Espace doctorants et docteurs |

Manifestations scientifiques doctorales 2013-2019

Il est possible pour les étudiants qui le souhaitent d'organiser des journées doctorales. En 2013, se sont notamment tenues au CRH : la journée "Sacrésliens" organisées par des doctorants du Centre d'Anthropologie Religieuse Européenne (CARE) et du Centre d'études interdisciplinaires du fait religieux (CEIFR) ; la journée des doctorants du Centre d'Etudes Juives ("Faire des études juives en France en 2013 : état des lieux et perspectives" à paraître dans laRevue des Etudes Juives), la journée "Entre le ciel et la terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance" organisée par des doctorants du Groupe d'études sur les historiographies modernes et du Centre de Recherches sur les Arts du Langage (CRAL) ou encore l'université d'été du Centre d'Etudes Byzantines Néo-Helléniques et Sud-Est Européennes à Thessalonique sur le thème "Communautés et groupes à Byzance".

Ecole doctorale

Afin de couvrir les frais que suppose l'organisation de ce type de manifestation, le ou les porteur(s) du projet peuvent solliciter une contribution de l'école doctorale.

Deux sessions d'étude des dossiers se tiennent chaque année, l'une en février- mars, l'autre en septembre-octobre, les dossiers sont soumis à la commission par les formations doctorales, (vérifier si c'est toujours pareil dans le livret Etudier à l'EHESS 2013-2014).

Pièces à fournir par les doctorants organisateurs au secrétariat de leur formation doctorale :

  • Lettre de présentation de la journée d'études ;
  • Un projet scientifique, planning ;
  • Budget détaillé ;
  • Lettre de soutien de chercheurs, d'enseignants-chercheurs.

CRH

Les rencontres (journées d'étude, colloques) organisées par les doctorants du CRH peuvent bénéficier d'une aide financière du CRH sous réserve d'examen du dossier soumis par le doctorant ou l'équipe concernés au conseil de laboratoire ; le projet inclue un programme scientifique et un budget estimatif. (à envoyer , suite aux appels par email - 2 fois par an -, par courrier à Diane Carron EHESS-CRH 190-198, avenue de France 75244 Paris cedex 13 )

Autres

Enfin les doctorants contractuels d'un LabEx ou d'un Programme de Recherches Interdisciplinaire peuvent également obtenir par ce biais un appui financier et/ou logistique

La valeur patrimoniale des économies de terroir comme modèle de développement humain

La valeur patrimoniale des économies de terroir comme modèle de développement humain

18 et 19 février - Colloque international

Présentation

Dynamiser les territoires et les terroirs à partir de leur patrimoine agri-culturel ou de leurs cultures traditionnelles à haute valeur ajoutée représente une réponse aux menaces de standardisation et de perte d’identité. C’est aussi un levier de construction d’une politique de développement durable, respectueuse de la diversité des cultures et de leurs spécificités. Pour cette raison, la préservation du patrimoine est désormais pleinement prise en compte dans la dimension culturelle du développement.

Connaître et mesurer les effets de la préservation du patrimoine sur le développement des territoires constitue, par conséquent, une préoccupation majeure des acteurs et des décideurs des politiques publiques, ainsi que des professionnels. Or, ce sont principalement les bénéfices issus de la fréquentation touristique des espaces naturels et des sites résultant d’une reconnaissance internationale, telle la Liste du patrimoine mondial, qui sont pris en compte dans les méthodes de mesure de la contribution du patrimoine au développement.

Partant du principe que cette approche ne saisit pas de manière pleinement satisfaisante tant la diversité actuelle des patrimoines des territoires que la valeur, pour le développement du territoire, du processus d’inscription sur une liste ou d’une labellisation internationale, l’association pour l’inscription des Climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’UNESCO propose de réfléchir aux politiques de développement des territoires fondées sur la préservation patrimoniale des économies de terroir.

Les objectifs sont :

  • Partager l’expression de la diversité des économies de terroir et comprendre la complexité de leurs composantes ;
  • Discuter des processus de labellisation internationale et de leur comparabilité ;
  • Encourager le transfert d’expériences en matière de labellisation internationale d’un modèle de développement agri-culturel à haute valeur ajoutée.

Pour tout renseignement complémentaire et obtenir le programme,

Colloque international organisé par L’Association pour l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’UNESCO organise, en partenariat avec le Ministère de la Culture, ICOMOS-France, la délégation permanente auprès de l’Unesco, la Chaire UNESCO « Culture, Tourisme, Développement », la Chaire Unesco « Culture et Traditions du vin » et l’Université de Bourgogne.

Lieu

Collège des Bernardins
20 rue de Poissy
75005 Paris

Jeux éducatifs et savoirs ludiques dans l’Europe médiévale

Jeux éducatifs et savoirs ludiques dans l’Europe médiévale

23 et 24 novembre - Colloque

Présentation

Journée d’étude organisée par Francesca Aceto (EHESS) et Vanina Kopp (IHA)

L’apprentissage par le biais du jeu constitue l’une des questions les plus discutées dans la pédagogie scolaire et parascolaire actuelle. Il est donc intéressant de réfléchir sur sa mise en œuvre à d’autres époques et dans d’autres contextes culturels. Nous proposons d’étudier le rôle du ludique dans la conception et la transmission des savoirs dans l’Occident médiéval analysée dans une perspective spécifiquement éducative à partir d’une multiplicité de sources et d’approches méthodologiques et historiographiques. Ce colloque propose d’offrir un parcours chronologique et géographique vaste, de la cour de Charlemagne en passant par la France urbaine ou encore l’Italie des XVe et XVIe siècles. Une attention particulière sera réservée aux savoirs littéraires et ses techniques, de la poésie à la littérature didactique, des joutes rhétoriques aux discours des prédicateurs, des jeux de cour aux pratiques corporelles des étudiants et des jeunes.

Le colloque, articulé en deux journées d’étude, prévoit l’intervention de spécialistes (professeurs, post-docs et doctorants en fin de thèse) rattachés à plusieurs institutions nationales et internationales de recherche universitaire, provenant de la France, de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, et sera suivi d’une table ronde rassemblant des spécialistes non médiévistes, venant de la sociologie ou de l’anthropologie des jeux afin d’ouvrir le débat dans une perspective plus large. La manifestation s’inscrit dans le cadre d’un projet de collaboration scientifique conçu et organisé par Francesca Aceto, doctorante en histoire médiévale au Groupe d’anthropologie historique de l’Occident médiéval (GAHOM) à l’EHESS, et Vanina Kopp, chargée de recherches à l’Institut historique allemand et du groupe de recherche sur « La performance des jeux et des compétitions dans la sociabilité médiévale ».

 

Programme

Lundi 23 novembre 2015

13h30 Accueil

  • Thomas Maissen (IHA), Mot de bienvenue
  • Francesca Aceto (EHESS) et Vanina Kopp (IHA), Introduction

14h00–16h00 Présidence: Jacques Verger (Académie des inscriptions et belles-lettres)

  • Michele Ferrari (université d’Erlangen-Nürnberg), Le moine et les mots. Jouer au Haut Moyen Âge
  • Vanina Kopp (IHA), Les recueils de demandes d’amour. Manuels éducatif de savoir-vivre au bas Moyen Âge?
  • Sophie Caflisch (université de Zurich), Latine inter ludendum loquentur: Language Immersion through Mouvement Games in Late Medieval Europe

16h30–18h30 Présidence: Didier Lett (université Paris 7)

  • Benoît Grévin (CNRS-LAMOP), La rhétorique est-elle un jeu? Aspects ludiques et agonistiques de l’entraînement à la composition latine aux XIIIe et XIVe siècles
  • Francesca Aceto (EHESS/GAHOM), »Problèmes pour aiguiser l’esprit des jeunes«. Quelques observations sur le jeu en tant que technique intellectuelle dans le milieu italien du XVe siècle
  • Ilaria Taddei (université Pierre-Mendès-France), Jouer dans la cité des humanistes. Les confréries de jeunesse à Florence au XVe siècle

Mardi 24 novembre 2015

9h00–10h30 Présidence: Laura Kendrick (université Versailles St. Quentin)

  • Iolanda Ventura (CNRS-IRHT/université d’Orléans), Curiosité, plaisir et enseignement dans les encyclopédies entre Moyen Âge et Renaissance
  • Noëlle-Laetitia Perret (université de Fribourg), Quid est iocunditas? La place accordée au jeu dans l’éducation du prince d’après Gilles de Rome et son traducteur Guillaume (XIIIe–XIVe s.)

11h00–13h00 Présidence : Ardis Butterfield (université de Yale)

  • Alessandra Rizzi (université Ca’ Foscari Venise), Educare col gioco/rieducare al gioco: predicatori e uomini di Chiesa fra medioevo ed età moderna
  • Marianne Polo de Beaulieu/Jacques Berlioz (EHESS/CNRS),Les prédicateurs connaissaient-ils la notion de jeux éducatifs? Enquête dans quelques collections exemplaires (XIIIe–XVe s.)
  • Darwin Smith (université Paris 1/CNRS), Hypothèse sur le développement du théâtre vernaculaire dans l’université de Paris aux XIVe et XVe siècles

14h00–16h00 Table ronde présidée par Élisabeth Belmas (université Paris 13)

  • Thierry Wendling (CNRS/EHESS) et Roberte Hamayon (EPHE)

 

 

Lieu

Institut historique allemand
Hôtel Duret-de-Chevry
8, rue du Parc Royal
75003 Paris

Entre Outil et culture. Le numérique un défi pour l’historiographie ?

Entre Outil et culture. Le numérique un défi pour l’historiographie ?

1er et 2 décembre, Journées d'étude

Cette double journée d’étude est inscrite sous le signe du numérique. Terme bien embarrassant, tant il semble ressortir moins du concept que de l’attrape-tout ; tant il pointe dans une triple direction, celle de la technologie, celle de l’outil et celle de la culture : tant il évoque assurément la langue française qui le préfère à ses concurrents anglo-saxons ; tant il peine aussi à se démarquer nettement des notions voisines quoique distinctes que sont informatique, internet, web ; tant il recouvre une inclination des sciences humaines et sociales à, soit recomposer les champs disciplinaires existants, soit à en constituer un nouveau sous les noms divers d’Humanités numériques, d’Humanités digitales, ou d’Humanisme numérique. Ce qui ne va, dans un cas comme dans l’autre, pas de soi dans la mesure où théoriquement une discipline repose sur épistémologie, un paradigme, un questionnaire, une méthode, un objet, toutes choses qui, vu de loin, semble encore faire défaut au numérique.

Néanmoins une fois ces réserves évoquées, force est d’admettre que le mot numérique s’est imposé à nous sans que la question de savoir ce qui est désigné par-là ne cesse cependant de se poser. Pour Rémy Rieffel  qui suit la proposition d’un chercheur en informatique, notre monde est devenu numérique à la suite de quatre transformations fondamentales : 1/ La dissociation de l’information et de son support : 2/ la création de machines d’information très puissantes ; 3/ le développement de nouvelles sciences telles que l’informatiques et le traitement du signal ; 4/ la numérisation de l’information et l’utilisation d’algorithmes induisant in fine un bouleversement des manières de vivre et de travailler. Ces étapes mettent particulièrement en avant des transformations techniques et technologiques ; une dimension instrumentale. Mais à cet aspect technique de la référence s’ajoute une connotation forte, qui conduit à associer au « numérique » un ensemble de représentations qui le dépassent largement, ainsi que des pratiques sociales qui se créent, se développent et se comprennent sous ce terme.

A la lumière de ces différents aspects,  la grande vertu du numérique est qu’il interroge à différents niveaux. Qu’il oblige à reconsidérer des conceptions, des pratiques, des objets, des conditions de possibilités qui pour être bien établies n’en sont pas moins sujettes à l’historicité, c’est-à-dire aux conditions matérielles, économiques, politiques, intellectuelles, juridiques et spirituelles qui ont présidé à leur naissance et à leur développement. Or, si tant est que l’on conserve au matérialisme historique une certaine signification et une certaine pertinence d’analyse, il n’y pas de transformations des formes de production qui ne suscitent des transformations sociales, esthétiques, etc., et qui ne participent de la création d’une sensibilité et de représentations nouvelles. A ce titre, le numérique interroge aussi l’historiographie au point de peut-être représenter pour elle un défi. C’est à cette problématique que la journée « Entre outil et culture : le numérique un défi pour l’historiographie ? » convie.

Programme

Lieu

Lundi 1er décembre
 
EHESS
Salle Jean-Pierre Vernant
190, avenue de France
75013 Paris
 
Mardi 2 décembre
 
EHESS
Salle du Conseil A
190, avenue de France
75013 Paris
Le Sud-Est européen au XXe siècle

Le Sud-Est européen au XXe siècle

Lundis 7 avril, 5 et 19 mai et 2 juin 2014 de 18h-20h

4 journées doctorales
du Centre d'Études Byzantines, Neo-Helléniques et du Sud- Est européen (CRH-CEBNHSEE)
 

Contacts des organisateurs
Paolo Odorico (Directeur d'études), Benjamin Saelens (Doctorant), Felipe Hernandez. (Doctorant)

Contacts des organisateurs
Paolo Odorico (Directeur d'études), Benjamin Saelens (Doctorant), Felipe Hernandez. (Doctorant)

Le Sud-Est européen suscite l’intérêt au début du XXe siècle par le défi de stabilité régionale après la disparition des régimes communistes. La transition de cette partie de l’Europe vers des sociétés plus démocratiques est un sujet de premier ordre pour les grandes puissances européennes car, à l’intérieur de sa transformation, se joue également la stabilité de l’Europe toute entière. La stratégie de l’alliance euro-atlantique (OTAN) et l’élargissement de la communauté européenne sont les deux plus grands projets que l’Europe occidentale met sur la table afin de ramener la région dans le giron de l’Europe, de reconnaître le caractère européen de ses problèmes et de leur apporter des solutions européennes. En effet, malgré leurs différences, le Sud-Est européen garde une connexion avec l’Occident facilement repérable dans l’histoire : une étroite liaison existe entre les affaires internes et la politique internationale. Quand l’Europe du Sud-Est apparaît instable, elle provoque des controverses diplomatiques entre Paris, Rome, Londres et Berlin. Et lorsque l’Europe occidentale change les frontières ou les formations étatiques, l’Europe du Sud-Est expérimente une nouvelle transformation. Cela montre que tout événement dans les Balkans ou à leur périphérie n’est pas une simple anomalie sur le corps de l’Europe mais bien un danger permanent à l’intérieur de celle-ci. Ces implications, cet entremêlement est une des caractéristiques de la permanence, de la continuité des transitions dans le Sud-Est européen.

Au cours de l’époque contemporaine, le rôle joué par l’Europe du Sud-Est dans la sphère balkanique et européenne atteint différentes fonctions historiques, politiques et géopolitiques. Elle expérimente au XIXe siècle les révolutions nationales, la suite de ces événements fut la Première Guerre mondiale. La conséquence immédiate de cette dernière est la fin des empires et le redécoupage des frontières et, par conséquent, les structures socio-politiques et du pouvoir se modifient. Entre les deux guerres, elle est terre propice aux pouvoirs autoritaires La Seconde Guerre mondiale transforme à nouveau cet espace. La fin de la Guerre mondiale fait de cet espace un élément important dans la structure communiste de la deuxième partie du XXe siècle. À nouveau, afin de se tourner vers l’avenir, les pouvoirs communistes considèrent qu’un changement dans l’ensemble de l’organisation sociale doit avoir lieu. La division antagoniste de la Guerre froide fait de ce territoire, d’un côté, une sortie à la lutte idéologique entre l’Est et l’Ouest, et de l’autre, le territoire où se heurtent les intérêts politiques américains et soviétiques. La transition économique et politique après la chute du mur de Berlin n’est pas homogène sur tout le territoire. Tandis qu’un nombre de pays de cet espace abandonne la structure communiste sous accords et/ou révolutions populaires, un autre plonge dans la violence guerrière.

Malgré ces transformations et la présence quasi-constante de pouvoirs autoritaires, l’hétérogénéité intellectuelle et les réseaux qui se tissent avec plusieurs pays en Occident perdurent. Tout au long du XIXe siècle, des événements de changement radical des structures de la société ont inspiré les révolutions de caractère national. Les bases théoriques des Lumières, la Révolution Française de 1789, le Printemps des Peuples de 1848 ont influencé les élites intellectuelles et les mouvements sociaux dans leurs projets de transformation. Au XXe siècle, notamment la France, l’Allemagne, et les Etats-Unis forment avec l’Europe du Sud-Est un carrefour intellectuel qui influence incontestablement la formation des élites. Il se développe d’importants mouvements littéraires, picturaux et artistiques ; la Grèce et la Serbie sont les deux premiers pays à importer le surréalisme français et à créer une nouvelle branche d’interprétation esthétique.

D’autre part, la philosophie de l’École de Francfort joue un rôle primordial en Croatie et en Slovénie. Les écrivains autour de Jen-Paul Sartre, l’École des Annales de Fernand Braudel, le mouvement contestataire de Mai 68, le cinéma et le théâtre français sont quelques exemples du dialogue culturel entre « deux Europe » sur un sol instable de conflits idéologiques, de pouvoir et de création culturelle. Deux particularités peuvent être tirées de ces différents contextes. D’un côté, le Sud-Est européen se présente comme un espace où l’histoire s’accumule par la quantité des événements qui s’y produisent et la vitesse à laquelle ils se transforment. D’un autre côté, les processus (nationaux, étatiques ou politiques) qui ont marqué l’Europe au XIXe et au XXe siècles continuent en grande partie dans le Sud-Est européen jusqu’à aujourd’hui.

Cette zone est au carrefour de différents espaces, de différents mondes : entre Europe, Asie et Méditerranée. De par sa position géographique, le Sud-Est européen est le lieu où différentes influences se rencontrent et se mêlent, c’est une aire qui fait office de pont, de point de rencontre entre les cultures, les idéologies, les religions. Ce nombre d’interactions fait du Sud-Est européen un sujet d’études vaste en lui-même, mais aussi dans son rapport à l’autre. Ces interactions nombreuses sont une des caractéristiques importantes du Sud-Est européen et, de ce fait, les conjonctures en Europe occidentale, en Europe centrale, en Asie mineure, en Russie, aux Etats-Unis, dans le monde méditerranéen ont toujours des répercussions dans cette aire géographique. Les différentes interventions aborderont précisément cette thématique des influences, endogènes et/ou exogènes, dans le Sud-Est européen au travers d’aspects historiques, idéologiques, économiques, culturels ou encore linguistiques.

Science : savoirs et sagesses au Moyen Âge

Science : savoirs et sagesses au Moyen Âge

Mercredi 14 et jeudi 15 mai, Journées d'étude

L'association "Studium" des jeunes chercheurs en philosophie médiévale organise deux journées d'étude sur le thème "Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge" les 14 et 15 mai 2014.

Peut-on parler de science médiévale ? Loin de mettre en question l’existence effective de sciences plurielles au Moyen Âge, le thème de cette journée d’étude interroge le critère de scientificité et la méthode propre aux sciences médiévales, et leurs limites intrinsèques.

Le second enjeu de ces journées est de repenser l’articulation entre science et sagesse, théorie et pratique dans la pensée médiévale. Comment s’ordonnent la vérité et le bien, autrement dit le connaître et l’agir ?

In fine, c’est la philosophie au Moyen Âge, recherche de la vérité et quête de la sagesse, que met en questions « Science, savoirs et sagesses au Moyen Âge ».

Études juives francophones. Orientations et perspectives

Études juives francophones. Orientations et perspectives

28 mai de 9h-17h, Journée doctorale

Les études juives du CRH de l’Ehess organisent avec la Société des Études juives une rencontre des étudiants francophones. Il s’agira, pour la deuxième année, de mesurer l'importance des études juives en langue française, d'en repérer les tendances et d’en favoriser la promotion.
La journée se terminera par la remise du Prix de thèses en études juives, délivré par la Société des études juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2013).

Programme

Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Sacrés liens ! Etudier liens en sciences sociales des religions

Mardi 3 juin de 9h15-18h, Journée doctorale

Le lien est, au sens propre, ce qui entrave, ce qui contraint, mais c’est aussi ce qui unit, affectivement, moralement, socialement, les individus entre eux. Selon une étymologie controversée, le lien serait à l’origine de la religion (re-ligare). Que ce soit dans le lien à la divinité, à la transcendance, au groupe ou à l’autre, la construction d’une relation constitue un élément essentiel du fait religieux. La diversité des liens

développés par les individus appelle donc à s’interroger, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique, sur la façon dont l’individu et le groupe construisent leur rapport à l’objet de croyance.

Programme

Lieu :

EHESS
Salle du Conseil B
190, avenue de France
75013 Paris

Protections versus Sociétés. Amérique Latine XIXe-XXe siècles

Protections versus Sociétés. Amérique Latine XIXe-XXe siècles

Jeudi 4 décembre de 13h-18h, Journée d'étude

Présentation

L’objectif de la journée est d’analyser la construction des  systèmes de protection sociale en Amérique latine aux XIXe et XXe siècles. Il s’agit d’apporter de nouveaux regards au sujet des protections et des sociétés qu’elles défendent, en étudiant l’incidence des phénomènes tels que la migration, le travail et le processus d'industrialisation. Cette journée invite donc à réviser de manière critique les avancées de la sociologie de la sécurité sociale et le vaste champ de recherche qu’elles ont ouvert en ce qui concerne les risques et les populations vulnérables.

Programme

Lieu

EHESS (Salle 015)
190-198, avenue de France
75013 Paris

Entre ciel et terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance

Entre ciel et terre : savoirs et cosmographie à la Renaissance

10 juin 2013

Né dans le sillage humaniste, le projet cosmographique a connu son apogée et son déclin en Europe entre le XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle. Pendant sa courte existence, ce projet a cherché à décrire la totalité et la diversité du monde à partir des cercles de la sphère céleste. Pour ce faire, les cosmographes ont mobilisé différents savoirs, traditions et pratiques. Cette journée d’étude propose d’interroger cette hétérogénéité dans son contexte historique de production à partir de quatre axes thématiques.

I. Acteurs et lieux de production

Des universités à la cour du roi, des Académies au cabinet du savant, en passant par les bateaux des marins et les missions religieuses, différents acteurs produisent, diffusent et font circuler les cosmographies dans un grand éventail d’espaces. Quelles ont été les implications de cette géographie du savoir cosmographique sur ses contenus et ses styles ?

II. L’articulation des savoirs

Les traités de cosmographie ont essayé d’agencer les savoirs hérités de l’Antiquité et du Moyen Âge (arts libéraux, philosophie et histoire naturelle, théologie et chroniques) et les nouvelles expériences issues de l’exploration de terrain propre aux voyages et aux grandes navigations. De quelle manière ces savoirs et pratiques ont-ils été articulés dans les cosmographies?

III. Les enjeux politiques de la représentation du monde

Le développement d’une grande partie du savoir cosmographique peut être appréhendé dans sa relation avec le processus d’expansion des monarchies européennes. Il suffit de penser au désir de Pedro de Medina de tracer l’image du monde à la mesure de la Monarchie Universelle, à André Thevet et au projet de la France Antarctique ou à Guillaume Le Testu et à sa participation aux expéditions de Francis Drake. Quels sont les enjeux géopolitiques des cosmographies et de quelle façon les relèvent-elles ?

IV. Rayonnements de la cosmographie

Les motifs, sujets et approches cosmographiques se retrouvent non seulement au sein des traités, des instruments de navigation ou des matériaux cartographiques, mais également dans des livres d’emblèmes, des méditations philosophiques, des traités médicaux, des traités d’art, des tableaux ou encore des textes littéraires. De la sorte, l’un des intérêts de revenir sur la cosmographie réside dans la possibilité d’aborder ses différents investissements. Quels furent les tenants et les aboutissements des déclinaisons culturelles des objets cosmographiques?

Programme

Organisateurs
Leonardo Ariel Carrió Cataldi (EHESS/SUM, CRH) leonardo.carrio@ehess.fr
Andrés Vélez Posada (EHESS, CRAL)avelezpo@ehess.fr

Sacrés liens ! Etudier les liens en sciences sociales des religions

Sacrés liens ! Etudier les liens en sciences sociales des religions

21 mai 2013

Le lien est, au sens propre, ce qui entrave, ce qui contraint, mais c'est aussi ce qui unit, affectivement, moralement, socialement, les individus entre eux. Selon une étymologie controversée, le lien serait à l'origine de la religion (religarè). Que ce soit dans le lien à la divinité, à la transcendance, au groupe ou à l'autre, la construction d'une relation constitue un élément essentiel du fait religieux. La diversité des liens développés par les individus appelle donc à s'interroger, dans une perspective pluridisciplinaire et diachronique, sur la façon dont l'individu et le groupe construisent leur rapport a l'objet de croyance.

 

Comité scientifîque :
Léo Botton (EHESS. LabExHaSTEC)
Cecilia Calheiros (EHESS)
Axelle Neyrinck (EHESS, LabEx HASTEC)
Alexandre Tchao (EHESS, SMS di Pisa).

La diversité comme marqueur de la temporalité de la ville

La diversité comme marqueur de la temporalité de la ville

1er-2 juin - Colloque

Présentation

La conférence de l'International Students of History Association (ISHA) de juin 2016 sera axée sur la question de la temporalité de la ville par l'approche de la diversité comme outil d'analyse. Notre argumentaire s'inspire de la sociologie de la ville ainsi que de travaux contemporains sur le renouvellement urbain et son influence sur « l'habiter ».

Dans « Urbanism as a way of life », Louis Wirth (1938) propose une définition de la ville comprenant des critères spatiaux, sociaux, temporels : un espace relativement important et dense, habité et occupé de manière permanente par des groupes et des individus aux caractéristiques hétérogènes. Jacques Lévy (2003), dans sa définition de la diversité, indique qu'elle est comprise comme le « rapport entre le niveau d'hétérogénéité des réalités coprésentes dans un espace donné et celui existant dans un espace englobant qui sert de référent ». Il reprend ensuite les concepts de Wirth pour donner trois catégories de diversité : la composition en groupes sociaux, les activités productives et les fonctions. Les fonctions de la ville sont définies par la combinaison des relations entre la composition sociologique et les activités avec lesquelles elle est en lien (Marcel Roncayolo, 1990). La ville n'est alors plus seulement considérée compte tenu de son aspect physique ou sociologique mais bien dans la production d'un espace diversifié par rapport à l'espace de référence qui l'englobe. Cet argumentaire pose de nombreuses questions tout autant qu'il ouvre de nombreuses portes.

Le principal problème que soulève cette définition est sa portée pratique : comment observer, comment mesurer la diversité ? Lévy propose de se concentrer sur deux phénomènes : la coprésence et les interrelations. Un territoire divers serait un espace sur lequel de nombreux groupes et de nombreuses activités coexistent et sont plus ou moins en relations entre-eux. La fonction de ce territoire peut se lire en mesurant les activités par l'orientation de leurs productions (vers le territoire en question ou vers l'extérieur). La coprésence d'individus, de groupes et d'activités hétérogènes n'induit pas nécessairement la formation de relations et donc de diversité. Un espace peut se caractériser par une immense densité d'activités sans que celles-ci ne soient reliées.

En considérant cela, plusieurs pistes sont envisageables. La composition physique du territoire, par la stratification des époques, des fonctions, des activités et des groupes qui les ont habités, impose de porter un regard à la fois historique sur ce qui compose l'urbain mais aussi une analyse diachronique de l'occupation de ces espaces. La ville moderne met en avant les fonctions économiques (Halbwachs, 1938), jusqu'à créer des places financières qui ne forment plus une ville au sens sociologique, mais une zone comportant une activité quasi-unique (La Défense, La City, Syllicon Valley). L'urbain porte en lui les traces de ces espaces qui ont eu, à une époque, une vocation monofonctionnelle. Il s'agit donc de distinguer, à l'instar de Magnaghi (Alberto Magnaghi, 2000) entre métropole et grande ville, l'urbain de la ville à partir de leur composition et de leur fonction. La ville serait une composante plus hétérogène de l'urbain, mêlant des activités et des fonctions diverses en une combinaison propice à favoriser différentes formes de diversités en un même espace.

Les villes européennes, par la coprésence de multiples formes d’habitats et d’activités, présentent une diversité plus forte dans leurs centres-villes que dans leurs banlieues et zones péri-urbaines. La présence concomitante de fonctions politiques, religieuses, commerciales ou résidentielles dans des villes qui accueillent à la fois des populations de plus en plus aisées et des populations précarisées concentrées dans certains quartiers (par choix politique ou permanence de l’insalubrité) entraîne les conditions d’une potentielle diversité. L'analyse des relations, des échanges, des espaces de rencontre, permet au chercheur de rendre compte dans le temps de la réalisation de cette potentialité.

Axe 1 : Méthodologique : Comment observe-t-on la diversité ?

La principale difficulté de l'argumentaire déployé ci-dessus est son application concrète. Comment procéder à l'observation et à la mesure de la diversité d'un territoire à partir de catégories spatiales et temporelles ? En suivant notre propos, une possibilité consisterait à faire la comparaison, sur critères prédéfinis, de la diversité observée sur un espace et celle observée sur l'espace plus globale qui l'enserre. Cela se résume à analyser la différence des hétérogénéités territoriales. Il semble cependant plus pertinent d'introduire les notions de coprésences et de cospatialités qui renvoient à l'étude des relations entre les éléments qui composent le territoire (Lewis Mumford, 1960).

De plus, ces relations évoluent avec la transformation du rôle des acteurs et des modes de productions, ce qui entraîne une mutation de la ville qui est plus ou moins visible. Cette transformation peut potentiellement diminuer la diversité d'un espace relativement à l'espace qui le comprend. Assiste-t-on alors à un déplacement de la ville ? Peut-on expliquer ce phénomène par la métaphore des vases communicants ou est-ce un déplacement visible sur le territoire par la reconversion progressive des espaces adjacents ?

Axe 2  : Patrimonialisation, rénovation et diversification de la ville

Dans l’avant-propos de son ouvrage Lectures de ville, Marcel Roncayolo (2002),  rappelle que le temps de la ville est pluriel (fabrication, usages, pratiques) et que celle-ci évolue à des rythmes syncopés et dans des temporalités différentes. La patrimonialisation est une de ces pratiques qui joue avec le temps de la ville : elle tente de le figer en certains lieux. C’est une activité primordiale, car elle donne sens à la ville en rendant visibles différentes strates temporelles par une diversité architecturale plus ou moins importante. Mais cette diversité esthétique produit aussi souvent une homogénéité sociale par la gentrification qui l’accompagne (Hovig Ter Minassian, 2012). On peut alors se demander s’il est possible de comprendre la coprésence d'architectures de différentes époques comme une marque de toutes les diversités ? En parallèle de la patrimonialisation, une autre activité qui joue avec le temps de la ville : la rénovation urbaine. Cette dernière cherche à actualiser la ville, à la rendre plus adaptée au temps présent. Les opérations de rénovations urbaines qui ont lieu aujourd’hui partent du constat de l’échec du fonctionnalisme. Contourner le fonctionnalisme a été en premier lieu une entreprise théorique, menée d’abord par François Choay (1980) qui souhaitait redonner place à l’histoire, aux mots et aux symboles dans l’étude des villes. Celle-ci a ensuite basculée dans le domaine pratique. On peut le voir par exemple avec Magnaghi (2000) qui dans le projet local critique le statut de résident qui nous est conféré par les métropoles au profit de celui d’habitant, c’est-à-dire un individu impliqué dans son échelon local. Si ces deux auteurs n’évoquent pas la diversité, leurs réflexions peuvent nourrir nos questionnements sur la création de la diversité. Les politiques publiques sont-elles en mesure de créer des formes architecturales et urbanistiques qui font ville, où ne peuvent-elles produire que de l’urbain ? Commet contourner le fonctionnalisme sur le terrain et réinjecter de la diversité dans les espaces qui en sont dépourvus ? Enfin, est-il possible de recréer de la diversité en proposant un mode d’habiter différent et peut-être par des politiques publiques renouvelées, moins top-down et plus bottom-up, à l’échelle locale, comme le propose Magnaghi.

Axe 3 : La diversité des villes et les formes de l’habiter: villes éphémères, villes utopiques, villes nomades

La définition de la ville comme un habitat a été proposée par Max Weber (1921). Cette notion a été utilisée pour décrire la ville et le territoire depuis différents regards : géographiques, sociologiques, historiques, et philosophiques (Paquot et al, 2007). A partir du moment ou les villes sont fondées, elles deviennent une utopie, un mythe, elles nourrissent l’imaginaire urbain et concentrent les rêves, les attentes et les souhaits de leurs habitants. Les événements historiques comme les guerres et les catastrophes naturelles - tremblements de terre, incendies, ou tsunamis -, ont pu avoir des conséquences importantes sur la configuration urbaine. Le paysage de la ville peut changer radicalement, elles peuvent être ruinées et complètement reconstruites sur le même emplacement, démontrant ainsi leur résilience. Dans d'autres cas, les villes ont pu être déplacée et refondées ailleurs (Alain Musset, 2002). Mais la diversité des villes ne peut pas être tout simplement attribuée au hasard. Les politiques publiques jouent un rôle fondamental sur transformation constante des villes et leurs fonctions. Les limites de la ville s’élargissent, les frontières entre les différents quartiers se confondent avec les nouvelles frontières urbaines. La localisation des logements sociaux, le prix du loyer, la définition de zones prioritaires, entre autres, marquent l’hétérogénéité mais parfois aussi la ségrégation socio-spatiale. Néanmoins, les habitants ne sont pas toujours muets et inactifs, ils peuvent tenter de prendre leur « droit à la ville », changeant par leurs actions le paysage urbain avec la création d'activités au-delà de la seule habitation : loisirs, commerce, lieux artistiques....

Cet axe se concentre sur une approche simultanée de la diversité des villes et de la diversité dans la ville. Si à l'échelle d'un quartier, la ville peut connaître une forte hétérogénéité de son activité et de son habitat, cette diversité peut se déplacer, se mouvoir dans le temps et dans l'espace. De ce fait, la ville, dans le cadre où elle est le lieu de la diversité, peut se déplacer, changer et muter. La ville n'est pas figée, ni fixée à un territoire bâtit particulier. Mais alors, comment peut-on analyser les mouvements de la ville ? Peut-on prévoir son déplacement ? Comment distinguer la ville – selon la définition que nous avons développée plus haut -, de l'habiter ?

Version anglaise

Comité organisateur : Alexandre Faure (CRH-EHESS), Cédric Gottfried (CNAM-ICOMOS France), Alexandra Leonzini (Freie Universität Berlin), Sofia Perez (CRH-EHESS), Clara Peterlik (Sciences Po), Séveric Yersin (Université de Lausanne) et Lilla Zámbó (CRH-EHESS)

Contact : isha.paris.ge@gmail.com

Programme

Lieu

1er juin de 9h30-11h
Salle des Malassis,
36, rue Pierre et Marie Curie
93170 Bagnolet

1er juin de 14h30-16h
Salle du Bureau d'information Jeunesse
60, rue Franklin
93100 Montreuil-sous-Bois

2 juin de 9h-12h
EHESS
Amphithéâtre François Furet
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Le genre en histoire

Le genre en histoire

Jeudi 24 février de 9h-13h - Demi Journée d'étude

Présentation

Cette rencontre doctorale, organisée par Laura Cayrol Bernardo (Doctorante EHESS, Université d'Oviedo), Nassima Mekaoui (Doctorante, EHESS/IRMC), Marion Philip (Doctorante, Paris IV/EHESS) et Laura Tatoueix (Doctorante, Université de Rouen),  est née de la volonté de créer un espace de dialogue entre doctorant·e·s en histoire du genre, suite à la création du groupe « histoire du genre » au sein du CRH. Destinée à devenir un rendez-vous annuel, cette demi-journée est conçue comme un atelier où chaque participant.e vient présenter ses sources, ses méthodes et ses hypothèses de travail.
Cette première rencontre s’articulera autour des travaux de quatre doctorantes. Laura Cayrol Bernardo présentera d’abord ses travaux portant sur les représentations genrées de la vieillesse à la fin du Moyen Âge et particulièrement de la vieillesse féminine. Puis les trois communications suivantes porteront sur un aspect plus spécifique et plus récent de l’histoire du genre, la construction des masculinités. Marion Philip interrogera les représentations à l’œuvre autour de la sexualité masculine dans les sources judiciaires de l’époque moderne, à travers l’étude d’un procès pour impuissance en 1736. Laura Balzer interviendra ensuite sur la question des identités masculines des soldats au XVIIIe siècle. La présentation de Nassima Mekaoui portera sur les projets migratoires des domestiques masculins métropolitains accompagnant les familles de cultivateurs en Algérie dans les années 1850, et les spécificités genrées de ces migrations.

Illustration : Abraham Bosse, La Femme battant son mari, v. 1633, Eau-forte, avec quelques rehauts de burin, 20,9 x 30,0 cm, Paris, B.N.F. (estampes et photographies)

 

Programme

Lieu

EHESS (Salle A du Conseil)
190, avenue de France
75013 Paris

Enquêter sur les réputations

Enquêter sur les réputations

Lundi 26 juin de 9h-18h - Journée d'étude doctorale

Présentation

Les réputations structurent l’expérience individuelle et collective du monde social, en particulier au sein d’univers fortement soumis aux enjeux de confiance des pairs, de distinction et de singularisation, de notoriété et de célébrité, ou encore de neutralisation des rumeurs. Cet objet, souvent présent au cœur de nos travaux sans être nécessairement thématisé, constitue une base stimulante de discussion interdisciplinaire.
Cette journée, réunissant 19 sociologues, historiens et politistes, permettra d’aborder les questions suivantes : quels outils et méthodes mobiliser pour enquêter sur les phénomènes de réputation ? Comment cet objet peut-il éclairer le fonctionnement d’espaces sociaux marqués par de forts enjeux symboliques ? Quels sont les usages possibles de la réputation comme ressource ou comme stigmate, selon quelles contraintes, à quel prix et pour quel gain ?

Comité scientifique

Benoît de l’Estoile (CNRS), Raphaëlle Laignoux (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), Antoine Lilti (EHESS), Michel Offerlé (École normale supérieure), Gisèle Sapiro (EHESS).

Comité d'organisation

Adeline Denis (adeline.denis@sfr.fr), Sarah Kolopp (sarah.kolopp@gmail.com) et Guillaume Lancereau (guillaume.lancereau@gmail.com)

 

Programme

9h00-9h30 – Introduction : Gisèle Sapiro (EHESS-CNRS)

Premier panel – Marginalité et célébrité

9h30-11h

Sidonie Verhaeghe (docteure en science politique, Université Lille 2),
« Croiser marginalité et célébrité politiques : Louise Michel, personnalité révolutionnaire du dernier tiers du XIXe siècle »

Pascal Laucoin (doctorant, CESPRA)
« Mirabeau, le Capitole et la roche Tarpéienne. Du bon usage politique d'une mauvaise réputation »

Ludovic Lestrelin (maître de conférences, Université de Caen Normandie)
« “À jamais le premier. Enquêter sur la réputation d’un défunt dans le monde du football professionnel ».

Discussion : Antoine Lilti (EHESS).

11h00-11h20 : Pause-café

Deuxième panel – Jeux de qualification

11h-12h40

Charles Bosvieux-Onyerwelu (docteur en sociologie, Laboratoire Printemps, CNRS-UVSQ)
« La réputation de désintéressement et son capital symbolique : la “pieuse hypocrisie” des théoriciens du service public (1873-1940) ».

Clément Lescloupé (doctorant, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
« La disqualification comme instrument d’action publique ? Attaquer la réputation des maires pour les contraindre à appliquer la loi »

Discussion : Bruno Cousin (Sciences Po Paris)

12h40-14h – Pause déjeuner

Troisième panel – Les supports de la réputation

14h-15h40

Laurent Cuvelier (doctorant, Centre d’histoire de Sciences Po)
« L’actualité politique sur les murs de Paris en Révolution. Construire une popularité médiatique pendant la Révolution française ».

Marine Carcanague (doctorante, Paris I)
« Défendre son honneur, mettre en récit sa réputation, jouer avec les identités : stratégies de femmes sur la scène judiciaire au XVIIIe siècle en France ».

Thomas Collas (ATER, EHESS)
« Travail de réputation et considération des pairs : saisir les constructions d'un nom dans le monde des pâtissiers ».

Discussion : Raphaëlle Laignoux (Université Paris I Panthéon Sorbonne)

15h40-16h00 – Pause-café

 

Quatrième panel – Jeux d’échelle et circulations

16h00-17h30

Damian Clavel (doctorant, Institut des Hautes Études Internationales et du Développement, Genève)
« “La réputation aux trousses” : le Cacique du Poyais et “sa” dette souveraine, 1820-1838 ».

Noémie Recous (doctorante, Université Jean Moulin Lyon 3)
« Discrédit et postérité : Nicolas Fatio de Duillier et l’Affaire des French Prophets ».

Discussion : Tristan Leperlier (Centre européen de sociologie et de science politique)

Conclusion : Pierre-Marie Chauvin (Université Paris-Sorbonne)

 

Programme téléchargeable

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Textes, Sources, Terrains et Contextes

Textes, Sources, Terrains et Contextes

Mardi 13 juin 2017 de 13h-17h - Journée d'étude doctorale

Présentation

Les études juives du CRH de l’Ehess organisent avec la Société des Études juives une rencontre des étudiants francophones.  Il s’agira, cette année, d’inviter les étudiants inscrits en thèse à réfléchir sur le thème de leur recherche en le situant dans un cadre méthodologique plus large : « Textes, Sources, Terrains, et Contextes ». Et notamment de leur suggérer de s’interroger sur les particularités des problématiques, des références théoriques et des méthodes utilisées dans leurs travaux, afin de contribuer au renouvellement scientifique des « études juives ». Ce cadre devrait permettre  de mesurer l'importance des études juives en langue française, d'en repérer les tendances et d’en favoriser la promotion tout en mesurant leur inscription dans les domaines des sciences humaines et sociales.

La journée se terminera par la remise du Prix de thèses en études juives, organisé par la Société des études juives et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (session 2017).

 

Programme

13h-14h session animée par Christophe Batsch, Université de Lille

Hélène Chocha - Paris Sorbonne IV/ Université Bar Ilan :
La Reine Hélène d’Adiabène / Marie-Madeleine des Evangiles : modèles de conversion pour le judaïsme et le christianisme. Comment interpréter les nombreuses similitudes entre ces deux figures féminines emblématiques du Ier siècle de notre ère ?

Claire Maligot - EPHE
De James Parkes à Nostra Aetate ? Le rôle des mouvements de rapprochement judéo-chrétien dans la réflexion conciliaire au sujet des juifs.


14h15-15h15, animée par Maurice Kriegel, EHESS

Chloé Rosner - Sciences Po, Paris
Histoire sociale de l’archéologie juive et israélienne à Jérusalem entre 1913 et 1967

Maxence Klein - EHESS /Université de Lausanne
Archives et forme de vie : pour une histoire quotidienne des jeunes sionistes du Jung Juda (1912-1923)


15h30-16h, animée par Sylvie Anne Goldberg, Ehess


Philippe Blanchard - EHESS, INRAP UMR 5199 PACEA
Les cimetières et pratiques funéraires des communautés juives médiévales en Europe : l’apport de l’Archéologie et la confrontation avec les sources textuelles et l’iconographie

16h15 : Mireille Hadas-Lebel - Présidente du jury

Remise du Prix de thèses en études juives

 

Lieu

EHESS (salle AS 24, sous-sol)
54, boulevard Raspail
75006 Paris

 

Journée doctorale méthodologique autour des archives « Interroger la globalisation économique et sociale avec les archives, études de cas »

Lundi 22 mai de 9h-17h - Journée doctorale

Présentation

Journée rganisée par Catherine Brégianni, CRHM, Académie d’Athènes et Roser Cussó,  IEDES/UMR D&S -- Université Paris 1, dans le cadre du PROGRAMME INTERNATIONAL « PROFESSEUR INVITE » DE L’UNIVERSITE PARIS 1 (IEDES/UMR Développement et Sociétés) et en collaboration avec le Centre de Recherches sur l’Histoire de l’Hellénisme Moderne et Contemporain, Académie d’Athènes, et le LaDéHiS, CRH/EHESS.

 

Programme

Séances du matin 9h-13h

1- Catherine Brégianni, DR1, Académie d’Athènes, CRHHMC : « Le Comité financier de la SDN et la Grèce (1924-1933) : économie nationale et conjoncture politique à partir des documents archivistiques »

2- Roser Cussó, professeur, IEDES/UMR D&S, Université Paris 1 : « Comment reconstruire les programmes statistiques internationaux à partir des archives : le cas de l’organisation économique et financière (OEF) de la SDN »

Pause : 11h15-11h30

3- Pascal Cristofoli, IR, LaDéHiS, CRH, EHESS : « Les acteurs et les liens : administrateurs de la santé au XIXe siècle »

4- Patrice Baubeau, Maître de Conférences, Université Paris Ouest Nanterre La Défense : « Internationalisation monétaire et institutions internationales »

Pause déjeuner : 13h-14h

Séances de l’après-midi 14h-17h

5- Aykiz Dogan, doctorante, IEDES/UMR201 : « Analyse des experts internationaux à travers les biographies et autre documentation »

6- Emmanuel Prunaux, chercheur à PSE Paris-Jourdan Sciences Économiques, ENS, doctorant, CESPRA, EHESS : « Appréhender la politique internationale des banques d'émission : les cas de la Banque de France et du Banco Nacional de San Carlos au XIXe siècle »

Pause 15h30

Atelier doctorants (exploration des documents)

Discussion et clôture de la journée

 

 

Lieu

Institut de Géographie (Salle 402)
191, rue Saint-Jacques
75005 Paris

Pourquoi faire une thèse d'histoire aujourd'hui ?

Pourquoi faire une thèse d'histoire aujourd'hui ?

Vendredi 12 janvier 2018 de 14h-18h - Demi-journée d'étude

Présentation

« Que fabrique l’historien, lorsqu’il « fait de l’histoire » ? À quoi travaille-t-il ? Que produit-il ? Interrompant sa déambulation érudite dans les salles d’Archives, il se détache un moment de l’étude monumentale qui le classera parmi ses pairs et, sorti dans la rue, il se demande : Qu’est-ce que ce métier ? »

Michel de Certeau, « L’opération historiographique »,
L’écriture de l’histoire
, Paris, Gallimard, 1975, p. 77

Que fabrique le doctorant, lorsqu’il « fait sa thèse d’histoire » ?, pourrions-nous nous demander à notre tour. Michel de Certeau propose de considérer l’histoire comme une « opération », c’est-à-dire « la combinaison d’un lieu social, de pratiques “scientifiques” et d’une écriture », i.e. « le rapport entre une place (un recrutement, un milieu, un métier, etc.), des procédures d’analyse (une discipline) et la construction d’un texte (une littérature). »[1] Un groupe de doctorants du CRH invite ses collègues à réfléchir sur ces questions qui intéressent - et rassemblent - tous les doctorants du CRH, et de l’EHESS.

Si le CRH a fait l’objet d’enquêtes historiques et réflexives (notamment en 2005 pour le cinquantenaire[2]), l’implication des doctorants en son sein a reçu quant à elle moins d’attention. Or, le CRH compte à ce jour 178 doctorants inscrits, qui appartiennent à la fois au plus grand laboratoire d’histoire et à la plus grande école doctorale de France[3]. Aujourd’hui, la place des sciences sociales et des chercheurs dans la société fait l’objet de réflexions renouvelées, à l’instar du doctorat dont les formes et les exigences évoluent rapidement. Les chercheurs du CRH et de l'École, dans leur grande diversité, privilégient les approches ouvertes, transversales et interdisciplinaires et partagent une pensée et une pratique, dont le recoupement mérite par ailleurs d’être interrogé. Il nous appartient, en tant que doctorants, de nous interroger sur notre inscription dans ce lieu.

La demi-journée d’études cherche donc à engager une réflexion commune et un débat collectif autour de la question : « pourquoi faire une thèse d’histoire aujourd’hui ? », à la croisée de ces trois fronts : institution, doctorat, société. Les présentations courtes sur la manière dont chacun d’entre nous - dès la première année de doctorat -  appréhende ses recherches, feront émerger différentes visions de l’histoire dont il s’agira de débattre. Plusieurs conceptions de la recherche historique peuvent coexister, converger, voire s’affronter. De façon non limitative, nous suggérons ici des thématiques variées qui peuvent nourrir la trame de cette journée : une conception militante, une position plus scientiste, une volonté d’ancrage dans des questions d'actualité, la nécessité de l’autonomie de la recherche historique, ou encore un questionnement conjoint de l’utilisation de concepts dans le débat public et les sciences sociales, etc. Cette journée, dont nous souhaitons souligner le caractère proprement expérimental, fera apparaître des points de rassemblement et de fracture à partir de la multiplicité de nos expériences. Ce sera l’occasion d’envisager l’émergence d’une voix commune qui aurait vocation à se constituer en programme théorique potentiel. C’est un premier pas dans l’affirmation de notre génération de doctorants du CRH. A nous aussi de tenter l’expérience !

Comité organisateur : Aliénor Cadiot, Sarah Claire, Gabriela Goldin-Marcovich et Romain Trichereau


[1] Michel de Certeau, « L’opération historiographique », L’écriture de l’histoire, Gallimard, 2002, [1975], p. 78-79.

[2]« Pour une histoire de la recherche collective en sciences sociales. Réflexions autour du cinquantenaire du Centre de recherches historiques », Cahiers du Centre de recherches historiques, n°36, 2005. On peut également se référer au grand nombre d’écrits sur l’école des Annales. Voir par exemple les articles à l’occasion des anniversaires de la revue, notamment Fernand Braudel, « Les “nouvelles” Annales », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1969, vol. 24, n° 3, p. 571, et Jacques Revel, « Histoire et sciences sociales : le paradigme des Annales », Annales. ESC, 1979, vol. 34, n°6, p. 1360-1376.

[3] L’école doctorale 286 comptait 1592 doctorants pour l’année scolaire 2016-2017.

 

Programme

14h00 - Accueil des participants

14h10 -  Ouverture, présentation et introduction

14h30 - Christophe Austruy, « Des faits, des idées et des concepts : les passages et passagers de l’historien »

14h50 - Baptiste Bonnefoy, « À quoi sert la thèse en sciences sociales dans un contexte de crise des sciences sociales ? »

15h10 - Pause

15h25 - Felipe Freller, « L’histoire conceptuelle du politique : une vision historique des problèmes politiques actuels »

15h45 - Gwénaël Glâtre, « La relation entre histoire et pouvoirs, la quête des origines et la curiosité indiscrète de l'historien-citoyen »

16h05 - Discussion finale

16h45 - Conclusion

 

Lieu

EHESS (Salle M. & D. Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Journée doctorale en histoire du genre

Journée doctorale en histoire du genre

Date limite de dépôt : 28 février 2018 - Appel à communication

Comité organisateur :
Laura BALZER (doctorante, EHESS/Paris 1Panthéon-Sorbonne),
Marion PHILIP (doctorante, EHESS/Paris-Sorbonne)

Présentation

Depuis les années 1960, l'utilisation du genre comme démarche et objet d'étude a généré une définition plus fine de ce concept, qui a permis aux historien.ne.s de déconstruire l'idée d'un binarisme sexuel reposant sur la complémentarité des rôles sociaux masculins et féminins. Les rapports sociaux de sexe sont devenus l'objet de travaux universitaires, collectifs et individuels. Ils constituent un facteur d’analyse des sociétés, souvent oublié, mais qui renouvelle pleinement l’histoire sociale[1]. Le Centre de Recherches Historiques accueille dès 1978, un groupe de chercheur.se.s travaillant sur l'histoire du genre, qui se structure, en 2007, comme axe transversal. L'objectif du groupe, en organisant cette deuxième édition d’une journée doctorale, est de développer le dialogue entre les doctorant.e.s en histoire de l'EHESS adoptant une perspective de genre dans leurs travaux.

Pour montrer de quelle manière l’histoire du genre s’inscrit dans une histoire sociale et des représentations, nous proposons que les communications développent les thématiques suivantes : 

I- Stéréotypes et normes genrées

Les interventions peuvent proposer une analyse des normes de genre et des représentations genrées véhiculées par les corpus de sources étudiées (textes normatifs, écrits personnels, iconographie, littérature ...), ainsi que de la réception de ces normes par les individus, groupes, ou sociétés concernés. Il s’agit également d’interroger le rôle de ces représentations dans l’organisation et la hiérarchisation du tissu social.

II- Genre et identification de soi

Parallèlement au développement du concept de genre, le concept d'identité a été largement remis en question par les sciences humaines depuis plus d'une quarantaine d'années, en critiquant sa tendance à réifier un processus pourtant relatif et contextuel ou au contraire à diluer des identités, qui perdent leur pertinence analytique[2]. Les doctorant.e.s seront invité.e.s à questionner cette notion d' "identité", grâce à sa confrontation avec la question du genre. Il.elle.s pourront également étudier les phénomènes d'identification genrée, et montrer comment il.elle.s manient l'outil d'analyse du genre, de concert avec d'autres facteurs d'identification sociale : l'âge, le statut social, le rang, la "race", l'engagement politique, le statut professionnel ... 

 

Modalités de soumission et calendrier

La journée est ouverte, en priorité, aux doctorant.e.s en histoire du CRH, qui intègrent le genre à leurs problématiques. Cependant, nous souhaitons ouvrir cette journée aux doctorant.e.s des autres UMR de l’EHESS et d’autres universités, qui pourront participer en fonction des places disponibles. Toutes les périodes, aires culturelles et thématiques sont les bienvenues. Les communications, d'une durée maximale de 30 minutes, seront suivies d'un temps de discussion.

Les propositions de communication d'un maximum de 3 000 signes, accompagnées d'une courte biographie devront être envoyées à marion.philip@laposte.net et laura.balzer21@gmail.com avant le 28 février 2018.
La journée d'étude se tiendra le 28 mai 2018 à l'EHESS (salle M. & D. Lombard).


 


[1]Brian, I., Lett, D., Sebillotte-Cuchet, V.,Verdo, G., « Le genre comme démarche », Hypothèses, 2005 (1)/8 pp.277-295.

[2]Brubaker, R., Cooper, F., « Beyond Identity », in Theory and society, vol. 29, n° 1, 2000, pp1-47.

Le genre en histoire

Le genre en histoire

Lundi 28 mai de 8h45-19h - Journée d'étude doctorale

Présentation

L'objectif du groupe d’Histoire du Genre du CRH en organisant cette deuxième édition de journée doctorale, sous l'égide de Laura Balzer et Marion Philip, est de développer le dialogue entre les doctorant.e.s en histoire de l'EHESS adoptant une perspective de genre dans leurs travaux. Cette année, sept doctorantes présenteront des communications réparties dans trois thématiques de réflexion sur le genre. Dans un premier temps, la question de l’imprégnation sociale et culturelle des normes genrées sera envisagée dans différentes aires culturelles et différents contextes historiques (Chine de la Révolution culturelle et Congo belge des années 1950), puis dans une seconde session trois intervenantes discuteront des mécanismes théâtraux de la représentation de soi comme « être genré » (à travers l’étude du travestissement dans l’opéra italien du XVIIe siècle, ou la photographie américaine des années 1950-1960, et la figure de la comédienne au siècle des Lumières). Enfin, la dernière session portera sur les possibilités d’émancipation, notamment féminine, de ces codes normatifs par la mobilisation de statuts professionnels et juridiques particuliers par les acteurs sociaux (via le statut de fille majeure au XVIIe siècle, et la figure de l’intellectuelle de la Belle Epoque). 

 

Programme

 

Lieu

EHESS (Salle 7)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Les « archives juives », miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation

Les « archives juives », miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation

Mardi 19 juin de 9h15-17h30 - Journée d'étude doctorale

Présentation

Organisateurs : Martine Cohen (sociologue, membre du GSRL-CNRS-EPHE) et Mathias Dreyfuss (EHESS-CRH, MNHI)

Journée d'étude financée par l'EPHE le CNRS et PSL Research University , avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Dans le cadre de la thématique générale « Universalités et particularités en monde Juif » du programme « Judaïsmes Contemporains » du GSRL, nous souhaitons étudier les processus de constitution d’» archives juives » comme miroir du rapport des Juifs à l’Etat et à la Nation.

Au cours des 19e et 20e siècles, la construction des Etats-nations modernes a accordé aux Juifs une place spécifique... ou pas ! S’ils ont été considérés en Europe, parfois comme une minorité (nationale ou religieuse), parfois au contraire comme des citoyens individuels non distingués des autres citoyens, comment les Juifs ont-ils « répondu » à ces diverses formes de leur intégration (ou au contraire de leur relégation) dans l’Etat-nation et dans des ensembles étatiques de nature différente (empire, monarchie) ? En quoi la conception d’« archives juives », séparées ou au contraire intégrées au patrimoine écrit national, reflète-elle ces réponses variables ?

Au 20e siècle, comment la création de l’Etat d’Israël a-t-elle interféré avec ces approches : insistance sur une spécificité juive ? Volonté de regroupement des archives des communautés ju ives de la Diaspora sous sa bannière ? Comment la nécessité de la collecte, de la conservation, puis, face aux persécutions, du sauvetage de ces archive s a-t-elle incité certains d’entre eux à regrouper celles-ci dans des institutions propres ? Quels enjeux les circulations transnationales de ces archives, avant et après la Shoah soulèvent-elles ?

Quelles conceptions de l’universalisme et du particularisme, et de la place de la spécificité juive, ces choix reflètent-ils ? Si l’Etat-nation est considéré au 19e siècle comme le cadre d’un « universalisme » (y compris lorsque celui-ci est étendu de manière inégalitaire aux peuples colonisés d’un empire), les Juifs situent-ils leur spécificité comme une particularité « seconde » au regard de leur citoyenneté dans cet Etat-nation, ou comme un universalisme « de même niveau » , que celui-ci s’incarne dans un Etat-nation propre (Israël), ou sous la forme d’une autonomie culturelle plus ou moins formalisée ?

Selon l’archiviste Georges Weill, les « archives juives » peuvent être définies comme « des documents provenant d’une personnalité ou d’un organisme juifs, et non d’une puissance publique. » En ce sens, les premières « archives juives » sont celles des communautés juives médiévales (Kahal), dont il ne subsiste aujourd'hui presque rien, sauf quelques collections de décisions communautaires (takkanot). Le premier centre d’archives juives à avoir vu le jour fut fondé à Berlin, en 1905, dans un effort de centralisation des archives des communautés juives de l’Empire allemand sous l’égide de la communauté juive berlinoise. La même année fut fondée la Société d'Histoire des Israélites d'Alsace et de Lorraine, par Moïse Ginsburger. À Berlin toujours, furent fondées en 1919 les Archives sionistes, plus tard transportées à Jérusalem. Un peu plus tard, ce fut le tour du YIVO (Institut scientifique yiddish), qui entreprit la collecte de nombreux matériaux tant historiques qu’ethnographiques, linguistiques, etc., sur la vie et l’histoire des communautés juives d’Europe de l’Est. La Palestine mandataire (fondation des Jewish Historical General Archives à Jérusalem en 1938, ancêtre des actuelles Central Archives for the History of the Jewish People), puis, après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis emboîtèrent le pas de ces initiatives pionnières, élargissant par là-même le concept d’« archives juives », tant du point de vue de la nature et du type des matériaux collectés, que des projets idéologiques sous-tendant ces entreprises.

La chute du Mur de Berlin en 1989, suivie en 1990 de l’effondrement de l’URSS, a ouvert un nouveau chapitre de cette histoire en révélant de nouveaux trésors archivistiques à l’Est de l’Europe, jusque-là conservés dans les archives de l’Etat. En France, la situation des archives juives a été très fortement conditionnée par l’histoire politique française depuis la Révolution française jusqu’à Vichy, en passant par la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Elle a été marquée en 1962 par la création de la Commission française des Archives juives. À partir des années 1980, la collecte-production d’archives d’ « histoire orale », entreprise par des chercheurs, inscrit la question des « archives juives » dans celle, plus générale, de la constitution de mémoires collectives de groupes plus ou moins « oubliés », minorisés : les ouvriers, les pauvres, etc. Actuellement, les musées juifs à travers le monde se font de plus en plus les dépositaires de fonds d’archives (principalement des archives familiales, mais aussi des archives communautaires), ce qui modifie la perception des documents, de plus en plus monumentalisés.

Longtemps cantonnée aux historiographies nationales ou envisagé e sous l’angle strict de leur sauvetage et de leur préservation (la collecte de An-sky dans la Zone de Résidence s’appuyait sur ces deux objectifs simultanément*), l’histoire des « archives juives » s’inscrit désormais dans une perspective transnationale. Les diverses « diasporas » juives s’emparent de leur histoire-mémoire, que la numérisation des documents permet en outre de localiser en plus d’un lieu. Le changement de regard est également porté par les réflexions des historiens et des archivistes invitant à ne plus réduire les archives à leur seul statut de sources pour l’histoire, mais à porter une attention soutenue aux processus politiques, sociaux et culturels ayant conduit à la réunion d’archives juives dans des services à part ou au contraire relevant des institutions des Etats-nation modernes.

L’objectif de cette journée d’étude est d’éclairer ces divers processus, à travers la présentation de dossiers particuliers qui permettront de discuter l’idée de l’existence d’un ou de plusieurs modèles d’archives juives. Les différentes interventions contribueront en outre à renouveler les axes du débat – ancien – sur l’écriture de l’histoire juive en démontrant l’intérêt d’étudier les conditions de possibilité de cette histoire. Enfin, elles permettront d’explorer la place des Juifs dans les récits nationaux à travers la place accordée par les institutions des différents Etats-nation concernés au patrimoine écrit de leurs minorités juives.

 

* Dans la même dynamique que la Constitution-fabrication d’une culture nationale dans tous les pays d’Europe ( cf . les analyses d’Anne-Marie Thiesse)

 

Programme

 

Lieu

EPHE-CNRS-PSl Research
Groupe Sociétés Religions Laïcités
27, rue Paul-Bert
94204 Ivry-sur-Seine

 

Légende de l'image : AD Gironde, I 9: Registre de délibérations de la Nation portugaise de Bordeaux depuis le 11 May 1710...

Aux sources des politiques sociales : décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles)

Aux sources des politiques sociales : décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles)

Lundi 5 novembre de 9h30-18h - Journée d'étude

Présentation

Les échelles de la question sociale au XIXe siècle" est la première d'un cycle de trois journées d'étude organisé par Éléonore Chanlat-Bernard et Federico Del Giudice (doctorants EHESS, CRH-ESOPP) avec le soutien de l’IRIS "Études Globales" de l'université PSL et du Centre de Recherches Historiques de l'EHESS. Cette première journée se propose d’introduire la problématique du cycle qui est celle du décentrement de l'histoire des politiques sociales européennes : l’objectif est de comprendre la construction de l’échelle nationale comme échelle pertinente et contestée des politiques sociales en mettant en avant les cadres que celle-ci propose de dépasser, remodeler ou incorporer. Il s’agit de réfléchir à la fois aux outils du décentrement et à la pertinence d’une telle problématique pour l’historiographie des politiques sociales.
La gestion locale des politiques sociales est un premier cadre infranational très important pour analyser le processus de nationalisation, ses antécédents et ses limites : Aurélie Bernet et Céline Xicola Mutos reviendront ainsi sur le fonctionnement de deux types d’assistance sociale aux XVIIIe et XIXe siècle : la mise au travail à l’hospice (Gérone, Espagne) et les aides patronales dans le secteur industriel (Jura). Le cadre colonial est un autre élément important qui sera étudié notamment par Christian de Vito par le biais des migrations de travail entre Europe et Amérique ibérique. En quoi l’étude de la mobilisation des tribunaux et du droit par les esclaves, affranchis et les engagés pour faire valoir leurs "droits" permet-elle de décentrer l’approche par la législation ?
Dans quelle mesure décentrer permet-il de faire émerger la variété historique des types de politiques sociales ? Gilles Postel Vinay reviendra ainsi sur la pluralité des types d’assistance entre période moderne et contemporaine à une variété d’échelle : locale et nationale (à travers la comparaison franco-britannique).
Il s’agira ainsi de confronter des exemples pris à des contextes variés, à la fois géographique (Europe occidentale, métropoles européennes et monde colonial) et institutionnels (le monde des entreprises et le paternalisme social, les structures charitables, les tribunaux) pour comprendre comment se négocie (ou pas) l’accès à des formes de « protection sociale » avant le développement des premières législations sociales européennes à la fin du siècle. A chaque fois, l’accès à une forme de protection se place entre marge d’autonomie à l’égard des institutions et incorporation de leurs contraintes.

 

Programme

 

Lieu

PSL (Salle du Conseil)
60, rue Mazarine
75006 Paris

Les Arsenaux de la Méditerranée et de l’Atlantique/Gli Arsenali del Mediterraneo e del Atlantico

Les Arsenaux de la Méditerranée et de l’Atlantique/Gli Arsenali del Mediterraneo e del Atlantico

Mardi 27 novembre de 9h30-18h30 - Journée d'étude doctorale

Présentation

Organisée par Christophe Austruy (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Socilaes  Centre de Recherches Historiques/Institu Supérieur de Gestion Programme Business & Management), Paola Lanaro (Università Ca Foscari Venezia) et Sylvain Laube (Université de Bretagne Occidentale-Centre François Viète), cette journée d'étude sera consacrée aux arsenaux de la Méditerranée et de l'Atlantique (structure d’organisation et modèle de production ; mutations et représentations ; histoire et originalités). Ces Arsenaux sont des objets originaux et uniques par la place qu’ils occupent dans la structure urbaine des villes mais aussi dans la structure de production des armements nécessaires aux Etats, nations et empires depuis au moins le Moyen Âge, sous ce nom dérivé de l’arabe dar-as-sinah dont Venise en est l’intermédiaire emblématique ; avec des précédents glorieux dans toute la Méditerranée centrale et orientale fournissant les flottes de guerre ou de police des mers les plus puissantes de l’histoire. Conçus comme de véritables innovations, ce sont des objets tout à la fois, techniques, technologiques, économiques, sociaux, urbains, majeurs enregistrant peu ou prou tous les grands évènements historiques. La complexité de ces macro-systèmes industriels, qui opèrent sur le temps long, continue à alimenter de fécondes et nombreuses études en sciences humaines, économiques et sociales.

 

Programme

 

Lieu

Université Ca Foscari de Venise
Campus San Giobbe
Campus Economico
Dorsoduro, 3246
30123 Venezia
Italie

Pratiques contemporaines de l’histoire orale. De l’entretien aux archives orales

Pratiques contemporaines de l’histoire orale. De l’entretien aux archives orales

Date limite de dépôt : 30 décembre 2018 - Appel à communication

Présentation

Journées d’étude coorganisées par Ariane Mak (CRH) et Carine Lemouneau (Université Paris 1), avec le soutien du Campus Condrocet, l'Université Paris 1 et l'EHESS.

Face au dynamisme de l’oral history à l’international, l’invisibilisation de l’« histoire orale » en France pose question. Les pratiques historiennes de l’entretien font, aujourd’hui encore, l’objet de relativement peu de discussions dans le paysage universitaire français. Plus nombreux qu’on ne le pense sont pourtant les travaux d’historiens associant une démarche d’enquête orale à l’exploitation des archives écrites. Si l’histoire orale demeure principalement investie par l’histoire sociale, l’histoire des institutions, et l’histoire des conflits et traumatismes collectifs, le recours aux entretiens touche désormais des champs de plus en plus variés. Ainsi l’histoire de l’art en particulier témoigne depuis quelques années d’un intérêt inédit pour l’archive orale à laquelle elle était longtemps restée rétive : le chantier de collecte des témoignages oraux des proches et collaborateurs d’André Chastel en 2014 et la mise en place d’une base d’archives orales de l’art pour la période contemporaine (disponible sur la plateforme Agorha de l’Institut National d’Histoire de l’Art) attestent d’un renouveau des méthodes d’enquête, dépassant le traditionnel entretien d’artiste.  
L’objectif de ces journées est donc d’esquisser un état des lieux des travaux des doctorants et jeunes chercheurs en matière d’histoire orale. Elles se veulent un espace de discussion sur les apports, les usages et les enjeux propres à la pratique de l'entretien d’une part, et à l’exploitation des fonds d’archives orales d’autre part. Nous encourageons donc tout particulièrement les jeunes historiens et historiens de l’art à examiner la manière dont ils mobilisent les sources orales dans leurs travaux, et à proposer une réflexion critique sur la constitution et l’exploitation des archives orales.  
À travers le croisement des objets d’étude et des terrains, ces journées doctorales visent à mettre au jour les apports pluriels des sources orales. Dans cette perspective, les rapports entre archives écrites et orales nous intéressent au premier chef. Au-delà du recours à l’entretien conçu comme une manière de suppléer aux lacunes des matériaux écrits, quelles formes de jeux et d’articulations plurielles inventer entre archives écrites et orales ? Comment se nouent, dans la pratique, l’enquête orale et l’exploration des archives ?
Il s’agira d’engager une réflexion collective sur la critique de ces sources, soumises plus que toutes autres à la mémoire. Ce faisant, nous proposons d’investir les enjeux de la mémoire comme objet d’étude en soi, en réinscrivant les phénomènes de déformation, d’oublis, de silences et de non dits, de mythologie et d’influences plurielles, dans l’analyse des entretiens.
Par ailleurs, ces journées doctorales souhaitent replacer la pratique de l’entretien dans la boîte à outils des jeunes historiens. Nous encourageons donc les communications explorant l’ingénierie de l’histoire orale, les choix méthodologiques mis en œuvre et les difficultés éventuellement rencontrées. On pourra ainsi s’interroger sur le format et les méthodes d’entretien adoptées (entretien directif, semi-directif, récit de vie…) sur les multiples questions que soulèvent le choix du dispositif d’entretien (enregistrement vidéo, photographies, entretien collectif…) ainsi que sur les dimensions plus larges de l’enquête orale (modalités d’accès au terrain, relations enquêteur-enquêté…). Enfin, les défis de la transcription, de l’analyse et de la réinscription des entretiens au sein de la thèse forment des enjeux clefs souvent confinés aux coulisses de la recherche. Outre le versant méthodologique de ces questions, nous encourageons les communications abordant les enjeux épistémologiques, éthiques et juridiques de la collecte et de l’usage de témoignages. Du point de vue de l’exploitation des collections d’archives orales, les défis posés par le numérique et la démocratisation de l’accès aux témoignages, nous intéressent particulièrement.
Les journées d’études examineront enfin la question des formes de restitution aux interviewés et aux usages de l’histoire orale à destination d’une audience élargie. L’oral history anglo-saxonne, adossée à une public history dynamique, a ouvert la voie à de multiples usages des témoignages hors de la sphère universitaire, dont on trouve des échos en  France : plateformes collaboratives, documentaires, pièces de théâtre,  expositions… Dans le domaine de la muséographie en particulier, le dialogue entre histoire et histoire de l’art apparaît particulièrement fécond pour interroger la place nouvelle de l’oralité dans les dispositifs scénographiques. Plusieurs exemples récents témoignent de l’inventivité actuelle des dispositifs autour des entretiens (on pense notamment à l’exposition sonore « Voix cheminotes » organisée par Rails et histoire aux Archives nationales en 2015 ; ou encore à l’exposition « HER Story » de Julie Crenn et Pascal Lièvre qui s’est tenue à la Maison des Arts de Malakoff en 2017 puis à la galerie Le Cube de Rabat en 2018).

 

Calendrier et modalités de soumission

Les communications, d’une durée maximale de 20 minutes, seront discutées par des spécialistes des archives orales et praticiens de l’histoire orale.
Les propositions de communication d’environ 3 500 signes incluront :
    - Le titre et le résumé de la communication, précisant en particulier les entretiens ou les collections d’archives orales sur lesquelles elle s’appuie
    - Une brève présentation de l’auteur
Les propositions ainsi que toute demande d’information sont à envoyer de manière conjointe à : arianemak.t@gmail.com et c.lemouneau@gmail.com
30 décembre 2018 - Date limite d'envoi des propositions
15 janvier 2019 - Réponse des organisatrices des journées
15 mars  2019 - Envoi de la communication écrite
11 et 12 avril 2019 - Journées d’étude

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Dernière modification :
23/04/2019