Espace doctorants et docteurs |

Manifestations scientifiques doctorales 2013-2017

Il est possible pour les étudiants qui le souhaitent d'organiser des journées doctorales. En 2013, se sont notamment tenues au CRH : la journée "Sacrésliens" organisées par des doctorants du Centre d'Anthropologie Religieuse Européenne (CARE) et du Centre d'études interdisciplinaires du fait religieux (CEIFR) ; la journée des doctorants du Centre d'Etudes Juives ("Faire des études juives en France en 2013 : état des lieux et perspectives" à paraître dans laRevue des Etudes Juives), la journée "Entre le ciel et la terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance" organisée par des doctorants du Groupe d'études sur les historiographies modernes et du Centre de Recherches sur les Arts du Langage (CRAL) ou encore l'université d'été du Centre d'Etudes Byzantines Néo-Helléniques et Sud-Est Européennes à Thessalonique sur le thème "Communautés et groupes à Byzance".

Ecole doctorale

Afin de couvrir les frais que suppose l'organisation de ce type de manifestation, le ou les porteur(s) du projet peuvent solliciter une contribution de l'école doctorale.

Deux sessions d'étude des dossiers se tiennent chaque année, l'une en février- mars, l'autre en septembre-octobre, les dossiers sont soumis à la commission par les formations doctorales, (vérifier si c'est toujours pareil dans le livret Etudier à l'EHESS 2013-2014).

Pièces à fournir par les doctorants organisateurs au secrétariat de leur formation doctorale :

  • Lettre de présentation de la journée d'études ;
  • Un projet scientifique, planning ;
  • Budget détaillé ;
  • Lettre de soutien de chercheurs, d'enseignants-chercheurs.

CRH

Les rencontres (journées d'étude, colloques) organisées par les doctorants du CRH peuvent bénéficier d'une aide financière du CRH sous réserve d'examen du dossier soumis par le doctorant ou l'équipe concernés au conseil de laboratoire ; le projet inclue un programme scientifique et un budget estimatif. (à envoyer , suite aux appels par email - 2 fois par an -, par courrier à Diane Carron EHESS-CRH 190-198, avenue de France 75244 Paris cedex 13 )

Autres

Enfin les doctorants contractuels d'un LabEx ou d'un Programme de Recherches Interdisciplinaire peuvent également obtenir par ce biais un appui financier et/ou logistique

La valeur patrimoniale des économies de terroir comme modèle de développement humain

La valeur patrimoniale des économies de terroir comme modèle de développement humain

18 et 19 février - Colloque international

Présentation

Dynamiser les territoires et les terroirs à partir de leur patrimoine agri-culturel ou de leurs cultures traditionnelles à haute valeur ajoutée représente une réponse aux menaces de standardisation et de perte d’identité. C’est aussi un levier de construction d’une politique de développement durable, respectueuse de la diversité des cultures et de leurs spécificités. Pour cette raison, la préservation du patrimoine est désormais pleinement prise en compte dans la dimension culturelle du développement.

Connaître et mesurer les effets de la préservation du patrimoine sur le développement des territoires constitue, par conséquent, une préoccupation majeure des acteurs et des décideurs des politiques publiques, ainsi que des professionnels. Or, ce sont principalement les bénéfices issus de la fréquentation touristique des espaces naturels et des sites résultant d’une reconnaissance internationale, telle la Liste du patrimoine mondial, qui sont pris en compte dans les méthodes de mesure de la contribution du patrimoine au développement.

Partant du principe que cette approche ne saisit pas de manière pleinement satisfaisante tant la diversité actuelle des patrimoines des territoires que la valeur, pour le développement du territoire, du processus d’inscription sur une liste ou d’une labellisation internationale, l’association pour l’inscription des Climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’UNESCO propose de réfléchir aux politiques de développement des territoires fondées sur la préservation patrimoniale des économies de terroir.

Les objectifs sont :

  • Partager l’expression de la diversité des économies de terroir et comprendre la complexité de leurs composantes ;
  • Discuter des processus de labellisation internationale et de leur comparabilité ;
  • Encourager le transfert d’expériences en matière de labellisation internationale d’un modèle de développement agri-culturel à haute valeur ajoutée.

Pour tout renseignement complémentaire et obtenir le programme,

Colloque international organisé par L’Association pour l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’UNESCO organise, en partenariat avec le Ministère de la Culture, ICOMOS-France, la délégation permanente auprès de l’Unesco, la Chaire UNESCO « Culture, Tourisme, Développement », la Chaire Unesco « Culture et Traditions du vin » et l’Université de Bourgogne.

Lieu

Collège des Bernardins
20 rue de Poissy
75005 Paris

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Jeux éducatifs et savoirs ludiques dans l’Europe médiévale

Jeux éducatifs et savoirs ludiques dans l’Europe médiévale

23 et 24 novembre - Colloque

Présentation

Journée d’étude organisée par Francesca Aceto (EHESS) et Vanina Kopp (IHA)

L’apprentissage par le biais du jeu constitue l’une des questions les plus discutées dans la pédagogie scolaire et parascolaire actuelle. Il est donc intéressant de réfléchir sur sa mise en œuvre à d’autres époques et dans d’autres contextes culturels. Nous proposons d’étudier le rôle du ludique dans la conception et la transmission des savoirs dans l’Occident médiéval analysée dans une perspective spécifiquement éducative à partir d’une multiplicité de sources et d’approches méthodologiques et historiographiques. Ce colloque propose d’offrir un parcours chronologique et géographique vaste, de la cour de Charlemagne en passant par la France urbaine ou encore l’Italie des XVe et XVIe siècles. Une attention particulière sera réservée aux savoirs littéraires et ses techniques, de la poésie à la littérature didactique, des joutes rhétoriques aux discours des prédicateurs, des jeux de cour aux pratiques corporelles des étudiants et des jeunes.

Le colloque, articulé en deux journées d’étude, prévoit l’intervention de spécialistes (professeurs, post-docs et doctorants en fin de thèse) rattachés à plusieurs institutions nationales et internationales de recherche universitaire, provenant de la France, de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, et sera suivi d’une table ronde rassemblant des spécialistes non médiévistes, venant de la sociologie ou de l’anthropologie des jeux afin d’ouvrir le débat dans une perspective plus large. La manifestation s’inscrit dans le cadre d’un projet de collaboration scientifique conçu et organisé par Francesca Aceto, doctorante en histoire médiévale au Groupe d’anthropologie historique de l’Occident médiéval (GAHOM) à l’EHESS, et Vanina Kopp, chargée de recherches à l’Institut historique allemand et du groupe de recherche sur « La performance des jeux et des compétitions dans la sociabilité médiévale ».

 

Programme

Lundi 23 novembre 2015

13h30 Accueil

  • Thomas Maissen (IHA), Mot de bienvenue
  • Francesca Aceto (EHESS) et Vanina Kopp (IHA), Introduction

14h00–16h00 Présidence: Jacques Verger (Académie des inscriptions et belles-lettres)

  • Michele Ferrari (université d’Erlangen-Nürnberg), Le moine et les mots. Jouer au Haut Moyen Âge
  • Vanina Kopp (IHA), Les recueils de demandes d’amour. Manuels éducatif de savoir-vivre au bas Moyen Âge?
  • Sophie Caflisch (université de Zurich), Latine inter ludendum loquentur: Language Immersion through Mouvement Games in Late Medieval Europe

16h30–18h30 Présidence: Didier Lett (université Paris 7)

  • Benoît Grévin (CNRS-LAMOP), La rhétorique est-elle un jeu? Aspects ludiques et agonistiques de l’entraînement à la composition latine aux XIIIe et XIVe siècles
  • Francesca Aceto (EHESS/GAHOM), »Problèmes pour aiguiser l’esprit des jeunes«. Quelques observations sur le jeu en tant que technique intellectuelle dans le milieu italien du XVe siècle
  • Ilaria Taddei (université Pierre-Mendès-France), Jouer dans la cité des humanistes. Les confréries de jeunesse à Florence au XVe siècle

Mardi 24 novembre 2015

9h00–10h30 Présidence: Laura Kendrick (université Versailles St. Quentin)

  • Iolanda Ventura (CNRS-IRHT/université d’Orléans), Curiosité, plaisir et enseignement dans les encyclopédies entre Moyen Âge et Renaissance
  • Noëlle-Laetitia Perret (université de Fribourg), Quid est iocunditas? La place accordée au jeu dans l’éducation du prince d’après Gilles de Rome et son traducteur Guillaume (XIIIe–XIVe s.)

11h00–13h00 Présidence : Ardis Butterfield (université de Yale)

  • Alessandra Rizzi (université Ca’ Foscari Venise), Educare col gioco/rieducare al gioco: predicatori e uomini di Chiesa fra medioevo ed età moderna
  • Marianne Polo de Beaulieu/Jacques Berlioz (EHESS/CNRS),Les prédicateurs connaissaient-ils la notion de jeux éducatifs? Enquête dans quelques collections exemplaires (XIIIe–XVe s.)
  • Darwin Smith (université Paris 1/CNRS), Hypothèse sur le développement du théâtre vernaculaire dans l’université de Paris aux XIVe et XVe siècles

14h00–16h00 Table ronde présidée par Élisabeth Belmas (université Paris 13)

  • Thierry Wendling (CNRS/EHESS) et Roberte Hamayon (EPHE)

 

 

Lieu

Institut historique allemand
Hôtel Duret-de-Chevry
8, rue du Parc Royal
75003 Paris

Entre Outil et culture. Le numérique un défi pour l’historiographie ?

Entre Outil et culture. Le numérique un défi pour l’historiographie ?

1er et 2 décembre, Journées d'étude

Cette double journée d’étude est inscrite sous le signe du numérique. Terme bien embarrassant, tant il semble ressortir moins du concept que de l’attrape-tout ; tant il pointe dans une triple direction, celle de la technologie, celle de l’outil et celle de la culture : tant il évoque assurément la langue française qui le préfère à ses concurrents anglo-saxons ; tant il peine aussi à se démarquer nettement des notions voisines quoique distinctes que sont informatique, internet, web ; tant il recouvre une inclination des sciences humaines et sociales à, soit recomposer les champs disciplinaires existants, soit à en constituer un nouveau sous les noms divers d’Humanités numériques, d’Humanités digitales, ou d’Humanisme numérique. Ce qui ne va, dans un cas comme dans l’autre, pas de soi dans la mesure où théoriquement une discipline repose sur épistémologie, un paradigme, un questionnaire, une méthode, un objet, toutes choses qui, vu de loin, semble encore faire défaut au numérique.

Néanmoins une fois ces réserves évoquées, force est d’admettre que le mot numérique s’est imposé à nous sans que la question de savoir ce qui est désigné par-là ne cesse cependant de se poser. Pour Rémy Rieffel  qui suit la proposition d’un chercheur en informatique, notre monde est devenu numérique à la suite de quatre transformations fondamentales : 1/ La dissociation de l’information et de son support : 2/ la création de machines d’information très puissantes ; 3/ le développement de nouvelles sciences telles que l’informatiques et le traitement du signal ; 4/ la numérisation de l’information et l’utilisation d’algorithmes induisant in fine un bouleversement des manières de vivre et de travailler. Ces étapes mettent particulièrement en avant des transformations techniques et technologiques ; une dimension instrumentale. Mais à cet aspect technique de la référence s’ajoute une connotation forte, qui conduit à associer au « numérique » un ensemble de représentations qui le dépassent largement, ainsi que des pratiques sociales qui se créent, se développent et se comprennent sous ce terme.

A la lumière de ces différents aspects,  la grande vertu du numérique est qu’il interroge à différents niveaux. Qu’il oblige à reconsidérer des conceptions, des pratiques, des objets, des conditions de possibilités qui pour être bien établies n’en sont pas moins sujettes à l’historicité, c’est-à-dire aux conditions matérielles, économiques, politiques, intellectuelles, juridiques et spirituelles qui ont présidé à leur naissance et à leur développement. Or, si tant est que l’on conserve au matérialisme historique une certaine signification et une certaine pertinence d’analyse, il n’y pas de transformations des formes de production qui ne suscitent des transformations sociales, esthétiques, etc., et qui ne participent de la création d’une sensibilité et de représentations nouvelles. A ce titre, le numérique interroge aussi l’historiographie au point de peut-être représenter pour elle un défi. C’est à cette problématique que la journée « Entre outil et culture : le numérique un défi pour l’historiographie ? » convie.

Programme

Lieu

Lundi 1er décembre
 
EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris
 
Mardi 2 décembre
 
EHESS
Salle du Conseil A
190, avenue de France
75013 Paris

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Le Sud-Est européen au XXe siècle

Le Sud-Est européen au XXe siècle

Lundis 7 avril, 5 et 19 mai et 2 juin 2014 de 18h-20h

4 journées doctorales
du Centre d'Études Byzantines, Neo-Helléniques et du Sud- Est européen (CRH-CEBNHSEE)
 

Contacts des organisateurs
Paolo Odorico (Directeur d'études), Benjamin Saelens (Doctorant), Felipe Hernandez. (Doctorant)

Contacts des organisateurs
Paolo Odorico (Directeur d'études), Benjamin Saelens (Doctorant), Felipe Hernandez. (Doctorant)

Le Sud-Est européen suscite l’intérêt au début du XXe siècle par le défi de stabilité régionale après la disparition des régimes communistes. La transition de cette partie de l’Europe vers des sociétés plus démocratiques est un sujet de premier ordre pour les grandes puissances européennes car, à l’intérieur de sa transformation, se joue également la stabilité de l’Europe toute entière. La stratégie de l’alliance euro-atlantique (OTAN) et l’élargissement de la communauté européenne sont les deux plus grands projets que l’Europe occidentale met sur la table afin de ramener la région dans le giron de l’Europe, de reconnaître le caractère européen de ses problèmes et de leur apporter des solutions européennes. En effet, malgré leurs différences, le Sud-Est européen garde une connexion avec l’Occident facilement repérable dans l’histoire : une étroite liaison existe entre les affaires internes et la politique internationale. Quand l’Europe du Sud-Est apparaît instable, elle provoque des controverses diplomatiques entre Paris, Rome, Londres et Berlin. Et lorsque l’Europe occidentale change les frontières ou les formations étatiques, l’Europe du Sud-Est expérimente une nouvelle transformation. Cela montre que tout événement dans les Balkans ou à leur périphérie n’est pas une simple anomalie sur le corps de l’Europe mais bien un danger permanent à l’intérieur de celle-ci. Ces implications, cet entremêlement est une des caractéristiques de la permanence, de la continuité des transitions dans le Sud-Est européen.

Au cours de l’époque contemporaine, le rôle joué par l’Europe du Sud-Est dans la sphère balkanique et européenne atteint différentes fonctions historiques, politiques et géopolitiques. Elle expérimente au XIXe siècle les révolutions nationales, la suite de ces événements fut la Première Guerre mondiale. La conséquence immédiate de cette dernière est la fin des empires et le redécoupage des frontières et, par conséquent, les structures socio-politiques et du pouvoir se modifient. Entre les deux guerres, elle est terre propice aux pouvoirs autoritaires La Seconde Guerre mondiale transforme à nouveau cet espace. La fin de la Guerre mondiale fait de cet espace un élément important dans la structure communiste de la deuxième partie du XXe siècle. À nouveau, afin de se tourner vers l’avenir, les pouvoirs communistes considèrent qu’un changement dans l’ensemble de l’organisation sociale doit avoir lieu. La division antagoniste de la Guerre froide fait de ce territoire, d’un côté, une sortie à la lutte idéologique entre l’Est et l’Ouest, et de l’autre, le territoire où se heurtent les intérêts politiques américains et soviétiques. La transition économique et politique après la chute du mur de Berlin n’est pas homogène sur tout le territoire. Tandis qu’un nombre de pays de cet espace abandonne la structure communiste sous accords et/ou révolutions populaires, un autre plonge dans la violence guerrière.

Malgré ces transformations et la présence quasi-constante de pouvoirs autoritaires, l’hétérogénéité intellectuelle et les réseaux qui se tissent avec plusieurs pays en Occident perdurent. Tout au long du XIXe siècle, des événements de changement radical des structures de la société ont inspiré les révolutions de caractère national. Les bases théoriques des Lumières, la Révolution Française de 1789, le Printemps des Peuples de 1848 ont influencé les élites intellectuelles et les mouvements sociaux dans leurs projets de transformation. Au XXe siècle, notamment la France, l’Allemagne, et les Etats-Unis forment avec l’Europe du Sud-Est un carrefour intellectuel qui influence incontestablement la formation des élites. Il se développe d’importants mouvements littéraires, picturaux et artistiques ; la Grèce et la Serbie sont les deux premiers pays à importer le surréalisme français et à créer une nouvelle branche d’interprétation esthétique.

D’autre part, la philosophie de l’École de Francfort joue un rôle primordial en Croatie et en Slovénie. Les écrivains autour de Jen-Paul Sartre, l’École des Annales de Fernand Braudel, le mouvement contestataire de Mai 68, le cinéma et le théâtre français sont quelques exemples du dialogue culturel entre « deux Europe » sur un sol instable de conflits idéologiques, de pouvoir et de création culturelle. Deux particularités peuvent être tirées de ces différents contextes. D’un côté, le Sud-Est européen se présente comme un espace où l’histoire s’accumule par la quantité des événements qui s’y produisent et la vitesse à laquelle ils se transforment. D’un autre côté, les processus (nationaux, étatiques ou politiques) qui ont marqué l’Europe au XIXe et au XXe siècles continuent en grande partie dans le Sud-Est européen jusqu’à aujourd’hui.

Cette zone est au carrefour de différents espaces, de différents mondes : entre Europe, Asie et Méditerranée. De par sa position géographique, le Sud-Est européen est le lieu où différentes influences se rencontrent et se mêlent, c’est une aire qui fait office de pont, de point de rencontre entre les cultures, les idéologies, les religions. Ce nombre d’interactions fait du Sud-Est européen un sujet d’études vaste en lui-même, mais aussi dans son rapport à l’autre. Ces interactions nombreuses sont une des caractéristiques importantes du Sud-Est européen et, de ce fait, les conjonctures en Europe occidentale, en Europe centrale, en Asie mineure, en Russie, aux Etats-Unis, dans le monde méditerranéen ont toujours des répercussions dans cette aire géographique. Les différentes interventions aborderont précisément cette thématique des influences, endogènes et/ou exogènes, dans le Sud-Est européen au travers d’aspects historiques, idéologiques, économiques, culturels ou encore linguistiques.

Science : savoirs et sagesses au Moyen Âge

Science : savoirs et sagesses au Moyen Âge

Mercredi 14 et jeudi 15 mai, Journées d'étude

L'association "Studium" des jeunes chercheurs en philosophie médiévale organise deux journées d'étude sur le thème "Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge" les 14 et 15 mai 2014.

Peut-on parler de science médiévale ? Loin de mettre en question l’existence effective de sciences plurielles au Moyen Âge, le thème de cette journée d’étude interroge le critère de scientificité et la méthode propre aux sciences médiévales, et leurs limites intrinsèques.

Le second enjeu de ces journées est de repenser l’articulation entre science et sagesse, théorie et pratique dans la pensée médiévale. Comment s’ordonnent la vérité et le bien, autrement dit le connaître et l’agir ?

In fine, c’est la philosophie au Moyen Âge, recherche de la vérité et quête de la sagesse, que met en questions « Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge ».

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Études juives francophones. Orientations et perspectives

Études juives francophones. Orientations et perspectives

28 mai de 9h-17h, Journée doctorale

Les études juives du CRH de l’Ehess organisent avec la Société des Études juives une rencontre des étudiants francophones. Il s’agira, pour la deuxième année, de mesurer l'importance des études juives en langue française, d'en repérer les tendances et d’en favoriser la promotion.
La journée se terminera par la remise du Prix de thèses en études juives, délivré par la Société des études juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2013).

Programme

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Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Mardi 3 juin de 9h15-18h, Journée doctorale

Le lien est, au sens propre, ce qui entrave, ce qui contraint, mais c’est aussi ce qui unit, affectivement, moralement, socialement, les individus entre eux. Selon une étymologie controversée, le lien serait à l’origine de la religion (re-ligare). Que ce soit dans le lien à la divinité, à la transcendance, au groupe ou à l’autre, la construction d’une relation constitue un élément essentiel du fait religieux. La diversité des liens

développés par les individus appelle donc à s’interroger, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique, sur la façon dont l’individu et le groupe construisent leur rapport à l’objet de croyance.

Programme

Lieu :

EHESS
Salle du Conseil B
190, avenue de France
75013 Paris

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Protections versus Sociétés. Amérique Latine XIXe-XXe siècles

Protections versus Sociétés. Amérique Latine XIXe-XXe siècles

Jeudi 4 décembre de 13h-18h, Journée d'étude

Présentation

L’objectif de la journée est d’analyser la construction des  systèmes de protection sociale en Amérique latine aux XIXe et XXe siècles. Il s’agit d’apporter de nouveaux regards au sujet des protections et des sociétés qu’elles défendent, en étudiant l’incidence des phénomènes tels que la migration, le travail et le processus d'industrialisation. Cette journée invite donc à réviser de manière critique les avancées de la sociologie de la sécurité sociale et le vaste champ de recherche qu’elles ont ouvert en ce qui concerne les risques et les populations vulnérables.

Programme

Lieu

EHESS (Salle 015)
190-198, avenue de France
75013 Paris

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Entre ciel et terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance

Entre ciel et terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance

10 juin 2013

Né dans le sillage humaniste, le projet cosmographique a connu son apogée et son déclin en Europe entre le XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle. Pendant sa courte existence, ce projet a cherché à décrire la totalité et la diversité du monde à partir des cercles de la sphère céleste. Pour ce faire, les cosmographes ont mobilisé différents savoirs, traditions et pratiques. Cette journée d’étude propose d’interroger cette hétérogénéité dans son contexte historique de production à partir de quatre axes thématiques.

I. Acteurs et lieux de production

Des universités à la cour du roi, des Académies au cabinet du savant, en passant par les bateaux des marins et les missions religieuses, différents acteurs produisent, diffusent et font circuler les cosmographies dans un grand éventail d’espaces. Quelles ont été les implications de cette géographie du savoir cosmographique sur ses contenus et ses styles ?

II. L’articulation des savoirs

Les traités de cosmographie ont essayé d’agencer les savoirs hérités de l’Antiquité et du Moyen Âge (arts libéraux, philosophie et histoire naturelle, théologie et chroniques) et les nouvelles expériences issues de l’exploration de terrain propre aux voyages et aux grandes navigations. De quelle manière ces savoirs et pratiques ont-ils été articulés dans les cosmographies?

III. Les enjeux politiques de la représentation du monde

Le développement d’une grande partie du savoir cosmographique peut être appréhendé dans sa relation avec le processus d’expansion des monarchies européennes. Il suffit de penser au désir de Pedro de Medina de tracer l’image du monde à la mesure de la Monarchie Universelle, à André Thevet et au projet de la France Antarctique ou à Guillaume Le Testu et à sa participation aux expéditions de Francis Drake. Quels sont les enjeux géopolitiques des cosmographies et de quelle façon les relèvent-elles ?

IV. Rayonnements de la cosmographie

Les motifs, sujets et approches cosmographiques se retrouvent non seulement au sein des traités, des instruments de navigation ou des matériaux cartographiques, mais également dans des livres d’emblèmes, des méditations philosophiques, des traités médicaux, des traités d’art, des tableaux ou encore des textes littéraires. De la sorte, l’un des intérêts de revenir sur la cosmographie réside dans la possibilité d’aborder ses différents investissements. Quels furent les tenants et les aboutissements des déclinaisons culturelles des objets cosmographiques?

Programme

Organisateurs
Leonardo Ariel Carrió Cataldi (EHESS/SUM, CRH) leonardo.carrio@ehess.fr
Andrés Vélez Posada (EHESS, CRAL)avelezpo@ehess.fr

Sacrés liens ! Etudier les liens en sciences sociales des religions

Sacrés liens ! Etudier les liens en sciences sociales des religions

21 mai 2013

Le lien est, au sens propre, ce qui entrave, ce qui contraint, mais c'est aussi ce qui unit, affectivement, moralement, socialement, les individus entre eux. Selon une étymologie controversée, le lien serait à l'origine de la religion (religarè). Que ce soit dans le lien à la divinité, à la transcendance, au groupe ou à l'autre, la construction d'une relation constitue un élément essentiel du fait religieux. La diversité des liens développés par les individus appelle donc à s'interroger, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique, sur la façon dont l'individu et le groupe construisent leur rapport a l'objet de croyance.

 

Comité scientifîque :
Léo Botton (EHESS. LabExHaSTEC)
Cecilia Calheiros (EHESS)
Axelle Neyrinck (EHESS, LabEx HASTEC)
Alexandre Tchao (EHESS, SMS di Pisa).

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La diversité comme marqueur de la temporalité de la ville

La diversité comme marqueur de la temporalité de la ville

1er-2 juin - Colloque

Présentation

La conférence de l'International Students of History Association (ISHA) de juin 2016 sera axée sur la question de la temporalité de la ville par l'approche de la diversité comme outil d'analyse. Notre argumentaire s'inspire de la sociologie de la ville ainsi que de travaux contemporains sur le renouvellement urbain et son influence sur « l'habiter ».

Dans « Urbanism as a way of life », Louis Wirth (1938) propose une définition de la ville comprenant des critères spatiaux, sociaux, temporels : un espace relativement important et dense, habité et occupé de manière permanente par des groupes et des individus aux caractéristiques hétérogènes. Jacques Lévy (2003), dans sa définition de la diversité, indique qu'elle est comprise comme le « rapport entre le niveau d'hétérogénéité des réalités coprésentes dans un espace donné et celui existant dans un espace englobant qui sert de référent ». Il reprend ensuite les concepts de Wirth pour donner trois catégories de diversité : la composition en groupes sociaux, les activités productives et les fonctions. Les fonctions de la ville sont définies par la combinaison des relations entre la composition sociologique et les activités avec lesquelles elle est en lien (Marcel Roncayolo, 1990). La ville n'est alors plus seulement considérée compte tenu de son aspect physique ou sociologique mais bien dans la production d'un espace diversifié par rapport à l'espace de référence qui l'englobe. Cet argumentaire pose de nombreuses questions tout autant qu'il ouvre de nombreuses portes.

Le principal problème que soulève cette définition est sa portée pratique : comment observer, comment mesurer la diversité ? Lévy propose de se concentrer sur deux phénomènes : la coprésence et les interrelations. Un territoire divers serait un espace sur lequel de nombreux groupes et de nombreuses activités coexistent et sont plus ou moins en relations entre-eux. La fonction de ce territoire peut se lire en mesurant les activités par l'orientation de leurs productions (vers le territoire en question ou vers l'extérieur). La coprésence d'individus, de groupes et d'activités hétérogènes n'induit pas nécessairement la formation de relations et donc de diversité. Un espace peut se caractériser par une immense densité d'activités sans que celles-ci ne soient reliées.

En considérant cela, plusieurs pistes sont envisageables. La composition physique du territoire, par la stratification des époques, des fonctions, des activités et des groupes qui les ont habités, impose de porter un regard à la fois historique sur ce qui compose l'urbain mais aussi une analyse diachronique de l'occupation de ces espaces. La ville moderne met en avant les fonctions économiques (Halbwachs, 1938), jusqu'à créer des places financières qui ne forment plus une ville au sens sociologique, mais une zone comportant une activité quasi-unique (La Défense, La City, Syllicon Valley). L'urbain porte en lui les traces de ces espaces qui ont eu, à une époque, une vocation monofonctionnelle. Il s'agit donc de distinguer, à l'instar de Magnaghi (Alberto Magnaghi, 2000) entre métropole et grande ville, l'urbain de la ville à partir de leur composition et de leur fonction. La ville serait une composante plus hétérogène de l'urbain, mêlant des activités et des fonctions diverses en une combinaison propice à favoriser différentes formes de diversités en un même espace.

Les villes européennes, par la coprésence de multiples formes d’habitats et d’activités, présentent une diversité plus forte dans leurs centres-villes que dans leurs banlieues et zones péri-urbaines. La présence concomitante de fonctions politiques, religieuses, commerciales ou résidentielles dans des villes qui accueillent à la fois des populations de plus en plus aisées et des populations précarisées concentrées dans certains quartiers (par choix politique ou permanence de l’insalubrité) entraîne les conditions d’une potentielle diversité. L'analyse des relations, des échanges, des espaces de rencontre, permet au chercheur de rendre compte dans le temps de la réalisation de cette potentialité.

Axe 1 : Méthodologique : Comment observe-t-on la diversité ?

La principale difficulté de l'argumentaire déployé ci-dessus est son application concrète. Comment procéder à l'observation et à la mesure de la diversité d'un territoire à partir de catégories spatiales et temporelles ? En suivant notre propos, une possibilité consisterait à faire la comparaison, sur critères prédéfinis, de la diversité observée sur un espace et celle observée sur l'espace plus globale qui l'enserre. Cela se résume à analyser la différence des hétérogénéités territoriales. Il semble cependant plus pertinent d'introduire les notions de coprésences et de cospatialités qui renvoient à l'étude des relations entre les éléments qui composent le territoire (Lewis Mumford, 1960).

De plus, ces relations évoluent avec la transformation du rôle des acteurs et des modes de productions, ce qui entraîne une mutation de la ville qui est plus ou moins visible. Cette transformation peut potentiellement diminuer la diversité d'un espace relativement à l'espace qui le comprend. Assiste-t-on alors à un déplacement de la ville ? Peut-on expliquer ce phénomène par la métaphore des vases communicants ou est-ce un déplacement visible sur le territoire par la reconversion progressive des espaces adjacents ?

Axe 2  : Patrimonialisation, rénovation et diversification de la ville

Dans l’avant-propos de son ouvrage Lectures de ville, Marcel Roncayolo (2002),  rappelle que le temps de la ville est pluriel (fabrication, usages, pratiques) et que celle-ci évolue à des rythmes syncopés et dans des temporalités différentes. La patrimonialisation est une de ces pratiques qui joue avec le temps de la ville : elle tente de le figer en certains lieux. C’est une activité primordiale, car elle donne sens à la ville en rendant visibles différentes strates temporelles par une diversité architecturale plus ou moins importante. Mais cette diversité esthétique produit aussi souvent une homogénéité sociale par la gentrification qui l’accompagne (Hovig Ter Minassian, 2012). On peut alors se demander s’il est possible de comprendre la coprésence d'architectures de différentes époques comme une marque de toutes les diversités ? En parallèle de la patrimonialisation, une autre activité qui joue avec le temps de la ville : la rénovation urbaine. Cette dernière cherche à actualiser la ville, à la rendre plus adaptée au temps présent. Les opérations de rénovations urbaines qui ont lieu aujourd’hui partent du constat de l’échec du fonctionnalisme. Contourner le fonctionnalisme a été en premier lieu une entreprise théorique, menée d’abord par François Choay (1980) qui souhaitait redonner place à l’histoire, aux mots et aux symboles dans l’étude des villes. Celle-ci a ensuite basculée dans le domaine pratique. On peut le voir par exemple avec Magnaghi (2000) qui dans le projet local critique le statut de résident qui nous est conféré par les métropoles au profit de celui d’habitant, c’est-à-dire un individu impliqué dans son échelon local. Si ces deux auteurs n’évoquent pas la diversité, leurs réflexions peuvent nourrir nos questionnements sur la création de la diversité. Les politiques publiques sont-elles en mesure de créer des formes architecturales et urbanistiques qui font ville, où ne peuvent-elles produire que de l’urbain ? Commet contourner le fonctionnalisme sur le terrain et réinjecter de la diversité dans les espaces qui en sont dépourvus ? Enfin, est-il possible de recréer de la diversité en proposant un mode d’habiter différent et peut-être par des politiques publiques renouvelées, moins top-down et plus bottom-up, à l’échelle locale, comme le propose Magnaghi.

Axe 3 : La diversité des villes et les formes de l’habiter: villes éphémères, villes utopiques, villes nomades

La définition de la ville comme un habitat a été proposée par Max Weber (1921). Cette notion a été utilisée pour décrire la ville et le territoire depuis différents regards : géographiques, sociologiques, historiques, et philosophiques (Paquot et al, 2007). A partir du moment ou les villes sont fondées, elles deviennent une utopie, un mythe, elles nourrissent l’imaginaire urbain et concentrent les rêves, les attentes et les souhaits de leurs habitants. Les événements historiques comme les guerres et les catastrophes naturelles - tremblements de terre, incendies, ou tsunamis -, ont pu avoir des conséquences importantes sur la configuration urbaine. Le paysage de la ville peut changer radicalement, elles peuvent être ruinées et complètement reconstruites sur le même emplacement, démontrant ainsi leur résilience. Dans d'autres cas, les villes ont pu être déplacée et refondées ailleurs (Alain Musset, 2002). Mais la diversité des villes ne peut pas être tout simplement attribuée au hasard. Les politiques publiques jouent un rôle fondamental sur transformation constante des villes et leurs fonctions. Les limites de la ville s’élargissent, les frontières entre les différents quartiers se confondent avec les nouvelles frontières urbaines. La localisation des logements sociaux, le prix du loyer, la définition de zones prioritaires, entre autres, marquent l’hétérogénéité mais parfois aussi la ségrégation socio-spatiale. Néanmoins, les habitants ne sont pas toujours muets et inactifs, ils peuvent tenter de prendre leur « droit à la ville », changeant par leurs actions le paysage urbain avec la création d'activités au-delà de la seule habitation : loisirs, commerce, lieux artistiques....

Cet axe se concentre sur une approche simultanée de la diversité des villes et de la diversité dans la ville. Si à l'échelle d'un quartier, la ville peut connaître une forte hétérogénéité de son activité et de son habitat, cette diversité peut se déplacer, se mouvoir dans le temps et dans l'espace. De ce fait, la ville, dans le cadre où elle est le lieu de la diversité, peut se déplacer, changer et muter. La ville n'est pas figée, ni fixée à un territoire bâtit particulier. Mais alors, comment peut-on analyser les mouvements de la ville ? Peut-on prévoir son déplacement ? Comment distinguer la ville – selon la définition que nous avons développée plus haut -, de l'habiter ?

Version anglaise

Comité organisateur : Alexandre Faure (CRH-EHESS), Cédric Gottfried (CNAM-ICOMOS France), Alexandra Leonzini (Freie Universität Berlin), Sofia Perez (CRH-EHESS), Clara Peterlik (Sciences Po), Séveric Yersin (Université de Lausanne) et Lilla Zámbó (CRH-EHESS)

Contact : isha.paris.ge@gmail.com

Programme

Lieu

1er juin de 9h30-11h
Salle des Malassis,
36, rue Pierre et Marie Curie
93170 Bagnolet

1er juin de 14h30-16h
Salle du Bureau d'information Jeunesse
60, rue Franklin
93100 Montreuil-sous-Bois

2 juin de 9h-12h
EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

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Dernière modification :
19/07/2017