de textes[1] avec Elizabeth Claire, Mariem Guellouz, Isabelle Launay et l’équipe d’animation des JEs.

  • 13h30-14h15 : Adham Hafez, NYU Performance Studies
    « Département de déformation de la danse »

  • 14h15-15h00 : Chantal Loïal, Cie Difé Kako
    « La greffe comme acte de transmission : discussion autour de la recherche chorégraphique de Chantal Loïal »

  • 15h30-16h15 : Cécile Bushidi, Yale University
    “‘European dances’ in colonial Kenya, 1920s-1950s: dissent, adaptation, and transformation of the foreign” (présentation en anglais)

  • 16h15-17h00 : Anurima Banerji, UCLA Department of World Arts and Cultures
    “The Imperialist Politics of Genre: Problematizing the ‘Classical’ in Indian Dance,” (présentation en anglais)

  • 17h00-18h00 : Débat et discussion.

[1] Une participation à cette discussion est obligatoire pour les étudiants qui souhaitent valider le séminaire. La bibliographie est diffusée lors de la première séance du 2 avril 2021 et serait également disponible sur ce carnet prochainement.

Lieu

EHESS (Salle 7)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

 

Histoire culturelle de la danse - Contaminer (3), Séance couplée avec la journée d'étude Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (3)

Histoire culturelle de la danse - Contaminer (3), Séance couplée avec la journée d'étude Pouvoirs de l'imagination. Approches historiques (3)

Vendredi 21 mai de 9h à 17h30 - Journée d'études

Présentation

Histoire culturelle de la danse - 2021
Transmettre la danse : Greffer

Cette année, Elizabeth Claire (CNRS), Emmanuelle Delattre-Destemberg (Univ. de Valenciennes), Marie Glon (Univ. de Lille), Mariem Guellouz (Univ. Paris-Descartes), Vannina Olivesi (EHESS-CRAL) proposent d’étudier des formes de la transmission en danse, entendue comme un ensemble d’actions, gestes et discours, énoncés oralement ou écrits, qui participent à la construction historique des danses et des communautés qui les pratiquent. Objet d’étude très vaste, la transmission a donné lieu à de nombreux travaux dépassant les frontières disciplinaires académiques pour penser la pédagogie, la consignation des danses, leur circulation, la restitution des danses du passé ou la création chorégraphique contemporaine.
Comme toute activité sociale historiquement, culturellement et géographiquement située, la pratique de la danse engage la production de biens matériels et symboliques qui favorisent les transmissions des danses : des pratiques et des techniques de danse ; des savoirs sur le corps et les danses ; des traces d’évènements, de rites, de divertissements, d’œuvres, de répertoires ; des transactions financières, des biens économiques ; des lieux plus ou moins spécifiquement consacrés à la pratique ou à la transmission des danses. Les activités sociales liées à la danse ont en partage la production de normes – coutumes, traditions et instruments juridiques – qui définissent les modalités d’accès des acteurs historiques aux pratiques, aux savoirs, aux institutions et collectifs qui encadrent la production des danses. Les acteurs historiques produisent ainsi des valeurs sociales, culturelles, religieuses et morales, s’échangent des représentations et des imaginaires sociaux qui s’adressent à des publics différenciés. Les modalités de transmission des danses s’appuient sur le genre, l’âge, l’origine sociale ou professionnelle, l’ethnicisation ou la racialisation des praticiens. Ces facteurs et processus contribuent à construire les notions de tradition ou d’innovation, établissent des canons culturels, catégorisent les pratiques de danse, conditionnent les appropriations et réappropriations, enfin, favorisent l’intégration ou l’exclusion des acteurs dans les communautés.
Le séminaire s’organise en forme de trois journées d’études qui privilégient l’exploration de trois axes thématiques : (1) « Organiser » qui aura pour objectif d’interroger les cadres juridiques et institutionnels qui ont pu façonner ou contraindre l’acte de transmission en danse ; (2) « Contaminer » qui portera sur la communication des danses et donnera une attention particulière à l’histoire des pouvoirs de l’imagination et à l’éloquence des gestes lors de la circulation, la réception, et la transformation des pratiques de danse hors-la-scène ; enfin (3) « Greffer », invitera à une perspective décentrée de l’histoire de la danse et proposera de réfléchir à une éthique de la (ré)appropriation des savoirs corporels (non)occidentaux, des notions d’étrangeté et d’altérité qui y sont liées.

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

Comme les années précédentes, le séminaire organisé par  Elizabeth Claire, Béatrice Delaurenti, Roberto Poma et Koen Vermeir. fonctionnera à partir et autour des textes à la manière d’un atelier, en s’attachant à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

En savoir plus

Inscription obligatoire :
http://listsem.ehess.fr/courses/368/requests/new

 

Programme

  • 9h00-9h15 : Accueil des participants

  • 9h15-9h45 : Elizabeth Claire & Roberto Poma (UPEC)
    Introduction sur la notion de la contagion en danse, l’exemple du vertige”

  • 9h45-10h45 : Béatrice Delaurenti (EHESS, CRH)
    « La contagion du bâillement et le pouvoir de l’imagination »

  • 11h00-12h30 : Gregor Rohmann (Univ. Frankfurt)
    “With or without contagion: Dancing Mania before and after the 1518 outbreak” (présentation en anglais)

Pause déjeuner

  • 14h00-15h30 : Alessandro Arcangeli (Univ. de Vérona)
    “On the archaeology of the notion of dancing mania: of Tunisian women, and other stories” (présentation en anglais)

  • 15h45-17h15 : Thibaut Julian
    « Avant/après : l’imagination contagieuse du spectacle théâtral, de Diderot à Talma » 

  • Discussion

Lieu

EHESS (Salle 7)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis

Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis

Date limite de dépôt : le 15 janvier 2021 - Appel à communication

Digital Tools and Property. From the extraction of data to spatial analysis (Session S20)
de la 5e Conférence de l'EURHO (European Rural History Organisation)
à Upssala (Suède) du 23 au 26 août 2021

 

The issue of property, either dealing with its definition, the various overlapping of property rights, or with its distribution among social groups, the transfers of land through the market or the inheritance systems, the land use practices, and finally with all kinds of changes over time concerning these topics has since long attracted the interest of historians. With conventional statistical tools, they have greatly advanced our knowledge in this area by working with data at the local or regional or even national scale and by comparing their results. Many unknown factors remain however while this kind of approach is marking time, and while this decline raises a lot of questions. The eclipse of quantitative studies is all the more surprising in that the computer opened up hitherto unexpected perspectives. Today, it is possible to go further with the digital tools that have recently been developed and which offer even more possibilities to improve our analysis and to enhance our knowledge. This is the case with a lot of progress in the automation of manuscript transcription methods, which assist the researcher from data entry to statistical processing. This is the case too with the Geographic Information Systems which provide extremely efficient instruments for spatializing phenomena.

The objective of this panel is to present new applications resulting from these techniques of analysis and representation and to highlight the range of possibilities which are henceforth accessible to develop much finer and more efficient studies than in the past. Property in its social and spatial dimensions will therefore be considered through the prism of these tools, the contributions of which need to be circumscribed. We will focus on the qualitative changes in ownership, on the forms of transaction, on the price systems, on the extent of the movements of ownership through the market, for sale or for rent, on the flows of credit, as well as on the methods of allocation of land and urban buildings through inheritance processes, on the organization of land or the structure of urban housing. We will endeavor to take advantage of the new techniques which are thus offered to us to put these data in relation and ultimately to obtain a better understanding of the functioning of property relations in different societies.

Gérard Béaur, CNRS & EHESS, Paris, France,
Rosa Congost, Universitat de Girona, Spain
Enric Saguer, Universitat de Girona, Spain,
Anne Varet-Vitu, CNRS, Paris, France

 

Calendrier et modalités de soumission

Toutes les propositions de communications qui s’inscrivent dans le cadre de la thématique de cette session sont bienvenues. Elles doivent être déposées sur le site de la Conférence (https://www.ruralhistory2021.se/call-for-papers), avant le 15 janvier 2021 et seront examinées par les organisateurs. Pour plus d’information, contactez : beaur@ehess.fr, rosa.congost@udg.edu, enric.saguer@udg.edu, vitu@ehess.fr

Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions

Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions

Vendredi 22 janvier 2021 de 9h45-18h - Journée d'études internationale

Présentation

Dans le cadre de l’appel à projet 2020 de SCRIPTA PSL, l’action Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval propose une exploration de la notion de « programme » dans son application aux réalisations épigraphiques du Moyen Âge latin, en particulier dans le domaine funéraire, et plus généralement dans le cadre des phénomènes commémoratifs à grande échelle.

Les grandes collections épigraphiques ont fait le choix, d’abord pour l’Antiquité, puis pour le Moyen Âge, d’une présentation des corpus en « notices » individuelles. Elles sont fondées sur l’identification et la qualification d’une unité textuelle ou matérielle à laquelle l’éditeur attribue un nom, une date et un numéro, et qui devient dans la pratique de l’épigraphiste ce que l’on désigne sous le nom d’inscription. Les volumes des corpus d’inscriptions pour le Moyen Âge présentent ainsi une succession d’unités ecdotiques plus ou moins concordantes avec la réalité historique, qu’ils mettent à disposition sous forme de fiches juxtaposées, regroupées selon la date, la localisation ou la fonction supposée des inscriptions. En privilégiant de la sorte la création d’une collection épigraphique justifiée par les pratiques de la discipline elle-même, l’édition fabrique une nouvelle réalité documentaire, parfois fort éloignée de l’état historique des inscriptions. Elle sépare en notices ce qui est unique et solidaire dans le lieu épigraphique, elle empêche la saisie des associations visuelles ou matérielles d’un texte à l’autre, elle brise les phénomènes de réseau et de tissage. Si l’édition électronique et sémantique gomme aujourd’hui les inconvénients de cette pratique, rendant la notion de « notice » caduque ou presque, et si l’on saisit par ailleurs les avantages d’une telle présentation par numéro d’entrée, on constate pourtant combien elle a pu nuire à l’analyse connectée des inscriptions et à leur appréhension sur le temps long ou à l’échelle du lieu épigraphique, qu’il s’agisse d’une œuvre d’art, d’un monument, d’une ville.

Parmi les phénomènes épigraphiques encore à étudier du fait de la fragmentation éditoriale se trouve la notion de « programme » à laquelle nous proposons de consacrer cette action SCRIPTA. Très critiquée par les historiens de l’art, elle n’a jamais été envisagée pour la pratique épigraphique alors qu’un certain nombre de sites en Europe témoignent d’une utilisation continue, planifiée et cohérente des inscriptions, principalement dans le domaine funéraire. Les ensembles lapidaires de Maguelonne, d’Elne, de Saint-Bertrand-de-Comminges, de Saint-André-le-Bas de Vienne, de la cathédrale de Tarbes en France, mais surtout ceux d’Alcobaça au Portugal, de San Juan de la Peña et de Roda de Isábena en Espagne offrent des exemples spectaculaires de programmation des usages épigraphiques. La prise en compte de ces ensembles parfois considérables d’inscriptions – 100 textes pour Alcobaça, plus de 230 pour Roda de Isábena – témoigne de la création d’un maillage textuel inscrit dans les structures mêmes des institutions religieuses (le cloître, l’église) accueillant la mémoire des défunts par la sépulture ou la célébration liturgique. Rédigés à des dates différentes, de contenus variés et obéissant à des mises en forme distinctes, ces textes construisent pourtant sur la longue durée un programme funéraire qui informent des intentions commémoratives de la part des promoteurs de ce qu’il convient de désigner sous le nom de campagnes épigraphiques.

Dans ce cadre, l’action Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval entend désolidariser, théoriquement du moins, l’inscription du moment de sa réalisation pour la penser dans la durée de son exposition et dans son fonctionnement avec les autres inscriptions qui viennent s’installer, au fil du temps, dans son environnement pour générer un maillage épigraphique plus ou moins dense. Dans cette construction commémorative, il faudra distinguer l’accumulation du programme, la diachronie de la synchronie, l’unicité du commanditaire de la pluralité des scripteurs, l’homogénéité de la diversité des formes, pour identifier in fine les ensembles relevant d’une véritable planification. Il s’agit donc de prendre le contrepied d’une approche muséographique de l’inscription qui tend à la couper de son milieu et de ses dimensions sociales, pour privilégier une approche « écologique » de l’écriture, incarnée dans un lieu et connectée aux différents objets textuels qu’il contient.

Cette journée d’étude, organisée à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris, propose une réflexion très libre sur cette question à partir d’études de cas ou de définitions. Elle rassemblera une dizaine de chercheurs européens, spécialistes ou non d’épigraphie médiévale, et essaie de cerner les enjeux historiques et méthodologiques du sujet, avec pour objectif l’identification des relations matérielles et immatérielles existant entre les inscriptions d’un même lieu, et l’étude de leurs effets sur les systèmes de commémoration des morts et de représentation des individus et des commun.

Séance accessible en ligne à cette adresse :
https://webconference.ehess.fr/b/deb-pms-zuq

 

Programme

Projections environnementales. Climats, infrastructures, risques

Projections environnementales. Climats, infrastructures, risques

15 et 16 décembre 2021 - Colloque

Présentation

Ce colloque organisé par Frédéric Graber (Centre Marc Bloch, Berlin) et Judith Rainhorn (Maison Française d’Oxford) s'intéresse à l'environnement, lequel est aujourd’hui, par excellence, l’objet de projections dans le futur. Que ce soit le changement climatique, l’évolution de la biodiversité ou le devenir des ressources, l’environnement est un objet d’anticipations savantes et de prédictions profanes, qui visent à la fois à prendre la mesure des évolutions à venir et à imaginer, et parfois engager, des actions. Celles-ci peuvent envisager le futur sous la forme d’un destin auquel il convient de se préparer ou de s’adapter, ou sous la forme d’un dessein, d’interventions techniques et sociétales permettant de refaçonner les environnements et leurs avenirs. Si les défis contemporains en la matière sont à l’évidence exceptionnels, ces problématiques ne sont pas nouvelles et les environnements ont été, dans l’histoire, des objets récurrents de projection et d’anticipation. La principale forme de projection environnementale, à partir de l’époque moderne, est certainement celle du projet d’amélioration, qui vise la mise en ressource, la mise en valeur et l’exploitation d’environnements considérés comme mal ou sous-exploités, justifiant des modifications profondes des modes de propriété et d’usage. Mais les projections environnementales ne se réduisent en rien à la geste occidentale d’une mise au travail de la nature et les sociétés du passé ont dû faire face à des perspectives moins prométhéennes.  Ainsi les risques et les pollutions induites par les activités humaines sont progressivement devenus des domaines de projection à part entière, tout comme les épidémies dont la répétition a suscité la mise en oeuvre d’une prévention sanitaire souvent illusoire. Dans tous ces domaines, la conscience des vulnérabilités a invité les acteurs à envisager de nouvelles actions correctives, préventives, adaptatives ou réparatrices sur leurs environnements. Le présent colloque entend ainsi interroger la façon dont les sociétés modernes et contemporaines perçoivent, construisent et tentent de transformer leurs environnements en projetant sur les futurs imaginables ou prévisibles leurs perceptions et leurs savoirs contemporains.

 

Programme complet

 

Lieu

En vidéoconférence depuis le Centre Marc Bloch (Berlin).

 

Contacts

fgraber@ehess.fr

judith.rainhorn@history.ox.ac.uk

 

Inscriptions

Envoyez un mail à cette adresse.

Le papier, entre histoire et patrimoine industriel

Le papier, entre histoire et patrimoine industriel

9 et 10 décembre 2021 - Journées d'études

Présentation 

Ces deux journées, voulues en hommage à Louis André, trop tôt parti, évoqueront son itinéraire professionnel : ses premiers pas dans le patrimoine de la métallurgie, son passage marquant au musée des Arts et Métiers, ses recherches brillantes sur l'histoire de la papeterie. Il eut un rôle très important dans l'étude du patrimoine industriel et comme secrétaire général du CILAC, toujours très investi dans le milieu associatif, ce dont témoigne l’AFHEPP. Ce fut enfin un enseignant chaleureux et attentif à ses étudiants et étudiantes au sein de l'université de Rennes 2. 
Journées d'étude organisées par le Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel (CILAC) et l'Association Française pour l’Histoire et l’Étude du Papier et des Papeteries (AFHEPP), avec le soutien du musée des Arts et Métiers et de l’université Rennes 2. 
Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles (pass sanitaire obligatoire).
 
 
 

Programme

JEUDI 9 DÉCEMBRE 2021

10h  – Ouverture et accueil par Marie-Laure Estignard, directrice du musée des Arts et Métiers

10h15 – Introduction : Louis André, secrétaire général du CILAC, un historien passionné et généreux, Florence Hachez-Leroy, maîtresse de conférences HDR, université d’Artois, présidente du CILAC

10h30 – Louis André co-fondateur de L’AFHEPP, Claire Bustarret, ingénieure de recherche au Centre Maurice Halbwachs, CNRS, présidente de l’AFHEPP, et Benoît Dufournier, ingénieur d'études honoraire au Centre André Chastel, membre de l’AFHEPP

10h45 à 12h30 – Session 1 – Au long d’une carrière
  • Gérard Salagnon : administrateur du CILAC, professeur retraité, docteur ès Arts et Sciences de l’Art, Louis André par lui-même : les origines de son intérêt pour le Patrimoine Industriel, réponse à l’enquête de 2018
  • Marie-Laure Griffaton, directrice du département scientifique et des collections, musée de l’Air et de l’Espace, Concilier règlements de sécurité, conservation et mise en valeur du patrimoine industriel
  • Bruno Jacomy, conservateur en chef honoraire du patrimoine, Louis André et la renaissance du Musée des arts et métiers, une collection et une équipe
  • Frédéric Pillet, chargé d’études documentaires, Ville de Saint-Quentin et Paul Smith, historien, secrétaire général du CILAC, Louis André et la revue du CILAC
Les fonds d’archives et documents :
  • Nicolas Veysset, archiviste, CRH-EHESS/CNRS
  • Florence Desnoyers, chargée des archives et manuscrits à la bibliothèque centrale du Conservatoire national des arts et métiers
14h à 15h30 – Session 2 – EnseignerItinéraires d’étudiants
Modération : Nathalie Boulouch, maître de conférences, université Rennes 2
  • Clémence Moullé-Prévost, doctorante, université Rennes 2
  • Anthony Martin, médiateur du patrimoine, Cité des électriciens, Bruay-la-Buissière
  • Mathilde Leroux-Hennard, conservateure du patrimoine, directrice des affaires culturelles à la Communauté d'Agglomération Lisieux-Normandie
  • Luc Blanchet, régisseur d’œuvres, Cité de la céramique, Sèvres
15h50 à 17h30 – Table ronde 1 – La restauration des objets techniques et du patrimoine industriel – Modération : Anne-Laure Carré, musée des Arts et Métiers
  • Monique Chapelle, Fondation Berliet
  • Olivier Morel, restaurateur
  • David Cueco, conservateur restaurateur de biens culturels

VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021

9h30 – Session 3 – Reconvertir
  • Marie-Laure Brandily, chargée du projet “Espace des sciences Morlaix”, L'Espace des sciences à Morlaix- Reconversion de la Manufacture des tabacs
  • Jérôme Decoux, ingénieur en charge du patrimoine industriel, Région Nouvelle-Aquitaine, service Patrimoine et Inventaire, Quels patrimoines de l’imprimerie et du livre en Limousin ?
  • Nicolas Pierrot, conservateur en chef du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire, La reconversion des papeteries de la vallée du Grand Morin en centres d’expérimentation artistique et galeries d’art contemporain : Studio Horta et Galleria Continua
10h15 à 11h– Session 4 – Histoires de papiers 1
  • Jean-Louis Esteve, chercheur non affilié (AFHEPP), Notes sur les métiers à tisser les plans filtrants vergés pour formes papetières
  • Nadine Dumain, relieuse au Moulin du Verger et membre de l’AFHEPP, Un protocole d’analyse des formes : de nouvelles données en histoire du papier ?
11h20 à 13h  – Session 5 – Histoires de papiers 2
  • Peter Bower, président de la British Association of Paper Historians, Laid and Wove: wire making for the paper industry from the 15thto the 20th century
  • Fabienne Ruppen, collaboratrice scientifique, Musée Städel, Franckfurt am Main, De Cézanne à Van Gogh. Les papiers à dessin de marque « MICHALLET »
  • Jean-François Belhoste, directeur d’études émérite, École pratique des Hautes Études, Un ingénieur ami du papier, Boris Vian
14h30 – Session 6 – Histoires de papiers 3
  • Benoît Dufournier, ingénieur d'études honoraire au Centre André Chastel, Les artisans-voyageurs de la papeterie avant la mécanisation. Prosopographie des « formaires » du XVIIe au XIXe siècles
  • Viera Rebolledo-Dhuin, Maîtresse de conférences, Université Paris-Est-Créteil, CRHEC, La prosopographie et les liens entre les milieux du livre et de la banque XIXe siècle
16h à 17h30 – Table ronde 2 – Musées et sites reconvertis du patrimoine papetier 
Modération, Nicolas Pierrot, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire
  • Jean-Luc Baffet, ancien directeur des papeteries d’Aubazine (Corrèze), d’Uzerche (Corrèze) et de Nanterre (Hauts-de-Seine)
  • Monique Rey-Delqué, conservatrice en chef honoraire du patrimoine, membre de l’ASAB, musée Aristide Bergès, Lorp-Sentaraille (Ariège), et René Stinville, concepteur lumière [par visio-conférence]
  • Martine Tandeau de Marsac, historienne, membre fondateur du « Moulin du Got », Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne)
  • Frédérique Virieux, chargée des publics et des collections à la Maison-Bergès Bergès – musée de la Houille blanche, (Isère)

17h30 – Visite libre du musée des Arts et Métiers

 

Lieu

Musée des Arts et Métiers
Salle de conférences
Accès par le 292 rue Saint-Martin
75003 Paris

 

Pour s'inscrire, cliquez-ici.

Juifs et judaïsme : Histoire, textes et sociétés

Juifs et judaïsme : Histoire, textes et sociétés

Du 12 au 14 décembre 2021 - Congrès de la Société des Études Juives

Présentation

La Société des études juives (SEJ), fondée en 1880, organise pour la deuxième fois dans son histoire un congrès consacré aux travaux scientifiques portant sur le domaine des études juives en langue française.  Ce Congrès a pour ambition de faire dialoguer des chercheurs et chercheuses de toutes origines et de témoigner de la vitalité et de la diversité des travaux et des recherches en études juives dans l’espace francophone. Les enseignants et chercheurs spécialistes des diverses disciplines des études juives seront largement conviés à participer. Le congrès accueillera également les étudiants, à partir du Master 2. Des contributions relevant des principales disciplines du domaine des études juives (histoire, de l’Antiquité au temps présent, archéologie, littérature, philologie, linguistique, philosophie, art, patrimoine, études bibliques et rabbiniques, sociologie, anthropologie), seront présentées par une centaine d’enseignants et de chercheurs venant de France, d’espaces francophones européens et d’autres pays étrangers dont Israël.

En savoir plus

 

Programme

 

Lieu

Le 12 décembre au soir

Auditorium du MAHJ
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
 

Les lundi 13 et mardi 14 décembre

Campus Condorcet
Centre de colloques
Cours des Humanités
93322 Aubervilliers
 

Images bibliques : typologie et figuralité. Études de cas

Images bibliques : typologie et figuralité. Études de cas

Le 2 et le 6 décembre 2021 de 9h à 16h - Cycle d'ateliers

Présentation

Le projet « Figures bibliques : exégèses textuelle et iconographique médiévales dans les traditions juive et chrétienne » a pour objet l’étude de certaines images bibliques qui sont nommées figures, parce qu’elles ont la particularité de circuler dans l’ensemble du corpus biblique, de se transformer au fil de leurs reprises et de leurs variations. Son objet n’est pas l’image textuelle, d’un côté, et l’image iconographique, de l’autre, étudiées séparément par des sciences spécifiques, mais leur convergence dans la figure biblique. C’est pourquoi l’apport épistémologique de ce projet consiste à croiser plusieurs champs disciplinaires, notamment l’exégèse biblique textuelle et l’iconographie médiévales ainsi que l’histoire culturelle. Les transferts culturels entre plusieurs traditions religieuses, en particulier juive et chrétienne, au cours d’un Moyen Âge entendu dans un sens géographique et chronologique vaste (allant du Ve à la fin du XVe siècle) constituent son cadre méthodologique.

 

Programme

 

Pour obtenir le lien de la visioconférence, merci d’écrire à Julie CASTEIGT : julie.casteigt@mac.com

Travail servile et dynamiques économiques XVIe-XXIe siècle

Travail servile et dynamiques économiques XVIe-XXIe siècle

15 et 16 décembre 2021 - Colloque international

Présentation

Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française, l'Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), le Comité pour l'histoire économique et financière de la France (CHEFF) et la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME) organisent un colloque international les 15 et 16 décembre 2021, proposant un état des lieux de la recherche sur les multiples formes de travail servile.

Ce colloque international d’historiennes et d’historiens a pour but d’exposer un état de la recherche sur les multiples formes de travail servile (esclavage, travail forcé, travail contraint) entre les XVIe et XXIe siècles dans le monde (Amériques, Afrique, Asie, Europe). Cette manifestation servira en outre à définir des axes de recherche pour les années à venir, en fonction des différentes approches historiographiques et des données disponibles et manquantes. Elle vise enfin à attirer les jeunes chercheurs sur ces terrains et à éclairer le grand public.

Chaque intervenant(e) présentera les sources qu’il/elle a mobilisées dans ses travaux, les acquis de sa recherche, les avancées historiographiques récentes dans sa thématique, des chantiers en cours de défrichement et des pistes de recherche à mener.

 

Comité scientifique 

António de Almeida Mendes, maître de conférences à l’université de Nantes, FME
Anne Conchon, professeure à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, CHEFF
Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS, FME
Gusti Gaillard-Pourchet, professeure à l’université d’État d’Haïti, FME
Pierre-Cyrille Hautcœur, directeur d’études à l’EHESS, CHEFF
Laure Quennouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS, CHEFF
Alessandro Stanziani, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS, FME
Béatrice Touchelay, professeure à l’université de Lille, CHEFF

 

Inscriptions 

Inscription obligatoire pour assister au colloque au ministère, dans la limite des places disponibles : cliquer ici.

Ce colloque sera également diffusé via Zoom. Le lien vers la conférence sera indiqué ici peu avant.

 

Lieu

Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
139 rue de Bercy
75012 Paris

Entrée libre

Le pass sanitaire est nécessaire pour accéder au colloque.

 

Cliquez-ici pour voir le programme détaillé

Avec Dominique Julia

Avec Dominique Julia

18 et 19 novembre 2021 - Journées d'études

Présentation

Directeur de recherche au CNRS, Dominique Julia est l’un des plus anciens membres du Centre de recherches historiques, l’un de ceux dont les travaux personnels et les engagements collectifs ont le mieux illustré le projet qui, depuis plus d’un demi-siècle, nous réunit. Nous avons souhaité poursuivre ce long compagnonnage et lui exprimer notre amitié en lui dédiant deux journées de travail. En accord avec lui, cette rencontre est moins conçue comme un retour sur son œuvre que comme une série d’interventions dans certains des domaines qu’il a explorés, de réflexions sur les prolongements que l’on peut en attendre ainsi que sur les pratiques de recherche qu’il a illustrées.
Ces journées d’études, initiées par Jean Boutier (CNE) et Jacques Revel (CRH) bénéficient du soutien du Centre de recherches historiques (EHESS/CNRS, Paris), du Centre Norbert Elias (EHESS/CNRS, Marseille), ainsi que de la   Présidence de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

 

Programme

Jeudi 18 novembre (14h30-18h)

Ouverture

Pratiques religieuses

  • Claude Langlois (EPHE) : « Historiographie et féminisme entre production textuelle et discours hagiographique: Madeleine Delbrêl (1904-1964) »

  • Albrecht Burkardt (Université de Limoges/CRH) : « Psychogrammes de clercs à la veille des Lumières »

Pélerinages

  • Isabelle Brian (Université de Lorraine) : « Les Voyages du Père Paul Beurrier (1608-1696), abbé de Saint-Geneviève, d’après son autobiographie »

  • Jacques Revel (EHESS) : «Le voyage de Caillotin: retour sur l'expérience »

 

 

Vendredi 19 novembre (9h30-13h)

Enseignement

  • Anne-Marie Chartier (LARHRA-Lyon2) : « Une histoire de l'éducation sans Ferry »

  • Jean-François Chanet (SciencesPo/Recteur de l’académie de Besançon) : « Toute histoire de l'éducation est contemporaine »

L’éducation des enfants

  • Emmanuelle Chapron (Université d’Aix-Marseille/EPHE) : « La voix de l’enfant dans les journaux d’éducation (fin 18e-début 19e siècle) : écouter et inscrire le premier mot »

  • Rebecca Rogers (Université de Paris/Paris Descartes) : « Au fil des journaux traitant de l'éducation du XVIIIe au XIXe siècle : inspirations pédagogiques et intellectuelles »

Les universités d’Ancien Régime

  • David de La Croix (Université de Louvain) : « Une base de données des universitairesde l'Europe pré-industrielle »

  • Patrick Ferté (Université de Toulouse) : « Autour d’une expérience prosopographique : le Répertoire géographique des étudiants du Midi de la France : 1561-1793 »

 

 

Vendredi 19 novembre (14h-18h30)

La Révolution

  • Philippe Boutry (Paris 1/EHESS) : « Le clergé constitutionnel victime de la Terreur »

  • Guillaume Mazeau (Paris 1) : « Dominique Julia, la Révolution, l'école et la langue : une histoire qui continue »

Pratiques de l’enquête

  • Jean Boutier : « Elaborer collaborativement un Dictionnaire historique des académies en Toscane, 16e-18e siècles. Une enquête en cours »

  • Stéphane Baciocchi : « Les cartes de sûreté parisiennes (1792 - an III). Guide d'enquête et premières explorations collectives »

  • Dominique Julia : « Faut-il terminer une enquête collective commencée il y a quarante ans ? »

 

Lieu

EHESS
Salles BS1-05 –BS1-28 (au premier sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris
 

Donner et tenir sa parole. Engagements et réputations dans les sociétés françaises et européennes à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles, colonies incluses)

Donner et tenir sa parole. Engagements et réputations dans les sociétés françaises et européennes à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles, colonies incluses)

25 et 26 novembre 2021 - Colloque international

Présentation

Le colloque Donner et tenir sa parole. Engagements et réputations dans les sociétés françaises et européennes à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles, colonies incluses), organisé par Romain Benoit-Lévy (doctorant université Rennes 2, Tempora), Marine Carcanague (doctorante, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHMC), Simon Castanié (doctorant, Sorbonne Université, CRM ; EHESS, CRH-LaDéHiS) et Aurélie Chatenet-Calyste (maîtresse de conférences, université Rennes 2, Tempora), souhaite interroger les réputations et leurs constructions au prisme de l’engagement dans les sociétés françaises, européennes et coloniales des XVIe-XVIIIe siècles. Valeur centrale de ces sociétés, la réputation, fluctuante car soumise aux aléas des rumeurs voire des calomnies, permet ainsi aux individus de contracter des engagements. Que ces engagements soient scellés par la parole, par l’honneur donné, ou par le crédit conféré, ces formes de réputation sont utilisées comme autant de garanties pour s’assurer que la promesse sera tenue. A l’inverse, tenir ses engagements permet de construire et soutenir sa réputation.
Ce colloque sera donc l’occasion de se pencher sur des phénomènes et des notions (notamment celles de crédit et d’honneur) inscrites dans des historiographies différentes, mais dont les usages invitent à envisager de concert. Ces mécanismes n’étant pas réductibles à la seule société française, les approches transnationales ou comparatistes seront évidemment présentées, de même que les autres disciplines (droit, sociologie, économie, littérature), afin de faire converger les réflexions.

 

Programme complet

 

Lieu

Amphithéâtre L3, campus Villejean 
Université de Rennes 2, Rennes 
 
 
Pour s'inscrire, envoyez un mail à cette adresse.
 
 
Illustration : Socrate, Minerve et la Renommée, Giulio Bonasone (1510?-1576?), Bibliothèque municipale de Lyon 
Agriculture et approvisionnement des populations dans l’histoire

Agriculture et approvisionnement des populations dans l’histoire

Mercredi 31 mars de 18h à 20h - Les Nocturnes de l'Histoire

Table ronde de l’EHESS et du CRH, organisée par Gérard Béaur (CNRS & EHESS, CRH). avec la participatin de Christophe Bonneuil (CNRS, CRH), Antoni Furio (Université de Valence), Alessandro Stanziani (CNRS & EHESS, CRH) et Nadine Vivier (Université du Mans, Présidente de l’Académie d’Agriculture)

L’approvisionnement des populations en denrées alimentaires a obligé et oblige encore l’agriculture, année après année, à relever un défi qui va croissant. Non seulement la production agricole est par nature soumise dans le court terme aux caprices des aléas météorologiques, mais son volume a dû s’accroître dans le long terme pour nourrir un nombre de consommateurs de plus en plus nombreux dont une part croissante ne produit plus ce qu’elle mange. De cette contrainte est née la recherche de ressources extérieures par l’appel aux marchés (ou la pression colonialiste) d’une part et la course au productivisme, d’autre part. Cette double pression subie par les producteurs a eu à son tour des effets pervers bien connus : une dépendance des paysans pauvres à l’égard des puissances coloniales, puis des pays engagés dans le land grabbing et la mainmise sur les produits et la main d’œuvre locales, une non moins grande dépendance des agriculteurs des pays riches à l’égard des réseaux de distribution, mais aussi des dégâts environnementaux à travers la pollution des sols et des eaux et à travers des fléaux sanitaires par l’usage intensif des pesticides, des engrais, des fongicides.

Cette table ronde a pour objet de reconstituer les imbrications de ces phénomènes et de répondre à des questions clés. Dans quelle mesure l’agriculture a-t-elle réussi ou non, dans le long terme, à subvenir aux besoins alimentaires des populations rurales et urbaines. De quelle manière a-t-elle assuré cet approvisionnement, qu’est-ce qui a changé et qu’est-ce qui a subsisté ? Dans quelle mesure les incertitudes qui planent sur le devenir de l’alimentation humaine est-elle un produit de l’histoire, c’est-à-dire se trouvaient-elles en germe dans les politiques et les pratiques (celles des producteurs, des consommateurs et des circuits marchands) qui ont été développées au fil des siècles ? Dans quelle mesure se trouve-t-elle dans une impasse à partir du moment où elle doit à la fois faire face à une croissance de la population mondiale dont une partie importante est déjà insuffisamment ou mal nourrie et assurer un développement agricole soutenable qui garantisse la préservation des sols et l’approvisionnement en eau ? Enfin dans quelle mesure peut-on à la fois tourner le dos au productivisme dans un contexte de pression démographique accrue et de colonisation des terres cultivables par d’autres usages, et promouvoir un développement soutenable de l’agriculture ?  

La séance aura lieu en visio-conférence sur le site de l’EHESS
Inscription obligatoire : https://webconference.ehess.fr/b/bea-msm-0rv

Tchernobyl et Fukushima, 35 et 10 ans après : quels héritages pour les sociétés ?

Tchernobyl et Fukushima, 35 et 10 ans après : quels héritages pour les sociétés ?

Jeudi 11 mars de 18h30-20h30 - Table ronde

Présentation

Comment vivre après, et avec, une catastrophe nucléaire ? Les populations de deux espaces dissemblables, en termes de développement économique, d’organisation sociale et politique, et de rapports entre nature et culture, ont dû et doivent encore aujourd’hui répondre à cette question. Si les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, les deux seuls ayant été classés comme « majeurs » (de niveau 7) par l’Agence internationale de l’énergie atomique, sont très différents à la fois par leurs bilans sanitaires, par leurs contextes, et par leurs impacts sur les espaces les plus directement touchés (dans un cas, plusieurs régions de l’ex-Union soviétique, disparue comme État en 1991 ; dans l’autre, une partie du Japon), elles relèvent d’une histoire commune, encore en train de s’écrire, appelant à croiser les regards en sciences sociales. Cette table ronde sera l’occasion d’un échange autour des notions de résilience, de reconstruction et de vulnérabilité, pour éclairer les conséquences des accidents nucléaires sur les individus, sur les groupes sociaux et sur les territoires, avec trois chercheuses spécialistes du Japon et du Bélarus.

Elle sera retransmise en direct sur la chaîne youtube de la BULAC.

 

Organisation : Emmanuelle Liénard (BULAC)
Conception et modération : Cyrian Pitteloud (CRH-EHESS, jeune chercheur associé CRJ) et Laurent Coumel (CREE-INALCO)

 

Avec les interventions de :
Christine Fassert (CETCOPRA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Tatiana Kasperski (Département d’Humanités, Université Pompeu Fabra de Barcelone)
Rina Kojima (LATTS-Université Gustave Eiffel)

 

Lieu

BULAC (Auditorium)
65, rue des Grands Moulins
75013 Paris

L'action à distance au Moyen Âge et à la Renaissance

L'action à distance au Moyen Âge et à la Renaissance

Vendredi 26 mars de 9h-16h - Journée d'étude

Journée d’études organisée par Béatrice Delaurenti et Nicolas Weill-Parot

Inscription obligatoire : https://mensuel.framapad.org/p/je-action-a-distance-26-mars-2021-9m7q?lang=fr

Site du labex Hastec : https://labexhastec-psl.ephe.fr/2021/03/18/26-mars-je-laction-a-distance-au-moyen-age-et-a-la-renaissance/

 

Programme

9h : Accueil

9h15 -9h30 : Nicolas Weill-Parot (EPHE, SAPRAT)
Introduction

9h30-10h : Sabine Rommevaux-Tani (CNRS, SPHERE)
« L'action à distance de l'aimant dans quelques textes du XIVe siècle »

Pause

10h20-10h50 : Dominique Demange (Université de Paris Nanterre, IREPH)
« Vision et action à distance selon Pierre de Jean Olivi (1248-1298) »

11h-11h30 :  Béatrice Delaurenti (EHESS, Centre de Recherches historiques)
« La fascination est-elle une action à distance (XIIIe-XVe siècle) ? »

Pause

11h45-12h15 : Aurora Panzica (Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, Université de Fribourg, Institut Suisse de Rome)
« Nicole Oresme et l'action à distance (Questiones in Meteorologica de prima lectura, I.13) »

Pause déjeuner

13h30-14h : Roberto Poma (UPEC)
« Le tribunal des sympathies naturelles : quelques controverses sur la cruentation des cadavres au XVIe siècle ».

14h-14h30 : Koen Vermeir (CNRS, SPHERE)
« Guérir à distance à la fin du XVIIe siècle : pouvoir ou imagination ? »

Pause

14h50-15h20 : Eric Picholle (CNRS, Institut de Physique de Nice)
« Photons annoncés, photons habillés, photons virtuels : un nouveau bestiaire quantique pour l'action à distance ? »

 

 


Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques

Vendredi 19 mars de 9h-17h - Journée d'étude

Présentation

La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

Comme les années précédentes, le séminaire organisé par  Elizabeth Claire, Béatrice Delaurenti , Roberto Poma et Koen Vermeir. fonctionnera à partir et autour des textes à la manière d’un atelier, en s’attachant à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

 

Programme

  • 9h-10h30 : Benoit Grévin (CNRS/CRH)
    « Boncompagno, l'intellectus imaginariuset la transumptio. "Imaginer" le monde à travers la métaphore au XIIIe siècle »

  • Pause

  • 10h45-12h15 : Nicolas Weill-Parot (EPHE/Saprat)
    « Action à distance et imagination dans les commentaires de la Physique d'Aristote (XIIIe-XVe siècle) » 

  • Pause déjeuner

  • 13h30-15h : Thibaut Trochu (Université de Lille/INSPE)
    « L'imagination religieuse selon William James »

  • Pause

  • 15h15-16h45 : Roberto Poma (UPEC)
    « Misère et grandeur Della forza della fantasia umana (1745) de Ludovico Muratori »

 

Inscription obligatoire : http://listsem.ehess.fr/courses/135/requests/new.
Contacts : elizabeth.claire@ehess.fr ; beatrice.delaurenti@ehess.fr ; poma@u-pec.fr ; koen.vermeir@univ-paris-diderot.fr

 

Le crime de sorcellerie en débat. Définitions, réceptions et réalités (XIVe-XVIe siècles)

Le crime de sorcellerie en débat. Définitions, réceptions et réalités (XIVe-XVIe siècles)

7 et 8 octobre - Journées d'études internationales

Présentation

Ces dernières décennies, la multiplication des travaux dans le champ des Witchcraft Studies a profondément renouvelé la compréhension du phénomène de la répression de la sorcellerie dans les derniers siècles du Moyen Âge et au début de l’époque moderne. Par la même, les recherches dans ce domaine ont permis de préciser les différentes modalités et configurations (idéologiques, politiques et doctrinales) qui ont concouru à la genèse de la « chasse aux sorcières ». Les nombreuses études portant sur différentes régions d’Europe, voire au-delà, ont souligné que la répression de la sorcellerie pouvait montrer des caractéristiques spécifiques en fonction des contextes et des espaces analysés ainsi que des sources étudiées, signalant ainsi l’extrême plasticité de l’accusation de sorcellerie et des catégories de ce crime. Malgré cela, les chercheurs s’accordent à dire qu’il existe une part essentielle de mécanismes communs qui font de la répression de la sorcellerie un phénomène pertinent à étudier dans sa globalité. Les journées d’étude organisées à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, par Maxime Gelly-Perbellini (doctorant, EHESS/CRH-AHLOMA) et Olivier Silberstein (doctorant, Université de Neuchâtel), se donnent ainsi pour objectif de poser le débat autour du crime de sorcellerie. Les communications se proposent d’explorer les définitions de ce crime, ses différentes réceptions (entre adhésion et mécanismes de résistance) ainsi que l’épineuse question de sa réalité (défendue ou combattue). Enfin, en confrontant diverses échelles d’analyse, mais aussi de nouveaux terrains et des enquêtes inédites, les journées se proposent d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche en suggérant, notamment, d’établir des ponts entre les études locales de la répression de la sorcellerie à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne.

Contacts : olivier.silberstein@unine.ch, maxime.perbellini@ehess.fr

 

Programme

Jeudi 7 octobre | 14h00-18h00

  • Etienne Anheim (École des Hautes Etudes en Sciences Sociales)
    Introduction

  • Martine Ostorero (Université de Lausanne), Franck Mercier (Université de Rennes 2), Jean Hennet (École des Chartes) :
    L’un des plus anciens traités contre la chasse aux sorcières : le De synagoga demonum d’Humbert de Costa, o. carm (1470)

  • Pauline Meylan (Université de Lausanne) :
    Les sources comptables comme indices de la répression de la sorcellerie dans les châtellenies bressanes (XVe siècle)

Vendredi 8 octobre | 9h00-12h00 et 14h00-18h00

  • Alessia Belli (Université de Lausanne) :
    Corporaliter et realiter, ac veraciter. La construction du crime de sorcellerie dans l’Italie du Nord (début XVIe siècle)
  • Pau Castell Granados (Universitat de Barcelona) :
    La naissance du crime de sorcellerie diabolique au XVe siècle : le Pyrenean paradigm
  • Silvia Bertolin (Université de Genève) :
    Le crime de sorcellerie en Vallée d’Aoste (XVe siècle)
  • Maryse Simon (Université de Strasbourg) :
    La sorcellerie urbaine : une réalité ?
  • Gwendoline Ortega (Fondation des sources du droit suisse) :
    Du registre au numérique. 100 ans de recherche autour du registre Ac 29
  • Anne Guérin (Université de Rennes 2) :
    Carnes parvulorum edere non formidastis. La nourriture des sorciers au sabbat et le crime de sorcellerie au XVe siècle
  • Chloé Roberts (UCSB, University of California Santa Barabara) :
    Henri Boguet: Judicial Deviation and Demonology in Saint-Claude, 1596-1602
  • Maxime Gelly-Perbellini (École des Hautes Etudes en Sciences Sociales), Olivier Silberstein (Université de Neuchâtel) :
    Bilan, nouveaux terrains et perspectives : quel.s devenir.s pour les Witchcraft Studies ?

Lieu

EHESS (Salle AS_08)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Le CRH aux Rendez-vous de l'histoire

Le CRH aux Rendez-vous de l'histoire

6 au 10 octobre 2021 - Festival

Présentation

Chaque année, des historiens se retrouvent à Blois afin d’exposer l’état de leurs réflexions, de présenter leurs travaux et de confronter leurs points de vue dans le but de concourir au progrès de la recherche et de la connaissance historique. Cette année, les 24e Rendez-Vous de l’Histoire ont pour thème « Le travail » et de nombreux historiens du CRH y participent.

Programme

Vendredi 8 octobre

  • Table ronde avec : Benoît FALAIZE, Myriam COTTIAS, Caroline OUDIN-BASTIDE, Maël PINEAU-LAVENAIRE, Alessandro STANZIANI
  • Table ronde avec : Anne-Sophie BRUNO, Nancy L. GREEN, Laura HOBSON FAURE, Philippe RYGIEL

11h30 -13h00 : Organiser et réguler le travail, perspectives transnationales du Moyen-Age à la guerre froide

  • Table ronde avec : Isabelle LESPINET-MORET, Sandrine KOTT, Laure MACHU, Mathieu MARRAUD, Matthieu SCHERMAN
  • Table ronde avec : Mathieu ARNOUX, Sylvain BURRI, Julie CLAUSTRE, François RIVIÈRE
  • Table ronde avec : Étienne ANHEIM, Vincent AZOULAY, Livia FORAISON, CamilleLEFEBVRE, Catherine RIDEAU- KIKUCHI
  • Table ronde avec : Solène RIVOAL, Sara CAPUTO, Romain GRANCHER, Alessandro STANZIANI
  • Table ronde avec : Didier BOISSEUIL, Robert BECK, Simona CERUTTI, Sylvie CROGIEZ-PETREQUIN, Sandrine VICTOR
  • Table ronde, carte blanche au LaMOP-IDHES avec : Philippe BERNARDI, Philippe MINARD, Sandrine VICTOR, Solène RIVOAL
  • Table ronde avec : Nicoletta ROLLA, Luca DI MAURO, Corine MAITTE, Manuela MARTINI, Francesca SIRNA

16h15-17h45 : Loin du fourneau et des aiguilles : les espaces du travail des femmes

  • Table ronde avec : Julie VERLAINE, Cécile BÉGHIN, Cécilia D’ERCOLE, Nicole DUFOURNAUD, Linda GUERRY, Julie PILORGET

17h30-18h30 : Une histoire globale du travail est-elle possible ?

  • Conférence d'Alessandro STANZIANI

18h-19h30 : Les expériences ouvrières du XXe siècle. Nouvelles approches, nouveaux enjeux

  • Table ronde avec : Étienne ANHEIM, Camille FAUROUX, Éliane LE PORT, Isabelle LESPINET-MORET

18h-19h30 : Les conflits du travail en Europe occidentale, des années 1750 aux années 1930

  • Table ronde proposée par le Conseil scientifique avec : Eric GEERKENS, Samuel GUICHETEAU, Laure MACHU, Philippe MINARD

Samedi 9 octobre

9h30-11h : L’invention du salariat : une si longue histoire ?

  • Table ronde avec : Philippe MINARD, Robert CARVAIS, Laurent FELLER, Claire LEMERCIER, Laure MACHU, Michel PIGENET

9h30-11h : Le moment 1900 : un tournant fondateur pour la protection sociale des travailleurs en france et en europe

  • Table ronde avec : Christophe CAPUANO, Anne-Sophie BRUNO, Vincent VIET, Patrick FRIDENSON, Judith RAINHORN

10h–11h : Quand la peine des hommes créa l’économie de l’Europe. Les laboureurs et la croissance médiévale (XIe-XIVe siècle)

  • Conférence de Mathieu ARNOUX

10h-12h : Négocier, écrire, juger le droit du travail

  • Table ronde et discussion avec le public à partir de 11h avec : Myriam EL KHOMRI, Alain LACABARATS, Philippe POTIER, Katia WEIDENFELD, Marc Olivier BARUCH

11h30-13h : Circuits migratoires et filières professionnelles de l’esclavage au XXe siècle

  • Table ronde avec : Antonin DURAND, Thibault BECHINI, Anne-Sophie BRUNO, Anton PERDONCIN, Alessandro STANZIANI

11h30–13h : Race, politique, histoire et sciences sociales

  • Rencontre avec Emmanuel LAURENTIN, Stéphane BEAUD, Gérard NOIRIEL, Jean-Frédéric SCHAUB, Silvia SEBASTIANI

11h45–13h15 : Les temporalités du travail : temps et rythmes du travail XIVe-XXIe siècles

  • Table ronde avec : Corine MAITTE, Mathieu ARNOUX, Sylvie CÉLÉRIER, Patrick FRIDENSON, Didier TERRIER

12h30–13h30 : L’occident médiéval. Ve-XVe siècle

  • Entretien avec Etienne ANHEIM

14h–15h15 : Editer mein kampf aujourd’hui

  • Rencontre avec : Emmanuel LAURENTIN, Florent BRAYARD, Sophie DE CLOSETS, Sophie HOGG-GRANDJEAN, Christian INGRAO, Thomas SERRIER

15h30-17h : Le monde rural à l’épreuve du travail

  • Table ronde avec : Raphaël MORERA, Anne BOTH, Pablo F. LUNA, Niccolo MIGNEMI, François PURSEIGLE

16h-17h : Mobilité, citoyenneté et droit au travail dans les sociétés de l’époque moderne

  • Conférence de Simona CERUTTI

21h-minuit : Le marathon des images 

  • Avec notamment Mathieu ARNOUX et Philippe MINARD 

Dimanche 10 octobre

11h30-13h : Le travail contraint

  • Table ronde avec : Isabelle SURUN, Anne CONCHON, Alessandro STANZIANI, Romain TIQUET

11h15-12h45 : Enregistrement de paroles d’histoire : le travail de l’historien et de l’historienne

  • André LOEZ, Étienne ANHEIM, Catherine KIKUCHI, Manon PIGNOT

14h-15h30 : Regards historiques sur les violences sexuelles (Amphi 1, site chocolaterie de l’IUT)

  • Table ronde animée par Julie Doyon, Anne-Emmanuelle Demartini, Didier Lett et Sylvie STEINBERG

14h30-16h : Le quizz de l’histoire dessinée de la france

  • Rencontre et projection de dessins avec la participation d'Étienne ANHEIM
Météorologie et sociétés rurales en Europe au Moyen Age et à l'époque moderne

Météorologie et sociétés rurales en Europe au Moyen Age et à l'époque moderne

7 et 8 octobre 2021 - Journées de Flaran

Les Journées internationales d'histoire de Flaran se dérouleront les 7 et 8 octobre 2021 à l'amphithéâtre de la Présidence de l'université de Pau et  des Pays de l'Adour.

Elles auront pour thème "Météorologie et sociétés rurales en Europe au Moyen Age et à l'époque moderne" et seront organisées sous la responsabilité scientifique de Thomas Labbé et Raphaël Morera.

Pour consulter le programme et connaître les modalités pour assister au colloque, cliquer sur ce lien.

De la place à la chaire. L'espace urbain dans les conflits du passé

De la place à la chaire. L'espace urbain dans les conflits du passé

Jeudi 14 octobre 2021 - Journée d'études internationale

Présentation

Esta Jornada Internacional, organizada por Marina Torres Arce, Susana Truchuelo (Universidad de Cantabria), pretende reflexionar sobre el papel que los espacios, edificios, públicos y privados, laicos y eclesiásticos… que integraban y articulaban las urbes jugaron en las manifestaciones de tensión y conflicto, generadoras de desorden. El espacio urbano es, por tanto, considerado como un actor dotado de significación propia en el marco de la conflictividad urbana del Antiguo Régimen. El debate y la discusión se centrará en la resignificación de los espacios en el desarrollo de los conflictos en ciudades del Mediterráneo, de la fachada atlántica europea, de Centroeuropa, así como ubicadas en entornos ultramarinos, en particular vinculados a la Monarquía hispánica, teniendo en cuenta factores de diversidad territorial, jurídico-política, interculturalidad, morfología de la sociedad urbana y polarización social.

Cette journée d’études, organisée par organisée par Marina Torres Arce, Susana Truchuelo (Université de Cantabria), permettra de réfléchir au rôle des espaces qui intègrent et articulent les villes, grâce à leurs bâtiments (publics ou privés, laïcs ou ecclésiastiques). L’espace urbain est ainsi considéré comme un acteur à part entière, doté de signification propre dans le cadre des conflits urbains de l’Ancien Régime. On y réfléchira à la « resignification » des espaces dans le développement des conflits des villes situées dans la Méditerranée, la façade atlantique européenne, de l’Europe centrale, ainsi que dans les territoires d’outre-mer, notamment ceux englobés dans la Monarchie hispanique. On tiendra compte pour cela d’éléments issus de la diversité territoriale et juridico-politique, l’interculturalité, la morphologie de la société urbaine et la polarisation sociale.

Contacts :

susana.truchuelo@unican.es
marina.torres@unican.es


Programme

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Lieu

Cité universitaire internationale
Colegio de España (Salle Ramón y Cajal)
7E, boulevard Jourdan
75014 Paris

Le genre des célibats

Le genre des célibats

1er et 2 octobre - Colloque

Présentation

Ce colloque transdisplinaire, organisé par Juliette Eyméoud et Claire-Lise Gaillard,  entend renouveller l’approche des célibats. Refusant une définition en négatif de l’alliance, définition qui passe forcément à côté de toutes les nuances et complexités du célibat, ces deux journées pluridisciplinaires seront l’occasion de bâtir un outillage théorique commun. En créant le dialogue entre les disciplines, entre les périodes historiques et les aires culturelles, ce colloque souhaite montrer la pluralité des situations de célibat. Une confrontation des célibats féminins et masculins devrait également permettre de sortir des stéréotypes du vieux garçon et de la vieille fille.

Inscrivez-vous ici : https://framaforms.org/inscription-au-colloque-le-genre-des-celibats-1629983628

Pour toute information : https://legenredescelibats.wordpress.com/2021/08/30/description/

Contacts :

  • eymeoudjuliette@gmail.com
  • claire.lise.gaillard@gmail.com

Programme

Podcasts

Lieu

Université de Paris
Esplanade Pierre Vidal Naquet
Halle aux farines
Salle des thèses
75013 Paris

Conjugalités et extraconjugalités à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)

Conjugalités et extraconjugalités à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)

26 et 27 octobre 2021 - Colloque international

Organisé par Pauline Ferrier-Viaud (Sorbonne Université,Centre Roland Mousnier) et Flavie Leroux (Centre de recherche du château de Versailles, CRH)

Ce colloque a pour but d’examiner l’impact de la vie de cour sur le mariage et la vie conjugale. Le terme «  conjugalité  » est alors défini le plus largement possible afin d’en saisir toutes les réalités : l’acte de mariage et ses modalités (choix du conjoint, cérémonie, alliances), le statut marital confronté à la vie de cour et à ses contraintes (célibat, mariage, veuvage), la vie conjugale entendue comme atout ou frein à l’avancement social, mais également l’extraconjugalité, les sexualités autres et l’adultère (connu ou caché, favorisé ou non par la rencontre à la cour, donnant naissance à des faveurs potentielles).

L’historiographie, bien que riche concernant la sphère aulique, peine généralement à traiter ensemble la cour et le mariage (avec ses marges) car elle se focalise essentiellement sur l’un ou l’autre de ces deux points. En outre, les travaux étudient généralement le mariage en tant qu’acte de naissance d’une alliance, mais n’explorent pas les aspects concrets de la vie conjugale (échanges entre les époux, contraintes imposées par la vie de cour ou au contraire atout représenté par le couple pour accéder aux honneurs du système de cour…).

C’est pourquoi le présent colloque se propose de combler cette lacune. Pour tenter d’articuler les questionnements propres aux deux sujets et y apporter un éclairage nouveau, plusieurs approches seront mobilisées : l’histoire de la famille, l’anthropologie historique, l’économie, mais aussi l’étude des réseaux, du couple et des rapports de pouvoir. Le milieu curial sera alors considéré comme un observatoire de la vie conjugale, de ses contraintes et de ses marges. Comment les acteurs s’approprient-ils cet environnement et se saisissent-ils des opportunités qui s’y présentent pour mener à bien vie de couple et reproduction sociale  ?

Inscription obligatoire par formulaire : Accéder au formulaire d’inscription

Contacts : flavie.leroux.pro@gmail.com, poline.ferrier@wanadoo.fr

Comité scientifique scientifique :

  • Lucien Bély, Sorbonne Université
  • Aurélie Chatenet-Calyste, Université Rennes 2
  • Fanny Cosandey, EHESS-CRH
  • Robert Descimon, EHESS-CRH
  • Pauline Ferrier-Viaud, Sorbonne Université
  • Murielle Gaude-Ferragu, Université Paris 13
  • Nicolas Le Roux, Université Paris 13
  • Flavie Leroux, CRCV
  • Dorothea Nolde, Université de Vienne
  • François-Joseph Ruggiu, Sorbonne Université / InSHS-CNRS
  • Charles-Éloi Vial, BnF-Département des Manuscrits
  • Agnès Walch, Inspectrice générale de l’Éducation nationale

En savoir plus : https://chateauversailles-recherche.fr/francais/colloques-et-journees-d-etudes/colloques-et-journees-d-etudes-2021/conjugalites-et-extraconjugalites-a-la-cour-de-france-moyen-age-xixeme-siecle.html

 

Programme

 

Lieu

Sorbonne Université
(Salle des actes)
54, rue Saint-Jacques
75005 Paris

Robert Braun (Université de Berkeley), Bloodlines: Antisemitic Bogeymen in Weimar Germany

Robert Braun (Université de Berkeley), Bloodlines: Antisemitic Bogeymen in Weimar Germany

Mardi 19 octobre 2021 de 11h-13h - Conférence

Présentation

Robert Braun est Assistant Professor en sociologie et en sciences politiques à l’université de Berkeley. Il est spécialiste de sociologie historique quantitative des conflits et de la violence au cours des 19e et 20e siècles, notamment en lien avec la persécution des Juifs en Europe de l’Est.

Il a récemment publié Protectors of Pluralism: Christian Protection of Jews in the Low Countries during the Holocaust (Cambridge, Cambridge University Press, 2019) et « Minorities and the Clandestine Collective Action Dilemma: The Secret protection of Jews in Nazi-Occupied Europe » (American Journal of Sociology, vol. 124, no 2, 2018, p. 263-308).

Professeur invité à l’EHESS en octobre 2021, Robert Braun interviendra le 19 octobre de 11h à 13h pour présenter son nouveau projet de recherche Bloodlines: Antisemitic Bogeymen in Weimar Germany dans le cadre de l'ERC Lubartworld.

Possibilité de mode hybride : pour recevoir le lien de connexion, contacter lubartworld@gmail.com

 

Lieu

EHESS
Salle Alphonse Dupront (rez-de-chaussée)
10,rue Monsieur le Prince
75006 Paris

Rencontres internationales d’épigraphie médiévale

Rencontres internationales d’épigraphie médiévale

15-19 septembre 2021 - Colloque international

Présentation

Dans le cadre du programme SCRIPTA « Réseaux d’inscriptions et programmes épigraphiques dans l’Occident médiéval », Vincent Debiais organise du 15 au 19 septembre prochain à Roda de Isábena, en Aragon, une rencontre doctorale et postdoctorale consacrée aux questions d’épigraphie médiévale. Cette manifestation, organisée avec le soutien du CRH et de nombreux partenaires locaux, veut créer un espace d’échange pour les jeunes chercheurs travaillant sur la culture écrite du Moyen Âge, en particulier sur les inscriptions, en privilégiant le temps long : une heure de présentation, une heure de discussion. Après publication d’un appel à participation, une cinquantaine de candidatures ont été reçues du monde entier et 16 jeunes chercheurs venant de Floride, d’Allemagne, d’Italie, de Croatie, de Grande-Bretagne, de France et d’Espagne ont été sélectionnés. Les rencontres n'ont pas de thématique ; elles concernent l'ensemble des sujets relatifs à l'épigraphie médiévale dès lors qu'ils abordent les enjeux historiques, anthropologiques et méthodologique de la culture épigraphique du Moyen Âge. Il s'agit donc de mettre les inscriptions médiévales en perspective avec les autres modalités de la culture écrite et de contribuer ainsi à une meilleure compréhension des raisons et des moyens de l'écriture épigraphique. On a fait le choix, pour cette manifestation, d'exposés sans public pour accorder aux participants toute la liberté dont ils pourraient avoir besoin pour proposer des hypothèses encore à vérifier, pour formaliser des idées à creuser, pour partager leurs doutes et leurs questions. Roda de Isábena, ce petit village dans les montagnes aragonaises, se prête parfaitement à une telle « immersion » épigraphique puisque le cloître de l’ancienne cathédrale abrite la collection la plus importante d’Europe pour les inscriptions médiévales. L’idée est également d’accompagner le travail des jeunes chercheurs de l’expertise et des conseils de quatre spécialistes de la culture écrite du Moyen Âge qui animeront les discussions. Les séances, les repas et l’hébergement auront lieu dans le village même afin de favoriser également les échanges informels et de faire émerger ainsi des collaborations et des travaux collectifs dans le futur. Enfin, chacune des soirées pendant cette rencontre verra l’organisation d’activités grand public (ateliers, visites, conférences) dans les villages environnants pour assurer la diffusion des connaissances et des travaux sur la culture écrite du Moyen Âge.

Programme

  • Marianne Blanchard (Université de Barcelone) : Des inscriptions in altare. Les lipsanothèques catalanes du Xe au XIIIe siècle
  • Johan Bollaert (Université d’Oslo) : Visuality and Literacy in the Medieval Epigraphy of Norway
  • Rachel Carlisle (Florida State University) : Illusion and Authenticity in Late Medieval and Renaissance. Representations of Epigraphic Texts
  • Antonin Charrie-Benoist (École pratique des hautes études, Paris) : Les inscriptions ravennates , témoins de la vie intellectuelle
  • Hugo Chatevaire (allocataire à l’École des hautes études hispaniques et ibériques, Casa de Velázquez, Madrid) : Le texte comme image de soi : les inscriptions peintes sur les charpentes peintes domestiques dans l’Occident médiéval (milieu du XIIIe siècle-début du XVIe siècle)
  • Silvia Gómez Jiménez (Université Complutense, Madrid) : La estructura epigráfica en la literatura de Venancio Fortunato y Eugenio de Toledo
  • Becca Grose (Université de Londres) : Inscribing erasure & absence
  • Julio Macían Ferrandis (Université de Valence) : Quid scripsi, scripsi. Los textos en la pintura valenciana (1238-1579).
  • Kerstin Majewski (Université de Munich) : The Ruthwell Crucifixion Poem
  • Desi Marangon (Université de Padoue) : Comparing identities and alphabets through the lens of epigraphical sources
  • Matko Marusic (Université de Rijeka) : Source as text, text as iconography, and the typology of medieval devotional objects in the Adriatic
  • Arianna Nastasi (Université de Trente) : Chartae lapidariae and territorial organization in Rome and Lazio between the 6th and 12th centuries
  • Alessandro Palumbo (Université d’Oslo) : Language and script mixing in the epigraphic sources of medieval Scandinavia
  • Bella Radenovic (Courtauld Institute, Londres) : Goldsmiths’ Inscriptions and their Visual Rhetoric in Medieval Georgia
  • Mandy Telle (Université d’Heidelberg) : The medieval goldsmith in his work: social status, presence and reception
  • Nunzia Tota (École des hautes études en sciences sociales, Paris-Université Federico II, Naples) : Les inscriptions funéraires de l’époque angevine à Naples

 

En savoir plus

SCRIPTA : https://scripta.psl.eu/projets/reseaux-dinscriptions-et-programmes-epigraphiques-dans-loccident-medieval/

Carnet De Visu : https://devisu.hypotheses.org/category/roda-de-isabena

Conférence de presse : https://youtu.be/wkOVxAsQteA

Twitter : #epigraphyRoda

 


 

Citoyennetés au nord et au sud de la Méditerranée

Citoyennetés au nord et au sud de la Méditerranée

29 et 30 septembre - Colloque

Depuis cinq ans, une équipe de seize historiens et historiennes mène un travail comparatif sur la façon dont se façonnent les droits de l’appartenance dans les sociétés du nord et du sud de la Méditerranée, et en particulier sur le rôle des choses dans ces processus dans le cadre de l'ANR PROCIT avec Simona Cerutti (Ladéhis). De cette collaboration dense va naître un ouvrage collectif dessinant une nouvelle carte de la citoyenneté, qui se départit des clivages spatiaux et temporels couramment admis réservant la citoyenneté à la modernité occidentale.
 
Outre le partage avec le public des principaux résultats de ces enquêtes, ce colloque constitue la première occasion de confronter ces textes à la lecture de spécialistes des questions abordées, réunis autour des trois axes thématiques qui structurent l’ouvrage : la transmission, la charité et le marché.

Pour réserver : https://www.marseille-tourisme.com/offres/citoyennetes-au-nord-et-au-sud-de-la-mediterranee-marseille-2eme-fr-2898047/

Le CRH au festival Allez Savoir ! Tout migre !

Le CRH au festival Allez Savoir ! Tout migre !

Du 22 au 26 septembre - Festival

Présentation

Deuxième édition sur le thème « Tout migre ? »

L’histoire de la vie sur Terre est une histoire de migrations. Ces migrations – vers le proche ou le lointain, temporaires, permanentes, circulaires, pendulaires, régulières, volontaires, ou non – ont façonné le monde tel qu’il est, le monde des humains autant que des non-humains : nos écosystèmes, nos langues, nos cultures, nos pensées, nos objets. Or, nous vivons une époque où le terme « migration » est de plus en plus associé à celui de problème, de risque voire de menace, tandis que les origines, les nationalités, les identités et les frontières tendent à être essentialisés et à servir de référents principaux dans notre manière de lire et de comprendre le monde. Les déclarations humanistes, un temps voulues universelles, sont bafouées, des principes fondateurs des grands systèmes légaux sont remis en cause, des démarcations jusque-là invisibles se transforment en murs, des vies sont brisées, enfermées, englouties.

Et si nous changions de perspective ?

Le comité éditorial, présidé par l'historien Alain Delissen et l'anthropologue Judith Scheele, pilote une programmation autour du thème « Tout migre ? » construite avec les laboratoires et services d’appui à la recherche de l’EHESS, ses étudiantes et étudiants, des partenaires et des opérateurs culturels marseillais.

 

Programme

Dialogue d'inauguration : genre & migration
Nancy L. Green, Fatou Diome, Mélanie Masson

  • 22 septembre 2021 de 18h30 à 20h30
  • Centre de la Vieille Charité - Cour

Migrations et persécutions : reconstitutions de trajectoires
Claire Zalc, Laurence Garson, Adèle Sutre, Anton Perdoncin, Thomas Chopard

  • 23 septembre de 9h30 à 11h30
  • Mémorial des déportations

Belleville Migrations : approches spatiales, visuelles et sonores
Carmen Brando, Marion Dupuis, Simon Garrette, Éric Mermet

  • 23 septembre à 14h à 15h
  • Musée d’Histoire de Marseille - Centre de documentation

Des sciences sociales des migrations ?
Regards croisés sur l'immigration italienne à Marseille : histoire, archéologie, démographie

Anne Richier, Jean Boutier, Anne Richier, Hervé Le Bras, Stéphane Mourlane

  • 23 septembre de 16h à 17h30
  • Musée d'Histoire de Marseille - Auditorium

Penser avec, penser par la photographie.
Quels savoirs véhicule l'image sur les temporalités et les expériences migratoires ?

Yann Scioldo-Zürcher, William Berthomiere, Nancy L. Green, Anouche Kunth

  • 23 septembre de 14h30 à 16h00
  • Bibliothèque de l'Alcazar - Salle de conférence

Les inconnus des archives
Anouche Kunth, Nancy L. Green, Marianne Amar, Mélanie Traversier, Anouche Kunth, Camille Schmoll, Delphine Diaz

  • 26 septembre de 17h à 18h
  • Centre de la Vieille Charité - Cour

Responsabilité et engagement face au désastre
Sylvain Piron, Jean-Baptiste Vidalou Jade Lindgaard, Alèssi Dell'Umbria

  • 26 septembre de 15h à 16h30
  • Centre de la Vieille Charité - Cour

Pur par hasard
Exposition en continu
Yann Scioldo-Zürcher, William Berthomiere, Céline Gaille, Christophe Imbert

  • Du 22 au 25 septembre de 10h à 19h
  • Librairie l'Hydre aux Mille Têtes


 

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Ça ne coule pas (toujours) de source. L’intangible en histoire

Date limite de dépôt : 15 septembre 2021 - Appel à communication

Présentation

L’intangible, dans son sens premier, désigne ce que l’on ne peut pas toucher, ce qui est impalpable et inaccessible. Le terme a un deuxième sens et s’applique aussi à ce que l’on ne peut pas modifier, l’immuable. Le rapport de l’historien au temps était au cœur des Forums du CRH de l’année 2018 (« Changement historique et découpages temporels ») et de l’année 2019 (« Tradition et histoire »). Pour le Forum de l’année 2020, nous proposons de centrer le propos non pas sur le temps, mais sur les objets difficilement accessibles à l’historien : l’intangible, au sens de ce qui est hors de portée et qui le demeure par-delà l’enquête historique.
L’objectif de ces journées est de permettre une réflexion collective sur les limites de la saisie historique du passé et sur les manières de contourner ces limites. Quels objets résistent à l’analyse historique ? Comment faisons-nous, dans nos enquêtes et nos lectures des sources, pour tenter de cerner l’indiscernable, de saisir l’insaisissable, d’atteindre l’intangible ou de le faire apparaître ? Cette interrogation pourra être conduite dans trois directions.

D’un côté, on se demandera comment se saisir, en histoire, de ce qui ne laisse pas ou peu de traces : les odeurs, les sons, les gestes, les affects en sont les exemples les plus évidents. On pourrait aussi mentionner la vie domestique, l'économie informelle, la notion de patrimoine immatériel ou la dimension orale de la vie passée. Ces objets de recherche atypiques se sont imposés depuis l’appel inaugural de Lucien Febvre en faveur d’une « histoire des sensibilités », que les travaux d’Alain Corbin, par exemple, ont l’explorées. L’histoire des émotions, foisonnante aujourd’hui, s’empare de cette problématique, mais il existe aussi d’autres voies, comme l’étude des modes de perception sensorielle des acteurs du passé, de leurs savoirs implicites, ou encore de catégories d’acteurs (milieux sociaux « sans voix », vaincus, femmes) ayant laissé peu de traces écrites ou délégitimés dans leur droit à la parole.

La notion d’intangible amène également à questionner d’autres objets qui, à première vue, offrent peu de prise à l’enquête historique. Ainsi, des concepts « en creux » comme le vide, le silence, l’oubli constituent souvent les angles morts d’une recherche, car ils sont difficiles à appréhender en tant que tels et demandent, pour le faire, de ruser avec les sources. Il en va de même de l’absence : comment interpréter un manque de données, une césure dans une série de documents, un blanc sur une carte, la disparition d’un texte ?

Dans ces différents cas, la question du choix des sources est centrale. Ce sont parfois les tableaux, les peintures, les images scientifiques et techniques qui donnent accès à l’intangible. Réfléchir à l’intangible en histoire, enfin, permet d’ouvrir un questionnement plus large sur la part d’implicite et d’insaisissable de nos travaux. L’enquête historique elle-même produit de l’intangible : certains éléments ne peuvent être saisis et sont laissés à la marge, non pas du fait du manque de documents, mais en raison des choix opérés, du découpage de l’objet, des connaissances de l’historien ou de ses motivations inconscientes. Dans le même ordre d’idées, on peut se demander jusqu’à quel point il convient de chercher à dévoiler l’intangible. Est-ce légitime ? Ces quelques pistes de réflexion sont indicatives ; le champ du questionnement autour de la notion d’intangible reste pleinement ouvert. Nous acceptons les propositions individuelles et collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.

 

Calendrier et modalités de soumission

Ces quelques pistes de réflexion sont indicatives ; le champ du questionnement autour de la notion d’intangible reste pleinement ouvert. Nous acceptons les propositions individuelles et collectives, même dans des formats inhabituels. N’hésitez pas à reprendre sous ces perspectives des objets ou des sources que vous avez déjà traitées dans d’autres contextes.
Nous attendons vos propositions avant le 15 septembre 2021 à adresser à :

thomas.le-roux@ehess.fr et beatrice.delaurenti@ehess.fr.

Le Forum du CRH aura lieu à Paris les lundi 4 et mardi 5 octobre 2021.

Histoires croisées du travail dans le monde francophone

Histoires croisées du travail dans le monde francophone

Date limite de dépôt : 20 août 2022 - Appel à communication French Historical Studies

Argumentaire

Les éditrices de French Historical Studies lancent un appel à articles pour un numéro spécial de la revue sur le travail en France et dans le monde francophone à la lumière de l’histoire globale, à paraître en 2024.

Depuis le tournant du nouveau millénaire, l’histoire globale du travail a donné vie à une énorme quantité de travaux reliant les formes et les pratiques du travail de régions différentes, depuis le Moyen-Âge et jusqu’à nos jours. Cependant, dans les mondes francophones, cette tendance est encore incertaine ; les historiens du travail en France se limitent le plus souvent à l’Hexagone et ignorent les connexions et les comparaisons avec d’autres régions d’Europe et du monde. Pour leur part, les spécialistes de l’esclavage et du post-esclavage dans les colonies françaises difficilement relient leurs investigations aux dynamiques dans d’autres Empires ou même à l’évolution du travail en France. Cet appel vise à dépasser ces barrières et invite des soumissions reliant le travail en France à celui d’autres pays et/ou de ses colonies. La période couverte s’étale de l’époque moderne jusqu’à nos jours.

Thématiques envisagées (liste non exclusive), toutes dans une perspective d’histoire connectée, globale ou comparée :

  • Les structures économiques et sociales du travail et de la coercition
  • Structures et pratiques du travail dans les métropoles impériales et dans les colonies
  • Le genre dans les structures et les pratiques du travail
  • La race dans les structures et les pratiques du travail
  • L’âge dans les structures et les pratiques du travail
  • La résistance au travail
  • Migrations et mobilité

Toute question est à adresser à nos deux directeurs du numéro spécial :

Modalités de soumission

Pour soumettre un article, veuillez consulter www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. Après vous être enregistré(e), suivez les instructions de la section « Instructions for Authors ».

Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français, mais, dans les deux cas, ils doivent être conformes au style de FHS , et doivent être accompagnés d’un résumé ou abstract de 150 mots, dans les deux langues. Les manuscrits doivent comporter entre 8000 et 12000 mots.

Date limite de dépôt : 20 août 2022

Concernant les illustrations, prises de vue, ou extraits de film, les auteurs doivent obtenir la permission écrite de les publier sous forme papier et digitale de la part des personnes dépositaires des droits sur ces images ou extraits audiovisuels, ou de la part des responsables des institutions d’où les images sont originaires.

La rose et les Verts - Une histoire environnementale des « années Mitterrand »

La rose et les Verts - Une histoire environnementale des « années Mitterrand »

23 et 24 juin 2021 - Colloque

Présentation

Dans le cadre du séminaire « Histoire environnementale de la France au XXe siècle » (EHESS), Renaud Bécot (Sciences Po Grenoble, PACTE) et Christophe Bonneuil (Centre de Recherches Historiques, CNRS-EHESS) organisent un colloque sur l’histoire environnementale de Mai 1981 et des « années Mitterrand » en partenariat avec la Fondation de l’Écologie Politique et la Fondation Jean-Jaurès.

Plusieurs chantiers de recherche se sont récemment proposés de revenir sur « les années Mitterrand ». Certains processus ont fait l'objet d'éclairages particuliers en histoire sociale comme en histoire économique, ainsi du « tournant » de 1983. De nombreux fonds d'archives étant désormais accessibles, les historien·ne·s ont investi ces années comme objet d'histoire.

Les approches d’histoire environnementale, croisées à l’analyse des jeux d’acteurs et des enjeux socio-écologiques de la période, font toutefois encore défaut. Les communications de ces journées invitent à remédier à ces carences. Il s’agira notamment d’évaluer la place et la portée des années Mitterrand dans l’histoire plus longue de l'action publique environnementale comme de celle des mobilisations et mouvements écologistes. L’analyse des continuités et inflexions entre les "années Giscard" et les "années Mitterrand" dans les politiques agricoles, énergétiques, d'aménagement ou dans la gestion des pollutions et des risques, permettra d'interroger les capacités d'action face aux dégâts sociaux et environnementaux de la mondialisation. Quelles avancées ou limites de l'action publique environnementale par rapport aux années 1970 ? Quels impacts socio-écologiques et évolutions des pratiques néocoloniales en Françafrique et dans les DOM-TOM au cours des « années Mitterrand » ? Quelles transformations et institutionnalisation des mouvements écologistes à l'épreuve de la gauche au gouvernement ? Quelles écologisations d’organisations politiques et syndicales, des politiques publiques et des politiques des entreprises ? Quelles inflexions des jeux d’acteurs en France autour des grands enjeux écologiques locaux, nationaux ou planétaires ?

 Telles sont quelques questions qui seront explorées dans ce colloque.

Programme

 

Inscription gratuite mais impérative en cliquant ici

Les inscriptions spatiales de la réglementation des métiers (Moyen Âge et époque moderne)

Les inscriptions spatiales de la réglementation des métiers (Moyen Âge et époque moderne)

10-12 juin 2021 - Colloque

Présentation

Le rapport à l’espace, compris comme lieu d’élaboration ou d’exécution de la règle économique, fait l'objet de cette rencontre. La dimension spatiale permet d'observer les modalités d’écriture et d’application de la norme propre aux métiers médiévaux et modernes, depuis son inscription dans différents jeux d'échelle (local, régional, "national") ou régimes de territoire (urbains, ruraux, juridictionnels, fonctionnels). Dès lors qu'on l'envisage comme processus, en quoi la réglementation liée à la fabrique ou à l'écoulement des marchandises s'apparente-telle à un phénomène de construction ou de consolisation des espaces ?

Comité d’organisation de la quatrième rencontre :

Robert Carvais (CNRS – CTAD) ; Mathieu Marraud (CNRS – CRH) ; Catherine Rideau-Kikuchi (UVSQ – DYPAC) ; Arnaldo Sousa Melo (Universidade do Minho – Lab2Pt) ; François Rivière (Université d’Évry-Val d’Essonne – LaMOP/IDHES)

Comité scientifique de l’ensemble des rencontres :

Philippe Bernardi (CNRS – LaMOP) ; Caroline Bourlet (CNRS – IRHT) ; Robert Carvais (CNRS – CTAD) ; Maxime L’Héritier (Université Paris 8 Vincennes – ArScAn) ; Corine Maitte (Université Gustave Eiffel – ACP) ; Mathieu Marraud (CNRS – CRH) ; Judicaël Petrowiste (Université de Paris – ICT) ; François Rivière (Université d’Évry-Val d’Essonne – LaMOP/IDHES) ; Arnaldo Sousa Melo (Universidade do Minho – Lab2Pt) ; Catherine Rideau-Kikuchi (UVSQ – DYPAC) ; Jean-Louis Roch (Université de Rouen – GRHIS)

Avec le soutien de la MSH Paris-Saclay, du laboratoire DYPAC (UVSQ), du CRH (EHESS), de l’IDHES (Université d’Évry), du Lab2Pt (Universidade do Minho), du LaMOP (Paris 1 Panthéon Sorbonne) et du CTAD (Université Paris Nanterre).

 

Programme

 

Modalités pratiques

Le colloque se déroulera en visioconférence, via Zoom. Pour revoir le lien, merci de vous inscrire en envoyant un mail à espace.reglementation@gmail.com

Des moments de pause et de discussion informelle seront prévu à partir de la plateforme wonder.me ce qui permettra de restaurer un temps d’échange malgré la distance.

Journée des doctorant.es du CRH

Journée des doctorant.es du CRH

Lundi 21 juin de 9h10-15h30 - Journée d'étude

Présentation

Conçue comme un moment d’échanges entre doctorants et membres, la Journée des Doctorants du Centre de Recherches Historiques, organisée par Pierre-Olivier Dittmar, Tomohiro Kaibara, Natalia Muchnik et Florence Vychytil-Baudoux, a pour objectif de donner de la visibilité aux travaux des doctorants tout en favorisant leur intégration au sein du laboratoire.
Expérimentale, l’édition 2021 réunira des doctorants travaillant sur des périodes, des aires et des thématiques variées. Les communications retenues permettront néanmoins d’initier un dialogue autour des axes transversaux suivants : « catégories », « ruptures » et « approches biographiques ».

Contacts : representants.doctorants.crh@ehess.fr

Lien : https://cnrs.zoom.us/j/97456130810

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle de co-working, 4e étage)
54, boulevard raspail
75006 Paris

Prêter, rembourser, restituer. L’ordre des dettes dans les sociétés médiévales et modernes

Prêter, rembourser, restituer. L’ordre des dettes dans les sociétés médiévales et modernes

8 et 9 juin - Colloque

Présentation

Ce colloque, organisé par Antoine Roullet (GEI) et Sébastien Malaprade (UPEC), examine la question des usages de la dette et du crédit, notamment dans les espaces ibériques au cours de la période moderne (XVIe- début du XIXe siècle). Au-delà de l’idée, bien établie, que les relations de crédit structuraient une société soumise à l’incertitude, nous voudrions comprendre comment un ordre des dettes contribuait à la hiérarchisation de la société et à la consolidation d'une économie du privilège.

Contacts : antoine.roullet@ehess.fr, sebastien.malaprade@u-pec.fr

Pour assister au colloque, lien : https://zoom.us/j/99989803724#success

 

Programme en français

Programme en espagnol

 

Lieu

Colegio de España
7B, boulevard Jourdan
75014 Paris

La gloire impériale du souverain (XIIe - XVIIe siècle)

La gloire impériale du souverain (XIIe - XVIIe siècle)

23 et 24 juin - Colloque

Yann LIGNEREUX, professeur d'histoire moderne, et Annick PETERS-CUSTOT, professeure d'histoire médiévale à l'Université de Nantes - CRHIA, vous invitent au colloque de clôture du programme de recherche "Imperialiter - le gouvernement et la gloire de l'Empire à l'échelle des royaumes chrétiens (XIIe - XVIIe siècle)" inscrit dans la programmation quinquennale 2017-2021 de l'École française de Rome, dans la  programmation triennale 2017-2019 de la Casa de Velázquez, et au REFE (Réseau des Écoles françaises à l'étranger) : voir https://www.efrome.it/imperialiter.

Après avoir étudié respectivement les relations entre souverain et Église (Rome, 2017), les stratégies et rythmes de l’impérialité (Oxford, 2018), les langues des pseudo-empires (Madrid, 2018), et l’eschatologie impériale du souverain (Paris, 2019), le programme s’achève, en juin 2021, avec ce colloque sur « La gloire impériale du souverain ».

Parce qu’elle touche à la manifestation de la Majestas, la gloire du souverain mobilise toute une économie spectaculaire propre à mettre en œuvre les éléments d’une culture impériale largement partagée, confondant l’expression légitime de la publicité de l’empereur avec les appropriations par des princes et des rois du large spectre de l’impérialité. Si la Majesté n’est véritablement saisie, juridiquement, qu’à travers les gestes qui la blessent, il appartient au monde des phénomènes d’en faire connaître la grandeur et la dignité par le déploiement de ces fastes ou par la mobilisation d’une esthétique particulière. Le spectacle de la gloire et toute l’encomiastique impériale concourent en effet à rendre plus perméables les différentes strates de la publicité impériale en donnant à voir, à ressentir, à entendre et à connaître l’expression d’une suprématie apte à se parer dès lors de l’ample costume de l’impérialité. Car comme le dit Robert Hariman, « le pouvoir est une question de style » qui met en jeu une rhétorique du spectaculaire et manifeste la gloire souveraine et l’empire du prince dans toute son épiphanie.

Colloque sur inscription, en visioconférence, avant le 22 juin, à 12h .
Inscription sur ce lien.


Programme (sous réserve)

Mercredi 23 juin 2021

  • 14h00: Ouverture du colloque. Introduction.
  • 14h30: Conférence d’ouverture. Bernardo GARCIA GARCIA (Universidad Complutense, Madrid) : " Rituali e rappresentazione del potere sovrano nella Monarchia composta e policentrica degli Asburgo spagnoli (1555-1700) "

La papauté

  • 15h00: Dan Ioan MURESAN (Université de Rouen Normandie) : « L'économie des gloriae dans le Constitutum Constantini : théologie et pouvoir au fondement de l'impérialité pontificale ».
  • 15h30: Julien THERY (Université de Lyon 2) : « Papa verus imperator ? (XIIe-XIIIe siècles) ».
  • 16h00: Discussions
  • 16h30: Pause
  • 17h00: Frédéric COUSINIE (Université de Rouen Normandie) : « Civitas Solis : Le Lorrain, Rome et la Gloire d'Urbain VIII ».  
  • 17h30: Yvan LOSKOUTOFF (Université du Havre) : « La candidature de Louis XIV à l'Empire d'après la correspondance inédite du P. François Duneau S. J., agent secret de Mazarin à Rome (1657-1658) ».
  • 18h00: Discussions

Jeudi 24 juin 2021

Royaume de Sicile et Royaume d’Aragon

  • 9h15: Annick PETERS-CUSTOT (Université de Nantes, CRHIA) : « Le couronnement de Roger II, gloire impériale, gloire royale ? »
  • 9h45: Mirko VAGNONI (Université de Fribourg) : « La messa in scena del corpo di Federico III d'Aragona re di Sicilia (1296-1337) ».
  • 10h15: Discussions
  • 10h45: Pause
  • 11h15: Vinni LUCHERINI (Università di Napoli Federico II) : « Les Angevins de Naples et de Hongrie : images et pratiques cérémoniales face à l'Empire ».
  • 11h45: Fulvio DELLE DONNE (Università della Basilicata) : « La gloria imperiale di Alfonso il Magnanimo ».
  • 12h15: Jaume AURELL (Université de la Navarre) : « Under the shadow of Frederick II: the self-coronations of Alfonso IV and Peter IV of Aragon ».
  • 12h45: Discussions

13h15: Déjeuner

Le Royaume d’Angleterre

  • 15h00: Fanny MADELINE (Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne) : « La gloire impériale dans les couronnements des rois Normands et Plantagenêt (1066-1216) ».
  • 15h30: Adrien BONITEAU (Université de Strasbourg) « Respire notre gloire, Impératrice du monde, Gardienne de la Religion. Enjeux théologiques et politiques de l’imaginaire impérial Tudor ».
  • 16h00: Elodie PEYROL-KLEIBER (Université de Poitiers) : « De l'Irlande aux colonies américaines : une gloire impériale anglaise par procuration ».
  • 16h30: Discussions

Vendredi 25 juin 2021

France et Bourgogne

  • 9h15: Elodie LECUPPRE-DESJARDIN (Université de Lille) : « Du mythe à la réalité de l'Empire : évolution du cérémonial de pouvoir en terre burgondo-habsbourgeoise de Philippe le Hardi à Charles-Quint ».
  • 9h45: Xavier HELARY (Université de Lyon [Jean-Moulin Lyon III] / CIHAM, UMR 5648) : « Tradition ou disruption ? La mise en scène du pouvoir royal sous Philippe le Bel (1285-1314) ».
  • 10h15: Discussions
  • 10h45: Pause
  • 11h15: Marie-Claude CANOVA-GREEN (Goldsmiths College. University of London) « Ce Gallus auquel l'Empire de tout le monde est promis : Louis XIII entre rêves d'Empire et realpolitik ».
  • 11h45: Yann LIGNEREUX (Université de Nantes, CRHIA) : « Tout un empire dans l’ombre d’un roi : Louis XIV et le spectacle impérial ».
  • 12h15: Isaure BOITEL-DEVAUCHELLE (Université de Picardie-Jules Verne) : « Agiter le spectre de la monarchie universelle. La Chrétienté mobilisée contre l’impérialisme ludovicien ».
  • 12h45: Discussions
  • 13h15: Conclusions du colloque.
La nature sous contrat. Concession, histoire et environnement

La nature sous contrat. Concession, histoire et environnement

7 et 8 juin - Colloque

Présentation

Colloque organisé par Raphaël Morera (CNRS, GHREN) et Thomas Le Roux (CNRS, GHREN), avec le soutien du CRH et du RUCHE.

La concession, entendue sous son acception juridique, assure l’interface entre l’exercice de la souveraineté et l’activité économique. Par l’octroi d’un droit spécifique, elle réserve à un acteur, économique ou institutionnel, individuel ou collectif, de transformer un potentiel en bien d’usage ou en bien marchand. À ce titre, la concession est un outil de gouvernement fondamental dans l’exploitation des ressources naturelles : l’eau, le bois, les ressources du sous-sol, mais aussi le paysage.

La nature sous contrat entend passer la concession au crible des sciences sociales. En situant ses différentes formes dans le temps et dans l’espace, les différentes communications éclaireront le rôle décisif de ce mode de gouvernement de la nature dans la construction des environnements par les sociétés et leurs pouvoirs.

Lundi 1er juin : Lien pour y assister
https://zoom.us/meeting/register/tJwuceuhrj0iGdCOxkJG_cQidgqq5S1Dhav-

Mardi 2 juin : Lien pour y assister
https://zoom.us/j/98912211242?pwd=TE02ajZGdHY1OXViUWQxMmJ4dnVJQT09

 

Programme

La jeunesse au Moyen Âge

La jeunesse au Moyen Âge

Du 30 juin 2021 au 29 mai 2022 - Exposition

Contrairement aux idées reçues et comme le souligne l’historien Pierre Riché, à qui cette exposition est dédiée, des milliers de textes et d’images attestent de l’affection que les parents portent à leur progéniture au Moyen Âge. L’enfant tout comme l’adolescent (encore associé à l’enfance au Moyen Âge) est pardonné même s’il est censé détenir une responsabilité juridique dès ses 12 ans et une majorité dès ses 14 ans !

L’exposition fait découvrir toutes les étapes de la vie d’un jeune dans la société médiévale depuis ses premiers pas jusqu’à la folle jeunesse (entre 21 et 40 ans), considéré comme l’âge le plus dangereux de la vie humaine, âge dont il faut combattre l’excès de joie et de vent, fausse étymologie du mot « jovent » désignant la jeunesse.

Commissaire d’exposition : Danièle Alexandre-Bidon

Autour de l'ouvrage de Mathias Dreyfuss, Aux sources juives de l’histoire de France

Autour de l'ouvrage de Mathias Dreyfuss, Aux sources juives de l’histoire de France

Lundi 7 juin de 18h à 19h 30 - Table ronde

Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l’histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.

Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l’histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d’autres au contraire sont retrouvés au cœur même des collections les plus prestigieuses de la royauté française. Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.

Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu’un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l’histoire de France. Cette histoire « judéo-française », répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationaliste d’alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l’histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire « intérieure ».

En savoir plus sur l'ouvrage

La table ronde sera animée par Pierre Birnbaum et Jean Baumgarten.

Pour s'inscrire, lien : societedesetudesjuives@gmail.com

On envoie un email à l’adresse suivante en mentionnant son nom, son adresse électronique et qu’on souhaite assister à la discussion par zoom 
 


 
Bâtir en aluminium : entreprises et architectes

Bâtir en aluminium : entreprises et architectes

Lundi 8 février de 8h45-17h - Journée d'étude du projet ANR ARCHIPAL

Présentation

La seconde journée d’études du projet ANR ARCHIPAL Architecture (archipal.hypotheses.org), aluminium et patrimoine XXe-XXIe s., Intitulée « Bâtir en aluminium : entreprises et architectes », fera le point sur les avancées générales des recherches menées dans le cadre du projet ANR. Trois thèmes majeurs ont été retenus : Architecture et ingénieur ; Le maître d’ouvrage, l’entrepreneur et le bureau d’étude ; et enfin Industrie, fournisseurs et consommateurs.

La relation ingénieur-architecte constitue un premier axe de réflexion. Il s’agira d’examiner l’action spécifique des architectes, des bureaux d’études, de l’ensemble des maîtres d’œuvre, mais aussi celle des pouvoirs publics, des maîtres de l’ouvrage publics et privés, tant sous l’angle du gros-œuvre que celui du second œuvre, à partir d’études de cas ou d’approches plus globales et générales. Le rôle de l’entrepreneur est également essentiel, qu’il s’agisse des grands groupes de construction, des ETI et PME, des grands cabinets d’ingénierie nationaux ou internationaux, des établissements financiers, notamment pour la réalisation des grands chantiers, notamment parisiens. Enfin, l’étude portera sur l’ensemble de la filière en prenant en compte le rôle des fournisseurs, et l’existence de matériaux concurrents, mais aussi les besoins des utilisateurs, notamment du consommateur final.

Contacts :

  • Thierry Renaux (thierry.renaux@ehess.fr)
  • Dominique Barjot (dom.barjot@orange.fr)

 

Programme

En ligne : https://archipal.hypotheses.org/

 

Lieu

En distanciel :

Lien de connexion  : https://zoom.us/j/91295762335?pwd=bGF0QS9sT1Q2aDd3eXdXbHVVc3YyQT09)
ID de réunion : 912 9576 2335
Code secret : 6GcEXf

Maison de la Recherche
2, rue Serpente
75006 Paris
 


 

Le genre des célibats

Le genre des célibats

Date limite de dépôt : 1er mars 2021 - Appel à comm

Argumentaire

Si la question du célibat apparaît en filigrane dans les travaux liés au mariage et à la vie familiale et conjugale, ce colloque, organisé par Juliette Eyméoud (EHESS) et Claire-Lise Gaillard (Paris 1, CRHXIX), avec le soutien financier de la Cité du Genre, IdEx Université de Paris, ANR-18-IDEX-0001, lui donnera la première place. Refusant une définition en négatif de l’alliance, définition qui passe forcément à côté de toutes les nuances et complexités du célibat, ces deux journées pluridisciplinaires seront l’occasion de bâtir un outillage théorique commun.

L’historiographie anglosaxonne s’est intéressée de longue date aux célibataires, du Moyen-Age à l’époque contemporaine, toutes classes sociales confondues, hommes comme femmes (Amy M. Froide, John G. MacCurdy). En France, c’est le courant de l’histoire des femmes qui a majoritairement orienté la recherche sur le célibat (Arlette Farge, Cécile Dauphin). Ce dernier a donc fait l’objet d’études portées sur les XIXe et XXe siècles et a quelque peu délaissé le célibat masculin. L’histoire religieuse s’est en revanche penchée sur ce thème, dans une approche à la fois théologique (Nicole Grévy-Pons) et sociale (Myriam Deniel-Ternant, Cindy-Sarah Dumortier). Le célibat est pris dans un ensemble de représentations forgées par notre modernité occidentale qui a fait du couple le modèle normatif. Les sociologues, en allant à la rencontre des célibataires, ont témoigné de leur triste solitude, des difficultés économiques et des stigmates sociaux qui peuvent accompagner cette condition (Pierre Bourdieu, Marie Bergström, Françoise Courtel et Géraldine Vivier). En créant le dialogue entre les disciplines, entre les périodes historiques et les aires culturelles, ce colloque souhaite montrer la pluralité des situations de célibat. Une confrontation des célibats féminins et masculins devrait également permettre de sortir des stéréotypes du vieux garçon et de la vieille fille.

 

Trois axes envisagés

  • 1. Définitions et typologie du célibat : un célibat, des célibats ?

Ce premier axe visera à définir l'objet « célibat » en évitant l'écueil de la définition en négatif. Il faudra s'attacher à identifier la construction historique du célibat comme catégorie juridique, sociale et littéraire. Les dimensions institutionnelles et juridiques en seront un point de départ.
Les communications seront amenées à dresser une typologie des célibats en distinguant plusieurs variables. On isolera par exemple le célibat temporaire dans l'attente d'un mariage, du célibat de circonstance lié à une activité professionnelle, ou encore du célibat définitif et systémique.
Il faudra également redessiner les frontières poreuses du célibat avec le veuvage, la prostitution, le divorce, la jeunesse et la sexualité prénuptiale.
Les variations de genre face aux différents célibats formeront un angle important de notre approche. Le dialogue transdisciplinaire et la confrontation des différents outils méthodologiques devraient permettre d’interroger les définitions possibles du célibat.

  • 2. Vivre le célibat au sein des structures sociales et familiales

Ce deuxième axe étudiera le célibat à hauteur des trajectoires individuelles au sein des structures familiales. La place des célibataires dans ces structures doit, là encore, se décliner au pluriel car la valeur accordée au couple et les logiques d’alliance varient selon les aires culturelles et les périodes historiques.
Le célibat selon qu’il est subi, accepté ou revendiqué façonne différemment les vies des hommes et des femmes. Le célibat structure-t-il plus ou moins profondément la vie sociale, professionnelle ou familiale selon le genre et l’âge des individus ? Intériorisation, rejet ou stratégies de contournement, quelles marges les célibataires ont-ils/elles face aux normes et stéréotypes qui pèsent sur eux/elles ?

  • 3. Intimité, sexualité, vie affective des célibataires

Le troisième axe s’intéressera aux intimités célibataires. Le célibat peut être considéré comme une variable pour étudier les sexualités et vécus affectifs des individus, des relations individuelles aux amitiés collectives. C’est en somme l’ensemble du régime d’intimités du célibat qui pourra être étudié.
Le regard médical sur le corps des hommes et femmes célibataires pourra faire l’objet d’une attention particulière. Nous espérons également entrer en dialogue avec les recherches en psychanalyse et en psychologie.

 

Modalités de soumission des propositions

Un projet de communication, clairement rattaché à l’un des trois axes, et qui ne dépasse pas 3 000 caractères ;
Une courte notice biographique (discipline et champs de recherches, publications).

Le tout est à envoyer avant le 1er mars 2021, aux adresses suivantes :

Le colloque se tiendra sur deux jours, à Paris, en septembre ou octobre 2021. Etant tributaires des circonstances sanitaires, nous attendons d’en savoir plus pour fixer un lieu et une date précise.

Dynamiques économiques et territoires (VIIIe av. n.è. – XXIe s.)

Dynamiques économiques et territoires (VIIIe av. n.è. – XXIe s.)

Vendredi 12 février de 9h30-17h - Journée d'études

Présentation

Bassin de production, aires d’approvisionnement, systèmes économiques locaux, fractures territoriales dans l’accès aux ressources…avec la crise sanitaire, l’espace revient en force dans la réflexion sur les modèles de développement. Il couvait pourtant depuis un moment dans les débats sur la question écologique et sur la reconfiguration des centres d’activités à l’échelle mondiale, malgré les promesses d’une globalisation numérique indifférente aux distances. La sensibilité géographique de l’histoire économique permet d’ailleurs de montrer – sur des périodes et à des échelles différentes – l’importance de la variable spatiale en tant que cadre et contexte d’analyses. Loin d’être un objet fixé et identifiable a priori, un territoire est, en effet, transformé en permanence par sa capacité de mobiliser des ressources (matérielles, humaines et économiques), par la localisation des activités et des marchés, par son degré de dépendance vis-à-vis de l’extérieur, par les infrastructures qui portent les flux biophysiques et énergétiques. Cette journée d’études, organisée par Laurent Herment (GRHECO-ERHIMOR) et Niccolò Mignemi (Université de Paris-LIED), entend réfléchir au besoin de l’économie de se situer dans des lieux et dans des espaces. La notion de territoire sera interrogée du point de vue de la construction de ses périmètres et de ses connexions, des éléments qui façonnent sa morphologie et qui entretiennent sa cohérence interne.

 

 

Programme

9h00 : Florence Hachez-Leroy (Université d’Artois, CRH-EHESS) et Niccolò Mignemi (CNRS, LIED - Université de Paris), Introduction

9h20-10h40 : Systèmes productifs locaux et innovation

  • Claire Delfosse (Université Lyon 2, Laboratoire d’études rurales), Systèmes productifs locaux en milieu rural. Quelques exemples et enjeux dans le courant du XXe siècle

  • Lise Saussus (Postdoc FRS-FNRS, CRAN – UC Louvain), Local vs global : oppositions et complémentarités dans la production des objets en alliage à base de cuivre à la fin du Moyen Âge

Pause-café

11h00-13h00 : Territoires en transition

  • François Bost (Université de Reims Champagne-Ardenne, Habiter), Territoires et réindustrialisation

  •  Jawad Daheur (CNRS, CERCEC-EHESS), Le métabolisme territorial du « Pays de la Vistule » : ruptures et continuités à l’heure du capitalisme industriel (1860-1914)

  • Fabrice Boudjaaba (CNRS, CRH-EHESS), Le temps du territoire et le temps de l’économie : discordances historiographiques, sociales et individuelles (Ivry, XIXe siècle)

Pause déjeuner

14h00-15h20 : Circulation des ressources et des marchandises

  • Ségolène Maudet (ATER, Université de Lorraine, HisCAnt-MA), Géographie des échanges en Campanie archaïque (VIIIe-VIe siècles av. n.è.)

  • Julia Le Noë (Postdoc, BOKU Institut für Soziale Ökologie - Vienne, Laboratoire de Géologie de l’ENS - Paris), Trajectoires socio-écologiques de l’usage des sols et évolutions des modes d’approvisionnement alimentaire et énergétique en France : quelles conséquences sur le cycle du carbone ?

Pause-café

15h40-17h00 : Acteurs de l’organisation spatiale

  • Francesca Sanna (Postdoc, UPEC-Gustave Eiffel, Lab’Urba), Organisation de l’espace et gestion des ressources : la Méditerranée minière entre XIXe et XXe siècle

  • Raphaël Morera (CNRS, CRH-EHESS), Paris et son territoire meunier à l’époque moderne

 

Lieu ou distanciel

EHESS (Salle BS1_28 et BS1_05)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

Inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles et sous réserve d’autorisation auprès de : laurent.herment@ehess.fr et niccolo.mignemi@u-paris.fr

Autres informations : Visio-conférence sur la plateforme Zoom : https://zoom.us/j/95647462057?pwd=UUFVQXd2SFkwN0Mrc1pUOGkxTjF1UT09

ID de réunion : 956 4746 2057
Code secret : 755689

 


 

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Dernière modification :
30/06/2022