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Parutions 2016

L'Eau Comme Morphogene dans les Paysages

L'Eau Comme Morphogene dans les Paysages

Water as a Morphogen in Landscapes

Sandrine Robert et Benoit Sittler (dir.)
Archaeopress Archaeology, 2016,  116 p.
Prix : 26€

Water as a morphogen in Landscapes, L’eau comme morphogène dans les paysages, dirigé par Sandrine Robert et Benoit Sittler, a été édité en 2016 chez Archaeopress, par l’International Union of Prehistoric and Protohistoric Sciences(UISPP) en collaboration avec le Centre de Recherches Historiques. CNRS et l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess).

Il regroupe les textesde la session organisée par la commission Théorie et Méthodes en archéologie du paysage : archéogéographie, à l’occasion du 17e congrès international de l’IUSPP qui s’est tenu à Burgos en septembre 2014.

Depuis les années 1990, l’étude des réseaux hydrographique et hydraulique a contribué à rénover l’archéologie du paysage et à poser les bases d’une archéogéographie qui étudie les conditions de résilience des formes et des réseaux dans la longue durée. Le développement, le maintien ou la réutilisation des interrelations entre structures anthropiques et hydrauliques génèrent des réseaux complexes qui perdurent au-delà des sociétés qui les mettent en place, contribuant à transmettre et à développer des formes spatiales pérennes dans le temps. Le rapport aux rivières comme ressource ou couloirs de passage semble aussi, de tout temps et dans des aires culturelles très diverses, orienter les déplacements humains ou animaux et l’implantation humaine.

La question est abordée à partir de larges chronologies : du paléolithique aux périodes médiévales et moderne et de la diachronie et sur des aires culturelles variées qui vont de l’Europe préhistorique, protohistorique, médiévale et moderne, au monde inca et au Brésil colonial. Le rôle de l’hydrographie dans les phénomènes de diffusion et de colonisation à l’échelle macroscopique a été abordé. Un ensemble plus important a concerné les études micro-régionales et un dernier groupe a traité plus spécifiquement les questions sociales et symboliques autour de l’organisation et de la résilience des réseaux liés à l’eau.

Huit communications sont présentées dans ce volume. Deux textes traitent du rôle joué par les axes fluviatiles et la géographie des bassins fluviaux dans les déplacements et la dynamique du peuplement des chasseurs-cueilleurs du paléolithique supérieur à l’échelle de l’Europe (François Djindjian) et du pourtour jurassien (Gérald Bereiziat et Harald Floss). José Javier Piña Abellán détaille le modèle de peuplement de la Vallée Moyenne du fleuve Jabalón (Ciudad Real, Espagne) au cours du deuxième millénaire avant J.-C, où les habitants maintiennent une relation de dépendance avec l’hydrographie. Frédéric Cruz et Christophe Petit proposent d’affiner le modèle de représentation des territoires des résidences princières de la fin du Hallstatt au nord-ouest des Alpes, en prenant en compte l’environnement naturel des sites et notamment leur distance aux vallées.

Ana Lucia Herbertsmontre comment, au XVIIe siècle, les « Chemins des Troupeaux » brésiliens, destinés à faciliter le déplacement du bétail depuis leurs lieux d’élevage jusqu’aux lieux de distribution et de consommation, se sont appuyés sur les lieux de franchissement des cours d’eau tout en développant des structures de drainage pour faciliter le passage de l’eau de surface.

Sabine Schellberg, Benoit Sittler et W. Konold ont étudié, gràce à des modèles 3- D générés par LiDAR, le fonctionnement d’anciennes prairies irriguées datant de périodes historiques dans les paysages du Rhin Supérieur.

À Paris, Sandrine Robert et Hélène Noizet dégagent les mécanismes de résilience d’un ancien méandre de la Seine comblé depuis l’Antiquité, mais dont la forme est encore bien visible dans le tracé des rues actuelles. Enfin, Martin Orgaz et Norma Ratto abordent la construction sociale des paysagesen mettant en relation l’association de sites incas avec les rivières de la région Tinogasta (Catamarca, Argentine) dont les caractéristiques optiques (la couleur rouge) a pu être un facteur  de localisation pour la construction de sites étatiques.

 

Le livre est téléchargeable

Une version papier peut être commandée à http://www.archaeopress.com


ISBN : 978-1784912871
Fiche éditeur : http://www.archaeopress.com/

Pour citer ce document

, «L'Eau Comme Morphogene dans les Paysages», CRH [En ligne], Parutions 2016, Publications,mis à jour le : 23/08/2016
,URL : http://crh.ehess.fr/index.php?5052.
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15/12/2017